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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 15:57

2018-10-25 - N°893 - De Cabasson à Brégançon - G1

 

19 randonneurs sont présents ce matin sur le parking de la plage de Cabasson, située sur la commune de Bormes les Mimosas, pour cette randonnée inédite que nous a concoctée Alain. La météo est au beau fixe pour cette dernière randonnée d'octobre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain nous donne toutes les informations concernant cette randonnée:

"Nous démarrons  par une montée sur une piste régulière et bien pentue, ensuite sur la ligne de crête  nous découvrirons un panorama à 400 grades sur le littoral et les massifs environnants calcinés.
Nous traverserons le Château de Brégançon et son domaine vinicole, et le retour au Fort de Brégançon via la plage de l'Estagnol, se fera par le littoral, avec la mer turquoise et ses plages de sables blancs.
"

Il est prévu 13 km de marche et 250 m de dénivelé pour une randonnée classée moyen **.

 

Alain nous présente, avant de donner le top départ, deux nouvelles randonneuses qui rejoignent aujourd'hui le G1 : Michèle et Nelli (de droite à gauche). Bienvenue à elles deux.

 

 

Avant de quitter le bord de mer, se dresse devant nous le Fort de Brégançon, construit sur un piton rocheux à 35 m d'altitude.

 

 

 

Le fort de Brégançon est une résidence d'État utilisée comme lieu officiel de villégiature (principalement estivale) du président de la République française.

Mais le séjour du premier président ne fut pas de tout repos, voyez plutôt:

Charles De Gaulle est le premier président de la République française à avoir dormi au fort de Brégançon. Le , alors qu'il se rend à Toulon pour présider le 20e anniversaire du débarquement de Provence, il faut lui trouver une résidence pour l'accueillir, les hôtels de la région affichant complet en cette période estivale. On lui annonce qu'une forteresse militaire, spécialement aménagée pour l'occasion, est prête. Or la demeure ne convient pas au Général, qui trouve le lit trop petit et est dérangé par les moustiques pendant la nuit. Le général de Gaulle salue l'histoire de ce site militaire mais, après cette nuit « cauchemardesque », jure de ne jamais y retourner. À partir de cette date, le couple de Gaulle préférera passer ses vacances à Colombey-les-Deux-Églises.

Moralité:

50 ans plus tard ... les présidents passent, mais les moustiques demeurent!!!

 

Mais où Alain nous emmène t'il?

 

 

La seule difficulté de la journée arrive rapidement. Et sous un soleil qui se fait déjà bien sentir, l'ascension de la côte des Arums en fait transpirer plus d'un.

 

 

Pendant notre montée nous découvrons ce versant de montagne encore calciné suite au dernier incendie d'octobre 2017 où 10 hectares sont partis en fumée.

 

 

Nous sommes arrivés pratiquement au point le plus haut de la randonnée, et pour nous permettre de souffler un peu, Alain nous accorde la pause banane.

 

 

Cette pause est aussi le moment de se souvenir du terrible incendie de juin 1990 qui fit 4 victimes parmi les pompiers du Var.

 

 

Dans le Var, personne n'oubliera l'été 1990. Le 21 juin précisément. Ce jour-là un terrible incendie naît à Cabasson . Et s'étend. Vingt, trente, cinquante puis soixante hectares sont la proie des flammes.

Un feu meurtrier qui tuera trois sapeurs-pompiers de Cuers puisque Jessy Beugin, Ludovic Martin, Jean-François Siri et un jeune volontaire borméen, Patrick Nolleveaux, ont disparu dans le terrible incendie de Cabasson.

 

Après cette petite pause, et sur une piste très confortable, nous prenons le temps d'admirer au loin les différentes localités de cette région varoise bien connues des touristes.

Tout d'abord à l'est, Le Lavandou...

 

 

A l'ouest: La Londe les Maures...

 

et enfin Bormes les Mimosas, bien accrochés au massif des Maures.

Classé comme l'un des villages les plus fleuris de France, Bormes les Mimosas étend son territoire à la fois au bord de la mer et dans les terres en surplomb à quelques kilomètres des plages où son vieux village se dresse fièrement tel une crêche provençale.

 

Nous quittons ce plateau pour une longue descente qui nous ramènera en bord de mer.

 

 

Nous sommes là au coeur de la foret ravagé par le dernier incendie.

 

Un peu plus loin nous arrivons sur les bords du lac de la Griotte et son barrage.

 

 

 

Guère plus loin, nous découvrons cet aqueduc en partie effondré.

Peut-être servait-il autrefois à l'irrigation des terres vinicoles situées en aval du lac?

 

 

Nous traversons maintenant une partie du domaine vinicole du Château de Brégançon, cru classé.

 

 

Ici la façade avant et les jardins de ce domaine vinicole.

 

Mais l'heure n'est pas aux dégustations de crus locaux.

Arrivés sur la plage de l'Estagnol, nous cherchons l'endroit le plus propice pour un pique-nique au bord de l'eau.

 

Sur une propriété familiale préservée depuis 1830, terre du Domaine de Brégançon, la pinède ombragée du parc de l’Estagnol borde une belle plage sauvage de fin sable blanc.

 

 

 

Installés à l'ombre pour la plupart, nous apprécions cet instant aussi agréable pour les yeux que pour le ventre.

 

 

La tentation d'une baignade est grande dans ce paysage de rêve.

Mais Michel ne sachant pas nager et ayant oublié bouée et brassards, se contente d'un rapide bain de pied.

 

Une fois les estomacs pleins, nous reprenons notre chemin côtier . L'ensemble des randonneurs prend la pose pour deux photos de groupe avec comme décor cette magnifique plage de l'Estagnol.

 

 

Nous serpentons à allure réduite sur le terrain escarpé du chemin des douaniers. Mais ceci est compensé par la beauté des paysages.

 

 

 

 

 

 

Comme c'est le cas ici, en cette saison de nombreuses plages de la région se couvrent des feuilles mortes de posidonie, pour former ces amoncellements appelés: banquettes.

 

 

 

Les posidonies sont des plantes aquatiques de la famille des Posidoniaceae. Bien qu'elles vivent sous l'eau, ce ne sont pas des algues, mais des plantes à fleurs (angiospermes) monocotylédones sous-marines. Comme toutes les plantes à fleurs, elles ont des racines, et se reproduisent grâce aux fruits qu'elles produisent.

Même en fin de randonnée, notre serre file garde son éternel sourire.

 

Nous retrouvons la plage de Cabasson, avec ce petit port et ces cabanes colorés de pêcheur à la pointe de la Vignasse.

 

 

 

 

 

 

Un pot de fin de randonnée est improvisé sur cette terrasse de la buvette installée à l'entrée du parking.

 

 

Nous remercions Alain pour cette très belle randonnée inédite qu'il nous a proposé aujourd'hui.

Photographes du jour : Dominique et Gilbert.

 

Veuillez noter votre prochaine randonnée G1 du jeudi 01 novembre:

Départ : 8H

Joël

554-2 Les Lacs de la Forêt Royale

Moyen***

19 km

Dh : 473 m

Un nouveau tracé pour savourer les couleurs d’automne de la Forêt Royale, forêt d’ubac dominée par 3 essences forestières : le charme, le chêne pubescent, et le chêne liège, en passant par la traversée du petit village de St Paul en Forêt ou vécurent Gilbert Bécaud et Michel Auclair ; découverte du parcours botanique du lac du Rioutard et du « lac » de Méaux.

Parking : parking devant la Mairie  juste à l’entrée du village de St Paul

Cout du trajet A/R : 16 €

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 14:30

St Vallier-La Croix de Cabris-G2

 

Si vous tapez St.Vallier dans la rubrique "Recherche" du blog, vous allez trouver un grand nombre d'articles, aussi bien pour des randonnées sur le plateau que sur les environs, la montagne de Thiey, l'oppidum de la Malle, la route de Napoléon, etc. C'était "la cour de récré" de Bruno que Jean Bo avait adopté aussi. Nous  retrouvons ce secteur, après l'avoir un peu abandonné ces dernières années, avec Jean Ma qui avait déjà pratiqué ici (Il brille notre animateur. Est-ce son étoile de shérif ?).

 

Mais comme il nous l'indiquera dans sa présentation, il a inversé le sens de celle-ci, transformant une rude montée en une descente, quel magicien ! Sa rando fera environ 13 km et 300 m de dénivelée, sur de bonnes et larges pistes qui, comme il le précisera, permettront les papotages…Seule la descente se fera sur un petit sentier.

Comme d'habitude Daniel sera notre serre-file , assisté aujourd'hui de Jean-Marc.

Et c'est en traversant le village que nous nous dirigeons plein sud vers la Croix de Cabris. Il faisait un peu frais au départ  mais dès que le groupe a rejoint la grande piste ensoleillée, très vite, un " effeuillage" s'imposa. La météo est excellente, profitons–en, c'est l'avant-dernier jour de l'été indien.

Sur la grande piste, toute droite, qui nous conduit à la Croix de Cabris, la végétation commence partiellement à se colorer alors que d'habitude, ici, à cette saison, les couleurs des feuillus sont extraordinaires.

Nous voilà donc à la fameuse Croix, où il n'y a aucun édifice d'ailleurs, et nous en profitons pour faire la "pause banane". Ne cherchez pas à reconnaître vos amis sur cette photo car ce sont des marcheurs d'un groupe de Grasse qui nous rejoignent à ce carrefour.

Quelques échanges ont lieu ce qui nous permet de faire la connaissance d'une fidèle lectrice du blog !

C'est la première rencontre de ce type en 12 ans de blog et de rando.

Nous attaquons maintenant la première montée, toute droite. En cours de route Jean va  escalader  un cairn  datant de l'époque des hommes de Croc Magnon…n'importe quoi pour se faire mousser !

Nous sommes au point haut de la randonnée, 788 m et nous auront un fort joli tour d'horizon à 400 grades comme dirait…

A cet emplacement une ancienne tour de guet était érigée que les plus anciens du groupe ont connue. Le paysage est très brumeux mais on distingue très bien l'Esterel, le lac de St Cassien,  la mer, les Iles de Lerins…et la prison de Grasse.

Photo de groupe sous le soleil radieux alors que vers le sud, une barrière de nuages se forme.

La grande carte est sortie car il faut retrouver le fameux puits du Bois d'Amon que Jean n'avait pas prévu de visiter.

Joli contre jour, mais on reconnait quand même quelques silhouettes, à vous de jouer.

Nous attaquons la descente avec les consignes de notre guide :"Rallongez les bâtons et maintenez un espacement entre vous".

La pente est assez raide et le sentier caillouteux. Quelques arbres en travers du chemin ralentissent la descente.

L'ai-je bien passé ?

 

 

Mais oui Monique, c'était super.

Et le regroupement se fera sur le plat avant de traverser la départementale.

Palabres, conciliabules, confidences, complots ???

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paysage bien caractéristique de cette région qui a du être cultivée il y a quelques siècles comme l'attestent les tas de cailloux extraits des champs.

Nous cheminons sur le plat à la recherche d'un coin pique-nique où nous nous installons de façon assez dispersée, à l'ombre ou au soleil.

Pas d'apéritif aujourd'hui mais rosé et rouge à discrétion.

Ces deux-là, vous les avez certainement reconnus, ce sont des spécialistes.

Jean donne le signal par la voix de Daniel, "Départ dans trois minutes". Nous avons failli oublier Henri, alors MM. Les Serre-file ?

A la demande de Jean-Marie, il va retarder le départ pour une information sur la Fédération Française de Randonnée.

 "Vous savez tous que nous n'adhérons plus à titre collectif à la FFRP, le Cercle de Boulouris ayant choisi de nous assurer via la Maif. Nous avons pu tester personnellement l'efficacité de cette assurance, rien à redire. Mais outre l'assurance, n'oublions pas que la FFRP a un bien d'autres rôles à jouer. Tout d'abord, nous représenter auprès des instances, nationales, régionales et départementales. Plus prosaïquement, elle gère la création, le balisage et l'entretien des GR et participe financièrement à certains travaux importants (voir la lettre aux adhérents ci-dessous).

"Cher(e) randonneur(se), 
Je tiens à vous remercier pour l’aide que vous apportez à notre Fédération.

Sans vous, l’emblématique GR® 52 traversant la Vallée des Merveilles au sein du Mercantour n'aurait pas été restauré si rapidement. En effet, des glissements de terrain sur plusieurs centaines de mètres très pentus mettaient en péril l’intégrité de l’itinéraire et s'avéraient dangereux pour les 25 000 randonneurs qui le sillonnent chaque année. 
Face au danger potentiel sur le GR® 52 aux abords du lac de Trécolpas, il était devenu indispensable d'intervenir. En 2018, le tronçon le plus dégradé a été restauré. Les travaux réalisés au mois d'août 2018 par l’Office National des Forêts, prestataire du Parc national du Mercantour, ont permis la réalisation de 50m d'emmarchements, 20m d'empierrements et 450m linéaires de remise en état, revégétalisation des abords et requalification du sentier.

Le montant des travaux s'élève à 24 000 € dont 6 000 € ont été apportés grâce aux donateurs de la FFRandonnée.

Cette action n'est hélas qu'une partie des nombreux travaux de réhabilitation ou de modernisation à mener sur ce territoire.

Sportivement vôtre,"

C'est pourquoi, comme certains d'entre nous, ici présents, l'ont déjà fait, rejoignez-nous à la Fédération Française de Randonnée en vous inscrivant pour 2019 sur https://boutique.ffrandonnee.fr/rando-pass.

Cela vous coûtera 28€, en individuel, mais vous serez assurés si vous randonnez en dehors du Cercle de Boulouris et bénéficierez de réductions dans divers magasins comme chez Décathlon à Puget, 10% sur les produits Quecha.

Et, vous aurez fait un beau geste civique.

Après cet intermède, ô combien sérieux, nous repartons plein nord, vers les Prés de Merle avec quelques montées et des perspectives toutes droites où on voit bien le groupe très dispersé.

 

Non, ce n'est pas encore la pierre druidique, soyez patients.

Il nous reste environ 2.5 km à parcourir et nous retrouvons les cavalières aperçues pendant le pique-nique.

Elles sont accompagnées par quelques  "piétonnes".

Passage à l'abreuvoir, nous aimerions bien nous aussi aller à notre abreuvoir mais il est encore à une heure de là.

Jean nous fait bifurquer dans un petit sentier pour aller admirer la Pierre DRUIDIQUE.

Personne ne sait si les druides on utilisé le site pour leurs pratiques ésotériques mais le rocher a certainement les mêmes origines que les célèbres cheminées de fées.

 

 

 

 

 

Jean-Marie va poser comme Daniel M. il y a quelques années. Il n'est pas parmi nous aujourd'hui car il prépare la fête.

C'était hier son anniversaire, avec une nouvelle dizaine, je ne vous dit pas laquelle! Bon anniversaire Daniel.

Nouvelle photo de groupe sous ce chaud soleil de l'après-midi.

En route pour l'abreuvoir. Rassemblement du troupeau à l'ombre...il faisait vraiment très chaud.

Départ bien groupé pour aborder la dernière descente.

Beaucoup de monde au café le long du Grand Pré, des randonneurs pour la plupart.

Merci Jean pour cette jolie rando, ces paysages furent une découverte appréciée par les nouveaux du groupe.

 

Les photos étaient de Nicole, Rolande et Jean-Marie.

 

La semaine prochaine,

G2

Départ: 8h30

Anne-Marie

554-3 Les Lacs de la Forêt Royale

Moyen*

12  km

Dh : 197 m

A la découverte de la belle Forêt Royale de St Paul en Forêt et de ses lacs pour un parcours allégé par rapport au tracé du G1 ; possibilité de pique nique commun.

Parking : parking en hauteur juste  à l’entrée  du village de St Paul

Coût du trajet A/R : 16 €

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 16:58

2018-10-18 – 891 - Draguignan– le Malmont – G1

 

 

Nous ne sommes que 5 randonneuses et 6 randonneurs à prendre le départ de cette randonnée à proximité de l’hôpital de Draguignan. Serait-ce à cause des pluies de la nuit ? Ce matin il fait pourtant doux et  la météo ne prévoit pas d’averse pour la journée.

Notre animatrice du jour, Anne-Marie nous a préparé  une randonnée « découverte des trésors de la Dracénie : les canaux d’irrigation horticole, la chapelle Saint-Michel, le castrum, le dolmen de la Pierre de la Fée. En haut du Malmont, nous suivrons un sentier botanique et aurons une vue superbe sur le paysage alentour. Nous terminerons notre randonnée par une visite-dégustation dans un domaine viticole. il s'agit d'une randonnée sans difficulté notable de 15 km et 500 m de dénivelée.»

 

Puisque notre randonnée suit, au départ, la trace du sentier municipal « Notre histoire », voilà tout d’abord quelques lignes culturelles : « C'est à l'époque romaine que s'est formé le nom de Draguignan. Il importe de l'expliquer : tous les textes médiévaux (le plus ancien connu date de l'an 909) donnent unanimement la forme latine Dragonianum ou Draguinianum avec des variantes mineures. Or, les noms de lieu terminés en -anum désignent un domaine rural gallo-romain dont l'appellation est tirée du nom du propriétaire suivi de la terminaison -anum. Dragonianum doit ainsi dériver du nom d'un Draconius. » (Selon les textes de la ville).

Exit donc la thèse de l'Abbé Raymond Boyer qui indiquait que Draguignan aurait pour racine le mot celtique drak signifiant dragon, faisant référence à une légende moyenâgeuse d’un dragon qui terrorisait les lieux et qui  aurait été vaincu par un ermite,  Hermentaire, saint patron de la ville et premier évêque d’Antibes. Le blason de la ville garde la trace de cette légende puisqu’y figure un dragon, voisin et cousin de la Tarasque de Tarascon.

Nous suivons le canal d’irrigation.

Historiquement il desservait également les activités industrielles (mécanique des moulins, teintureries, mégisseries). « Cette eau industrielle est captée à 4 km à l’Ouest, près du pont de la route d’Ampus. Elle est acheminée par un canal dit "le canal des Moulins" ou "canal des arrosants" ou encore "canal de la Reine Jeanne". »

Nous atteignons rapidement le Domaine du Dragon et Anne-Marie prend rendez-vous pour notre visite des caves de l’après midi.

Nous allons traverser le domaine en contournant les diverses parcelles de vignes et en grappillant de temps en temps quelques raisins échappés des vendanges.

Environ 1km plus loin, nous faisons un petit aller-retour à la Chapelle Saint Michel du Dragon.

Elle date de 1274; des délibérations communales de juillet 1372, indiquent  qu’un vicaire, Antoine Motet, s’est enfui avec les joyaux et ornements de l’église ; la construction d’un ermitage attenant  est décidé en 1606 ; le site est  désigné comme ruinée dans le cadastre napoléonien ; il  n’a été redécouvert qu’en 1996 puis déblayé de 1998 à 2000.

Tout comme l’ermite,  quelques délurés randonneurs ont sonné la cloche, pour conjurer le mauvais temps.

Un  rocher, dit « du Dragon » est là pour illustrer la légende expliquée par le panonceau.

Un peu plus loin dans la forêt un cerf, ayant quelque peu effrayée une randonneuse solitaire  nous surveille impassiblement.

Nous continuons cette balade bucolique et après avoir passé une barrière électrifiée escamotable nous nous dirigeons vers le site du Castrum : « le castrum très exigu du Dragon à Saint-Michel, avec tour, enceinte et deux casaux, destiné à contrôler un finage et sans doute le passage de la rivière de la Nartuby sur le pont de la Clappe mentionné dans les textes ».

Les panoramas, bien que voilés sont agréables. Nous faisons notre pause banane.

Nous redescendons vers le vignoble, franchissons une nouvelle barrière électrifiée escamotable  et atteignons la forêt.

Nous allons alors progresser sur le flanc du Malmont.

Une belle vue sur le Gros Bessillon et un des sommets du Petit Bessillon.

Nous atteignons  le sommet du Malmont  par quelques raidillons pierreux.

Nous terminons notre  marche matinale par  le sentier botanique, petit détour intéressant décrivant quelques espèces locales caractéristiques.

Le Malmont qui culmine à 551 mètres est composées de roches calcaires. « En langue provençale, mau mount signifie « mauvais mont ». On trouve le toponyme Maumont sur la carte de Cassini en couleur (feuilles gravées et aquarellées), issue de l’exemplaire dit de « Marie-Antoinette » du XVIIIe siècle. »

La table d’orientation, en faïence de Salernes, permet d’observer un large panorama du golfe de Saint Raphaël  aux sommets du massif des Maures. Mais la vue sur la mer Méditerranée n’est pas dégagée. Dommage !

Nous pique-niquons au soleil.

Après le repas, la remise en jambes est douce. Après le château d’eau devant lequel nous faisons une photo de groupe, nous empruntons le sentier des arbousiers.

Nous quittons rapidement les chênes verts et nous nous retrouvons dans la garrigue  avec des arbousiers. Nous aurons successivement un aperçu sur le village de Flayosc, avec au loin le Coudon et  la Sainte Victoire puis une vue plongeante sur Draguignan.

Nous attaquons la descente pour rejoindre la ville. Les pierres roulent sous nos pas.

Un peu de repos, avant de retrouver le bord d’une autre partie du canal.

Dernière curiosité de la journée : le dolmen de la pierre de la Fée.

« Il est constitué par trois dalles verticales de 2,20 à 2,40 mètres de haut, soutenant une table de plus de 5 mètres de longueur pour un poids avoisinant les 20 tonnes. Une dalle de soutien supplémentaire existait au siècle dernier et encore en 1996. Les dalles en place sont en calcaire local. Ce dolmen, classé monument historique a été restauré en 1951. Il est l'un des plus imposants de Provence. A l'origine, sépulture collective, il date de la fin du néolithique, début du chalcolithique (2500/2000 avant J.C.) Les archéologues ont découvert une douzaine de perles en rondelle (callaïs et jadéïte), deux perles en rondelle en calcaire amorphe blanchâtre, neuf perles en lignite, une crache de cerf perforée à la racine, deux perles en tonnelet en serpentine à perforation biconique et trois opercules de "cyclostomas elegans" à perforation naturelle. Des fouilles de Léon Compagnon en 1844, il ne reste qu'une pointe de flèche en silex, deux boutons en os et une perle de plomb. Des fragments de restes humains révèlent la présence d'un sujet âgé. Ce dolmen a été source de nombreuses fouilles clandestines jusqu'à subir un dynamitage en 1975 ! La légende de la fée Esterelle en fait un lieu de fécondité.» (selon http://www.passionprovence.org/archives/2017/12/04/35906848.html)

La journée se termine par une visite des caves très bien commentée et une dégustation appréciée des crus du  Domaine du Dragon, que nous remercions pour son accueil chaleureux.

 

Merci Anne-Marie pour cette belle randonnée découverte de la Dracénie, variée et intéressante.

La photographe du jour,  Claude C. vous offre en bonus quelques boites aux lettres atypiques de la ville.

La semaine prochaine, jeudi 25 octobre :

G1    Départ: 8h30    Alain    Création  « de Cabasson à Brégançon »    Moyen **    13 kms    Dh : 250m
       Panorama à 400 grades, un petit lac et son barrage, le sentier du littoral et ses plages de sable fin, une courte randonnée qui ravira la majorité des randonneurs.
    Parking : Parking payant Plage de Cabasson 9€    Coût du trajet A/R : 18 €

 

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