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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 09:25

Les Trois Sommets de l'Estérel - G1

 

 

Ce sont 14 masos qui se retrouvent à 8h sur le parking du Manoir en ce jeudi 13 avril, sourires aux lèvres!

 

 

 

Après un voyage agréable en voiture, une première surprise nous attend: la petite route qui conduit à la Maison Forestière du Malpey est fermée donc il faut laisser les véhicules sur le parking du Col du Testanier, et commencer la randonnée à cet endroit-là, soit 3 kilomètres en plus pour une rando de 25 kms avec 850 mètres de dénivelée. Peu importe, nous sommes prêts à relever le défi, d’autant qu’Anne-Marie nous propose un échauffement pour préparer nos mollets.

 

Alain nous présente la randonnée et est impatient de partir mais heureusement, André l’arrête dans son élan et lui rappelle qu’il faut attendre le feu vert du serre-file, rôle qu’il va assumer à merveille. Nous voici donc en file indienne sur le GR51 bordé d’eucalyptus géants.

 

 Nous dépassons la maison forestière du Malpey et poursuivons notre chemin sur le GR 51 que nous quitterons pour un sentier en balcon qui domine la baie de Saint-Raphaël encore enveloppée dans la brume matinale.

 

Nous arrivons une heure plus tard au Mont Vinaigre, le plus haut sommet de l’Estérel - 614m - et non pas 641 comme l’indique la pancarte. Le magnifique panorama à 360 degrés nous laisse bouche-bée et nous l’admirons en reprenant quelques forces avec bananes, abricots secs et autres denrées aux mêmes valeurs énergétiques.

Un groupe de Fréjus partage la superbe plate-forme avec nous et des messieurs du Cercle se mettent à discuter avec un cycliste chevronné que nous invitons à poser avec nous pour la photo de groupe.

 

Mais il faut quitter ce cadre de rêve pour se diriger vers la maison forestière de La Duchesse, puis en direction du Plan Pinet, par le GR51.

 

Une longue marche sur un sentier rocailleux commence alors dans le silence et nous nous arrêtons enfin au sommet d’un rocher d’où nous voyons la source d’une cascade plutôt asséchée.

Arrivés au Plan Pinet, nous continuons sur la piste jusqu’à la Baisse Violette, et admirons les parterres de fleurs et plantes printanières telles que dames de onze heures, différents types de cistes, lavande-papillon, bruyère, euphorbes buissonneuses, coronilles (arbustes à fleurs jaunes) et arbousiers dont les fruits de l’automne prochain commencent déjà à se voir.

 

Nous empruntons un raidillon et même directement un pierrier pour certains rebelles qui font fi du chemin suivi par le groupe, afin de rejoindre la Baisse des Pourraques.

 

 

Alain nous propose un aller-retour au sommet du Marsaou, le troisième plus haut sommet de l’Estérel à 548m d’altitude. La pente très accentuée valait la peine car nous découvrons une vue splendide dans un champ d’asphodèles, une véritable carte postale de toute la baie de Cannes jusqu’au Mercantour. Non, Jean-Pierre, ce n’est pas encore l’heure de la pause-déjeuner!

 

 

 

Nous redescendons sur la Baïsse des Pourraques et montons par un joli sentier peu pentu au sommet des Suvières (2ème plus haut sommet de l’Esterel oriental) après une agréable grimpette, à l’approche du point culminant (559m), parmi les rochers.

 

Là encore, paysage à 360 degrés époustouflant, au coeur d’un des plus beaux sites de l’Estérel entouré de roches rouges dans une nature verdoyante, avec vue sur le Massif du Cap Roux, le Dramont, le Pic de l’Ours, et le Mont Vinaigre.

Cette fois, nous pouvons sortir le casse-croûte! Pause-déjeuner bien méritée que nous prenons dans un décor féérique qui se déploie sous nos yeux à perte de vue.

 

 

 

Mais nous n’avons fait que 12 kilomètres donc il nous faut reprendre les bâtons! Nous nous faufilons avec aisance entre les roches

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et arrivons à la Maison Forestière des 3 Termes toujours habitée et où nous apercevons effectivement le kangourou dont Alain nous avait parlé – je pensais qu’il blaguait!

 

 

 

Notre animateur nous signale que nous sommes au Col des 3 Termes ce qui signifie que nous avons les pieds (démonstration à l’appui!) sur trois communes (Fréjus, Saint-Raphaël et Mandelieu) ainsi que sur deux départements (le Var et les Alpes-Maritimes).

 

 

Nous prenons la piste « H20 St-Jean » et découvrons après un virage de jolis points de vue sur Cannes et le Mont Pelet, les Iles Lérins et le Cap d’Antibes que nous devinons à l’horizon.

 

 

 

Ce joli sentier ombragé nous mène au site de la Clavette – 376m. Un petit passage rocheux quelque peu délicat nous permet de traverser cette brèche, au milieu de rochers et aiguilles aux formes surprenantes et amplifiées par les nuances ocre de la roche.

 

 

 

 

 

Nous repartons pour arriver de nouveau à la Baisse Violette et reprendre une partie du trajet aller vers Le Pan Pinet et la MF de la Duchesse, en empruntant cette fois La Route des Cols.

Nous faisons un court détour vers un petit lac sur lequel s’étalent des nénuphars sur l’eau verdâtre et stagnante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à La MF de la Duchesse, nous contournons le Mont Vinaigre - hors de question de le grimper à nouveau !

Nous reprenons la route sur un chemin plat et passons sur notre droite un rocher qu’Alain nous prie d’observer attentivement. Nous sommes d’accord, il a bien l’air d’un fantôme, ou d’un gorille comme le suggère André! Alain ajoute que ce sera encore plus le cas un peu plus loin en se retournant après le virage et il a raison, la ressemblance est encore plus frappante!

 

Enfin, nous apercevons une route goudronnée au bout du chemin de rocailles. Maurice, Jean-Pierre et André, fous de joie, se mettent alors à inventer la « danse du goudron » bâtons en l’air!

 

Ce « tapis » tant attendu nous mène au Col de l’Aire de l’Olivier, mais notre joie se ternit vite car nous entamons un nouveau sentier, pour rejoindre le Col du Testanier, bien marqué au départ et qui disparaît progressivement dans le maquis.

Nous récupérons notre GR par une descente non prévue d’un versant couvert de broussailles et de petits arbustes parmi lesquels il faut se frayer un chemin en espérant ne pas glisser!

 

On se croirait dans la jungle mais nous finissons par regagner le parking avec quelques écorchures pour certains.

 

Anne-Marie propose des étirements pour détendre nos muscles qui ont bien souffert, mais nous déclinons son invitation pour accepter celle d’Alain qui suggère de nous remettre avec du cidre qu’il a eu la bonne idée de laisser au frais dans son coffre!

 

Impossible d’ouvrir la troisième bouteille alors Maurice propose ses biceps mais peinant lui aussi, se met à nous faire cette fois la « danse du bouchon »!

 

 

Nous remercions Alain et trinquons à nos exploits avant de regagner le confort de nos voitures!

 

Nous avons fait 28 kms avec 1000 m de dénivelée! Bravo à tous et à toutes ! Un grand merci à Alain pour cette magnifique randonnée inédite et à Anne-Marie pour l’avoir accompagné en reconnaissance en plein mois de janvier, pour l‘échauffement et son aide avec le nom des plantes!

Merci à Claude pour son aide sur le plan technique, et encore à Alain pour la documentation fournie pour la rédaction du blog et pour avoir relu mon texte avant sa publication, sans oublier le cidre!

 

Merci aussi à Auguste Muterse qui a aménagé la foret de l'Estérel et dessiné ses routes, comme l'indique la plaque commémorative à l'Aire du Col de l'Olivier.

 

 

Jeudi prochain 20 avril, rendez-Vous à 7 heures sur le Parking du Manoir pour une randonnée du Groupe 1, conduite à nouveau par Alain, en moyenne montagne à Levens « Les Crêtes du Férion » dans les pré-alpes niçoises.

 

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Published by Dominique
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 12:17

Raid tour de l'Estérel par les sommets

 

Nous remercions le Cercle de Boulouris de nous accueillir sur son site pour publier le récit de notre aventure dans l’Estérel.

Pour la 3ème année consécutive des marcheurs du Cercle de Boulouris et de la GV (Alain W., Daniel et Didier) ont organisé le « Raid Tour de l’Estérel par les sommets ».

 

 

 

 

 

Cette année des randonneurs des Baragneurs ont rejoint le groupe ainsi qu’un ami, adepte de la danse de salon qui, projetant de marcher sur un tronçon du chemin Compostelle, voulait se « chauffer les jambes ».

Deux jours de marche étaient prévus, avec environ 30 km et 1200 m de dénivelée cumulée par jour.

Nous étions 12 participants le premier jour, 9 le deuxième et 7 courageux ont fait le raid complet (2 randonneuses et 5 randonneurs).

 

1ere journée.

 

Alain W.  avait organisé le covoiturage de façon très efficace pour nous permettre de rentrer dormir à la maison entre les deux sessions. Nous nous sommes donc levés tôt pour aller garer des voitures à la Louve, à 6 heures, puis gagner Théoule, pour un départ du raid  à 7 heures. Après quelques exercices d’échauffement sous la direction de Jean-Yves, nous nous mettons en route.

A 7h38 nous assistons, à la Pointe de l’Aiguille, au lever du soleil en plein milieu des îles de Lerins : un spectacle féerique.

Nous voilà donc ravis  et tout joyeux de monter vers Notre Dame d’Afrique.

Nous poursuivons vers le Col de Théoule

Après les pluies de la semaine dernière, le printemps a fait sortir les fleurs et nous rencontrons « des champs » d’Asphodèles.

Après le Col de Théoule nous empruntons le GR51, bien raviné, pour aller au Col du Trayas puis à celui  de la Cadière. Ensuite nous poursuivons vers le Col des Trois Termes, en passant à proximité du Mont Saint Martin et du Mont Pelet.

 

A la maison forestière des Trois Termes nous cherchons les kangourous… Ce sont les oies que nous découvrons. Mais sur la terrasse du bas nous observons un Wallaby et la photo prise nous révèle la présence d’un petit dans la poche ventrale.

 

 

 

 

Un petit sentier sur la droite, juste après la maison , nous conduit à la Baïsse des Pourraques.

 

Nous faisons un aller-retour au sommet du Marsaou (547m), la pente est un peu raide.

Puis nous grimpons en haut des Suvières (559m), sans rencontrer de difficultés et  nous déjeunons au sommet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les forces étant reprises, nous allons à la Baïsse Violette, pour retrouver le GR51, puis passons la MF de la Duchesse, direction le Mont Vinaigre.

Au sommet du Mont Vinaigre (614 m) nous rencontrons des randonneurs et des VTTistes  sympathiques qui feront notre photo de groupe.

 

Puis nous redescendons vers la Maison Forestière du Malpey.

Aller, un dernier effort pour le Mont Aigre (450m) et c’est la descente vers la Louve, en partie par le GR49.

 

Bilan de la 1ere journée : 10h37 de randonnée dont 8h17 de marche effective pour effectuer nos 30 km et 1 370 m de dénivelée cumulée. Soit une vitesse moyenne de près de 3,7 km/h, un bel exploit pour nous.

 

 

2 ème journée.

 

Alain nous avait réservé une « grasse mat » puisque le départ de cette seconde session était fixé à 7h à la Louve. Il fait encore un peu frisquet à cette heure (3°).

Le lever du soleil est moins spectaculaire que celui de la veille.

La première partie de notre randonnée est toute facile car sans dénivelée. Nous découvrons le massif de l’Estérel  sous un aspect assez inhabituel, car nous traversons un "plateau" verdoyant.

 

Un petit détour par les étangs de la Péguière, pour la joie des photographes.

Nous empruntons la piste Castelli avant de plonger au Sud, vers le vallon de la Cabre où coule le Perthus.

Les pluies de la semaine dernière ont gonflé les ruisseaux (Perthus et Grenouillet).

 

 

Nous devons traverser deux gués : un lancer de pierres stratégique permettra de les franchir à pieds secs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir passé la ferme du Grenouillet, nous arrivons au Gratadis.

 

Dans le vallon du Colombier une petite cascade rend le site si bucolique qu’il nous inspire une danse quelque peu tribale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous allons attaquer la partie difficile de cette journée et nous dirigeons vers le plateau d’Anthéor.

 

 

Devant nous, nous reconnaissons le Saint-Pilon, que nous contournons. (Mais l'ascension du Saint-Pilon prévu pour l'année prochaine fait déjà rêver certains !)

 

Le Col du Saint-Pilon passé, nous atteignons le Col du Cap Roux, au pied du Pilon.

Nous prenons le temps de faire une petite pause, dans ce décor de Far-West, dominant les aiguilles de roches rouges du Massif du Cap Roux, du Rocher du Cabrier  et du Rocher de Saint Barthélémy

Nous nous préparons à l’escalade du Pic du Cap Roux (453m) : un aller-retour facultatif jusqu'au sommet. 

La vue est splendide et porte jusqu'au Mercantour enneigé.

Nous redescendons vers le Col de l’Evêque où nous déjeunons.

Nous repartons vers le pic d’Aurelle, via la Baïsse des Sangliers. Les panoramas en son sommet (323 m) sont toujours aussi beaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous redescendons et, par le Col des Lentisques, nous allons au Pic de l’Ours (470m).

 

Puis nous nous dirigeons vers le Col Notre-Dame par la dent de l'Ours, avec une carie bien marquée.

 

Nous enchaînons par les Grues : les Petites Grues (413m) se montent facilement mais, dans l’ascension des Grosses Grues (440 m), Alain W. et Claude  ont un coup de fatigue. Une petite barre de céréales au sommet, et ça repart !

 

 

La descente des Grosses Grues se fait par une sente inédite pour la plupart, et quasi directe jusqu’au Col du Trayas. La pente est raide en sous-bois puis au travers un pierrier, mais c'est un bon raccourci.

Nous nous dirigeons vers le Collet des Monges.

Un passage en "ascension-grimpette"  au Rocher des Monges (300 m) pour les plus courageux.

La fin de la randonnée approche quand nous atteignons le col de l’Autel et  le retour vers le port de Théoule se fait rapidement.

 

Bilan de la 2ème journée : 11h10 de randonnée dont 8h40 de marche effective pour effectuer nos 29,5 km et 1 447 m de dénivelée cumulée. Soit une vitesse moyenne de 3,4 km/h.
Nous sommes bien fiers d’avoir relevé ce défi de 2 jours sur les sommets de l'Estérel.

 

C’est avec un grand plaisir que nous ôtons nos chaussures de marche et nous nous attablons pour le pot final au Marco Polo.

 

Encore merci à Alain W., Daniel et Didier pour l'organisation, à Jean Yves, notre coach pour les échauffements et étirements et félicitations à tous les participants pour leur bonne humeur et leurs sourires durant ces deux journées.

Les photos sont de Alain W., Alain B. Didier et plus rarement de Claude C. 

Le texte de Claude C.  a été amendé avec les précieux commentaires de Alain W. 

 

Nous espérons vous avoir convaincu à nous rejoindre l’année prochaine. 

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Published by Claude C.
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 15:09

Le Dolmen de Gaoutabry- G2

 

Bien caché le parking pour la rando de ce jour, juste avant le hameau de Notre Dame des Maures. Pourtant les 24 randonneuses et randonneurs du Cercle de Boulouris y parviennent, un peu échelonnés dans le temps, selon les parcours et les aléas du voyage.

C'est là que Joël leur présente le programme de la journée, 13 km et 330 m de dénivelée sur de bonnes pistes, à la découverte d'un superbe dolmen. Cette rando avait été faite en 2010, conduite par Bruno. Il termine ainsi son exposé : " On a instauré depuis quelque temps, un petit échauffement avant de partir. Chacun fait ce qu'il veut évidemment. On y va."

Si vous voulez assister à cet échauffement, cliquez sur le lien suivant.https://1drv.ms/v/s!Akg4j4AQ11zMoy7rCuTP-Kq3vvN0

Et à 10 h, le groupe démarre au milieu des vignes aux tendres pousses vertes.

Puis très vite nous attaquons la  première montée du jour. Il fait très beau, pas de vent ce matin. Il fera certainement très chaud cet après-midi.

La piste est bien balisée avec les symboles du dolmen.

Le chemin est bordé de genêts, de cistes  et surtout

d'asphodèles qui seront notre fil rouge de la journée. Elles sont au maximum de leur floraison.

Nouvelle balise qui indique un changement de direction

et nous suivons notre guide sur un petit sentier montant qui nous conduit au dolmen.

Le site a bien changé par rapport à notre dernier passage en 2010. Les abords ont été nettoyés et le dolmen bien mis en valeur.

Joël nous fera une lecture du panneau d'information.

Du provençal « caud » (=chaud) ou « gaouto » (=la joue, par image, le mamelon d’une colline) et « abri » (lieu où on est à couvert) le toponyme peut se traduire par abri se trouvant dans un endroit chaud ou sur une colline. L'abri funéraire se trouve en effet au sommet d'une petite colline bien ensoleillée.
Dolmen découvert en 1876. Depuis, il a été fouillé à plusieurs reprises (1924, 1957 et surtout 1975). Il a été daté de la fin du Néolithique-début de l’âge du Cuivre (2500 ans av. J.C.). Il s'agit d’un des plus vieux dolmens de la région et du plus vieux vestige découvert sur la commune témoignant d’une présence humaine dès l’époque chalcolithique. Il est protégé au titre des Monuments Historiques depuis 1988.

Dolmen rectangulaire de 6 m de long sur une surface de 9 m², constitué d’une chambre et d’une antichambre, séparées par une dalle transversale, le tout prolongé par un couloir d’accès.
Construction réalisée avec de minces dalles de phyllades, taillées dans le substrat rocheux des alentours immédiats et aménagées (amincissement et arrondissement des dalles).
Comme beaucoup de dolmens provençaux, absence de dalle tabulaire en guise de toit, soit parce que celle-ci a été cassée et les débris éparpillés, soit que les constructeurs s’en sont passés, soit qu’elle était en végétaux reposant sur des rondins comme le laissent supposer les interstices entre les dalles latérales et les encoches de certaines d’entre elles.
Le dolmen de Gaoutabry présente aussi certains détails d'architecture originaux par rapport aux autres dolmens provençaux. Les pierres du tumulus, situées à la périphérie de la chambre, ont été disposées après la construction de celle-ci, ce qui est unique en Provence. On ne sait pas si le tumulus recouvrait entièrement le dolmen, comme le sont les dolmens bretons. Trois dalles verticales placées obliquement de part et d'autre des côtés extérieurs du couloir et de l'antichambre marquent le passage de l'un à l'autre. Ce positionnement par rapport à l'alignement de la tombe est exceptionnel en Provence, les dalles étant généralement placées perpendiculairement à la tombe. Enfin, l’alignement des côtés de la chambre présente un angle de 10 ° par rapport à l’orientation des schistes verticaux qui affleurent. L’orientation de l'entrée du dolmen exactement dirigée au sud-ouest (225)°. Tous ces détails témoignent que les constructeurs ont voulu laisser leur marque.
L'ensemble du matériel découvert comprenait de nombreuses esquilles osseuses de couleur jaunâtre (traces de crémation) appartenant à au moins 34 individus et des offrandes : tessons appartenant à une dizaine de vases, outils lithiques(deux lames d’un poignard dont un à soie, des fragments plus une vingtaine d’armature de flèches, un fragment de hache polie et des éléments de parure soit cinq perles en serpentine ou en cristal de roche).

Nous avons profité de cette visite pour faire la "pause banane".

Un peu de botanique avec Annette et Guy. Cette jolie petite fleur violette n'a pas été identifiée directement mais il est possible que ce soit la linaire vert de gris ( linaria Aeruginea), autres avis ? L'image a été très agrandie, la partie florale ne mesure pas plus de 1 cm !

Par contre une silène à petite fleur sera bien reconnue par Annette mais comme il y a 300 espèces de Silène nous ne pourrons pas en dire plus.

Nous repartons dans une succession de montées et

descentes avec de belles perspectives sur le Coudon et la plaine de La Londe des Maures.

Encore une montée assez raide bordée des fleurs de saison : cistes blanches et roses, lavande des Maures, grandes euphorbes.

Le soleil tape dur lorsque nous arrivons à un grand carrefour d'où partent de larges pistes. C'est là qu'en 2010, les deux groupes s'étaient séparés.

Joël nous fait reprendre un petit sentier en descente qui nous conduit à une aire aménagée par les chasseurs.

Une immense table, des chaises, le tout recouvert d'une toiture. Nous allons profiter de l'hospitalité des chasseurs pour notre pique-nique qui commencera par un punch et  se poursuivra au rosé, au Buzet et l'immanquable mirabelle.

Les belotteurs auront droit à un quart d'heure. Pour une fois ils sont merveilleusement installés.

Mais ce matin nous n'avons parcouru que 5 km, il en reste au moins 8, donc il ne faut pas traîner.

Et nous repartons en descente, sur une très large piste.

Au loin nous apercevons les iles d'Hyères et même le Fort de Brégançon.

La piste a été tracée dans le rocher comme l'atteste le bas côté qui montre bien la stratification des couches.

La grosse descente est maintenant terminée et nous arrivons dans le Vallon de Tamary où coule le ruisseau du même nom, ou ce qu'il en reste, un mince filet d'eau.

Le cheminement, plein sud, est facile sur cette bonne piste bordée d'oliveraies.

Nous dépassons, le Domaine de Tamary mais pas de candidat pour une dégustation.

Au 10ème kilomètre nous changeons brusquement de direction, plein ouest pour rejoindre notre point de départ.

Mais surtout, nous attaquons la dernière difficulté du parcours, une montée de 140 m sur 1 km environ. Et au milieu des vignes sous un ardent soleil, le groupe s'étire tout au long de la montée. C'est tout en haut que nous ferons la photo de groupe du jour, pour, comme le dira Jean-Marie, témoigner dans 7 ans quand nous repasserons par ici...

Encore une courte grimpette et nous attaquons la descente, au départ encore plus raide que la montée. Puis nous rejoignons la piste du Dolmen.

Très vite nous serons de retour aux voitures. Tout le monde a décidé de revenir par l'autoroute car ce soir la route de Ste.Maxime sera certainement  très embouteillée.

Nous nous retrouvons donc dans un petit café de Pierrefeu pour le pot de l'amitié. Et c'est là que nous découvrons que nous étions 23, décompte vérifié par voiture. Bravo MM. les serre-files !

Merci Joël, c'était vraiment une très belle rando.

Merci à Jean Be et Jean-Marie pour les photos.

 

La semaine prochaine, Départ : 8h-Circuit des 2 Monts -Le tour des 2 Monts Chauve, celui d'Aspremont et celui des Tourrettes . Roland

Moyen**

11 km

 dh 350m

Parking : Bas du village d'Aspremont

Cout du trajet A/R : 50 €

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Published by Jean-Marie
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