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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 10:07

2018-11-08 –  N° 823 - LE BREC D’UTELLE – G1

 

En cette période fortement pluvieuse, quand la météo n’annonce qu’une faible pluviométrie et des pluies éparses, il ne faut pas être si fou que çà pour prendre un départ matinal pour les Alpes Maritimes. Et oui 6h30 c’est bien tôt ! Mais, sur le trajet, nous en comprenons la raison : des travaux coupent la route d’accès à la vallée de la Vésubie de 9h à 16h15. Notre animateur, Alain avait tout anticipé. Nous arrivons donc à Utelle sans encombre.

Sur le parking, nous retrouvons Valérie et  Manu, deux amis Antibois de notre animateur.

Alain nous présente le parcours que nous allons effectuer « pour atteindre le Brec d’Utelle, sommet rocheux situé sur la ligne de partage des eaux Tinée-Vésubie, à 1604 m d’altitude, où nous aurons un panorama inoubliable sur les sommets du Mercantour, la côte d’azur et les vallées du Var, de la Tinée et de la Vésubie. Nous avons 3 heures de montée et 2 heures de descente, hors pauses.»

La présentation est quelque peu écourtée par une petite averse et il est 8H45 quand nous débutons la randonnée à la balise 111, à 820 m d’altitude.

Nous empruntons le GR 5 qui s’élève rapidement en terrain marneux, plein Nord.

La pluie a cessé, les sourires sont revenus.

Les nuages entrent dans la vallée et défilent rapidement. Nous avons toutefois le temps d’apercevoir les sommets du Mercantour déjà enneigés, dans la direction du  Grand Capelet ou de la cime du Diable, à plus de  2600 m.

Après cette première montée, en vue  arrière, le village d’Utelle apparaît déjà très petit.

Le sanctuaire de la Madonne d’Utelle est bien visible au loin.

Les soumacs illuminent le paysage de leur belle couleur rouge orangé et Alain nous fait remarquer la Tête des Pennes.

Nous contournons la Tête de Parabousquet  puis se dessine le Castel de Ginesté.

La vallée de la Vésubie découvre ses charmes.

Le chemin passe alors en maigre forêt, ce qui repose nos pieds après la montée dans le vallon pierreux.

Nous atteignons la balise 156, au col du Castel de Ginesté  où nous faisons la pause banane à 1220 m d’altitude. Mais qu’observe Marc ?

 

Une mer de nuages ou la Madonne ?

D’impressionnantes falaises calcaires nous dominent.

Le chemin contourne le Castel de Ginesté qui s’élève à 1344 m.

Nous traversons  plusieurs passages taillés en corniches dans la barre rocheuse et aménagés par des passerelles en bois.

Après une nouvelle traversée en forêt nous atteignons la balise 438 : Alain nous indique « le chemin par lequel Masséna fit monter une pièce de 4  (un canon) depuis Utelle, ce qui lui permit de déloger l’ennemi austro-sarde et de s’emparer en novembre 1793 de Castel Ginesté, du Scandoulier et du Brec d’Utelle. »

Le beau sentier muletier fait oublier la pente quand même soutenue qui nous mène à la brèche du Brec d’Utelle (balise 155).

Nous quittons le GR5 et rangeons nos bâtons.

Nous sommes moins habiles que les chèvres qui détalent rapidement devant nous.

Il nous faut escalader les écailles rocheuses, en à pic en phase terminale pour atteindre le sommet du Brec d’Utelle (1 604 m).

Nous imaginons la vue inoubliable promise car les nuages ne permettent pas de déterminer les sommets que nous aurions pu observer. Seul un aperçu mer est entrevu.

Après une photo de groupe, le repas est pris rapidement.

Nos invités nous gâtent avec un excellent cake aux olives. Le café est apprécié, d’autant plus qu’il est accompagné de chocolat, de gingembre et de fruits secs et suivi d'une succulente liqueur de myrte.

Manu pose une corde qui peut être utilisée comme main courante pour sécuriser la première partie de la désescalade.

Ensuite, la descente  ne présente pas de difficulté et se fait par le même itinéraire que pour l’aller. Nous sommes dans la brume, mais ViewRanger nous aide bien pour situer les points remarquables.

Nous rejoignons les voitures et changeons de chaussures avant une petite visite du village d’Utelle et, plus particulièrement la place de la République :

«l’ancienne mairie comporte deux cadrans solaires en angle, surmontant les armes de la maison de Savoie et celles de la commune d’Utelle, assez fidèlement reproduites puisque les armoiries officielles sont D’argent aux deux pals d’azur, à l’ours de sable, brochant sur le tout ».Telle qu’on peut la voir aujourd’hui, la fontaine date de 1898. Elle fut réalisée lorsque la municipalité fit capter des sources situées au quartier de Roubi, à plus de 2 km du village, parce que les 431 habitants du village se retrouvaient chaque été complètement dépourvus du précieux liquide. C’est un monument exceptionnel par son importance et par sa recherche architecturale. Jusqu’en 1934, ce fut le seul point de distribution d’eau au village. »

L’église paroissiale de Saint Véran est très intéressante :

« Reconstruite  vers 1500-1520  sur une église originelle du  XIIe siècle, puis sur  un édifice du deuxième tiers du XIVe siècle ruiné par un séisme (peut-être celui  de 1494 ?)…. Avant 1540, le porche fut rajouté à l ‘édifice. En 1651, surélevée, l’église reçut une voûte légère en plâtre. Entre 1772 et 1775 l’intérieur se vit embelli de retables et de gypseries et une sacristie fut accolée au sud-est. Dans son état actuel, la paroissiale Saint-Véran présente un plan basilical à trois nefs de quatre travées, séparées par deux rangées de colonnes ; le  chœur carré à chevet plat prolonge le vaisseau central. »

«  Le portail d’entrée en bois sculpté de 1542 est  composé de douze panneaux représentant les épisodes de la vie de saint Véran de Cavaillon et son combat contre la fameuse coulobre (ndlr:sorte de dragon)

Les fonts baptismaux est une  œuvre du maître stucateur Caldelaro ( 1775).

Le retable de la Passion, maître-autel, anonyme, non daté  est  une œuvre sculptée monumentale (9m de haut sur 5,70m de large), totalement enchâssée dans le chœur de l’église. La statue de saint Véran, saint patron de la paroisse a été  rajoutée au XVIIIe siècle. »

 

Notre amical pot de fin de randonnée est pris au bar du Plan du Var qui, comme à son habitude, nous accueille chaleureusement.

Merci à Alain pour cette très belle randonnée et aux photographes du jour  Alain, Claude C., Brigitte et Manu.

La semaine prochaine, jeudi 15 novembre, nos sacs seront allégés :

Départ G1:7H30    Jean Bo    897-1 Salernes-Gorges du Plérimond    Moyen***    15,8 kms     Dh : 490 m
Rando – restaurant au Provencal à Aups ; menu : apéritif de bienvenue, salade fermière, épaule d’agneau et petits légumes, dessert, café, vin en pichet rouge et rosé ; prix : 22 € ; chèque à l’ordre du Cercle avant le 8 novembre, à remettre à Jean Bo ou un autre animateur.
A la découverte des secrets des Gorges de Plérimond, du site de St Barthélémy, de sa forêt, des grottes, de la source, du lac et de la chapelle ; et le « Trou du Loup » passage secret d’une curiosité de la nature, insolite mais sans danger.
Parking : site de Saint Barthélémy à Salernes
Coût du trajet A/R :36  €

 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 12:31

Le Ponadieu - Baou de Douort – 515/G2- jeudi 8 novembre 2018

Ce sont 15 randonneurs qui, privés de balade la semaine dernière à cause des intempéries,  se retrouvent ce matin sous un ciel gris sur le parking de la grotte de la Baume Obscure à St Vallier de Thiey pour cette sortie proposée par Jack. Seuls 8 marcheurs du G2 sont là. Ont-ils eu peur de la météo incertaine ?

«  C’est une randonnée de 12 kms et 360 mètres de dénivelé qui nous conduira tout d’abord vers l’Arche naturelle du Ponadieu, puis à proximité de la grotte des Deux Goules. Selon la météo et le désir ou non de visiter le Souterroscope au retour, il y aura possibilité de couper à divers endroits . Il  n’y a pas de difficulté notable mais attention et vigilance seront de mise lors de quelques courts passages pierreux ou surface rocheuse ».

En réalité passages très longs qui auront eu pour conséquence retards et chutes sans conséquence. Pas de photo aussi on ne nommera pas.

Il est presque 9h30. Nous partons par le sentier découverte des grottes aménagé par le Souterroscope et pouvons admirer la végétation qui a pris ses couleurs d’automne. Mais n’oublions pas de regarder où nous mettons les pieds. Que cela sent bon le thym et la sarriette !

Après une courte descente,

cela commence à  monter et un premier effeuillage s’impose. Comme vous pouvez le voir, les photographes manquent un peu de luminosité.

Tiens voilà des champignons ! Les spécialistes ne les reconnaissent pas. Peut-être des clitocybes ?

Pas de chasseurs, ni de coups de feu, seulement quelques aboiements lointains et un poste de surveillance délaissé.

La montée est terminée.

Nous passons à proximité d’une conduite enterrée EDF, d'où nous pouvons voir la descente pentue par laquelle étaient passés les randonneurs du cercle lors de la précédente édition.

Et voilà pour nous une longue descente qui va nous conduire à l’arche Ponadieu. Avant de l’atteindre nous nous arrêtons dans une clairière pour faire la pause banane. Il est 11h20.

Par un chemin étroit et glissant nous irons au plus près possible de l’arche mais la Siagne est haute, grondeuse et tumultueuse aussi pas d’imprudence. Et dire qu’en 2013 les randonneurs avaient pique-niqué au pied de l’arche.

« Le Pont de Ponadieu résulte du dépôt de calcaire (tuf) d’une source disparue. C’est une roche légère (utilisée dans les bâtiments) dans laquelle on retrouve l’empreinte de végétaux.

Deux étymologies sont envisageables pour ce joli toponyme :“lou pont natiou”, pont naturel qui résulte du dépôt de calcaire (tuf) d’une source aujourd’hui disparue et “lou pont à Diou”, baptisé ainsi en offrande à la main divine qui a su le façonner si artistiquement. »

Voici 3 photos, la 1ère prise ce jour, la 2ème prise par Claude lors de la reconnaissance avec Jack et la 3ème, photo d’archive transmise par Jean-Marie.

Oh surprise nous devons faire demi-tour aussi longue remontée jusqu’à la conduite EDF.

Arrivés là Jack nous dit : « Voilà la difficulté de la journée !!!!  Espacez-vous et allongez vos bâtons". C'est la descente dans le vallon du Rousset jusqu’à la passerelle EDF puis de nouveau montée. Petit parcours du combattant, en partie débroussaillé par Jack lors de la reconnaissance.

Mais à quoi cela peut-il servir ? Installé par les chasseurs ou autres ?

La décision est prise de ne pas aller à la grotte des Deux Goules (chemin glissant et grotte sans grand intérêt d’autant plus que l’accès est dangereux. Jack a chuté lors de la reconnaissance). La grotte est en fait un simple aven. « Selon les superstitions orientales, les Goules étaient des démons femelles qui dévoraient les cadavres dans les cimetières. » 

De plus nos estomacs commencent à se manifester. Enfin nous arrivons à une piste G2 mais encore avec une bonne montée, piste que nous quittons pour le pique-nique.

Chacun prend place sur le muret de la conduite encastrée EDF. Il est 13h35. Pas d’apéritif aujourd’hui mais seulement petits fromages de chèvre et vin rouge.

Jack nous parle alors de la RECB Regie des eaux du canal de Belletrud et de l’usine de Camp long située sur la commune de St-Cézaire-sur-Siagne. « Construite en 1981, elle traite l'eau provenant de la Pare et de la station du Rousset. Sa capacité de traitement est de 500 m3/h. Le traitement est assuré par une filtration sur filtres bi-couche (sable + anthracite) et une stérilisation au chlore gazeux. L'ensemble du traitement est entièrement automatisé. Cette station dessert une chaîne de 9 réservoirs de stockage, répartis sur l'ensemble des communes de la Régie.

La Station de refoulement du Rousset dont les eaux viennent de la Siagne via le canal EDF, construite en 1994 en limite des communes de St-Vallier-de-Thiey et de St-Cézaire-sur-Siagne, permet de refouler un débit complémentaire de 25 l/s prélevé sur le canal EDF d'amenée d'eau à l'usine hydro-électrique de Siagne. Cet ouvrage assure depuis novembre 2008 le nouveau prélèvement d'eau de 100 l/s obtenu par l'ex S.I.C.C.E.A. L'eau y est injectée dans la conduite principale, en amont de la station de traitement de Camp-Long. La capacité maximale de refoulement de la Station du Rousset est de 120 l/s. Cette usine peut assurer la réalimentation totale de la conduite principale en cas de rupture et constitue un secours général de l'alimentation de la Pare en cas de nécessité majeure.

L’usine hydro electrique de Saint Cezaire, mise en service en 1906, a une puissance de 9 mégawatts et sa production correspond à la consommation annuelle d’une ville de 18 000 habitants ; ce qui est loin d’être négligeable. A l’origine, l’exploitant fournissait gratuitement au village la consommation en éclairage public. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, malheureusement. Elle est alimentée par une conduite forcée à partir des bassins de Saint-Cézaire-sur-Siagne. Cela a permis l’obtention de 5 litres d’eau par seconde pour la commune qui alimentent la fontaine des mulets, les lavoirs, le bassin de Barre et, bien entendu, le château d’eau des Pradons. Spectaculaire… Une surverse permet de réguler les bassins dans le cas d’une très forte pluviosité. L’eau peut alors s’écouler sur un dénivelé de 300 mètres au dessus du fleuve. Dans un site remarquable, un « chenal » taillé dans la roche permet d’évacuer les eaux des bassins jusqu’à la Siagne au lieu-dit « Les Canebières ». Deux mille litres par seconde peuvent être ainsi évacués dans la Siagne. »

Le ciel s’assombrissant, Jack propose de raccourcir la randonnée et de regagner le parking de la grotte Obscure en une heure, une heure quinze. Là nous pourrions partager le verre de l’amitié au snack et faire la visite de la grotte (fermeture de la billetterie à 15h45). Décision unanime « on coupe et on visite ». Peu de réseau téléphonique dans le coin mais Jack arrive à contacter le Souterroscope pour prévenir de notre arrivée.

Nous suivons un temps la canalisation, en contournant en partie le Baou de Douort, sans aller jusqu’au Clos du même nom.

C’est face où nous étions ce matin que nous faisons la photo de groupe, avant de couper et regagner le sentier des grottes qui nous conduit à destination.

Nous avons en définitive parcouru 9 kms avec 400 m. de dénivelé. Après avoir partagé le pot de l’amitié, nous allons visiter la grotte qui a surpris et enchanté le groupe.

« En surface comme en sous-sol les terrains calcaires ou karsts recèlent de véritables trésors dont il est utile de souligner la valeur patrimoniale ainsi que la fragilité et la vulnérabilité. La richesse et la diversité de ces espaces font de ce patrimoine naturel un authentique écomusée, un immense conservatoire de la biodiversité et une inépuisable “bibliothèque” ouverte sur le passé géologique, biologique et l’anthropisation des Préalpes d’Azur (effets de l’action humaine sur les milieux naturels). C’est donc au rythme de la musique, chants et commentaires que lampes et projecteurs s’allument et s’éteignent tout au long du parcours pour créer de splendides effets d’ombres et de lumières. Ils mettent ainsi en valeur les merveilleux trésors et paysages de la cavité : concrétions cristallines aux formes étonnantes et d’une rare finesse, coulées de calcite, draperies et fistuleuses, petits lacs, cascatelles et pluies de gouttes d’eau qui vont former, plus loin et plus bas, une rivière souterraine.

Un parcours varié sous la forme d’une traversée à travers la roche calcaire : on entre par une grotte pour sortir par une autre ! On entre par la grotte du Cyprès et on sort par la grotte de la Loube. Les deux orifices sont distants d’une centaine de mètres environ.

La longueur approximative du circuit est de 700 m dont environ 250 marches à descendre ou monter. Une descente d’abord jusqu’à l’eau par un réseau de galeries jusqu’à près de 60 mètres de profondeur. Ensuite une remontée jusqu’à la surface par une succession de salles étagées richement concrétionnées : salle du Balcon, salle des Gours, salle du Dôme (et des Grandes Orgues). » (extrait site du Souterroscope).

Merci Jack pour cette agréable randonnée et non moins intéressante visite non arrosée par le ciel mais par quelques stalactiques et qui ont fait souffrir quelques rotules.

Les photos sont de Claude (Arche), Jean-Marie et Rolande.

La semaine prochaine :  jeudi 15 novembre 2018

G2

Départ : 7H30

Joël

897-2 Salernes -Gorges du Plérimond

Moyen**

13,3 km

Dh : 312 m

Idem  randonnée G1 sans le Trou du Loup- mais avec le restaurant

Parking : site de Saint Barthélémy à Salernes

Cout du trajet A/R :36 €

               

 

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 15:57

2018-10-25 - N°893 - De Cabasson à Brégançon - G1

 

19 randonneurs sont présents ce matin sur le parking de la plage de Cabasson, située sur la commune de Bormes les Mimosas, pour cette randonnée inédite que nous a concoctée Alain. La météo est au beau fixe pour cette dernière randonnée d'octobre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alain nous donne toutes les informations concernant cette randonnée:

"Nous démarrons  par une montée sur une piste régulière et bien pentue, ensuite sur la ligne de crête  nous découvrirons un panorama à 400 grades sur le littoral et les massifs environnants calcinés.
Nous traverserons le Château de Brégançon et son domaine vinicole, et le retour au Fort de Brégançon via la plage de l'Estagnol, se fera par le littoral, avec la mer turquoise et ses plages de sables blancs.
"

Il est prévu 13 km de marche et 250 m de dénivelé pour une randonnée classée moyen **.

 

Alain nous présente, avant de donner le top départ, deux nouvelles randonneuses qui rejoignent aujourd'hui le G1 : Michèle et Nelli (de droite à gauche). Bienvenue à elles deux.

 

 

Avant de quitter le bord de mer, se dresse devant nous le Fort de Brégançon, construit sur un piton rocheux à 35 m d'altitude.

 

 

 

Le fort de Brégançon est une résidence d'État utilisée comme lieu officiel de villégiature (principalement estivale) du président de la République française.

Mais le séjour du premier président ne fut pas de tout repos, voyez plutôt:

Charles De Gaulle est le premier président de la République française à avoir dormi au fort de Brégançon. Le , alors qu'il se rend à Toulon pour présider le 20e anniversaire du débarquement de Provence, il faut lui trouver une résidence pour l'accueillir, les hôtels de la région affichant complet en cette période estivale. On lui annonce qu'une forteresse militaire, spécialement aménagée pour l'occasion, est prête. Or la demeure ne convient pas au Général, qui trouve le lit trop petit et est dérangé par les moustiques pendant la nuit. Le général de Gaulle salue l'histoire de ce site militaire mais, après cette nuit « cauchemardesque », jure de ne jamais y retourner. À partir de cette date, le couple de Gaulle préférera passer ses vacances à Colombey-les-Deux-Églises.

Moralité:

50 ans plus tard ... les présidents passent, mais les moustiques demeurent!!!

 

Mais où Alain nous emmène t'il?

 

 

La seule difficulté de la journée arrive rapidement. Et sous un soleil qui se fait déjà bien sentir, l'ascension de la côte des Arums en fait transpirer plus d'un.

 

 

Pendant notre montée nous découvrons ce versant de montagne encore calciné suite au dernier incendie d'octobre 2017 où 10 hectares sont partis en fumée.

 

 

Nous sommes arrivés pratiquement au point le plus haut de la randonnée, et pour nous permettre de souffler un peu, Alain nous accorde la pause banane.

 

 

Cette pause est aussi le moment de se souvenir du terrible incendie de juin 1990 qui fit 4 victimes parmi les pompiers du Var.

 

 

Dans le Var, personne n'oubliera l'été 1990. Le 21 juin précisément. Ce jour-là un terrible incendie naît à Cabasson . Et s'étend. Vingt, trente, cinquante puis soixante hectares sont la proie des flammes.

Un feu meurtrier qui tuera trois sapeurs-pompiers de Cuers puisque Jessy Beugin, Ludovic Martin, Jean-François Siri et un jeune volontaire borméen, Patrick Nolleveaux, ont disparu dans le terrible incendie de Cabasson.

 

Après cette petite pause, et sur une piste très confortable, nous prenons le temps d'admirer au loin les différentes localités de cette région varoise bien connues des touristes.

Tout d'abord à l'est, Le Lavandou...

 

 

A l'ouest: La Londe les Maures...

 

et enfin Bormes les Mimosas, bien accrochés au massif des Maures.

Classé comme l'un des villages les plus fleuris de France, Bormes les Mimosas étend son territoire à la fois au bord de la mer et dans les terres en surplomb à quelques kilomètres des plages où son vieux village se dresse fièrement tel une crêche provençale.

 

Nous quittons ce plateau pour une longue descente qui nous ramènera en bord de mer.

 

 

Nous sommes là au coeur de la foret ravagé par le dernier incendie.

 

Un peu plus loin nous arrivons sur les bords du lac de la Griotte et son barrage.

 

 

 

Guère plus loin, nous découvrons cet aqueduc en partie effondré.

Peut-être servait-il autrefois à l'irrigation des terres vinicoles situées en aval du lac?

 

 

Nous traversons maintenant une partie du domaine vinicole du Château de Brégançon, cru classé.

 

 

Ici la façade avant et les jardins de ce domaine vinicole.

 

Mais l'heure n'est pas aux dégustations de crus locaux.

Arrivés sur la plage de l'Estagnol, nous cherchons l'endroit le plus propice pour un pique-nique au bord de l'eau.

 

Sur une propriété familiale préservée depuis 1830, terre du Domaine de Brégançon, la pinède ombragée du parc de l’Estagnol borde une belle plage sauvage de fin sable blanc.

 

 

 

Installés à l'ombre pour la plupart, nous apprécions cet instant aussi agréable pour les yeux que pour le ventre.

 

 

La tentation d'une baignade est grande dans ce paysage de rêve.

Mais Michel ne sachant pas nager et ayant oublié bouée et brassards, se contente d'un rapide bain de pied.

 

Une fois les estomacs pleins, nous reprenons notre chemin côtier . L'ensemble des randonneurs prend la pose pour deux photos de groupe avec comme décor cette magnifique plage de l'Estagnol.

 

 

Nous serpentons à allure réduite sur le terrain escarpé du chemin des douaniers. Mais ceci est compensé par la beauté des paysages.

 

 

 

 

 

 

Comme c'est le cas ici, en cette saison de nombreuses plages de la région se couvrent des feuilles mortes de posidonie, pour former ces amoncellements appelés: banquettes.

 

 

 

Les posidonies sont des plantes aquatiques de la famille des Posidoniaceae. Bien qu'elles vivent sous l'eau, ce ne sont pas des algues, mais des plantes à fleurs (angiospermes) monocotylédones sous-marines. Comme toutes les plantes à fleurs, elles ont des racines, et se reproduisent grâce aux fruits qu'elles produisent.

Même en fin de randonnée, notre serre file garde son éternel sourire.

 

Nous retrouvons la plage de Cabasson, avec ce petit port et ces cabanes colorés de pêcheur à la pointe de la Vignasse.

 

 

 

 

 

 

Un pot de fin de randonnée est improvisé sur cette terrasse de la buvette installée à l'entrée du parking.

 

 

Nous remercions Alain pour cette très belle randonnée inédite qu'il nous a proposé aujourd'hui.

Photographes du jour : Dominique et Gilbert.

 

Veuillez noter votre prochaine randonnée G1 du jeudi 01 novembre:

Départ : 8H

Joël

554-2 Les Lacs de la Forêt Royale

Moyen***

19 km

Dh : 473 m

Un nouveau tracé pour savourer les couleurs d’automne de la Forêt Royale, forêt d’ubac dominée par 3 essences forestières : le charme, le chêne pubescent, et le chêne liège, en passant par la traversée du petit village de St Paul en Forêt ou vécurent Gilbert Bécaud et Michel Auclair ; découverte du parcours botanique du lac du Rioutard et du « lac » de Méaux.

Parking : parking devant la Mairie  juste à l’entrée du village de St Paul

Cout du trajet A/R : 16 €

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