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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 06:47

2018-05-24 - N° 886 - Les Sources de l'Huveaune - G1/G2

 

Il fait beau ce jeudi, l’heure de départ est tardive et les deux groupes de marche sont réunis : nous sommes donc nombreux à nous retrouver sur le petit parking du Pont Coulomb, sur la D 560, a proximité de St Zacharie. Mais à la descente de voiture Jean Be constate qu’il a égaré sa pochette contenant papiers et téléphone. Il décide  donc de repartir…Tout va bien se terminer car un voisin l’aura récupérée sur le parking de sa résidence.

Nous sommes donc 37 à  écouter les explications de nos 2 animateurs, Joël pour le G2 et Alain pour le G1. Quand, au moment de prendre le départ, surgissent en courant Béatrice et Jean–Pierre qui nous attendaient en fait, un peu plus haut en prenant un café au restaurant Le Sambuc.

En définitif, 39 randonneurs se mettent en marche à 10h15 dont, selon  Joël, 28 G1 qui exploreront la Grotte, seule différence de parcours entre les deux groupes.

En effet le parcours du jour est un aller-retour aux sources de l’Huveaune où nous déjeunerons (soit pour le G2, 12,6 km et 190 m de dénivelée) et un aller-retour supplémentaire à la Grotte de la Castelette (soit pour le G1, 14,2 km et 294 m de dénivelée).

Profil G1
Profil G2

Les serres files du jour Jean-Claude et Patrice auront fort à faire avec ce long groupe qui s'étirera et le sifflet résonnera, sans parfois être entendu par la tête.

 Rapidement nous apercevons le fleuve Huveaune (et oui ce petit ru est bien un fleuve puisqu’il se jette à la mer).

Si vous n’aimez ni l’eau, ni les promenades bucoliques, ne poursuivez pas la lecture car l’Huveaune est et sera notre seul fil conducteur, rive gauche à l’aller, rive droite au retour.

D’une longueur de 48,4 km, ce fleuve provençal  a un bassin versant de 373 km2. Sa source ou plutôt ses sources, multiples et variables selon les saisons, se situent  autour de la grotte de la Castellette, dans la Commune de Nans-les-Pins (83), à  590 m d’altitude, en versant nord du Massif de la Sainte-Baume.  Après avoir reçu l’eau de 18 affluents  il se jette en Méditerranée à Marseille (13)

Continuons par un peu d’histoire avec quelques repères, paragraphe issu de la toile :

"Le cours de l’Huveaune a considérablement varié avec l’histoire

v. – 20.000 ans. La Méditerranée est à environ à 120 m sous son niveau actuel. L’Huveaune se jette dans la Méditerranée vers  Carry-le-Rouet après avoir traversé l’actuelle rade de Marseille.

– 8500. Des fouilles archéologiques mettent à jour une très forte consommation d’escargots sur ce territoire de la vallée de l’Huveaune.

v. – 8000 ans. Le cours de l’Huveaune, comme ceux du Rhône et de l’Argens, se stabilise avec le niveau de la mer.

3000 dernières années. L’histoire de fleuve est particulièrement agitée:
Les Celtes le nomment Ubelka (dévastatricecapricieuseoutrancière mais aussi sacrée) en raison de sautes d’humeur et de ses crues brutales
AntiquitéL’Huveaune joue un rôle historique considérable avec sa vallée entourée de collines élevées....et les Grecs et les Romains ont su en faire bon usage...Les Romains développent une voie de passage (via) pour rejoindre Toulon (Telo Martius) et surtout la Voie aurélienne (Via Aurelia) entre l’Espagne et l’Italie). Le Pont Romain de Saint-Marcel est construit pour passer de la rive droite (Marseille) à la rive gauche où la voie romaine est établie.

1er s. Marie-Madeleine se serait installée non loin des sources de l’Huveaune. D’où la légende de ses pleurs comme origine du fleuve.
La vallée de l’Huveaune reste très humide pendant une très longue période avec des méandres actifs ou morts et des marais. La plaine constitue un milieu  instable et paludéen avec ses moustiques.Le travail des moines de l’Abbaye de Saint-Victor combiné avec celui de nombreux propriétaires permet une certaine domestication de l’Huveaune, la stabilisation de son cours et de ses rives.

995. Le nom du fleuve Ubelka devient l’Uvelne.1536. Charles Quint fait passer ses troupes par la vallée de l’Huveaune. Il fait un double siège de Roquevaire dont il finit par raser le château mais il échoue devant Marseille

1834, 1892, 1907, 1973, 1978, 1994 : Grandes crues de l’Huveaune.

A partir des années 80 la pollution des eaux devient intense

1986. Le fleuve voit la majorité de son cours déviée vers la station d’épuration des Eaux de Marseille afin de ne plus polluer les plages de la ville... Ses eaux sont également rejetées dans la calanque de Cortiou et, en cas de trop fortes précipitations, le trop plein est évacué par son ancien lit naturel."

Nous marchons sur un beau sentier ombragé et  confortable, le GR9  ou « piste S39 de l’Huveaune le Sambuc » selon Alain.

Mais de face, nous sommes plus beaux...

Après une heure environ de marche le premier gué est devant nous. Une lame d’eau d’une bonne dizaine de centimètres s’écoule et doit être franchie. Diverses techniques sont mises en place par les randonneurs  et les sacs poubelles sont bien efficaces compte tenu du sol plat et de l’absence de pierres.

Le deuxième gué est atteint après une dizaine de minutes de marche.

La pause banane s’impose après tant d’efforts !

Les deux derniers gués  se succèdent rapidement  et sont également  sources d’attractions divertissantes.

Une petite vidéo  l’ensemble des passages de ces gués. Pour la voir cliquer sur le lien : https://drive.google.com/open?id=1VHvhtHTvCUWEjf444Dqrc2nZk-5RNmN7

Nous repassons l’Huveaune grâce à un petit pont de bois.

Au détour du chemin le massif de la Sainte Baume se dresse devant nous.

Dans le vallon de la Castelette, par un petit sentier, nous redescendons vers le fleuve dont le débit est important pour la saison.

Nous atteignons les fameux escaliers mais les vasques en forme de bénitier, appelées gours, ne sont pas vraiment observables, la lame d’eau étant trop importante et les recouvrant.  La couleur turquoise annoncée n’est pas là non plus : le débit actuel ne permet pas le développement massif des Cyanobactéries .

Comment se forment ces structures particulières ?  « L’eau de pluie ruisselant sur le massif calcaire dissout la roche en s’infiltrant au niveau des diaclases et des failles,  déposant dans de vastes salles, de l'argile résiduelle propice par la suite, à l’installation des végétaux. Les sécrétions acides végétales et  le gaz carbonique (CO2)  se combinent à l'eau pour former de l'acide carbonique, qui acidifie le milieu aquatique et qui accélère la dissolution de la roche calcaire en contribuant au creusement de  cavités et à la formation d'un cirque, par éboulements et écroulements de ces grottes. Les particules les plus fines sont entraînées, vers l'aval, par le flux hydraulique.

 Au contact de l'air, au niveau des résurgences des sources, la réaction chimique se déclenche en sens inverse à partir d'une eau très minéralisée et provoque au fil de l'eau le dégazage du CO2 et la précipitation du carbonate de calcium (CaCO3), grâce à la présence de cyanobactéries. A partir de ce cheminement, la rivière va traverser une zone boisée, particulièrement dense et sauvage, où vont se succéder des vasques ou des gours, en forme de bénitiers blanchâtres formés par le dépôt de cet élément chimique minéralisé, qui recouvre par endroits, bois morts, feuilles, blocs, cailloux, plus ou moins encroûtés. Les reflets bleu-vert et turquoise opalescents de l'eau, qui s'écoule lentement sur ces concrétions, sont dûs à la présence de colonies gélatineuses d'algues bleues, la plus ancienne forme de vie apparue sur terre, capable de transformer l'énergie lumineuse en énergie chimique. Ces bactéries, contenant un pigment bleu-verdâtre, la phycocyanine,  contribuent à rendre féerique le lit mineur de l’Huveaune, et à le recouvrir de calcaire blanc (travertin). »

Ce pouvoir d’encroûtement, de  fossilisation et de colmatage des supports  a été utilisé au siècle dernier dans l’artisanat de l’osier : les paniers étaient déposés dans les gours du fleuve pour y être superficiellement pétrifiés, les rendant ainsi imperméables et imputrescibles.

Nous passons à côté de deux cuves métalliques,  restes de l’activité charbonnière.  En effet il s’agit des parties haute  de forme tronconique (à  gauche) et basse (à droite)  d’un chaudron servant à la fabrication de charbon de bois.

Le couvercle manque mais des modèles similaires sont retrouvés en forêt :

« Le four à charbon de bois de type Magnien a été développé entre les deux guerres. Les producteurs de charbon de bois recherchaient un appareil mobile, d'une conduite facile et demandant moins de technicité que la meule traditionnelle. Le cycle de carbonisation était rapide : en moyenne 48 heures pour 8 m3. L'élément bas cylindrique était préalablement installé sur un bourrelet de terre, dans lequel, seront pratiqués les cheminées d'évacuation de gaz et les entrées d'air (fonctionnement en tirage inversé). Les éléments étaient ensuite chargés en bois rangés horizontalement, tout en laissant le centre de la meule libre. Ceci permettait le chargement en braise et petit bois lors de l'allumage. Rendement estimé : entre 20 et 25% du poids de bois. »

Nous arrivons dans la zone des sources. L’eau sort de terre entre les éboulis et coule sur les pierres couvertes de mousse. 

Plusieurs  groupes se sont déjà installés pour déjeuner, mais nous trouvons quelques  rochers pour nous poser  à proximité du chemin plus aval. Jean-Marie commence à nous servir le vin d’orange (Yvette ta production de cette année est un régal ! consolide ton pied et reviens nous vite…)

Quand une chorale s’avance vers lui pour lui souhaiter un bon anniversaire : 83 ans ce jour et toujours vert, sur les pistes et à l’ordinateur pour la préparation des tracés et profils et aussi pour la rédaction des blogs…. Grand respect, félicitations et encore de nombreuses années de marche avec nous. Pour revivre ce beau moment cliquer sur le lien : https://drive.google.com/open?id=1YPXhgL3b_umbCUprEgkFUYfq_Aqe42lW

Plusieurs bouteilles de vin sont débouchées… Mais Jean Ma boit de l’eau...(photo à l’appui Monique !!!)

La collation terminée, les randonneurs courageux G1 du jour passent un petit pont et prennent un petit chemin qui monte  et laisse voir une nouvelle résurgence.

Nous sommes en dessous de la barre de la Cayre.

La pente est un peu raide et le sol devient pierreux. Mais rapidement nous atteignons l’entrée principale de la  Grotte de la Castelette.

Munis de nos lampes  nous pénétrons dans la chambre et pouvons observer les concrétions calcaires en plafond.

 Au fond, la nappe apparaît sous la voûte.

Nous pouvons ressortir par une deuxième ouverture qui donne  sur le vallon rocheux et humide et regagnons un peu plus haut le chemin.

Nous redescendons pour retrouver nos amis G2 et réalisons la photo de groupe.

Il nous faut maintenant effectuer le retour vers les voitures. Nous allons marcher en rive droite, tout au moins au départ et nous éloigner de l'Huveaune.

12 randonneurs de fin de peloton feront une trace légèrement différente  de celle de la tête, plus près de l’Huveaune. 

Ils  retrouveront le groupe sur la rive gauche avant de repasser  les 4 gués de l’aller.

Nous prendrons notre habituel pot de fin de randonnée  à St Zacharie.

Merci à Alain et Joël   pour cette randonnée inédite au Cercle mais bien prisée par les randonneurs locaux et marseillais.

Merci également aux photographes du jour,  Claude C., Nicole, Rolande et Jean-Marie.

La semaine prochaine ,  Jeudi 31 mai 2018 :

G1    Départ: 7h30    Jack    785-2 - Ste Agnès- Siricocca- Mt OURS    Moyen***    9,1 km    Dh :695 m

La Pointe de Siricocca, sommet panoramique, tour de guet idéale, domine Sainte-Agnès, village littoral le plus haut d’Europe . Panoramas sur la Riviéra et le Mercantour Parking : 06500 Sainte-Agnès 

   
G2    Départ: 8h30    Rolande    883 - Notre Dame D’Afrique et les 3 cols    Moyen*    10,5 km    Dh : 400m
 

Randonnée dans l’Estérel  à la découverte d’une végétation variée avec de magnifiques points de vue. Première partie du circuit inédite
Parking : Rue J.B . Pastor    

 

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 13:54

Notre Dame d'Afrique et les 3 cols-G2-883

A  nos ami(e)s qui ne marchent plus avec nous et à tous nos lecteurs et lectrices inconnu(e)s

 

Connaissez-vous les contreforts Est de l'Esterel, ces collines bordées d'un coté par la mer et de l'autre par le département du Var ?  Rolande et les 14 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris vont vous les faire découvrir au travers de trois boucles centrées sur le col de Théoule, plaque tournante où le groupe passera 3 fois. C'est effectivement un endroit qui permet de rayonner dans toutes les directions.

Avec nous, vous allez parcourir presque 11 km avec 400 m de dénivelée.

A partir du parking, nous empruntons le Vallon de l'Autel et très rapidement nous quittons la grande piste pour

emprunter le GR51 qui va, dans un premier temps longer la voie ferrée avant qu'elle ne pénètre sous la colline.

C'est dans un décor de verdure où les mimosas se croisent au-dessus de nos têtes que nous découvrons notre première fleur caractéristique, une magnifique campanule carillon (Campanula médium).

Le sentier a été bien creusé par les eaux de ruissellement et nous devons  monter prudemment sous le regard de notre animatrice.

Nous débouchons au col de Théoule et il est vraiment très central avec des pistes qui partent dans toutes les directions.

 Nous choisissons une piste plein Est, assez "rugueuse" dans sa première partie et vous allez pouvoir reconnaître du côté Var la grande et la petite Grue qui nous ont déjà

beaucoup fait souffrir lors de précédentes randos, avec en arrière plan le Pic de l'Ours et enfin à nos pieds la Pointe du Trayas et le petit port de la Figueirette.

Nous avons rejoint une large piste et déjà au loin, on peut apercevoir notre objectif pour la matinée, la gigantesque statue de ND d'Afrique.

Nous y sommes, elle est devant nous au bout du chemin. C'est là que nous allons faire la "pause banane" pendant que Rolande va nous donner quelques explications.

"12 mètres de haut et pesant environ 30 tonnes, cette statue fait partie du Mémorial dont la première pierre fut posée,en 1990 par Joseph Ortiz, président de l'Association crée pour construire ce monument voulut par les rapatriés d'Algérie. Elle est la réplique d'une statue de 1.5 m existant toujours à Bologhine dans la région d'Alger. Elle fut l'objet de controverses et inaugurée deux fois (!), la première en 2002 par un groupe "de nostalgiques les plus virulents" de l'Algérie Française, la seconde en 2014 par Christian Estrosi alors  président de la métropole Nice Côte d’Azur. Aujourd'hui la polémique est terminée et ce mémorial honore tous les morts de la Guerre d'Algérie." 

Mais nous nous posons une simple question, la statue est-elle éclairée la nuit ? Pour y répondre Rolande va interroger cet homme que nous pensons être un employé municipal en train d'ouvrir une grille.

Elle nous fait signe de la rejoindre car devinez qui est ce personnage ? C'est tout simplement le sculpteur qui a construit ce monument, Fortuné EVANGELISTI lui même, quelle chance nous avons !!!

 Fortuné EVANGELISTI  était ferronnier d'art à Montauroux et c'est son projet qui fut retenu pour construire cette statue.

Après nous avoir ouvert les grilles de la première enceinte, il nous ouvre la porte située à l'arrière de la statue où nous pouvons découvrir la grosse structure métallique supportant l'ensemble du monument. Ensuite  il va évoquer pour nous quelques épisodes de l'aventure extraordinaire qu'il a vécue.

La construction de la statue, faite essentiellement d'acier et de laiton a duré 14 ans, au rythme où l'apport financier par les membres de l'Association se complétait.

Initialement, elle devait être montée en dehors du site par boulonnage puis démontée et remontée sur place et rivetée. Mais le projet ne se développa pas comme prévu et l'essentiel du montage eu lieu sur place. Une entreprise locale offrit un échafaudage dont elle n'avait plus l'usage car ne répondant pas aux nouvelles normes européennes ce qui facilita considérablement le travail.

Il se réjouit par ailleurs que le GR passant au pied du mémorial, venant de Rome, soit maintenant intégré aux Chemins de Compostelle permettant ainsi à de nombreuses personnes venant de différents pays de découvrir ce qu'il souhaite être un monument de paix.

Merci M.EVANGELISTI

 

Ndlr : ce même chemin vers Compostelle passe par Boulouris.

 

Après la photo de groupe prise devant le mémorial, on ne pouvait faire mieux, le groupe va entamer un retour vers

le col de Théoule en empruntant un sentier, mérite-t'il ce nom, en descente très raide. Mais tout le groupe arrivera sans encombre au sentier principal au dessus de ll'énorme Croix de Lorraine placée au bord de la grande route.

Mais cette descente nous a permis de découvrir quelques beaux points de vue sur les belles villas de la pointe de la Galère avec les Iles de Lerins et la Maison Lovag-Bernard si caractéristique.

C'est ensuite sur la piste du retour que nous admirons une magnifique piscine qui en fit rêver plus d'un.

De retour au col, nous nous dirigeons maintenant vers le col du Trayas en retrouvant le GR, détourné lorsqu'il coupe

la grande piste car des fascines ont été posées en travers pour éviter l'érosion.

Avant d'arriver au col à 245 m, la montée assez raide est très ravinée. Mais courage, l'arrêt pique-nique est prévu au col.

Nous sommes maintenant à quelques centaines de mètres de la limite des deux départements.

Les traditions du G2 n'ont pas disparu comme la rando de la semaine passée aurait pu le faire croire, car, après le punch accompagné de petits fromages de chèvre, nous eûmes  rosé et rouge à profusion.

Le ciel qui était un peu mitigé ce matin est devenu bien bleu, la température a remonté mais comme nous allons descendre de façon continue, nous ne serons pas gênés par la chaleur.

Nous nous dirigeons maintenant vers un autre col, celui des Monges avec toujours de très beaux points de vue.

Il n'a eu droit qu'a l'appellation COLLET. C'est un peu injuste vis-à-vis des autres cols du secteur... Il se situe juste au pied du Rocher des Monges qui sera le fil rouge de l'après-midi.

C'est dans la descente que nous allons pouvoir bien

profiter de la flore avec des masses de Lavandes des Maures, Euphorbes hérisson, Immortelles d'Italie (Helichrysum italicum- la fameuse herbe à Maggi).

Pourtant l'une d'elle résistera à l'identification sur place et ensuite dans les bouquins. Pourtant elle parait banale. Que la nature est difficile à appréhender !

La descente se poursuit sans problème et nous nous retrouvons pour la troisième fois au Col de Théoule.

Petit arrêt pour se désaltérer et ce coup-ci nous emprunt ons la grande piste avec un dernier point de vue sur la mer.

Arrêt près d'un figuier couvert de fruits. Grosse discussion sur la reproduction du figuier. Pour lever  l’ambiguïté, un petit texte explicatif. Si la sexualité du figuier ne vous intéresse pas vous pouvez zapper la zone en italique.

 Au printemps, les figuiers portent de nombreuses figues, déjà formées au bout des rameaux, directement sur les tiges. Elles sont vertes, spongieuses, sèches à l’intérieur, et tombent sans jamais parvenir à maturité. Ces figues   ne sont pas comestibles. Elles abritent   le blastophage, Blastophaga psenes L., le fameux insecte responsable de leur pollinisation, un parent des guêpes et des abeilles, un hyménoptère de la famille des Agaonides.

Le figuier ne peut être pollinisé que par le blastophage et le blastophage ne peut se reproduire en dehors des fructifications du figuier : aucun des deux n’existerait sans l’autre.

Parasitées par des blastophages arrivés au printemps (mi-mai), les fleurs femelles des figues servent ainsi de couveuse à une nouvelle génération de blastophages qui ne tardera pas à éclore. S’en suit l’accouplement des jeunes blastophages à l’intérieur de la figue… Le destin des mâles, dépourvus d’aile, s’arrêtera là, tandis que les femelles fécondées prendront leur envol vers la mi-juillet vers un nouveau lieu de ponte. Pour s’échapper de la figue par l’ostiole elles devront passer à travers un tapis de fleurs mâles, alors fertiles, se badigeonnant ainsi les ailes de pollen.

La suite se passe chez le figuier domestique dont les variétés unifères fructifient une seule fois, en fin d’été.  

Les figues d’automne ou figues fruits souvent appelées aussi les « secondes »  constituent le plus gros de la production, et mûrissent de façon échelonnée de la fin du mois d’août jusqu’aux premières gelées pour les plus tardives. Ce sont elles qui accueillent mi juillet les blastophages tout juste sortis des figues sauvages. Ils s’y précipitent pour pondre dans les fleurs femelles. Ces figues comestibles s'installent au raccordement des feuilles sur la tige ce qui fait leur différence avec les précédentes.

 

  Nous reprenons la grande piste nous conduisant à la partie ombragée du parcours, garantie fraîcheur, puis

directement au parking.

 

Voilà, vous venez de faire, avec nous, une jolie balade au-dessus de Théoule. C'était bien n'est-ce pas.?

Il nous reste à aller prendre le pot de l'amitié à Agay. Venez avec nous.

 

Merci Rolande pour cette journée originale et pour cette rencontre inouïe au Mémorial.

 

Merci pour les photos à Nicole, Rolande et Jean-Marie.

 

La semaine prochaine : G2- Départ : 8H30- Joël- 886-2-Les Sources de l'Huveaune Moyen* 12,6 km Dh: 190 m

Randonnée inédite à la découverte des sources de ce petit fleuve, des gours, et des résurgences dans la fraîcheur des sous bois.

Parking : D560 Pont du Coulomb Saint-Zacharie Coût du trajet A/R : 70 €

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 19:33

2018-05-17 -n° 820 - ESTEREL MER ET MONTAGNE -G1 -

18 randonneurs se retrouvent sur le parking du col de Belle Barbe pour une randonnée menée par Anne Marie, dans l'Estérel.

Le temps est couvert au départ mais très vite le soleil sera de la partie. 

Anne Marie nous présente la randonnée, 15 kms avec une dénivelée de 535m

 

 

 

 

Dan sera notre serre file.

Il est 8h30 nous démarrons en direction du Rocher du Gravier

en passant devant le ravin du Mal Infernet où déjà certains enlèveront une couche

Direction le Rocher du gravier qui porte bien son nom

en admirant les immortelles sur notre passage

Anne Marie nous indique le Perthus oriental en arrière plan

La mer à droite et à gauche le St Pilon et le Cap Roux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dommage le temps est encore couvert !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En face nous avons le Pic de L'Escale que nous contournerons

pour nous diriger vers le Pic d'Aurelle

Pic de l'Escale
Pic d'Aurelle

Nous rejoignons la baïsse des sangliers, traversons la route en sens unique qui descend du col des Lentisques pour monter au Pic d'Aurelle (323m).

Petit arrêt avant la montée, pour admirer la mer et imaginer les Iles de Lérens.

Hâtons le pas, la-haut nous ferons la pause banane

Après cette pause sous le soleil, il faut descendre pour rejoindre le col des Lentisques 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traverserons 2 fois la route de Service qui mène au Pic de l'Ours

Nous atteignons la dent de l'Ours et avant de déjeuner, nous descendons à la grotte

Chacun choisit son endroit sur la Dent pour se restaurer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pic de l'Ours en arrière plan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du haut de son rocher, Alain est fier de ses exploits!!!

Il est 13h, nous quittons cet endroit merveilleux où nous avions un super paysage (les Suvières, le Mont Vinaigre, St Raphaël/Fréjus, les grosses vaches, le Perthus oriental et le Perthus occidental etc ...

le Mont Vinaigre en arrière plan et les grosses vaches
St Raphaël/Fréjus

Le soleil commence à chauffer, nous apprécierons le passage sur un chemin boisé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

en direction du Lac de l'Ecureuil où nous ferons la photo de groupe

La prochaine étape devait être le col Aubert, mais il a été décidé compte tenu de l'heure et du beau temps de rallonger le parcours. Une petite boucle supplémentaire nous fera passer par la Baïsse de la grosse vache, la Baïsse de la petite vache sur une piste très agréable;

puis vers le bas du Perthus oriental et le col du Baladou pour nous retrouver au Col Aubert.

En passant devant le lac (sans nom) nous aurons le plaisir de contempler et de photographier trois belles oies.

Un autre regard sur les deux Perthus avec cette faille entre les deux et la vallée de Perthus.

Anne Marie nous donne l'explication de Perthus qui veut dire " Porte Percée "

Et quel plaisir de passer devant ce petit lac avec ses nénuphars!

de remarquer ces jolies fleurs jaunes, et celles ci d'une couleur mauve/rose fushia

pois de senteur
Lin jaune

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant de reprendre la piste pour rejoindre nos voitures.

 

Nous avons fait 20 kms avec une dénivelée de 850m

Nous nous retrouvons pour le pot de l'amitié à Agay 

Un grand merci à Anne Marie pour cette belle journée dans l'Esterel

Merci aux photographes : Xavier, Alain, Daniel M.et Brigitte 

 

Prochaine randonnée : Le Jeudi 24 Mai 

Départ 8h30 -G1 et G2 avec Alain et Joël - 886-1 Les Sources de l'Huveaune 

G1 : Moyen ** 14.2kms DH 294m

G2 : Moyen *   12.6kms DH 190m

Parking : D560 Pont du Coulomb Saint Zacharie

Coût du trajet AR : 70€

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