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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 19:54

2018-10-04 - 880-1 Barjols - Le Petit Bessillon - G1

Jack, notre animateur du jour, nous a donné rendez-vous ce matin à Barjols. 9 randonneuses et 17 randonneurs sont présents par un beau soleil automnal, mais avec un petit 6°C affiché au thermomètre.

 

 

Jack nous présente maintenant cette randonnée, "l'armée des ombres" a ses pieds.

 

 

"Nous traverserons Barjols et ses nombreuses fontaines, puis le Vallon des Carmes, traversé par la rivière du Fauvery et ses cascades. Ensuite nous passerons devant le couvent des Carmes. Montée vers la croix du Castellas, avant l'ascension du Petit Bessillon. Après une boucle autour du Petit Bessillon, retour par le village de Pontevès et son château médiéval."

 

 

 

 

Au final, nous aurons marché 15,2 km, avec un Dh de 720 m.

La traversée de Barjols nous permet de découvrir les premières fontaines de la ville, une des principales curiosités de la ville.

 

 

Occupé par les Romains, Barjols se développe autour de son église et devient une des résidences des comtes de Provence au XIVeme siècle.

C’est au XIXe siècle que vient l’ère de la prospérité avec le développement de l’industrie du travail des peaux. Le village compte alors 24 tanneries, 19 moulins à Tan, trois papeteries, une blanchisserie, un moulin à foulon et une fabrique de cartes.

A cette époque, le village compte près de 3300 habitants. Barjols alors devient la capitale française du cuir jusqu’en 1983, date à laquelle les dernières tanneries ont dû définitivement fermer leurs portes face à la concurrence internationale.

 

Nous découvrons  rapidement la première cascade : la cascade du Gouffre aux Epines , alimentée par la rivière Fauvery.

 

Le gué du Fauvery est franchi sans difficulté.

 

Et enfin, la merveille du site (non, pas Alain) :la cascade des Carmes.

 

 

Nous progressons sur un sentier taillé en escalier, pour arriver au pied de l'ancien couvent des Carmes.

 

Ancien couvent troglodytique construit par les frères "Carmes déchaussés" dans des grottes naturelles vers 1670. Ils l'occupèrent durant près d'un siècle avant l'industrialisation du site.

La chapelle, bénie le 2 juillet 1649, prit le nom de Notre-Dame-de-Bon-Refuge. Le création du couvent sous l'appellation "des Carmes" est autorisé par Clermont-Tonnerre, évêque de Fréjus en 1678 - celui qui avait trouvé " le lieu si beau ".

Nous reprenons notre progression jusqu'à la croix du Castellas, qui sera l'occasion de faire la pause banane.

 

D'ici, un panorama superbe s'offre à nos yeux:

Le massif de la Sainte Baume ...

 

 

... Plus à l'ouest, la montagne Sainte Victoire.

 

Après cette courte pause, nous prenons maintenant la direction du Petit Bessillon, point fort de cette randonnée. Nous devinons au second plan les deux sommets que nous allons découvrir tour à tour.

 

Avec ses deux sommets, le Petit Bessillon ressemble à un volcan. Contrairement aux autres collines autour, il s'agit d'une véritable petite montagne: il n'y a pas de pistes carrossables jusqu'au sommet, les deux seuls accès sont franchement raides, la crête est escarpée et sécurisé par quelques fers de type via ferrata. En plus la vue est grandiose, tous les massifs du Var sont visibles.

 

Avant d'atteindre le pied de cette montagne, nous longeons de belles parcelles d'oliviers bien chargés en fruit, mais aussi bien armés pour lutter contre la mouche de l'olivier (Bactrocera oleae) très active dans nos régions.

 

 

Plus de doute, nous y sommes. Il va falloir grimper jusqu' à 669 m d'altitude pour vaincre ce sommet!!!

Patrick, notre serre-file du jour, assure son rôle avec sérieux.

 

 

Nous marquons plusieurs arrêts car la chaleur se fait de plus en plus sentir.

 

 

Nous voilà maintenant au point culminant de notre randonnée.

 

 

Les premiers de cordée ont déjà atteint le deuxième sommet.

 

 

A l'arrière, on avance prudemment. Une main courante rigide, ainsi qu'une chaîne, permettent aux montagnards non aguerris de se jouer de cette difficulté.

 

 

Pour vivre au plus près les exploits des 26 randonneuses et randonneuses présents, vous pouvez lire la vidéo réalisée par André, notre Claude Lelouch du Cercle, en cliquant sur le lien ci-dessous:

https://drive.google.com/file/d/1T5oUcxivbwtK9uArAbGAMfBgBuWsdbpN/view?usp=sharing

 

Après quelques mètres de descente, nous faisons une halte devant une première table d'orientation. La photo de groupe est faite.

 

 

Non sans mal, la descente se poursuit sur un sentier assez escarpé où la vigilance est de mise.

 

 

Nous apercevons en contre-bas, le village de Pontevès et les ruines de son château, que nous visiterons un peu plus tard.

 

Arrive enfin le moment tant attendu du pique-nique. Jack nous invite à nous installer à l'ombre de ces oliviers.

 

 

 

 

 

Moins d'une heure plus tard, il faut lever le camp. Grosse chaleur pour ce premier jeudi d'octobre, les réserves d'eau diminuent à toute vitesse.

 

 

 

 

 

 

Deuxième photo de groupe d la journée. Les 26 randonneurs présents ce matin au départ sont toujours là.

 

 

 

Nous arrivons maintenant à Pontevès pour découvrir les restes du château.

 

 

Dès le début du 11ème siècle, Pontevès fut le chef-lieu d'une puissante seigneurie et le fief d'une célèbre famille provençale.
Dans les premières années du 13ème siècle, une enceinte, dont subsistent de nombreux vestiges (rempart sud et ouest, porte de l'ubac), protège le village tandis qu'une tour de garde est bâtie sur la pointe la plus élevée du Petit Bessillon. A l'est, la famille seigneuriale construit un nouveau site d'habitat qui prend le nom de Bastide de Pontevès.

En 1477, le village est repeuplé par l'arrivée d'une trentaine de familles du diocèse d'Albenga, en Ligurie.

En 1650, François de Pontevès vend le château et les terres à un homme d'affaires et financier aixois, Pierre Maurel, surnommé le "Crésus Provençal".

Sous la Révolution, le château est déjà partiellement en ruine. Quatre co-seigneurs se partagent le terroir et les 550 habitants vivent de cultures de céréales et d'oliviers, d'élevage et de quelques arpents de vignes. Au 19ème siècle, une activité nouvelle, l'élevage du ver à soie ainsi que la création d’une fabrique de tomettes renforcent l'économie du village. La création de la voie ferrée de la compagnie du Central Var reliant la vallée de la Durance à Draguignan permet l'exploitation de la bauxite sur trois sites Photo de la cavedès le début du 20ème siècle et jusqu'en 1949 avec une interruption d'activité au moment de la première guerre mondiale. En 1913, la création de la cave coopérative permet à de nombreux agriculteurs de refaire surface après la crise du phylloxéra qui a détruit le vignoble dans les années 1875-1880.

Nous quittons Pontevès, et après avoir emprunté une route bitumé, puis une partie de l'ancienne voie ferrée reliant Grasse à Meyrargues, nous voilà de retour à Barjols, avec ses maisons accrochées à la roche, ses lavoirs et ses fontaines, chacune avec leur originalité..

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, un commerce qui ne court pas les rues!!! Sauf à Barjols.

 

Et c'est à l'ombre des platanes, que nous prenons le pot de l'amitié, accompagné de "pompe à huile" offerte par Jack.

 

 

 

Merci à Jack pour ce superbe parcours, très varié à tout point de vue.

Les photos sont de : Brigitte Ri, Claude Ca et Gilbert, la vidéo étant l'oeuvre d'André.

 

Au programme de la semaine prochaine, jeudi 11 octobre :

Départ : 7h30  Jean Ma  Départ : 7h30  Moyen ***  18 km  Dh: 610 m

Circuit varié qui nous mènera à la crête de la Colle Dure (altitude 500m) d’où la vue est superbe sur le massif des Maures

Parking : Boulodrome  83120 Plan de la Tour  Coût du trajet A/R : 24 €

 

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 13:12

Le Thoronet-Le Chemin des Moines.G2

 

Normalement cette rando est dite "culturelle" car elle est l'occasion de visiter l'Abbaye du Thoronet. Mais aujourd'hui ce monument est fermé et nous en reparlerons plus tard.

C'est Jean Bo qui nous guidera comme il l'avait fait il y a deux ans dans cette forêt qui sépare la célèbre Abbaye du village. Nous sommes 25 autour de lui pour son briefing du matin.

Il nous présente d'abord Françoise, une nouvelle marcheuse

puis nous montre le profil de la rando qui peut paraître très montagnard par le jeu de l'échelle choisie.

 

 

En fait c'est une rando facile de 12 km et 310 m de dénivelée. La seule difficulté est une montée raide mais très courte. En fait, elle ressortira à 13 km et 390 m.

Daniel R, sera comme d'habitude, notre serre-file.

Pour commencer, nous traversons le village-pour réserver le pot de ce soir(très important)-afin de rejoindre la place de l'église où nous allons découvrir cet avis assez étonnant.

Jean nous fait un petit topo sur le village et la bauxite, le minerai d'aluminium.

Entre la fin du XIXe siècle et les années 1980, le Var a constitué le principal gisement de bauxite français et a tenu le rôle de leader mondial pendant plusieurs dizaines d'années.La mine a été une des activités essentielles du Thoronet jusqu’au 4 décembre 1989 où «Les Gueules Rouges» viennent d’apprendre la fermeture de plusieurs sites varois d’extraction de bauxite, dont celui de Peygros. Les Thoronéens ont été des acteurs prépondérants dans l’histoire des mines de bauxite du Var

Nous attaquons ensuite la première montée à la sortie du village et très vite, un effeuillage s'impose. S'il fait un peu frais en ce début de journée, la météo nous promet une journée chaude et ensoleillée.

Puis ce sera la pause-banane avant d'aborder la côte qui nous conduira à l'altitude de  250m d'où commence une sorte de plateau.

Au passage nous avons pu observer quelques fleurs d'automne, des asters, des clématites des haies avec leurs fin plumets et des daphnés joli-bois avec fleurs et fruits.

Nous poursuivons sur cette large piste, avec un  groupe assez distendu lorsque, face à nous, la fameuse grimpette annoncée par Jean. C'est court, mais intense. Certains pratiqueront le zigzag, très efficace.

Maintenant nous redescendons vers le "rouge", la zone proche de la mine de bauxite que nous allons longer jusqu'à l'abbaye.

Regroupement pour la photo de groupe.

Elle est contente, elle a réussi sa photo de la "baleine", c'est ainsi que nous avons baptisé ce superbe rocher.

Une grande descente douce nous attend maintenant sur 1, 5 km en longeant l'ancienne mine.

Jean va nous installer pour le pique-nique, dans une grande prairie bien équipée de tables et de bancs que nous occuperons en totalité.

Bien arrosé ce repas, comme de coutume dans le G2 avec un punch antillais, du Stanislas, du muscat de Rivesaltes, du rouge du Jas d'Esclans. On s'arrête sur quelques douceurs russes proposées par Claudine.

N'oublions pas notre devise "Au G1, on vit bien, au G2 on vit mieux" toujours selon notre philosophe Xavier.

 Ce petit coin de nature change beaucoup du parking de l'abbaye que nous avons utilisé à une autre occasion.

Ce parking, parlons-en un moment. Il est occupé en partie par des caravanes de la société VIPLOGES (nous n'avons rien touché pour la pub…) ce qui nous laisse à penser qu'il y a un événement important à l' Abbaye, confirmé par un panneau indiquant que l'Abbaye est fermée pour 3 semaines hors week-end. Quelques petits curieux du groupe vont apprendre qu'il s'agit du tournage du film BENEDETTA.

A la fin du XVème siècle, alors que la peste fait rage, Benedetta Carlini entre comme novice au couvent de Pescia en Toscane. Capable depuis l'enfance de miracles, elle va bouleverser la vie de cette communauté.

"Sainte Vierge (le titre initial de "Benedetta") devra être un film profondément habité par le sentiment du sacré. Je m’intéresse au sacré depuis mon plus jeune âge, et plus particulièrement en peinture et en musique", a déclaré le réalisateur Paul Verhoeven.

Les acteurs principaux en seront Virginie Efira  qui incarne ce personnage sulfureux aux côtés de Charlotte Rampling, Clotilde Coureau, Louise Chevillote, Lambert Wilson et Olivier Rabourdin.

Fin du tournage prévu en novembre pour une sortie en 2019.

Nous n'avons vu aucun des acteurs, c'était la pause repas.

Jean va cependant conduire le groupe jusque à l'entrée de l'Abbaye où il nous présentera son histoire.

L’abbaye du Thoronet a été fondée au XIIeme siècle en Provence, pour une communauté de vingt moines seulement, sans compter les frères lais, à une époque où celle-ci relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric Ier Barberousse (1152-1190). L’empire s’étendait alors de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région.

Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florina qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye.

Les hommes du Temple cultivaient un grand nombre de terres, soit qu'elles aient été leur propriété, soit qu'elles aient appartenu aux Moines Cisterciens du Thoronet qui se posaient ainsi en suzerains des Templiers. Lors de la suppression de l'ordre en 1312, la quasi totalité des biens du Temple à Lorgues revinrent aux Cisterciens du Thoronet.

L'abbaye ne tarde pas à connaître la prospérité, à la suite des nombreuses donations qui affluent, notamment de la part des seigneurs de Castellane. Jusqu'au milieu du xiiie siècle, les donations permettent à l'abbaye d'organiser son économie autour de l'agriculture et de l'élevage. 

En 1791, la vente du monument comme bien national est annoncée. Vendue pour 132 700 francs, puis à nouveau délaissée, elle est rachetée par l'État en 1854. Grâce à l'intervention de Mérimée, elle échappe à la ruine. Depuis, les travaux de consolidation et de restauration se sont succédé. Ils étaient devenus d'autant plus indispensables que l'abbaye souffrait de l'exploitation de la bauxite à proximité.

L’isolement prescrit par la règle de saint Benoît est relatif au Thoronet.

En effet, l’abbaye se situe à une journée de marche de l’évêché de Fréjus (45 kilomètres) et on trouve dans un rayon de dix kilomètres de nombreux villages préexistants.

De plus, les ressources matérielles de l’abbaye lui assurent une place importante dans le marché commercial de la région. Ces ressources se situent parfois loin de l’abbaye et les frères convers ont la charge de leur exploitation. L’abbaye du Thoronet possède en effet les marais littoraux de Marignane, au bord de l’étang de Berre, ou encore ceux de Hyères qui permettent la production de sel. L’activité de pêche se fait àMartiguesHyères et Sainte-Maxime. Ce poisson représentant une part plus importante que la consommation propre de l’abbaye, une partie était vendue directement sur les marchés locaux.

La grande spécialité du Thoronet, c’est surtout l’élevage. Ces bêtes fournissent à la fois de la viande qui n’est pas consommée par les frères puisque ceux-ci ont un régime végétarien, et de la peau qui est utilisée pour la confection de parchemin, fait essentiellement en peau de mouton, et très important pour l’abbaye puisque celle-ci possédait un scriptorium.

Puis nous repartons en direction du village en empruntant un morceau d'un des chemins de Compostelle, certainement celui venant de Rome  et qui passe à St Raphaël.

Petits sentiers et larges pistes sans difficultés.

"Tout le monde est là, chef". Compte-rendu du serre-file.

Sortant de la forêt, nous retrouvons la zone des vignes toujours en expansion. Vive le rosé de Provence.

Nous passons ensuite devant la Maison de Notre Dame de Florière, avec un parc planté de plusieurs centaines de superbes cyprès de Florence que nous longerons pendant un long moment.

Maintenant il ne nous reste plus qu'environ 1.5 km à parcourir sur un bon chemin, la grande descente vers le village, le petit escalier et le joli sentier encaissé

dans les jardins et...enfin le pot de l'amitié.

Qu'il faisait soif !

Merci Jean pour cette belle randonnée, la culture sera pour une prochaine occasion…dans deux ans peut-être.

 

Merci à Nicole, Rolande, Jean bo et Jean-Mariepour les photos .

 

La semaine prochaine, le 11 octobre à 9 h, La piste de la Lieutenante avec Patrice.
Moyen ** 12,5 km Dh : 227 m
Jolie marche en sous bois à la découverte des cistes et de la source St Martin et d'un charmant petit lac, avec des points de vues sur le Coulet Redon et la Baou Rouge.
Parking : Domaine de la Lieutenante - Cout du trajet A/R : 11 €
 

 

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 19:30

2018 - 09 - 27 - 582 - BAUDUEN - LE LAC DE SAINTE-CROIX - G1

 

 

 

 

 

Il fait frisquet sur le petit parking en bord de route à 0840h - +6° - on n’a plus l’habitude !

Jean invite donc les 21 randonneurs présents à se regrouper au soleil un peu plus loin afin de nous présenter la randonnée du jour.  19 kms et 500m de dénivelé nous sont annoncés.

Il nous explique que nous allons faire le parcours en sens inverse de ce qui était prévu dû à un arrêté de la mairie des Salles-sur-Verdon remarqué sur internet par Jack et Claude la veille selon lequel «  la piste de Garuby est fermée aux véhicules motorisés à compter du 25 mai 2018 et ce jusqu’à nouvel ordre, étant considérée comme dangereuse en raison de l’érosion naturelle et mécanique du site ».  Toutefois, l’endroit précis de l’éboulement n’est pas indiqué et rien n’est mentionné au sujet des piétons.  Ceci dit, Jean n’a pas voulu prendre de risques et a préféré modifier l’itinéraire afin d’éviter de se retrouver face à un chemin fermé.

Il ajoute qu’il s’agit d’une randonnée sans difficultés particulières si ce n’est que quelques passages délicats dans la barre rocheuse.

En fait, nous devions faire la sportive 725 au Caïre Gros (13 kms et 1000m de dénivelé) mais Joël a souhaité modifier le programme officiel pour ménager les mollets de ceux qui avaient déjà répondu présent aux randonnées sportives de septembre et pour encourager la participation des autres G1 sur un parcours moins exigeant en ce début de saison.  C’est donc une moyenne *** qui nous attend.

Il est 9h, nous partons d’un bon pas sur une piste plate d’environ 3kms bordée de chênes. 

 

     

Et c’est très tôt que les semelles de Marc lâchent !

 

Premier petit arrêt où Jean nous indique le changement de direction à cause de l’éboulement.  On rejoint le GR99 et on part à l’ouest au lieu de l’est.  On voit qu’il s’agit d’un point stratégique car un repère de chasseurs se dresse à l’intersection.  Nous allons donc nous diriger sur Bauduen une fois la pause-banane terminée !

Jean en profite pour nous expliquer l’origine du barrage sur le Verdon,

 

document préparé par Bruno G et que je recopie ci-dessous :

« Avec l’aménagement d’un barrage sur le Verdon en 1972, EDF a créé une retenue d’eau d’une superficie de 2500 ha.   Ce plan d’eau artificiel s’étend sur environ 10 kms, sa largeur est de 3 kms et sa profondeur de 40 mètres.  C’est le plus vaste des lacs à la sortie des gorges. Il est alimenté par les eaux du Verdon au  niveau du pont d’Aiguines et par la source de Fontaine-l’Evêque désormais enfouie sous les eaux.  Cette source, une des plus belles résurgences de France, était située près du village de Bauduen.  Ce nouveau lac, qui a noyé l’ample cuvette de Sainte-Croix et submergé Les Salles-sur-Verdon, est encadré de villages perchés. 

Ce barrage ferme le défilé ouvert dans la barre de Baudinard où débouchent les gorges du Verdon, encadrées de falaises de 200 à 300 m de haut.

Mise en eau la première fois en 1973 et la seconde en 1974.  Le 5 mars de cette dernière à 1645h, une dernière charge de dynamite jette à bas le vieux clocher.  C’est fini : Les Salles-sur-Verdon sont mortes.  Le village est reconstruit et inauguré le 15 août 1974.  Le transfert des tombes a été effectué et seule la cloche qui continue de réciter les heures a été remontée.  Le Père Richard, le dernier occupant de l’ancien village, a été déménagé de force.

Désormais, à la place de l’ancienne vallée truffière, un lac de 2500 ha va s’étendre, aussi vaste que celui d’Annecy.  Une année durant, l’eau ne cesse de monter, jusqu’à la côte 496. Bouleversant la vie de paisibles communes paysannes, subitement muées en stations balnéaires.  Le paysage est d’une splendeur saisissante mais pour quiconque l’a connu « avant «  il demeure à jamais invraisemblable.

Ce bouleversement radical est aussi un drame humain, dont le traumatisme, quarante-six ans plus tard, est encore sensible. La menace pesait depuis des lustres, certes.  Mais qui imaginait ces 700 millions de m3 d’eau depuis lors adossés à ce mur de béton ? Qui supposait ce barrage-voûte haut de 95m, long de 135m, serti par EDF à l’entrée des gorges ? Qui pressentait ces 350 millions de KWh annuellement produits, ces torrents d’eau domestique déversés sur Marseille et le Var par le Canal de Provence ?

Expropriation, déchirement, exode : la mise en valeur hydroélectrique du Verdon est à ce redoutable prix.  Avec un dédommagement : sur le trajet obligé du célèbre canyon, des milliers de touristes, chaque été, hantent désormais ces rives artificielles, où catamarans et engins de plage remplacent les charrues de jadis.

Voyant que nous sommes tous très attentifs, Jean enchaîne sur le village de Bauduen, ce qui nous évitera un nouvel arrêt – on n’est pas là pour rigoler - ndlr!  Nous l’écoutons religieusement et seul le passage d’un hélicoptère au-dessus de nos têtes vient nous distraire !  Mais comme vous venez tous de lire la documentation sur le barrage, je réserve la présentation du village pour quand nous y serons !

Nous repartons d’un bon pas sur un chemin rocailleux

et sommes bientôt ravis d’apercevoir le lac sur notre gauche. 

 

 

Nous descendons ce même chemin bordé de rochers immenses sur notre droite

et après une petite montée

nous dominons les toits du village de Bauduen avec le lac en arrière-plan. Admirez ces reflets entre jade et émeraude ! Une vraie carte postale s'étale sous nos yeux!

 

Nous prenons une photo de groupe à proximité. 

 

 

Jean suggère alors à Marc de se rendre dans un petit magasin pour essayer de faire réparer temporairement ses souliers.  Il en ressort avec des semelles scotchées et heureux de pouvoir marcher dans de meilleures conditions ! Sachez qu’il remercia le magicien chaleureusement, lui acheta le rouleau de scotch et se vit même offrir un petit sachet de lavande en prime !

 

Et maintenant, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce petit village pittoresque, de nouveau d’après le texte de Bruno  et enrichi de nos photos :

Dernière étape avant les gorges du Verdon de la voie romaine reliant Fréjus à Riez, Bauduen dominait autrefois la rivière à plus de 1000m de hauteur.  Ancien village fortifié qui a été, un temps, annexé par les Sarrasins.  Le château fort et une partie du village qui occupait le haut de la falaise a été rasé et il n'en reste que des vestiges. Il fut déperché et reconstruit au XIIè siècle à l’emplacement actuel. 

Avec la création du lac, le village a échappé de peu à l’immersion.  Il est sans doute le village à qui le lac a donné le plus bel écrin.  Assis au bord de l’eau, plein sud, il s’étale au soleil, au pied de la colline qui le protège des vents du nord.  Son petit clocher provençal fait la pointe du triangle. 

 

D'étroites rues pittoresques montent vers l’église, remaniée aux XVIè et XVIIè siècle. 

 

Nous nous arrêtons aussi devant un panneau intitulé « Faire l’Escurancho » que je vous laisse lire

 

 

 

 

  

Un premier passage rocheux pour nous rendre sur les ruines de l’ancien château,

 

 

nous amène dans une autre partie du village.   Nous descendons une ruelle et un escalier de pierres près de l’église St Pierre 

 et continuons d’admirer les maisons  

 

 

avant d’atteindre les berges du lac le long desquelles nous cheminons gaiement sur un chemin plat

avant d’entamer une grimpette 

 et l’ascension de la fameuse barre rocheuse.

 

 

 

Tout au long de ce passage périlleux, nos efforts sont récompensés par de magnifiques vues sur le lac. 

 

Mais le scotch a rendu l’âme et le pauvre Marc marche de nouveau sans semelles ! Ceci dit elles lui ont parfois servi d'appui sur les roches donc il les a gardées précieusement aux mains!

Semelles-gants!

Nos regards croisent des sportifs en aviron et en canoé

 

et même quelques baigneuses plus tard.

Vers la fin de notre périple, Bernard propose d’essayer de réparer une fois encore les chaussures de Marc

et nous voilà repartis !

Peu de temps après, vers 1245h, nous apercevons une belle plage où Jean nous propose de pique-niquer.  Mais quelle surprise !  Il repère parmi les galets une paire de baskets abandonnées et les tend à Marc 

qui les accepte avec joie et qui l’eut cru ? Elles lui vont !  Un peu grandes certes mais quel bonheur d’avoir de nouveau des semelles ! Et quel look ! On ne va pas le perdre !

Nous reprenons des forces

Trouvez l'intrus...!

en admirant la barre du Grand Margès et le plateau de Valensole (Alpes de Haute Provence) réputé pour sa lavande.

 

 

 

Nous distinguons au loin les maisons de Moustiers-Sainte-Marie et celles de La Croix-sur-Verdon à l’opposé.

 

1340h : départ, même si nous resterions volontiers dans ce cadre idyllique! Direction les Salles-sur-Verdon.  Il fait chaud ! Une photo  de groupe quand même avant la prochaine étape.

Piste facile où les discussions vont bon train. 

Jean attire notre attention sur l’éboulement qui lui a donné quelques soucis la veille au soir.

Il est 1420h. Nous quittons les bords du lac pour nous enfoncer sur un chemin de terre battue en sous-bois. Une montée qui semble ne jamais vouloir se terminer nous attend.

Enfin du plat en sous-bois puis de nouveau une montée raide sur un chemin rocailleux.  Les arbres filtrent peu le soleil et nous avons chaud et soif !  On continue de monter, les bavardages ont cessé.

Nous voici à 697m d’altitude avec l’agréable perspective de relonger le chemin par lequel nous étions venus ce matin.  Mais Jean a une idée !  Il rêve depuis si longtemps d’aller au sommet du Grand Défens dont nous sommes si prêts puisqu’il culmine à 712m – qu’il nous invite à l’y accompagner après nous avoir couverts de compliments sur nos capacités physiques ! Nous ne pouvons qu’accepter et nous voilà repartis pour 2 kms supplémentaires aller-retour, d’où la différence entre la distance annoncée et celle parcourue ! Mais comment aurions-nous pu résister à la suggestion de Jean qui évoque une vue plongeante sur le lac ?  Eh bien, la voici la vue !

"Si les arbres avaient été coupés, nous le verrions le lac!"

Nous le taquinons et rebroussons chemin sans rancune.  Nous sommes contents de regagner les voitures et de nous arrêter à Villecroze au café « Cercle de l’Avenir » - joli petit clin d'oeil - au centre d’une agréable place bordée de platanes pour le pot de l’amitié. 

 

 

Merci à Jean pour cette superbe randonnée. 

Les photos sont de Claude, Gilbert, Jean et Dominique.

 

La semaine prochaine, jeudi 4 octobre:

G1 - Animateur: Jack -  880 - 1 Barjols - Le Petit Bessillon - Moyen *** - 15 kms, 700m Dénivelé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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