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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 08:40

Barjols – Pontevès – G2 – jeudi 27 septembre 2018

22 randonneurs se sont retrouvés sur le parking de Barjols pour cette randonnée inédite proposée par Jack. La température est fraîche au départ : 10 ° mais soleil et chaleur vont rapidement s’imposer.

Nous accueillons Nelli et Alain qui a décidé sous l’influence de Martine de remarcher.

«  La randonnée sans difficulté est de 11 kms et un peu plus de 400 m. de dénivelé : 12 kms en définitive et 460 m. de dénivelé. Après être passés par le vallon des Carmes, et la table d’orientation de la Croix de Castellas où nous ferons la pose banane nous nous dirigerons vers le pied du Petit Bessillon, où ceux qui ne souhaitent pas emprunter le sentier de découverte des Frégourières (forte montée puis descente) couperons avec Jean-Marie. Nous les retrouverons pour le pique-nique. »

L’eau est omniprésente à Barjols, cascades, fontaines et lavoirs sont bien présents. Les tanneries ont fait par le passé sa renommée. Le village comptait alors 24 tanneries, 19 moulins à Tan, 3 papeteries, 1 blanchisserie, 1 moulin à foulon et 1 fabrique de cartes.

Du parking nous entendons la 1ère cascade. Quelques pas et nous pouvons la voir.

Un certain nombre de marches pour rejoindre le centre du village a réchauffé les marcheurs. Nous passons déjà devant quelques fontaines avant de nous engager dans le vallon des Carmes.

Splendide site naturel de 3 ha au bord de la rivière du Fauvery. Propriété du Conseil Général du Var, il a été entièrement réaménagé avec des passerelles en aplomb de l'eau. Nous descendons tout d’abord au Gouffre des Epines.

Mais il faut remonter après avoir traversé le gué, nous passons sur une plateforme où se trouve un drôle d’arbre :

l'« Arbre industriel » de Michel Stefanini, une œuvre d'art au cœur du vallon : l'eau, l'homme, la nature... Vous lisez ? " Energie, profane, turbine, contemplatif, fontaine, huile, tan, corroyeur, ermitage, déchaussé ... " Le mot de l'artiste : " J'ai choisi l'image de l'arbre comme médiatrice de l'histoire du site. Partant de ses racines, en passant par son tronc, pour aboutir à ses branches, chaque partie du tout évoque le parcours et la marque des hommes au sein de ce site naturel. C'est un travail qui lie et décrit un rapport étroit entre la nature propre du vallon, l'élément naturel, et la nature de ceux qui s'y installèrent pour y vivre, la contemplation, ou la contraindre et la transformer, l'industrie ... ".

 

et découvrons en contrebas la Cascade des Carmes.

De nouveau nous empruntons des escaliers et grimpons jusqu’à l’ancien couvent des Carmes, complexe troglodyte (que nous ne pouvons visiter : ouvert les mercredis, samedis et dimanches hors saison. Les personnes intéressées devront revenir), composé de chapelles et cellules construites dans le tuf dès la fin du 17è siècle. Une petite communauté d’ermites s’y était retirée jusqu’en 1788.

Une nouvelle montée et nous voilà à la croix de Castellas où nous nous arrêtons pour la pose banane.

 

 

 Un point de vue remarquable à 360°...le massif de la Sainte Beaume...la montagne de Sainte Victoire...et une vue magnifique sur Barjols...

 La première Croix du Castellas était en bois et avait été érigée vers les années 1768-1790  Les années, les intempéries eurent raison de la Croix en bois et, plus d'un siècle plus tard en 1915, une seconde Croix en fer fut construite. Celle-ci, minée par la rouille et battue par le puissant Mistral gisait en 1962 sur l'étroit promontoire du petit pic de ce quartier vigie de Barjols ''le Castellas'' . Cette même année, un incendie vint lécher la carcasse vaincue de la Croix » (extrait Var Matin)

La nouvelle croix fut reconstruite par André et Pierre Canova et Alain Demirdjian et installée le 19 août 1964 date du 20ème anniversaire de la libération de Barjols. A l'intérieur du socle en ciment, un manuscrit enfermé dans un tube en verre indique la date et le nom des ''constructeurs''.

Nous nous dirigeons en direction du pied des deux sommets du petit Bessillon

où au bout de quelques centaines de mètres nous abandonnons 5 marcheurs qui sont chargés de repérer un coin pour le pique-nique

tandis que les autres grimpent pour rejoindre le sentier de découverte des Frégourières où en cours de chemin nous pouvons voir des pins noirs d’Autriche, des chênes pubescents, des genévriers oxycèdres, des chênes verts ou Yeuses et des carraires, chemins bordés de murets en pierres. Réservés au passage des troupeaux transhumants entre Basse et Haute Provence ou localement, comme ici, pour passer d’un quartier à un autre.

Au loin nous découvrons Pontevès et son château où nous rendrons cet après-midi.

Nous retrouvons le petit groupe. Il est 13h et temps de nous installer pour le pique-nique, récompensés par deux apéritifs : vin d’orange et Jurançon, l’apéritif d’Henri IV, puis vin rosé et rouge. Et Xavier alors de dire : « Au G1 on vit bien, au G2 on vit mieux ». Après ces agapes, sieste nécessaire pour certains ou grands conciliabules.

Jack nous parle des tanneries de Barjols. (cf site de la mairie)

Aujourd’hui fermées, les Tanneries de Barjols firent la renommée de la commune pour ce qui était du travail des peaux.

La Tannerie artisanale
Au Moyen-Age, le village vivait en autarcie. Chasseurs à l’arc, albalétriers et éleveurs vendaient ou troquaient leurs peaux aux artisans locaux, le plus souvent au cordonnier lui-même qui les tannait.
Le quartier du Réal, avec ses bassins de petites tailles et l’emplacement de sa roue à aube, témoigne d’ailleurs encore aujourd’hui de cette époque.

Vers l’industrialisation

1608 : Jean-Baptiste Vaillant installe la première usine de tannerie grâce aux avantages fiscaux accordés par Henri IV, fervent défenseur de l’industrie.
La tannerie devient alors le moteur de l’économie de Barjols durant plus de 300 ans.
1782 : on dit que la tannerie est le grand commerce du pays, il en existe 24.
1900 : les tanneurs barjolais traitent des peaux dites "exotiques" en provenance d’Afrique, d’Asie puis d’Amérique du Sud.
La situation géographique de Barjols, à proximité du port de Marseille, est alors son atout principal.
Les tanneries connaissent alors leur apogée spécialisées dans la petite vachette exotique, elles prennent une place prépondérante sur le marché français. Au début du XXème siècle, l’apparition de nouvelles méthodes de tannage font leur apparition et révolutionne l’industrie du cuir.
Les nouvelles méthodes, le tannage végétal, permettent de réduire le temps de tannage de plusieurs mois à quelques semaines.
Mais la véritable révolution réside dans la découverte du tannage au chrome qui ne dure que 24 heures. La concurrence devient alors importante.
1939-1945 : Ils ne restent que 3 tanneries importantes à Barjols.
Elles emploient plus de 450 personnes et représentent de 5 à 7% de l’ensemble de la production des tanneries françaises en traitant 5000 tonnes de peaux par an.
1955 : Les Tanneries de Barjols subissent une pente descendante.
1983 : Dépôt de bilan de la dernière tannerie barjolaise. La qualité de l’eau trop dure empêchait de travailler le veau pour en faire des peaux souples de luxe. D’autre part, la pollution de l’eau aurait nécessité des travaux trop coûteux. Or à Barjols, on fabriquait un article moyen pour chaussures de travail. Cette industrie s’est progressivement délocalisée vers les USA, l’Amérique du Sud
...

A moins d’attendre le G1 qui risque de passer dans les parages la semaine prochaine, il est temps de repartir malgré la chaleur.

Une mante religieuse vient dire bonjour à Brigitte en se posant sur son bâton, tandis que des escargots ont investi un oratoire.

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Pontevès. C’est devant le porche de ce qu’il reste du château et sur l’esplanade que nous faisons des photos de groupe.

 

« Au Moyen-Age, Pontevès était le chef lieu d’une puissante seigneurie dont dépendait la ville voisine de Barjols. Cité comme Castellum dès 1021, le château est situé sur une éminence rocheuse qui surplombe la plaine. A la fin du XIIème siècle, le village qui l’entoure s’est protégé par une enceinte qui est venue doubler celle de la forteresse. Mais dès le XVème siècle, les Pontevès s’installent dans leur hôtel de Barjols et vendent le château en 1650.
Son nouveau propriétaire, Maurel, un financier aixois surnommé le Crésus de Provence, entreprend son réaménagement complet. L’édifice se compose alors de trois corps de logis flanqués de quatre tours. Du village, on y entrait par une porte qui existe toujours. Au total, une cinquantaine de pièces composaient le vaste bâtiment dont 14 chambres, 4 caves, une chapelle et une galerie. Au cours du XVIIIème siècle, le château tomba petit à petit à l’abandon. Le site et les ruines de l’édifice sont, depuis 1862, propriétés de la famille Sabran-Pontevès. »  (site La Provence Verte )

Après un passage sur la route nous empruntons l’ancienne voie ferrée  Meyrargues-Nice avec un chien pour guide jusqu’à ce que nous retraversions la route pour ce que Jack nous avait annoncé comme un tunnel court pour lequel nous n’aurions pas besoin de lampe de poche : tunnel à ciel ouvert !!!.

Et nous voilà de nouveau à Barjols où nous remontons et redescendons des escaliers et découvrons le magnifique campanile

et de nouvelles fontaines dont celle de la Porte Rouge où certains se désaltèreront et celle du champignon.

Quelques courageux monteront au sommet des chutes du Réal tandis que les autres se reposeront à l’ombre. Se succèdent alors diverses fontaines, l’ancienne tannerie avec ses bassins à trempe du XVIème siècle et une roue à Aube entraînant un fouloir.

C’est sur une place du village que nous allons partager le verre de l’amitié.

Merci Jack pour cette agréable et fort intéressante balade et pour les "pompes à huile" offertes que pour la plupart nous avons découvert.

Les photos sont de Nicole, Jean-Claude, Jean-Marie et Rolande

La semaine prochaine – G2   843 – Le Thoronet « Le chemin des Moines » - moyen* - 11.9 kms – déniv : 310 m.

Animateur Jean Bo  - Départ 8h30

Parking : place de l’office du tourisme Le Thoronet – coût du trajet A/R : 32 €

 

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 13:33

2018-09-20 – N° 613.2 - LAC NEGRE-PAS DU PREFOUNS – G1

 

 

En ce début de saison, Alain nous propose une première randonnée sportive pour découvrir, dans la vallée de la Vésubie, le lac Nègre  et un paysage glaciaire spectaculaire de haute vallée. Dix courageux randonneurs se sont levés de bon matin pour atteindre, dès 9 heures, au-dessus du Boréon, le parking de Salèse,  à 1 670 m d’altitude. Le temps est beau et le ciel bien bleu.

 

A l’extrémité du parking et  à la balise 434, nous nous élançons sur le GR52  qui chemine dans le vallon de Salèse,  le long d’un ru quelque peu torrentiel.

La montée est aisée et nous atteignons la vacherie de Salèse.

Alain nous fait un topo de la randonnée : « Un aller et retour avec variante au retour, d’environ 19kms pour 1000 m de dénivelé. Nous commencerons par une première montée jusqu’au col de Salèse par un beau sentier. Puis nous continuerons sur un chemin muletier jusqu’au lac nègre à environ 2360 m d’altitude. Et nous terminerons par un sentier en lacets, dans un univers minéral, jusqu’à l’ascension finale au Pas du Préfouns à 2615 m où nous déjeunerons.»

 

Nous montons sous les mélèzes

et passons à proximité de la source de Chardole avant d’atteindre le col de Salèse (2 031 m)  où nous nous arrêtons pour la pause banane, à 10h30.

Un petit passage sur la route et nous retrouvons le sentier muletier, qui monte plein nord, avec des passages où l’eau ruisselle. Sur notre gauche nous observons le Caïre Archas (2 632m).

.

Nous traversons  un petit pont de bois qui nous accueille pour une photo de groupe, au-dessus du torrent.

Quelques dizaines de mètres plus loin, après la bifurcation nous montons par des marches empierrées, avec devant nous le Caïre Pounchu (2 495m) 

Puis le chemin s'élève fortement en forêt et nous rencontrons un troupeau de vaches en alpage. 

Nous avons une belle vue sur le vallon des Mollières.

Nous arrivons à un replat : le camp Soubran et son petit lac près de la sente.

En arrière plan le Caïre Pounchu

Alain nous explique qu’en suivant le chemin sur notre droite nous passerions un deuxième lac avant de découvrir les Lacs de Frémamorte. Mais bon, ce sera pour une autre fois…

Nous avons hâte de découvrir le lac Nègre, que nous atteignons après un peu moins de 1 km et une centaine de mètre d’élévation, au travers de gros blocs morainiques, au pied du Caïre Pounchu.

Après avoir passé le petit verrou glaciaire,  le lac Nègre apparaît en bas d'une magnifique vallée glaciaire en auge. Nous nous dirigeons vers le chemin qui le contourne par l'Est et nous faisons une nouvelle photo de groupe près de l’eau très claire.

Puis nous observons le paysage grandiose de roches ocres - grises granitiques.

Alain nous décrit, de gauche à droite : la pointe du Giegn (2 868 m), le vallon de la Margiole, qui précède les aiguilles du Caïre du Préfouns (2 835 m); puis en suivant la crête vers la droite, le pas du Préfouns et la double cime de la Tête des Tablasses (2 855m);à l'extrème droite le début du flanc des Bresses.

Si vous voulez l'écouter cliquer sur le lien suivant :

https://drive.google.com/file/d/1gmGmC5qh65rGT85IFtoc4lIruRM5FiaU/view?usp=sharing

Nous pouvons observer une ligne blanche et nette sur les Préfouns et les Tablasses. Un tel changement de couleur de la roche sur les bords d'une vallée  glaciaire, marque la plus grande extension du glacier (trimline). Sa continuité sur les deux massifs suggère l’existence d’une langue glaciaire latérale, vers le Valle del Prefouns (de l'autre côté de la crête, versant italien). C’est ce qui s’appelle « la diffluence » en glaciologie.

« Le lac Nègre est sûrement, avec le lac Besson, l’un des plus beaux lacs du Mercantour. Autrefois appelé Lac Noir, c’est un lac glaciaire dit de surcreusement (barré vers l'aval par un verrou), qui s’étend sur une dizaine d’hectares et peut atteindre une trentaine de mètres de profondeur. C’est cette profondeur qui donne parfois à l’eau sa couleur sombre et est à l’origine de l’appellation du lac.»

Nous contournons le lac par toujours l'Est et observons, sur l’autre rive,  une grue cendrée. Mais nos zooms photographiques ne sont pas assez puissants pour l’immortaliser.

Nous sommes au cœur de l’ancien glacier et nous passons à côté de moraines « dos de baleine »

Il nous faut alors fournir un dernier effort pour atteindre le Pas du Préfouns qui nous fait face à 2 608 m d’altitude : de nombreux lacets nous permettent de franchir un peu moins difficilement ce passage pentu. Quelques chamois nous surveillent.

A l’arrivée, nous sommes fourbus mais tellement heureux de découvrir les panoramas magnifiques.

« Le pas du Préfouns, culminant à 2 615 mètres d'altitude, est un col pédestre situé au nord du lac Nègre, entre les Aiguilles du Lac Nègre et la Tête des Tablasses, séparant l'Italie de la France. Il  n'est devenu frontière qu'en 1947 avec le traité de Paris. Il est situé à l'extrémité de la zone centrale du parc national du Mercantour côté français et du voisin italien, le parc naturel des Alpes maritimes. Du côté italien se trouve un petit abri sur une dalle horizontale. Le pas du Préfouns était le poste de chasse du roi d'Italie Victor-Emmanuel II, qui y guettait le passage de chamois et de bouquetins. … »

Et pour nous c’est un lieu idéal pour notre pique-nique, bien à l'abri du vent.

Nous observons à nouveau le lac Nègre mais en regardant maintenant vers le sud.

La description de l'horizon est repris des informations tirées  de la toile  : "De gauche à droite se situent la cime de Rogué, 2 705 m (dominant un très beau cirque glaciaire qui s'ouvre à l'ouest, limité au N par le caïre de Rogué 2 495 m et au S par le serre et la pointe de Rogué 2 435 m), le mont Archas (2 526 m), plus au fond, légèrement à droite du milieu de la photo, puis sur la crête qui revient la cime de la Valette, la cime de la Costette en partie masquée par le Caïre Archas (2 632 m)."

Côté italien la vue est aussi impressionnante.

Les aiguilles granitiques de Cresta Savoie sont une belle image de failles verticales ouvertes.

Il est 14H45 quand Alain nous invite à redescendre, par le même chemin.

Nous atteignons le lac Nègre 40 minutes plus tard.

 

Arrivés au niveau de Camp Soubran, Alain nous guide vers un petit chemin, à l'est : c'est une variante par la piste des cavaliers qui va nous éviter de descendre sur le chemin empierré pentu.

Le troupeau de ce matin s'est déplacé et nous le retrouvons dans le secteur des Sagnes.

Nous retrouvons le col de Salèse et terminons notre descente jusqu'au parking.

Nous prenons le pot de l'amitié à Saint Martin de Vésubie.

Merci Alain pour nous avoir fait découvrir ces magnifiques panoramas, grâce à cette très belle randonnée, certes longue mais sans difficulté technique.

Les photos sont de Alain et de Claude C.

 

La semaine prochaine, jeudi 27 septembre : Attention changement de programme.

G1 : Départ : 7 h00  Jean Bo. N° 582.1  Le Lac de Sainte-Croix

       L : 18 km . Dh : 400 m  Moyen ** avec quelques passages en Moyen *** (franchissement de la barre rocheuse)
 
Parking : Aux abords de l'intersection D957-D619


 

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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 13:37

Les Falaises et la chapelle de St.Quinis-G2

 

31 marcheurs sur le parking de Ste Anastasie sur Issole, 2/3 de G1 et un tiers de G2, le blogueur de service a eu des doutes sur le titre du blog, G1/G2 ou G2. Il faut dire que le programme du G1 aujourd'hui "était croquignolet"

 Retour d'Yvette après son accident de Février.

C'est Joël qui nous a concocté cette rando et qui nous fait la présentation: c'est une rando courte avec comme principale difficulté une montée courte mais assez raide: 10 km et environ 400 m de  dénivelée. Nous pique-niquerons à la chapelle de St Quinis avant d'aborder la grande descente du retour.

L'accès à la chapelle sera possible et nous pourrons y admirer de beaux ex-voto. Un seul café dans le village, fermé  cet après-midi mais qui sera ouvert spécialement pour nous.

Il rappelle par ailleurs les consignes pour les inscriptions qui devraient se faire directement aux permanences du Mercredi.

Et c'est le départ en admirant au passage la belle fresque de la mairie.

Nos deux serre-files comptent.

Nous passons ensuite devant l'église à l'austère façade. De

style romain elle a été modifiée à plusieurs reprises au 18ème et au 19ème siècle.

Puis nous abordons la zone verte avec la rivière Issole et les grandes pairies qui la bordent. Bucolique.

C'est la-haut que nous allons.

Nous quittons le village en longeant la rivière puis après

un passage en sous-bois nous abordons la fameuse

montée, en plein soleil.

Oui on n'avait pas encore parlé météo mais aujourd'hui il va faire très beau et déjà en plein soleil, c'est très chaud.

La montée est raide avec deux passages très accentués 22 et 29%, courts heureusement. De plus il le sol est constitué de gros rochers formant de grosses marches irrégulières. Les photographes s'occupaient surtout de leurs  pieds mais néanmoins nous auront quelques photos en pleine activité.

Voici le groupe de tête qui s'échappe puis le groupe des serre-files.

Certains regrettent la plage…

Enfin nous arrivons en haut sur l'aire de départ des deltaplanes.

Les premiers arrivés se sont installés sur des chaises, à l'ombre, pour la pause banane. Le grand confort !

Après cette pause appréciée par tout le monde, nous reprenons la piste, suite de montées et de descentes en plein soleil.

Pas un poil d'ombre. mais quelques fleurs de saison, colchiques et asters d'automne.

Puis Joël nous fait quitter la piste pour aller admirer le panorama, au bord de la falaise. Mais le paysage est un peu bouché par la végétation et il faut grimper sur un rocher pour en profiter.

 

Nous redescendons puis obliquons sur un petit sentier bien abrité dans la forêt. Ô merveille, l'ombre est presque fraîche et nous progressons quasiment à plat mais le sentier  va disparaitre et il faudra revenir en arrière pour récupérer la bonne piste.

Encore une montée et nous arrivons à la chapelle où un groupe des Excursionnistes Marseillais est déjà installé.

A notre tour, nous nous installons à l'ombre pour nous restaurer. Des petits saucissons secs circulent, merci Rolande.

Après le café et un coup d'œil sur la falaise, là, bien

dégagée, Joël nous parle de St Quinis et de la chapelle. Voici un résumé de ce que nous avons appris sur ce saint homme.

"Saint Quinis naquit aux alentours de 500 à Vaison la Romaine (Vaucluse). Lors d’un pèlerinage à Arles, sa mère entendit une voix lui annonçant qu’elle aurait un fils qui deviendrait évêque et serait connu pour ses miracles.
Bon élève, Quinis fut envoyé par l’évêque de Vaison sur l’île de Saint Honorat (au large de Cannes) pour y apprendre la théologie dans un des monastères les plus réputés de la région. Durant son voyage à travers la Provence, il […] réussit à convertir de nombreux païens à la religion chrétienne. Il séjourna longtemps à Gonfaron et à Besse dans un ermitage au sommet de la montagne qui porte son nom.

 

Devenu vieux, l’évêque de Vaison le fit rappeler et le nomma archidiacre. En 570, l’évêque mourut et Quinis prit sa place. Passant beaucoup de temps dans les rues, il s’occupait des malades, des enfants, des vieillards et des prisonniers. On l’appelait le « père des pauvres ». Il accomplit aussi des miracles : guérisons de lépreux et de paralysés.
Il mourut en 579 à Vaison, et toute la région le pleura. Les habitants des villages voisins de la montagne prirent rapidement l’habitude d’entreprendre des pélerinages jusqu’à l’endroit où il séjourna. La chapelle aurait été élevée dès le 6ème siècle. Mais elle ne survit pas aux guerres de religion (XVIème siècle). Elle fut reconstruite en 1634 par les trinitaires ; en 1639, l’Archevêque obtint que l’église de Vaison lui céde une relique de St Quinis (un os de machoire) et le Conseil du village fit fabriquer une châsse en argent ; un petit couvent fut ajouté en 1646."

Quant à la chapelle, voici ce que l'on peut retenir, à priori.

"Ce promontoire (alt. : 635 m),occupé dès la préhistoire, accueillit au VIe siècle l’évêque Saint Quinis qui y aurait séjourné. La date de construction de la chapelle St Quinis est incertaine. On sait qu’au XVIIe siècle, elle est en ruine et qu’elle est relevée et embellie pour accueillir une relique du Saint (mâchoire). De 1646 à 1778, le site (chapelle et ermitage) est confié à des religieux. Aujourd’hui, les reliques du Saint sont dans l’église paroissiale du village de Camps La Source mais des processions ont lieu encore régulièrement et les pèlerins alimentent la collection d’ex-voto de la chapelle."

 Le groupe se dirige maintenant vers la chapelle et grosse déception, elle est en travaux et subsiste seulement ce grand panneau et la statue du saint.

Tous les ex-voto ont été retirés…mais grâce à la magie d'Internet, nous avons pu en récupérer quelques uns.

Après cette visite,  et avant de reprendre la route, nous discutons avec l'ouvrier qui participe à la restauration.

Bénévole il fait parti d'un groupe qui vient travailler à ses moments perdus. Très amateur de cheval, la discussion  tournera très vite vers les équidés dont une de ses pouliches était présente à côté de nous pendant le pique-nique.

Nous reprenons la piste, en descente continue jusqu'au village. Le début est assez raide et accidenté mais ensuite,

la pente se réduit et le sol devient moins tourmenté.

Plusieurs arrêts seront nécessaires pour regroupement des participants.

Il fait toujours très chaud. A 14 h, le soleil est au zénith et il tape le coquin! Nous arrivons enfin à une large piste et  la recherche de l'ombre par ce mini-groupe est bien caractéristique.

Beau point de vue sur la falaise. C'est là-haut que nous étions tout à l'heure !

Encore 2 km dans les "faubourgs du village" et qu'ils sont durs ces km. Nous nous arrêterons pour faire, enfin, la photo de groupe, juste avant de franchir la rivière.

Nous atteignons enfin le Bistrot de Pays pour le pot de l'amitié.

Quelle tablée.

Merci Joël pour nous avoir fait découvrir ce Saint inconnu pour la plupart d'entre nous et si la montée fut rude, le soleil y fut pour beaucoup.

 

 

Merci aux photographes, Nicole, Rolande Jean-marie

 

La semaine prochaine, le 27 septembre,

 G 2-880-2 - Barjols Ponteves- Jack- Moyen * 11 km Dh : 400 m
Départ : 8 h

Vallon des Carmes et ses cascades, Croix de Castellas et son panorama, le pied du Petit Besillon ; Retour par Ponteves et son château médiéval.
Parking : 83670 Barjols - Cout du trajet A/R : 58 €

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