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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 19:45

2018-04-19 - N°690 - CORRENS - Val d'Argens - G1

Réveil matinal aujourd'hui pour les 20 randonneurs du G1 présents à Correns, mais la promesse d'une belle journée estivale ainsi que d'une pause déjeuner prévue à l'auberge des Templiers à Monfort, a vite gommé les petits tracas d'une nuit écourtée.

L'animateur du jour, Jean Bo, nous présente maintenant le menu du jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"C'est une randonnée facile, sans grande difficulté. Les randonneurs présents lors des précédentes éditions, 2008,2013 ou 2015, auront la surprise de découvrir d'autres paysages suite aux importants incendies qui ont eu lieu sur la commune de Correns en juillet 2016.

A l'heure du déjeuner nous retrouverons nos amis du G2 au restaurant Le Mas des Templiers à Monfort/Argens, où nous serons accueilli par le chevalier du même nom."

Dernières infos, Jean Bo nous donne maintenant les données techniques de cette randonnée classée moyen 2*: distance à parcourir 14,2 km et dénivelé cumulé de 456 m.

 

 

 

Top départ à 8h 30'. Nous démarrons cette randonnée par une visite rapide du charmant village de Correns niché au coeur de la Provence Verte.

Nous découvrons tour à tour la façade imposante du Fort Gibron, la porte à herse Saint Germain, ainsi que plusieurs fontaines.Le village de  Correns comptabilise 17 fontaines et 2 lavoirs.

 

 

 

 

 

 

Connaissez-vous l'origine du surnom donné aux habitants de Correns? Non!!!

Et bien, je vous donne la réponse:

Un soir où la lune brillait ardemment dans le ciel son reflet étincelant dans la rivière au dessous du pont, un brave corrensois, la canne à la main, les yeux rêveurs, pêchait silencieusement.

Un nuage farceur passa au devant de Dame Lune et le bonhomme, un peu naïf, crût alors l'avoir pêchée.

Depuis cette nuit là les corrensois sont surnommés "Pesco Luno" (pêcheurs de lune).

 

 

Ne jetez pas vos vieux vélos!!! La preuve.

 

Nous quitterons Correns après avoir emprunté ce vieux pont de pierre qui enjambe l'Argens.

 

 

 

 

 

Saint Jean Bo et Saint Jean Ma, priez pour nous. Désolé pour notre animateur: "mais même avec ton portable 4G, tu sais bien Jean que les voies du seigneur sont impénétrables!!!"

 

 

N'oublions pas Jean-Claude, notre serre-file du jour.

 

Journée très printanière, les premiers bermudas ont fait leur apparition ce matin. A l'heure de la pause banane, il est temps de retirer une épaisseur et de se restaurer.

 

Dans la foulée, photo de groupe pour le G1.

 

 

Nous abordons peu après cette pause, la partie des terres qui a été dévastée lors de ce terrible incendie de juillet 2016.

 

 

 

Au loin se dessinent les crêtes du gros Bessillon (814 m)et du petit Bessillon (668 m). Celui-ci sera au programme d'une future randonnée conduite par Jack début juin.

 

 

 

 

L'édition VAR-MATIN de l'époque détaille les évènements vécus par les habitants de la région:

L'incendie qui fait rage depuis lundi à 13h dans le secteur de Correns et Montfort, n'est toujours pas fixé ce mardi à 11h.

Le feu de forêt qui a déjà parcouru plus de 600 hectares et brûlé environ 450 hectares de végétation n'est toujours pas fixé, même s'il baisse en intensité.

Les sapeurs-pompiers s'emploient actuellement à contenir l'avancée de l'incendie vers la commune de Cotignac.

 

Vingt-neuf groupes de sapeurs-pompiers venus du Var et des départements limitrophes, soit plus de 600 pompiers, et 170 engins luttent contre cet incendie. Les moyens aériens, deux hélicoptères bombardiers et le Dash de Sécurité civile, ont repris les largages à partir de 6h30 ce mardi matin.

Des élus du conseil départemental ainsi que la gendarmerie sont sur place.

La RD22 entre Montfort et Cotignac et la RD222 entre Carcès et Montfort sont toujours fermées à la circulation.

Aucune victime n'est à déplorer et aucune évacuation contrainte n'a été mise en oeuvre. Pour faire face à l’urgence en cas de forte reprise nocturne, la protection civile avait toutefois installé une cinquantaine de lits dans la salle des fêtes de Montfort.

L'incendie a brûlé lundi deux véhicules de pompiers et ravagé une dépendance du domaine des Aspras. Peu après, une maison située à proximité était elle aussi allègrement léchée par les flammes.

 

 

Côté positif de la chose: nous pouvons admirer ces restanques en parfait état que nous n'aurions certainement pas aperçu sans le ravage de cet incendie.

 

 

 

 

Passé ces paysages de désolation, nous abordons des sentiers plus verdoyants.

 

Adossé à un mur végétal ayant échappé aux flammes, nous découvrons le chateau du domaine de Robernier.

 

Le chateau de Robernier a été dans la même famille noble pendant 400 ans, jusqu'en 2005.
La famille, la lignée de Robernier remonte à la dynastie capétienne, la plus grande et la plus ancienne maison royale européenne.

Le château de Robernier remonte au 16ème siècle, où la structure principale du château a été construite. Au 18ème siècle, le château principal, la chapelle, l'orangerie et la salle de bal ont été construits. L'architecture de la façade principale, avec ses deux tours rondes et pointues, est unique en Provence.

Chemin faisant nous entrons dans le village de Monfort sur Argens, pour arriver enfin devant le Mas des Templiers.

 

 

Nous sommes accueillis à bras ouverts par le chevalier de Monfort.

 

 

Pour se mettre en appétit, un apéritif à base de vin blanc ou rosé du pays, accompagné de divers amuses gueules nous est servi sur la terrasse du restaurant.

 

 

 

Serait-ce à cause de l'attirance du titre, mais notre chevalier fait un tabac auprès de ces dames  semble-t-il.

 

 

Mais passons aux choses sérieuses, prenons place à table pour un moment très convivial.

 

 

 

 

 

 

 

Ce succulent repas est agrémenté par des interventions hautes en couleurs de notre hôte.

 

Mais deux randonneurs, Xavier et Jean Ma , ne sont pas en reste, et nous font l'étalage de tout leur talent. Pour preuve, vous pouvez visionner les deux vidéos suivantes:

https://drive.google.com/file/d/1_qYVj0MIO_hh_2oGMs72L2SDyZ3bypmw/view?usp=sharing

 

https://drive.google.com/file/d/1rvgIeLE93vIkgWIxUN6yyxB1P3IPfJUs/view?usp=sharing

 

Après un excellent café, nous prenons congé du chevalier de Monfort , et c'est les deux groupes réunis que nous prenons le chemin du retour vers Correns.

 

 

Nous passons devant la maison natale de l'inventeur du ciment armé: Joseph Lambot.

 

 

En 1848, il réalise la première barque en ciment armé connue et l'essaye sur le lac de Besse-sur-Issole. Le prototype original est conservé au musée de Brignoles. Cette barque est brevetée le et présentée à l'exposition universelle de 1855. Dans son brevet qu'il dépose à la préfecture de Marseille le , il indique : « Mon invention a pour objet un matériau nouveau servant à remplacer le bois en construction navale et partout ailleurs où il est confronté à l'humidité, comme les planchers en bois, les réservoirs d'eau et les bacs à plantes. Ce nouveau matériau de substitution consiste en un treillis métallique constitué de barres et d'étrésillons ligaturés entre eux ou assemblés en une corbeille de forme déterminée. Je donne à ce treillis la forme la plus adaptée à l'objet que je veux produire et le noie ensuite dans du ciment hydraulique, ce qui règle aussi le problème des joints éventuels ». Joseph Lambot appelle ce nouveau matériau le "Ferciment". Son bateau-ciment et son brevet passent inaperçus dans le bric-à-brac de l'exposition universelle.

 

 

Brigitte, mais d'autres encore, auront moins le sourire quelques minutes plus tard, en découvrant leur pantalon maculé de graisse qui enrobait cette vis sans fin.

 

 

G1+G2 = 37 randonneurs.

 

 

La digestion est difficile, le groupe s'étire en longueur...

 

... comme les flots de l'Argens.

 

Merci à Jean Bo qui encore une fois, a mené cette randonnée de façon chevaleresque.

Reportage photographique de : Brigitte Ri, Claude Ca, Gilbert et Jean Bo.

Votre prochaine randonnée:

Jeudi 26 avril 2018

Départ 7h 30' Jean Ma  789-Gréolières Les Miroirs  moyen***  12 km

Magnifiques paysages sur les hauteurs de Gréolières à 1200 m avant de descendre dans la vallée du Loup pour retrouver le village.

Parking : 120 rue de la Faïsse à Gréolières       Cout du trajet A/R : 50 €

 

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 16:23

CORRENS-MONFORT-690-2-G2

 

Une nouvelle fois, c'est la quatrième, nous nous retrouvons à Correns autour de Rolande pour cette rando-resto qui devient une grande classique chez les marcheurs du Cercle de Boulouris: 2008, 2013, 2015, 2018. La version de 2008 n'eut pas droit au qualificatif "resto", elle se faisait  à partir de Monfort. C'est ainsi que Rolande va présenter Correns aux 16 marcheuses et marcheurs qu'elle va accompagner :

" Correns est le premier village Bio de France. En effet, la totalité de ses agriculteurs cultivent selon les principes de l'Agriculture Biologique depuis 1997 soit environ : 80 agriculteurs : une cave coopérative, trois domaines viticoles, deux éleveuses de volaille et productrices d’œufs, un apiculteur, un éleveur de chèvre installé par la commune dont le troupeau permet une bonne gestion de la forêt (dont le risque d'incendie) et la fabrication prochaine de fromages de chèvres, un céréalier, deux maraîchers, un spécialiste des plantes à parfum aromatiques et médicales a créé une distillerie pour la production d'huiles essentielles".

Elle nous présente ensuite la rando, 11,5 km et 250 m de dénivelée, sur de bons chemins, avec une forte montée au début et une forte descente à l'arrivée. Le G1 a une demi-heure d'avance sur nous mais 3 km de plus à parcourir.

Commence ensuite la visite du village par l'église, mais celle-ci n'est pas ouverte. C'est dommage, car si sa façade n'est pas très attirante, l'intérieur comporte un superbe retable en bois doré à l'or fin.

"Eglise de style classique élevée entre 1736 et 1741 pour se rapprocher des habitants qui se sont déplacés autour du Fort Gibron. En effet elle succède à l’église du Prieuré « Sainte Marie », possession des moines bénédictins de Montmajour (Arles). A l’intérieur se trouve un magnifique maître-autel baroque du XVIIIè siècle en bois de noyer, recouvert de feuilles d’or et surmonté d’une gloire. Cette église accueille le Pardon. Il s’agit d’une cérémonie dotée « d’indulgences : en échange de donations ou de communion, les fidèles sont remis de leurs péchés". 

Encore deux particularités du village, tout d'abord la Fontaine des 4 saisons

et le Fort Gibron.

" Le Fort Gibron date du XIIè siècle. L’abbaye de Montmajour jouissait de la Seigneurie du bourg de Correns et l’abbé possédait

le château dit du fort Gibron, autour duquel se groupaient les maisons. C’est une construction massive dʼart roman provençal, capable de résister aux menaces armées que le Moyen Age connaissait de façon habituelle. Son architecture a été modifiée au cours des siècles mais d’une manière générale, ces transformations n’ont que peu modifié sa structure médiévale.
 

Aujourd’hui, le Fort reçoit expositions et évènements culturels. Il a été restauré en 2008 après 10 mois de travaux".

Les rues de la ville sont toutes en chantier montrant ainsi le dynamisme de cette commune rurale; mais cela nous

privera de faire une jolie photo de la Porte St Germain qui date du 14 ème siècle : "La commune a mis en place une action forte pour un développement de l'éco-construction et la haute qualité environnementale (Mairie réhabilitée selon cette démarche, conseils gratuits lors des demandes de permis de construire).Un chauffage urbain à partir de plaquettes forestières (chaudière bois-énergie) a été installé.

Le village n'a pas perdu son âme et a été sauvegardé sans que ses habitants aient eu besoin de renoncer à l'économie principale (la viticulture), sans avoir eu besoin de céder aux sirènes de l'immobilier (le vendre aux promoteurs). "

Mais n'oublions pas ce petit joyau naturel qui traverse le village, l'Argens.

Après avoir franchi le joli pont qui l'enjambe à la sortie du village nous attaquons notre marche vers le restaurant le Mas des Templiers à Monfort. Mais il est encore loin et nous commençons à grimper sur la petite route qui se transformera en large piste jusqu'au point le plus élevé de la rando à 308 m.

Alors qu'il faisait un peu frais ce matin, le soleil et les calories dégagées par la montée nous imposent un arrêt effeuillage.

Ce champignon, très minéral n'arrêtera pas le groupe bien

parti dans la montée mais aura quand même sa photo.Nous retrouvons les très petites orchidées et les amélanchiers au bord du chemin tels que nous avions pu les observer en 2015.

Quelques jolis sous-bois agrémentent la montée, idéals pour une petite sieste.

Arrivés au point culminant, il est l'heure de la traditionnelle pause-banane.

Il fait très beau, pas trop chaud encore et la perspective d'une zone plus plate nous pousse à l'optimisme. Au Nord-est le grand et le petit Bessillon.

Nous abordons la descente et en même temps la zone brûlée par l'incendie de juillet 2016. Devant nous et plus à

gauche, le terrain a été complètement débarrassé des arsins et c'est étonnant de voir comme le terrain, en pente, sans aucune protection végétale sera fragilisé vis-à-vis de l'érosion.

Plus loin sur notre droite les arbres calcinés sont restés debout.

Pour tous les anciens qui ont connu cette zone très boisée, c'est méconnaissable.

Aux Hautes Canebières, nous partons plein sud sur une nouvelle petite montée et rentrons dans cette zone qui n'a as pas été nettoyée.

Mais l'incendie a aussi dégagé des points de vue et l'absence de végétation nous permettra de découvrir ces belles restanques et cette vigne au fond du vallon, elle nous était cachée autrefois. Maigre consolation !

Maintenant nous basculons dans la grande descente annoncée. Elle est très plaisante et le paysage a changé,

nous avons quitté la forêt brûlée pour un large perspective sur la vallée de l'Argens, Monfort n'est plus qu'à 2 km environ.

Ces oliviers ont été rajeunis de façon drastique. Dire que dans deux mois, ils seront couverts d'olives... enfin, peut-être.

Ces oliviers sont plus jeunes mais ont repoussé sur les vieilles souches des oliviers ayant gelé au siècle dernier.

Nous abordons le village par le lieu dit Le Clou et nous apercevons le château.C'est à son pied que nous ferons la photo de groupe après le dernier briefing de Rolande.

" En pierres apparentes et flanqué de 2 tours carrées, le Château de Montfort fut l'une des très rares commanderies templières du Var..
 

Les templiers qui vont le recevoir de différentes familles nobles en font une vraie forteresse et le seul château détenu par l’ordre dans le Var.
Après l’arrestation des Templiers et la disparition de l’ordre du Temple en 1308, les biens passent aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Le château est partiellement détruit par les ravages du moment. Il est reconstruit et érigé en commanderie en 1411 puis il devient résidence des chevaliers de Malte comme l'atteste la croix de l'Ordre des Hospitaliers, au-dessus de la porte d'entrée.
Les façades et les toitures sont classées. C'est actuellement une propiété privée."

Nous poursuivons dans les ruelles de ce charmant village

pour retrouver nos amis du G1 à l'Auberge du Mas des Templiers où nous sommes accueillis par le maître des lieux en tenue traditionnelle.

Autour de l'apéritif, somptueux, pris debout sur la terrasse, nous retrouvons, outre nos amis du G1, 8 de nos camarades venus avec "l'ambulance", en fait, "les" ambulances.

 Et nous passons à table, 45 convives, pas mal !!!

La maître des lieux nous fera son discours d'accueil habituel, voir la vidéo https://drive.google.com/file/d/1rnPeayHNrhWY2Pa_mb2kiRWmNbVIswA0/view?usp=sharing

Mais la vedette, inattendue, sera notre ami Xavier qui entonnera une chanson à boire. Si vous voulez le voir et l'écouter, cliquez sur le lien suivant mais baissez un peu le son, il a un bel organe, le bougre.  

https://drive.google.com/file/d/1_qYVj0MIO_hh_2oGMs72L2SDyZ3bypmw/view?usp=sharing

Pour ne pas s'en tenir là, Jean Ma prendra la parole pour

nous conter une histoire très compliquée qui déclenchera les rires.Pour lui, ce n'est pas une surprise nous connaissions ses talents. Bon, Maurice, et son "Ami Jean-Pierre", n'étaient pas là, loin dans l'hémisphère sud, mais la succession est assurée.

Notre hote nous ramenera à un peu plus de culture avec Victor Hugo

« Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
…………. Tout le monde connaissait la suite et accompagna le narrateur sur la dernière phrase………….
" Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père »

 

Puis avec le "Mariage de Roland", là, il est équipé de pied en cape:

« Ils se battent - combat terrible! - corps à corps.

(…)

Tout à coup Olivier, aigle aux yeux de colombe,

S'arrête et dit :  Roland, nous n'en finirons point.
Tant qu'il nous restera quelque tronçon au poing,
Nous lutterons ainsi que lions et panthères.
Ne vaudrait-il pas mieux que nous devinssions frères ?
Ecoute, j'ai ma soeur, la belle Aude au bras blanc,
Epouse-la.  Pardieu ! je veux bien, dit Roland.

Et maintenant buvons, car l'affaire était chaude. -

C'est ainsi que Roland épousa la belle Aude

 

Vous pouvez revivre cet instant avec cette vidéo en cliquant sur le joint suivant. 

https://drive.google.com/file/d/1HptAFp2MRzQu3FM_BqqCsRzRkipcB8x4/view?usp=sharing

Le repas s'achève, il nous reste 5 km et 46 m (ça va être dur !!!) de dénivelée.

Jean Bo nous déclare : "les deux groupes marcheront ensemble avec une animation bicéphale (belle expression borélienne-ndlr), Rolande et moi-même".

Adieux à nos amis des "ambulances" et départ en direction de la maison de Jean-Louis LAMBOST, inventeur du ciment armé, d'où il naît une discussion sur ciment et béton armé.

Place aux spécialistes.

Le groupe n'est pas très discipliné dans sa progression, pourtant, avec deux chefs! 

Mais cette petite route est si peu fréquentée…

On se croirait en Toscane...

Nous retrouvons l'Argens près de la superbe écluse et Jean

Bo entraînera son groupe au-delà de l'entrée du bief pour montrer combien les G1 sont souples et audacieux. Il ira jusqu'à mettre les pieds dans l'eau pour photographier ce passage délicat.

Une dernière photo du grand groupe des 37 marcheuses et marcheurs.

Nous longeons l'Argens le long des vignes puis regagnons la route pour revenir ensuite au milieu des vignes avec en perspective la Croix de Basson.(Pour les curieux avides d'histoire, allez voir le blog de la rando "Les ruchers de pierre"-07-09-2017).Mais il nous parlera surtout des Pêcheurs de Lune surnom donné aux habitants de Correns.

"Un soir où la lune brillait ardemment dans le ciel son reflet étincelant dans la rivière au dessous du pont, un brave corrensois, la canne à la main, les yeux rêveurs, pêchait silencieusement.

Un nuage farceur passa au devant de Dame Lune et le bonhomme, un peu naïf, crût alors l'avoir pêchée.

Depuis cette nuit là les corrensois sont surnommés "Pesco Luno" (pêcheurs de lune).

Encore un petit kilomètre, un dernier coup d'œil à l'Argens

et nous retrouvons nos voitures.

Merci Rolande pour cette rando si bien documentée et merci à Jean pour cette agréable journée.

Merci à Claude Ca et Jean-Marie pour leurs vidéos et à Jean Bo, Nicole, Rolande et Jean-Marie pour les photos.

La semaine prochaine, le jeudi 26 avril- G2 Départ : 8 h 30-Jean-Marie-728-Flayosc-Sud-Moyen * 14 km Dh: 300m
Gentille balade empruntant partiellement l’ancienne ligne Nice-Meyrargues. Des vignes, des chênes truffiers,
des oliviers et la terrible Floyère.

Parking à Flayosc-centre du village-Jeu de boules. Coût du trajet : 28€/voiture

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 16:31

2018-04-05 –  N° 734-3 –  LE GRAMONDO DEPUIS CASTELLAR  – G1

 

Alain nous propose ce jour l’ascension du Grand Mont ou Gramondo, ou encore Grammondo en version italienne, qui culmine à 1379 m, une randonnée sportive 2*.

Nous sommes 9 courageux, dont 6 femmes à prendre le départ, avec une météo clémente : il fait doux et aucune pluie n'est annoncée.

Alain nous présente le tracé d’une bonne quinzaine de kilomètres : la première moitié du trajet correspond à une montée permettant d’atteindre la première cime du Gramondo, côté français ; nous rejoindrons sur terrain plat la deuxième cime, côté italien, où nos déjeunerons.  Ensuite nous redescendrons par un sentier en balcon avant de retrouver une montée pour atteindre le col du Berceau. Une descente un peu difficile nous permettra d'atteindre  le  GR 51, qui nous ramera à Castellar.

 

Il est 9 heures quand nous quittons le parking du cimetière et nous prenons la piste cimentée et un peu glissante, qui nous mènera au Col Saint Bernard, dans 3,5 km et après 400 m de dénivelée.

Après une dizaine de minutes de montée, nous avons de beaux points de vue sur le village de Castellar et la baie de Menton.

Nous passons devant un petit  monument érigé en mémoire de P. Leschiera,  berger assassiné : « Tiré comme un lièvre, achevé comme un chien galeux. Alors qu'il regagnait à moto sa bergerie au petit matin du 17 août 1991, Pierre Leschiera, trente-trois ans, à la sortie du village de Castellar au-dessus de Menton, avait été foudroyé dans le dos d'une balle de fusil de chasse puis, à terre, avait reçu le coup de grâce en pleine tête… Après huit ans d'enquête rocambolesque et trois juges d'instruction, deux procès aux  asises, les suspects successifs ont été acquittés ….Un procédure  contre l’état est toujours en cours … »

Nous continuons à monter sur cette  piste désagréable et nous découvrons sur notre gauche le rocher de la Penna, site historique puisque abritant un avant-poste d’infanterie  de la ligne Maginot  occupé en son temps par une garnison de 27 hommes.

Alain nous fait ensuite remarquer les restanques de la Mourga, où nous ferons la pause banane. Joël nous précise que le terme provencal pour restanque est bancau, prononcé « bancaou ».

Nous faisons un petit détour par la chapelle Saint Bernard avant de revenir sur nos pas pour prendre la sente qui va monter à la Mourga. 

 

La ferme St Bernard au dessus de la piste cimentée et la baie de Menton

Nous  faisons la pause banane, promise par notre animateur dans une belle prairie au dessus des restanques.

A la Mourga (Balise 15, 820 m) nous rejoignons le GR 52 et nous dirigeons alors plein Nord, vers la Baisse de Faïche Fonda. Le sentier passe ensuite en sous-bois de chênes et de résineux.

La montée depuis la Mourga sous le ciel bleu

Nous passons à côté de l’ancienne ferme de Mourga, halte buvette pour les randonneurs et permaculture, tout un programme !

Le chemin forestier nous permet déjà d'apercevoir voir le Grand Mont.

Impressionnant ce  bloc éboulé en bord de sente !

Nous arrivons à la baisse de Faiche Fonda. Ici, en 1940, des combats d’une rare violence ont opposé des éclaireurs skieurs français aux troupes italiennes.

Les premières entrées maritimes nous ont rejoints et nous enveloppent d’un fin et frais brouillard, avant de disparaitre, puis d’être remplacées par de nouvelles . Nous aurons alors des phases successives de « j’enlève une couche – je remets une couche »…

La piste forestière nous amène à la baisse et aux ruines de Colla Bassa (balise 16, 1107 m). Les sommets enneigés du Mercantour apparaissent.

Nous quittons le GR  pour un chemin sur la droite qui va rapidement se transformer en un sentier escarpé, pierreux et rocheux.

Puis la pente devient abrupte jusqu’au sommet du Grand Mont. Depuis Colla Bessa la pente est de 30% en moyenne et les nuages montent vite.

Nous sommes bien contents de voir la croix qui marque la fin de notre ascension matinale.

Alain nous précise à nouveau  que Le Grand Mont est un sommet bifide : le premier est situé à proximité de la frontière franco-italienne et le second en Italie à environ 200 m à l'Est. Les 2 sommets ont la même altitude, 1378 m ou 1379 m selon les cartes et leur échelle. Le  sommet en Italie est signalé par un cairn sur lequel est placé une croix tandis qu'à proximité du sommet français il y a une stèle. Le Grammondo (1378 m) est situé à 5 km de la mer à vol d'oiseau. Sa vue est à 360° : du Mercantour à la Corse car il domine les sommets qui lui proches : Cime de Baudon (1266m), Mont Ours (1239m), Mont Razet (1287m), Mont Mulacié (1326m), Mont Méras (1245m), Punta Renuit (1299m), Punta Monetto (1246m), Roc d'Orméa (1132m) et Cime de Restaud (1148m).

Mais bon, la réalité est tout autre ! Nous sommes entourés de nuages. Ce n’est pas ce jour que nous verrons la Corse ! La visibilité, variable, nous permet de voir le sommet italien et de deviner le Roc d’Orméa.

Nous nous rapprochons de la stèle devant laquelle nous ferons une photo de groupe:

La croix en fer à été montée en 2004. 

 

En dessous, une plaque commémorative est à la mémoire de Patrick Berhault, alpiniste et guide niçois qui s'est tué le 28 avril 2004, à 47 ans, dans les Alpes valaisannes, en Suisse. « Patrick Berhault et Philippe Magnin étaient engagés depuis le 2 mars dans un voyage alpin au long cours, un défi physique et technique sans précédent : l'enchaînement de la totalité des 82 sommets de plus de 4 000 m des Alpes...  Progressant le plus souvent par les voies normales d'ascension, rendues parfois ardues par les conditions hivernales, ils reliaient toutes les cimes à pied, à travers les Alpes françaises, italiennes et suisses. Quelques heures avant l'accident, les deux complices avaient atteint leur 66e objectif, le Taeschhorn, relié par une longue arête au sommet du Dom des Mischabel. Comme à leur habitude, ces deux alpinistes d'exception, reconnus pour leur maîtrise de la progression en haute montagne, n'étaient pas encordés, afin de progresser plus vite…En fin de matinée, Patrick Berhault avait atteint une altitude d'environ 4 500 m sur l'arête du Dom lorsqu'une portion neigeuse s'est effondrée sous ses pas. Précipité dans le versant nord, escarpé et rocheux, il n'a pas survécu à une chute de plusieurs centaines de mètres.»

Nous nous dirigeons vers le sommet Est du Grammondo, en passant par l’oratoire de la Madonne : Joël remplit le livre d’or pour le groupe.

Avant la cime, nous cherchons une place abritée pour la pause repas.

Malgré la faim qui nous tenaille nous guettons la dissipation des nappes nuageuses pour apercevoir les sommets du Mercantour et la côte vers Vintimille. Mais souvent nous avons à peine le temps de sortir l’appareil photo que les voilà à nouveau cachés. C’est donc grâce aux prouesses des photographes que vous pouvez observer ce que nous avons entr’aperçu :

Le Petit et le Grand Mounier enneigé
La cote italienne (Vintimille)

Ayant repris des forces, nous repartons vers le 2ème sommet et nous y faisons une nouvelle photo de groupe, contre le cairn portant la croix.

Nous entamons la descente du versant italien.

Puis nous bifurquons sur la droite pour rejoindre un sentier en balcon, qui serpente en dessous de la crête frontalière. Mais toujours pas de vue sur la Méditerranée.

Avant d' atteindre le Pas de la Corne (1046m), nous observons La Cime du Restaud et le Roc d’Orméa séparé par le col du Berceau.

Nous repassons sur le versant français après une petite montée qui nous permet de voir les ruines du Vieux Castellar, avant de rejoindre le GR 52 (balise 12).

La dernière montée du jour, vers le col du Berceau, est courte (environ 500 m) mais les 140 m de dénivelée paraissent difficiles en fin de journée.

Nous sommes récompensés de nos efforts : la vue sur la côte de Menton à Monaco est dégagée.

Nous nous reposons un peu avant d’entreprendre la dernière difficulté de la journée : une longue descente d’environ 1 heure, caillouteuse et avec des pentes fortes, pouvant dépasser les 25% par endroits, qui expliquent quelques glissades sur les fesses.

A la balise 11, nous quittons le GR 52 qui descend vers Menton et nous dirigeons, plein Ouest, vers Castellar par le GR51. La descente par ce sentier encore caillouteux devient presque confortable. Nous  voyons la falaise de l’Orméa et ses abris sous roche. 

L’un d’eux, appelé l’abri Pendimoun est un site remarquable, puisque des sépultures et 5 squelettes humains datant du Néolithique ancien y ont été découverts. Aller relire le beau blog de Brigitte pour en savoir plus en cliquant sur le lien http://randosboulouris2.over-blog.net/2017/02/cime-de-restaud-roc-d-ormea-23/02/2017-636.html

Nous retrouvons la civilisation avec la vue de l’autoroute derrière le village de Castellar.

Pas de pot au café du village, la bistrotière ayant pris sa retraite depuis quelques mois. Mais nous avons acheté des canettes bien fraîches, que nous avons dégustées au soleil avec quelques douceurs sucrées.

Merci Alain pour cette très belle randonnée, malgré l’absence de panoramas pourtant annoncés, mais cachés par les nuages. Et bravo aux photographes, Alain, André, Dominique et Claude C.,  qui ont su saisir les bonnes vues au bon moment.

La semaine prochaine, jeudi 12 avril :

G1    Départ : 9 H    Joël    Via Ferrata    moyen***        
Initiation et découverte des plaisirs de la via ferrata autour du phare du Dramont ; je serais présent pour aider et conseiller, mais l'activité sera encadré par un moniteur agréé. Coût de la prestation, prêt du matériel compris, 35 €. Inscription obligatoire avant le jeudi 7 mars.
Complément d'explication à venir.
Parking : Port du Poussaï – Le Dramont  
 

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