Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 13:12

Le Thoronet-Le Chemin des Moines.G2

 

Normalement cette rando est dite "culturelle" car elle est l'occasion de visiter l'Abbaye du Thoronet. Mais aujourd'hui ce monument est fermé et nous en reparlerons plus tard.

C'est Jean Bo qui nous guidera comme il l'avait fait il y a deux ans dans cette forêt qui sépare la célèbre Abbaye du village. Nous sommes 25 autour de lui pour son briefing du matin.

Il nous présente d'abord Françoise, une nouvelle marcheuse

puis nous montre le profil de la rando qui peut paraître très montagnard par le jeu de l'échelle choisie.

 

 

En fait c'est une rando facile de 12 km et 310 m de dénivelée. La seule difficulté est une montée raide mais très courte. En fait, elle ressortira à 13 km et 390 m.

Daniel R, sera comme d'habitude, notre serre-file.

Pour commencer, nous traversons le village-pour réserver le pot de ce soir(très important)-afin de rejoindre la place de l'église où nous allons découvrir cet avis assez étonnant.

Jean nous fait un petit topo sur le village et la bauxite, le minerai d'aluminium.

Entre la fin du XIXe siècle et les années 1980, le Var a constitué le principal gisement de bauxite français et a tenu le rôle de leader mondial pendant plusieurs dizaines d'années.La mine a été une des activités essentielles du Thoronet jusqu’au 4 décembre 1989 où «Les Gueules Rouges» viennent d’apprendre la fermeture de plusieurs sites varois d’extraction de bauxite, dont celui de Peygros. Les Thoronéens ont été des acteurs prépondérants dans l’histoire des mines de bauxite du Var

Nous attaquons ensuite la première montée à la sortie du village et très vite, un effeuillage s'impose. S'il fait un peu frais en ce début de journée, la météo nous promet une journée chaude et ensoleillée.

Puis ce sera la pause-banane avant d'aborder la côte qui nous conduira à l'altitude de  250m d'où commence une sorte de plateau.

Au passage nous avons pu observer quelques fleurs d'automne, des asters, des clématites des haies avec leurs fin plumets et des daphnés joli-bois avec fleurs et fruits.

Nous poursuivons sur cette large piste, avec un  groupe assez distendu lorsque, face à nous, la fameuse grimpette annoncée par Jean. C'est court, mais intense. Certains pratiqueront le zigzag, très efficace.

Maintenant nous redescendons vers le "rouge", la zone proche de la mine de bauxite que nous allons longer jusqu'à l'abbaye.

Regroupement pour la photo de groupe.

Elle est contente, elle a réussi sa photo de la "baleine", c'est ainsi que nous avons baptisé ce superbe rocher.

Une grande descente douce nous attend maintenant sur 1, 5 km en longeant l'ancienne mine.

Jean va nous installer pour le pique-nique, dans une grande prairie bien équipée de tables et de bancs que nous occuperons en totalité.

Bien arrosé ce repas, comme de coutume dans le G2 avec un punch antillais, du Stanislas, du muscat de Rivesaltes, du rouge du Jas d'Esclans. On s'arrête sur quelques douceurs russes proposées par Claudine.

N'oublions pas notre devise "Au G1, on vit bien, au G2 on vit mieux" toujours selon notre philosophe Xavier.

 Ce petit coin de nature change beaucoup du parking de l'abbaye que nous avons utilisé à une autre occasion.

Ce parking, parlons-en un moment. Il est occupé en partie par des caravanes de la société VIPLOGES (nous n'avons rien touché pour la pub…) ce qui nous laisse à penser qu'il y a un événement important à l' Abbaye, confirmé par un panneau indiquant que l'Abbaye est fermée pour 3 semaines hors week-end. Quelques petits curieux du groupe vont apprendre qu'il s'agit du tournage du film BENEDETTA.

A la fin du XVème siècle, alors que la peste fait rage, Benedetta Carlini entre comme novice au couvent de Pescia en Toscane. Capable depuis l'enfance de miracles, elle va bouleverser la vie de cette communauté.

"Sainte Vierge (le titre initial de "Benedetta") devra être un film profondément habité par le sentiment du sacré. Je m’intéresse au sacré depuis mon plus jeune âge, et plus particulièrement en peinture et en musique", a déclaré le réalisateur Paul Verhoeven.

Les acteurs principaux en seront Virginie Efira  qui incarne ce personnage sulfureux aux côtés de Charlotte Rampling, Clotilde Coureau, Louise Chevillote, Lambert Wilson et Olivier Rabourdin.

Fin du tournage prévu en novembre pour une sortie en 2019.

Nous n'avons vu aucun des acteurs, c'était la pause repas.

Jean va cependant conduire le groupe jusque à l'entrée de l'Abbaye où il nous présentera son histoire.

L’abbaye du Thoronet a été fondée au XIIeme siècle en Provence, pour une communauté de vingt moines seulement, sans compter les frères lais, à une époque où celle-ci relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric Ier Barberousse (1152-1190). L’empire s’étendait alors de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région.

Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florina qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye.

Les hommes du Temple cultivaient un grand nombre de terres, soit qu'elles aient été leur propriété, soit qu'elles aient appartenu aux Moines Cisterciens du Thoronet qui se posaient ainsi en suzerains des Templiers. Lors de la suppression de l'ordre en 1312, la quasi totalité des biens du Temple à Lorgues revinrent aux Cisterciens du Thoronet.

L'abbaye ne tarde pas à connaître la prospérité, à la suite des nombreuses donations qui affluent, notamment de la part des seigneurs de Castellane. Jusqu'au milieu du xiiie siècle, les donations permettent à l'abbaye d'organiser son économie autour de l'agriculture et de l'élevage. 

En 1791, la vente du monument comme bien national est annoncée. Vendue pour 132 700 francs, puis à nouveau délaissée, elle est rachetée par l'État en 1854. Grâce à l'intervention de Mérimée, elle échappe à la ruine. Depuis, les travaux de consolidation et de restauration se sont succédé. Ils étaient devenus d'autant plus indispensables que l'abbaye souffrait de l'exploitation de la bauxite à proximité.

L’isolement prescrit par la règle de saint Benoît est relatif au Thoronet.

En effet, l’abbaye se situe à une journée de marche de l’évêché de Fréjus (45 kilomètres) et on trouve dans un rayon de dix kilomètres de nombreux villages préexistants.

De plus, les ressources matérielles de l’abbaye lui assurent une place importante dans le marché commercial de la région. Ces ressources se situent parfois loin de l’abbaye et les frères convers ont la charge de leur exploitation. L’abbaye du Thoronet possède en effet les marais littoraux de Marignane, au bord de l’étang de Berre, ou encore ceux de Hyères qui permettent la production de sel. L’activité de pêche se fait àMartiguesHyères et Sainte-Maxime. Ce poisson représentant une part plus importante que la consommation propre de l’abbaye, une partie était vendue directement sur les marchés locaux.

La grande spécialité du Thoronet, c’est surtout l’élevage. Ces bêtes fournissent à la fois de la viande qui n’est pas consommée par les frères puisque ceux-ci ont un régime végétarien, et de la peau qui est utilisée pour la confection de parchemin, fait essentiellement en peau de mouton, et très important pour l’abbaye puisque celle-ci possédait un scriptorium.

Puis nous repartons en direction du village en empruntant un morceau d'un des chemins de Compostelle, certainement celui venant de Rome  et qui passe à St Raphaël.

Petits sentiers et larges pistes sans difficultés.

"Tout le monde est là, chef". Compte-rendu du serre-file.

Sortant de la forêt, nous retrouvons la zone des vignes toujours en expansion. Vive le rosé de Provence.

Nous passons ensuite devant la Maison de Notre Dame de Florière, avec un parc planté de plusieurs centaines de superbes cyprès de Florence que nous longerons pendant un long moment.

Maintenant il ne nous reste plus qu'environ 1.5 km à parcourir sur un bon chemin, la grande descente vers le village, le petit escalier et le joli sentier encaissé

dans les jardins et...enfin le pot de l'amitié.

Qu'il faisait soif !

Merci Jean pour cette belle randonnée, la culture sera pour une prochaine occasion…dans deux ans peut-être.

 

Merci à Nicole, Rolande, Jean bo et Jean-Mariepour les photos .

 

La semaine prochaine, le 11 octobre à 9 h, La piste de la Lieutenante avec Patrice.
Moyen ** 12,5 km Dh : 227 m
Jolie marche en sous bois à la découverte des cistes et de la source St Martin et d'un charmant petit lac, avec des points de vues sur le Coulet Redon et la Baou Rouge.
Parking : Domaine de la Lieutenante - Cout du trajet A/R : 11 €
 

 

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 19:30

2018 - 09 - 27 - 582 - BAUDUEN - LE LAC DE SAINTE-CROIX - G1

 

 

 

 

 

Il fait frisquet sur le petit parking en bord de route à 0840h - +6° - on n’a plus l’habitude !

Jean invite donc les 21 randonneurs présents à se regrouper au soleil un peu plus loin afin de nous présenter la randonnée du jour.  19 kms et 500m de dénivelé nous sont annoncés.

Il nous explique que nous allons faire le parcours en sens inverse de ce qui était prévu dû à un arrêté de la mairie des Salles-sur-Verdon remarqué sur internet par Jack et Claude la veille selon lequel «  la piste de Garuby est fermée aux véhicules motorisés à compter du 25 mai 2018 et ce jusqu’à nouvel ordre, étant considérée comme dangereuse en raison de l’érosion naturelle et mécanique du site ».  Toutefois, l’endroit précis de l’éboulement n’est pas indiqué et rien n’est mentionné au sujet des piétons.  Ceci dit, Jean n’a pas voulu prendre de risques et a préféré modifier l’itinéraire afin d’éviter de se retrouver face à un chemin fermé.

Il ajoute qu’il s’agit d’une randonnée sans difficultés particulières si ce n’est que quelques passages délicats dans la barre rocheuse.

En fait, nous devions faire la sportive 725 au Caïre Gros (13 kms et 1000m de dénivelé) mais Joël a souhaité modifier le programme officiel pour ménager les mollets de ceux qui avaient déjà répondu présent aux randonnées sportives de septembre et pour encourager la participation des autres G1 sur un parcours moins exigeant en ce début de saison.  C’est donc une moyenne *** qui nous attend.

Il est 9h, nous partons d’un bon pas sur une piste plate d’environ 3kms bordée de chênes. 

 

     

Et c’est très tôt que les semelles de Marc lâchent !

 

Premier petit arrêt où Jean nous indique le changement de direction à cause de l’éboulement.  On rejoint le GR99 et on part à l’ouest au lieu de l’est.  On voit qu’il s’agit d’un point stratégique car un repère de chasseurs se dresse à l’intersection.  Nous allons donc nous diriger sur Bauduen une fois la pause-banane terminée !

Jean en profite pour nous expliquer l’origine du barrage sur le Verdon,

 

document préparé par Bruno G et que je recopie ci-dessous :

« Avec l’aménagement d’un barrage sur le Verdon en 1972, EDF a créé une retenue d’eau d’une superficie de 2500 ha.   Ce plan d’eau artificiel s’étend sur environ 10 kms, sa largeur est de 3 kms et sa profondeur de 40 mètres.  C’est le plus vaste des lacs à la sortie des gorges. Il est alimenté par les eaux du Verdon au  niveau du pont d’Aiguines et par la source de Fontaine-l’Evêque désormais enfouie sous les eaux.  Cette source, une des plus belles résurgences de France, était située près du village de Bauduen.  Ce nouveau lac, qui a noyé l’ample cuvette de Sainte-Croix et submergé Les Salles-sur-Verdon, est encadré de villages perchés. 

Ce barrage ferme le défilé ouvert dans la barre de Baudinard où débouchent les gorges du Verdon, encadrées de falaises de 200 à 300 m de haut.

Mise en eau la première fois en 1973 et la seconde en 1974.  Le 5 mars de cette dernière à 1645h, une dernière charge de dynamite jette à bas le vieux clocher.  C’est fini : Les Salles-sur-Verdon sont mortes.  Le village est reconstruit et inauguré le 15 août 1974.  Le transfert des tombes a été effectué et seule la cloche qui continue de réciter les heures a été remontée.  Le Père Richard, le dernier occupant de l’ancien village, a été déménagé de force.

Désormais, à la place de l’ancienne vallée truffière, un lac de 2500 ha va s’étendre, aussi vaste que celui d’Annecy.  Une année durant, l’eau ne cesse de monter, jusqu’à la côte 496. Bouleversant la vie de paisibles communes paysannes, subitement muées en stations balnéaires.  Le paysage est d’une splendeur saisissante mais pour quiconque l’a connu « avant «  il demeure à jamais invraisemblable.

Ce bouleversement radical est aussi un drame humain, dont le traumatisme, quarante-six ans plus tard, est encore sensible. La menace pesait depuis des lustres, certes.  Mais qui imaginait ces 700 millions de m3 d’eau depuis lors adossés à ce mur de béton ? Qui supposait ce barrage-voûte haut de 95m, long de 135m, serti par EDF à l’entrée des gorges ? Qui pressentait ces 350 millions de KWh annuellement produits, ces torrents d’eau domestique déversés sur Marseille et le Var par le Canal de Provence ?

Expropriation, déchirement, exode : la mise en valeur hydroélectrique du Verdon est à ce redoutable prix.  Avec un dédommagement : sur le trajet obligé du célèbre canyon, des milliers de touristes, chaque été, hantent désormais ces rives artificielles, où catamarans et engins de plage remplacent les charrues de jadis.

Voyant que nous sommes tous très attentifs, Jean enchaîne sur le village de Bauduen, ce qui nous évitera un nouvel arrêt – on n’est pas là pour rigoler - ndlr!  Nous l’écoutons religieusement et seul le passage d’un hélicoptère au-dessus de nos têtes vient nous distraire !  Mais comme vous venez tous de lire la documentation sur le barrage, je réserve la présentation du village pour quand nous y serons !

Nous repartons d’un bon pas sur un chemin rocailleux

et sommes bientôt ravis d’apercevoir le lac sur notre gauche. 

 

 

Nous descendons ce même chemin bordé de rochers immenses sur notre droite

et après une petite montée

nous dominons les toits du village de Bauduen avec le lac en arrière-plan. Admirez ces reflets entre jade et émeraude ! Une vraie carte postale s'étale sous nos yeux!

 

Nous prenons une photo de groupe à proximité. 

 

 

Jean suggère alors à Marc de se rendre dans un petit magasin pour essayer de faire réparer temporairement ses souliers.  Il en ressort avec des semelles scotchées et heureux de pouvoir marcher dans de meilleures conditions ! Sachez qu’il remercia le magicien chaleureusement, lui acheta le rouleau de scotch et se vit même offrir un petit sachet de lavande en prime !

 

Et maintenant, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce petit village pittoresque, de nouveau d’après le texte de Bruno  et enrichi de nos photos :

Dernière étape avant les gorges du Verdon de la voie romaine reliant Fréjus à Riez, Bauduen dominait autrefois la rivière à plus de 1000m de hauteur.  Ancien village fortifié qui a été, un temps, annexé par les Sarrasins.  Le château fort et une partie du village qui occupait le haut de la falaise a été rasé et il n'en reste que des vestiges. Il fut déperché et reconstruit au XIIè siècle à l’emplacement actuel. 

Avec la création du lac, le village a échappé de peu à l’immersion.  Il est sans doute le village à qui le lac a donné le plus bel écrin.  Assis au bord de l’eau, plein sud, il s’étale au soleil, au pied de la colline qui le protège des vents du nord.  Son petit clocher provençal fait la pointe du triangle. 

 

D'étroites rues pittoresques montent vers l’église, remaniée aux XVIè et XVIIè siècle. 

 

Nous nous arrêtons aussi devant un panneau intitulé « Faire l’Escurancho » que je vous laisse lire

 

 

 

 

  

Un premier passage rocheux pour nous rendre sur les ruines de l’ancien château,

 

 

nous amène dans une autre partie du village.   Nous descendons une ruelle et un escalier de pierres près de l’église St Pierre 

 et continuons d’admirer les maisons  

 

 

avant d’atteindre les berges du lac le long desquelles nous cheminons gaiement sur un chemin plat

avant d’entamer une grimpette 

 et l’ascension de la fameuse barre rocheuse.

 

 

 

Tout au long de ce passage périlleux, nos efforts sont récompensés par de magnifiques vues sur le lac. 

 

Mais le scotch a rendu l’âme et le pauvre Marc marche de nouveau sans semelles ! Ceci dit elles lui ont parfois servi d'appui sur les roches donc il les a gardées précieusement aux mains!

Semelles-gants!

Nos regards croisent des sportifs en aviron et en canoé

 

et même quelques baigneuses plus tard.

Vers la fin de notre périple, Bernard propose d’essayer de réparer une fois encore les chaussures de Marc

et nous voilà repartis !

Peu de temps après, vers 1245h, nous apercevons une belle plage où Jean nous propose de pique-niquer.  Mais quelle surprise !  Il repère parmi les galets une paire de baskets abandonnées et les tend à Marc 

qui les accepte avec joie et qui l’eut cru ? Elles lui vont !  Un peu grandes certes mais quel bonheur d’avoir de nouveau des semelles ! Et quel look ! On ne va pas le perdre !

Nous reprenons des forces

Trouvez l'intrus...!

en admirant la barre du Grand Margès et le plateau de Valensole (Alpes de Haute Provence) réputé pour sa lavande.

 

 

 

Nous distinguons au loin les maisons de Moustiers-Sainte-Marie et celles de La Croix-sur-Verdon à l’opposé.

 

1340h : départ, même si nous resterions volontiers dans ce cadre idyllique! Direction les Salles-sur-Verdon.  Il fait chaud ! Une photo  de groupe quand même avant la prochaine étape.

Piste facile où les discussions vont bon train. 

Jean attire notre attention sur l’éboulement qui lui a donné quelques soucis la veille au soir.

Il est 1420h. Nous quittons les bords du lac pour nous enfoncer sur un chemin de terre battue en sous-bois. Une montée qui semble ne jamais vouloir se terminer nous attend.

Enfin du plat en sous-bois puis de nouveau une montée raide sur un chemin rocailleux.  Les arbres filtrent peu le soleil et nous avons chaud et soif !  On continue de monter, les bavardages ont cessé.

Nous voici à 697m d’altitude avec l’agréable perspective de relonger le chemin par lequel nous étions venus ce matin.  Mais Jean a une idée !  Il rêve depuis si longtemps d’aller au sommet du Grand Défens dont nous sommes si prêts puisqu’il culmine à 712m – qu’il nous invite à l’y accompagner après nous avoir couverts de compliments sur nos capacités physiques ! Nous ne pouvons qu’accepter et nous voilà repartis pour 2 kms supplémentaires aller-retour, d’où la différence entre la distance annoncée et celle parcourue ! Mais comment aurions-nous pu résister à la suggestion de Jean qui évoque une vue plongeante sur le lac ?  Eh bien, la voici la vue !

"Si les arbres avaient été coupés, nous le verrions le lac!"

Nous le taquinons et rebroussons chemin sans rancune.  Nous sommes contents de regagner les voitures et de nous arrêter à Villecroze au café « Cercle de l’Avenir » - joli petit clin d'oeil - au centre d’une agréable place bordée de platanes pour le pot de l’amitié. 

 

 

Merci à Jean pour cette superbe randonnée. 

Les photos sont de Claude, Gilbert, Jean et Dominique.

 

La semaine prochaine, jeudi 4 octobre:

G1 - Animateur: Jack -  880 - 1 Barjols - Le Petit Bessillon - Moyen *** - 15 kms, 700m Dénivelé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 08:40

Barjols – Pontevès – G2 – jeudi 27 septembre 2018

22 randonneurs se sont retrouvés sur le parking de Barjols pour cette randonnée inédite proposée par Jack. La température est fraîche au départ : 10 ° mais soleil et chaleur vont rapidement s’imposer.

Nous accueillons Nelli et Alain qui a décidé sous l’influence de Martine de remarcher.

«  La randonnée sans difficulté est de 11 kms et un peu plus de 400 m. de dénivelé : 12 kms en définitive et 460 m. de dénivelé. Après être passés par le vallon des Carmes, et la table d’orientation de la Croix de Castellas où nous ferons la pose banane nous nous dirigerons vers le pied du Petit Bessillon, où ceux qui ne souhaitent pas emprunter le sentier de découverte des Frégourières (forte montée puis descente) couperons avec Jean-Marie. Nous les retrouverons pour le pique-nique. »

L’eau est omniprésente à Barjols, cascades, fontaines et lavoirs sont bien présents. Les tanneries ont fait par le passé sa renommée. Le village comptait alors 24 tanneries, 19 moulins à Tan, 3 papeteries, 1 blanchisserie, 1 moulin à foulon et 1 fabrique de cartes.

Du parking nous entendons la 1ère cascade. Quelques pas et nous pouvons la voir.

Un certain nombre de marches pour rejoindre le centre du village a réchauffé les marcheurs. Nous passons déjà devant quelques fontaines avant de nous engager dans le vallon des Carmes.

Splendide site naturel de 3 ha au bord de la rivière du Fauvery. Propriété du Conseil Général du Var, il a été entièrement réaménagé avec des passerelles en aplomb de l'eau. Nous descendons tout d’abord au Gouffre des Epines.

Mais il faut remonter après avoir traversé le gué, nous passons sur une plateforme où se trouve un drôle d’arbre :

l'« Arbre industriel » de Michel Stefanini, une œuvre d'art au cœur du vallon : l'eau, l'homme, la nature... Vous lisez ? " Energie, profane, turbine, contemplatif, fontaine, huile, tan, corroyeur, ermitage, déchaussé ... " Le mot de l'artiste : " J'ai choisi l'image de l'arbre comme médiatrice de l'histoire du site. Partant de ses racines, en passant par son tronc, pour aboutir à ses branches, chaque partie du tout évoque le parcours et la marque des hommes au sein de ce site naturel. C'est un travail qui lie et décrit un rapport étroit entre la nature propre du vallon, l'élément naturel, et la nature de ceux qui s'y installèrent pour y vivre, la contemplation, ou la contraindre et la transformer, l'industrie ... ".

 

et découvrons en contrebas la Cascade des Carmes.

De nouveau nous empruntons des escaliers et grimpons jusqu’à l’ancien couvent des Carmes, complexe troglodyte (que nous ne pouvons visiter : ouvert les mercredis, samedis et dimanches hors saison. Les personnes intéressées devront revenir), composé de chapelles et cellules construites dans le tuf dès la fin du 17è siècle. Une petite communauté d’ermites s’y était retirée jusqu’en 1788.

Une nouvelle montée et nous voilà à la croix de Castellas où nous nous arrêtons pour la pose banane.

 

 

 Un point de vue remarquable à 360°...le massif de la Sainte Beaume...la montagne de Sainte Victoire...et une vue magnifique sur Barjols...

 La première Croix du Castellas était en bois et avait été érigée vers les années 1768-1790  Les années, les intempéries eurent raison de la Croix en bois et, plus d'un siècle plus tard en 1915, une seconde Croix en fer fut construite. Celle-ci, minée par la rouille et battue par le puissant Mistral gisait en 1962 sur l'étroit promontoire du petit pic de ce quartier vigie de Barjols ''le Castellas'' . Cette même année, un incendie vint lécher la carcasse vaincue de la Croix » (extrait Var Matin)

La nouvelle croix fut reconstruite par André et Pierre Canova et Alain Demirdjian et installée le 19 août 1964 date du 20ème anniversaire de la libération de Barjols. A l'intérieur du socle en ciment, un manuscrit enfermé dans un tube en verre indique la date et le nom des ''constructeurs''.

Nous nous dirigeons en direction du pied des deux sommets du petit Bessillon

où au bout de quelques centaines de mètres nous abandonnons 5 marcheurs qui sont chargés de repérer un coin pour le pique-nique

tandis que les autres grimpent pour rejoindre le sentier de découverte des Frégourières où en cours de chemin nous pouvons voir des pins noirs d’Autriche, des chênes pubescents, des genévriers oxycèdres, des chênes verts ou Yeuses et des carraires, chemins bordés de murets en pierres. Réservés au passage des troupeaux transhumants entre Basse et Haute Provence ou localement, comme ici, pour passer d’un quartier à un autre.

Au loin nous découvrons Pontevès et son château où nous rendrons cet après-midi.

Nous retrouvons le petit groupe. Il est 13h et temps de nous installer pour le pique-nique, récompensés par deux apéritifs : vin d’orange et Jurançon, l’apéritif d’Henri IV, puis vin rosé et rouge. Et Xavier alors de dire : « Au G1 on vit bien, au G2 on vit mieux ». Après ces agapes, sieste nécessaire pour certains ou grands conciliabules.

Jack nous parle des tanneries de Barjols. (cf site de la mairie)

Aujourd’hui fermées, les Tanneries de Barjols firent la renommée de la commune pour ce qui était du travail des peaux.

La Tannerie artisanale
Au Moyen-Age, le village vivait en autarcie. Chasseurs à l’arc, albalétriers et éleveurs vendaient ou troquaient leurs peaux aux artisans locaux, le plus souvent au cordonnier lui-même qui les tannait.
Le quartier du Réal, avec ses bassins de petites tailles et l’emplacement de sa roue à aube, témoigne d’ailleurs encore aujourd’hui de cette époque.

Vers l’industrialisation

1608 : Jean-Baptiste Vaillant installe la première usine de tannerie grâce aux avantages fiscaux accordés par Henri IV, fervent défenseur de l’industrie.
La tannerie devient alors le moteur de l’économie de Barjols durant plus de 300 ans.
1782 : on dit que la tannerie est le grand commerce du pays, il en existe 24.
1900 : les tanneurs barjolais traitent des peaux dites "exotiques" en provenance d’Afrique, d’Asie puis d’Amérique du Sud.
La situation géographique de Barjols, à proximité du port de Marseille, est alors son atout principal.
Les tanneries connaissent alors leur apogée spécialisées dans la petite vachette exotique, elles prennent une place prépondérante sur le marché français. Au début du XXème siècle, l’apparition de nouvelles méthodes de tannage font leur apparition et révolutionne l’industrie du cuir.
Les nouvelles méthodes, le tannage végétal, permettent de réduire le temps de tannage de plusieurs mois à quelques semaines.
Mais la véritable révolution réside dans la découverte du tannage au chrome qui ne dure que 24 heures. La concurrence devient alors importante.
1939-1945 : Ils ne restent que 3 tanneries importantes à Barjols.
Elles emploient plus de 450 personnes et représentent de 5 à 7% de l’ensemble de la production des tanneries françaises en traitant 5000 tonnes de peaux par an.
1955 : Les Tanneries de Barjols subissent une pente descendante.
1983 : Dépôt de bilan de la dernière tannerie barjolaise. La qualité de l’eau trop dure empêchait de travailler le veau pour en faire des peaux souples de luxe. D’autre part, la pollution de l’eau aurait nécessité des travaux trop coûteux. Or à Barjols, on fabriquait un article moyen pour chaussures de travail. Cette industrie s’est progressivement délocalisée vers les USA, l’Amérique du Sud
...

A moins d’attendre le G1 qui risque de passer dans les parages la semaine prochaine, il est temps de repartir malgré la chaleur.

Une mante religieuse vient dire bonjour à Brigitte en se posant sur son bâton, tandis que des escargots ont investi un oratoire.

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons à Pontevès. C’est devant le porche de ce qu’il reste du château et sur l’esplanade que nous faisons des photos de groupe.

 

« Au Moyen-Age, Pontevès était le chef lieu d’une puissante seigneurie dont dépendait la ville voisine de Barjols. Cité comme Castellum dès 1021, le château est situé sur une éminence rocheuse qui surplombe la plaine. A la fin du XIIème siècle, le village qui l’entoure s’est protégé par une enceinte qui est venue doubler celle de la forteresse. Mais dès le XVème siècle, les Pontevès s’installent dans leur hôtel de Barjols et vendent le château en 1650.
Son nouveau propriétaire, Maurel, un financier aixois surnommé le Crésus de Provence, entreprend son réaménagement complet. L’édifice se compose alors de trois corps de logis flanqués de quatre tours. Du village, on y entrait par une porte qui existe toujours. Au total, une cinquantaine de pièces composaient le vaste bâtiment dont 14 chambres, 4 caves, une chapelle et une galerie. Au cours du XVIIIème siècle, le château tomba petit à petit à l’abandon. Le site et les ruines de l’édifice sont, depuis 1862, propriétés de la famille Sabran-Pontevès. »  (site La Provence Verte )

Après un passage sur la route nous empruntons l’ancienne voie ferrée  Meyrargues-Nice avec un chien pour guide jusqu’à ce que nous retraversions la route pour ce que Jack nous avait annoncé comme un tunnel court pour lequel nous n’aurions pas besoin de lampe de poche : tunnel à ciel ouvert !!!.

Et nous voilà de nouveau à Barjols où nous remontons et redescendons des escaliers et découvrons le magnifique campanile

et de nouvelles fontaines dont celle de la Porte Rouge où certains se désaltèreront et celle du champignon.

Quelques courageux monteront au sommet des chutes du Réal tandis que les autres se reposeront à l’ombre. Se succèdent alors diverses fontaines, l’ancienne tannerie avec ses bassins à trempe du XVIème siècle et une roue à Aube entraînant un fouloir.

C’est sur une place du village que nous allons partager le verre de l’amitié.

Merci Jack pour cette agréable et fort intéressante balade et pour les "pompes à huile" offertes que pour la plupart nous avons découvert.

Les photos sont de Nicole, Jean-Claude, Jean-Marie et Rolande

La semaine prochaine – G2   843 – Le Thoronet « Le chemin des Moines » - moyen* - 11.9 kms – déniv : 310 m.

Animateur Jean Bo  - Départ 8h30

Parking : place de l’office du tourisme Le Thoronet – coût du trajet A/R : 32 €

 

Partager cet article
Repost0