Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 15:23

2018-05-31 - N°785-2 -  SAINTE AGNES – MONT OURS – G1

 

Cinq randonneuses et six randonneurs se retrouvent sur le parking  du Col des Banquettes qui se situe à 2 km environ de la chapelle de Sainte Agnès (06).

 

La température est encore fraîche, 16° à 9 heures, et les prévisions météo se sont améliorées depuis deux jours, seul persistant  un risque de quelques faibles pluies à mi-journée.

Notre animateur du jour, Jack, nous présente la randonnée. Il  nous indique avoir modifié le parcours existant initialement au catalogue, pour le rendre à la fois moins difficile en réduisant la dénivelée cumulée  et plus attrayant en cumulant l’ascension des trois sommets locaux, la pointe de Siricocca (1 050m), le pic de Garuche (1 089m) et le Mont Ours (1 239m). Ses sites sont remarquables du fait des vestiges de défense militaire, de type Séré de Rivières et Maginot.

Nous devrions  parcourir un peu plus de 9 km avec 700 m de dénivelée, avant de visiter le village se Sainte Agnès, plus haut village littoral d’Europe.

 

Xavier prend en charge la fonction de serre-file avec la remise de carte portant notre route. Nous prenons le départ et empruntons un chemin qui longe le ravin de Verroux et qui, après quelques cents mètres monte vers notre première étape, le Col de Verroux (934m).

Nous passons plusieurs gués.

Et le chemin s’élargit en «route militaire» pavée.

Les nuages remplissent les vallées et c’est à peine si nous distinguons, en vue arrière les cimes de Baudon et de Bausson.

En face, sur notre gauche le Mont Ours et le Pic de Garuche sont dans le brouillard, mais la vue sur Siricocca se dégage et nous pouvons entrevoir les fortifications.

Nous reprenons notre montée sinueuse et atteignons le Col du Verroux (935 m). Ce jour la vue surprenante sur Menton et le littoral découverte lors de la reconnaissance  est masquée par la brume.

Après une quinzaine de minutes de grimpette nous atteignons le Fort construit au sommet de la pointe de Siricocca.

«  En 1860, le Comté de Nice est rattaché à la France, ce qui crée une nouvelle frontière face à l’Italie qui s’allie avec l’Allemagne en 1882, après plusieurs tensions. Il faut donc protéger cette dernière , pour empêcher une invasion de l’Italie qui souhaite de plus en plus récupérer ces nouvelles terres françaises. Cette frontière sera protégé par 2 forts, 3 ouvrages, 2 chuises, 1 redoute, plusieurs postes et plusieurs batteries d’artillerie qui doivent  protéger…la place forte de Nice… selon le shéma défensif du  Général Séré de Rivières …  Le poste de Siricocca , situé au NE de l’avancée de Nice et à 5,46 km au SE du fort du Barbonnet a pour mission de contrôler un secteur en avnt de l’ouvrage du Mont Ours, en surveillant le vallon du Careï et le versant occidental de la crête frontière. Cet ouvrage est principalement occupé par des troupes mobiles. Il se compose d’un casernement défensif pour environ30 hommes, d’un mur d’enceinte servant aussi de mur à bahut pour l’infanterie et d’un emplacement pour pièces légères de 80 ou 9à de campagne. Le casernement  défensif possède une citerne en sous-sol alimentée par les eaux de pluie, mais l’ouvrage ne possède pas de latrines ni de locaux de vie... Cette fortification sera entretenue et utilisée jusqu’à la seconde guerre mondiale ».

Nous faisons la pause banane à proximité de la bâtisse en fort mauvais état.

Mais inutile de faire le chemin de ronde, nous ne pouvons découvrir aucun panorama sur la Riviera mentonnaise ou les cimes avoisinantes (Baudon, Mont Ours, Grand Mont, Roc d’Orméa) ou plus lointaines (cime du Gélas, Grand Capelet, Mont Bégo).

Nous redescendons donc rapidement vers le Col du Verroux . Une fois arrivés nous prenons tout droit sur une belle piste que nous quittons rapidement pour un petit sentier qui monte sur notre droite en serpentant en sous-bois.

Nous  nous dirigeons une dernière fois à droite ; le sentier devient caillouteux

Nous longeons la paroi rocheuse, passons au dessus de l'ouvrage sud, avant d'atteindre le sommet du pic de Garuche et l'ouvrage cuirassé.

Sur le toit du bloc

« Le fort de Garuche est une batterie d’artillerie du système Séré de Rivières , ouvrage d’intervalle entre les Banquettes, le Mont Ours et le Siricoca, bâtie à partir de 1874.  En 1914 il devient l’un des rares observatoires  de la ligne Maginot des Alpes Maritimes et contrôlait les deux  bassins de Menton et de Sospel . Il est cuirassé (recouvert d'une cuirasse en métal qui doit mettre ses occupants à l'abri des tirs d'armes légères ou des bombardements)  et est constitué de 2 blocs (ouvrages bétonnés) »

Le bloc cuirassé
Le toit de l'ouvrage d'artillerie côté sud

Le soleil est présent mais les nuages entourent le pic : nous sommes donc à nouveau privé de panorama et nous ne verrons pas le Grand Mont... 

Il est midi mais, collégialement, nous décidons de poursuivre vers le Mont Ours pour y déjeuner.

Nous revenons donc sur nos pas jusqu'à retrouver le large chemin que nous avions quitté quelques centaines de mètres plus bas.

Rapidement nous nous retrouvons dans un agréable sous- bois. Peu avant la Baisse du Loup, nous prenons à gauche une sente pentue, plus ou moins bien définie par quelques marques jaunes sur les arbres.

Nous découvrons rapidement les 2 antennes plantées au sommet du Mont Ours, poste de garde DFCI et arrivons au sommet après un dernier raidillon.

Nous nous installons pour déjeuner au pied du mur d’enceinte SW.

Après le café, nous explorons le site et nous nous dirigeons vers le fort.

Pour le panorama, comme depuis le début, c’est coton….

Nous ressortons par le portail sud et  François est ravi de la route bétonnée pour descendre. Mais dès la première épingle nous la quittons pour une descente raide (30 % environ) et un peu glissante. Nous serpentons parmi les chênes, de cairn en cairn ; les pierres roulent parfois sous nos pieds mais nous restons tous campés sur nos jambes.

Les moutons ne sont même pas craintifs.

Nous poursuivons dans les éboulis, avant de repartir en sous-bois.

La piste  qui va nous mener au bunker des Banquettes  apparaît en dessous de nous et Alain qui, « hop, hop,  hop.. » a dévalé la descente avec Michèle, peut nous photographier d’en face.

 

La descente devient plus facile et nous pouvons observer le toit du fortin.

 

Le village de Saint Agnès accroché à son rocher sort des nuages et nous apercevons la côte mentonnaise.

Nous allons au fort des Banquettes en aller-retour.

«  Il s'agit d'un petit ouvrage de trois blocs servant d'abri actif . Le casernement (44 places) est situé en souterrain, sous environ 12 m de roche et relié au PC à la cuisine, aux réserve par une galerie voutée de 52 m : il avait pour mission non seulement de protéger une section d'infanterie, mais aussi de renforcer la ligne de fortifications grâce à son armement sous béton. Construit en 1931- 1932, il fut utilisé par l'armée française d'août 1939 à juillet 1940, puis par les Allemands en 1944-1945. L'ouvrage faisait partie de la « ligne principale de résistance » de la ligne Maginot  des Alpes-Maritimes, dans le sous-secteur des Corniches. L'ouvrage du Col-des-Banquettes assure la continuité entre le pic de Garuche et Sainte-Agnès.»

Nous revenons sur nos pas pour prendre « le sentier pédestre » qui nous ramènera facilement aux voitures.

 

Nous nous retrouverons près du fort de Saint Agnès, non visitable ce jour.

 Nous pouvons enfin bénéficier d’un beau panorama vers le Sud et le littoral, de l’Italie à Roquebrune Cap Martin.

Nous faisons une ballade dans le joli village médiéval.

Les ruelles
les voûtes
L'église ND des Neiges

Nous découvrons  au Nord le beau panorama  dont vous pourrez profiter si vous cliquer le lien suivant :

https://drive.google.com/file/d/1dB8H2VyLy_CcI3KuxwZXBuR_ZJIL9-2C/view?usp=sharing

Nous prendrons un verre en terrasse avant de regagner Saint Raphael- Boulouris.

L’ensemble des randonneurs, ravis de cette très belle randonnée remercie Jack et lui demande de la reprogrammer rapidement, mais en l’absence d’entrées maritimes !

Merci aux photographes Alain et Claude C.

Attention, la semaine prochaine, jeudi  7 juin, changement de programme pour le G1, la randonnée Le Lauvet d’Illonse est supprimée et remplacée par :

N° 635 : Cap Taillat- Gigaro  15,7 km De 590m

Départ : heure à confirmer par Jean Bo.

Sur la commune de La Croix-Valmer, en passant par le Cap Lardier , ce  parcours est situé sur le territoire du Conservatoire de l’espace littoral . Ce vaste espace protégé de 290 Ha est une réserve typique de la faune et de la flore méditerranéenne.

Partager cet article
Repost0
1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 09:01

Le Thoronet : Canal de Sainte-Croix 832/G2 – jeudi 31 mai 2018

21 randonneurs se retrouvent sur le parking de l’office du tourisme du Thoronet pour la 2è édition de cette balade conduite par Jean Bo dont 6 récidivistes (nous étions 35 en mai 2016) à destination de l’Argens et du canal de Ste Croix.

 « C’est une randonnée de 11.8 kms et d’environ 200 mètres de dénivelé (230 en définitive), sans difficulté particulière. Nous commencerons par un petit tour dans le village, puis après avoir traversé de petits hameaux nous arriverons au bord de l’Argens où nous pique-niquerons, après avoir longé le canal de Ste Croix . »

Nous avons le plaisir d’accueillir Michèle et Hervé, nouveaux à St Raphaël depuis quelques jours et inscrits au cercle.

Le soleil est au rendez-vous et la température agréable. Michel et Beps seront nos serre-file. Nous nous arrêtons devant un chariot rappelant que dans le secteur des mines de bauxite étaient autrefois exploitées,

puis nous dirigeons vers  la place de la mairie (en restauration) et de l'église.

Avant d’entrer dans l’église Jean nous donne quelques informations sur l’Argens.

« L’Argens est un fleuve côtier français, dont le cours est entièrement situé dans le Var. Il se jette dans la mer Méditerranée. La longueur totale de l'Argens est de 115,6 kilomètres. Il prend sa source à Seillons-Source-d'Argens, à 280 mètres d'altitude, Sur son parcours, l'Argens forme par endroits de belles cascades. Il rencontre aussi de vastes plaines agricoles, notamment dans sa basse vallée. De tout temps, les agriculteurs ont équipé le cours d'eau d'une multitude de prises d'eau donnant naissance à des canaux d'irrigations. »

Nous quittons le village en passant par un gué à sec (malgré les nombreuses pluies de ces dernières semaines) et une petite forêt.

Nous partons par le chemin des Moines et attaquons la principale difficulté : une longue montée sur route bitumée.

Finie la route, nous allons prendre une large piste quasiment plate.

Nous nous arrêtons pour la pause banane.  Jean Bo et Jean Be comparent leurs cartes (versions différentes). Un petit cours est fait sur les diverses représentations : forêts, vignes, vergers...

Face à nous nous pouvons voir l’emplacement d’anciennes mines de bauxite et les petit et grand Bessillon.

Nous longeons maintenant une oliveraie, dont les arbres sont lourdement chargés. La récolte sera bonne.

puis passons près d'un clapier (amas de pierres regroupées par l'homme pour dégager un terrain agricole ou pastoral).

Tout du long nous pouvons admirer multitude de fleurs, pâquerettes, pois de senteur, glaïeuls sauvages, cystes cotonneux, coquelicots entre autres, seringa peu odorant et arbuste à fleurs jaunes dont personne connaît le nom. Si vous connaissez l'espèce merci de nous le dire.

Nous longeons alors des vignes et pouvons voir que celles-ci remplacent peu à peu la forêt. Des zones ont été déboisées et d'autres sont en cours.

Passant devant une ancienne maison de vigneron restaurée Jean nous dit que nous aurions pu en cas de mauvais temps  pique-niquer à l’abri.

Le chemin nous conduit au le hameau du Clapier,

puis au canal de Ste Croix, qui alimente toutes les propriétés environnantes. Jean nous donne quelques explications concernant le canal.

Voici l’extrait trouvé sur le site de l’office du tourisme :

"Le canal de Sainte-Croix est une petite merveille de fraîcheur et de verdure qui porte l'eau de l'Argens sur les communes du Thoronet et de Lorgues.

Conçu sous le règne de Charles X par une poignée d'hommes avisés, il fut réalisé entre 1843 et 1846, autorisé par une ordonnance royale de Louis-Philippe.

Il étire ses quelque trente kilomètres -c'est le plus long canal d'irrigation du Var- du hameau de Sainte-Croix jusqu'au Pont d'Argens d'où il se divise en deux branches secondaires.
Accolé au pont, le canal de la rive gauche traverse l'Argens et, sillonnant le territoire lorguais, rejoint le fleuve au Plan de la Vache. Le canal de la rive droite, lui, reste sur les terres du Thoronet jusqu'au hameau des Mauniers.
Avant le passage du canal, les terres étaient alors réservées à la culture du blé, de la vigne et des oliviers. La proximité de l'eau et la possibilité d'arroser sans dépendre des conditions climatiques a soulevé l'enthousiasme et transformé en verdoyantes prairies et en généreux potagers les rives autrefois incultes de l'Argens.
Le canal de Sainte-Croix est parsemé d'ouvrages d'art, lavoirs, aqueducs, ravissants ponts de pierres, qui furent construits par des ouvriers talentueux sous la direction des ingénieurs des Ponts et Chaussées.
Aujourd'hui géré par une ASA, association syndicale autorisée, représentant un groupement de propriétaires, le canal est entretenu par un aygadier.
Ses berges accueillent une faune et une flore remarquables."

Nous traversons le hameau du Moutas dont les habitants sont pleins d'humour. Il faut prendre le temps de regarder les diverses décorations et inscriptions. C’est devant la maison de maison de Monsieur « Tranquillou » que nous faisons la photo de groupe avec lui au balcon (nom attribué par Jean).

Face à sa maison un magnifique cadran solaire. Il est midi moins dix.

Le village est bien entretenu. Les maisons neuves ont un certain cachet et les anciennes sont bien restaurées. Nous retrouvons le canal et nous nous dirigeons vers l'Argens, au bord duquel nous allons-pique-niquer.

Le paysage est splendide. Nous nous installons. Que d’abondance ! Rivesaltes proposé par notre chef et vin d’orange de Nicole, avec petits saucissons au chèvre et biscuits salés, vin blanc, rosé et rouge… On est bien dans un groupe G2. Merci à tous ceux qui régalent.

Durant le repas le ciel s’est méchamment couvert. Et voilà que le tonnerre gronde et qu’apparaissent des éclairs. De grosses gouttes commencent à tomber puis c’est le déluge. Précipitamment capes, impers ou k-way sont enfilés et le départ est immédiatement donné par Jean.

Nous longeons le canal en file indienne. Quel magnifique défilé coloré.

Nous passons  sous un pont perdu dans la végétation sur lequel passe le canal. Jean y grimpe pour la photo. Désolée mais le temps se prête peu aux photos.

Nous évitons (décision unanime) un chemin pentu et caillouteux qui risque d’être glissant en continuant sur la route bien qu'allongeant de quelques centaines de mètres le parcours.

Admirez le chic de Jean, avec son parapluie pour protéger la carte, dira-t-il !!!

A un croisement nous retrouvons le chemin emprunté ce matin. Dans ce sens pour rejoindre le village la pente est raide. Nous arrivons au parking bien mouillés. Après avoir quitté chaussures et posé les sacs nous retournons dans le village pour partager le verre de l’amitié. Pas de terrasse aujourd’hui. Et surprise en partant. Le soleil est de nouveau au rendez-vous.

Merci Jean pour cette agréable randonnée doublement bien arrosée.

Les photos sont de Nicole, Jean, Jean-Marie et Rolande.

Prochaine randonnée G2 – Jeudi 7 juin 2018 – Animateur Jack

« Barjols-Pontevès » - 11 kms – 350 m.de dénivelé – moyen*

Parking de Barjols – Coût du trajet AR – 58 €

Partager cet article
Repost0
26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 06:47

2018-05-24 - N° 886 - Les Sources de l'Huveaune - G1/G2

 

Il fait beau ce jeudi, l’heure de départ est tardive et les deux groupes de marche sont réunis : nous sommes donc nombreux à nous retrouver sur le petit parking du Pont Coulomb, sur la D 560, a proximité de St Zacharie. Mais à la descente de voiture Jean Be constate qu’il a égaré sa pochette contenant papiers et téléphone. Il décide  donc de repartir…Tout va bien se terminer car un voisin l’aura récupérée sur le parking de sa résidence.

Nous sommes donc 37 à  écouter les explications de nos 2 animateurs, Joël pour le G2 et Alain pour le G1. Quand, au moment de prendre le départ, surgissent en courant Béatrice et Jean–Pierre qui nous attendaient en fait, un peu plus haut en prenant un café au restaurant Le Sambuc.

En définitif, 39 randonneurs se mettent en marche à 10h15 dont, selon  Joël, 28 G1 qui exploreront la Grotte, seule différence de parcours entre les deux groupes.

En effet le parcours du jour est un aller-retour aux sources de l’Huveaune où nous déjeunerons (soit pour le G2, 12,6 km et 190 m de dénivelée) et un aller-retour supplémentaire à la Grotte de la Castelette (soit pour le G1, 14,2 km et 294 m de dénivelée).

Profil G1
Profil G2

Les serres files du jour Jean-Claude et Patrice auront fort à faire avec ce long groupe qui s'étirera et le sifflet résonnera, sans parfois être entendu par la tête.

 Rapidement nous apercevons le fleuve Huveaune (et oui ce petit ru est bien un fleuve puisqu’il se jette à la mer).

Si vous n’aimez ni l’eau, ni les promenades bucoliques, ne poursuivez pas la lecture car l’Huveaune est et sera notre seul fil conducteur, rive gauche à l’aller, rive droite au retour.

D’une longueur de 48,4 km, ce fleuve provençal  a un bassin versant de 373 km2. Sa source ou plutôt ses sources, multiples et variables selon les saisons, se situent  autour de la grotte de la Castellette, dans la Commune de Nans-les-Pins (83), à  590 m d’altitude, en versant nord du Massif de la Sainte-Baume.  Après avoir reçu l’eau de 18 affluents  il se jette en Méditerranée à Marseille (13)

Continuons par un peu d’histoire avec quelques repères, paragraphe issu de la toile :

"Le cours de l’Huveaune a considérablement varié avec l’histoire

v. – 20.000 ans. La Méditerranée est à environ à 120 m sous son niveau actuel. L’Huveaune se jette dans la Méditerranée vers  Carry-le-Rouet après avoir traversé l’actuelle rade de Marseille.

– 8500. Des fouilles archéologiques mettent à jour une très forte consommation d’escargots sur ce territoire de la vallée de l’Huveaune.

v. – 8000 ans. Le cours de l’Huveaune, comme ceux du Rhône et de l’Argens, se stabilise avec le niveau de la mer.

3000 dernières années. L’histoire de fleuve est particulièrement agitée:
Les Celtes le nomment Ubelka (dévastatricecapricieuseoutrancière mais aussi sacrée) en raison de sautes d’humeur et de ses crues brutales
AntiquitéL’Huveaune joue un rôle historique considérable avec sa vallée entourée de collines élevées....et les Grecs et les Romains ont su en faire bon usage...Les Romains développent une voie de passage (via) pour rejoindre Toulon (Telo Martius) et surtout la Voie aurélienne (Via Aurelia) entre l’Espagne et l’Italie). Le Pont Romain de Saint-Marcel est construit pour passer de la rive droite (Marseille) à la rive gauche où la voie romaine est établie.

1er s. Marie-Madeleine se serait installée non loin des sources de l’Huveaune. D’où la légende de ses pleurs comme origine du fleuve.
La vallée de l’Huveaune reste très humide pendant une très longue période avec des méandres actifs ou morts et des marais. La plaine constitue un milieu  instable et paludéen avec ses moustiques.Le travail des moines de l’Abbaye de Saint-Victor combiné avec celui de nombreux propriétaires permet une certaine domestication de l’Huveaune, la stabilisation de son cours et de ses rives.

995. Le nom du fleuve Ubelka devient l’Uvelne.1536. Charles Quint fait passer ses troupes par la vallée de l’Huveaune. Il fait un double siège de Roquevaire dont il finit par raser le château mais il échoue devant Marseille

1834, 1892, 1907, 1973, 1978, 1994 : Grandes crues de l’Huveaune.

A partir des années 80 la pollution des eaux devient intense

1986. Le fleuve voit la majorité de son cours déviée vers la station d’épuration des Eaux de Marseille afin de ne plus polluer les plages de la ville... Ses eaux sont également rejetées dans la calanque de Cortiou et, en cas de trop fortes précipitations, le trop plein est évacué par son ancien lit naturel."

Nous marchons sur un beau sentier ombragé et  confortable, le GR9  ou « piste S39 de l’Huveaune le Sambuc » selon Alain.

Mais de face, nous sommes plus beaux...

Après une heure environ de marche le premier gué est devant nous. Une lame d’eau d’une bonne dizaine de centimètres s’écoule et doit être franchie. Diverses techniques sont mises en place par les randonneurs  et les sacs poubelles sont bien efficaces compte tenu du sol plat et de l’absence de pierres.

Le deuxième gué est atteint après une dizaine de minutes de marche.

La pause banane s’impose après tant d’efforts !

Les deux derniers gués  se succèdent rapidement  et sont également  sources d’attractions divertissantes.

Une petite vidéo  l’ensemble des passages de ces gués. Pour la voir cliquer sur le lien : https://drive.google.com/open?id=1VHvhtHTvCUWEjf444Dqrc2nZk-5RNmN7

Nous repassons l’Huveaune grâce à un petit pont de bois.

Au détour du chemin le massif de la Sainte Baume se dresse devant nous.

Dans le vallon de la Castelette, par un petit sentier, nous redescendons vers le fleuve dont le débit est important pour la saison.

Nous atteignons les fameux escaliers mais les vasques en forme de bénitier, appelées gours, ne sont pas vraiment observables, la lame d’eau étant trop importante et les recouvrant.  La couleur turquoise annoncée n’est pas là non plus : le débit actuel ne permet pas le développement massif des Cyanobactéries .

Comment se forment ces structures particulières ?  « L’eau de pluie ruisselant sur le massif calcaire dissout la roche en s’infiltrant au niveau des diaclases et des failles,  déposant dans de vastes salles, de l'argile résiduelle propice par la suite, à l’installation des végétaux. Les sécrétions acides végétales et  le gaz carbonique (CO2)  se combinent à l'eau pour former de l'acide carbonique, qui acidifie le milieu aquatique et qui accélère la dissolution de la roche calcaire en contribuant au creusement de  cavités et à la formation d'un cirque, par éboulements et écroulements de ces grottes. Les particules les plus fines sont entraînées, vers l'aval, par le flux hydraulique.

 Au contact de l'air, au niveau des résurgences des sources, la réaction chimique se déclenche en sens inverse à partir d'une eau très minéralisée et provoque au fil de l'eau le dégazage du CO2 et la précipitation du carbonate de calcium (CaCO3), grâce à la présence de cyanobactéries. A partir de ce cheminement, la rivière va traverser une zone boisée, particulièrement dense et sauvage, où vont se succéder des vasques ou des gours, en forme de bénitiers blanchâtres formés par le dépôt de cet élément chimique minéralisé, qui recouvre par endroits, bois morts, feuilles, blocs, cailloux, plus ou moins encroûtés. Les reflets bleu-vert et turquoise opalescents de l'eau, qui s'écoule lentement sur ces concrétions, sont dûs à la présence de colonies gélatineuses d'algues bleues, la plus ancienne forme de vie apparue sur terre, capable de transformer l'énergie lumineuse en énergie chimique. Ces bactéries, contenant un pigment bleu-verdâtre, la phycocyanine,  contribuent à rendre féerique le lit mineur de l’Huveaune, et à le recouvrir de calcaire blanc (travertin). »

Ce pouvoir d’encroûtement, de  fossilisation et de colmatage des supports  a été utilisé au siècle dernier dans l’artisanat de l’osier : les paniers étaient déposés dans les gours du fleuve pour y être superficiellement pétrifiés, les rendant ainsi imperméables et imputrescibles.

Nous passons à côté de deux cuves métalliques,  restes de l’activité charbonnière.  En effet il s’agit des parties haute  de forme tronconique (à  gauche) et basse (à droite)  d’un chaudron servant à la fabrication de charbon de bois.

Le couvercle manque mais des modèles similaires sont retrouvés en forêt :

« Le four à charbon de bois de type Magnien a été développé entre les deux guerres. Les producteurs de charbon de bois recherchaient un appareil mobile, d'une conduite facile et demandant moins de technicité que la meule traditionnelle. Le cycle de carbonisation était rapide : en moyenne 48 heures pour 8 m3. L'élément bas cylindrique était préalablement installé sur un bourrelet de terre, dans lequel, seront pratiqués les cheminées d'évacuation de gaz et les entrées d'air (fonctionnement en tirage inversé). Les éléments étaient ensuite chargés en bois rangés horizontalement, tout en laissant le centre de la meule libre. Ceci permettait le chargement en braise et petit bois lors de l'allumage. Rendement estimé : entre 20 et 25% du poids de bois. »

Nous arrivons dans la zone des sources. L’eau sort de terre entre les éboulis et coule sur les pierres couvertes de mousse. 

Plusieurs  groupes se sont déjà installés pour déjeuner, mais nous trouvons quelques  rochers pour nous poser  à proximité du chemin plus aval. Jean-Marie commence à nous servir le vin d’orange (Yvette ta production de cette année est un régal ! consolide ton pied et reviens nous vite…)

Quand une chorale s’avance vers lui pour lui souhaiter un bon anniversaire : 83 ans ce jour et toujours vert, sur les pistes et à l’ordinateur pour la préparation des tracés et profils et aussi pour la rédaction des blogs…. Grand respect, félicitations et encore de nombreuses années de marche avec nous. Pour revivre ce beau moment cliquer sur le lien : https://drive.google.com/open?id=1YPXhgL3b_umbCUprEgkFUYfq_Aqe42lW

Plusieurs bouteilles de vin sont débouchées… Mais Jean Ma boit de l’eau...(photo à l’appui Monique !!!)

La collation terminée, les randonneurs courageux G1 du jour passent un petit pont et prennent un petit chemin qui monte  et laisse voir une nouvelle résurgence.

Nous sommes en dessous de la barre de la Cayre.

La pente est un peu raide et le sol devient pierreux. Mais rapidement nous atteignons l’entrée principale de la  Grotte de la Castelette.

Munis de nos lampes  nous pénétrons dans la chambre et pouvons observer les concrétions calcaires en plafond.

 Au fond, la nappe apparaît sous la voûte.

Nous pouvons ressortir par une deuxième ouverture qui donne  sur le vallon rocheux et humide et regagnons un peu plus haut le chemin.

Nous redescendons pour retrouver nos amis G2 et réalisons la photo de groupe.

Il nous faut maintenant effectuer le retour vers les voitures. Nous allons marcher en rive droite, tout au moins au départ et nous éloigner de l'Huveaune.

12 randonneurs de fin de peloton feront une trace légèrement différente  de celle de la tête, plus près de l’Huveaune. 

Ils  retrouveront le groupe sur la rive gauche avant de repasser  les 4 gués de l’aller.

Nous prendrons notre habituel pot de fin de randonnée  à St Zacharie.

Merci à Alain et Joël   pour cette randonnée inédite au Cercle mais bien prisée par les randonneurs locaux et marseillais.

Merci également aux photographes du jour,  Claude C., Nicole, Rolande et Jean-Marie.

La semaine prochaine ,  Jeudi 31 mai 2018 :

G1    Départ: 7h30    Jack    785-2 - Ste Agnès- Siricocca- Mt OURS    Moyen***    9,1 km    Dh :695 m

La Pointe de Siricocca, sommet panoramique, tour de guet idéale, domine Sainte-Agnès, village littoral le plus haut d’Europe . Panoramas sur la Riviéra et le Mercantour Parking : 06500 Sainte-Agnès 

   
G2    Départ: 8h30    Rolande    883 - Notre Dame D’Afrique et les 3 cols    Moyen*    10,5 km    Dh : 400m
 

Randonnée dans l’Estérel  à la découverte d’une végétation variée avec de magnifiques points de vue. Première partie du circuit inédite
Parking : Rue J.B . Pastor    

 

Partager cet article
Repost0