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11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 20:47

Bagnols en Forêt-Oppidum de la Forteresse.G2

 

Une petite rando facile et bien connue pour le G2. C'est  Jack qui va conduire ce groupe de 14 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris. Le G1 partira en même temps, du même lieu, c'est-à-dire du parking du nouveau cimetière (nous adorons les parkings des cimetières) mais dans l'autre sens avec une rallonge vers le Pic de la Gardiette. Mais c'est une autre histoire que Brigitte vous contera avec talent.     

La météo était incertaine, mais finalement le soleil, parfois un peu pâle, nous accompagnera toute la journée.

Alors que Joël qui conduit le G1 présente sa rando, Jack fait de même avec son groupe.

Petite rando de 10 km et 250 m de dénivelé. Une montée très  raide pour rejoindre le secteur des meules et des chemins très variés. Le choix du lieu du pique-nique, rochers et beaux paysages, conduira à un déjeuner vers 13 h.

C'est à 10 h que nous attaquons la large piste dite du "Petit Roc". Aujourd'hui la fonction serre-file sera tenue par un duo de charme, Jacqueline et Marie.

Joli point de vue sur Bagnols avec un fond de montagnes enneigées.

Pas de neige pour nous mais un terrain bien humide.

Comme d'habitude, les habitués ont pris la tête.

Cette piste nous conduit au carrefour de la piste de la Gardiette et du GR51-Le balcon de la Méditerranée. C'est là, au pied du château d'eau que nous faisons la "pause banane".

Jack a constaté que l'allure avait été assez rapide jusque là ce qui lui fait changer son estimation de l'horaire pour la suite.

Nous nous engageons en file indienne sur le GR et très vite nous découvrons l'ancienne décharge de Bagnols, bien "enherbée".

Elle est maintenant à l'arrêt, mais il y a quelques années on la découvrait à l'odorat  bien avant de la voir. Mauvaise nouvelle, elle va rouvrir bientôt…

Un peu plus loin, petit arrêt pour un paysage plus plaisant : la mer, Fréjus et Saint Raphaël et à droite, le rocher de Rocquebrune.

Nous progressons maintenant dans les bruyères arborescentes, plus hautes que nos plus grands marcheurs.

Un tronc en travers du chemin va nous permettre d'étudier les différentes possibilités de franchissement de cet obstacle.

Pour les petit(e)s pas de problème mais nous aurions bien aimé voir nos grands se traîner dans les cailloux. Grosse

déception, Jack contournera, suivi de Gérard.

En face de nous, la falaise de rhyolithe amarante. C'est là-bas que nous allons.

Le sentier commence à grimper et dans un virage nous allons croiser le G1.

Petite pause  au col de la Pierre du Coucou avant

d'aborder la montée finale.

Pas facile cette montée mais il vaut mieux la prendre dans ce sens là car la descente doit être impressionnante.

Tout le monde se regroupe sur la première plateforme. Encore un petite effort et nous retrouvons le plat. Au passage, cette sorte de bassine pleine d'eau est une trace de meule.

Direction l'oppidum, nous y serons à 12 h 30. Effectivement nous avons continué à tenir une bonne cadence.

Encore une montée sous la muraille de l'oppidum et chacun s'installe au soleil, sur les rochers.

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'une de nos amies. Alors nous allons fêter ça  au porto, andouille fumée, tapenade, rosé et vin d'orange.

On savait bons vivants les marcheurs du G2 mais aujourd'hui nous avons une excuse, il fallait bien aider notre copine à prendre une année de plus.

 Les vues sur les montagnes avoisinantes, le Mercantour italien et Bagnols sont toujours aussi remarquables.

Photo de groupe puis, sur le ton de la conversation, Jack va nous cultiver par quelques explications locales.

Tout d'abord sur les meules :" Le site a été occupé de la période du Bronze Ancien (donc de 1800 à 750 avant J.C.) jusqu’au 18e siècle. A cette date, l’exploitation a subitement cessé.

Les meules sont extraites de la roche‑ mère de l’Estérel, massif formé par les éruptions volcaniques de l’ère Permienne (250 à 280 millions d’années)."

 

 

La roche est de la Rhyolite amarante, matériau très dur, une aubaine pour ces peuples pré-romains puis gallo-romains pour qui le broyage du grain est un souci constant.
Aujourd’hui nombre de meules impropres à être extraites, car fissurées en leur cœur ou brisées lors de la descente du site, sont restées sur place".

Puis sur l'oppidum: " Situé à 380 m d’altitude, orienté Est-Ouest, relié à la vigie de la Gardiette (à l’Est) et à l’Oppidum de Bayonne, ce lieu domine et contrôle le col de la Pierre du Coucou, sur la voie antique reliant le Puget et la vallée de l’Argens avec l’arrière pays et le Haut Var.

Le site a été occupé de la période de l’âge de Bronze ancien (donc de 1800 à 750 av. JC) jusqu’à la fin de l’âge du fer (50 av.JC, conquête romaine)

Sa superficie hors tout est de 2 400 m² pour une surface propice à l’habitat de 1.000 m² dont 400 utilisés pour les cabanes. L’Oppidum devait être occupé par une population de 30 à 40 personnes. Il a été occupé de 800 à 50 av. JC date de la conquête romaine. A cette époque l’habitat s’est déplacé sur l’Oppidum de Bayonne, plus grand et encore mieux protégé et situé le long de la crête du massif du Défens, à l’Ouest de la Forteresse."

-Enfin sur Bagnols-en-Forêt :" Le village de Bagnols, décimé par la peste de 1348, puis pillé par les bandes de Raymond de Turenne en 1392, fut complètement déserté. C’est en 1477, que l’Evêque de Fréjus, seigneur de Bagnols, fit revivre le village en faisant venir d’Italie, 30 familles de Pieve di Teco (Ligurie)" .

.Et nous reprenons le GR en direction du lieu dit Bayonne.

 

Sur ce sentier quelques pins aux troncs tordus font toujours l'objet de photos très particulières. Là, c'est notre doyenne qui a du se plier au rite en se glissant dans cette boucle : aucun respect pour l'âge… mais elle a su montrer sa souplesse.

Pour ce deuxième tronc c'est Martine qui s'y est collée. Un jour, il faudra ressortir toutes les photos mettant en scène ces deux pins !

Quelques passages de petits gués vont nous permettre de laver nos chaussures et nous attaquons la descente qui va rejoindre la route laissant Bayonne sur notre gauche.

 

La fin de randonnée est proche, encore une grande piste en terre et revoilà le cimetière et nos voitures.

Alors que nous venons de changer de chaussures, le G1 nous rejoint. Quelle syncrho !

Nous avions prévu d'aller prendre un pot "Aux Coloniaux" route de Caïs, mais une fois de plus nous sommes tombés sur un établissement fermé.

Merci Jack de nous avoir conduits avec beaucoup de chaleur et de gentillesse sur ces chemins si souvent empruntés mais à qui tu as donné un air d'inédit.

La semaine prochaine,  le jeudi 18/12/2018, départ: 8H30 -Joël -885-Roquebrune-

La Cavalière-moyen** 10 km-Dh : 330

Randonnée autour du Ravin de la Petite Maurette où nous découvrirons les Vingt

Cinq Ponts et l'Escaillon, avant de revenir par le GR51.

Parking : cimetière de Roquebrune sur Argens Coût du trajet A/R : 10 €

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 10:46

Avant d'aborder ce premier article de 2018, toute l'équipe de Randosboulouris 2 vous présente ses meilleurs voeux.

 

Lac de St.Cassien-Viaduc de la Siagne 575-3-G1/G2

 

Pour commencer l'année, Jean Bo, seul animateur volontaire pour cette date, avait préparé pour les deux groupes une rando facile. C'est ainsi qu'il la présentait dans son "courriel d'annonce".

" Cette première randonnée, après 15 jours d'interruption pour causes d'agapes festives, n'aura pour objectif principal, qu'une simple remise en forme effectuée sur un parcours facile, celui de l'ancienne voie ferrée Nice-Meyrargues ( 1890-1950) , sur le tronçon Le Tignet-Montauroux, avec la découverte du site d'un de ses plus emblématiques ouvrages d'art, Le Viaduc de la Siagne, bombardé par l'armée Allemande le 24 Août 1944."

C'est donc sur le parking du Pré Claou que se retrouvent 33 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris. Le lac est à un niveau très bas suite à l'été particulièrement sec.

 

Après avoir souhaité la bonne année à tous les participants et présenté André et Alain, deux nouveaux marcheurs et signalé le retour d'Anne M. il décrit rapidement le programme, 12 km et 275 m de dénivelé. Une extension sera possible pour le G1.

La météo est bonne et le vent devrait se calmer au cours de la journée; le département est repassé en vigilance jaune. Il rappelle aussi que parmi les nombreuses fois où il a eu à conduire ce parcoursil a du affronter une fois un froid glacial de -8°, une autre fois la pluie qui l'a contraint à arrêter la rando. Aujourd'hui il fait 18 °, pour un 4 janvier, c'est un record.

Maurice Q et Jacky seront nos serre-files.

Et le fort groupe de 33 randonneurs attaque la première montée qui sera la seule difficulté de la journée.

Arrivés sur le plat, 1er arrêt d'effeuillage car il fait très chaud.

1er topo de Jean sur la ligne Nice-Meyrargues. Nous y

reviendrons. Il y aura d'autres arrêts du même genre, à se demander si notre animateur, spécialiste des randos-restos ne commence pas une nouvelle option randos-conférence !

Il en profite pour signaler la présence parmi nous de Jean-Baptiste, président du Cercle de Boulouris, ce qui est une première.

Nous repartons vers le petit hameau de Magnanon et comme d'habitude, il fait passer son groupe par un petit sentier alors que chemin direct emprunte une large piste…

Puis nous bifurquons sèchement nord pour rejoindre une zone plate où nous ferons l'habituelle "pause banane".

Nous rejoignons très vite la fameuse trace de l'ex-voie de la ligne Nice Meyrargues et Jean fera son deuxième topo.

 

 "Initialement prévue en voie à écartement standard, la ligne fut ramenée à l'écartement métrique pour abaisser le coût de sa construction, en permettant des courbes plus serrées et des ouvrages d'art plus réduits.

L'inauguration officielle de la section Draguignan - Meyrargues eut lieu le 22 mars 1889. C'était la première fois en France qu'une ligne à voie étroite atteignait une centaine de kilomètres. À Meyrargues elle permettait, grâce à la proximité de trois gares (de trois réseaux différents) des correspondances vers le nord (Grenoble et la Savoie), vers le sud (Aix-en-Provence et Marseille) et vers l'ouest (Cavaillon et Avignon par la rive droite de la Durance, enfin Salon-de-Provence et Arles par les chemins de fer départementaux des Bouches-du-Rhône).

La construction de la section Draguignan - Grasse, dans un relief nettement plus tourmenté, nécessita la construction d’ouvrages d’art importants. Son ouverture au public eut lieu le 8 novembre 1890. Enfin, la section Grasse - Nice, concédée postérieurement au reste de la ligne, fut mise en service en juin 1892, en même temps qu'une première section de la ligne Nice - Digne, à laquelle elle se raccordait à Colomars.

La desserte devint très rapidement une desserte locale et ces omnibus furent vite concurrencés par l'automobile et les autocars. En 1944, l'armée allemande détruisit les principaux ponts situés dans les Alpes-Maritimes et la compagnie n'eut pas les moyens financiers de les faire reconstruire. Début 1950, la ligne est définitivement fermée."

(cf.wikipedia)

 

La progression est facile sur cette piste presque plate, selon Jean, 2.5% de pente maxi. Nous sommes toujours à l'abri du vent et nous arrivons à l'ancienne gare de Tanneron, transformée en habitation, mais qui a conservé

toute sa structure. Petit arrêt photos plus quelques commentaires de notre animateur sur la conception  de ces petites gares où transitaient voyageurs et marchandises.

Que complotent ces deux-là ?

Nous attaquons la deuxième partie du parcours en direction du viaduc. Mais le vent commence à se faire sentir lorsque nous arrivons face au vide car le viaduc a été détruit par les Allemands en Aout 1944.

Sur l'autre rive de la Siagne, le symétrique. Nous y avons randonné il y a quelques années.

Le vent est devenu tempétueux et Jean décide de rejoindre les rives du lac pour le pique-nique.

Mais avant de partir, photo de groupe et un nouveau topo.

"En 1860, le Comté de Nice est rattaché à la France. Très vite, la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) prolonge son « artère impériale » jusqu'à Nice. Mais cette unique ligne ignore complètement l'arrière-pays et représente un détour important pour aller à Grenoble ou en Savoie. Dans le même temps, les habitants des environs de Grasse, déjà mécontents d'être séparés de leur département d'origine, se voient ignorés par la ligne, qui reste en bord de mer. Ce mécontentement rejoint celui des habitants du haut-Var, ignorés au profit de Toulon. Enfin, les autorités militaires s'inquiètent de la fragilité de cet unique accès à Nice ; une coupure de la voie en 1872 montre l'intérêt d'une autre liaison.

En 1879, le Plan Freycinet prévoit la construction de nombreuses lignes d'intérêt local

Le "réseau Sud-France" (S.F.) comprendra finalement 3 lignes principales :

(cf.wikipedia)

Quant au viaduc, construit sur des plans de G.Eiffel, il faisait  300 m de long et 72 m de  haut. Il fut inauguré en 1890.

Nous repartons donc  pour  rejoindre la route où Jean nous arrêtera à nouveau pour nous parler du lac de Saint Cassien.

"Le lac mesure 8 km de long sur 1 de large. Aménagé en 1964 sur le cours du Biançon, cet immense plan d'eau-430 hectares et 60 millions de m3- a la double vocation d'irriguer les cultures maraîchères du littoral et de fournir l'énergie nécessaire à l'usine hydroélectrique d'EDF. Le barrage a une longueur de 210 m et une hauteur de 60 m et l'usine produit 44 millions de kilowattheures sur le réseau régional.

En outre il sert d'écrêteur de crues et pour l'écopage des Canadairs.

Il attire pêcheurs et chasseurs car il est poissonneux et ses abords giboyeux. La baignade et le canotage sont autorisés. La partie sud est bien aménagée en bases de loisirs. Par contre la partie nord, qui nous concerne aujourd'hui, est plus sauvage et les accès moins faciles".

Nous y arrivons à ce superbe plan d'eau et pouvons constater la baisse du niveau sur la rive opposé du bras où nous allons nous installer.

Bien alignés au soleil, a l'abri du vent on ne se croirait pas

en plein hiver. C'est Jean qui fera le tour du groupe pour offrir du Cinzano, tiens, tiens, une nouveauté...

Après le café, nous aurons droit au chocolat. Qui disait que les fêtes étaient finies ? D'ailleurs Brigitte R fera aussi son tour… pour récupérer les noms des participants à la Galette des Rois du 12 janvier.

Le beau temps inspire certains  à commencer une séance de bronzage.

Quant à cette randonneuse  chapeautée, qui la reconnaîtra ?

                      Les dernières recrues.

Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, Jean donnera le signal du départ. Le G1 va remonter vers la sortie de la station de pompage alors que Jean-Marie conduira le G2 directement au parking.

Alors que le G2 a repris la route vers la gare de Tanneron, le G1 progresse au bord du lac. Donnons la parole à Claude C pour quelques instants.

"Jean emmène 19 randonneurs le long des berges du lac, retenue artificielle aménagée sur le Biançon en direction de la station de pompage.

Le lac étant bas nous marchons, hors sentier, sur les bords pentus, pierreux  et limoneux. Ces demoiselles non équipées au départ se sont trouvées de belles aides en bois flotté.

Le lac est tranquille, protégé du vent et inondé de soleil.

A proximité du pompage, dans le chenal d’exhaure (allez faire un tour dans votre dictionnaire-ndlr),  nous sommes scandalisés d’observer une voiture remplie de pierres et aux trois quarts enfoncée dans le courant.

Le débit  de la Siagne, qui est rejetée après exploitation électrique, est impressionnant compte tenu de la sécheresse.

Une petite grimpette pour remonter à la route puis une petite pose pour attendre les retardataires.

Nous retrouvons le chemin d’accès au pique-nique et poursuivons le même retour au parking."

Le G2 a bien progressé sur le tracé de la ligne ferroviaire 

et il aborde la dernière descente. C'est terminé pour eux. Un vent terrible souffle sur le lac, à l'abri des arbres nous n'avions rien ressenti.

Un quart d'heure plus tard, le G1 arrive. Jack à l'air bien pressé de retrouver sa voiture !

Tous ensemble nous allons envahir le petit restaurant l'Esclapière pour le pot de l'amitié.

Merci Jean pour cette remise en forme qui a permis de réunir les deux groupes.

Merci aux photographes Brigitte R, Claude C, Jean Bo et Jean-Marie.

 

La semaine prochaine, le jeudi 11 Janvier,  

Randonnée commune G1 et G2 avec variantes pour les deux groupes.
G1
Départ : 9 H Joel 626-2 Bagnols moyen** 12 km Dh : 350

Belle randonnée d'hiver dans un secteur proche.
Parking :nouveau cimetière de Bagnols en Forêt Coût du trajet A/R : 16 €
G2

Départ:9H Jack 626-2 Bagnols-
Oppidum de la  Forteresse-moyen* 9,5 km Dh : 250

Une belle boucle sur la piste du Petit Roc et le GR51 à proximité des Meulières et de l'Oppidum de la forteresse
Parking : nouveau cimetière de Bagnols en Forêt Coût du trajet A/R : 16 €

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 15:07

2017-12-21 - 565 - Les Arcs - Les Terriers - G1 et G2

 

 

 

Pour la dernière randonnée de 2017 Jack et Joël nous ont proposé une randonnée mixte, permettant aux deux groupes de se retrouver pour le déjeuner, à proximité du sommet des Terriers, dans le massif des Maures. Le temps est clair et la température matinale est négative (-1°).

 

 

 

Joël anime le G1 (13 randonneurs) et  Jack le G2 (12 randonneurs) pour des randonnées respectivement de  18 et 13 km, sur de belles pistes et sentiers. Les dénivelées sont très raisonnables  en cette veille de fêtes (400 et 250 m).

Les tracés de ces deux randonnées étant quand même très voisins et de nombreuses variantes étant facilement possible sur le terrain, voici ci dessous un tracé  et son profil G1 que nous n'avons pas scrupuleusement respecté.

G2 au départ
G1 à l'arrivée

 

Nous accueillons Solange, nouvelle randonneuse qui arrive de Belgique.

Nous avons garé nos voitures Aux Arcs, sur le parking situé immédiatement après le pont de la Tournavelle, qui enjambe l’Argens. Le débit torrentiel  historique a creusé des marmites dans la roche.

Compte tenu de la température hivernale, Joël  commence la randonnée et diffère ses explications après l’échauffement.

Le G2 est moins frileux et Jack présente la randonnée et  ses différents points d’intérêt archéologique  ou sociétal.

A la sortie du parking, nous empruntons la route goudronnée qui franchit, par un pont à structure métallique de type Eiffel, l’Aille immédiatement après sa confluence avec l’Argens .

Nous rejoignons la belle piste en terre battue des Pommiers qui monte doucement au-dessus de l’Argens  puis suit le vallon du Purgatoire.

Il est 10H50 et la pause banane se justifie après nos presque 140 m de montée !!!

Nous repartons juste pour laisser la place à nos amis du G2,  que nous observons de l’autre côté du vallon.

Les paysages sont beaux.

Nous arrivons  au four à Poix, restauré par des bénévoles il y a quelques années.

« Les fours à poix, appelés PEGUIERES ou PEGOULIERES en Provence, avaient pour fonction d’extraire la résine contenue dans le bois des pins. Ils étaient construits en pierres sèches. La poix, pego en Provençal, terme francisé en pègue, est un mélange mou et collant, obtenu à partir de résine et de goudron de pin.

Des découvertes archéologiques ont démontré que la résine de pin était utilisée par les hommes de la préhistoire dans l’assemblage de certains outils ou armes. Pendant la période antique, on retrouve l’usage de la poix dans l’embaumement des morts en Egypte et dans la pharmacopée à toutes les époques. Les Phéniciens utilisaient la poix dans le calfatage des bateaux et le tressage des cordages. Les Romains en enduisaient l’intérieur des amphores pour la conservation et le transport du vin. La poix fut utilisée en très grande quantité dans la construction navale pour l’étanchéité des coques en bois des navires.
La technique consiste à remplir le four de bois de pin débité en bûchettes d’environ 40 centimètres, ou de souches de pin coupées en morceaux. Il fallait 1,5 m3 de bûchettes bien rangées pour remplir le four. 
L’orifice du bas était fermé avec une pierre ajustée avec de l’argile. Le feu était allumé sur la partie supérieure du four. Dès que la combustion était amorcée, l’orifice du haut était recouvert d’herbe et de terre argileuse pour garantir l’étanchéité. La distillation pouvait commencer, elle durait environ 48 h. Au bout d’une heure de chauffe, la résine commençait à couler vers le petit bassin de réception. »

 

Nous nous dirigeons vers la mine des Porres . « Il s’agit d’un filon de barytine (sulfate de baryum) et de fluorite s’étendant sur 450m et atteignant 250 m de profondeur qui fut  exploité de 1946 à 1983.» 
Mais nous rencontrons des randonneurs qui nous indiquent « qu’un bulldozer a refermé l’entrée qui est maintenant dissimulée par la végétation et qu’il n’y a plus rien à voir. Si nous avions emprunté la piste des Bauquières nous aurions pu trouver des  beaux cailloux, en particuliers avec des inclusions de  fluorites violettes, vestiges de l’exploitation ».

Collégialement nous décidons donc de rebrousser chemin pour ne pas rater notre rendez-vous et nous reprenons à gauche la piste des Pommiers sur environ un kilomètre.

Nous quittons la piste pour rejoindre directement le sommet des Terriers par une petite grimpette de presque 70m tout de même. A mi–hauteur nous arrivons au site du dolmen restauré.

Nous atteignons rapidement le  point culminant de notre randonnée (335 m). Derrière le forêt communale nous reconnaissons le rocher de Roquebrune et au fond le Mercantour à gauche et l'Esterel à droite .

 

 

Nous partons à la recherche des menhirs. C’est par là, nous crie Patrice….

Mais que nenni ce n’est qu’un cairn, mais il est vrai  un cairn sophistiqué !!

Nous reprenons la piste sur notre droite et au bout de 300 m de descente (en longueur, pas en dénivelée !!! ) nous atteignons le groupe de menhirs qui se dressent … un peu fièrement quand même ?. 

« Le site mégalithique des Terriers comprend 9 menhirs qui ont été probablement dressés à la fin du néolithique … Ce petit groupe de stèles représente un lieu de culte… Les menhirs des Terriers ont été découverts en 1991… ». Puis le site a été réaménagé : «La terrasse naturelle sur laquelle se trouvaient les menhirs a été partiellement nettoyée et les menhirs dressés sur cet espace sans que l’on puisse localiser leur emplacement initial exact. Certains menhirs avaient été projetés et beaucoup étaient fragmentés. Lors du nettoyage deux menhirs allongés sous une couche d’humus ont été mis à jour». Les neuf pierres dressées en 2002 se sont détériorées et des restes de chute sont actuellement visibles.

Encore environ 200 m de descente et nous atteignons le point de pique-nique et même temps que la majorité du G2. En effet, un petit groupe mené par Jean Ma. s’est également rendu au site mégalithique et nous rejoint une dizaine de minutes plus tard.

Un rayon de soleil brille dès l’apéritif, aux vins d’orange de Claude et Marie accompagnés des biscuits de Josette et nous réchauffe pendant tout le repas, arrosé du bon vin de Joël. 

Les deux groupes repartent par des chemins différents : Le G2 rejoint directement le parking par la belle piste;

le G1 passe par le Mamelon de l’Aigle et découvre de beaux points de vue sur la forêt des Maures, sur la plaine de l’Argens et sur le bourg des Arcs sur Argens.

Les deux groupes se rejoignent et terminent cette agréable journée par le traditionnel  pot de l’amitié, au centre commercial des Arcs.

Merci à nos animateurs du jour, Jack et Joël pour cette belle randonnée et aux photographes Claude C. et Patrick.

 

Bonne et Heureuse année à tous nos lecteurs, que nous remercions pour leur fidélité.

 

Nos prochaines randonnées : jeudi 4 janvier 

G1  et G2   :  Départ:9H     Jean Bo     575-2 Lac de St Cassien Nord    moyen**     12km     Dh :300
Après les agapes de fin d'année ça sera une reprise en douceur par une randonnée facile ouverte aux G1 et G2 sur une version édulcorée de la randonnée déjà conduite à 3 reprises.
    Parking : D37 après le Pont de Pré Claou à gauche     Coût du trajet A/R :20 €

 

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