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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:36

Marie - Pointe de Clamia

2009-09-10-Lacs-de-Millefonts-001.jpgAujourd’hui, Jean nous emmène en moyenne Tinée. Il nous donne rendez-vous à Marie, village perché sur un éperon dominant la vallée de la Tinée.

Après avoir visité ce charmant village, nous escaladerons la Pointe de Clamia (alt. 887 m). Appellation pompeuse et trompeuse selon Jean, qui ne voit là q’un « petit sommet anodin ». N’empêche ! C’est avec joie que nous ajouterons cette toute petite pointe à not2010-10-07 Marie Pte de Clamia-001re palmarès – déjà très riche – de cimes, pics et autres sommets.

Nous voici arrivés à Marie. La cloche sonne. Il est 9 heures. Le village est encore dans l’ombre. Seule la montagne est éclairée par les rayons du soleil.  

Nous sommes 15 randonneurs au départ. Mais il en manque. Jean a reçu un coup de fil de Daniel. « Il est en retard. Il s’est trompé de route ». Que faire ? Il fait frisquet. Nous allons nous refroidir à les attendre. Jean décide : « Nous allons visiter le village ».  2010-10-07 Marie Pte de Clamia-003  2010-10-07 Marie Pte de Clamia-004

Nous commençons par l’église. Nous retrouvons M. Blanc, adjoint au maire de Marie qui nous en ouvre les portes.

L’église de Marie date du début du XVIIIème siècle. Le porche a été construit en 1729. Le bénitier en pierre noire, sculpté, remonte à 1777. Nous admirons une belle statue polychrome de la Vierge, sculptée à Gênes dans du bois d'olivier. Elle pèserait 400 kg. 

A la sortie de l’église, M. Blanc nous propose de visiter la chapelle Saint Roch. «  Avec plaisir » lui dit Jean. « Nous allons faire un petit tour dans le village et nous vous rejoignons ici ». 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-006

Nous nous promenons quelques instants dans les ruelles étroites. Marie se situe à la limite des influences méditerranéennes et alpines comme en témoignent ses toits mêlés de lauzes et de tuiles.

Sur une petite place, un buis taillé en spirale fait l’admiration de Daniel. Daniel, le serre-file, pas le retardataire !

Nous voici sur une terrasse qui offre une vue superbe sur la vallée.2010-10-07 Marie Pte de Clamia-007 

Jean nous parle de Marie : « Marie, village médiéval de la vallée de la Tinée, est construit sur un piton rocheux à 620 mètres d'altitude. La tradition rapporte que les habitants de Clans, dont2010-10-07 Marie Pte de Clamia-008 les propriétés se trouvaient sur le territoire actuel de Marie, construisirent un oratoire dédié à la Sainte Vierge. Quelques habitations commencèrent à surgir autour de l’oratoire de Marie, d’où le nom symbolique de ce village attachant. Les habitants de Marie sont les Mariols. Avec 84 habitants, la commune de Marie est la 13° commune la moins peuplée des Alpes-Maritimes ».

Jean nous montre de vieilles pierres : « Ici, vous avez les vestiges d’un ancien château ». Pendant ce temps, Cathy, Danièle, Françoise sont prises en flagrant délit… de gourmandise. « Regardez-les. Elles grappillent des figues ».

Puis nous retournons vers l’église. « On va voir si nos amis sont arrivés ». 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-009

Les voici en effet devant le porche de l’église. Nous voici à présent au complet : 20 randonneurs.

Sous la conduite de M. Blanc, nous descendons un petit chemin qui mène à la chapelle Saint Roch. Cette chapelle semble isolée à l'écart du village. En fait elle est sur l'ancienne voie de communication en provenance de Nice. Elle était située à l'endroit o2010-10-07 Marie Pte de Clamia-012ù le regard du voyageur découvrait le village de Marie. Elle est dédiée à Saint-Roch protecteur de la peste.

Mais nous n’avons pas la bonne clé. Nous ne verrons donc pas l’intérieur. Jean nous montre un sentier. « Voilà le sentier qui rejoint Clans. Le circuit des 3 chapelles, vous vous souvenez ? » Pas de réponse. « On avait mangé à Sainte Anne ». Quelle mémoire, mais quelle mémoire !

Nous retournons au village. Marie

Jean nous présente la randonnée. « Notre objectif c’est la Pointe de Clamia ». Puis il nous montre le profil et nous dit : « J’ai raccourci le parcours en évitant une montée et une descente. Ce 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-014qui ramène la distance à 7,5 km et la dénivelée à 500 m ».

Nous attaquons un sentier qui grimpe gentiment à flanc de montagne.

Nous marchons à l’ombre pour l’instant, mais il fait bon.

« Vous avez en point de mire le village de Roure » nous montre Jean. Roure, où nous étions il y a quinze jours.

« Et au fond, c’est le mont Autcelier (2204 m) ».

Nous marquons une pause. On voit ici, à droite de Jean, la pointe de Clamia que nous allons gravir.

« J’ai trois messages pour vous » nous dit Jean. « Premier message : jeudi prochain, dans la randonnée conduite par Roland, on mettra un deuxième parcours, plus court ». 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-013

Les autres messages émanent sans doute de Jacqueline (que nous n’oublions pas). « Pour marcher, il faut payer sa cotisation ! Et pour manger (au resto), il faut payer son repas ! » Voilà qui est dit. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-015

Nous poursuivons notre grimpette sur ce sentier fort sympathique. Nous voici à présent au soleil. C’est l’heure de la pause casse-croûte. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-016

« En face, vous avez la route qui monte à Ilonse » nous montre Jean. Ilonse où nous fûmes … plusieurs fois.

« Là-bas, ce sommet pelé, c’est le Lauvet d’Ilonse ». Où nous fûmes en mai 2007. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-017

« Et là, cette montagne c’est la Pointe des 4 cantons ». Où nous ne fûmes pas encore.  

Nous reprenons notre sentier. A présent nous descendons à travers bois. Le sol se fait humide. « Nous allons bientôt passer de l’ubac à l’adret » nous prévient Jean.

Nous atteignons un ruisseau. Que nous franchissons sur des rondins de bois bien glissants. Et nous grimpons à présent sur le versant ensoleillé, l’adret.

Le groupe se laisse prendre en photo, en rang d’oignons, en plein soleil. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-020

« On se croirait au rocher de Vincennes » remarque Daniel.

« On commence à voir apparaître le clocher de l’église d’Ilonse » remarque Jean.

Un peu plus loin Jean marque une pause. « Et là-bas, que voyez vous ? ». Et tous en chœur de s’écrier : « Le Mounier ! » (Que nous fîmes en juin 2008). Le mont Mounier, majestueux, dont le « mamelon dénudé » fait fantasmer certains. Il leur en faut peu !

2010-10-07 Marie Pte de Clamia-021Jean nous présente les sommets qui nous entourent : « Je commence plein Sud : le mont Vial, que nous fîmes en juin dernier. On avait souffert ! Par contre on avait bu un bon coup ! ». Souvenirs, souvenirs …

« Là, c’est la Pointe des 4 cantons. Là-bas, la dent cachée, c’est Le Brec d’Ilonse (1738 m) ».

Puis Jean nous montre le village d’Ilonse (où nous allâmes plusieurs fois nous restaurer), Le Lauvet d’Ilonse et le Mont Mounier (2817 m), déjà cités. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-022

« Ici, ce village, c’est Rimplas ». Et Jean nous désigne encore le mont Autcelier (2204 m), puis les monts Giraud (2606 m) et Pépouri (2674 m), qui dominent les lacs de Millefonts (que nous fîmes en septembre 2009).

« Voilà les trois quarts d’un tour d’horizon : 300 grades ou 270 °. Seul un quart est bouché, du côté du Caire Gros, dont on devine les contreforts ». Le Caire Gros que nous fîmes en juin 2009.

Comme le dit Jean, « on voit beaucoup d’endroits où l’on a crapahuté » !

Nous voi2010-10-07 Marie Pte de Clamia-023ci à présent au pied de la crête qui mène à la Pointe de Clamia. « Il suffit de 20 minutes pour faire l’aller-retour qui mène au sommet. Là-bas nous aurons une belle vue sur la vallée de la Tinée ».

Nous laissons nos sacs aux bons soins de Denise et Marinette. Puis nous grimpons sur la crête. « Restez groupés ! » nous conseille Jean. Car le sentier est à peine visible. Nous crapahutons entre rochers et arbustes. Et nous atteignons la pointe de Clamia (alt. 887 m). 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-026

Nous dominons la Tinée. « Il y a 465 mètres entre ici et le fond de la vallée » nous dit Jean. La vue est magnifique. 

Pendant que les uns admirent le paysage, d’autres comme Françoise font provision de sarriette.

Puis nous quittons le sommet pour rejoindre Denise et Marinette. C’est l’heure du pique-nique. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-029

Jean nous prévient : « Après le pique-nique, on aura une descente un peu raide. On voit le chemin d’ici ». Pour l’instant, bien installés au soleil, nous savourons ce moment de repos. Et nous reprenons des forces avec un petit verre de rosé. Après le déjeuner, voici le café, le chocolat, les gâteaux, le gingembre. Qu’il ferait bon faire une sieste au soleil !

Mais Jean n’est pas de cet avis. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-031

« Dans cinq minutes, on s’en va. Nous allons commencer par une petite descente pour nous mettre en jambes. Puis ce sera une descente raide. Et nous terminons par une montée au village ».

Nous attaquons la descente sur un sentier bien ensoleillé. Descente douce et régulière pour commencer. C’est « la mise en bouche – ou en jambes » dont parlait Jean. Et voici maintenant la descente raide, à travers bois. « Utilisez bien vos bâtons, évitez les racines qui glissent, évitez les pierres qui roulent ! »

Décidément, aujourd’hui Jean est aux petits soins avec ses randonneurs. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-030

A présent, nous apercevons à travers les arbres, la Tinée qui brille au soleil. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-032

Nous laissons sur notre droite le sentier qui descend sur La Bolinette. (Ce hameau de Marie est né avec la construction de la route impériale. Celle-ci arrive au quartier de la Bolinette vers 1864).

Nous descendons à un rythme régulier, pas trop rapide. S’il le faut, Jean ralentit la tête du groupe. De l’arrière, on peut même apercevoir Françoise ! C’est dire si nous marchons bien groupés !

Ap2010-10-07 Marie Pte de Clamia-033rès cette descente finalement très agréable, nous atteignons la route. Nous apercevons le village de Marie, tout là-haut.

« Il reste le plus difficile » nous dit Jean. « Un quart d’heure de grimpette jusqu’à Marie ».

Profitant d’un banc propice, Annie et Claude s’asseyent. Ils ont décidé de faire du stop. Cathy se joint à eux. 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-034

 

  Après avoir longé la route, le reste du groupe attaque la grimpette à travers bois. Un peu raide, certes, mais nous avons vu pire. Encore quelques minutes d’effort et nous atteignons le village.

Nous reprenons nos voitures. Dans la descente, certains s’arrêtent pour prendre à bord nos auto-stoppeurs.  

Pour terminer cette belle journée, nous nous retrouvons autour d’un pot bien mérité. Une belle journée s’achève…

  2010-10-07 Marie Pte de Clamia-010

Merci Jean pour cette très agréable randonnée.

 

Merci aux photographes : Jean, Gérard, Claude.

 

Encore quelques photos :

 

Grimpette2010-10-07 Marie Pte de Clamia-019

Portraits de randonneurs

 

2010-10-07 Marie Pte de Clamia-024 

2010-10-07 Marie Pte de Clamia-018 2010-10-07 Marie Pte de Clamia-027

 

 

 

2010-10-07 Marie Pte de Clamia-0352010-10-07 Marie Pte de Clamia-036     

2010-10-07 Marie Pte de Clamia-037

Et Marie

2010-10-07 Marie Pte de Clamia-002

 

Prochaine randonnée : Jeudi 14 Octobre à 7 H 00 : Les Cadières de BRANDIS  -  VILLARS BRANDIS (04)

 

Dominant le Verdon à plus de 1545 mètres, les Cadières de Brandis marquent le paysage.

Cette randonnée nous offrira des vues remarquables sur cette curiosité géologique et sur les sommets avoisinants. Très beau panorama sur les gorges du Verdon.

Au pied de cette falaise passait la voie Romaine qui reliait Moustiers à Castellane et faisait de Brandis un village «  éternel «. Nous aurons l’occasion de débattre sur la toponymie de ces lieux . . .

 

L. : 12 Km 300 – Dh : 800 m – D : 5 H 00 . Niveau : Moyen Médio . Repas et boisson tirés du sac .

Responsable : Roland : 06.12.88.19.76                                   

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 07:29

Les Balcons de la Vionène

2009-09-10-Lacs-de-Millefonts-001.jpgAujourd’hui, Jean nous propose un parcours en moyenne Tinée entre les villages de Roure et de Roubion sur les « Balcons de La Vionène ».

Nous voici arrivés à Roure. Jean nous invite à nous regrouper. « Mettez vous ici. Je vais prendre la photo de groupe ».

Mais attention ! Une voiture arrive sur le parking. Ce sont Claude, Cathy et Michel qui manquaient à l’appel. Qu’à cela ne tienne, pendant qu’ils se préparent, Jean nous présente la rando : « Nous sommes ici à Roure, à 1150 m. Le but de cette balade est d’aller à Roubion, à 1340 m. On va faire deux groupes. Le groupe 1 suivra les courbes de niveau, sur le GR52A, au-dessus d’un bief d’irrigation. Au bout de 5 km on rejoindra la Vionène. ROURE-Roubion

C’est là que vont commencer les difficultés. Car un glissement de terrain a emporté la passerelle qui enjambait la rivière. En juin, après les orages, il était impossible de traverser. Mais en août, c’était bon. Nous devrions donc pouvoir franchir la Vionène. Après nous aurons une montée très raide dans les bois ». Et si Jean dit très raide, c’est qu’elle doit être très très raide, cette grimpette ! 2010-09-23 Balcons de la Vionène-001

« Nous irons jusqu’à Roubion que nous visiterons. Puis on reviendra par le même chemin. Et nous retrouverons le groupe 2 vers midi, pour pique-niquer. Nous rentrerons tous ensemble en suivant le canal ». Au total ce sera une rando de 14,3 km pour un dénivelé de 550 m. Le groupe 2 se contentera de 10,7 km et 360 m de dénivelé.

« A présent nous allons constituer les groupes. Joël conduira le groupe 2 ». Chacun choisit son groupe. Nous voici 14 dans le groupe de Jean et 10 dans celui de Joël. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-002

Nous (le groupe 1) démarrons par un agréable sentier en balcon. Et pour cette première randonnée automnale, nous avons de la chance : le soleil brille, il fait très bon. « Vous voyez que le GR est un petit sentier facile » nous dit Jean. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-004

Puis quelques minutes plus tard : « On va arriver au hameau de la Cerise ». Voici en effet quelques petites maisons au-dessus de nous, entourées d’un potager. Une pancarte indique : « Légumes du jardin ». Nous reviendrons un autre jour faire nos courses.

« Là-bas à gauche, le village perché, c’est Roubion » nous montre Jean. Nous poursuivons cet agréable sentier qui longe la vallée. « En bas, ce sont les gorges de la Vionène. Au Sud, c’est le Lauvet d’Ilonse ». Où nous fîmes d’une rando en mai 2007. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-005

« Ce sommet, avec une arrivée de télésiège, c’est le Pommier, la station de ski de Roubion. Et au fond, c’est le col de la Couillole. Et derrière ce sont les gorges du Cians ».

Puis nous nous arrêtons pour la pause casse-croûte.

« Est-ce que vous pouvez vous restaurer et en même temps ouvrir vos oreilles ? » demande Jean. Chacun étant déjà occupé à croquer sa banane ou son sandwich, Jean n’obtient pas de réponse. (C’est bien connu, ventre affamé n’a pas d’oreilles).

Jean continue quand même et nous parle de Roure.

« Accroché à flanc de montagne à plus de 1130 mètres, Roure est un vieux village montagnard dominant la Vionène et la Tinée. Il rassemble des maisons et granges des XVII° et XVIII° siècles à auvents, aux toits de lauzes ou de bardeaux très pentus. Et à soubassements en pierres de schiste violacé jointes au mortier de chaux. Ce village d’une quarantaine d’habitants en comptait 646 en 1838. Le canal actuel, construit à partir de 1856, sans doute sur un réseau plus anci2010-09-23 Balcons de la Vionène-008en, est long de 7 km à flanc de montagne. Il a permis l’irrigation des cultures et l’utilisation de l’eau pour les besoins domestiques. De 1927 à 1961, il y avait de Saint Sauveur à Roure, un câble de 1850 mètres de long qui permettait de monter des provisions et de descendre les produits à vendre tels que le lait, le fromage, la farine ». On pourrait dire encore bien des choses sur Roure, son église, ses chapelles, son moulin à huile. Mais il nous faut repartir. 

A présent se profile devant nous le témoin de nos exploits passés : le grand, le majestueux mont Mounier. Une photo s’impose. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-007

Nous attaquons maintenant une petite descente dans les bois. Descente quelque peu accidentée. On est prié de faire attention où l’on met les pieds !

Puis nous rejoignons le canal d’irrigation dont Jean nous a parlé.

« Il est sympathique ce petit chemin » nous dit Jean. « D’ordinaire il y a 40 cm d’eau dans le canal ». Aujourd’hui il est à sec. On peut choisir de marcher sur le muret qui borde le canal ou dans le canal lui-même. Le sol est bien un peu boueux par endroits, mais on risque moins d’y glisser. Alors que sur2010-09-23 Balcons de la Vionène-009 le muret, il suffirait d’un faux pas sur la gauche pour dégringoler dans le vide.

Ici nous suivons le canal à travers un tunnel. Puis nous reprenons l’étroit sentier qui borde le canal. Plus nous progressons, plus nous entendons le grondement des eaux de la Vionène.

« On va arriver dans le glissement de terrain de pélites rouges » nous prévient Jean. (Les pélites sont des roches sédimentaires détritiques d’une taille très fine : moins de 1/16 mm de diamètre. Pélite vient du Grec Pelos. Les latinistes préfèrent le joli nom de lutites).

Nous voici à présent devant un immense pierrier, remarquable par sa couleur. Ces grains d’argile si fins se sont agglomérés pour former de gros blocs bien costauds. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-011

Nous nous frayons un passage à travers le pierrier. Puis nous atteignons les rives de la Vionène. 

« On pique-niquera ici, en dehors de la coulée 2010-09-23 Balcons de la Vionène-012» nous précise Jean. A présent il nous faut franchir la rivière. Le passage est un peu délicat mais nous avons connu bien pire.

Jean nous avertit : « A partir d’ici, nous sommes en dehors de tout sentier ». Puis il nous rassure : « Ce sera court, raide mais pas dangereux ! ».

Il nous faut grimper à travers bois, dans un terrain pentu et moussu. La mousse glisse sous nos pieds et pour nous accrocher, nous n’avons que de rares petites branches. Enfin nous atteignons un sentier. Dire qu’il nous faudra redescendre ici !

« Nous avons encore 100 mètres à monter. Puis nous serons sur le chemin qui mène à Roubion » nous annonce Jean. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-015

Nous attaquons cette nouvelle grimpette à travers bois. La pente est raide. Il commence à faire chaud … et soif. Enfin nous atteignons le chemin qui mène à Roubion. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-017

Nous marchons à présent sur terrain plat et au soleil. Tout en coup Jean s’arrête. « Oh ! On les voit en bas ! ». Il s’agit bien sûr du groupe 2. Tant mieux ! Ils ne se sont pas perdus. 

Nous arrivons à Roubion. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-021

Certains choisissent de visiter l’église du 18ème. D’autres baguenaudent au soleil. D’autres encore vont boire une petite bière à l’auberge. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-023

Puis nous nous regroupons devant l’auberge. Attirés par le menu qui nous met en appétit. « Dommage qu’on ne casse pas la croûte ici ! ». Mais Jean tient à respecter le rendez-vous convenu avec le groupe 2. Ils nous attendent - peut-être - pour déjeuner.

Retour donc en sens inverse. D’abord le chemin au soleil. Qu’il nous paraît long ce chemin du retour ! Puis nous redescendons à travers bois. Et pour finir, voici la descente très très raide dans la mousse. Descente qui se révèle bien plus facile que la montée. Encore un dernier passage délicat pour franchir la Vionène. Et revoici la coulée de pélites … ainsi que le groupe 2. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-025

Nous apprenons que le groupe 2 a perdu Jacqueline. Elle s’est fait très mal en début de randonnée et Joël a dû la raccompagner jusqu’aux voitures. Sinon, rien à signaler. Si quand même. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-036Denise nous dit : « Nous avons trouvé des coulemelles. Que nous n’avons pas cueillies ! A part ça, nous vous avons attendu trois quarts d’heure ! ». Ce qui est peu !

Nous nous installons sur les blocs de pélites et savourons avec plaisir notre pique-nique.

Puis soudain Jean demande : « Seriez vous d’accord pour qu’on lève le camp d’ici 5 minutes ? ». Jacky discute un peu et obtient dix minutes de répit. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-027

Nous quittons cette splendide coulée de pélites. En grimpant, Yvette se blesse au tibia. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-029

Ce qui permet à Jean de déployer ses talents d’infirmier. Ca devient une habitude, comme il nous le fait remarquer : « Trois randos, trois blessés ! »

Nous grimpons à flanc de coteau, au-dessus de la Vionène. Et bientôt nous retrouvons le canal d’irrigation. Cette fois-ci nous allons le suivre sur plusieurs kilomètres. Comme à l’aller, nous avons le choix entre marcher sur le muret ou au fond du canal. Le sentier au-dessus du canal semble peu fréquenté car il est vite envahi par de hautes herbes.

Prière de bien regarder ses pieds, car les herbes peuvent masquer un trou ou pire : le vide ! Eviter aussi de poser le pied sur ces herbes, car elles sont très glissantes ! Enfin en cas de glissade, mieux vaut glisser à gauche, dans le canal, c’est moins haut !

Des glissades, il y en eut, mais toutes du bon côté heureusement ! Quant aux photos, il n’y en eut qu’une. La voici. 2010-09-23 Balcons de la Vionène-030

Le groupe s’étire. Une arrière-garde s’est formée. Daniel et Jacky, nos fidèles et dévoués serre-files, ferment la marche. A l’arrière, on se croit perdus. Gérard râle et peste contre ce « diable de sentier ». En verrons-nous jamais le bout ? Daniel siffle. Enfin nous rejoignons la tête du groupe … et surtout un vrai chemin ! Direction Roure, le parking et … en voiture ! 2010-09-23 Balcons de la Vionène-031

Nous terminons agréablement cette belle journée en allant prendre un pot bien mérité à Roussillon.

 

Merci Jean pour cette belle randonnée … pas si facile que ça !

 

Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Claude , Jean-Louis .

 

Encore quelques photos :

Groupe 1

2010-09-23 Balcons de la Vionène-006

 Groupe 22010-09-23 Balcons de la Vionène-035 

Grimpette

 

2010-09-23 Balcons de la Vionène-013 

 

2010-09-23 Balcons de la Vionène-014

 

 

 

2010-09-23 Balcons de la Vionène-016

Le long du canal

 

 

2010-09-23 Balcons de la Vionène-010

Sur la route de Roubion

  2010-09-23 Balcons de la Vionène-019

 

2010-09-23 Balcons de la Vionène-018

 

 

 

 

Pélites rouges 2010-09-23 Balcons de la Vionène-024

 

Nos dévoués serre-files

 

  2010-09-23 Balcons de la Vionène-034

 

Prochaine randonnée : Jeudi 30 Septembre à 8 H 00 :

La Cabre d’Or – FIGANIERES (83)

 

Randonnée pittoresque au départ de Figanières (Figa Néra au X ème siècle) qui nous entraînera par des sentiers secrets et confidentiels non répertoriés sur les cartes I. G. N. au point culminant de la commune : Le Bois de la Cabre d’Or et son dolmen à 718 mètres d’altitude.

Si la longue montée ne nous a pas coupé le souffle, il le sera sans aucun doute, par le panorama extraordinaire qui nous sera offert.

Le retour se fera par des chemins contournant le magnifique domaine viticole du château de La Garde.

 

L. : 15 Km 700 – Dh : 690 m – D : 5 H 30 . Niveau : Moyen Médio. Repas et boisson tirés du sac.

Responsables :    Daniel Royer    – 04.94.19.17.07 – 06.62.81.24.20

                         Jacky Leboube  - 04.94.53.14.96 – 06.26.11.61.93       

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 13:16

Lac de TRECOLPAS - 2010

 

2010-09-16-Lac de Trecolpas-1Il vaut mieux ajouter une date à cette rando car depuis 2007 nous avons eu plusieurs fois l'occasion de retrouver ce superbe petit lac, de près ou de loin.

 

Car c'est sur une grande "classique" du Mercantour que Jean  nous a proposé de randonner aujourd'hui. Ce sont donc dix marcheuses et dix marcheurs qui se retrouvèrent sur le parking supérieur du Boréon, au-dessus de Saint Martin Vésubie.

 

La route pour arriver jusque là n'a pas été facile vu le nombre de travaux en cours dans la vallée de la Vésubie et les dernières voitures arrivèrent vers 9 h 30. A l'arrivée des premiers vers 9 h, la température était de 10 ° environ et le soleil n'ayant pas encore dépassé la cime des arbres…ça caillait! Certaines dames regrettaient déjà d'être venues en short. Mais à 9 h 30, le soleil est enfin venu leurLac de TRECOLPAS- redonner le sourire.

Jean nous présente la randonnée : "aujourd'hui c'est une randonnée facile (on en reparlera plus tard …ndlr) de 9 km avec une dénivelée de 550m. Nous monterons directement jusqu'au refuge de la Cougourde à 2090m. Tout est en montée, facile, sauf la fin plus difficile pendant environ ¼ d' heure. Ensuite nous gagnerons le lac de Trecolpas où nous prendrons notre repas tiré du sac. Enfin, nous redescendrons par une autre piste rejoignant la première partie de la montée."

2010-09-16-Lac de Trecolpas-2Après la photo de groupe, Jean donne le signal du départ : il est 9 h 45.

Au travers d'une dense forêt d'épicéas et de pins , le groupe attaque tranquillement la montée. 2010-09-16-Lac de Trecolpas-3Très rapidement Jean nous montrera un chemin qui part vers la droite : "Voici le départ pour le sommet de Pisset où Roland avait accompagné un groupe de 12 audacieux randonneurs en Octobre 2009, rando sportive sans comparaison avec ce que nous allons faire aujourd'hui."

Nous continuons notre montée dans les bois. Il fait plutôt frais. Jean nous a promis la pause banane dès que nous aurons retrouvé le soleil.

 Par une trouée dans les arbres, Jean nous montre la Cougourde qui culmine à 2901 m. C'est là que nous allons, tout du moins au pied, rassurez-vous, nous précise t'il. 2010-09-16-Lac de Trecolpas-38

 Le chemin est par endroit parfaitement empierré, caladé est le terme technique. Des pierres levées le coupe de temps en temps pour canaliser l'eau. Du beau travail, il est vrai que les pierres plates ne manquent pas par ici !

En dehors des zones caladées, le chemin est assez "rugueux" et certains s'inquiètent déjà de la descente lors du retour. D'ailleurs, l'état des chemins sera le fil rouge de la journée. Nous en parlerons sans cesse, avançant de difficultés en difficultés.

2010-09-16-Lac de Trecolpas-4Enfin la pause vers 1900 m , dans un joli coin, au bord 2010-09-16-Lac de Trecolpas-37du ruisseau que nous avons longé depuis quelques temps et franchi de nombreuses fois sur des passerelles de bois en fort bon état.2010-09-16-Lac de Trecolpas-6 Bien installé sur une souche, Jean-Louis à l'aide de ses jumelles (7.90 € chez Lidl) observe des aigles qui évoluent tout en haut de la montagne sur notre gauche. 2010-09-16-Lac de Trecolpas-40

Nous avons maintenant atteint une assez grande altitude pour retrouver les mélèzes et quelques pins cimbro (aroles).

Puis nous reprenons nos sacs  pour progresser jusqu'à la bifurcation directe qui monte soit vers le refuge, soit vers le lac de Trécolpas. Au passage, Alice va déguster une myrtille attardée et une mini-framboise : attention à l'urine  de renard !2010-09-16-Lac de Trecolpas-31

Avant de grimper vers le refuge, Jean nous propose de nous donner quelques détails sur la faune locale car nous pourrons rencontrer des bouquetins au refuge. A partir d'un texte de Bruno auquel nous adressons une amicale pensée, il nous explique que le bouquetin , ongulé puissant atteignant 100 kg, paré de magnifiques cornes annelées est un rescapé de la chasse. A la fin du 19ème siècle, il n'en restait que quelques uns dans le massif du Gand Paradis. En 1920, le Roi d'Italie décida d'en réintroduire  24 sujets dans le massif de l'Argentera. Aujourd'hui, on en compte dix neuf mille dans les Alpes et environ 400 dans le Mercantour où il fut réintroduit en 1987.2010-09-16-Lac de Trecolpas-52

Le bouquetin vit en hardes, jeunes et étagnes (femelles) d'un côté et mâles adultes de l'autre.

 Autre habitant de ce massif,  le "casse-noix moucheté"(Nucifraga caryocatactes). A l'automne ce bruyant oiseau organise des réseaux de garde-manger dans lesquels il enterre son régal, les graines de  pin 2010-09-16-Lac de Trecolpas-52Cimbro. Comme c'est un étourdi, il oublie parfois où il a caché ses graines et on voit souvent les pins Cimbro pousser en groupe de quatre ou cinq.

 Comme nous n'avons pas de photo du casse -noix, vous aurez une deuxième photo du bouquetin -Non je blaque, c'est une erreur technique 

 

Nous attaquons la montée vers le refuge, 2010-09-16-Lac de Trecolpas-35doublés par un rapide marcheur portant un lourd chargement : le ravitaillement du refuge. Sa lourde charge ne l'empêche pas de grimper à une vitesse qui est loin d'être la notre.

Aujourd'hui pas de petites fleurs mais par contre beaucoup de carlines (carlina acaulis) superbes.

La pente est moins raide que nous le pensions. Jean nous avait bien conditionnés au départ et c'est sans problème que nous atteignons le refuge à 11 h 50, altitude 2090m. C'est un bâtiment important, n'imaginez pas une petite cabane comme nous en avons rencontrée parfois. Le site est superbe. C'est 2010-09-16-Lac de Trecolpas-13un large cirque ouvert seulement vers le sud par le vallon qui nous a conduit jusqu'ici. Bien sur , c'est le rocher de la Cougourde (Cougourde = gourde en patois, issue d'une courge) 2010-09-16-Lac de Trecolpas-9qui est le plus remarquable mais le plus imposant est la cime de l'Agnelière au sud-est. Notre objectif, le lac de Trecolpas se trouve au pied de ce massif. Nous n'en sommes qu'a environ 1,5 km, pratiquement à la même altitude. 2010-09-16-Lac de Trecolpas-12 

 Il fait toujours très beau et, profitant de la pause nécessaire après notre montée assez rapide, Jean va compléter notre savoir (doux euphémisme) sur les lacs du Mercantour. Le massif étant essentiellement cristallin, très peu de roches sédimentaires permettant la dissolution du calcaire comme dans d'autres massifs, les lacs, ici, ont tous, à deux exceptions près,  pour origine une érosion glaciaire. On les rencontre, en effet, dans des cuvettes que les glaciers ont creusé voici 20.000 ans lorsqu'ils rencontraient un obstacle plus dur sur leur chemins, les verrous. En se retirant, ils ont libéré ces creux qui se sont immédiatement remplis d'eau. Ce phénomène se poursuit toujours : lac Pagari il y a 50 ans, lac Blanc il y a 30 ans et lac Muraion en 1985, signe d'un réchauffement climatique. Photos à l'appui : impressionnant.

A partir de mi-octobre et jusqu'à fin juin, selon l'altitude et l'exposition ces lacs sont gelés et disparaissent souvent sous une couche de neige.(cf notre rando d'Allos en juillet 2010)

En tout cas, pas de bouquetins ici. Peut-être aurons plus de chance vers le lac de Trécolpas.

2010-09-16-Lac de Trecolpas-11Pour gagner le lac, nous suivrons pratiquement une courbe de niveau jusqu'au "verrou" ce qui devrait être facile. Mais nous avons à franchir un long pierrier très inconfortables à nos genoux et à nos chevilles . Une de nos amies, fatiguée peut-être par l'altitude a du mal à progresser dans des pierres branlantes. Heureusement nos deux serre-files, Daniel et Jacky vont l'aider à passer cet obstacle.

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines car le "Clapier" suit de peu. C'est la même chose mais en plus chaotique.2010-09-16-Lac de Trecolpas-14 Il se termine par une série de cairn très travaillés. Nous en profitons pour faire une petite pause permettant à notre amie de reprendre son souffle.

Dûment autorisé par notre meneur, Jacky est déjà parti pour commencer à pêcher. Ne rêvons pas trop sur notre repas de tout à l'heure, d'ailleurs il est limité par la reglémentation quant au nombre de prises… il n'y en aura pas pour tout le monde.

 Le "verrou" est à trois cent mètres. 2010-09-16-Lac de Trecolpas-16C'est la dernière difficulté que chacun passera joyeusement, le lac est là, un peu en contrebas.

 

Enfin une fleur, juste en haut du "verrou" un joli lupin (lupinus augustifolius) complètement égaré en ces lieux et à cette saison. Jean-Marie ne ratera pas la photo. 2010-09-16-Lac de Trecolpas-53

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Superbe ce petit lac et son environnement. Là encore il se trouve au fond d'un grand cirque dominé par la cime de l'Agnelière et par la cime de Fenestre. Le "Pas des Ladres" entre les deux 2010-09-16-Lac de Trecolpas-27cimes est parfaitement reconnaissable. C'est de là en Juin 2007 que nous avions pu admirer ce lac, petit bijou enchâssé dans des montagnes arides.

 

 

 

 

 

Il est 13 h 15,  et alors que chacun s'installe pour pique-niquer au soleil, Jean-Louis s'est rapidement déshabillé et va goutter la fraîcheur de l'eau. Son bain sera bref, la température étant selon lui de 14/15°. Jean confirmera2010-09-16-Lac de Trecolpas-23 après une mesure précise, 14° tout au bord, donc certainement moins un peu plus au large.

Quelques vaches paissent tranquillement derrière nous mais elles-aussi ont soif. Nous sommes installés juste dans leur passage habituel vers le lac et si certains se déplacent pour leur faciliter l'accès, d'autres vont rester en place, stoïquement.

Il fait très bon au soleil, nous sommes bien installés et pas trop pressés de rentrer car jusqu'à 16 h 30, la circulation su2010-09-16-Lac de Trecolpas-29r la route de la Vésubie est sérieusement perturbée par les travaux.

Ce petit lac est une pure merveille,2010-09-16-Lac de Trecolpas-32 aussi bien par sa couleur que par son cadre, nous ne regrettons ni les éboulis, ni les mauvais chemins qui nous ont conduit jusqu' à lui.

Notre pêcheur est bredouille, il aurait mieux fait de faire la sieste comme Ginou, Beps ou Jean-Marie ou bien aller " taper le carton" avec ses partenaires habituels.2010-09-16-Lac de Trecolpas-21

Jean donne le signal du départ et à 14 h 45 nous reprenons la route. Le soleil s'est caché et la température a bien fraîchi : très bonne prévisions de la météo.

Dans la descente du "verrou", Beps qui marchait sur le bord supérieur glisse sur une pierre. Selon ses suivants immédiats, il a tenté à plusieurs reprise de retrouver son équilibre, mais finalement il termina en contrebas, entraîné par son sac. Une petite écorchure au genou et une plus sérieuse au coude, qu'il refusera de soigner sur le champ. Jean en prendra une photo en gros plan que votre rédacteur se refusera de publier… 2010-09-16-Lac de trecolpas-55

Nous poursuivons la descente vers l'embranchement du refuge. Descente difficile, aux pierres de ce matin, se sont ajoutées des racines traîtresses, alors prudence. Nous retrouvons notre chemin de ce matin et … si, aujourd'hui nous n'avons pas eu droit au point G, Jean nous fait découvrir une nouvelle marque, un point de nivellement général qui n'indique que l'altitude.

Le nivellement général de la France (NGF) constitue un réseau de repères altimétriques disséminés sur le territoire français métropolitain continental, ainsi qu'en Corse, dont l'IGN a aujourd'hui la charge. Ce réseau est actuellement le réseau de nivellement officiel en France métropolitaine.

On distingue cependant deux réseaux : 2010-09-16-Lac de Trecolpas-34

NGF - IGN69 pour la France métropolitaine, le « niveau zéro » étant déterminé par le marégraphe de Marseille ;

NGF - IGN78 pour la Corse, le « niveau zéro » étant déterminé par le marégraphe d'Ajaccio.

L'accès aux fiches signalétiques de chaque point peut se faire depuis début 2007 via le site géoportail (surcouche "repères de nivellement").

 

Il ne reste plus qu'a descendre jusqu'au parking, maudissant toujours ce mauvais chemin agrémenté par le ruisseau qui cascade 2010-09-16-Lac de Trecolpas-46joyeusement alternativement à gauche et à droite. Dans un passage qu'il qualifiera de "Défilé de Roncevaux" Jean s'est embusqué pour nous photographier un à un.

 

Finalement cette rando n'était pas aussi facile que cela. Ce n'était ni la dénivelée ni la longueur ayant posé problème, mais plutôt la qualité des chemins.

 

Rendez-vous est pris à Plan du Var, au café-restaurant des Deux Vallées, cher à notre guide qui doit y préparer notre venue pour une rando-restaurant dans ce coin. C'est là que nous prendrons notre pot de l'amitié.

 

Merci Jean, cette grande classique méritait bien quelques efforts et bravo pour ta documentation.

 

Merci aux photographes, Jean, Jean-Marie, Jean-Louis.

 

La semaine prochaine, Jeudi 23 Septembre à 7 H 00 : Les Balcons de La Vionène – ROURE ( 06 )

 

Magnifique circuit en moyenne Tinée entre les villages de Roure et de Roubion parcourant, en suivant les courbes de niveau, la profonde vallée de La Vionène .

Nous suivrons à l’aller un sentier facile qui offre une très intéressante vue panoramique sur les villages perchés, le Lauvet d’Illonse, le Col de La Couillole et le célèbre Mont Mounier .

Après un passage un peu plus technique mais très court dans un couloir d’avalanche et un impressionnant glissement de terrain dans les pélites rouges, le pique-nique sera sorti du sac sur les berges de la Vionène . Roubion 1

Deux groupes seront constitués. Les plus téméraires pourront traverser le torrent ( il n’y a plus de passerelle depuis l’avalanche ) selon le niveau de l'eau et rejoindre rapidement le village de Roubion par le G R 52 A ( compter 1 H 15 aller-retour ).

Le retour se fera en empruntant un astucieux petit sentier qui longe un « béal » jusqu’au village de Roure.

C’est une randonnée moyenne ne présentant aucune difficulté particulière .

 

L. : 10 Km 800 – Dh : 360 m – D :4 H 00 . Niveau : Moyen Médio . Option village de Roubion : + 3 Km 600

Responsable : Jean et Joël                                                    

 

 

 

Quelques photos en bonus

  

Le chef en tête de sa petite troupe2010-09-16-Lac de Trecolpas-51

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Les aigles sont la-haut mais Jean-Louis veille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Autour du refuge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Le Clapier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elles arrivent en haut du verrou : ravies !

 

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Le groupe s'installe pour le pique-nique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La vache !

 

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 Qu'il est beau ce lac !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Le vallon de retour 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Honneur à nos serre-files : merci messieurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Sur le pont : la même photo a été faite en 2007

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Dans le "Défilé de Roncevaux"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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