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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 04:00

St.VALLIER- CASTELLARAS de la MALLE

 

 

OUI, Bruno GUERIN aime bien la région de St.Vallier de Thiey, puisque, une nouvelle fois, il nous avait convié au bord du Grand Pré de ce charmant village pour découvrir la barre rocheuse  fermant l'horizon, à l'est. Mais ce n'est pas lui qui nous accompagnera aujourd'hui, sa convalescence ayant été prolongée d'une semaine. Ce sera Jean BOREL qui, sans avoir reconnu le parcours, a bien voulu assurer l'intérim.

Il fait beau, la météo est très bonne et nous sommes 16 dont 6 marcheuses (ça faiblit côté dames !). Nous avons retrouvé quelques revenants et "Cécile, ma fille". Non ce n'est pas celle de Claude NOUGARO, mais la fille de Gérard qui nous accompagnera pour cette rando. Bienvenue Cécile !

Il est 9 h 40, nous partons pour une quinzaine de km et 700 m de dénivelée, directement du village.

Le fil rouge de cette journée sera "la pompe de la piscine de Jean" qui a trouvé le moyen de se mettre en panne juste avant son départ..."objets inanimés avez-vous donc une âme" ou vous obstinez-vous à embêter les pauvres utilisateurs que nous sommes ?

Après avoir quitté le bitume nous nous engageons sur un sentier abrupte et caillouteux. On se croirait dans l'Esterel.

Le soleil qui s'était voilé au départ est maintenant revenu avec un fort vent de nord-ouest qui nous rafraîchira dans la montée. Pour l'instant, nous progressons à l'ombre, dans la forêt. Après avoir coupé la route de Caussols, empruntée la semaine passée, nous continuons dans la combe jusqu'à un vieux petit pont où Jean décide de la "pause banane". Un autre passage plus large a été aménagé au-dessus, soutenu par un mur de pierres ajustées, digne des Incas du Pérou. Joli travail.

Après avoir frôlé la route de Caussols au col du Ferrier, nous prenons une direction sud-est avec un premier panorama vers l'ouest d'où nous découvrons Fayence, les contreforts de Mons et le Mt.Lachens, sommet du Var.

Première photo de groupe à 1100 m. Jean en profite pour nous faire un topo sur St Vallier.

 Seigneurie jusqu'à la Révolution, puis station climatique estivale mise à la mode par les familles de Grasse au 19ème siècle, le village possède des charmes multiples, à la fois historiques et naturels.
Construit sur un plateau calcaire, au bord d'un grand pré verdoyant, et entouré de moyennes montagnes, comme la Montagne de Thiey (1552 mètres) ou le plan de la Malle (1308 mètres), ombragé de pins, de chênes et de hêtres, Saint Vallier de Thiey est un village bucolique qui plaira aux amoureux du grand air.

Côté patrimoine, Saint-Vallier possède un passé chargé d'histoire, depuis l'époque préhistorique jusqu'à Napoléon.
Dolmens, tumulus et autres oppidum se visitent au camp préhistorique, d'origine celto-ligure, du Castellaras de la Malle.

Saint-Vallier peut s'enorgueillir du passage de Napoléon de retour de l'île d'Elbe (1815), comme en témoigne la colonne commémorative à chapiteau corinthien avec buste de l'Empereur.
Les gens du cru vous raconteront peut-être la légende de cet astucieux aubergiste qui profitera du passage de Napoléon dans son établissement pour vendre, 20 ans durant, "le verre dans lequel avait bu l'Empereur" et qui enrichi à souhait déserta un beau matin son village et ne réapparu jamais

http://www.provenceweb.fr/f/alpmarit/stvallie/stvallie.htm

 

A la cote 1158, petit problème pour retrouver le chemin.  Au sol, une grande flèche en cailloux nous l'indique pourtant, mais il est si petit alors que nous sommes sur une large piste. Enfin nous y sommes et nous sortons de la forêt à la côte 1158 devant un magnifique paysage. Un peu en dessous de nous le grand domaine de la Malle avec ses prairies verdoyantes. En face la barre rocheuse qui nous sépare du plateau de Caussols et enfin la mer ! Oui mais que voyons-nous de la  côte ? Après beaucoup de réflexion il semblerait que nous soyons en face de la sortie du Var, avec la fin de la piste de l'aéroport de Nice, et, au fond, la presqu'île de St Jean Cap ferrat. Mais beaucoup doutent...

Jolies petites plantes grasses d'un jaune vif, non identifiées hélas, parmi les euphorbes hérissons, la lavande, la sarriette et le thym. A chaque pas nous dégageons de délicieuses odeurs de garrigue.

Nous continuons la montée pendant environ 200m jusqu'au Castellaras sur lequel Jean nous fera un petit topo.

C'est un oppidum qui servait de lieu de refuge et de tour de guet. Ses dimensions sont impressionnantes. Du nord au sud la muraille mesure près de 110 m. sur une hauteur de 5 m. et une épaisseur de  4m. Certains blocs qui la constituent font plus de 1 m3. En voila des murs de pierres sèches pour ceux qui ont regardé "Des racines et des ailes", mercredi soir. Deux fausses portes, visibles de loin, attiraient l'agresseur vers  un endroit complètement fermé où il se trouvait piégé. Cet ouvrage défensif fut construit entre le V° et le IV° siècle avant notre ère par un peuple celto-ligure qui occupait alors 6 oppida fortifiés dans la région de Grasse : Mauvan, Castellaras de la Malle, Castel Abram, Castel Vassaou, les Luchons et le Pas de la Faye.

 

C'est effectivement une belle tour de guet qui nous permet de confirmer notre hypothèse sur la vue vers Nice et son aéroport. A l'ouest, le paysage est caché par le sommet de la Colle où nous allons monter, encore 20 m de dénivelée.

Jean qui nous précédait revient vers le groupe : " Vous allez avoir un choc !"

Effectivement, lorsque nous arrivons au sommet, nous découvrons un panorama à 360°. C'est magnifique. De plus il fait très beau, le vent, violent maintenant, a balayé la brume et la vue est très dégagée, du Cap Camarat à l'ouest  à la presqu'île de St.Jean- Cap-Ferrat à l'est . La lumière est sensationnelle et les photographes ne savent plus où donner de l'objectif. L'un d'eux, atteint certainement de l'ivresse des sommets... va jusqu'à photographier des ombres ! (Voir le bonus). 
A nos pieds, la forêt de St Vallier est d'un vert cru.

On voit même les sommets du Mercantour...mais pas le Mt. Mounier !

Les Iles de Lérins se détachent sur le bleu de la mer et une multitude de petits bateaux sont venus se mettre à l'abri du vent à l'est de l'île de Ste.Marguerite.

Le lac de St Cassien, bien enchâssé dans les collines, nous montre toute sa partie orientale.

La vue sur le Catellaras, qui semble tout petit vu d'ici, nous permet de mieux apprécier sa position.

Jean est enthousiaste. Il ne connaissait pas ce sommet, ce qui est exceptionnel !

Mais le vent qui nous bien dégagé le ciel nous oblige à envisager un retrait stratégique pour le pique-nique. Nous commençons la descente parmi les lapiès (voir le blog de la semaine passée pour la définition)en longeant la barre rocheuse. Pas facile pour les chevilles.

Jean nous conduit un peu en contrebas, à l'opposé de la falaise, dans un petit vallon à l'abris du vent : de l'ombre ou du soleil, au choix. Bien installés nous commençons à nous restaurer après tous ces efforts.

Aujourd'hui, sobriété : pas d'apéritif ni rosé ...mais le gingembre "Duchêne", ouf ! Merci Dominique.

Il est 13 h 30 lorsque Jean donne le signal du départ. Il reste environ 8 km à parcourir mais l'essentiel en descente, le reste en plat. Mais certains ont fait une bonne sieste et le groupe est en forme. Il fait beau et chaud mais le vent toujours très fort nous rafraîchit bien . Abandonnant les lapiés nous rejoignons un mauvais chemin en forte pente . Prière de bien regarder ses pieds, sinon...

Nous traversons maintenant une forêt de feuillus au sous-bois herbu d'un vert cru sur lequel le soleil donne des reflets dorés. D'un seul coup, Monique s'aperçoit que nous avons perdu André ! Le serre-file n'a rien vu. Mais le voici qui sort du bois. Il tentera de faire croire au blogueur de service qu'il était allé photographier des marcassins !!!!
Voilà, la grande descente est terminée, nous traversons la route Napoléon au col du Pilon à 780 m.

Dernière montée, environ 50 m de dénivelée, et à la cote 834 nous découvrons à nouveau la côte. Le ciel est encore plus bleu que ce matin, plus une trace de brume sur les îles de Lérins, Fréjus et le Cap Camarat.

A la balise 42 nous atteignons la "Croix de Cabris" où nous avions eu l'occasion de passer lors d'une de nos précédentes randonnées. Regroupement et boisson, il reste seulement 3 km., en plat. Même pas un "faux-plat montant" si cher à notre guide.

A 5 km/h nous rejoignons la route Napoléon puis après avoir traversé le village nous retrouvons nos voitures et...changeons de chaussures : soi-disant, le meilleur moment de la rando.

Nous délaissons notre café habituel, trop de vent et de soleil, pour une terrasse bien protégée par un immense platane très provençal. Nous allons certainement l'adopter dans l'avenir.

La restitution  des données du GPS nous a donné une moyenne de 3.6 km/h, sur le temps de marche réel, hors arrêts.

Merci Jean d'avoir assuré cet interim, sans nous perdre en chemin et surtout de nous avoir permis de découvrir un des plus beaux panoramas de notre région.

 

Merci aux photographes, Gérard CHARPY, Jean Marie CHABANNE et André TUPIN.

 

La semaine prochaine, Jeudi 18 Juin à 8 h 00 : Des ruines Romaines de l'Apie d'Amic (83) à l'aire de l'Estérel en passant par les gorges de l'Avellan. Randonnée classique sur sentiers, chemins et pistes 

           5 h - 19.400 kms - Déniv. 650 m - Moyen /Médio - Repas et boisson tirés du sac Responsable : Roland COLLOMB


Quelques photos en bonus: 

La pause banane











La Colle 1234m-Les Iles de Lérins











La Colle 1234m- Regarde, c'est de là que vient le vent !














La Colle 1234m- Vers l'ouest.














La Colle 1234m- Autre vue mer.














La Colle 1234m-Ah! l'ombre du blogueur, ça fout la trouille !














La Colle, c'est fini, nous quittons le sommet.
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:01

Le Plateau de Calern

Aujourd’hui Jean Borel nous propose une randonnée au-dessus de Caussols.  Ce sera un parcours « sans grande difficulté » sur le plateau calcaire de Calern. Il nous conduira de l'observatoire du CERGA jusqu’au  bourg médiéval de Cipières. Randonnée de près de 14 km et 530 m de dénivelé … au moins. Sur la route qui nous mène à Caussols, le ciel est bien couvert. Heureusement un grand soleil nous attend sur le parking de l’observatoire. Nous voici 16 randonneurs au départ. Jean nous montre le profil de la rando. « Aujourd’hui on déroge au principe habituel : nous partons en effet du point culminant (alt. 1270 m) puis nous descendrons jusqu’au village de Cipières. Après avoir pique-niqué près du village, nous remonterons ici cet après-midi ».

Pour sortir du parking, Jean nous fait franchir un premier obstacle. Ce qui ne va pas sans mal pour certains. Et ce qui met en joie les copines ! Solidarité oblige ! Puis Jean nous conduit au point G, comme Géodésique. Et nous parle du C.E.R.G.A. (Centre d'Études et de Recherches Géodynamiques et Astronomiques). Le centre se visite. On y voit des interféromètres, des télémètres, des astrolabes et même un télescope de Schmidt. Ce centre d’études est spécialisé dans l’observation des mouvements de la terre.

« Nous sommes ici sur le plateau de Calern. Il forme un prolongement – surélevé de 200 m – du plateau de Caussols. Plateau de Caussols où nous fîmes une rando-resto le 21 avril 2005 ! », nous dit Jean. Quelle mémoire ! « Les calcaires massifs qui composent le plateau de Calern atteignent par endroits une épaisseur de 450 m. Son modelé est principalement commandé par les phénomènes karstiques (érosion des calcaires par l’eau et le CO2). ».

Après avoir fait un tour d’horizon et découvert les sommets qui nous entourent, nous commençons à marcher à travers le plateau. Le ciel est dégagé, le soleil brille. Par bonheur une forte brise nous rafraîchit. Nous passons devant une doline. (Petit rappel : Une doline est une petite dépression, créée par l'effondrement du sous-sol calcaire). « Sur le plateau de Calern, des dolines on en verra partout ». Le sol est recouvert de rochers calcaires qu’on appelle lapiés. (Petit rappel : Les lapiés sont des roches burinées de profondes cannelures, de cavités tourmentées, séparées par des crêtes aiguës et souvent coupantes). Attention les pieds !

Nous ne tardons pas à nous arrêter pour notre pause casse-croûte. « A présent nous passons sur l’autre versant, nous dit Jean. Nous allons descendre dans la vallée du Loup ». et nous voilà repartis. Mais que se passe-t-il soudain ? Annie a fait une mauvaise chute. Elle s’est mise à courir vers le groupe de tête pour rejoindre Jean. En trébuchant, elle s’est blessée à la jambe. Jean met un genou à terre, sort sa pommade miracle et lui prodigue des soins attentionnés. De toute évidence Annie souffre beaucoup. Ce qui a le don de faire rire ceux et celles qui l’entourent. Quelle tristesse ! Mais Annie repart sans une plainte. Quel courage ! A présent nous apercevons à l’horizon, devinez quoi !
Mais oui, c’est lui, c’est bien lui, le Mont Mounier !
Flanqué sur sa gauche du Petit Mounier. Puis nous pénétrons dans un bois de pins. Le sentier est ombragé. Un peu de fraîcheur, que c’est agréable ! « 
Regardez bien le Mont Mounier ! Après, vous ne le verrez plus ! » C’est donc avec émotion que nous jetons un dernier regard sur ce sommet splendide, témoin de nos exploits de juin 2008. Puis nous voici à nouveau à découvert. Nous marchons au milieu d’une prairie sèche mais couverte d’une multitude de fleurs, parmi lesquelles une variété de lupin (« micantrophe » dixit Jean-Marie) et la fameuse bourrache, chère à Françoise. Le parfum du thym et de la lavande nous accompagne. Des blocs de pierre sont couronnés d’églantiers en fleurs. Quelle splendeur !

Jean nous annonce : «  Nous arrivons à une borie. Vous allez voir, c’est une suite grand luxe ! » Effectivement c’est en fait un ensemble de deux bories que chacun s’empresse de visiter. A l’intérieur, Jean-Marie découvre une nichée de chauves-souris. Dont le gris (gris souris) est en parfaite harmonie avec le gris du calcaire. Puis nous poursuivons notre descente jusqu’au point près duquel nous pique-niquerons tout à l’heure.

« Ceux qui ne veulent pas descendre jusqu’à Cipières peuvent nous attendre ici ». Car si descendre n’est pas un problème, après être descendus, il faudra bien sûr remonter. Ils (ou elles ?) sont 5 à renoncer à visiter le village de Cipières. Dommage pour elles ! Nous ne tardons pas à apercevoir le village au détour du chemin. « Vous allez voir, nous dit Jean, c’est le pays des cerisiers et des amandiers ». Puis il nous  raconte : « Le village de Cipières, dominé par la masse imposante de son château, surplombe la vallée du Loup. La baronnie de Cipières passera au fil des siècles, aux mains de Maisons importantes, dont celle de René Le Grand Bâtard de Savoie, oncle du roi François 1er. Outre son château, la commune possède également de belles maisons cubiques, un village ancien aux ruelles pittoresques, la chapelle St Claude (XVIIe siècle) à la magnifique grille en fer forgé et l’église paroissiale St Mayeul (XVIè - XVIIè siècles) dont le clocher est surmonté d’un très beau campanile. »

Nous pénétrons dans Cipières. Jean nous dit le plus grand bien du restaurant du village. Nous le découvrirons peut-être lors d’une prochaine rando. Puis nous nous engageons dans les ruelles ombragées. Nous empruntons la Rue Longue, en évitant prudemment la rue « Roumpe Cuou ». Nous avons déjà une blessée, inutile de jouer les casse-cous ! Nous admirons la vue sur la Montagne du Cheiron qui domine le village de Gréolières. Puis nous contournons le château et reprenons le chemin du retour. Certes, nous avons parcouru plus de la moitié de notre randonnée. Mais peut-être avons-nous « mangé notre pain blanc », car à présent ça va grimper. Et le soleil tape ! Et il n’y a pas la moindre ombre ! De fait la grimpette nous paraît un peu longuette. Enfin nous rejoignons le petit groupe des « petites jambes ». Nous nous installons dans l’herbe ou sur des rochers. Certains choisissent l’ombre, d’autres préfèrent le soleil, car le fond de l’air est frais. Nous sommes ici au-dessus du vallon des Pesses. Nous savourons notre déjeuner, bien mérité… comme toujours ! Des nuages font leur apparition dans le ciel. « Ce sont des entrées maritimes ! » Tant mieux, nous aurons de l’ombre pour grimper ! Nous reprenons la montée vers l’observatoire. Le ciel hélas est à nouveau dégagé et le sentier bien ensoleillé. Nous marchons parmi les blocs de calcaire. Jean nous encourage : « On s’arrêtera à l’ombre ! » Mais l’ombre tarde à venir et notre groupe s’étire. A l’arrière, certains (certaines ?) décident de s’arrêter pour se désaltérer. Nous les attendons patiemment avant de poursuivre. Enfin voici un arbre secourable qui nous offre son ombre. Arrêtons-nous cinq minutes ! Jean nous rassure : « On a fait le plus dur ! A présent une brise va nous caresser le visage ! » Des caresses, une brise fraîche, il n’en faut pas plus pour nous décider à repartir. En cheminant, nous passons devant deux puits. Chacun se presse pour apercevoir l’intérieur. Ce sont des puits profonds mais bien remplis d’eau. Un peu plus loin, nous découvrons la Grotte du Tombeau. Personne ne se bouscule pour la visiter ! Un peu plus loin encore, à la cote 1246 m, (décidément ce plateau est plein de richesses souterraines) voici l’Aven des Baudillouns. Bien connu des spéléologues, son puits d’entrée est cerné par un grillage, afin de protéger bêtes et hommes d’un abîme de plus de 80 m ! Au-delà de ce point un réseau complexe de méandres et de galeries amène le spéléologue à une profondeur de - 433 mètres ! Nous ne visiterons pas. Nous terminons notre grimpette, atteignons le sommet et le parking. Puis en route pour St Vallier-de-Thiey où nous prenons un pot … bien mérité !

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, aux parfums enivrants.

 

Merci aux photographes : Jean BOREL, Nicole BRINSDON, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

 

Encore quelques photos :

Parcours d’obstacles






















Randonneurs en débandade























Plateau de Calern


















Que de pierres !


















Jean à genoux devant Annie























Pose devant la borie
























En visite à Cipières

 






























Prochaine randonnée
: Jeudi 11 Juin à 8 h 00 : SAINT VALLIER DE THIEY (06) - L'Oppidum du Malle.

Ce que l'on prend de loin pour un éboulis gigantesque se révèle être l'enceinte fortifiée de l'oppidum construit plusieurs siècles avant notre ère. Panorama exceptionnel.

4 h 15 – 14,800 km - Dénivelé 600 m - Moyen/Médio –

Repas et boisson tirés du sac

Responsable : Jean BOREL 

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 12:42

Le BAOU de LA GAUDE

 

Pour cette dernière sortie du mois de Mai (ça sent déjà la fin des classes...) Bruno GUERIN nous avait préparé une petite rando de 8 km et 455 m de dénivelée à St Jeannet. Au dessus de ce charmant petit village des Alpes Maritimes se dressent deux "baous" jumeaux (en provençal : masses rocheuses). Impossible de les rater quand vous sortez de Nice par la route de Digne, sur votre gauche ce sont les premiers contreforts des montagnes de l'arrière-pays. Leur escalade est un grand classique et déjà, début 2008, nous avions grimpé au sommet du Baou de St. Jeannet, l'occidental, et cette année Bruno nous avait proposé l'oriental, celui de la Gaude.

Mais toujours indisponible, il a confié la conduite de cette rando à Roland.

Nous sommes 17 aujourd'hui avec une nouvelle Monique qui, selon Jean BOREL, fait avec nous un "galop d'essai". Enfin espérons que nous n'allons pas trop galoper car vu la distance à parcourir, nous serions de retour avant midi !

Il fait beau et déjà chaud. Roland nous a prévenus que les 500 premiers mètres sont très pentus. Ensuite nous continuerons de monter régulièrement jusque au  sommet. Il précise que vu la température une réserve d'eau est indispensable : aux petits soins notre guide ! 

La principale montée se fait sur le même chemin que pour le baou occidental. Franchis les 500 premiers mètres, comme nous l'avait indiqué Roland, nous sortons du village sur un large chemin bien empierré, modérément pentu, avec à notre droite notre "baou" du jour. C'est la-haut que nous allons.

Derrière nous, le paysage se dévoile petit à petit et au delà des toits du village nous commençons à découvrir le paysage, jusqu'à la mer, un peu estompé par une brume de chaleur. Ce n'est pas encore aujourd'hui que nous verrons la Corse...

Laissant le chemin de l'autre baou sur notre gauche nous poursuivons notre marche dans un décor de plus en plus aride. Pourtant ce pays a été occupé par des hommes qui ont cultivé ou exploité la terre ,vu les restanques encore en bon état que nous pouvons observer. Petite pause "banane" sous l'ombre maigre d'un des rares arbres bordant le chemin. Il fait de plus en plus chaud et quelques visages commencent à rougir.

Lorsque nous atteignons l'altitude de 750 m, un petit vent de mer vient subitement nous rafraîchir et déjà la montée est plus facile.



C'est ainsi que nous attaquons la dernière partie de la montée parmi les thyms et les euphorbes hérissons. A notre droite le Baou de St. Jeannet dessine sa silhouette très abrupte, la falaise paraît impressionnante. Tout le coteau semble avoir été travaillé par les bergers car de nombreux tas de cailloux ont été rassemblés, soit pour dégager des zones de pâture , soit pour préparer des restanques. Le vent est maintenant assez soutenu, plus rien ne l'arrête entre nous et la mer et nous avons oublié la chaleur de la montée.

Encore quelques mètres et, à la cote 844 nous découvrons un magnifique cairn nous indiquant que nous avons fini de monter, ce que confirme Roland. Il en profite pour faire un large tour d'horizon, car d'ici, nous pouvons faire un magnifique 360°. A l'ouest tout d'abord, l'Audibergue (coucou Huguette !), le plateau de Caussols, le Col de Vence, Gréolières, tout au fond dans le Mercantour ouest, le Mt.Gelas, 3143 m, le Mt.Clapier et le Bégo, vers la vallée des Merveilles, tous les trois enneigés. Enfin à l'est, plus proche de nous les monts Cime,Chauve et Agel , ce dernier bien caractéristique avec ses antennes.

Bien entendu, vers le sud, la mer... et toutes les villes côtières que nous connaissons bien.  De plus Roland nous fait remarquer que outre les deux baous de St. Jeannet, il en existe deux autres moins hauts, le Baou Blanc à l'ouest et le Baou Roux à l'est.Belle leçon de géographie appliquée, merci Roland d'avoir bien préparé ce tour d'horizon. Ceci méritait bien une photo de groupe. Il nous fait ensuite un petit topo sur les genévriers  qui nous entourent, leur feuillage, leurs fruits et l'emploi qu'on en fait généralement. Jean-Marie fait remarquer qu'il s'agit du "cade" et non du "genévrier commun" car ses feuilles portent deux bandes plus claires. Petit débat sur cade et genévriers mais Wikipedia a tranché il s'agit bien du cade.

 

Le genévrier cade (Juniperus oxycedrus), ou cade, ou encore oxycèdre, est un petit arbre ou un arbrisseau fréquent en région côtière méditerranéenne (du Maroc à l'Iran), où il est l'une des plantes caractéristiques des garrigues et des maquis. Les cônes, comestibles frais, sont bruns à orange.

Feuillage persistant se présentant sous forme d'aiguilles. Ces aiguilles, à pointe fine et piquante, sont disposées en verticilles de 3 sur 6 rangs. Leur face supérieure porte deux bandes blanches, ce qui permet de faire la distinction avec le genévrier commun (aiguilles à une seule bande blanche).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oxyc%C3%A8dre

 

Quittant la géographie et la botanique, nous redescendons vers l'extrémité sud du baou après les recommandations de prudence de Roland. Petit commentaire devant le vieux chêne quadricentenaire  au pied duquel nous reviendrons pique-niquer tout à l'heure.

Le bord de la falaise est moins abrupte que celui de son jumeau occidental mais le spectacle sur la vallée du Var est impressionnante. La rivière scintille au soleil. Toujours un peu de brume, mais sur les premiers plans, la vue est bien dégagée avec le très beau château des Templiers à la Gaude, un autre château, plus moderne celui-là...et énorme,  le siège social d'IBM en forme de X étiré, tout en bas la villa du champion de F1, Schumacher et à notre droite, Vence. Ce qui est remarquable vu d'ici, ce sont les grandes étendues boisées qui ont été préservées.

Nous revenons vers notre chêne remarquable et juste à côté, une grande prairie bien plate, certainement une ancienne dolline, nous permet de nous installer pour le pique-nique. Il est 11 h40 ! Deux choix, ombre ou soleil. Mais bien que l'ombre soit encore fraîche elle est préférée par le majorité des marcheurs qui commencent par déguster une excellent vin d'orange préparé par Denise. Merci, c'était fameux !

Aujourd'hui la pause déjeuner durera 1 h 35 ... à la grande joie des joueurs de carte, toujours aussi bruyants selon les dormeurs.

Roland donne enfin le signal du départ en nous rappelant que dans la descente, nous devons rallonger nos bâtons et surtout bien respecter le balisage sans couper les virages afin de préserver la nature. La descente est assez raide et nous  donnerons quelques mauvaises notes à Gérard, Daniela et Denise qui vont emprunter des raccourcis.

Le vent a chassé une grande partie de la brume et la vue sur les toits de St Jeannet est très jolie, un peu gâchée par des arbres morts : merci Messieurs de l'ONF de les faire disparaître...pour le plaisir des yeux.

Il est 14 h15. Traversant le village, Roland nous fait découvrir la tour sarrasine datant du 15° siècle et le lavoir où nos marcheurs retrouvent leur enfance, s'arrosant comme des gamins, en profitant pour se rafraîchir. Le village est très fleuri et cette superbe façade avec son jasmin en est la plus belle illustration.

Retour aux voitures pour changer de chaussures avant d'aller faire un tour dans le vieux village.

Roland fait un rapide historique sur les origines de St.Jeannet.

Ligures à l'origine, les habitants de la région vécurent la "Pax Romana" puis après le déclin de l'empire romain, les invasions sarrasines ruinèrent le pays le ramenant à l'état de friches. C'est au XIII° siècle qu'une dizaine de familles s'installèrent sur l'emplacement de l'actuel cimetière et dénommèrent ce lieu "Castrum  Sancti Johannis".  Le développement de la petite ville se poursuivit et elle se mura contre la peste et les ennemis. Placé à la limite de la France et des Etats du Duc de Savoie, le village eu à subir plusieurs mises à sac mais il continua de progresser avec une agriculture orientée sur la vigne et l'olivier. Le village est nommé Sancti Johannis d'après saint Jean le Baptiste ou saint Jean Apôtre, sous sa forme occitane et avec un suffixe diminutif local, qui a été francisée  par la suite. Sous la Révolution, la commune changea de nom pour Jeannet, suivant un décret de la Convention. Après un dépeuplement au cours de la 1ère moitié du 20 ° siècle, Saint-Jeannet est en pleine croissance et est promis à un grand avenir touristique.


Joli panorama sur la vallée et visite de l'Eglise St Jean-Baptiste datant de 1666, du baroque pas trop marqué et un très beau vitrail. Sur la place de l'Eglise, une fontaine qui, comme dans la plupart des village de Provence, est un symbole de progrès républicain célébrant l'arrivée de l'eau.

Notre pot habituel (un seul aujourd'hui, attention aux mauvaises habitudes), fut pris sur la terrasse du restaurant Ste. Barbe.

 



Merci ROLAND de nous avoir guidé avec beaucoup de professionnalisme sur ce petit parcours simple, mais avec de beaux paysages.

 

Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

 

La semaine prochaine,   le Jeudi 4 Juin à 7 h 30 : CAUSSOLS (06) - Le Plateau de Calern

 Randonnée sans grande difficulté sur les plateaux calcaires de CALERN qui nous proposera la découverte de l'observatoire de CERCA et la visite du bourg médiéval de CIPIERES-

5 h- 13.2 km-Deniv. 530 m- Moyen-Médio. Repas et boisson tirés du sac

Responsable : Jean BOREL

 

Quelques photos en bonus : 
Les randonneuses au départ
Les randonneuses pendant la pause
Les randonneuses à l'arrivée- Seule Cathy sourit au photographe !

Non, ils ne vont pas sauter. 1ère photo de groupe...de dos !Beau jardin avec Baou
Sous les arcades

Jolie rue caladée et fleurie
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