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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 09:08

2021/11/18- 689-2 Cotignac-N.D.des Grâces G2

C’est sous la conduite de Jean Bo que nous allons marcher aujourd’hui.

Nous nous retrouvons à Cotignac comme il y a 14 mois mais sans les contraintes sanitaires. Souhaitons que dans le temps cela puisse se poursuivre ainsi. Le soleil est au rendez-vous accompagné d’une fraîcheur automnale.

« La rando  prévue de 10,5 km et 300m de dénivelé sera réduite car nous devons rejoindre les G1 à Sillans la Cascade car aujourd’hui c’est rando-resto. Nous irons à la cascade du Gouffre en fin de randonnée si nous en avons le temps et ne monterons pas au Monastère Saint Joseph. Cotignac, village de 2000 habitants, les Cotignacéens est reconnu pour ses lavoirs, fontaines, monastères, maisons troglodytes… et ses richesses agricoles, vigne, oliviers et coings dont la fête a habituellement lieu le dernier dimanche d’octobre,  mais après le covid l’an dernier c’est le gel cette année qui l’ont empêché d’avoir lieu. Parmi les personnalités attachées à Cotignac il y a Joe Dassin qui s’y est marié le 14 juin 1978. Dix ans auparavant il a chanté lors d’un gala gratuit. En remerciement la municipalité lui a offert un terrain sur les hauteurs de la ville où il a fait construire une maison provençale ». Allez-donc « siffler sur la colline »

Face à nous se dressent les tours sarrasines, départ par le passé de la randonnée.

Nous accueillons Michèle une nouvelle randonneuse. Beps et Patrick seront nos serre-file. Nous sommes 33.

Nous nous dirigeons par un fort raidillon au sanctuaire Notre Dame des Grâces.

De nombreux oratoires vont jalonner le chemin durant notre matinée.

Avant d'arriver au sanctuaire, Jean va nous conter son histoire : « L'église a été construite en 1519 après les apparitions de Notre-Dame de Grâces à un simple paysan, Jean de La Baume, sur ce même lieu. Des religieux sont affectés au sanctuaire et très rapidement rattachés à la congrégation de l'Oratoire. D'abord modeste sanctuaire régional, le lieu devient un site de pèlerinage de premier plan lorsque le frère Fiacre augustin déchaussé, vient officiellement en pèlerinage depuis Paris pour y prier la Vierge afin d'accorder au roi Louis XIII un héritier. La grossesse de la reine Anne d'Autriche et la naissance du futur Louis XIV, sont vus comme un « miracle » accordé par Notre-Dame des Grâces. Cet événement attire l'attention sur le sanctuaire, et celui-ci restera lié à la monarchie jusqu'à la Révolution. À la Révolution, les révolutionnaires viennent, pillent et rasent totalement le sanctuaire. En 1810, l'église est reconstruite par les habitants du lieu. Elle est prise en charge par la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée. Ceux-ci font réaliser des travaux d'aménagement dans le sanctuaire. En 1981, les Oblats transmettent la gestion du sanctuaire aux frères de la Communauté Saint-Jean. Aujourd'hui, ce sanctuaire accueille 140 000 pèlerins par an, ce qui en fait le premier site visité dans le département du Var. » 

Arrivés au sanctuaire nous nous arrêtons pour la pause banane et faire la photo de groupe mais difficile de regrouper tout le monde.

Comme nous n’allons pas aller au Monastère Saint Joseph Jean nous explique alors qu’en ces lieux le 7 juin 1660, un jeune berger, Gaspard Ricard est assoiffé. St Joseph lui est apparu. "Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras". Gaspard s'exécuta et une source, qui coule encore aujourd'hui, se met à jaillir.

Tout de suite les habitants du village commencèrent la construction d'une chapelle. Cette chapelle, agrandie en 1663 fut confiée aux Pères Oratoriens qui édifièrent un petit couvent. Vint la révolution et si la chapelle resta debout, le couvent, abandonné, tomba en ruine. En 1975 les Bénédictines de Saint Benoit de Médéa (Algérie) revinrent en France et redonnèrent vie au sanctuaire.

En quittant le monastère nous passons devant la chapelle Saint Bernard

et voici que sur notre droite se dresse la statue de Joseph de la Marche devant laquelle sont pris en photo notre animateur et les serre-file pour une fois mis à l’honneur.

Nous passons devant la glacière Saint Martin «  Rares étaient les villages qui ne possédaient pas de glacière. La glacière Saint Martin de Cotignac fut achevée en 1701. Elle ne fut exploitée que quelques années faute de revenus suffisants. Les premiers blocs de glace étaient posés sur des troncs d'arbre, et afin d'assurer une isolation, des bottes de paille étaient plaquées contre les murs. On abritait le tout avec des planches et de la paille, puis on fermait la glacière jusqu'à la fin de printemps. On transportait alors ces blocs entourés de peau. »  avant d’arriver à la source Saint Martin.

Nous passons devant la chapelle du même nom fermée, entourée de vignes rougissantes et d’oliviers.

« La chapelle est mentionnée pour la première fois en 1174 lorsque le Pape Alexandre III, par sa bulle du 6 des Calendes de juin 1174, place des prieurés de Saint Marie et Saint Martin de Cotignac sous la dépendance des chanoines réguliers de Saint Augustin de Pignan.
Malgré la construction de 1266 de l’Eglise paroissiale Saint Pierre sur le site actuel du Village, le cimetière du Village restera situé à la chapelle jusqu’en 1582, preuve de l’attachement des villageois à ce lieu.
A la révolution le prieuré fut vendu à différents propriétaires et transformé en bâtiments agricoles ; il faudra attendre 1840 suite à la donation de la chapelle par la famille Allemand pour que celle-ci retourne au culte. Les autres parties de l’ancien prieuré sont restées la propriété de particuliers.
Après huit siècles d’Histoire tumultueuse, la chapelle Saint Martin, a besoin d’être profondément restaurée. De plus les peintures murales découvertes récemment dans la chapelle Nord, datées du XIII ou XIVème siècle, donnent de par leur qualité artistique et leur rareté en Provence, un caractère exceptionnel à cet édifice. (villages de caractère du Var) »

Nous empruntons maintenant des calades empierrées et commençons notre descente vers le village par une série d'escaliers.

 

 

 

 

 

 

Nous découvrons alors la falaise faite de travertin, tuf d'origine sédimentaire et déposé par la rivière. La descente nous permet d'admirer les toits du village. C’est alors que nous découvrons le rocher avec ses anciennes maisons troglodytes. Possibilité de les visiter en prenant rendez-vous à l’office du tourisme.

 

 

 

Ci-dessous la blogueuse recopie les explications trouvées dans Wikipédia par Jean-Marie l’an dernier.

Le travertin se forme aux émergences de certaines sources ou cours d'eau à petites cascades, par précipitation/cristallisation de carbonates à partir d'eaux sursaturées en ions Ca2+ et HCO3-. Cette cristallisation n'est généralement pas spontanée. Elle résulte des effets conjugués
•    d'une chute rapide de la pression partielle de CO2 de l'eau ;
•    d'une hausse de la température ambiante ;
•    d'une augmentation de l'oxygénation ;
•    de la turbulence des eaux ;
•    d'algues (ex : Phormidium, Schizothrix), éventuellement au milieu d'une zone de bryophytes ;
•    des hépatiques, qui comme les mousses peuvent s'encrouter ;
•    de champignons, sous forme de filaments mycéliens (ils sont présents dans la plupart des travertins composés à partir d'algues et - rarement - ils abritent des lichens ;
•    de bactéries (cyanophycées généralement);
•    de bryophytes (Les roches fabriquées par des bryophytes sont parfois dites bryolithes).
La végétation repousse de manière continue sur la structure au fur et à mesure qu'elle se calcifie et meurt. Au sein de la roche qui se forme, la nécromasse se décompose progressivement (débris végétaux tels que feuilles et branches qui fermentent puis disparaissent) pour ne pratiquement laisser que la matrice minérale. Ce cycle est entretenu tant qu'un apport d'eau sursaturée en carbonate se poursuit et que les algues et bryophytes croissent plus rapidement que le travertin ne se forme.
Le travertin est très fin quand il s'est formé en présence de biocénoses d'algues fines et/ou de bactéries encroutantes.
Il est au contraire grossier, poreux et riche en microcavités s'il est plutôt produit sur des tapis épais de mousses (bryophytes de type Brachytecium sp., Bryum sp., Cratoneuron sp., ou Gymnostonum recurvirostrum (Hedw.). Les algues peuvent coloniser des mousses et il en résulte un faciès intermédiaire. Dans les travertins grossiers, se trouvent parfois aussi des feuilles ou branches ou racines fossilisées.

Nous traversons ensuite le village avec ses anciennes boutiques, son ancien moulin à  huile, ses vieilles maisons avec des cariatides en hauteur, son église, ses fontaines, ses lavoirs….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au vu de  l’heure nous ne pouvons aller à la cascade aussi Jean nous fait une proposition honnête à savoir y revenir après le repas puisque nous repassons par Cotignac. Nous regagnons nos voitures pour nous rendre à Sillans La Cascade au Vieux Chêne où nous retrouvons les G1 afin de partager comme à chaque fois un excellent repas : au menu - apéritif, assiette campagnarde et crudités, suprême de pintade à la tapenade, tomme de montagne, farandole de desserts, vin rouge et rosé en carafe, café.

Le repas festif comme à l’accoutumée est accompagné de chansons interprétées par Jean Ma, Anne-Marie, Hervé et Nelly. Anne-Marie rend à sa façon un très bel hommage à Brassens dont cette année marque les 100 ans de sa naissance.

 

 

 

 

 

 

 

Les G1 partis, seule la moitié des G2 décide de s’arrêter de nouveau à Cotignac pour se rendre à la cascade du Gouffre. Nous voilà cheminant dans le vallon Gai qui longe la Cassole.

« Longue de 17,5 km la Cassole prend naissance sur le flanc est du Gros Bessillon à 735 m d'altitude, sur la commune de Pontevès. Le village est niché au pied de ce rocher. En 1776 une crue en amont du rocher a envahi le village et causé la mort de deux personnes. Un mur-digue a alors été construit pour canaliser l'eau vers l'extrémité ouest du rocher où la rivière s'écoule en deux cascades appelées les trompines.

Elle contourne le village dans un lit très encaissé (Le vallon gai). Elle a parcouru alors la moitié de son cours. Aucune crue notable n'a été enregistrée depuis celle citée ci-dessus.

Elle se jette dans l'Argens à la hauteur du village de Carcès, à 117 m d'altitude.

Avant l'installation des habitants la rivière Cassole passait par le sommet du Rocher et se déversait par une large cascade sur l'emplacement du village actuel.  Vers 1032, dès la construction du château et des premières habitations, des travaux sont entrepris pour déplacer le lit de la Cassole ce qui fut effectif en 1740,  permettant une meilleure utilisation de la force motrice de l'eau (moulins à huile, à blé, à papier…et usine hydro-électrique en 1897). (Wikipedia) ».

Le chemin est humide. Nous devons faire attention à ne pas glisser. Au bout d’un petit kilomètre nous l’atteignons.

Malgré les pluies des dernières semaines l’eau ne coule pas abondamment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci Jean pour cette courte mais agréable randonnée et pour l’organisation du repas toujours aussi bon.

Les photos sont de Jean Bo, Nelly, Michèle F. Véronique et Rolande.

La semaine prochaine :

Attention pour les G2 – Ampus fait partie en théorie des communes du Var concernées par l’arrêté « équipement des véhicules avec des pneus hiver  ou possession de chaînes » mais semble-t-il il devrait y avoir tolérance cette année.

 

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