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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 17:35

UNE REPRISE RATÉE.

 

Grosse déception pour celles et ceux qui espéraient aller se mettre au frais dans le MERCANTOUR. Nos guides-accompagnateurs ont pris la sage décision d’annuler la rando du BORÉON prévue le 4 septembre au vu des conditions météorologiques « chaotiques ». Ils vous prient de bien vouloir les excuser. L’éloignement de cette rando avec un risque d’orages important rendaient difficile cette expédition . C’est pour eux une décision difficile à prendre, surtout qu’il s’agit de prévisions qui, si elles ne se réalisent pas, laisseront de l’amertume aux marcheuses et marcheurs. En compensation, c’est un projet tout ficelé qui attendra quelques mois pour ressortir.


La semaine prochaine, pas de sortie prévue le Jeudi 11
.

 

Nous nous retrouverons le Jeudi 18 avec Bruno GUERIN pour une rando facile à CORRENS. Peut-être a-t-il pris rendez-vous pour un pot chez BRAD PITT et ANGELINA JOLIE, c’est une surprise .

Vous trouverez ci-dessous le profil de cette boucle.

Bon dimanche et à bientôt sur les chemins.

Jean-Marie
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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 20:26
VALBERG- « Les petites jambes »

Les Launes par le Tiret

 

Les deux rédacteurs habituels étant partis avec Jean BOREL au Mt. Mounier, c’est Yvette qui va prendre en mains ce blog.

   Sur le bulletin, il était prévu un parcours de 5 km, mais ultérieurement, comparé à l’ascension du Mt. Mounier, il paraissait bien mesquin. Jean BOREL décida donc d’en tracer un autre. Mais le bulletin était déjà expédié, et il ne fut pas possible de communiquer le rectificatif. En conséquence, la ballade des Cytises de 5 km se transforma en parcours des Launes de 10 km et 380m de dénivelée. Jean en confia la conduite à Daniel ROYER  assisté de Jacky LEBOUBE. Annie et Grand Pierre décidèrent de faire une petite marche autour de Valberg et de nous rejoindre pour le pique-nique. Et c’est donc 13 participants qui se préparent au départ. Mais décidément rien ne va ce matin, après l’abandon de Bruno côté èquipe Mt.Mounier, la voiture de Claude et Dominique avait un pneu dégonflé. Comme le bouchon de la valve se trouvait près de la roue il était tentant de supposer que des supporters de l’équipe de foot  de la Turquie qui venait de se faire battre par l’Allemagne s’étaient vengés sur une voiture…allemande ? Il a fallu aller à Beuil trouver un garagiste : garage ouvert mais pas d’homme de l’art. Enfin, le pneu est regonflé, ils reviennent et nous partons enfin à 10 h 30.

Il commence déjà à faire chaud mais Daniel et Jacky nous promettent de l’ombre. Dès la sortie du village, le chemin est bordé de champs fleuris puis de prairies très vertes parsemées de sapins qui grimpent à l’assaut de collines boisées dont le Picougul que nous devrons gravir bientôt.

A une centaine de mètres du sommet, quelques unes s’arrêtent et font une pause sous un sapin accueillant. Le reste de la troupe se réjouit du spectacle à 360 ° qui s’offre à elle. Nous apercevons le fameux Mounier et ses plaques de névés. Nous avons une pensée émue( !) pour nos courageux amis partis à l’ascension du mont mythique, sous l’ardent soleil.

Nous descendons à flan de coteau vers le ruisseau par une prairie pentue aux hautes herbes glissantes et traîtresses qui cachent des racines et des pierres puis nous retrouvons le chemin qui nous conduit au ruisseau que nous franchissons allègrement. Nous remontons de l’autre côté et à mi-pente nous nous installons pour la pause « banane ».

Le paysage est toujours aussi agreste. Les talus fleuris alternent avec des bouquets d’arbre ombreux. Lorsque nous atteignons une plate-forme rocheuse traversée par une petite cascade, le téléphone de Jaqueline sonne, c’est Bruno. Il va mieux et se propose de nous rejoindre avec Annie et Grand Pierre à la balise 12 (polémique téléphonique avec Daniel est-ce la 12 ou la 13 ?).Claude s’impatiente et prend la tête à grands pas. Est- il inquiet pour son pneu ? Où sont les Turcs ? A-t-il faim ? Nous arrivons presque en vue des Launes. D’immenses prairies nous font penser à un golf.

Nouvel appel téléphonique, c’est Jean qui signale que son groupe vient d’atteindre le sommet du Mounier, Bravo !

Nous traversons le village. Ici une vielle grange, là une chapelle (Ste.Anne) et quelques cytises. De là s’amorce le chemin du retour vers Valberg.

Une fontaine bien fraîche permet de renouveler la provision d’eau. Deux chevaux nous observent du seuil de leur jolie maison. Le chemin s’élève au milieu des champs de graminées roses, de talus couverts d’œillets, roses aussi, puis bleus (des bleuets ?) puis mauves (plantes non identifiées).

La pente s’accentue et le chemin se rétrécit mais des bouquets d’arbres offrent une ombre appréciée. Enfin des voix devant nous, nous avons atteint le point de ralliement, bien choisi. C’est une agréable prairie parsemée de gentianes jaunes (pas encore fleuries), bien ombragée avec vue sur le Mounier. Nous les retrouvons avec plaisir, Bruno a l’air en pleine forme. Chacun s’installe, déballe ses provisions et le rosé circule. Les langues marchent si les pieds se reposent puis c’est une petite sieste pour certains. Avant de repartir, Jacqueline a reçu un nouvel appel de l’équipe du Mounier. Ils sont redescendus et pique-niquent au Petit Mounier à l’ombre des ruines de l’ancien observatoire.

Nous repartons. C’est de la grimpette sous le soleil et chaque arbre au détour du sentier est le bienvenu pour son ombre. Puis nous atteignons la route et la voiture de Grand Pierre qui permettra à Monique de terminer plus facilement. Le reste de la troupe s’échelonne sur le bitume jusqu’à l’hôtel où arrivent les premiers marcheurs de l’équipe du Mounier.

Une fois les deux équipes réunies et le pneu remonté, direction le bar pour le pot de l’amitié où chacun commentera ses exploits. Un grand bravo à Jean-Pierre et André, les nouveaux, qui ont vaillamment « vaincu » le Mt. Mounier. Et puis ce sont les adieux, les bises, les " à bientôt, après les vacances".

Trois couples ont eu la bonne idée de prolonger d’une journée leur séjour à Valberg pour profiter des environs.

Merci à nos guides et à Jean qui avait préparé cette petite rando sympa.

 

Merci aux photographes : Yvette CHABANNE et Bruno GUERIN.

 

Quelques photos supplémentaires  en prime :

                                                                                                             En haut du Picougul

Joli coin pour le pique-nique



Enfin retrouvés pour le pique-nique


 









                                                                                   Des fleurs en vrac
































Ah !les mélèzes
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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 09:42

Le Mont Mounier

Il est 6 heures 30. La salle des petits-déjeuners se remplit peu à peu. Camille nous annonce : « Bruno n’a pas fermé l’œil de la nuit. Il ne sera pas des nôtres. » Jean fait ses comptes. Nous sommes 16 à table. Mais voici le dix-septième : Christian n’ayant pas voulu abandonner sa Claudie hier soir – est parti avant l’aube pour nous rejoindre. Car c’est aujourd’hui le grand jour ! Nous partons à l’assaut du grand, du mythique Mont Mounier ! Dont Jean nous a parlé si souvent (bassiné les oreilles, disent certains !). A présent voici Jacqueline, Monique Blandin, Nicole Borel. Vont-elles se joindre à nous ? Ou viennent-elles nous encourager ? A moins qu’elles ne soient seulement attirées par l’odeur du café, le pain, le beurre et les croissants ? Il faut dire qu’après les repas frugaux de la veille, tout le monde a besoin de reprendre des forces !

Il est 7 heures 15, nous quittons l’hôtel. Un quart d’heure plus tard, nous attaquons une première pente douce. Il fait un peu frais, c’est la température idéale pour marcher. Le ciel est dégagé, l’air est pur, la journée sera splendide. A droite de la photo, regardez bien ! On aperçoit un arbuste. Ce sera le dernier de la journée ! Le sentier monte paisiblement à travers un paysage pastoral de prés et d’anciens champs. Jean-Marie me prie d’insérer ici le profil de l’étape. Car ce profil est majestueux, à l’image du Mont Mounier. Il est remarquable aussi par sa parfaite symétrie. Etonnant n’est-ce pas ? Le dénivelé atteindra 1278 mètres pour une distance de 17 km.

A présent nous approchons d’une première crête. Nous profitons d’un faux plat pour faire une première pause. Où l’on voit le photographe sur la photo ! Bravo le cadrage ! Nous poursuivons notre chemin. Jean emmène le peloton de tête. En nous retournant nous pouvons admirer la vallée et le peloton de queue dont Camille a pris la tête.

Pour tromper la monotonie de la marche, Jean-Marie nous annonce l’altitude : « Nous voici à 2000 mètres ! » Aussitôt chacun calcule le dénivelé restant à gravir. Rien de tel qu’un peu de calcul mental pour rester éveillé. « Maintenant nous entrons dans le parc du Mercantour ! » nous dit Jean. Qui nous rappelle les principales règles du Parc : « pas de chien, pas de cueillette, pas d'arme, pas de déchets, pas de bruit ! ». 

Nous continuons donc à monter, en silence. « Nous faisons du 8 mètres / minute ! » nous dit Jean pour faire travailler nos méninges. Autrement dit, nous sommes sur une base de 480 mètres de dénivelé à l’heure. Allons nous tenir la distance ? Non, car très vite, nous redescendons à 7 m/min.  Fini l’herbe maigrichonne. Le sol devient aride et caillouteux mais le sentier est confortable. Nous apercevons nos premiers névés. Jean-Marie : « Nous voici à 2200 mètres ! » Puis nous nous arrêtons devant un long névé. L’endroit est idéal pour une pause casse-croûte, mais pas pour s’isoler à l’abri des regards ! Pas la peine en effet de chercher un arbre propice – comme dirait Daniel (qui à cette heure va prendre en mains ses « petites jambes »).

Après la pause nous franchissons le névé, en marquant bien nos pas dans la neige pour ne pas glisser en arrière. Encore quelques minutes et nous atteignons la crête désertique du Démant, à la balise 47 où nous rejoignons le GR5. Nous redescendons légèrement jusqu’à la baisse du Démant (2438 m). Sur notre droite se profilent le Petit Mounier (2727 m) et le Mont Mounier (2817 m). Puis nous grimpons une crête caillouteuse avec en ligne de mire la stèle Vallette (2585 m). « Nous sommes à 2500 mètres ! » annonce Jean-Marie. Il est 10 heures. Dans une heure nous devrions être au sommet.

Jean nous propose d’éviter la stèle et de continuer directement sur la longue crête caillouteuse (leitmotiv de la rando) qui conduit au Petit Mounier. La pente est régulière et se grimpe sans difficulté. Arrivés sur le plateau du Petit Mounier, nous retrouvons un peu de neige et une vue magnifique de tous côtés. Vue sur les sommets environnants dont bien sûr le Mont Mounier. Qui se dresse fièrement sous nos yeux émerveillés ! Ne dirait-on pas une œuvre d’art, aux lignes épurées et aux coloris sobres ? D’ici, l’arête qui conduit au sommet paraît impressionnante. Jean nous conte alors l’histoire de l’Observatoire du Petit Mounier. En 1893, le député Bischoffsheim fait construire ici, une annexe de l’Observatoire de Nice. Détruit par un incendie en décembre, il est reconstruit l’année suivante. Demeurant sur place été comme hiver, le gardien transmet chaque jour les relevés météorologiques à Nice et à Paris. L’Observatoire sera à nouveau détruit par un incendie en 1910 et cessera toute activité en 1918. Il n’en reste plus que quelques ruines.

Le temps de prendre quelques photos et nous voici partis à l’assaut du Mont Mounier. Nous redescendons de quelques mètres avant d’attaquer le beau final aérien qui mène au sommet. Aérien, mais sans réelle difficulté. L’arête qui impressionnait certains, se révèle assez large. Il suffit de bien regarder où l’on met les pieds. En suivant le sentier ou en marchant sur les rochers plats prévus à cet effet. La montée est régulière, juste un peu plus longue qu’il n’y paraissait.

Il est 11 heures passées quand les premiers parviennent au sommet. Les suivants grimpent à leur rythme. Camille, juché sur un rocher, surveille chacun et chacune dans son ascension, prêt à proposer son aide en cas de difficulté. Puis il monte à son tour. Et se joint à nous pour la photo du sommet du Mont Mounier, la photo de la victoire !

Merci à Jean d’avoir imposé un rythme raisonnable qui a permis à chacun d’atteindre le sommet. Tandis que Maurice propose du gingembre pour nous redonner un coup de fouet, Jean célèbre « le mont Mounier, qui impose sa présence massive en maître incontesté de ce relief majestueux ». Plus haut massif calcaire des Alpes-Maritimes, le Mounier constitue sûrement l’un des meilleurs belvédères de toutes les Alpes du Sud. C’est aussi le paradis du botaniste avec une flore exceptionnelle ! Jadis appelé "mons niger", sans doute en raison de la couleur noirâtre de la roche, le Mounier, sommet aujourd’hui dénudé et aride, était autrefois boisé ». Mais il est temps de redescendre. Attention à ne pas s’égarer en dehors du sentier. Car de chaque côté, la pente est raide et en cas de faux pas, il n’est pas question de se rattraper aux branches. Il n’y en a pas !

Nous revoici sur le plateau du Petit Mounier. Il est midi. Nous nous installons autour des ruines de l’Observatoire. Assis au soleil (il n’y a pas un brin d’ombre), nous savourons notre pique-nique bien mérité.

Après quelques instants de repos, nous reprenons notre descente. Cette fois-ci nous ferons un petit détour par la stèle Vallette. Du nom d’un lieutenant, mort ici en janvier 1936, à la tête de ses skieurs. Puis nous prenons le chemin du retour. La descente est rapide, trop rapide même. Le groupe s’étire, laissant à la traîne Gérard qui râle et Maurice qui voudrait bien prendre en photos cette flore exceptionnelle dont parle le guide : oreilles de lapin (Stachys byzantina) aux feuilles duvetées, gentianes (de Bavière ?), renoncules des montagnes, entre autres. Jean freine ses troupes et impose un rythme plus modéré.

Nous arrivons aux voitures. Il est 15 heures. Chacun estime la difficulté de notre randonnée en la comparant à la « petite facile » de la veille. Les avis sont partagés. Ce qui est sûr, c’est que nous avons gravi un beau sommet, découvert un panorama exceptionnel. Nous sommes tous enchantés de notre journée. 

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée qui clôt en beauté cette saison. Et dommage pour Bruno dont nous regrettons l’absence.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Maurice QUADRI, André TUPIN.

 

Lundi 30 juin, ce sera la dernière mini-randonnée, avec Bruno.

Bonnes vacances à tous et rendez-vous en septembre pour de nouvelles aventures.

 

Encore quelques photos :

Avant le départ vers le Mont Mounier

       


Le Mont Mounier

   Vers le Petit Mounier














Vers le Mounier    

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