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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 08:34

Flayosc – Les Vallons Sud

2009-09-10-Lacs-de-Millefonts-001.jpgAujourd’hui Jean Borel nous emmène à Flayosc, « première porte du Haut Var perché sur sa colline dans un décor de forêts, de champs et de vignes ». Flayosc, c’est ce village perché sur sa colline, que l’on aperçoit en allant de Draguignan à Salernes. Mais où l’on ne s’arrête jamais. Sauf aujourd’hui. Nous voici 33 randonneurs sur le parking à l’entrée de Flayosc.

Jean s’adresse au groupe : « Je vous donne des nouvelles de l’infirmerie ». Nous apprenons ainsi que Bruno devrait être opérationnel jeudi prochain pour la rando de Cotignac. Quant à Claude ici présent, il va devoir rester au repos forcé pendant 2010-01-21 Flayosc-001deux mois. 



Après la traditionnelle photo de groupe, Jean nous présente la rando : « Au Sud de Flayosc, nous allons découvrir un pays de vallons et ruisseaux (Le Figueret, La Florièye et Le Rinalté), tous affluents de l’Argens. Nous verrons aussi deux chapelles, un pont romain, une cascade, une ancienne voie ferrée et ses 3 tunnels. Ce sera une randonnée assez courte (moins de 14 km2010-01-21 Flayosc-002), avec un petit dénivelé de 306 m ».

Nous commençons par une rapide visite du village, « village médiéval aux ruelles sinueuses et aux nombreuses fontaines ». Nous voici au pied de l’église, place Pied Barri (en provençal : au pied des remparts). « On va remonter la rue des Fainéants. L’origine de ce nom serait qu’on y élevait des vers à soie qui ne faisaient que manger des feuilles de mûrier ». Sans parler d’une autre version, désobligeante pour les Flayoscais mâles. Ce qui n’empêche pas 4 ou 5 d’entre nous de prendre la pose pour Jean, dans la rue des Fainéants. 2010-01-21 Flayosc-003

Jean nous conte l’histoire de Flayosc : « Les ancêtres ligures choisirent d’installer leurs avant-postes sur ce promontoire tranquille dominant la vallée. Puis vinrent les Romains attirés par la douceur du climat et les vignes réputées. Au 16ème siècle, le village se trouva au cœur de la tourmente des guerres de religion. En 1589, Flayosc fut pillé, saccagé et ses habitants massacrés par les troupes de Bernard, Marquis de la Valette. En 1792, pour supprimer à jamais le symbole des privilèges abolis, les Flayoscais détruisirent, en une seule nuit, le redoutable château féodal ».

Puis nous arriv2010-01-21 Flayosc-004ons sur la place de la Reinesse, avec sa jolie fontaine et son lavoir en pierre. La légende dit que s’élevait ici un temple païen où l’on adorait une grenouille d’or, d’où le nom de Reinesse. Puis nous parvenons au pied de l’église St Laurent. Dont on peut admirer la tour campanile restaurée, abritant 5 cloches en parfait état. Nous pénétrons dans l’église. « D’habitude on finit par les églises » remarque Cathy. Mais aujourd’hui nous commençons par nous recueillir avant la marche.

Puis nous nous dirigeons vers la sortie du village.

Jean, prudemment, nous fait éviter la rue Rompe-Cul. Sait-on jamais, un accident est si vite arrivé. Puis en désignant un carré (ou plutôt un cercle) d’herbe, il nous demande : « Savez-vous ce que c’est ? » C’est Yvette (mais laquelle ? elles sont trois aujourd’hui) qui a la réponse : « C’est une aire de battage ». « Bravo Yvette ! Et juste en dessous, c’est le bois des amoureux » ajoute Jean. Mais nous n’avons pas le temps d’y faire un tour. Nous sommes venus pour marcher .. un peu. Eh bien, marchons !2010-01-21 Flayosc-005

« Nous partons de l’altitude 310 m et allons descendre jusqu’au pont romain, à 145 m » nous prévient Jean. Nous descendons, sans nous presser. Et nous arrivon2010-01-21 Flayosc-006s bientôt sur l’ancienne voie ferrée Grasse – Meyrargues. Nous voici à présent sur un vrai faux plat. Mais nous quittons bientôt la voie ferrée pour un sentier qui descend gentiment. 2010-01-21 Flayosc-009
Nous atteignons la Chapelle St Jean. A l’intérieur de laquelle on aperçoit un charmant 2010-01-21 Flayosc-010autel. « C’est une chapelle humble et modeste » nous dit Jean. « Tout comme moi ! »
Après une courte halte, nous franchissons notre première rivière : Le Figueret. Le sentier grimpe maintenant à flanc de coteau. On devine le soleil sur notre gauche, mais il est masqué par la végétation. L’air est frisquet. Nous marchons à l’ombre, parmi les genêts et les cistes cotonneux, blancs de givre.

Enfin nous atteignons un emplacement bien ensoleillé, idéal pou2010-01-21 Flayosc-011r une pause casse-croûte.
Après nous être chauffés quelques minutes au soleil, nous reprenons notre marche. A nouveau nous retrouvons l’ombre et la fraîcheur. Le terrain est collant, pour ne pas dire lourd. Par endroits il nous faut contourner de grandes flaques. Puis sur la droite, nous apercevons une superbe plantation d’oliviers et de vignes : le Domaine de la Bernarde. Nous poursuivons notre descent2010-01-21 Flayosc-014e à flanc de coteau.

Et voici devant nous le pont romain, bien éclairé par le soleil. Nous nous approchons du muret pour admirer notre deuxième rivière : La Florièye.

Jean descend dans le lit de la rivière pour nous photographier. Le voici là-bas sur la photo, tout petit. De loin Marinette et (la grande) Dominique lui crient : « Plus à gauche, Jean ! Recule d’un mètre ! » Mais le piège est un peu gros et Jean ne se mouillera pas les pieds. Et voici la photo du pont romain. Que nous sommes beaux … de loin ! Le pont, lui, est magnifique !2010-01-21 Flayosc-015

Il est encore tôt, à peine 11 h30. Mais Jean nous propose de profiter du soleil pour pique-niquer. Voici un chemin à gauche qui traverse un verger. Et un muret où poser nos fesses. La pierre est froide, mais au moins nous sommes au sec. Le soleil nous chauffe le dos, nous sommes assis confortablement. Et voici des bouteilles qui circulent. Décidément la vie2010-01-21 Flayosc-017 est belle ! Après un repas bien arrosé, après le café, le gingembre et les chocolats, quelques beloteurs attaquent une partie. Est-2010-01-21 Flayosc-019ce un effet du Bandol ? Le ton monte rapidement. Un petit groupe se forme autour des joueurs de belote. Chacun y va de ses commentaires. La partie dégénère. Qu’ils sont bruyants ! Impossible de faire tranquillement la sieste. Jean décide donc de lever le camp. Mais Jean a encore les idées claires. Il nous rappelle : « Avez-vous tous payé pour Peille ? » Car dans 3 semaines, nous allons à Peille. Il y a resto. Il faut payer !

Nous reprenons notre chemin. Jean nous fait remarquer : « Nous sommes ici sur la commune de Lorgues. Lorsque nous passerons le pont, nous serons sur celle de Flayosc. Et nous aurons même changé de canton ! » Quelle aventure, mon dieu quelle aventure !!

Nous progre2010-01-21 Flayosc-022ssons à nouveau dans les bois. Bientôt Jean nous annonce : « On va contourner un château ». C’est le château de Florièye (du nom de la rivière). Mais il n’en reste que des ruines. Que nous ne verrons même pas ! Puis nous atteignons notre troisième vallon et sa rivière : Le Rinalté. Et sur notre gauche, voici la cascade. Mais quelle déception ! Elle est à sec ! On n2010-01-21 Flayosc-023e voit que des rochers couverts d’herbes. « Pourtant, quand je suis venu ici en septembre, il y avait de l’eau ! » Promis, juré !
D’ailleurs en voici pour preuve la cascade prise en photo par Jean, il y a 4 mois. Le mystère reste entier : où est passée l’eau de la2010-01-21 Flayosc-024 cascade ? 

Nous franchissons le Rinalté et suivons la route de Sauve-Clare. Voici à présent la Chapelle St Augustin. « On voit une belle mosaïque à l’intérieur » dit Marie-Thérèse qui s’est permis de regarder par le trou de la serrure. Mais le compte n’y est pas : 2 chapelles, 3 vallons. Il nous 2010-01-21 Flayosc-025manque encore les tunnels !

Nous traversons le hameau de Sauve-Clare. Voici à présent le groupe qui ralentit jusqu’à faire du sur place. Le temps pour Jean de nous prendre en photo. Quelle mise en scène ! Jean nous annonce : « On va retrouver la voie ferrée. Et les tunnels ! »
Nous em2010-01-21 Flayosc-028pruntons sur la droite l’ancienne voie ferrée. Bientôt, devant nous apparaît le premier tunnel. Nous stoppons, le temps de sortir de nos sacs une frontale ou une lampe de poche. Et nous nous engageons dans le premier tunnel. « Si vous avez peur, vous pouvez vous donner la main » a prévenu Jean. Mais le tunnel n’est pas bien long, une centaine de mètres seulemen2010-01-21 Flayosc-029t.

Et voici un peu plus loin, le deuxième tunnel. A la sortie, Jean prend une nouvelle photo de groupe, intitulée « groupe sortant du tunnel ». Enfin voici le dernier tunnel. Ca y est, le programme est terminé. Nous avons tout fait. Il ne nous reste qu’à rentrer.

Nous poursuivons notre route. A un embranchement, nous marquons une dernière petite pause. Sur la gauche apparaît un chemin dénommé « les Escruvelettes ». « Savez-vous ce que ça veut dire ? » demande Jean. « Les écrevisses ». On le croit sur parole. « Nous avons fini la partie plate. On va monter d’une petite centaine de mètres. Au sommet nous aurons une vue magnifique sur Flayosc ».2010-01-21 Flayosc-031

Nous grimpons donc le chemin des Escruvelettes. La côte nous paraît rude, après tant de plats et de faux plats. Et bientôt nous apercevons Flayosc. Nous dominons le village. C’est vrai, la vue sur le village et la vallée est magnifique. Puis nous descendons dans Flayosc. Direction le parking, afin de changer de chaussures et prendre un petit goûter. Puis, rendez-vous au Café du Commerce. Le patron nous a réservé une terrasse bien abritée, pour nous tous seuls. Et pour clore cette belle journée, nous prenons un pot bien mérité.       

 

Merci Jean pour cette belle randonnée ensoleillée  (cela nous change de jeudi dernier !) et pour la découverte de Flayosc.

 

Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE. 


Prochaine randonnée : Jeudi 28 Janvier à 7 h30
Cotignac: Cotignac (83)
 


Des tours et des remparts

Falaises et architecture du Moyen Âge.


Durée : 5 h 45 – 17,6 km – Dénivelé 370 m - Moyen/Médio
Bruno GUERIN

 

 

Encore quelques photos :

Groupe faisant du sur 2010-01-21 Flayosc-027place

Groupe sortant du2010-01-21 Flayosc-030 tunnel

Groupe sur le2010-01-21 Flayosc-016 pont romain

Attenti2010-01-21 Flayosc-008on, ça g2010-01-21 Flayosc-007lisse !



























Pique2010-01-21 Flayosc-018-niqueurs



 













 

2010-01-21 Flayosc-020 





















Rand2010-01-21 Flayosc-012onneuses2010-01-21 Flayosc-021


2010-01-21 Flayosc-034





















2010-01-21 Flayosc-026





















 
 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 14:03

St Raphaël – Le Castellas

2009-09-10-Lacs-de-Millefonts-001.jpgAujourd’hui Jean Borel nous emmène à Saint Raphaël (il ne pouvait pas faire plus près !). Plus précisément, sur le chemin du Castellas.

Il est 8h15. Nous voici 24 randonneurs sur le parking du golf-école du CREPS. Vingt-quatre, c’est beaucoup ! Car la météo est très incertaine. Mais peut-être sommes nous tous attirés par la galette des rois que nous espérons déguster en fin de randonn2010-01-14 Le Castellas-005ée ?

Jean nous présente le parcours : « Nous allons emprunter un sentier historique. C’est l’ancien chemin que les fermiers d’Agay utilisaient autrefois pour se rendre à Saint-Raphaël. Puis nous rejoindrons le chemin des douSt Raphael-Le Castellasaniers.
Après avoir contourné le Cap du Dramont, nous irons pique-niquer au port du Poussaï. Ensuite nous rentrerons, toujours par le sentier du littoral. C’est une petite rando très facile
 ». Rando de 11,130 km (quelle précision !!) et 22010-01-14 Le Castellas-00166 m de dénivelé.

« Nous avons retrouvé avec plaisir Yvette » nous dit Jean. Yvette qui reprend la marche après plusieurs mois de repos forcé. Rien de tel qu’une petite rando facile pour une reprise ! Bruno, quant à lui, devra patienter encore une semaine avant la reprise. Mais aujourd’hu2010-01-14 Le Castellas-002i, il est chargé d’une mission de confiance : les galettes ! Jean nous a dit : « Bruno doit acheter les galettes. Mais avant de l’appeler, j’attends 10h30. On verra comment le temps évolue ».

Eh oui ! Car le temps n’est pas sûr. De partout apparaissent de gros nuages noirs menaçants. « On y va quand même ? » demande Jean. Qui ne dit mot consent. Nous démarrons donc. Nous sommes tous bien équipés : anoraks, capuches, gants et bonnets. Nous n’aurons pas froid.

Nous attaquons le sentier qui mène au Caste2010-01-14 Le Castellas-003llas, au-dessus d’Agay. Il fait sombre. Une petite pluie fine nous rafraîchit. Par endroits il nous faut contourner de larges flaques. Le sol est un peu boueux, mais nous avons connu pire.

Voici à présent une descente suivie d’un gué. 2010-01-14 Le Castellas-007-copie-1
Le franchissement d’un gué, c’est du pain bénit pour les photographes. Qui sont toujours à l’affût d’une glissade, d’un pied mouillé ou mieux, d’une chute. Mais aujourd’hui pas de chute ! Admirons quand même au passage Danièle, très élégante avec son ombrelle2010-01-14 Le Castellas-009.

Il est 9h20. Cela fait une heure que l’on marche. Il est temps de faire une pause. Nous nous disposons en cercle autour d’un muret propice (comme dirait Daniel R.). Propice,… pour y déballer notre casse-croûte. La pluie semble s’être arrêtée. Profitons-en pour croquer qui sa banane, qui son sandwich.2010-01-14 Le Castellas-010

« Est-ce que tout le monde est reposé ? » demande Jean. Après la longue marche que nous avons faite ? « On va repartir ». Et nous repartons.

Jean nous prévient : « Si le temps s’améliore, nous pourrons suivre le programme. Sinon je vous propose de rentrer directement par la route du bord de mer. Nous irons pique-niquer à la maison – comprenez chacun chez soi. Nous pourrons nous retrouver ensuite à 15 heures, au café de Boulouris. Pour manger les galettes achetées par Bruno ». 

Nou2010-01-14 Le Castellas-013s approchons de Cap Estérel. Annie raconte : « C’est ici que je me suis fait tirer dessus au 22 long rifle. Heureusement ils m’ont ratée ! » Mais aujourd’hui nous ne courons aucun risque : les adeptes du tir à la carabine n’aiment pas la pluie. La pluie, parlons-en, elle redouble. Certains s’arrêtent pour enfiler leur cape. Jaune, orange, bleu, rouge, voilà un peu de couleurs dans la grisaille ! Il est 10 heures. Devant nous apparaissent à présent les constructions de Cap Estérel.2010-01-14 Le Castellas-016

Il faut se rendre à l’évidence : nous n’irons pas pique-niquer au port du Poussaï. Nous n’irons pas non plus crapahuter sur les rochers glissants du sentier des douaniers. Nous opérons un repli stratégique, dixit Jean.

Nous descendons vers la mer. Devant nous le Dramont se profile dans la brume. En bas à gauche, voici la plage du Pourrousset. Qu’elle est grise aujourd’hui, la Grande Bleue ! 


2010-01-14 Le Castellas-018
Nous longeons la mer en direction du cap du Dramont. Tout en restant sur la nationale, c’est plus sûr.
2010-01-14 Le Castellas-020
Nous marchons courbés, fouettés par la pluie et le vent. En file indienne dans les passages étroits. « Ils sont fous, ces randonneurs ! » doivent se dire les automobilistes qui nous croisent. Oui, c’est vrai, nous sommes fous, nous qui espérions passer entre les gouttes.

Jean téléphone à Bruno et lui explique la situation : « Il pleut. Nous sommes obligés de rentrer ». Puis il lui passe les consignes : « Amène un pantalon sec pour Jacqueline ! Et va acheter les galettes ! Nous serons 30 ». Enfin pour terminer : «  Tu as bien tout noté ? N’oublie pas le pantalon ! » Et surtout, Bruno, n’oublie pas les galettes !! Ce sera notre récompense pour être venus marcher sous la flotte !    2010-01-14 Le Castellas-021

Nous passons au large du port de Poussaï. Sans même jeter un œil au sémaphore du Dramont. Dommage, car Jean nous a2010-01-14 Le Castellas-022vait préparé un topo sur les sémaphores. « Combien y a-t-il de sémaphores en France ? Réponse : 59. En quelle année fut ouvert le sémaphore du Dramont ? Réponse : En 1806. Il est ensuite fermé lors de l’abdication de Napoléon, puis rouvert sous les Cent Jours. Il ne sera rouvert qu’en 1966. Ses missions comprennent : la protection du trafic maritime, la surveillance de la navigation maritime, la lutte contre la pollution accidentelle en mer… ».

Puis nous passons devant la plage du Débarquement.

Rêvons un peu. Il fait beau, le soleil brille, la mer est bleue. Sur la plage Jean nous conte l’histoire du débarquement de Provence : « La2010-01-14 Le Castellas-024 7ème Armée américaine que commande le général Patch, va constituer le corps expéditionnaire. Elle comprend l’Armée B placée sous les ordres du général de Lattre de Tassigny. S’y retrouvent les combattants du corps expéditionnaire qui s’est couvert de gloire en Italie et des soldats fraîchement embarqués en Afrique du Nord : Algérie, Tunisie, Maroc et des troupes venues d’Afrique Occidentale et Equatoriale française…. ».2010-01-14 Le Castellas-023

Mais revenons à la réalité. Nous progressons sous la pluie battante. Voici à présent la plage d’Aigue Bonne. Puis la plage de Boulouris. Nous prenons la route qui grimpe près de la Nécropole militaire. Soudain la pluie redouble de violence. Nous sommes trempés ! Encore quelques mètres et nous embarquons en vitesse dans nos voitures. Pour rentrer chez nous, pique-niquer bien au sec.

A 15 heures, nous nous retrouvons tous – et même davantage (certains conjoints apprécient aussi la galette !) – au café de Boulouris. Bruno a tenu parole : les galettes sont bien là. Et elles sont excellentes ! Grand merci à la section Randonnées du Cercle de Boulouris ! Après avoir couronné les rois et les reines, nous regagno2010-01-14 Le Castellas-026ns nos pénates. 

 2010-01-14 Le Castellas-027












2010-01-14 Le Castellas-025

Merci Jean pour cette randonnée bien arrosée, mais ô combien vivifiante !

 

Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.

 

Encore quelques photos :

Pause2010-01-14 Le Castellas-011 casse-croûte




















2010-01-14 Le Castellas-006Que2010-01-14 Le Castellas-012 de couleurs !


















2010-01-14 Le Castellas-014














2010-01-14 Le Castellas-008

2010-01-14 Le Castellas-004


2010-01-14 Le Castellas-015
A la queue leu leu
















2010-01-14 Le Castellas-019
























Sous la pluie

2010-01-14 Le Castellas-017


















La Grande Bleue

 

Prochaine randonnée : Jeudi 21 Janvier à 7 h30 :Cotignac
1      Si Bruno est en état de marche, nous irons à Cotignac (83) Des tours et des remparts

Falaises et architecture du Moyen Âge.

Durée : 5 h 45 – 17,6 km – Dénivelé 370 m - Moyen/Médio
Bruno GUERIN
2      Si Bruno ne peut marcher, nous irons aveFlayoscc Jean à Flayosc (83) : Les Vallons Sud.

Il était une fois FLAYOSC. . . Première porte du Haut-Var, perché sur sa colline dans un décor de forêts, de champs et de vignes. Au départ de ce village médiéval aux ruelles sinueuses et aux nombreuses fontaines, nous partirons allégrement à la découverte des vallons du Sud (Le Figueret, La Florièye et Le Rinalté) jalonnés par de nombreux pôles d’intérêts (Chapelles Saint-Jean et Saint-Augustin, voie Romaine Giulia, pont Romain, ancienne voie ferrée et ses 3 tunnels. . .)

Longueur : 13 Kms 794 – Dénivelée : 306 m – Durée : 4 H. Niveau : Moyen Médio. Repas tiré du sac.

ATTENTION : Il est conseillé de se munir de lampes électriques pour  le passage des tunnels

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:13

Roquebrune/Argens- Le Pas de L'Eouvé.

 


2010-01-07-Pas de L'Eouvé (23)Pour la 1ère rando de l'année, Roland avait prévu une petite balade dans les Maures de 15 km avec 300m de dénivelée. En fait une petite erreur d'estimation de la longueur, relevée par Jean BOREL, la réduisait à 12 km ce qui s'avéra exact à l'arrivée.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (37) Donc pas de quoi s'affoler, une petite remise en jambes après les fêtes, tout a fait dans nos cordes. La météo assez catastrophique les jours précédents nous prévoyait du soleil le matin et de la pluie l'après-midi, même de la neige parait il !

Effectivement, il faisait beau, mais un peu froid (-2 °) lorsque les 23 marcheuses et marcheurs  se retrouvèrent près du petit lac du Fournel, retenue collinaire sur le ruisseau du même nom. Bruno n'est pas présent, une mauvaise chute dimanche dernier lui a provoqué une petite entorse du genou.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (24)

 C'est un petit coin très sympathique où les pêcheurs doivent se retrouver à la saison . Sur la rive opposée, en pente, de nombreux bungalows ont été installés sur des restanques.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (2)

En nous présentant le parcours, pratiquement tout en vallons, Roland nous prévient que nous allons rencontrer beaucoup d'eau sur les chemins mais certainement moins que lors de sa   reconnaissance. S'il avait plu les jours précédents, nos responsables avaient prévu d'intervertir cette rando avec celle de la semaine prochaine. 

Jean-marie, prévoyant, inaugurait de nouvelles guêtres, très remarquées, a tel point qu'une photo en fut prise pour immortaliser l'événement.

A 8 h 49, après la photo de groupe, Roland entraîne sa petite troupe sur un chemin qui va longer le Ruisseau du Fournel. Nous sommes sur le parcours de la course cycliste du Roc d'Azur et il connaît bien ce chemin pour l'avoir parcouru en VTT lors de la course d'octobre dernier.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (01)

Effectivement l'eau ruisselle d'un peu partout pour rejoindre le vallon du Ruisseau de Fournel. Aujourd'hui, il mesure un mètre au maximum, mais l'état de ses berges encombrées d'arbres couchés nous permet d'apprécier ce que cette petite rivière peut être lors des crues. Il prend sa source sur les flancs du Mont Pegros , 341 m, où nous avons déjà randonné.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (19)

Le chemin est souvent inondé de grandes flaques recouvertes d'une couche de glace : à contourner obligatoirement.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (31)

 Les petits gués se traversent par contre sans problèmes.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (7)

Lorsque nous arrivons au Pas de l'Eouvé ( nom provençal du chêne vert), le gué est un plus conséquent mais se franchit sans difficultés. Par contre, si le niveau avait été un peu plus haut, nous imaginons, en frissonnant, une traversée pieds nus, dans l'eau glacée.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (28)

Puis à 10 h, bien au sec maintenant et installés sur des rochers nous prenons notre "pause banane", accompagnée des marrons glacés d'Annie. C'est encore la fête…2010-01-07-Pas de L'Eouvé (30)

Le ciel se couvre de plus en plus, la météo aurait-elle vue juste pour une fois ?

En tout cas, nous poursuivons notre montée dans une zone qui a subit l'incendie de 2003. Les chênes-lièges ont bien résisté, les arbousiers et les bruyères arborescentes sont bien repartis et les cistes ont envahi les zones laissées libres. Roland nous arrête pour un petit effeuillage avant la montée nous conduisant au point culminant de notre randonnée.

A 11 h, nous l'atteignons : 178 m, nous sommes loin des exploits du début de saison. Roland nous fait faire un 360 ° avec "Au nord-ouest le Vieux Revest, le Col de Valdingarde, les ruines de St.Daunas, le Château de la Mère où nous avions randonné en Mai 2009, à l'ouest, le Mont Pegros, plus au sud, le "Car brûlé" et le col du Bougnon, carrément au sud, la Bastide Martin où nous allons passer et les Issambres, au nord-est la Flûte où nous irons en Février et Roquebrune. Tout au fond, les sommets enneigés du Mercantour."2010-01-07-Pas de L'Eouvé (18)

Rassemblés près d'une citerne bien taguée, Roland va nous faire un topo sur le liège,  échantillon en mains :

 " Le liège, utilisé essentiellement pour la fabrication des bouchons est récolté au Portugal (50%), en Espagne (20%), en Sardaigne, Afrique du Nord et un petit peu en France. C'est l'écorce du chêne liège qui en est la source. La première écorce, dite mâle, récoltée après 15 ans, de mauvaise qualité n'est pas utilisée (ricanements de la gent féminine). L'opération effectuée pour retirer l'écorce est appelée démasclage. 2010-01-07-Pas de L'Eouvé (32)Elle se pratique sur le tronc où les très grosses branches. Le liège est retiré sur 1 m environ. 15 à 20 ans après, on récolte la seconde écorce, dite femelle (cris enthousiastes de la gent féminine) qui sera utilisée pour les bouchons. Commence alors une longue série de traitements, le 1er , à l'eau bouillante pendant une heure permet de détruire tous les insectes contenus dans la matière. Après l'égouttage, le liège est séché pendant 6 mois, à l'abri de la lumière en hygrométrie contrôlée. Les futurs bouchons sont alors taillés en différentes épaisseurs de 36  à 46 mm. Puis les bouchons sont classés en 7 catégories selon la qualité : de 1/3, bons, jusqu'à 5/7, médiocres.

Un traitement au dioxyde de carbone permet d'éviter les goûts de bouchon. Enfin les bouchons sont imprimés et lustrés pour les rendre plus glissants.

 

C'est merveilleux ce qu'on apprend en randonnant ! Merci beaucoup Roland.

 

Nous abordons2010-01-07-Pas de L'Eouvé (8) maintenant la descente qui va nous ramener vers nos voitures.  Dans une courbe du chemin, le passage des véhicules a transformé le sol en une boue jaunâtre. Quelques marcheurs auront la malchance de poser le pied sur des zones particulièrement molles, s'enfonçant jusqu' à la "tige".2010-01-07-Pas de L'Eouvé (9) Notre ami Michel, à ce petit jeu, récoltera le 1er prix.

Mais il est midi, il est temps de trouver un endroit  pour pique-niquer. Les ruines de la Bastide Martin nous permettront une installation sommaire, certes, mais au moins sèche. Jean Borel se livrera à une débauche de photos de couples qui créeront peut-être des scènes de ménage, à la parution du blog . Mais la plus insolite sera celle de Marinette dans une vielle brouette rouillée, poussée par Dominique.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (13)

Après avoir dégusté les chocolats de Ginou, les gâteaux à la cannelle de Maryse, le gingembre de Maurice, le chocolat de Daniel et une deuxième tournée de marrons glacés d'Annie (n'ai-je rien oublié ?) nous repartons très détendus pour les 3 km restants.

Petit arrêt devant ce que Roland appellera le "temple maya". Bon !  Nous on veux bien, les occupantes actuelles sont plutôt des abeilles ! Roland pense qu'il s'agit des vestiges d'un ancien village dont il ne pourra définir l'origine, évoquant une éventuelle mine.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (34) Un peu plus bas nous rencontrons une nouvelle construction de forme cylindrique, extérieurement en bon état. Une petite visite des lieux nous permettra de définir qu'il s'agissait d'un ensemble de sanitaires, douches, WC, lavabos.2010-01-07-Pas de L'Eouvé (36) La carte ne nous en dit pas plus mais elle révèlera un ensemble de chemins montrant une sorte de viabilisation bien retrouvée sur le terrain avec des regards d'égout. Un deuxième ensemble du même type a été érigé un peu plus haut. De là Jean nous livrera l'histoire d'un promoteur voulant installer un centre de vacances. La demande étant présente, il anticipa l'attribution du permis de construire…qui lui fut refusé.

Hypothèse, réalité ou mythe, lorsqu'il ajouta que ce Centre était destiné aux naturistes, le doute entra dans nos esprits : mais qui sait ?

Nous retrouvons rapidement nos voitures après avoir coupé une prairie bien 2010-01-07-Pas de L'Eouvé (16)humide…qui lava nos chaussures.

Notre café habituel aux Issambres étant fermé, c'est au bar PMU de St.Aygulf que nous prîmes notre pot dans la joie et l'amitié.

 

Merci Roland pour cette première rando de l'année qui nous a permis de se remettre en jambes après les fêtes.

 

Merci aux photographes : Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.

 

La semaine prochaine, encore une rando très cool :
 Jeudi 14 Janvier à 8 H 00 : SAINT-RAPHAËL Le Castellas ( 83 )2010-01-07-Pas de L'Eouvé (00)

Agréable randonnée sur un sentier historique ; nous découvrirons l’ancien chemin que les fermiers d’ Agay utilisaient autrefois pour se rendre à Saint-Raphaël . Le retour se fera par le sentier du littoral créé sous la révolution par l’administration des Douanes et utilisé par les douaniers jusqu’au début du XX ème siècle .

Très belles vues sur le Massif de l’Esterel, la baie d’Agay, le Dramont et l’Ile d’Or .

Longueur : 11 Kms 130 – Dénivelée : 266 ms – Durée : 4 H  . Niveau : Moyen Médio . Repas tiré du sac .

Coût du trajet A. R. : 1 € 20 .

Responsable : Jean BOREL

 

Encore quelques photos en bonus :

2010-01-07-Pas de L'Eouvé (3)De l'eau...partout













                           Joli pas glissé!2010-01-07-Pas de L'Eouvé (39)











Pas de cinéma Daniel, saute !
2010-01-07-Pas de L'Eouvé (5)













Des couples !
2010-01-07-Pas de L'Eouvé (10)2010-01-07-Pas de L'Eouvé (11)







2010-01-07-Pas de L'Eouvé (12)
Quand même, une montée !2010-01-07-Pas de L'Eouvé (17)














Paysage de brulis
2010-01-07-Pas de L'Eouvé (21)













Pique-nique
2010-01-07-Pas de L'Eouvé (22)













Une aime, l'autre pas
2010-01-07-Pas de L'Eouvé (40)













Ah ! nos guides
2010-01-07-Pas de L'Eouvé (29)













Ruines de la Bastide Martin
2010-01-07-Pas de L'Eouvé (33)













Les sanitaires des "naturistes"2010-01-07-Pas de L'Eouvé (35)
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