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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 13:47

SEILLANS-La Pigne.

 

2009-11-05-Bauduen--47-.jpgAprès nous avoir obligé à annuler notre rando  de la semaine dernière pour cause de mauvais temps, le ciel nous devait bien une revanche en nous offrant une météo superbe. Trente marcheuses et marcheurs en ont profité pour se réunir autour de Jean BOREL  qui nous avait préparé un circuit facile, en boucle, de 16 km et 520 m de dénivelée. Seillans-La PigneTrente pour une rando de décembre, sans restaurant, c'est un record, et Mesdames vous vous êtes distinguées avec une participation majoritaire de deux unités. Bravo !
 Il fait un petit 4° sur le parking du jeu de boules de Seillans, mais au bord du lac de St.Cassien, en passant, nous avons pu relever une température légèrement négative, ce qui était le cas, paraît-il, dans certains quartiers de St. Raphaël. Sur le lac, de jolis bancs de brume lui donnait un  aspect "solognot". C'est sur, l'hiver approche malgré le réchauffement climatique…


Jean BOREL nous décrit la rando, avec carte et profil joint. Il insiste sur le début du parcours qui comporte une montée un peu dure, nous faisant passer de 400 à 580 m2009-12-10 Seillans (30), seule difficulté du parcours. Il nous présente Michelle, l'épouse de Joël, qui a rejoint notre groupe, ainsi  que Tony. Bienvenue à tous les deux.2009-12-10 Seillans (31) Nous retrouvons aussi avec plaisir, Monique et André, de retour de leur périple dans le Pacifique.

Jean nous montre la buvette du jeu de boules où nous pourrons prendre notre pot ce soir si nous le désirons. 
Après la traditionnelle photo de groupe, à 8 h 50 nous quittons le parking. Traversant toute la partie ouest du village, nous 2009-12-10 Seillans(01)gagnons, par des ruelles fort sympathiques la Porte Sarrasine, ancienne entrée nord. " Nous ne nous attarderons pas ici car nous sommes à l'ombre et il fait plutôt  frais. Je ferai un arrêt dans la montée pour vous parler de Seillans" nous précise Jean. 2009-12-10 Seillans (25)Il a bien raison, notre esprit sera plus vif (enfin peut-être…) lorsque nous nous serons un peu réchauffés. Mais le passage dans les jolies rues de ce village donne déjà à certains l'envie de revenir.

Nous quittons maintenant Seillans et atteignons la base de la Combe Longue où nous allons monter en suivant un petit ruisseau qui cascade sur notre droite. Nous l'entendons parfaitement mais nous ne le voyons guère; il est en contrebas et la végétation est dense.

 Petit arrêt au soleil. Jean sort sa documentation sur Seillans qui se trouve déjà en dessous de nous.

Seillans est classé parmi les plus beaux villages de France. Ses ruelles pavées s'élèvent vers un château du XI° siècle et vers ses remparts. Les Romains qui l'occupent dès le II° siècle y construisirent des villas, centre politique et agricole d'alors. Au IX° siècle, un décret royal restitue la ville à l'évêque de Marseille, époque à laquelle est édifiée la chapelle des Ormeaux, à l'extérieur du village et qui mérite 2009-12-10 Seillans (26)une visite pour son retable en bois sculpté dans la masse, oeuvre d'un anonyme. Du IX° au XII° siècle, le village souffrit des incursions sarrasines et des épidémies de peste. Au XVIII° et XIX° siècle, l'élevage du ver à soie permit de développer le village mais périclitera dans les années 1930.C'est la parfumerie de la marquise de ROSTAING qui"réveillera" de nouveau le village.

Avec ses 2115 habitants (Seillanais et Seillanaises) et ses 8866 hectares, Seillans est aujourd'hui un bourg important qui s'étend au nord jusqu'au2009-12-10 Seillans (55) plateau de Canjuers. Des personnalités des arts l'on choisi comme lieu de résidence tels les poètes Jean AICARD et Alphonse KARR et le peintre Max ERNST qui y vécu de 1964 à la fin de ses jours. En 1994,  son épouse Dorothéa TANNING, fit don à la ville d'une sculpture, le "Génie de la Bastille" , érigée près du terrain de boules.

Après la culture, retour au sport (!!!) Nous poursuivons notre montée en lacets, pas trop difficile, intrinsèquement, mais comme souvent dans nos randos, elle nous prend " à froid" et il faut un certain temps pour se remettre dans le bain, si l'on peut dire, la mer étant assez loin.2009-12-10 Seillans (28) Non Gérard ne porte pas un bandeau, mais il fonce, tête baissée


Dans une jolie clairière, Jean nous propose un arrêt pour la "pause banane", toujours bienvenue. Il en profite pour nous donner une recette provençale : après la culture voici la gastronomie. On fait vraiment tout dans les randos du Cercle de Boulouris !2009-12-10 Seillans (10)

Voici donc la recette du "Saussoun" (la sauce en provençal), repas traditionnel des moissonneurs au début du siècle dernier. Pour le réaliser, il faut 50 grammes d'amandes en poudre ou de pignons et une cuillerée à soupe d'huile d'olive par personne, un bouquet de menthe, un bouquet de fenouil, une gousse d'ail, du sel et du poivre. Faire une pommade au mortier ou au mixeur, avec la menthe, le fenouil et l'ail. Assaisonner. Allonger avec de l'eau jusqu'à obtention d'une pâte mi épaisse, mi-fluide. Tartiner et imbiber de saussoun des tranches de pain. Garnir de quelques filets d'anchois dessalés. A consommer avec des figues fraîches.

Dominique nous promet de tester la recette pour une prochaine rando. Attention le blog a de la mémoire.

La température est devenue agréable lorsque nous rejoignons une grande piste, large, un léger "faux-plat montant" si cher à notre guide, mais aujourd'hui, nous sommes vraiment dans la définition alors que nous en avons connu, par le passé, plutôt montants que plats…

2009-12-10 Seillans (33)Nous avons maintenant une vue dégagée sur notre environnement, la plaine de Fayence nimbée dans la brume et la fumée des écobuages : pas un souffle d'air, la fumée monte, toute droite puis s'étale. On aperçois même la mer.
Bien que l'automne soit bien avancé, les chênes nous offrent encore des feuillages roux si agréables à l'œil.2009-12-10 Seillans (34)

Nous continuons ainsi, alternant petites montées et petites descentes jusqu'au col de St.Arnoux à 685m pour découvrir la chapelle éponyme datant du XVIII° siècle. Une plaque rappelle un don fait par un Gignace Dalmass en 1811 (Personnage inconnu pour nous mais patronyme très répandu dans le Var et les Alpes maritimes).Elle comporte un "enfeu" bien fermé, au sol dallé de petits galets.2009-12-10 Seillans (6)

Petite halte, bienvenue, avant d'atteindre le point culminant de la randonnée. Visite impossible, la chapelle est bien fermée ce qui est normal vu son isolement. Encore  quatre vingt  mètres de dénivelée à franchir avant d'atteindre le sommet de la Pigne à 762 m, grande plate-forme équipée d'une vigie incendie . Il y a une borne géodésique mais paradoxalement Jean BOREL ne nous la fait pas chercher ! 2009-12-10 Seillans (5)C'est effectivement un point stratégique d'observation car nous avons un 360 °, pardon Jean, un 400 grades, sans obstacle. C'est par de tels endroits magnifiques que l'on se rend compte de l'importance  de la forêt dans le département du Var : un des plus boisés de France, peut-être d'ailleurs le premier.

Au nord, l'Auzière de Caille, avec ses 1000 m nous empêche de voir le Mt Lachens, point culminant du département. Les Maures se détachent bien malgré la brume et l'on aperçoit même le Rocher de Roquebrune. 2009-12-10 Seillans (17)A l'ouest le village de Bargemon et le col du Bel homme semblent très proches.

 C'est là que nous allons pique-niquer, il n'est que 11 h 30 mais le coin est superbe, bien équipé, rochers, cabanon avec table et bancs en béton. Jean va grimper dans le mirador de la vigie pour en redescendre les deux chaises hautes des guetteurs. 2009-12-10 Seillans (44)Il va les installer pour lui et Nicole, face au sud-est :position royale ! 2009-12-10 Seillans (45)On est chef où on ne l'est pas! Cependant certains parlent déjà de la nuit du 4 août 1989…

Mis à part la petite cour qui s'installe autour du couple Borel, les autres randonneurs choisissent des rochers en plein soleil.

Jean a débouché une bouteille de Beaujolais nouveau, fort apprécié.

Pas de joueurs de cartes aujourd'hui, on voit bien que les habitués, Denise, Claude et Marcel ne sont pas parmi nous.2009-12-10 Seillans (43)

A l'invitation de notre guide, un certain nombre d'entre nous vont grimper dans la vigie malgré l'interdiction. Ils vont pouvoir découvrir que la vie des guetteurs n'est certainement pas facile, en plein été, quant le soleil tape sur la légère toiture du mirador. Mais quel paysage !2009-12-10 Seillans (48)

Le chemin que nous allons reprendre passe deux cent mètres plus bas, mais pas question de le rejoindre directement car la végétation est super-dense.2009-12-10-Seillans--18-.JPG Il faudra revenir sur nos pas sur 200 m environ pour contourner le piton.

Jean donne le signal du départ et c'est par une belle piste qui ne figure pas sur les cartes que nous allons atteindre le point de rebroussement à partir duquel nous repartirons vers l'est. Il reste environ 7 km pour regagner Seillans, tout en descente, ça va être cool.

 Jean nous prévient :" Nous allons aborder une zone de constructions nouvelles et le chemin a plus ou moins été annexé dans les propriétés qu'il va falloir contourner. Restez groupés"

Martine demande ironiquement : "Faudra- t'il faire silence ". Bien sur, ça la dérangerait beaucoup n'est-ce pas  (pardon Martine) !

Effectivement, au lieu-dit le Haut Méault, nous devons descendre par de petits sentiers longeant les nouvelles constructions. La végétation au sol est assez envahissante : ronces, salsepareille, etc. Gérard en fera les frais, certains autres frisant plusieurs fois la catastrophe.

2009-12-10 Seillans (49)Enfin nous parvenons à une petite route bitumée qui dessert quelques maisons anciennes parfaitement restaurées.2009-12-10 Seillans (19) Les restanques herbeuses sont garnies de jolies marguerites.

Le coin est paisible, les oliviers pleins de fruits, ça sent vraiment la Provence !

Voila, nous arrivons dans Seillans par l'ouest. Le parking est atteint rapidement.  La dernière conquête de Jean, Claudine, qui tient la buvette de la SBS (Société bouliste Seillanaise), 2009-12-10 Seillans (60)dûment prévenue par notre guide, nous attend pour nous servir des boissons. C'est vraiment la crise,  car aujourd'hui nos consommations ne  nous coûterons qu'un  euro, et tant pis pour les boissons chaudes.

 

Merci Jean pour cette rando facile et très agréable. Le beau temps étant de la partie, nous avons passé une bonne journée.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

La semaine prochaine :
-Jeudi 17 Décembre à 7 h 30 : Lac de St.Cassien Nord (83)
Cette randonnée qui se déroule, la plupart du temps, sur de belles pistes plates nous permettra de découvrir la partie Nord du Lac de SAINT-CASSIEN, la moins connue, aux accès plus rares et très confidentiels .
Magnifiques sentiers sous futaie dans les Gorges de La Siagne, découverte de la Chapelle Saint-Cassien des Bois suivie d'une rude montée sur le village de Belluny et son écrin d'oliveraies .

Caractéristiques techniques : Longueur :
18 Kms 000 , Dénivelée : 520 m , Durée : 5 H 30 . Niveau : Moyen Medio .
Guide : Jean Borel

Quelques photos en bonus :
2009-12-10 Seillans (23)Dans les ruelles de Seillans

  

Courage Marie, tu es presque arrivée2009-12-10 Seillans (29) !













2009-12-10 Seillans (39)
















La chapelle St.Arnoux

2009-12-10 Seillans (37)

















Randonneuses réjouies
2009-12-10 Seillans (13)






















2009-12-10 Seillans (47)


















2009-12-10 Seillans (54)




La montée finale













2009-12-10 Seillans (58)











C'est guignol !


















Très cool, ça descend



















Le pot au boulodrome




2009-12-10 Seillans (32)

C'est toujours l'automne                                       


Mais aujourd'hui, Gérard avait la nostalgie de la mer. Toute la journée il a essayé de la photographier. Oui, cher ami,  c'est bien par là.2009-12-10 Seillans (7)
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 22:00
Une rando annulée : UTELLE

Roland devait nous conduire aujourd'hui à Utelle dans la vallée de la Vésubie. Rando remise à une date ultérieure, pour cause d'intempéries
 
En ce matin du 3 décembre, à 7 h 30, 6 "fous ou inconscients" (dixit Jean BOREL) se retrouvaient au parking de Boulouris, sous la pluie... et avec une prévision météo catastrophique. Enfin, cinq seulement à Boulouris, la sixième attendant son chauffeur, à domicile. Ils méritent d'être cités : Alice , Chantal, Bruno, Jean, Roland et Jean-Louis. Vos rédacteurs, ainsi que la majorité des marcheurs, étaient restés sous la couette.
Pour immortaliser ce moment, il y aura quand même trois photos
.

A qui était le parapluie ?
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La semaine prochaine :


Jeudi 03 Décembre à 7 h 30
: Seillans(83) –
Au départ de SEILLANS, village perché aux maisons ocre jaune classé parmi les " plus beaux villages de France ", cette randonnée, qui ne présente aucune difficulté particulière nous permettra de gagner les hauteurs de La Pigne, sommet certes à l'altitude très modeste ( 762 m. ), mais qui offrira de magnifiques perspectives sur la plaine de Fayence, le massif de l'Esterel, les Maures et le littoral Méditerranéen .

 

Caractéristiques techniques : Longueur : 16 Km 200, Dénivelée : 480 m, Durée : 5 H 30 . Niveau : Moyen Medio .

 

Coût du trajet A. R. : 24 € 00

 

Jean Borel

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 14:05

Rocher de Roquebrune : les 4 sommets

nullAujourd’hui Bruno Guérin nous emmène à deux pas de chez nous. Nous allons gravir le Rocher de Roquebrune. Ou plus précisément les quatre sommets du Rocher. Il est 8h30. Nous voici 20 randonneurs au pied du Rocher. Vingt randonneurs prêts à nous lancer à l’escalade de ces quatre sommets. Nous serons 21 lorsque Françoise – qui s’est trompée d’heure – nous rejoindra. En l’attendant, Bruno nous présente la randonnée. null

« Nous allons monter d’abord au sommet n° 1 (373 mètres), par un sentier assez raide, avec une petite escalade sur la fin. Ensuite on redescendra avant de grimper au sommet n° 2 (369 mètres). Il y aura là quelques passages délicats. Après on redescendra pour grimper à nouveau jusqu’au sommet n° 3. On redescendra au pied de la muraille pour pique-niquer. Et l’après-midi nous monterons au sommet n° 4, parmi les plaques et les rochers ».

Qunullel programme ! Et dire que certains croyaient que ce serait une petite rando facile d’à peine 10 km ! Mais avec son profil en dents de scie, le dénivelé frisera les 800 mètres. C’est clair : nous allons en baver ! Mais le temps passe et toujours pas de Françoise ! Qui plus est, la communication entre elle et nous est coupée. Bruno meuble un peu le temps mort en nous parlant d’un sujet qui le passionne : la géologie. « Le Rocher constitue un énorme bourrelet de roche sédimentaire au pied des Maures. Roche appelée arkose et composée d’un conglomérat de roches diverses : gneiss, embréchite, granit, galets nullde rhyolite ». Bruno tente encore de nous faire patienter, en nous parlant du circaète Jean-le-Blanc, du merle bleu ou du blaireau. Mais il faut se rendre à l’évidence : Françoise ne viendra plus. D’ailleurs il fait frais et nous avons besoin de nous dégourdir les jambes.

Nous nous élançons en direction du sommet n° 1 : le Rocher des trois croix. Nous montons par un sentier assez raide, à travers un bonullis de chênes-lièges. Sentier vite encombré de rochers qui forment de hautes marches. Rien de tel pour nous réchauffer. A la première halte, nous nous allégeons de quelques vêtements superflus. Nous empruntons à présent un chemin à découvert, en direction d’une belle dent rocheuse. La végétation se fait moins dense. Nous pénétrons dans le monde des rochers. Yvette demande : « C’est l’heure du casse-croûte ? » La réponse est NnullON. Ce n’est pas l’heure. Nous poursuivons notre grimpette en direction des trois croix. Nous en apercevons deux, juste au-dessus de nous. Encore un peu d’escalade et nous atteignons le sommet n° 1. Jean scrute le bas du Rocher : « J’ai beau chercher. Je ne vois pas Françoise. » Puis tout à coup « Regardez là-bas, le renard ! » Un renard grimpe en effet dans les rochers. « Il monte mieux que nous ! » remarque Martine. Le cinullel est couvert. Malgré la brume, la vue est magnifique. Ici la mer, puis le massif des Maures. Et de l’autre côté, la vallée de l’Argens et l’Estérel. Pendant la pause, Bruno nous conte l’histoire des trois croix. « Le Rocher des Trois Croix, nom véritable du rocher de Roquebrune, a toujours fasciné les hommes qui y dressèrent jadis trois croix aujourd’hui disparues. Celles que l’on voit à prénullsent sont l’œuvre du sculpteur Bernar Venet, établi au Muy depuis plusieurs années. Sensible à la beauté du lieu, Bernar Venet souhaita « signer » ce paysage grandiose et mystique à la fois.  Pour chacune de ces croix le sculpteur a choisi de rendre hommage à trois artistes majeurs de l’histoire de l’art. Il s’est inspiré de célèbres crucifixions peintes au 14ème, 15ème et 16ème siècles ». Le randonneur averti aura bien sûr reconnu aisément la référence aux œuvres de Giotto, Grunewald et Le Greco !

« On reprend la marche » nous dit Bruno. « On va passer sous une croix ». Nous abordons un passage très étroit. A droite, cnull’est le rocher. A gauche, c’est le vide. « Ne vous approchez pas du bord ! » Ce pourrait être le leitmotiv de la journée ! Heureusement des câbles ont été installés en début de descente. Il suffit de bien s’accrocher ! Après le passage câblé, nous poursuivons notre descente dans ce que Bruno appelle « un chaos cyclopéen », c’est-à-dire un amoncellement colossal de rochers. Nous poursuivons notre parcours d’escalade ou plutôt de désescalade. A chnullacun sa méthode : face au vide ou face au rocher. L’important est de trouver les bons points d’appui et de ne pas se bousculer ! « T’es content d’être venu ? » demande Bruno à Jacky. Qui semble apprécier cette descente le long de la corniche rocheuse.

Puis nullnous apercevons d’en bas le sommet n° 2. Encore quelques minutes de grimpette. Soudain Jean nous dit « J’entends Françoise. Elle arrive ! » Est-ce une blague ? Mais non, on entend une voix au loin. C’est Françoise qui s’approche. Arrivée au sommet elle nous expliquera qu’elle n’a ni trouvé notre parking ni suivi notre itinéraire. Peu importe puisque la voici. La grimpette n’est pas tout à fait terminée. Il nous faut encore contourner puis escalader d’énormes rochers. Et nous voici au sommet n° null2. A présent le soleil brille et de partout la vue est magnifique. Il est 10h40. Nous prenons enfin le temps d’une pause casse-croûte. Puis il nous faut redescendre, dans les rochers d’abord, dans la caillasse ensuite. Quelques minutes plus tard, Bruno nous annonce : « A partir d’ici, vous pouvez ressortir vos bâtons ! » Car ces finullchus bâtons étaient bien encombrants dans les passages d’escalade. Nous poursuivons notre descente jusqu’au pied du Rocher. Nous marchons à présent sur une large piste, facile, agréable. Pas besoin de regarder ses pieds ! On peut en profiter pour admirer le Rocher de Roquebrune vu d’en bas. « Ce rocher, nous dira Bruno, est à cheval sur les communes de Roquebrune-sur-Argens et du Muy. L'érosion y a sculpté et crenullusé des grottes, agrandi les failles et modelé des colonnes en forme de champignons, comme les Deux Frères ». Les Deux Frères, justement les voici, se détachant sur fond d’azur. « On dirait un paysage phallique » remarque fort à-propos Daniel. Nous nous arrêtons pour contempler ce paysage à la fois sauvage et colossal par sa taille. Impressionnant ! Brunnullo se met à l’écart et  nous raconte : « Le sommet n° 3 dresse sa fière silhouette postée en avant-garde des Maures et domine la vallée de l’Argens de ses grès rouges déchiquetés qui annoncent l’Estérel. Dans ce paysage sauvage, ont été mis à jour des vestiges mégalithiques et des oppida de l’âge de fer, camps retranchés dans leurs enceintes de pierres sèches. Des petites chapelles, un vieux four à tuiles ou d’anciens moulins à huile témoignent de l’importante activité humaine qui régnait sur les flancs du rocher ».

« En montant vers le sommet n° 3, nous verrons les vestiges de l’ancien village et de sa chapelle ». Nous attaquons la grimpette et pénétrons bientôt dans un bois de chênes-lièges. « Serrez les rangs pour ne pas vous perdre ! » Nous grimpons donc en nous serrant lesnull uns aux autres. Bientôt nous pouvons admirer sur notre gauche, une vue splendide sur le sommet n° 4, bien éclairé par le soleil. On distingue nettement la grotte de l’ermite et sa chapelle. « Nous ne monterons pas à la grotte de l’ermite. D’ailleurs il n’est pas là. On passera en bas et on montera sur la droite ». Mais nous n’en sommes pas là ! Chaque sommet en son temps. Grimpons d’abord le n° 3 !

Le sentier se faufile entre lenulls sommets 3 et 4. C’est le Pas du Facteur. Puis nous prenons sur la droite un sentier très raide qui monte à travers parmi les chênes-lièges, arbousiers et bruyères arborescentes. Nous atteignons les vestiges du village médiéval. Un petit tour près des ruines et nous reprenons notre grimpette. Nous voici maintenant sur la ligne de crête, au droit d’une belle plate-forme rocheuse. Nous apercevons le sommet, cnullonstitué d’énormes blocs, posés les uns sur les autres. Pour atteindre le sommet, il nous faut encore escalader un étroit passage. Bruno et Jean nous aident à franchir ce passage délicat en nous indiquant les bonnes prises, en nous tenant la main ou en nous tirant. A la descente, Jean offrira même son genou comme point d’appui !

Nous voici enfin au sommet n° 3. Là encore, la vue est magnifique. Le temps d’une photo – tiens ! sur celle-ci on peut voir les deux photonullgraphes ! – et nous descendons au pied des rochers. Il est 13 heures. C’est l’heure du pique-nique. Le ciel est dégagé, le soleil brille. Nous dévorons notre repas avec appétit. Car l’escalade, ça creuse ! Mais ne nous attardons pas : il nous reste encore un sommet à gravir. Nous revenons sur nos pas puis bifurquons sur la droite. Nous poursuivons notre descente à l’ombre. Sans trop nous presser, car les marches sont bien hautes. Puis nous parvenons au pied du massif rocheunullx où se dresse le sommet n° 4. C’est le dernier sommet ! Mais certains commencent à en avoir plein les bottes. Un petit groupe de 4, conduit par Jean, décide d’en rester là. Ils iront nous attendre aux voitures.

Nous grimpons à flanc de rocher. Sur sa croupe dénudée, dirait Bruno.

La paroi rocheuse comporte de nombreuses excavations, certaines étant de véritables grottes. On aperçoit au-dessus de nous, la grotte aménagée par « Frère Antoine » qui vit là depuis dnulle nombreuses années. Nous marchons à flanc de massif et passons nullau pied d’une petite grotte transformée en chapelle. Nous grimpons à même le rocher. Bruno entraîne une partie du groupe sur la droite : la pente y est moins raide. Les derniers préfèrent escalader le rocher en voie directe. La grimpette devient très raide. On avance comme on peut, debout ou à quatre pattes. A mesure que nous nous élevons, nous découvrons la vue superbe sur la vallée de l’Argens. Mnullais certains n’en profitent guère, occupés à s’accrocher à la paroi des pieds et des mains. Arrivée sur la crête, Cathy semble vouloir prendre son envol. « Est-ce qu’on arrive ? » On n’arrive pas encore, mais on approche ! Voici à nouveau un passage délicat. Jacky et Camille nous aident à franchir un passage resserré entre deux parois rocheuses. Il nonullus faut prendre appui sur le tronc d’un arbre pour se sortir de ce goulet. Et nous atteignons le  sommet. La vue est magnifique de tous côtés. Nous immortalisons notre victoire par une photo de groupe.  

Camille semble épuisé. Mais n’a-t-il pas dit : « C’est fatigant à la longue, toutes ces dames ! » Ces dames qu’il faut tirer, retenir ou pousser dans les passages délicats. Epuisé peut-être, mais ravi sans doute. Danièle tâte son sac. Les champignons qu’elle a ramassés tout à l’heure doivent être en bouillie ! « A présent nous allons suivre la crête, nous dit Bruno. Puis nous descendrons par un bon sentier ».

Nous continuons sur la crête. Le terrain est vraiment très accidenté : partout des rochers, des trous, des bosses, parmi lesquels il faut trouver son chemin. Mieux vaut regarder où l’on met les pieds ! Mais rien ne presse. Nous sommes parvenus jusqu’ici sans chute notable. Avec jnulluste quelques égratignures. Prenons notre temps ! Voici enfin le sentier, parsemé de rochers. Nous en avons fini avec notre parcours d’escalade. Puis nous pénétrons dans un sous-bois, le sentier devient très agréable. Quelques minutes plus tard nous rejoignons nos voitures et nos 4 compagnons de randonnée. Pour fêter cette grande journée, nous allons à Roquebrune, prendre un pot bien mérité et partager une délicieuse tarte, aimablement offerte par Françoise pour se faire pardonner son retard.

Nous sommes un peu fatigués mais heureux. Heureux d’avoir gravi ces 4 sommets du Rocher de Roquebrune. Mais certains jurent, mais un peu tard, qu’on ne les y prendra plus ! 

 

Merci Bruno pour cette magnifique randonnée dans les rochers. Merci aussi à Camille, Jacky et Jean pour leur aide efficace et très appréciée.

 

Merci également aux 2 photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY.

 

Encore quelquesnull photos :























Cathy prend son envol
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Galerie de Portraits

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Randonneurs


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Le Rocher sous toutes ses coutures


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Prochaine randonnée : Jeudi 3 Décembre à 7 h 30
 : Utelle (06)
ATTENTION : Le programme est changé. Ne vous fiez pas au bulletin !
Randonnée en boucle au départ  du Cros d'Utelle. 
C'est ici, du charmant hameau du Cros d'Utelle que nulldémarre le parcours où l'on admirera le talent des anciens en foulant un large chemin au pavage encore intact sur certaines portions. Nous serons sur le GR 5 avec quelques passages aériens, pour le "coup d'œil", mais sans difficulté.
Nous dominerons tout au long du parcours la profonde entaille des gorges
de la Vésubie.
Nous admirerons la cime de Rocca Sierra et les villages environnants.
En cours de route nous visiterons la Chapelle St Antoine à l'heure de la
pause "banane".
Nous déjeunerons à Utelle, avec visite des ruelles typiques, la place du
village, son église et ses chapelles.
Puis retour par le cayon du Riou et le village en ruine du Villars. Le
sentier montant est taillé dans la roche, mais tout de même très facile.

Durée : 5 h 30 – 17 km- Dénivelé : 700m – Moyen/Alto
Coût par voiture : 52€
Responsable : Roland COLLOMB
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