Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 09:00

La CROIX-sur-ROUDOULE
En ce beau jour férié de l'Ascension, 19 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris sont "au boulot" comme chaque jeudi. Bien sûr, nous allons nous élever nous aussi et je passerai sur les nombreux jeux de mots que cette journée et notre activité favorite ont provoqué. Jean BOREL nous a préparé un parcours dans un coin perdu au nord de Puget-Théniers : où va t'il chercher tout ça  ?

Avec beaucoup de plaisir nous avons retrouvé Denise, arrêtée depuis plusieurs mois et accueilli Irma, l'épouse de Roland,  profitant vraiment de son jour férié et  à qui le groupe a souhaité la bienvenue.

Les "Petites Jambes" auront un parcours  raccourci de 1 km et une dénivelée plus faible d'à peine 100m. C'est Jean qui les accompagnera, les pauvres..., elles vont souffrir, alors que Roland conduira le premier groupe jusqu'à la cote 1390. Onze participants dans le premier groupe et huit dans le second.

Il fait très beau lorsque nous arrivons dans le village de la Croix-sur-Roudoule après une montée impressionnante à partir de Puget-Théniers, d'autant plus qu'il y a des travaux qui rétrécissent encore plus la chaussée. Certains feront un rapprochement avec la montée à Ilonse. Heureusement nous n'avons eu à croiser qu'une seule voiture. L'accès au parking est assez tordu mais la vue sur l'esplanade est à couper le souffle.

Petit topo habituel de Jean qui nous présente le village et la randonnée.

La Croix-sur-Roudoule,  avec sa population actuelle de 97 habitants, a été le fief des Templiers, puis des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et  a conservé quelques vestiges de son passé médiéval avec quelques morceaux de remparts et  une porte fortifiée. Un ancien pont romain situé en contrebas du village fera, d'après Jean, l'objet d'un arrêt lors du retour.

Il fait très beau et la température agréable nous permet de nous mettre tout de suite en tenue d'été. Et voilà, c'est parti pour 10,2 km et 600 m de dénivelée pour le premier groupe. Nous quittons très vite la grande piste pour emprunter le GR 510 par un raccourci assez pentu nous donnant une jolie vue sur le village qui s'accroche, tout en longueur, sur un piton. Tout en bas sur la grande piste nous apercevons l'autre groupe.

Sans nous en rendre compte et tentés par un large chemin, nous quittons le GR en piquant plein sud, nous écartant anormalement de notre itinéraire. Le GPS nous rappelle à l'ordre. Ce n'est pas grave, nous allons rattraper le GR un peu plus haut et la pente sera plus douce même si nous devons faire 500 m de plus.

Après "être rentré dans le droit chemin", nous poursuivons notre montée qui devient de plus en plus difficile sur un terrain glissant constitué d'une sorte de sable gris. Il commence à faire très chaud. Heureux d'arriver sur un petit plat à la cote 1208, doublement car Roland décide que c'est l'heure de la pause banane, super !

En plus des bienfaits de cette pause, le paysage est formidable. Vers le nord-ouest le Mont St. Honorat est encore bien enneigé, à l'est le dôme de Barrot nous cache le mont Mounier . Ah ! il y a longtemps qu'on n'en avait pas parlé. Devant nous, en premier plan, les roches rouges bien caractéristiques de la vallée du Cians et tout au fond, les montagnes bien enneigées surplombant la vallée d'Allos.

Lorsque Roland donne le signal du départ, de la montée, nous voyons surgir Jean avec deux sacs à dos, puis "les Petites Jambes" qui se pointent les unes après les autres.
Tout ce petit monde a l'air en forme et nous leur cédons bien volontiers la place.
le premier groupe va continuer sa progression. En bas nous apercevons le minuscule village d'Auvare où les deux groupes se rejoindront pour le pique-nique. La descente que vont entreprendre les "Petites jambes" est assez impressionnante.



Le chemin est maintenant en corniche étroite.
A peine parcourus quelques centaines de mètres, Cathy s'aperçoit qu'elle a oublié ses bâtons lors de la pause. Suspendus à une branche pour ne pas les oublier… elle est bien partie sans. Heureusement la difficulté du chemin l'a fait réagir immédiatement. Le groupe s'arrête pendant qu'elle fait demi tour. Nous repartons ensuite vers le col du Mont, terme de la montée pour les petites jambes, alors que

poursuivant la montée, le premier groupe emprunte une piste mal balisée. Après avoir traversé un très beau champ d'orchidées sauvages  il arrive à la cote 1390, son objectif. Au passage, Daniela a découvert un magnifique Chardon des Alpes qui avait poussé sans aucune tige, directement au ras du sol… une nouveauté pour tous.

Rejoignant la Baisse de Fleirel, nous attaquons la grande descente vers Auvare, 270 m parmi le thym en fleur et les euphorbes hérisson : le rose de l'un et le vert jaune de l'autre cohabitent harmonieusement.

Le chemin n'est pas aussi agréable, si on peut parler de chemin. Nous effectuons de grands zigzags pour atténuer la pente et réduire les risques de glissades. Le village se rapproche et sur notre droite, un appel nous permet de localiser le groupe des "Petites Jambes" qui semble cheminer péniblement dans les roubines ( en provençal, pente d'éboulis, de petits cailloux, parfois friables, pas facile à franchir) que Jacqueline n'a pas aimées du tout, selon ses "premières déclarations".

C'est au cœur du village que les deux groupes vont se rejoindre avec un synchronisme parfait, Nicole en tête. Mais il est midi,  temps d'installer notre pique-nique au bord d'un ruisseau. L'eau court sur un fond de roches volcaniques très noires, ce qui la rend peu attrayante. Pourtant Daniela y baignera ses pieds avec beaucoup de bien-être semble t'il !

Le temps s'est un peu embrumé mais il fait toujours chaud.

On voit bien que Denise est de retour car une partie de cartes s'organise très vite. Ils nous manquaient les joueurs de cartes !

Nous avons découvert un coffre : le trésor de la Reine Jeanne ? Hélas, il est vide…mais joli, et finira dans le sac de Daniela.

Après avoir présenté le village d'Auvare, Jean donne le signal du départ.

Son nom (azoara), ligure, d'après Charles ROSTAING, atteste que les tribus de « montani capilatti » ont occupé cette contrée. Un vaste site sur le Mont d'AUVARE où se trouvent d'étranges constructions de pierre toutes orientées pareillement, pourrait peut-être donner des renseignements sur ces hommes agiles qui portaient de longs cheveux en signe d'indépendance et préféraient la mort plutôt que l'esclavage. Leurs conquérants romains eurent fort à faire pour les assujettir et gravèrent leurs noms sur le trophée d'Auguste à LA TURBIE en 14 avant J.C.

Pendant les 5 siècles de « Pax romana » la région d'AUVARE fit partie des Alpes-Maritimes dont le procurator vivait à Cimiez. AUVARE dépendit toujours de l'évêché de Glandèves. ROME décadente laissa les Barbares envahir son empire. Vers 580 Cimiez et NICE furent complètement détruites par les Lombards ainsi que VENCE et Glandèves.

 

« Nos ancêtres dont les biens devenaient la proie des flammes furent contraints de se réfugier sur des rocs inaccessibles. Les habitants de Glandèves fondèrent DALUIS, SAINT-LÉGER, LA CROIX et AUVARE en 574 ».

Ces quatre villages furent donc des refuges. C'est pourquoi AUVARE fut construit au flanc abrupt d'un rocher protecteur, surplombant des clues profondes, douves naturelles. Ses plus vieilles maisons, celles du barri (le rempart), sont des fortifications, on y voit encore quelques meurtrières, et au sommet du village un portail de pierre témoigne de ce passé. Un château fort fut construit sur le rocher d'où l'on a un point de vue très étendu.

En 1860, Nice et la Savoie durent choisir entre la France et l'Italie. AUVARE vota à l'unanimité pour la France et reprit ses anciennes habitudes. En 1887 un chemin fut ouvert dans la paroi rocheuse du « château » et permit un meilleur accès au village. En 1923 la route de PUGET-THÉNIERS à AUVARE fut achevée.

 

Après la Grande Guerre le village s'est dépeuplé. L'hiver, il n'est habité que par deux familles de bergers. Pendant l'été, des auvarois de souche reviennent y passer leurs vacances.

AUVARE, la citadelle, comme disent encore les plus anciens en parlant du village, n'a plus son château mais demeure toujours le gardien d'un domaine plus que jamais à défendre en ces temps de gâchis « civilisateur ». Ses bois, ses sources, ses rochers, et aussi le témoignage de la vie des hommes, murettes des paysans, « courtils » des bergers ou anonymes constructions du Mont d'Auvare, parlent d'un monde où l'homme a des racines.

http://www.ecpva.fr/pays/auvare/visite.html

 

Malgré sa petite taille et  sa population de  37 habitants, AUVARE est une commune très étendue de 18 km2

 

 Encore une  montée pour franchir une sorte de petit col, la dernière, promis ! Puis par un chemin en corniche, très agréable, nous rejoignons la route et la cote 1088 à  partir de laquelle nous retrouvons la grande piste   nous conduisant à la Croix-sur-Roudoule. Il fait chaud et lourd.  Les derniers héliotropes de Corse se mélangent avec différentes  euphorbes.

Joli point de vue sur le village et sa porte ancienne. Une fontaine à l'eau glacée nous permet un bon rafraîchissement extérieur et après le changement de chaussures, parfois de maillot, le groupe a retrouvé la forme pour visiter les deux édifices religieux du village où nous attend monsieur Marin MOREAU, détenteur de l'énorme clé de l'église Saint-Michel. Mais petit changement de programme, la buvette du village a été ouverte pour nous et nous ne pouvons éviter d'y aller nous rafraîchir le gosier bien que Jean ait réservé une table dans une auberge de la vallée. Tant pis, on boira deux fois, ce qui ne semble pas déplaire à certains !

L'église Saint Michel est de pur style roman. Elle date du 11° siècle mais a été agrandie au 15° ce qui lui a retiré une partie de son charme. Restaurée au début du 19°siècle, elle a pris les couleurs du baroque Niçois… Petit tour jusqu'en haut du village accompagnés par notre guide, la petite Laure. C'est pour profiter de  tout cet entourage de montagnes, mais aussi pour repérer le point géodésique ( ces points, si chers à Jean BOREL!) que nous avons parcouru les ruelles étroites et les passages couverts. C'est Daniel qui le trouvera, ce coup-ci, le point géodésique que Jean n'avait pas pu dissimuler.

Après la visite de la chapelle Notre Dame du Rosaire, nous remercions la petite Laure et reprenons la route pour aller, un plus bas, admirer le pont suspendu mais surtout le pont romain. La gorge est impressionnante.

Nouveau départ en voiture jusqu'au second arrêt pour notre deuxième "abreuvoir". C'est une première pour notre groupe, mais il avait fait bien chaud aujourd'hui… De plus notre table était préparée avec parasols et divers gâteaux secs et grignotages : ça aurait été dommage de ne pas en profiter. Marinette avait préparé son fameux cake qui vint s'ajouter aux agapes…mais il s'en fallut de peu que nous ne puissions le goûter, Jean-Marie- vas donc maladroit !- ayant renversé sur ses genoux les délicates tranches précieusement découpées par Dominique. Enfin le cake fut sauvé et prétexte à  une belle rigolade.

Ainsi que toutes les belles journées, elle se termina en embrassades et comme d'habitude la conclusion fut que nous râlons toujours à priori quant il faut aller loin mais que, à posteriori, personne ne regrette plus le temps et les kilomètres.

 

Merci Jean de nous avoir fait découvrir ces deux beaux villages. Merci aussi à Roland d'avoir accompagné les dix courageux qui voulaient monter plus haut en ce jour d'Ascension*

 *(je n'ai pas pu éviter !).


Merci aux photographes: Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE et Claude LALANDE. 


La semaine prochaine,
jeudi 28 mai à 7 h 30 : SAINT JEANNET (06) - Le Baou de la Gaude


Point d'orgue du parcours, le crochet sommital vers le "Gros Chêne", témoin moyenâgeux du troisième millénaire, apportera aux marcheurs une émotion à la mesure de cet arbre prestigieux large de six brassées qui défie allègrement les siècles.

     
 
4 h 45 - 8.000 kms - Déniv. 500 m - Moyen/Médio –
Repas et boisson tirés du sac

Responsable :
Roland COLLOMB  

 

Quelques photos en bonus.
         Les "Petites jambes"


















            Protection totale

                      Dames de 11 heures



















                                         Thym et euphorbes hérisson
                                   Clocher d'AUVARE
Pique-nique

Le coffre de la Reine Jeanne
                                                   Chapelle ND du Rosaire
Belle demeure à la Croix-sur-Roudoule

                             Fontaines à Croix sur Roudoule et Auvare
Partager cet article
Repost0
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 07:42

Le Roucas des Lauquiers

Ce matin nous n’irons pas à La Croix sur Roudoule. Comme le temps est incertain, Jean Borel préfère nous emmener moins loin. Nous irons donc dans le massif des Maures. Notre rendez-vous est maintenu à 7 heures. Tant pis pour ceux qui ne sont pas matinaux ! A ce propos, Jean nous précise : Jeudi prochain, nous aurons rendez-vous à nouveau à 7 heures précises. Qu’on se le dise ! 

Nous voici donc 22 randonneurs sur le parking du Col de Valdingarde, au-dessus de Roquebrune-sur-Argens. D’ici nous avons une très belle vue sur le Rocher de Roquebrune. Hélas le temps est brumeux.

Jean nous présente la randonnée. Elle nous conduira au Roucas des Lauquiers (alt. 519 m). Puis nous irons au vieux Revest, ancien village  médiéval fortifié. La rando est classée Moyen/Alto avec ses 18,9 km et son dénivelé de 720 m. Mais pour les « petites jambes » conduites par Daniel Royer, un parcours réduit (13,7 km et 500 m de dénivelé) est prévu. Nous resterons ensemble toute la matinée. « Le parcours n’est pas méchant, il n’y a rien de dur ! » Ce n’est qu’après le pique-nique que les deux groupes se sépareront. Et Jean de conclure : « Bravo Daniel, pour avoir accepté de conduire le deuxième groupe au pied levé ! Sans avoir eu le temps de reconnaître le parcours ! ».

Jean nous parle ensuite de Ste Maxime. Car nous sommes ici sur le territoire de la commune.

Sainte-Maxime fut d'abord un comptoir grec, avant de devenir une petite agglomération romaine. Elle appartint à l'abbaye de Lérins à partir du VIIe siècle. Après l'occupation sarrasine, les moines donnèrent le nom de Maxime, une sainte de leur ordre. Fille du seigneur de Grasse, renommée pour sa piété, Maxime dirigea le monastère de Callian. La construction d'un petit embarcadère, en 1748, entraîna la première extension de Sainte-Maxime, par laquelle transitèrent les produits des Maures : l'huile, le bois, le vin et le liège.  

Il est à peine 8 heures lorsque nous démarrons. Nous empruntons une belle piste forestière en légère descente, entre deux rangées de cistes en fleurs (cistes cotonneux ou à feuilles de sauges). Par endroits se détachent des buissons de genêts, dont le jaune éclatant se marie parfaitement à la tenue colorée de certaines randonneuses. « Dans 5 minutes, je vous propose un petit détour, pour faire notre pause dans un cadre merveilleux. » « D’ailleurs ça ne nous rallonge même pas. C’est quasiment un raccourci ! » Après le faux plat descendant, voici le faux raccourci ! Après avoir franchi un petit gué, pas trop périlleux, nous voici au bord d’un étang. C’est vrai, le cadre est très romantique. Certains en profitent pour croquer leur banane ou leur casse-croûte et se désaltérer.

Avant de repartir, Jean nous prévient : « Dans une demi-heure, notre chemin traversera un domaine privé. Restez discrets ! Ne faites pas de bruit ! Pendant 5 petites minutes seulement. » Tout le monde écoute en silence. Mais Jean ajoute : « Pour l’instant vous pouvez parler normalement ! » Les conversations reprennent. Nous quittons l’étang par un sentier qui monte doucement. Nous marchons à présent au milieu des pins maritimes, chênes, arbousiers et bruyères arborescentes.

Et voici que nous pénétrons dans la zone de silence. Nous marchons à pas de loups. A la sortie du domaine, Jean nous dit : « Nous allons commencer à monter. Nous aurons ensuite un replat. Profitez-en pour reprendre des forces. Car après, ça va remonter ! » Nous voici prévenus. Nous attaquons notre grimpette, très facile. Le soleil reste voilé, mais il fait chaud. Arrivés au sommet nous marquons une pause. « A présent on va suivre un petit sentier très sympathique. Il suit les courbes de niveau, nous marcherons donc sur terrain plat. »

Nous progressons sur ce sentier très agréable, c’est vrai. Mais apparemment peu fréquenté : des cistes poussent en plein milieu du chemin. Plus loin il devient plus étroit. Il faut se frayer un passage entre les arbustes. Heureusement aucun ne pique.

Sur notre droite, voici à nouveau le Rocher de Roquebrune. « On tourne en rond ? » « Mais non, répond Jean. Nous sommes orientés Nord-Est, donc en direction du rocher ». Jean nous indique les différents sommets, « dont le n° 3, si cher à Bruno ». (Au passage, petite pensée amicale pour Bruno, qui a préparé cette rando).

Nouvelle pause. « Encore une grimpette, ce sera la dernière pour le deuxième groupe. Cette fois-ci c’est une grimpette courte, mais raide ». Courte et raide, … il en faut pour tous les goûts. Effectivement ça grimpe dur. En tête Daniel Mangin, suivi de Gérard. Mais voici que Jean les déborde tout à coup par la droite. Dans son sillage, Michel passe en seconde position. Mais Jean accélère encore, Michel est distancé. Et – qui l’eût cru ? – Jean termine bon premier.
Nous atteignons une petite prairie. Nous laissons sur la gauche le sentier qui mène au Sommet de Saint-Martin. Puis après avoir traversé un sous-bois de chênes, le groupe s’arrête. Il est 11h 15. Sur la droite, une pente rocailleuse conduit au Roucas des Lauquiers. « 
A présent nous allons grimper jusqu’au point culminant. Il y a à peine 40 m de dénivelé. Ceux qui ne veulent pas monter nous attendent ici ». Chacun choisit son camp. La répartition est parfaite, puisque nous voici 11 dans chaque groupe. Catherine est la seule randonneuse à se joindre au premier groupe. Bravo Cathy !

Nous grimpons parmi la rocaille et les arbustes. Et nous atteignons le sommet, point culminant de l’Est des Maures, à l’altitude de 519 mètres. La vue sur mer serait superbe, s’il n’y avait tant de brume. « Qui voit le point géodésique ? » demande Jean. « Il ne serait pas sous ton sac, par hasard ? » demande Michel. Eh oui, le farceur avait caché sous son sac le point géodésique, ce fameux point G des Géomètres ! 

Le temps d’une photo de groupe et nous descendons vite retrouver les « petites jambes ».
Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons pour pique-niquer. Dans ce qui ressemble à un gîte pour chasseurs. Gîte confortable, avec sa table monumentale et un fil à linge pour faire sécher nos maillots trempés. Nous prenons place autour de la table, à l’ombre des chênes et des chênes-lièges, et savourons notre excellent pique-nique. Avec apéro, vin et café s’il vous plaît ! Mais notre table impressionne Jean. Il n’a de cesse de la mesurer. Muni d’un bâton étalon, il parcourt la table en tous sens. Et annonce : « 
10 m de long, 1,20 m de large, 15 cm d’épaisseur. Son volume est donc : V = 10 x 1,20 x 0,15 = 1,8 m3. Compte tenu de la masse volumétrique du béton, elle fait certainement plus de 4 tonnes ! » Ce qui nous fait une belle jambe table … ! Pendant que Jean mesure et calcule, Nicole se repose, confortablement installée dans un fauteuil. Mais la sieste ne sera pas longue, car le temps se rafraîchit.

Nous quittons à regret ce lieu fort agréable. D’autant qu’il est l’heure de nous quitter. Les « petites jambes » vont emprunter une belle piste qui descend jusqu’au col de Valdingarde. Avant de nous quitter, écoutons Jean nous conter l’histoire du Vieux Revest. « Au Moyen Age, pour se protéger des attaques venues de la mer, les habitants du site de Ste Maxime abandonnèrent la côte, pas assez sûre. Ils bâtirent le village fortifié du Vieux-Revest, perché à 472 mètres d'altitude. Le village fut détruit en 1395 par le « Brigand de Provence » Raymond de Turenne qui s’en empara par la ruse alors que ses habitants se trouvaient rassemblés dans l’église par les soins du curé. Tous furent égorgés, sauf le curé qui eut la vie sauve pour prix de sa trahison. Seules les filles échappèrent au massacre car elles avaient été envoyées au château voisin, aujourd’hui appelé « château de la Mère » ».

Le premier groupe attaque un raidillon qui gravit la colline jusqu’à la crête où se trouvent les ruines du Vieux Revest. Nous parvenons à un belvédère rocheux d’où l’on découvre un large panorama vers l’Ouest. Et voici à quelques pas une belle porte d’enceinte. Ainsi que les vestiges de l’église d’où, par une meurtrière, la vue s’étend vers l’Est. « On imagine avec effroi le drame qui s’est joué là, six siècles auparavant ». Jean nous dit que « la ville de Ste Maxime a l’intention de protéger et classer le site du Vieux Revest. Pour le mettre en valeur, y faire des fouilles et … pourquoi pas, mettre en place des circuits de randonnée ».

Nous quittons le Vieux Revest, traversons un espace couvert de troncs calcinés de chênes-lièges et reconquis par les cistes. Nous cherchons sur notre droite les ruines de la Bastide de la Vieille Mère. Les voici sans doute ici, recouvertes de lierre. Puis nous atteignons la route que nous allons suivre pendant 2 kilomètres. Sur la droite nous apercevons le Château de la Mère. Lequel ? Celui où les jeunes filles se sont réfugiées ? Manifestement il n’est pas d’époque ! A droite encore voici la baie de Saint Raphaël, légèrement embrumée. Puis nous quittons la route pour un agréable sentier qui nous conduit aux ruines de Saint Daumas, où s’élevait une chapelle mentionnée dans les archives de l’an 575. Le ciel s’est couvert mais des bouffées d’air chaud nous parviennent. Ca sent l’orage ! Heureusement nous sommes presque arrivés. Il ne nous reste qu’une petite côte à gravir. Petite, mais raide, très raide ! (La pente moyenne, calculée par Jean, est de 37 %, avec un passage à 65 % !) Et en plus le sol est raviné, les pierres roulent, les pieds glissent sur le sable, il n’y a rien pour s’accrocher ! Chacun monte comme il le peut en s’aidant des mains ou des bâtons. Le photographe tente d’immortaliser la scène, mais les grimpeurs ne lui accordent pas le moindre regard. Enfin l’épreuve s’achève. Nous voici sur le parking où nous retrouvons les « petites jambes » qui nous attendaient patiemment. Une belle randonnée s’achève. Allons prendre un pot sur la place de Roquebrune !

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.

 

Encore quelques photos :

Randonneuses et randonneurs

















































Que de fleurs !






















Fin de la zone de silence























A la recherche du fameux point G



Que de vieilles pierres !



 

Prochaine randonnée : Jeudi 21 Mai à 7 h 00 :

La Croix sur Roudoule (06) - Tour du Mont AUVARE

Agréable randonnée dans la vallée du Moyen Var qui nous permettra de découvrir les merveilleux villages perchés de la Croix sur Roudoule et d'Auvare classés parmi "les plus beaux villages de France" par une publication internationale.                 

1er parcours : 4 h 00 - 11 km - Dénivelé 680 m - Moyen/Alto

(Ce parcours comporte en Aller/retour, l'ascension du Mont AUVARE.)

Responsable : Jean BOREL           

2ème parcours : 4 h 00 – 9,5 km - Dénivelé 500 m - Moyen/ Médio - Repas et boisson tirés du sac pour les deux groupes à AUVARE.

Responsable : Daniel ROYER 

Partager cet article
Repost0
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 10:00
St JEAN-CAP-FERRAT

 

Aujourd'hui, Jean BOREL nous a préparé un parcours chez "les riches", presque du tourisme. C'est, en effet, un tour du Cap Ferrat que nous allons effectuer : 13,5 km et 150 m de dénivelée…sans faux plat montant, si chers à notre guide, mais, exceptionnellement  de véritables plats.

C'est de plus par le train que nous nous rendrons à Beaulieu-sur-Mer. 16 marcheurs et marcheuses partiront de Boulouris et seulement trois autres de St Raphaël dont FLORENCE, une petite nouvelle. Pas nouvelle pour tout le monde car elle conduit des groupes "intermédiaires" le lundi et d'autre part elle a créé et anime le blog de ce groupe dont je vous rappelle l'adresse :  http://fchatzigianis.com/boulouris/. C'est donc une consœur que Gérard et votre rédacteur ont le plaisir d' accueillir.

 

Cette rando avait déjà été faite en 2004 avec 31 participants.

 

Comme d'habitude, le train est en retard de 20 minutes. Le délai de correspondance à Nice étant du même ordre, nous risquons donc de la rater.

Alors qu'il faisait beau ce matin, plus nous nous dirigeons vers l'est, plus le ciel se couvre de vilaines "entrées maritimes". Sacrée météo qui nous annonçait un temps superbe !

Bonne surprise quand même à Nice où nous n'avons pas à changer de train, le notre nous conduisant directement à Beaulieu. Le ciel s'est un peu dégagé et  c'est à travers la ville que nous allons gagner la terrasse surplombant le port avec, en "fond d'écran", le Parc Forestier de la Grande Corniche. Tout en haut à droite, Eze-village et complètement à l'est, Cap d'Ail et Monte Carlo. Mais tout ceci est un peu brumeux.

Le lieu méritait bien une photo de groupe. Bravo Mesdames, vous avez fait très fort aujourd'hui avec une petite majorité. Il en manque une sur cette photo, devinez où elle est ? 

Petit topo de Jean sur BEAULIEU-sur-MER dont le nom seul est déjà symbolique :  Bello Loco.

 
L’arbre symbolise le territoire de l'olivier
Le soleil définit un climat serein et chaleureux.


Les habitants
  sont des  Berlugans, Berluganes. (il fallait le trouver, tout le groupe a calé à la question de Jean !). Dès la Préhistoire, le site est occupé. De nombreuses traces de la présence humaine ont été retrouvées dans les abris du Cap-Roux. Un riche foyer archéologique est mis à jour, lors de la construction de la Basse-Corniche, en 1872. Les ligures furent les successeurs, et entrèrent en contact avec la civilisation grecque. En effet, Beaulieu, eut sûrement un comptoir sur nos rivages du nom d’ANAO.

Après la défaite des Peuples Alpins, Auguste pacifia nos côtes et des lors une longue « Pax Romana » s’installa. La ville de Beaulieu conserve de nombreuses traces de l’occupation gallo-romaine. Lors des travaux de la Batterie, en 1960, il fut mis à jour un important cimetière de 145 tombes datant de l’époque gallo-romaine et paléochrétienne, avec un mobilier funéraire non négligeable.

Les « invasions barbares » chassent les habitants sur les hauteurs, puis au Moyen-âge, ils se regroupent autour de la vieille église (Sancta Maria de Olivo).

Deux événements allaient provoquer la naissance touristique de Beaulieu : la route (1861) et le rail (1864). Dés lors tout s’accélère, Beaulieu devient une station climatique fréquentée par toutes les têtes couronnées, personnalités et industriels du monde : la Reine d’Italie, la Reine Victoria, le Roi des Belges Léopold II, l’impératrice « Sissi » d’Autriche, Gustave Eiffel, Gordon Bennett, Mistinguett, Tchekhov, les Grands Ducs de Russie…etc.. (http://www.beaulieusurmer.fr/rubriques/vivre/histoire/).

 

Ayant récupéré notre 19 ° élément, c'est par un parcours urbain que nous commençons notre périple. Lors de nos randos campagnardes, dans l'arrière-pays, nous ne pratiquons pas autrement. Mais ici, au lieu du bistrot du village, nous allons côtoyer de superbes hôtels et restaurants tels la Réserve ou le Métropole, sans oublier le Casino. Les parcs et jardins sont pleins de rosiers, c'est le bon moment pour leur floraison. Nous rejoignons le bord de mer et la célèbre villa KERILOS. Là commence vraiment le sentier du littoral. Mais gardez-vous de l'imaginer comme à St Raphaël. Ici, il est large et confortable, tout du moins sur toute la partie est de la presqu'île.

La pause" banane" se fera  sur le bord du dit sentier face à  Eze et Monaco. La brume s'est un peu levée mais quelques nuages traînent encore à la hauteur de la grande corniche. 

Puis nous rentrons dans St Jean Cap Ferrat où Jean fera un second topo.


Anciennement Anao, le site de Saint-Jean-Cap-Ferrat est initialement occupé par les
Ligures, puis par les Lombards vers 575.Au début du Moyen Âge, le reclus Saint-Hospice y occupe une tour sur la partie est de la presqu'île. Au VIIIe siècle, les Sarrasins conquièrent le site ; ils n'en seront délogés qu'au XIe siècle.

En 1388, lors de la dédition du comté de Nice, Saint-Jean-Cap-Ferrat revient au Duché de Savoie. Le site est fortifié sous protectorat savoyard ; en 1561, sous le règne du Duc Emmanuel-Philibert de Savoie, le fort Saint-Hospice est construit. Il sera pris et détruit en 1706 par le duc de Berwick, à l'occasion de la prise de Nice par la France.

Saint-Jean-Cap-Ferrat passe plusieurs fois sous occupation française entre 1720 et 1820 ; il est définitivement rattaché à la France en 1860 avec l'ensemble du Comté de Nice. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Jean-Cap-Ferrat#Histoire)

 
Il fait maintenant très beau. Pour atteindre le petit port nous cheminons sur une allée bordée d'immenses statues de bronze (enfin peut-être, la municipalité en  a les moyens !). Jean nous précisera que c'est la ville de France  où l'immobilier est le plus cher : de 40000 à 60000 € le mètre carré. Les prix des maisons, de 2000 à 2007, ont été multipliés par 10.  Heureux Saint-Jeannois !

Nous nous dirigeons maintenant plein est, vers la pointe de St Hospice où nous allons visiter la chapelle honorant l'ermite HOSPITIUS. 

 

Elle fut construite au XIème siècle sur les ruines de la Tour ayant abrité l'ermite Hospice, qui lui donnera son nom. Hospice vivait vers le milieu du VIème siècle et se consacra à la vie monastique. Alors que les Lombards envahissaient le Littoral entre 575 et 577, Hospice priait dans la Tour.

Pensant que c'était une cachette de trésors, ils y pénétrèrent et trouvèrent Hospice, imperturbable. L'un d'eux leva son cimeterre sur la tête d'Hospice pour la décapiter ; son bras fut soudain paralysé. Pris de respect devant le calme d'Hospice, les Barbares lui laissèrent la vie sauve. Ce souvenir est matérialisé par une sculpture que l'on peut voir dans la Chapelle au-dessus de l'autel. Hospice mourut vers la fin du VIème siècle. Laissée à l'abandon, elle va subir les outrages du temps jusqu'en 1980.

Depuis, elle a bénéficié d'une restauration complète grâce à l'action du Conseil Général et de l'Association pour "la Restauration de Saint-Hospice". Près de la Chapelle s'élève une gigantesque statue en bronze de 11 mètres de hauteur représentant la Vierge et son enfant.

C'est un riche industriel niçois, Auguste Gal, qui commanda cette œuvre. Jean Cocteau la trouvait pleine de grâce et de noblesse.( http://www.cote.azur.fr/tourisme-chapelle-saint-hospice-saint-jean-cap-ferrat-282.htm)


Des peintures religieuses, modernes, de Marchand Des Raux, la décorent actuellement

En contournant la pointe St Hospice et après avoir passé le Cimetière Belge, nous progressons nord-ouest pour rejoindre Puncia et le sud de la presqu'île. Le chemin est facile, ombragé et…superbe. Le groupe s'étire sur plusieurs centaines de mètres car il y a tant à voir. Par exemple, cette superbe propriété dont nous longeons le mur depuis un certain temps. Une petite porte, ouverte, nous permet de jeter un coup d'œil sur un magnifique pelouse qui s'avérera être un green d'entraînement  de golf … Les golfeurs du groupe ( oui, oui, il y en a !) peuvent rêver.

Maintenant nous marchons plein sud sur un chemin large, revêtu soit de ciment, soit de pavés. Côté mer, les rochers , d'un blanc éclatant ont un aspect sauvage. A droite , en haut de la falaise, de stupéfiantes villas ont été construites, telle celle-ci avec ses parasols en forme de voiles !

Petit arrêt pour sortir la trousse à pharmacie à cause d' une ampoule douloureuse. Puis nous arrivons au pied des 41 m. du phare. Très jolie vue sur Nice. Un "autotchone" nous précise que, par temps clair, on voit St Tropez. Aujourd'hui il y a trop de brume, nous distinguons seulement le Cap d'Antibes.

Mais l'horloge biologique de Jacky nous rappelle qu'il est midi et il va falloir penser au pique-nique. Pour la première fois de la journée, nous abordons un vrai sentier, empierré à souhait. Le chemin est assez haut et la côte assez abrupte mais Jean va nous dénicher un petit coin sympa entre la Pointe du Crau de Nao et la Pointe de la Cuisse ( Ah ! ces noms de lieu ). Chacun trouve sa place parmi les rochers et nous allons commencer par un délicieux vin d'orange afin de fêter l'anniversaire de Nicole ( celle de Francis, car il y en a deux autres, ne pas confondre).

Petite sieste au soleil. Même parmi ces rochers tourmentés, certains arrivent à trouver de quoi s'allonger. Les photographes en profitent.  Et ça papote,  chez les pin-ups, impossible de dormir…

Après 1 h 30 d'arrêt (inutile de se presser, il y a un train toutes les heures) Jean donne le signal du départ. Nous retrouvons notre sentier caillouteux qui va nous accompagner pendant un peu plus d'un kilomètre. Villefranche-sur-mer  se dévoile petit à petit. La côte est superbe. Toute la falaise est fleurie, en particulier de Valériane et d'Euphorbe arborescente ( Euphorbia Dendroïdes pour notre ami Daniel R.) De minuscules ficoïdes tapissent le bord du chemin. Très belle vue en fond de baie avec, tout en haut la fameuse villa Ephrussi de Rothschild. Nous débouchons sur la plage de Passable ( c'est son nom, je n'y peux rien), la mal nommée car nous lui aurions au moins mis l'appréciation "Bien"- Bon, c'était facile, d'accord !

 C'est la bonne saison pour admirer la roseraie de la villa Ephrussi de Rothschild. Mais nous la contournerons pour grimper à 55 m, au point culminant de la rando  (quand même !), d'où nous avons une vue sur les deux côtés de la presqu'île       nous permettrant de cheminer sur une arête "sommitale" qui redescend vers Beaulieu. Le chemin est coupé par un chantier nous obligeant à emprunter une passerelle un peu... "branlante".
 Innocente question de Cathy : "Où sont nos voitures ?". Avait-elle oublié que nous étions venus par le train...où nous faisait-elle marcher ?

Nous voici à nouveau dans la ville. Jean nous propose d'aller prendre notre pot habituel sur le port. Pour ceux qui étaient présents jeudi dernier à Pignans, changement complet de décor ( en cent fois mieux) mais le prix des consommations était à l'autre extrême puisque nous avons, avec 5€/personne, battu un nouveau record. Mais nous avions aussi, pour le même prix, quelques bricoles à grignoter.

A nouveau, retard de train : 10 minutes mais correspondance assurée.


Merci Jean pour cette rando, vraiment très cool et superbe à la fois. Certaines dames en ont redemandé. 


Merci aux photographes, Gérard CHARPY, Claude LALANDE, Francis OUDART et Jean-Marie CHABANNE.


La semaine prochaine
,
  le Jeudi 14 Mai à 7 h 00 : La Croix sur Roudoule (06) - Tour du Mont AUVARE

Agréable randonnée dans la vallée du Moyen Var qui nous permettra de découvrir les merveilleux villages perchés de la Croix sur Roudoule et d' AUVARE classés parmi "les plus beaux villages de France" par une publication internationale.

       1er parcours : 4 h 00 - 11 km - déniv. 680 m - Moyen/Alto 

   Responsable : Jean BOREL 

       2ème parcours : 4 h 00 - 9.5 km - Déniv. 500 m - Moyen/ Médio
– Repas et boisson tirés du sac pour les deux groupes à AUVARE.

   Responsable : Daniel ROYER 

 

Quelques photos en bonus :

Plage de Beaulieu-sur-Mer














La pause "banane"

















Nouvelle photo du groupe (quelques absents : où sont-ils?)

















Pique-nique dans les rochers

















Bien installée


















Prêts pour repartir

















Baie de Villefranche-sur-Mer
 
















Les beaux sentiers

Partager cet article
Repost0