La Gordolasque : 26 juin 2009
La Gordolasque
Aujourd’hui nous arrivons au terme de notre séjour à St Martin-Vésubie.
Résumé des épisodes précédents :
Mercredi : visite avec Jean d’une vacherie reconvertie en élevage de chamois. Etonnant ! Suivie d’une initiation à la descente dans une coulée d’avalanche. Impressionnant !
Jeudi : montée au Caïre Gros à 2087 m, pour les « grandes jambes ». Magnifique ! Parcours de santé sous la houlette de Bruno pour les « p’tites jambes ». Tonifiant !
Aujourd’hui, pour clore en beauté ce stage de 3 jours
en montagne, Bruno a prévu une rando alpine aux lacs de la Foux et de Niré. Hélas, hélas, le temps est incertain. Nous risquons un orage. Ou pire encore, une avalanche, car il reste encore
beaucoup de névés en altitude. Bruno décide donc prudemment d’annuler.
Nous irons tous – non pas au paradis – mais à la Vacherie et au lac de Saint Grat, dans la vallée de la Gordolasque.
Tous, même Daniel, le mari de Marie, qui délaisse aujourd’hui son vélo.
Ce matin, ce sont donc 11 voitures – quel
convoi ! - et 38 randonneurs – un record ! – qui prennent la route de Belvédère puis du vallon de la Gordolasque. Nous voici 38 devant la Cascade du Ray, dont Jean nous dira : « La majestueuse cascade bouillonnante provoque des palpitations cardiaques tant le site est époustouflant. Elle tombe de 40 mètres dans un gouffre d’où l’eau
rejaillit en une poussière blanche ». Aujourd’hui, non seulement Jean conduit la rando mais il prend en charge la photo de groupe. Et faire entrer dans le cadre 38 randonneurs, –
excusez du terme – ça n’est pas de la tarte ! Il faut l’autorité du chef pour y parvenir !
La
cascade nous procure une agréable (?) sensation
de fraîcheur. Nous nous en éloignons vite pour suivre quelques instants la route. Nouvelle photo du groupe - du troupeau dirait-on - en marche. « On se croirait en période de transhumance » remarque Jean-Marie. C’est
vrai il ne manque que les bêlements ! Encore
que… En queue de troupeau, non, ce n’est pas un patou, mais Bruno qui est promu serre-file.
Puis nous quittons la route.
« On remonte la vallée de la Gordolasque » nous dit Jean. « Nous commençons par un petit sentier pendant 20 minutes. Ce sera la difficulté principale ! Nous
ferons un parcours de 9,5 km et 380 mètres de dénivelé. On pique-niquera sur le plateau près d’un lac de retenue. Au retour nous nous arrêterons à la Vacherie de la Gordolasque. Vous pourrez
acheter du fromage ». Nou
s grimpons le long du torrent dont la musique nous
accompagnera durant presque toute la rando. Jean nous annonce : « On vient de faire le plus
difficile ! » Déjà ? Et plus loin :
« Nous arrivons à un passage technique. Il y a un éboulement que nous devons
contourner ». Il nous faut en effet grimper au-dessus d’un arbre
déraciné puis redescendre. Quelques minutes s’écoulent, le temps pour tous de franchir le passage délicat. « Le rythme baisse ! » lance quelqu’un. C’était une blague… Un
peu plus loin nous marquons une pause. Jean nous
conte « la Gordolasque, paisible vallée : Au Nord, la crête frontalière avec l’Italie vous toise du haut de ses 3000
mètres. A l’est, la vallée des Merveilles et ses gravures rupestres. A l’ouest, la Madone de Fenestre. Et vous ? Tout petit, mais tellement bien au milieu de ce paysage surnaturel où on
s’attend à voir débouler à tout moment Heidi ou le petit Sébastien et son gros patou. Vous êtes au cœur de la vallée de la Gordolasque. La plus verte et la plus douce de la Vésubie
. (Var-Matin du 28/09/2005) »
Puis c’est la pause casse-croûte. Jean nous invite à croquer la pomme. Tiens ! La banane ne serait plus de mode ? Puis il nous parle à nouveau de la Gordolasque : « Plus haut c’est l’entrée du Parc National du Mercantour. Le royaume de la haute montagne où les lacs sont nombreux et les cimes de roc hautes et vertigineuses. Une Gordolasque chaotique avec ses éboulis rocheux et ses sentiers tortueux. Ils formaient jadis une des branches de la « route du sel » qui alimentait le Piémont à partir du comté de Nice. »
« Après notre
pique-nique, nous reviendrons par un agréable cheminement, sur l’autre rive de la Gordolasque ».
Nous poursuivons notre chemin et arrivons bientôt à la vacherie et au paisible hameau de Saint-Grat, parsemé de petits chalets. Nous franchissons la rivière et apercevons bientôt le lac
de Saint-Grat. Le groupe s’attarde quelques minutes dans ce lieu enchanteur. « Un peu plus haut on
arrivera au lac près duquel nous allons pique-niquer ».
Nous poursuiv
ons
notre grimpette. Le chemin est très agréable, bordé de fleurs et de plantes variées : renoncules, oseille sauvage, gentianes, oeillets. Et voici plus loin le barrage et son lac, dans un
cadre splendide. Des tables sont aménagées ça et là sous les arbres.
Nous nous installons autour des tables ou dans l’herbe et attaquons notre pique-nique. Il n’est que 11 h 30. Nous n’avons pas faim. Mais l’appétit viendra en mangeant. Grand Pierre nous a rejoint
en voiture. A la fin du rep
as, nous lui confierons nos poubelles.
Puis voici l’heure de la sieste pour certains. D’autre
s se promènent près du lac. La vue sur les montagnes enneigées est vraiment superbe. Quelques nuages s’accrochent à leur sommet. Voici un
bosquet de cytises lumineux près du torrent.
Il est 12 h 30. Nous commençons à nous préparer.
Car le ciel se couvre, le temps se rafraîchit. Gare à l’orage ! Nous nous dirigeons vers l’extrémité du lac. Jean nous compte et nous recompte. « Nous devrions être 37, car Annie est repartie avec son Pierre ». Mais il en manque un. Bruno nous recompte à nouveau au passage d’un petit pont. Ca y est,
le compte est bon : « Nous sommes bien 37 ! » Nous terminons le tour du lac. Puis voici plusieurs brins de ruisseau dont le
franchissement paraît délicat. Chacun se débrouille comm
e il peut. Certains s’entraident pour traverser le torrent. D’autres sont à l’affût, l’appareil photo en main. Mais sans succès ! Personne ne tombera à
l’eau !
Nous poursuivons notre descente sur le sentier qui
longe la Gordolasque. Au son de la musique du torrent. Et parmi une multitude de fleurs qui font la joie des botanistes : marguerites, renoncules, géraniums sauvages, pour les plus communes.
« Et celle-ci ? » « C’est une scabieuse ! » dit Jean-Marie. Et voici un magnifique parterre de campanules. Devant lequel Maurice tombe
en pamois
on.
Tandis que les derniers s’attardent à admirer les petites fleurs, le groupe s’étire. A présent une brise fraîche souffle, le ciel devient menaçant, il faut accélérer. Par chance, lorsque nous
sentons les premières gouttes, nous voici juste devant la Vacherie. Chacun enfile aussitôt un vêtement de pluie ou se couvre d’une cape. La pluie tombe fort à présent. Certains s’entassent dans
le local de ventes de la fromagerie. D’autres se plaquent, dos au mur contre un bâtiment annexe, protégés (à peu près) par l’avant-toit. Qu’allons-nous faire s
i l’orage éclate pour de bon ? Heureusement,
quelques minutes plus tard, la pluie ralentit. Sans tarder nous poursuivons notre descente vers les voitures. Jean nous annonce : « J’avais prévu de prendre un sentier bucolique sur la gauche. Mais si vous préférez, nous pouvons suivre la
route ». La réponse va de soi : nous préférons la route. Que nous
dévalons à un rythme soutenu. Bien heureux d’
arriver presque secs à nos voitures. Au final, nous aurons profité au maximum de cette journée. Comme des deux jours précédents. Allons fêter cette belle
randonnée – la dernière de la saison - autour d’un pot bien mérité ! Hélas, sur la route qui descend la vallée de la Vésubie, nous voici bloqués un quart d’heure par des travaux. Puis à
Plan-du-Var, le café où nous avons rendez-vous est fermé ! Tant pis, nous fêterons notre randonnée, lundi prochain au lac de l’Avellan ! L’apéritif est offert !
Merci Jean pour cette très belle randonnée de fin de saison. Bravo pour avoir conduit à bon port ton troupeau de randonneurs, avec l’aide de ton patou Bruno ! BONNES VACANCES A TOUS !
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, André TUPIN.
Encore quelques photos :
Le tr
oupeau en rangs serrés
Ca
grimpe !
Rocher e
n forme de chouette
Près
du lac de Saint-Grat
Piqu
e-
n
iqueurs
Randonneuse
s et
cytises


Aujourd’hui que de fleurs !
Alpa
ge