Notre-Dame des Anges - 30 avril 2009
Notre-Dame des Anges
Aujourd’hui nous partons dans le massif des Maures, à Pignans. Notre guide sera Roland Collomb. Qui a très gentiment accepté
de remplacer Bruno, convalescent jusqu’en juin. Notre randonnée nous conduira à la Chapelle Notre-Dame
des Anges, située au point culminant du massif des Maures, à 780 m d'altitude.
Ce sera une rando de 21 km pour un dénivelé de 705 m. Elle est classée Moyen/ALTO.
Nous voici 19 randon
neurs sur le parking du petit village de Pignans.
Roland nous dit qu’il a reconnu la rando en VTT. « C’était dur, alors j’ai
préféré la faire aujourd’hui en sens inverse. Ainsi la montée sera moins raide ». Décision fort louable, que nous
appréci
erons pleinement
en fin d’après-midi. Puis il nous montre le profil de la rando, qu’il faut lire à l’envers bien sûr. C’est simple : nous allons monter toute la matinée. Puis descendre tout
l’après-midi ! Il est 8 h 45. Une petite brise fraîche nous incite à démarrer rapidement. Notre groupe s’élance joyeusement à travers la campagne. L
e ciel est bleu, le soleil brille et nous
ne tardons pas à nous réchauffer. Nous suivons d’abord une petite route au milieu des vignes. Puis nous empruntons une large piste, la Piste de Serre
Long. Elle grimpe gentiment au pied d’une magnifique pinède. Le rythme est soutenu. « Nous faisons du 4,5 km à l’heure » nous dit le GPS de Jean-Marie. Très
bien. Mais allons-nous tenir la distance ? Sagement, Roland nous propose une première pause. Boire et casser la croûte, c’est excellent pour le moral ! Regardez bi
en cette photo. On y voit des randonneurs
entrain de faire leur gymnastique matinale. Sur fond de verdure printanière. « Sûr que ça nous change des couleurs de l’Estérel ! »
Nous reprenons notre grimpette. On aperçoit en bas le village de Pignans. « Pignans, village calme du Var avec fontaines et platanes.
Il dut sa prospérit
é à ses fabriques de papier et d’ustensiles en cuivre et à l’exploitation du liège des Maures dans ses bouchonneries ».
Pignans où naquit Jules Gérard, célèbre chasseur de lions. « Il se rendit célèbre en faisant la chasse aux lions qui dévastaient l’Algérie. En
11 ans il en tua 25 ! » Sur la gauche on aperçoit un sommet. C’est Notre-Dame des Anges. Mais nous en sommes
encore bien loin. Soudain :
« On s’est trompé ! » nous dit Jean-Marie. Son GPS indique la direction opposée. Mais Roland assure :
« Non, c’est bon. On continue ! » Un peu plus loin, un
virage en lacet nous emmène dans la direction du GPS. Qui n’avait donc pas tout à fait tort !
Nous grimpons
parmi les chênes, les châtaigniers et les arbousiers. Par ce grand soleil, ce sentier ombragé est vraiment très agréable. A
p
résent un groupe
de tête s’est formé, qui marche à une cadence rapide. Roland, présent dans le groupe de queue, les laisse filer. « Voyons
voir s’ils vont nous attendre ! » dit Roland, car voici un embranchement. Le groupe de tête hésite et s’arrête. Ils s’apprêtent à repartir sur la mauvaise piste,… quand arrive le
photographe. Le temps de prendre la pose pour la photo, voilà le group
e de tête rejoint par le groupe de queue. Nous voici à nouveau regroupés et unis dans l’effort !
Il est 11 heures. Nous marquons une nouvelle petite pause. C’est l’occasion d’une photo de groupe. André en profite pour faire un tour à
l’infirmerie. Voilà ce qu’il arrive quand on étrenne des chaussures achetées la veille ! Heureusement l’infirmie
r de service – Roland - soigne les
plaies et soulage les douleurs. Nous poursuivons notre « faux plat montant » - comme dirait Jean. Bientôt Roland nous prévient : « Allez-y doucement pour ne pas les effrayer ! » Car nous passons devant un alignement de ruches. Ma
is les abeilles nous ignorent. Nous marchons à présent sur le « Balcon des Maures ». De ce balcon on découvre une vue superbe sur la Méditerranée. « Là-bas c’est la presqu’île de Saint Mandrier ! » nous montre
Camille. Il est midi. Il nous reste encore 2 km avant d’at
teindre Notre-Dame des Anges. Chemin
faisant, Roland explique à un groupe de randonneuses : « Il faut
marcher à son rythme. Et faire des pause fréquentes pour boire ». Ce que nous mettons en pratique ce matin. A présent il nous
reste à gravir la dernière côte : près de 200 m de dénivelé, avec une pente très raide. Le groupe s’étire, chacun mont
e à son rythme. Roland fait la navette
entre la tête du groupe et les derniers qu’il encourage. Nous grimpons au milieu des bruyères arborescentes en fleurs et des cistes, qui fleuriront bientôt. Et voici devant nous que se profile,
sur fond de ciel bleu, l’élégante flèche qui domine Notre-Dame des Anges. A m
oins que ce ne soit l’antenne d’un relais de télévision ? Les premiers atteignent le sommet et attendent le reste du groupe, assis
au milieu de la verdure. « Que d’herbe verte ! On se croirait en
Normandie ! »
Nous attendons que tous soient parvenus au sommet. Puis nous
allons voir cette fameuse chapelle, située au milieu des châtaigniers et des chênes-lièges. « Elle est bâtie sur les fondations d'une chapelle mérovingienne érigée en l'an 517 par Thierry, fils de Clovis,
pour remercier la Vierge de la victoire remportée sur les Wisigoths au lieu-dit le "bourg des pins", qui deviendra le futur village de Pignans. »
La chapelle Notre-Dame des A
nges, telle que nous la voyons maintenant, a été reconstruite en 1844. Elle est occupée par des Frères Franciscains et est toujours l’objet de nombreux
pèlerinages. Nous la visiterons tout à l’heure. Pour l’instant il est urgent de nous restaurer. Nous nous installons sur un muret. Derrière nous un panorama magnifique sur la presqu’île de Gie
ns. « On dirait une queue de baleine » nous dit
Nicole. A gauche de la queue, c’est Porquerolles. Devant nous, la chapelle. A son pied on dirait un couple de pèlerins, le nez dans leur misse
l (à moins que ce ne soit leur
pique-nique ?).
Après un déjeuner bien mérité, Roland nous invite à visiter la chapelle. A l'entrée le
Cloître, dont les chambres étaient réservées aux pèlerins. Au fond de l'unique nef, on découvre une vierge en noyer du XVIIème siècle et de
très nombreux ex-voto (voir photos
ci-dessous) dont le plus ancien date de 1685. Près de l’entrée, voici en guise d’ex-voto, des béquilles – devenues sans doute inutiles à
la suite d’une guérison
miraculeuse. Plus étonnant encore, voici un crocodile empaillé, don de Jules Gérard, le fameux "tueur de lions" de Pignans.
Nous p
renons encore le
temps de flâner quelques minutes, dans la chapelle ou à l’extérieur. Camille et ces
dames posent devant Notre-Dame des Anges tandis que Monique, Claude et Rémi semblent absorbés dans la contemplation d’un
papillon ? A moins qu’il ne s’agisse d’une iule ?
Il est temps de quitter ce lieu enchanteur. Il nous reste 8 km à parcourir. Mais ce ne sera que de la descente ! En plus le chemin est
agréable et ombragé. Les premières feuilles d’un beau vert tendre apparaissent aux arbres. « Mais quels sont ces arbres ? » demande l’un d’entre nous.
« Des chênes, il suffit de regarder les feuilles mortes qui jonchent le
sol ». Mais un peu plus loin, ce sont les châtaigniers qui dominent. Nous approchons d’u
ne superbe fontaine, destinée sans
doute à désaltérer les pèlerins épuisés par la côte qu’ils viennent de gravir. Accrochée
à un arbre, voici une pancarte destinée également à réconforter les mêmes pèlerins. « La beauté de ces lieux fait oublier les peines de la route. » Sans doute. Surtout après un bon pique-nique et un temps de repos. Mais serions nous
d’accord, si nous avions fait la rando en sens inverse ?
Nous poursuivons notre descente. Elle devient plus difficile à présent. Le sol est rocailleux, les pierres roulent sous les pieds, les
articulations souffrent. Un groupe de tête s’est formé qui cavale en tête. « Ca ne fait rien, ils nous attendront en bas ! » Les
derniers prennent le temps
d’apprécier la nature. Ici un parterre de narcisses. Plus bas le chant du ruisseau nous accompagne. Enfin nous voici dans la vallée. Roland et Jean-Marie confrontent leurs GPS. Que
comparent-ils ? « On dirait deux gamins qui font
joujou ! » dit Marie. Mais nous n’avons plus besoin de GPS, nous sommes presque arrivés. Nous rejoignons la petite route
qui mène à Pignans et bientôt nous voici de retour sur notre parking. Roland nous emmène près de la petite gare de Pignans, dans ce que nous appellerons « Café de la gare ». Etablissement « champêtre », qui nous permet de nous désaltérer après cette longue randonnée. Ainsi s’achève une belle
journée …
De l’avis général, Roland a bien mérité un certificat de bonne conduite.
Merci Roland pour cette très belle randonnée aux couleurs printanières.
Statistiques établies par le GPS de Jean-Marie : Distance 20,9 km, durée de déplacement 5h16, temps d'arrêt 2h02, soit une moyenne de 3.97 km/h sur le temps de marche. Pas mal pour des seniors !
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.
Encore quelques photos :
Group
es de randonn
eurs
Ca grim
pe, ça
gr
impe !

Le blogueur prend des no
tes. Attention à ne pas tomber !
A l'infirmerie

La c
hapelle
Notre-Dame des Anges


Galerie d’ex-
voto
Randonneurs du lundi : ATTENTION !
Le programme des mini-randonnées des 4 et 11 Mai est modifié.
Comme indiqué dans le bulletin :
Départ à 8h00 du parking de la salle Blondelet.
Prochaine randonnée : Jeudi 07 Mai à 7 h 00
Sentier du littoral - Beaulieu - Saint Jean cap Ferrat (06)
TRAJET EN TRAIN - Chacun se munira de son titre de transport A/R : BOULOURIS/BEAULIEU-SUR-MER.
Départ du train à 7 h 14 (ou 7 h 10 pour ceux qui partent de Saint Raphaël).
Si le Cap FERRAT bénéfic
ie d'une image de presqu'île à l'environnement
préservé, on s'étonnera néanmoins en arpentant chemins et sentiers, de découvrir toute l'ampleur et la beauté d'un site véritablement paradisiaque. Magnifiques vues depuis les hauteurs de
l'isthme sur la Baie des Fourmis à Beaulieu et sur la rade de Villefranche.
Durée : 5 h 00 – Longueur : 13.5 km – Dénivelé : 200 m - Moyen/Médio - Repas et boisson tirés du sac
Responsable : Jean BOREL