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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:52

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CALLIAN- Les Villages perchés

 

Allions-nous pouvoir la faire cette dernière rando de l'année ? Après le long épisode pluvieux on pouvait en douter. Mais finalement la météo nous a annoncé du soleil pour ce jeudi 18 décembre et nous étions tous très heureux de nous retrouver sur le parking, tout en haut de Callian, où Jean BOREL avait fixé le départ pour cette rando de 16,5 km et 535 m de dénivelée. Et chacun de s'inquiéter du slip de Jean Borel ! (sauf ceux qui n'avaient pas lu la Newsletter du 12 décembre :"Mais pendant ce temps là, "notre" Jean BOREL affrontait le mauvais temps dans les Alpes Maritimes pour une reconnaissance de parcours ... Trempé jusqu'au slip")

 

Température proche de zéro, soleil voilé et un magnifique paysage sur la vallée où des lambeaux de brume s'étirent entre les collines. 23 marcheurs et marcheuses sont au départ. Même Marie-Claude est là pour renforcer l'effectif féminin, en minorité cependant, et nous nous réjouissons de sa présence.

Premier petit topo de Jean qui nous décrit le parcours avec une seule difficulté, la liaison entre les villages de CALLIAN et de MONTAUROUX, distants de 3 km environ,  presque à la même altitude, mais séparés par un vallon qui nous oblige à redescendre à 230m pour remonter à 370 m.

Et nous voilà partis dans les petites ruelles du vieux CALLIAN en direction du château dans la cour duquel Jean va nous donner quelques explications." Le Château féodal des XII ème et XV ème siècles  appartenait à la famille de Villeneuve, son dernier seigneur Joseph Ignace de LYLE en est chassé en 1793.Détruit partiellement à partir  de cette date, il fut reconstruit à partir de 1966. Actuellement propriété privée (ne se visite pas)".

Le refuge rural, au fond de la cour, est décoré d'une belle sculpture en pierre qui représente… nous ne savons quoi ? Puis nous nous retrouvons devant la chapelle des pénitents, hélas fermée.

"Chapelle des Pénitents : Style roman des XIIème et XIIIème siècles, sans doute chapelle castrale à ses débuts, église paroissiale de la fin du XIVème à la fin du XVIème siècle, puis  attribuée aux pénitents blancs de Callian suite à la destruction de leur "casette" au moment de la construction de l'actuelle église paroissiale. Actuellement salle d'exposition et de manifestations culturelles".

C'est de là que Jean va évoquer les personnalités qui ont vécu à CALLIAN :

Une grande dame de lettres de la III° république : Juliette Adam

Un écrivain : Anthony Burgess

Un homme politique, le Tigre : Georges Clemenceau

Un créateur, le couturier : Christian Dior

Un peintre-graveur : Edouard Goerg

Nadia Léger, femme du peintre Fernand Léger

Des peintres : Macker, Bauquier

 Et sans oublier, plus contemporaine, Sœur EMMANUELLE, retirée à la Maison de Repos des religieuses de Notre-Dame de Sion, décédée le 20 octobre 2008 et enterrée ici même.

 

Tout ceci méritait bien une première photo du groupe.

 

Nous quittons le village par une descente très forte (zut, il faudra la remonter au retour ! ) en passant devant le lavoir, encore utilisé vu ce qui sèche au-dessus, et nous atteignons la chapelle St.DONAT, en restauration complète. Depuis 1997, l'Association Callian au fil du Temps a attaqué le débroussaillement des ruines de la chapelle et, avec l'aide de quelques mécènes, elle a pu faire appel à l'Association L'Arbousier de SAINT-RAPHAËL qui a lancé un chantier d'insertion sur le site. C'est une très ancienne chapelle (on y a retrouvé une stèle romaine en 1958) d'une très grande taille contrairement aux petites chapelles de campagne auxquelles nous sommes habitués.

 

Avant d'attaquer la remontée vers MONTAUROUX, Jean décrète une pause "effeuillage" car il commence à faire chaud au soleil. Les brumes dans la vallée commencent à s'estomper.

La dernière montée pour accéder au village est très raide et c'est par les petites ruelles anciennes que nous débouchons sur la place principale avec en fond, la mairie, son joli campanile et son énorme sapin de Noël.

Oui, Oui, c'est bien dans une semaine !

Pour une fois la pause se fera au cœur du village, juste devant la boulangerie, ce qui tentera quelques gourmands.

Nous repartons plein est dans les faubourgs du village, ainsi que Jean l'avait défini dans sa présentation, parcours "semi-urbain". Jolies maisons, soit anciennes, soit modernes sur un fond de montagnes enneigées: les hauteurs de Mons et en second plan l'Audibergue et la Montagne de Thiey. Même le Père Noël était là.









Lorsque nous quittons la route, pour commencer la partie"sylvestre" de la randonnée, d'un seul coup il fait plus frais, d'autant plus que le soleil nous fait un peu défaut, la météo se serait-elle trompée, ce n'est pas dans ses habitudes pourtant…

Nous avons pris une direction sud et Jean nous a prévenu que le chemin prévu initialement a disparu dans les bois ce qui entraînera un petit détour et un peu plus de dénivelée. Puis nous repartons Nord-Est, en descente jusqu'à une zone bien dégagée et en plein soleil.

Nos excuses à Dame Météo en qui nous avions douté…

Comme il est midi, Jean décide que le lieu est propice au pique-nique et chacun s'installe au soleil, face au Tanneron. C'est une journée avec alcool : vin d'oranges de Denise, rosé de Daniella, Côte du Ventoux de Jean. Cependant à 23, nous pourrons souffler dans le ballon sans risque…

 





Jacqueline profite de l'occasion pour remettre à jour l'annuaire des marcheurs et Jean-Marie a rappelé la nécessité de s'inscrire pour recevoir la "Newsletter"



Pas de sieste ni de joueur de cartes mais une heure tranquille avant de repartir, bien restaurés mais pas trop lourds quand-même car il faudra remonter sur le plateau.

 Après avoir traversé un lotissement à TOURNON, nous retrouvons la forêt et nos sentiers habituels, un peu  envahis de flaques d'eau et d'arbres couchés en travers par la dernière tempête.

Mais la progression est aisée car nous sommes réellement sur un plateau avec en perspective les montagnes enneigées et sans même de "faux-plats montants" si chers à Jean.. Puis nous retrouvons notre itinéraire de départ à l'entrée de MONTAUROUX avec une petite variante par la fontaine de Fonbourette  dont le trop-plein sort d'une construction massive. Cathy va nous faire une démonstration de pompage, mais c'est dur, d'autant plus que la manivelle est enchaînée. Quelques beaux champs d'oliviers avec des arbres anciens assurent un joli décor devant les montagnes couvertes de neige. La route qui descend vers le village est bordée de maisons anciennes très bourgeoises.

Notre "Géant vert", ex nain de jardin, profite d'une fontaine publique pour laver ses chaussures. Bravo ! C'est bien de prendre soin de son matériel…

Après une nouvelle traversée du village, nous attaquons la grande descente et découvrons avec ravissement un point de vue sur toute la campagne environnante et, en particulier, la perspective sur CALLIAN que nous n'avions pas remarquée ce matin, car nous lui tournions le dos, trop occupés par la grimpette.

Et ce sera la dernière montée vers CALLIAN, effectivement très raide en fin de parcours au niveau du lavoir. Par hasard, nous croisons le Président du groupe de marche local. Nous apprenons que leur jour de sortie est le vendredi et leur prochaine rando sera  dans l'Esterel, les collines au-dessus du village étant trop enneigées. C'est ça l'échange !

Visite de l'église de Notre-Dame de l'Assomption avec son joli clocher aux tuiles vernissées, un peu bourguignon sur les bords, où nous nous intéresserons surtout à la crèche en construction. Elle représente les principaux édifices du village, mais nous ne savons pas si les santons préparés sur une table représentent des habitants bien particuliers.

Puis ce sera notre pot habituel dans ce café où le groupe avait tiré les rois en début d'année. Les plus gourmands dégusterons des chocolats chauds, épais et aromatisés. Jean nous déclarera en "vacances" pour trois semaines et Beps aura le mot de la fin en déclarant que "finalement, à CALLIAN on ne s'est pas caillé". Bravo, il fallait le faire !

 

 Après cela il n'y a plus qu'à remercier Jean de nous avoir guidés sur ce parcours " en milieu urbain, semi-urbain et rural" pour la dernière rando de 2008.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.

 

L'année prochaine…, le jeudi 8 janvier 2009, Bruno GUERIN nous conduira sur les rives de l'Argens et au Peyragu.

1-Jeudi 08 janvier à 8 h 00- PEYRAGU (83).

Départ des véhicules pour une journée-rando en boucle sur un parcours très agréable autour des collines. Deux itinéraires seront proposés. Nous passerons des bords de l'ARGENS à la colline de PEYRAGU par un sentier assez raide mais praticable. Pour le 1er itinéraire Durée 4,30 h-Longueur : 13,600 km- Dénivelée : 406m. - Niveau: Moyen-MEDIO. Pour le 2ème itinéraire, plus facile, pratiquement sans dénivellation et toujours sur de bons chemins, consiste à suivre l'ARGENS puis à revenir en lisière de forêt. Durée : 3,30 h-Longueur : 11,090 km- Dénivelée : 204m.-Niveau: Moyen-MODERATO.

Repas et boisson à sortir du sac.

Responsable : Bruno GUERIN

 

A tous, marcheurs et amis non-marcheurs, les guides-accompagnateurs ainsi que les rédacteurs du blog vous souhaitent un bon Noël 2008 et une bonne année 2009 en espérant vous retrouver en pleine forme pour vivre ou  suivre de nouvelles aventures.

 Quelques images en "bonus":

Les blasons des familles propriétaires du chateau de Callian 


















Quittons Callian par ses ruelles en pente


















Ah ! La montagne
Parmi les arbres couchés sur le chemin


















Belle
demeure à Montauroux























Callian, le retour.















Les oliviers

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 14:45

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Sur les rives du Jabron

Aujourd’hui Jean Borel nous emmène randonner à Comps sur Artuby. Ce sera nous dit-il « un agréable sentier sans difficulté particulière parcourant les forêts de pins et de chênes. Il nous conduira sur les rives du Jabron, petit ruisseau anodin mais qui peut poser problème pour le traverser ». (Souvenons nous de notre rando d’avril dernier, où certaines randonneuses craignant de se mouiller les pieds, traversèrent le Jabron sur le dos de Jean !) « Mais aujourd’hui il n’y aura pas de pas de difficultés, nous promet Jean, car nous prendrons le pont. » Evidemment, il suffisait d’y penser !

Aujourd’hui, en cette fin d’automne, la météo annonce un temps froid mais bien ensoleillé – du moins le matin. En effet nous arrivons à  Comps sur Artuby par un beau soleil. Et le thermomètre indique  –6° !  Et puis ô surprise ! Le parking est couvert de neige ! Bien sûr nous aurions pu nous en douter, après les pluies diluviennes de ces derniers jours. Nous voici donc 22 randonneurs au départ de cette rando de 12,6 km et 505 m de dénivelé. Randonnée «moyenne», mais rando de neige. Petite différence ! Heureusement nous avons tous des vêtements chauds : anoraks, gants, bonnets. Une fois bien emmitouflés, nous posons pour la photo de groupe. Nous avons nos bâtons, mais où sont donc nos skis ?

Nous démarrons notre marche par un « faux plat montant » tout en douceur. Afin de profiter du soleil, Jean nous fait d’abord longer le canal. Qu’il ferait bon glisser, les skis aux pieds, sur cette belle étendue de neige ! Nous marchons rapidement pour nous réchauffer, mais avec précaution pour éviter quelques flaques verglacées. Une demi-heure plus tard, il est 10 heures, Jean nous propose - déjà ! - une petite pause. Il nous présente le profil de la rando : descente, montée, re-descente et re-montée pour finir. Puis après un casse-croûte avalé rapidement, nous reprenons notre chemin sous les bois … et dans la neige. Le soleil brille mais ne chauffe guère. Heureusement marcher dans la neige nous aide à lutter contre le froid. Ici nous traversons un enclos. « Le dernier ferme la porte ! » crie Jean. Le dernier c’est Dominique, désigné serre-file du jour.
« Dominique, tu fermes la  porte ! ».  « N’oublie pas de la fermer, Dominique ! » répète Marinette. Après la porte d’entrée, voici la porte de sortie. « Dominique, tu la fermes ! » Et il la ferme. Bientôt nous atteignons un joli lac, étincelant au soleil. Manifestement il est bien gelé. Après une petite pause - mais aujourd’hui toutes les pauses seront courtes – nous attaquons une grimpette. Elle nous mène à un promontoire qui domine la vallée. Mais le ciel se voile et les photographes s’abstiennent devant le paysage. « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Ou pas grand-chose. Jean nous prévient alors : « Nous allons descendre une pente orientée Nord. Faites attention ! Il a neigé. Ca glisse ! » Ceci pour ceux qui ne l’avaient pas remarqué. Nous descendons dans les bois enneigés, en évitant les faux pas. Par endroits le sol crisse sous nos pieds, les flaques verglacées se craquèlent. Enfin nous arrivons en bas sains et saufs.
Nouvelle petite pause, les pieds dans la neige, juste pour la photo. Puis après une nouvelle grimpette nous atteignons le GR 49. Nous approchons de Jabron, petit hameau dépendant de Comps sur Artuby. Sur la droite, voici dans la prairie enneigée un grand troupeau de moutons. Jean-Marie prétend en avoir compté 550 ! Faut-il le croire ? A présent nous traversons le Jabron, en prenant le pont, tout simplement. Devant nous un mur de rochers, couverts de glace et de stalactites. Signe qu’à midi passé, le temps ne s’est guère réchauffé. Devant nous la route mène à ce qui sera notre lieu de pique-nique, un peu au-dessus de Jabron. Derrière nous … mais personne ne regarde. Sinon nous aurions vu le troupeau de moutons franchir le pont et courir sur nos traces. Le voici d’ailleurs qui approche dans un virage à gauche. Puis enchaîne à toutes jambes sur un virage à droite. Le troupeau arrive au galop. Où sont donc passés le berger et ses chiens ? A moins que ce ne soit lui qui arrive, accompagné de son chien qui court à ses côtés ?? Le chien aboie, le troupeau passe… Notre groupe s’installe sur la petite route qui descend à Jabron. Un muret accueillant va nous permettre de pique-niquer, assis bien au sec. Hélas le ciel s’est couvert, le soleil a disparu et les pierres du muret sont bien froides. Vingt minutes plus tard, le pique-nique est avalé et nous commençons à sentir le froid nous envahir. Car comme le fait remarquer Catherine : « Le froid monte par les fesses ». Le blogueur propose ses services pour réchauffer les dites fesses. Sans succès.

Seule solution : nous dégourdir les jambes. Jean annonce : « Nous partons dans 5 minutes ! ». « Quoi ? 5 minutes ? Pourquoi pas tout de suite ? ». Les cinq minutes écoulées, nous reprenons notre chemin. Nous traversons Jabron (le village) puis franchissons à nouveau le Jabron (la rivière) sur un deuxième pont. Bientôt nous abordons une nouvelle grimpette. Nous marchons à flanc de coteau, au-dessus d’un ruisseau. Toujours dans la neige et à présent sous un ciel gris.
Arrivés au sommet nous apercevons au loin la chapelle Saint-André qui domine Comps sur Artuby. Jean nous rappelle le « circuit des trois chapelles » (Saint Jean, Saint Didier et Saint André) que nous fîmes ici en mars dernier. (Décidément aujourd’hui notre rando tient du pèlerinage !). Pour ceux qui l’auraient oublié : La chapelle Saint-André fut édifiée par les Templiers dont le village fut longtemps un des fiefs. « 
Son clocher-tour est doté, sur ses arêtes, de tuiles vernissées dites «tuiles à loups». De petits bulbes creux percés occupent leur dos, le souffle du vent du nord qui les traverse, émet un sifflement dont la tradition rapporte qu'il éloignait les loups ». Enfin « les montagnes environnantes, peuplées de chênes ou de hêtres pour la plupart, ont longtemps vu s'y affairer les charbonniers. Cette production de charbon de bois se perpétue chaque année encore avec le concours du Conseil Général du Var et de l'Office National des Forêts ».

Nous atteignons Comps sur Artuby, regagnons nos voitures. Avant de nous quitter nous irons prendre un pot à Montferrat. Heureux de cette belle journée, mais un peu fourbus quand même. Car marcher dans la neige, ça use, ça use...

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée aux couleurs hivernales.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

 

Encore quelques photos :

La neige sans les skisPromenons nous dans les bois …















… Pendant que le loup n'y est pas 

A ta santé Jean !
















  Le Jabron

 

Prochaine sortie : Jeudi  11 Décembre à  7 h 30

La randonnée prévue dans les Maures "Le Peyrol" a été annulée à cause de  l'indisponibilité temporaire de Bruno GUERIN. Jean BOREL n'étant pas disponible non plus, c'est Jean-Marie CHABANNE qui nous accompagnera sur un parcours dans les vallées du Haut Argens à partir de BRAS. Cette randonnée en boucle nous permettra à plusieurs reprises de découvrir quelques sites remarquables sur l'Argens : la Cascade du Tombereau et le Pont Romain de St SUMMIAN ainsi que les Gours Bénis et la chapelle St Sébastien en dehors de la rivière- Repas et boisson à sortir du sac

Longueur : 18 km - Durée : 5 h – Difficulté : aucune

Bons chemins et bitume sur de petites routes peu fréquentées.

Dénivellation : B 251 m – H 347 m- Moyen /  Moderato     

Merci de bien noter que l'heure de départ n'a pas été modifiée

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 16:00

CHATEAUDOUBLE

 

Ah ! Quelle joie de retrouver notre BRUNO ! Aujourd'hui, il nous propose une des randos les plus classiques de notre région autour de Chateaudouble. Avec lui, les plus anciens du groupe l'on déjà faite, en partie ou dans un autre sens. Mais aujourd'hui, il y a une très forte majorité de "nouveaux" qui vont la découvrir : 16,800 km et 300 m de dénivelée ( à l'arrivée les chiffres seront un peu différents).  Nous sommes 28, pas mal ! 11 marcheuses seulement, Mesdames, d'habitude vous faites mieux. Cet effectif est quand même exceptionnel à cette saison car s'il faisait 1 °  au départ de St.Raphaël, le thermomètre n'a cessé de baisser au fur et à mesure de notre montée vers l'arrière-pays et sur le parking de Chateaudouble il fait –3°. Par contre nous avons un beau soleil et la météo est excellente. Pour une fois nous avons de la chance car ce vendredi ce n'est plus la même histoire et il ne ferait pas bon randonner.

L'infirmerie est encore bien garnie et nous en profitons pour envoyer un amical souvenir à Maurice qui se remet doucement de son opération : reviens vite parmi nous ! Nous avons aussi retrouvé Camille qui nous avait un peu abandonné ces temps-ci.

 

Véritable nid d'aigle, perché de façon vertigineuse sur le bord d'une falaise, Châteaudouble domine de 130m les gorges verdoyantes qui portent son nom. C'est la présence de 2 châteaux, l'un au dessus du village, l'autre sur la rive de la Nartuby qui explique le nom de Châteaudouble.

Châteaudouble (Castèudouble en provençal de norme mistralienne et Castèudoble en provençal classique)- là ça se complique- recèle des traces d’occupation préhistorique (grottes classées des chèvres, des chauves souris et du Mouret) et présente d’anciens gisements de fer. Par contre, il n’existe pas de vestiges de l’occupation romaine, générale dans la région. Les habitants, plus nombreux qu’aujourd’hui, y avaient opposé une résistance farouche qui découragea l’envahisseur en regard du faible avantage prévisible.

Michel de Notre Dame, le célèbre Nostradamus, médecin et astrologue né en 1503 à Saint-Rémy de Provence, a cité Châteaudouble dans ses prophéties : « Châteaudouble, double château, la rivière sera ton tombeau. » Rien de magique dans cette pensée mais simplement l’esprit d’observation de l’astrologue déduisant, qu’un jour, l’érosion creusée par la rivière provoquera l’effondrement du site.

Ce n'est pas la rivière qui posa problème il y a cinq ou six ans, mais un glissement de terrain qui isola le village pendant plusieurs mois. Il fallut complètement purger la falaise et la consolider.

Il est 8 h 45 lorsque BRUNO  donne le signal du départ en direction de la Nartuby qui cascade au fond des gorges calcaires. C'est assez rare mais aujourd'hui nous commençons par une descente ce qui ne permet pas de se réchauffer mais tout le monde est bien couvert, coiffures y compris…mais nous en reparlerons. Quant à Bruno, admirez ses gants-moufles, si bien adaptés pour manipuler des documents ! Au début la descente ne présente pas de difficultés mais entraîne quand même un première chute, sans gravité. Lorsque nous quittons le chemin principal le relief du terrain et sa pente compliquent notre progression et nous enregistrons deux chutes, sans gravité non plus. Le bruit de la rivière est de plus en plus présent, heureusement il y a un petit pont pour la franchir. La balustrate est gelée ! Aujourd'hui personne n'aurait eu envie de passer à gué.

Une fois sur l'autre rive, le chemin suit la rivière, la plupart du temps bien cachée dans la végétation et lorsqu'elle se découvre enfin à l'occasion d'une petite cascade, les photographes en profitent.

 

Le chemin est tellement agréable que nous dépassons la bifurcation vers la route et c'est presque arrivé à Rebouillon que Bruno arrête le groupe pour la pause matinale. Nous avons retrouvé le soleil, caché par la falaise depuis le début de notre progression et certains se débarrassent déjà d'une couche de vêtements.

Ces pauses sont toujours sympathiques et s'il y a échange de nourritures (et aujourd'hui surtout de café car il a fait un peu frais en bordure de rivière), ces trois-là échangent des recettes d'homéopathie. Ces pauses, allons-nous continuer de les appeler "pause banane", Jacqueline nous ayant dissuadé d'utiliser ce fruit à cette occasion : gare à la réaction de nos amis antillais !

Nous repartons pour retrouver le chemin prévu mais finalement il faudra faire environ 250 m de "goudron" pour reprendre le chemin du Gros Roucas qui va nous conduire sur le plateau. Nous progressons sur un bon chemin en montée et en plein soleil.  Des oliviers en restanques sont couverts de fruits encore bien verts alors qu'à St.Raphaël, ils ont déjà viré au noir. La douce température  nous conduit à une nouvelle séance "d'effeuillage" et à cette occasion, Marcel va oublier un bâton, ce dont il ne prendra conscience que quelques centaines de mètres plus loin. A quoi avais-tu la tête ce matin, cher camarade ? C'est comme d'habitude notre ami Camille qui va rechercher le bâton en question et en attendant, on fera une photo du groupe où Camille sera représenté par son sac… 

Nous récupérons Camille, sans le bâton,  Marcel il faudra en redemander un au Père Noël !

 

 

 

 

 

Arrivant à l'extrémité est du parcours, nous remontons carrément au nord sur un mauvais chemin, montant et empierré qui nous conduit à la Plaine de La Garde, altitude 572 m. Il est 12 h 30, heure convenable pour le pique-nique.

 

Mais ce plateau est très humide et il n'est pas facile de trouver un coin sec, au soleil et à l'abri du vent, avec si possible de quoi se mettre les fesses au sec. Le groupe se partage en deux et on verra même certains déplacer "leur pliant" de pique-nique pesant dans les quinze kilos. Et c'est par un excellent Ambassadeur maison offert par Paulette que nous commencerons nos festivités. Bravo, c'était délicieux…et merci.

Les joueurs de cartes sont vraiment accros et aujourd'hui, c'est debout qu'ils pratiquent.

En repartant, Jean va "piquer" le bonnet vert de Dominique : affolement temporaire et c'est là que l'on entendra Yvette parler d'un certain "nain de jardin", un peu grand certes, mais il y a de ça. Vous n'aviez pas remarqué, depuis ce matin on ne voit que lui sur les photos. 

Il n'a pas du faire chaud sur le plateau, cette nuit, car dans les flaques d'eau, la glace fait bien un centimètre d'épaisseur. Bruno quitte la grande piste et s'engage sur un petit sentier qui selon le GPS s'écarte de l'itinéraire mais se dirige directement sur le Château de la Garde. Bruno, craignant que cette voie ne devienne privée, préfère retourner et c'est Camille qui nous remettra sur le bon chemin en suivant les traces d'un véhicule à quatre roues. Dommage nous aurions abordé le château du côté sud, le meilleur.

Le vent a du souffler aussi très fort car le chemin est obstrué par deux gros pins arrachés ou cassés, coup de vent très local car il n'y a pas d'autres arbres abîmés alentour. Nous sommes juste en dessous du château qui se trouve environ à 300m mais que nous ne verrons pas. Votre rédacteur râle, c'est la deuxième fois qu'il cherche en vain ce sacré château…il faudra revenir encore une fois.

Joli coup d'œil sur le village de Chateaudouble. Il ne reste plus qu'à redescendre jusqu'au pont sur la Nartuby avant de remonter les 130 mètres pour rejoindre le haut du village. Côté adret, à l'ombre, il faisait très frais mais en montant vers le village nous nous réchauffons sur la plus grosse pente du parcours. Arrivés au sommet sur les ruines de l'ancien château, la vue sur la tour et le village est bien agréable et méritait ce dernier effort…et une photo de groupe.

C'est du  vieux cimetière, au bas de la tour que la vue est la plus impressionnante, aussi bien sur les toits, l'église et surtout la hauteur de la falaise.

En redescendant nous allons découvrir un étrange double bénitier (c'est du moins le rôle que nous lui assignons), taillé dans une  pierre décorée d'une croix. Mais déjà, la plupart des participants ont rejoint leur voiture et se préparent au retour. Le bar du village n'ouvrant qu'à 17 h 30, c'est à Figanières que nous allons prendre notre pot habituel. Nous aurons en fait parcouru 18 km avec une dénivelée de 560 m.

Merci Bruno pour cette grande classique, ni trop facile ni trop ardue, où ton groupe, à l'unanimité, n'a pas rencontré de difficultés.

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Claude LALANDE et Jean-Marie CHABANNE.

La semaine prochaine, Jean BOREL nous fera découvrir un nouvel aspect de COMPS/ARTUBY:

Jeudi  04 Décembre 2008  à  8 h 00  COMPS SUR ARTUBY (83) – Le Jabron

Un agréable sentier sans difficulté particulière parcourant les forêts de Pins et de chênes, nous conduira jusque sur les rives du Jabron, petit ruisseau anodin mais qui peut poser problème pour le traverser à certaine période (voir rando du 24/04/2008). Mais pas de difficultés pour cette rando, il y aura un pont ! Repas et boisson à sortir du sac pour un pique-nique sur les rives du Jabron – Longueur : 12 Km 600 - Durée : 4 h 00 – Dénivelée : 505 m – Niveau : Moyen – Medio

Quelques photos en "bonus":

Il fait vraiment très beau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Gorges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Après "Nicole et Nicole" de la semaine passée, voici "Yvette et Yvette"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pause-Bon appétit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pause-  S'il te plait Monique, ne fait pas la grimace quand je te photographie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Superbe vue du haut des ruines du chateau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La tour

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