Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 16:39

2020-10-15 - 530-1 - Pierrefeu-Niv1 - G1

 

Aujourd'hui, Patrick, notre animateur du jour, nous propose cette randonnée dans le massif des Maures non loin de Pierrefeu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Patrick nous donne les caractéristiques principales de cette randonnée : moyen 3*,18,1 km et 590 m de dénivelé.

 

 

Les 21 randonneurs et randonneuses présents, écoutent religieusement les infos données par notre animateur du jour.

 

 

Nous marcherons en deux groupes distincts de 10 et 11 randonneurs chacun. Le premier est conduit par Patrick, le deuxième par Jack. Denis sera notre serre file du jour.

 

Et c'est du hameau de la Portanière que nous démarrons cette randonnée.

Dés le départ, nous constatons que les couleurs d'automne sont bien là. En témoigne cette parcelle de vigne magnifique sous les premiers rayons du soleil.

 

 

Rapidement, beaucoup d'entre nous commencent à se débarrasser d'une première couche de vêtement.

 

 

Devant nous, le premier groupe avance à distance raisonnable, appelée aussi distance "covidienne".

 

 

Jack assure le tempo.

 

 

Sur cette belle piste, la pente devient plus raide et l'effort plus intense.

 

 

 

 

Bien dessiné, à l'ouest, le Coudon apparait clairement dans ce ciel bleu azur.

 

 

Le mont Coudon est un des principaux sommets des Monts toulonnais. Il culmine à 700 mètres d'altitude. On trouve à ses pieds, entre autres, les communes de Toulon et La Valette du Var.

 

Devant ce portail, nous devons faire marche arrière. En effet, d'après Patrick, celui-ci n'existait pas lors de la reconnaissance faite il y a quelques temps. Ce contre-temps, nous rajoute quelques centaines de mètres de plus à la distance initialement prévue.

 

 

 

 

 

Pause banane pour les deux groupes. Depuis le départ, nous sommes accompagnés (principalement le premier groupe) par deux chiens très sociables, qui nous suivront jusqu'au terminus de notre randonnée.

 

 

 

 

 

Au nord-ouest, les communes de Carnoules et Pignans, deux villages situés au pied du massif des Maures.

 

 

 

 

Un peu loin pour les objectifs des photographes, mais ci-dessous on aperçoit le sommet qui abrite la chapelle Notre Dame des Anges.

 

 

 

Perchée sur le deuxième sommet des Maures à 768 m, la chapelle Notre Dame des Anges est un havre de paix pour tous, visiteurs, marcheurs et pèlerins. Par dessus la forêt des Maures composée de châtaigniers, de chênes-lièges et pins maritimes, le panorama se déploie jusqu'à la rade de Toulon.

Cette chapelle fut reconstruite en 1844 et l’autel inauguré le 5 juillet 1853. A l’entrée, se trouve un cloître avec des chambres destinées aux pèlerins. Il date de 1900 et constitue le seul vestige de la tentative d'agrandissement de la chapelle en 1857. Dans l’unique nef, on découvre une vierge en noyer (XVIIème siècle) et de nombreux ex-voto, peints sur toile, bois ou tôle. Le plus ancien date de 1685 et le plus original est un crocodile, don de Jules Gérard, natif de Pignans, surnommé "le tueur de lions". Une "Figure" du XIXème siècle qui aurait servi de modèle à Alphonse Daudet pour écrire son “Tartarin de Tarascon”. Au dessus de la chapelle s'élève un pylône de radiodiffusion dont la silhouette marque le paysage loin à la ronde.

 

Pour les initiés, au second plan nous découvrons le sommet conique du Cuit, altitude 539 m, situé sur la commune du Val.

 

 

 

 

L'arbousier ou arbre aux fraises est un arbre fruitier au feuillage persistant qui donne de jolis fruits appelés arbouses ou fraises chinoises.

 

 

En mycologue expérimenté, André nous montre le résultat de sa cueillette du jour.

 

 

12 h, à peine passée et nous nous installons pour notre instant pique-nique.

 

 

 

 

Photo de famille pour les deux groupes réunis.

 

 

Nous nous arrêtons devant cette curiosité d'arbre fruitier qui intriguera plus d'un randonneur. Au final, le verdict tombe. Nous avons affaire à un poirier-amande aux saveurs gustatives plutôt surprenantes, n'est ce pas Denis!!!

 

 

Espèce (Pyrus amygdaliformis ou Pyrus spinosa) de poirier, arbre fruitier, à feuilles ressemblant à celles de l’amandier, aux fleurs blanches et donnant des poires amères et astringentes.

Le Poirier à feuilles d'amandier est un arbre peu élevé, fréquent dans les garrigues, souvent épineux, à branches nombreuses. Il pousse dans les lieux arides et rocailleux du midi, isolé ou dans les haies naturelles. La plante fleurit de mars à mai.

 

Comme indiqué ci-dessous, grace à l'application de Claude : batterie Sud ( à des fins militaires) et la Pyramide de Cassini.

 

 

La pyramide de Cassini est un point culminant de la région toulonnaise. Ce point culminant a servi à l'astronome Cassini pour établir la cartographie par la méthode de la triangulation.

La pyramide de Cassini fait partie des "pyramides des Cassini" qui sont des repères géodésiques au sommet de points géographiques remarquables. Ces pyramides étaient utilisées pour la cartographie.

 

 

Dans l'immensité de la forêt domaniale des Maures ...

 

 

Entièrement compris dans le département du Var, le massif des Maures s'étend, selon une direction dominante O./S.O. - E./N.E. (direction des principales lignes de crête), entre les villes d'Hyères et de Fréjus, sur une distance d'une soixantaine de kilomètres. Sa plus grande largeur dépasse légèrement trente kilomètres. À son extrémité sud-ouest, il est bordé par la plaine alluviale du Gapeau ; à son extrémité nord-est, la plaine de l'Argens le sépare du massif de l'Esterel. Du côté nord, de Toulon à Fréjus, il est ceinturé par la plaine des Maures.

 

 

 

 

Au sud, au dernier plan, mais très flou, pour certains la presqu'île de Giens et pour d'autres l'île du Levant?

 

 

Un de nos accompagnateurs du jour abreuvé par un randonneur "ami des bêtes".

 

 

En fin de parcours, nous suivons ce cours d'eau: le Réal Martin, et découvrons cette jolie petite cascade.

 

Le Réal Martin prend sa source, à l'altitude 215 mètres, sur la commune de Pignans, près du lieu-dit les Plaines, au nord de la Forêt domaniale des Maures et des sommets Le Cros de Panau (684 m) et Notre-Dame des Anges (768 m). La longueur de son cours d'eau est de 28 km.

Dans ce décor bucolique, les deux groupes posent pour la postérité.

 

 

 

 

 

L'ombre portée au sol: c'est Dominique. Vous l'aviez reconnue bien sûr.

 

 

De retour au parking, Patrick nous offre le verre de l'amitié en débouchant quelques bouteilles sorties de sa cave personnelle. Dégustation, avec modération, appréciée par tous les randonneurs.

 

 

Merci Patrick pour l'animation de cette randonnée fort agréable avec une météo que l'on voudrait avoir tous les jeudi.

Photographe du jour : Claude, Dominique, Gilbert et Marc.

Votre randonnée G1 du 22 octobre 2020:

Départ : 08:00 THIERRY

726-St Tropez-Sentier littoral 3 MOYEN xxx 14,7 km Dh : 330 m.

Saison idéale pour cette randonnée entre le Cap Taillat, le Cap Lardiet et la Plage de Gigaro. Végétation méditerranéenne en fleur, faune sauvage, sentier qui serpente de crique en crique dans un espace naturel protégé de 290 ha. Sentier parfois pentu et escarpé.

D559 vers St-Tropez, Sainte-Maxime, puis carrefour de La Foux. 1,8km après à droite D61 Ramatuelle. Parcourir 5,5km. Au rond point suivre "Les Plages". Après 0,5km au rond point à droite la D93 La Croix Valmer. Parcourir 0,5km, à droite une petite route "Chemin de la Bastide Blanche". A 0,8km après un lacet droite-gauche, stationner sur les bas-côtés.

Coordonnées GPS du parking 43,193056 - 6,623363 OU : 43°11'35" - 6°37'24"

Trajet : 48 km, durée 75 mn Coût par voiture : 24 €

 


 

 

 

Partager cet article

Repost0
16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 15:58

Bagnols en Forêt-Pic de la Gardiette-G2
 

34 randonneu(ses)rs se sont réunis ce jour sur le parking du nouveau cimetière de Bagnols (toujours très pratiques ces endroits !) à l'instigation de Jean Ma qui sera notre animateur pour cette rando. Avant de présenter sa rando, il passe la parole à Joël pour un communiqué.
" Comme vous le savez la "Tempête Alex" a récemment durement frappé un grand nombre de petits villages de l'arrière-pays niçois.
Dans la mesure où beaucoup d'entre nous ont eu souvent l'occasion de se rendre dans cette région pour de splendides randonnées où nous avons pu apprécier la beauté des paysages et des villages, et l'accueil de la population, l'idée a été lancée d'apporter notre aide aux sinistrés, et notre petite contribution à la remise en état de ces lieux. Si vous souhaitez participer à cette action, vous pouvez, dans les meilleurs délais, faire un don sous forme de chèque à l'ordre du Cercle de Boulouris-activité marche. La somme globale sera remise à la Mairie de Saint-Martin-Vésubie et vous en serez tenu au courant.
Les chèques peuvent être remis lors des permanences, ou à dans la boîte aux lettres du Cercle, ou directement à l'un de vos animateurs.
Merci de faire ceci rapidement."

Ensuite Jean évoquera le décès de notre amie  Cathy. Lors de son décès nous n'avions pas pu manifester nos sentiments auprès de son compagnon. Celui-ci nous a signalé que son souhait était d'adresser un don à une association s'occupant de l'enfance. Nous vous proposons d'agir collectivement dans ce sens en remettant votre participation sous forme de chèque à l'ordre du Cercle de Boulouris-Activité Marche. C'est Jacqueline D qui fera la démarche.
Enfin, avant de présenter le programme de la journée, il tient à signaler que cette rando avait été faite pour la dernière fois en 2017 et  deux de nos amies qui nous ont quittés, Marie-France C. et Michelle L., nous avaient accompagnés, jusqu'en haut du pic en ce qui concerne Marie-France. Ayons une pensée pour elles.

Puis il présente la rando du jour, 9.2 km et 300 m de dénivelée. Une descente un peu accidentée après le col du Coucou suivie d'un bon chemin en balcon. La montée finale au pic sera optionnelle.

Nous accueillons ensuite Patrick, nouveau parmi nous. Bienvenue.

Procédure Covid :  enregistrement des 34 participants et création de 3 sous-groupes avec Joël et Thierry comme guides, Bernard étant serre-file. Le temps est superbe alors que la météo était plutôt pessimiste.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 3 groupes bien espacés attaquent le premier faux plat montant (non Jean Bo n'est pas parmi nous) avec un dernier coup d'œil sur ce beau village de Bagnols et la perspective du Pic de la Gardiette. Oui, Oui, c'est là que nous allons !


 

C'est la saison des bruyères roses, quel régal !


Comme tous les chemins de la région, celui-ci s'est beaucoup dégradé depuis quelques années.

Mais ceci ne nous empêche pas d'atteindre le célèbre col du Coucou. Là, Jean propose à ceux qui ne connaissent pas de découvrir le site des meules, 10 minutes de montée raide. Près de la moitié des participants attaquent la montée sous la houlette de Joël.


 Ils vont découvrir tout d'abord un magnifique paysage sur la plaine de l'Argens avec le Rocher de Roquebrune en arrière plan, ensuite l'Ecureuil à défaut de coucou puis les meules taillées sur place  ou leurs emplacements.

Ces meules étaient destinées aux moulins à huile et à blé dans toute la Provence.
 

Pendant ce temps le groupe resté au col a fait la pause banane en admirant les sommets vers l'Audibergue.

Dès le retour des "chercheurs de meules", le 1er groupe attaque la descente qui va s'avérer, ainsi que Jean avait averti, raide et très ravinée. Une attention soutenue qui ne nous empêche pas  de découvrir ce joli sommet.

Ce n'est pas le Pic de la Gardiette, plus à l'est, mais le Baou Rouge moins haut de 7m et quelle ressemblance ! Des jumeaux.
Nous sommes sur le GR51, le fameux Balcon de la Méditerrannée.
Fin de la descente, le sentier est maintenant à  peu près plat et nous naviguons dans les bruyères arborescentes et les immenses pins.

La vue est réduite à cause de la végétation. Mais quelques échappées nous permettent de reconnaître le Rocher de Roquebrune et le golfe de Fréjus-St Raphaël
Contournement de l'ancien chemin devenu torrent et abandonné depuis au moins 10 ans; aucun regret, c'était l'enfer.
Nous sommes maintenant à la hauteur de la décharge, fermée il y a environ 5 ans, bien végétalisée et qui reprend vie petit à petit depuis la

fermeture de Balançan. Les goélands attestent de son activité mais pour le moment, pas d'odeur.
Nous arrivons au lieu dit Petit Roc au pied du Pic. Le premier groupe allégé d'une partie de son effectif commence la montée, facile au début avec ces

rochers bien caractéristiques et même un menhir dont Jean devait nous reparler ultérieurement, mais...


Encore un effort et nous émergeons juste en dessous du sommet.

Cet emplacement était un poste de veille pour signaler à l'Oppidum de la Forteresse situé à 2.5 km à vol d'oiseau, à l'ouest et à l'altitude de 404 m, l'arrivée des envahisseurs Sarrazins, entre autres. Belle vue sur le Mont Vinaigre et la plaine de l'Argens.


La montée finale sur les 30 derniers mètres de dénivelée a été très éprouvante. La descente le sera aussi. Jean avait appelé Joël avant de redescendre et nous croisons son groupe fusionné avec celui de Thierry, à effectif réduit.

Où on retrouve un Président  haut perché.


Il y a trois ans nous avions réussi à faire ici une photo de 14 marcheu(ses)rs.


 

Tout le monde se retrouve au pied du château d'eau pour le pique-nique.


Après le café Jean veut nous donner quelques renseignements sur Bagnols et sur ce site de la Gardiette.

 En particulier, on parlera d'inondations, surprenant pour ce village perché:

-Inondations et coulées de boue du 26 au 27 septembre 1992
-Inondations et coulées de boue du 15 au 16 juin 2010
-Inondations et coulées de boue du 4 au 10 novembre 2011
-Mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols du 1 juillet au 30 septembre 2017


  Mais l'humeur est plutôt à la rigolade et nous apprendrons que lors d'une crue les bagnoles se sont retrouvées en forêt…
Un seul monument historique sur la commune mais un air excellent qui attirait les habitants du littoral. Profitez-en nous conseille Jean Ma.

Ah ! Ces petits jeunes !!!


Le signal du départ est donné sur la piste du Petit Roc.

Les trois groupes sont toujours séparés. Mais ils vont se regrouper pour la photo de groupe sur un petit monticule qui permet une certaine distanciation.

Dernière vue sur le village. Par rapport à ce matin, les nuages  remplissent le ciel mais le beau temps a bien tenu toute la journée.


Une rencontre insolite avant de rejoindre le parking. La jument a eu droit à de nombreuses caresses.


Une partie du groupe ira prendre le pot de l'amitié sur la belle terrasse  du BISTROT à Bagnols.


Merci  Jean pour nous avoir conduits en ces lieux bien caractéristiques de notre belle région, découverte pour les nouveaux et souvenirs pour les anciens.
 

Merci pour leurs photos à Nelli, Nicole B, Jean Be et Jean-Marie

La semaine prochaine :

G1

G2


 

Partager cet article

Repost0
10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 13:01

2020-10-08 - 941- Rougiers Oppidum du Piégu, Fontaine de la Guillandière, Oppidum Saint-Jean - G1

 

 

Alain nous propose une nouvelle randonnée, inédite au Cercle, en remplacement à celle prévue dans les Alpes Maritimes : Un arrêté préfectoral interdit l’accès à l’ensemble des massifs forestiers de ce département, durement touchés lors des intempéries de la semaine dernière.

Vingt-cinq randonneurs se retrouvent sur le parking public de Rougiers, village situé sur la D1 entre Nans les Pins et Tourves.

Alain nous invite à un recueillement : « En mémoire aux victimes, aux dégâts catastrophiques de cette région magnifique du Mercantour et des Préalpes d’Azur, complètement défigurée par ce tsunami terrestre, là où nous avions nos plus belles randonnées, je vous demande un peu de recueillement, de s’abstenir de parler, pendant cette minute de silence. »

Puis il nous présente la randonnée (15 km et 500 m de dénivelée)

En levant la tête, nous pouvons voir les deux collines que nous allons gravir.

Zoom sur le Piégu (618 m) et son oppidum
Zoom sur la colline Saint Jean ( 605 m) et son castrum

Nous formons deux groupes respectivement menés par Alain et Joël, Jack étant notre serre-file.

Nous montons en haut du village de Rougiers, jusqu’au réservoir, avant de prendre à droite un sentier qui monte en sous-bois. Quelques cairns balisent le chemin qui, en passant en balcon nous offre le premier panorama de la journée, commenté par Alain et qui va faire chauffer les zoom de nos appareils photos.

Le petit Bessillon et son sommet bifide
Les sommets enneigés des Alpes de Haute Provence

La sente, parfois glissante monte rude et il nous faut appuyer sur les bâtons.

Alain prend soin de nous et la pause banane n’est pas oubliée.

Les deux groupes se succèdent pour observer les nouveaux panoramas.

Saint Maximin et sa basilique
La Sainte Baume
Zoom sur le Pic de Bertagne et, devant, le Roc de la Caïre

Encore quelques mètres et nous atteignons le sommet du Piégu. Cette colline, allongée dans son axe N-S est un oppidum d’origine ligure. Il mesure approximativement 250 m de long pour 80 à 115 m de large. Sa superficie est d'un peu plus de 2 hectares. Il est caractéristique d’un oppidum à éperon barré, car seule une partie de l'enceinte (au sud) a été érigée par les habitants, les trois autres côtés étant protégés naturellement par les falaises abruptes.

Il a été retrouvé deux réserves d’eau creusées dans la roche, dont au moins une datant de l’époque romaine.

Arrivant par le Nord, nous découvrons tout d’abord les ruines d’un petit fortin rectangulaire, construit en blocs calcaires, grossièrement cimentés, et daté du V e. siècle, époque où les Wisigoths occupaient la Provence.

Puis, en descendant plein sud nous découvrons les ruines de l’enceinte ligure (âge de fer), d'une soixantaine de mètres de long. C’est en fait un double mur, en pierre sèche, dont la technique de construction est décrite dans la publication de P. Baudillon (http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/Pdf/PH-1952-02-007_02.pdf)

Ce site du Piégu a été occupé à plusieurs époques, avant et après l’occupation romaine et sera définitivement abandonné au profit du vieux village de la colline Saint Jean, au début du Moyen Age.

Nous continuons à descendre plein sud et poursuivons par une large piste jusqu’à une aire de pique-nique.

Nous traversons la D95 et continuons par la piste qui suit et surplombe le vallon de la Capelette.

Nous faisons la pause repas, un peu à l’écart de la piste, sur les roches qui tombent rapidement vers le ravin et face à une magnifique vue.

Après ce bel arrêt nous regagnons la piste, que nous quittons pour descendre dans le vallon boisé. Les gués et le petit ru que nous suivons sont secs. Nous remontons jusqu’à une petite clairière aménagée qui accueille la Fontaine de la Guillandière.

« Trois arches, en pierre et maçonnerie, à flanc de coteau, abritent le bassin de la source. L’aspect de solidité de l’ensemble des trois arches est remarquable… Autrefois la “fontaine” de la source de la Guillandière constituait la réserve d’eau pour le château de Saint- Jean et pour le vieux village. De l’occupation romaine au Moyen-Age, les villageois y descendaient se ravitailler avec jarres et vases de terre, ce qui explique la profusion de poteries découvertes lors de fouilles ».

Nous continuons notre remontée du flan du vallon et retrouvons la départementale que nous allons court-circuiter à deux reprises pour grimper en haut de la colline Saint Jean.

Nous découvrons alors les ruines imposantes du château féodal, riche en histoire : « Le Castrum Rothgerium, propriété de la famille de Vence, apparait dans les textes en 1040 …  En 1254, St Louis y a passé une nuit … En mai 1859, le régiment de la garde impériale, se rendant en Italie passa à Rougiers. Il s’y arrêtera de nouveau au retour de la bataille de Solférino ».

Le castrum Saint Jean sur son promontoire calcaire

Avec ses tours rondes reliées par des courtines, son donjon carré, le château s'étend sur 50 m de long et 25 m de large. Il est en liaison avec une grotte, située au-dessous de lui, qui devait faire office de citerne.

La tour de défense à éperon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la cuisine et son four

En ce beau lieu, face à l'ancienne basse-cour les deux groupes posent ...

La chapelle (dédiée à St Jean-Baptiste), a été bâtie en I860 en l’honneur de la victoire de Napoléon III à Solférino.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le grand oratoire fut érigé en 1683 entre les lieux saints de La Sainte Baume et de Saint-Maximin. La statue de la vierge à l'enfant est récente et remplace celle qui est conservée dans la chapelle (au fond, à droite).

 Nous admirons le paysage :

Le Petit Bessillon
Le parc éolien d’Artigues et Ollières, encore en phase d'essai

 

Sous nos pieds, la table d'orientation qui surplombe le vieux village et fait face à la plaine de Saint Maximin

 

Sur les pentes Nord et Est de la colline, s'étage le village qui dépendait du château et qui a été occupé du XIIIe ou du XIVe siècle. Ce village était fortifié et forme une énorme demi-lune accrochée au flanc de la colline.

Plusieurs abris et grottes formant le fond d’habitation, barrées de murs témoignent d'un habitat qui a été  troglodytique.

On retrouve des rues à travers cet ensemble de murs et de grottes.

Nous redescendons vers Rougiers et faisons une rapide visite du village.

Le cours
Façade Renaissance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fontaine
et le campanile

Le pot de l’amitié est pris en terrasse au pied du campanile.

Merci Alain pour cette très belle randonnée, qui allie marche, beauté des paysages et patrimoine.

Les photos sont de Claude, Alain et Marc T.

La semaine prochaine, jeudi 15 Octobre :

 

Partager cet article

Repost0