31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 15:02

Théoule-sur-Mer : Les Grues

 

Aujourd’hui, c’est Anne-Marie qui nous emmène randonner. Nous allons dans l’Estérel, gravir les Grosses et les Petites Grues.

Un autre groupe, emmené par Camille, fera le tour des Grues. Nous le croiserons sans doute.

 

Nous sommes 13 randonneurs au départ, près du petit port de Théoule-sur-Mer.

Anne-Marie nous présente la rando : « Nous allons monter jusqu’au col de la Cadière. De là, nous grimperons au sommet des Grosses Grues. Puis après une descente, ce sera au tour des Petites Grues. Nous reviendrons par le col Notre-Dame puis par Notre-Dame d’Afrique ».

C’est une randonnée de 18,5 km et 800 m de dénivelé … au moins.

Et voici le profil où l’on distingue nettement les deux sommets.

Avant de démarrer, nous prenons la photo de groupe.

Puis nous quittons le port de Théoule. Après avoir franchi un tunnel, nous commençons à grimper.

Il faisait frais ce matin, mais la température est déjà montée; nous nous arrêtons pour une « pause effeuillage ».

Un peu plus loin, Anne-Marie nous propose une deuxième « pause effeuillage » … uniquement pour ceux qui ont encore une pelure.

Nous reprenons notre route. La vue sur mer est magnifique.

Nous dominons à présent le port de Théoule-sur-Mer.

La piste est agréable et la pente est douce.
Xavier, en pleine forme, se permet de dépasser Anne-Marie.

Le soleil brille. Quel bonheur de randonner par un temps pareil !

Nous sommes dans l’Estérel, il suffit de voir la couleur des rochers.

Nous marquons une courte pause au soleil.

Puis nous reprenons notre grimpette.

Nous suivons la piste de la Cadière.

La pente est régulière et douce, à en juger par les visages souriants.

 

Après la grimpette, nous attaquons une descente.

Sur notre gauche, nous apercevons les Grosses Grues que nous allons gravir tout à l’heure. Vues d’ici, ce n’est qu’un « sommet débonnaire » comme dirait Jean.

La piste grimpe à nouveau. La pente est plus raide à présent.
Nous marchons à un rythme soutenu en direction du col de la Cadière.

Arrivés au col, nous marquons une pause.

« Là, ça va monter » nous prévient Anne-Marie.

 

Nous repartons plein Est, en direction des Grues.

Le sentier est agréable, mais raide, très raide.

Nous enchaînons plusieurs lacets à travers un bois de pins.

A présent nous grimpons dans un passage rocheux.

Les marches sont bien hautes par endroits.

Il faut s’aider parfois des mains pour les escalader.
Puis le sentier devient plus facile.

Nous terminons la côte sur un vrai boulevard.

Au sommet la vue est dégagée, le paysage est magnifique.

C’est le moment de faire une photo de groupe … mais nous ne sommes que douze ; il manque Xavier.

Anne-Marie et Brigitte descendent le chercher et croisent un groupe de randonneurs. Ils les rassurent : Xavier va bien, il arrive.
Le voici. Nous sommes au complet, prêts pour la photo.

 

Il est midi. Le groupe de randonneurs s’est installé pour déjeuner.

Mais Anne-Marie a choisi de pique-niquer au sommet des Petites Grues. Choix qui sera apprécié par tous. Car nous jouirons d’un lieu de pique-nique beaucoup plus agréable.
Et surtout nous en aurons fini avec les plus grandes difficultés de la journée.

Première difficulté : la descente des Grosses Grues.

Nous n’avons pas de photo de cette descente, c’est tout dire !

Descente épouvantable, « Horribilis ! » dirait Sa Majesté la Reine.

Nous dévalons la pente sur un lit de roches et de cailloux qui dégringolent en même temps que nous.

Quelques minutes plus tard, nous atteignons le bas.

 

Nous marquons une pause. Anne-Marie nous lit la prose de Bruno en matière de géologie : « conglomérats à galets, glairés, … coulées de rhyolite ignimbritique ».

Gérard étale sa science en donnant l’étymologie d’ignimbrite : « Pluie de feu, du latin ignis, feu, et imber, pluie ». 

« Et le nom des Grues, ça vient de quoi ? ». Pas de réponse. Le mystère demeure.

 

Sur ce, nous attaquons la grimpette vers les Petites Grues.

Grimpette plutôt raide sur un terrain escarpé et rocheux.
Il est 12h30 lorsque nous atteignons le sommet.

Nous nous installons avec bonheur devant un paysage magnifique.

Après avoir enfilé un maillot sec, nous savourons avec délices notre déjeuner.

Par téléphone nous joignons Camille. Ils sont 20 randonneurs. Quel beau groupe !

Apparemment ils ont recruté quelques jeunes.

Nous ne les verrons pas, mais eux nous ont aperçus en pleine ascension des Grues.

Après le café et le gingembre, nous voici déjà prêts à repartir.

Et nous attaquons la descente.

Moins horrible que la précédente : le sol est plus stable mais les marches sont très hautes.

Pas question d’admirer le paysage, il faut regarder où l’on met les pieds.

Le photographe obtient quand même quelques sourires.

Puis nous atteignons un mini sommet qu’Anne-Marie baptise « le Truc du Trayas ».

C’est l’occasion de faire quelques photos sur ce « truc ».

Un peu plus loin, nous rejoignons le col Notre-Dame, où se trouvent les voitures du groupe de Camille.

Puis nous prenons la piste qui descend vers le Trayas.

Arrivés au col du Trayas, nous nous dirigeons vers le col de Théoule.

Puis nous partons pour Notre-Dame d’Afrique, où nous faisons une courte halte.

Il ne nous reste plus qu’à descendre vers le port de Théoule-sur-Mer.

En bord de plage, un café nous accueille, où nous prenons une boisson bien méritée.

Une belle journée s’achève…

 

Merci Anne-Marie pour cette très agréable randonnée, aux beaux paysages ensoleillés.

 

Merci aux photographes : Claude, Gérard et Jean.

 

Et voici des photos du groupe de Camille :

 

Rando du 30 octobre : Théoule - Les Grues
Rando du 30 octobre : Théoule - Les Grues
Rando du 30 octobre : Théoule - Les Grues
Rando du 30 octobre : Théoule - Les Grues
Rando du 30 octobre : Théoule - Les Grues
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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 14:29

St.VALLIER- La Croix de Cabris

 

Toutes les voitures ont réussi à se garer en épi devant le Grand Pré de St Vallier en ce petit matin frisquet mais ensoleillé. Au passage vers le lac de St.Cassien la température était proche de 0° et le lac « fumait ». Ici il fait un peu moins froid malgré l’altitude de 710 m. C’est à 36 randonn(euses)eurs que Jean Ma. va présenter le programme de la journée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Bonjour à tous, aujourd’hui nous allons constituer deux groupes. Le second groupe conduit par Camille fera le même parcours que le premier que je mènerai, un peu réduit et dans l’autre sens. Il est donc exclu de déjeuner ensemble et pour les couples qui mangeraient dans la même gamelle, il est indispensable de se partager les vivres, faute de quoi il y en a un qui ne mangera pas.

Le premier groupe aura près de 18 km à parcourir avec une dénivelée de 480 m et le second près de 13 km et 290 m de dénivelée.

Maurice E sera serre-file pour le premier et Daniel et Jacky pour le second.

A la fin de la rando, il y aura un pot. Je suppose que le second groupe arrivera une heure avant nous et qu’ils auront déjà avalé trois pintes de bière, qu’ils seront complètement ivres et qu’il faudra les ramener à la maison . Bonne rando».

Les deux groupes ont exactement le même effectif, 18.

NDLR : cette rando, pour le premier groupe, tracée par Bruno, a déjà été faite deux fois, en mars 2007 et décembre 2010.

Très vite Jean Ma arrêtera son groupe pour présenter le Grand Pré : « Propriété de la Mairie, il appartenait au Chapitre de Grasse et fut déclaré "bien national" après la Révolution, vendu au citoyen Jacques ISNARD le 9 mars 1791 pour 20830 livres, avec droit pour les habitants de s'y réunir, d'y battre le blé et d'y fêter la Saint Constant. Il fut racheté par la municipalité le 3 mars 1907».

Puis le groupe quitte le village par des petites ruelles et découvre de très belles propriétés dans ses faubourgs. A l’ombre, la température est encore fraiche mais la journée s’annonce superbe et très vite il faut faire une pause « effeuillage ».

Pendant ce temps le second groupe a lui aussi quitté le village dans une autre direction par des chemins en sous-bois. Il s’arrêtera un moment pour trouver la piste menant à la « pierre druidique » et en profitera pour faire la « pause banane ». Camille ayant trouvé la bonne trace, tout le groupe se retrouve au pied de ce monument naturel pour la photo traditionnelle.

« La pierre druidique n’est pas à proprement parler un monolithe. C’est en fait, le résultat d’un phénomène naturel (genre "cheminées de fées"). C’est l’érosion lente d'une roche dure protégeant la roche sous jacente, plus tendre, qui a formé cet énorme champignon minéral. La pierre tabulaire présente quelques cupules et une gravure en forme de F ».

Quant au premier groupe, c’est à la Croix de Cabris qu’il fera la pause banane, au soleil. Il va maintenant aborder la première côte sérieuse du parcours. Mais qui voit-on là-bas prendre de l’avance ? Bien sur, c’est Gérard qui s’est posté en embuscade pour photographier les randonneurs en plein effort : il adore ça. Nous empruntons le tracé d’une conduite de gaz bien rectiligne. Arrivé en haut, à 788m, point haut de la randonnée, un petit sentier conduit à l’emplacement de l’ancienne tour de guet (elle existait encore en 2007).

La vue est superbe avec le lac de St.Cassien, la prison de Grasse (mais oui elle est belle tant qu’on la voit de l’extérieur…) et la mer qui brille ce matin, en contre-jour. Les photographes vont se livrer à un véritable concours et le vainqueur…restera anonyme !

 

Avant de repartir, photo de groupe.

Nous abordons maintenant la grande descente et surprise, un engin de TP barre le chemin au niveau d’une construction nouvelle.

Encore un particulier qui veut s’approprier un morceau de domaine public. C’est à ce niveau que se trouvait une superbe borie, espérons qu’on ne lui a pas donné un coup de bulldozer.

Nous traversons la D4 par laquelle nous sommes arrivés à St Vallier et très rapidement nous apercevons le village de St.Cézaire. Un portail en pleine nature ? Sur le long du chemin, une clôture nous conduit à un panneau inquiétant.

Il est midi passé et les estomacs commencent à se manifester.

 

Nouveauté sur ce parcours, ce qui nous semble un grand centre équestre s’avèrera être une ferme faisant partie d’un réseau des « Fermes de randonnées gastronomiques » comme l’atteste un panneau. Et nous allons découvrir des chevaux, un taureau, des chèvres et des moutons dans des enclos.

Près d’arriver en haut d’une forte côte, Jean Ma nous dirige vers une curiosité, un tumulus mégalithique, ancienne tombe commune. Lors d’un précédent passage, Jen Bo nous avait fait une démonstration et avait été qualifié de profanateur par le blogueur de service comme l’atteste la photo d’archives ressortie des poussières du grenier.

C’est là que nous allons pique-niquer et la situation évoquera pour le blogueur du jour les cérémonies funéraires de la Toussaint (c’est dans une semaine) aux Antilles, à la Réunion ou à Madagascar (et surement dans d’autres lieux).

Un contact téléphonique avec le second groupe nous apprendra qu’ils font comme nous et sont en pleine forme.

Effectivement, ils ont à leur tour traversé la D4 et trouvé un bon emplacement. Jacqueline a eu la bonne idée d’apporter une bouteille de Pinot (transportée par Claude) pour fêter l’anniversaire d’Yvette (un changement de décade) qui aura même une bougie à souffler…gentille intention.

Dominique ira même lui cueillir quelques fleurs.

La pause se poursuivra assez longtemps, deux tours de cadran, car les joueurs de carte ont entrepris une partie acharnée.

Pendant ce temps, après ¾ d’heure d’arrêt (les cailloux du tumulus ne sont pas très confortables pour la sieste), le premier groupe repart vers le puits d’AMON (non ce n’est pas le dieu égyptien).

Voici la borie de pierre du puits d’Amon. Il est composé d’un bâtiment circulaire en pierres appareillées, fermé par une coupole.

Un astucieux dispositif en forme de bénitier, dupliqué de chaque côté de la porte, permettait de distribuer, à l'extérieur, par deux goulottes en pierre, l'eau puisée dans le réservoir.

Le groupe poursuit sa route dans un système compliqué de sentiers parmi lesquels, notre guide, droit dans ses bottes, maintient son cap malgré les remarques des participants. L’histoire se renouvelle car lors des deux précédentes randonnées, dans ce secteur, nous avions rencontré la même situation.

Maintenant nous nous dirigeons vers la dernière curiosité du parcours, la « Pierre Druidique ». Le sentier qui y conduit est maintenant marqué de deux cairns et Jean Bo n’aura aucune difficulté à nous y conduire. Mais Daniella va s’arrêter car elle souffre d’un pied.

Pendant qu’une partie du groupe se fait photographier près de la célèbre pierre, Jean Bo sera revenu au chemin principal pour soigner Daniella avec sa bombe magique. Aucun photographe n’était présent pour saisir ce sauvetage.

Toujours dans le grenier, nous avons ressorti une autre photo d’archives montrant Daniel Ma soulevant la pierre druidique. Quelle force il avait il y a 7 ans…

Le second groupe est enfin reparti et va croiser le chemin d’une cavalière sur un magnifique cheval pommelé. Claude lui demandera comment elle avait fait les taches blanches…

Là, ça monte puis ça redescend et ça remonte...

Il attaque la dernière ligne droite qui ramène au village. Qu’elle parait longue et fastidieuse !

Le premier groupe est maintenant dans sa progression terminale avec de jolis sous-bois ou des perspectives dégagés sur l'Audibergue ou l'Oppidum de la malle.

A 15 h 30, il arrive au village et va s’installer pour le pot sur la terrasse. Un contact téléphonique avec le second groupe le signale à 4 kilomètres et c’est à 16 h 40 qu’ils rejoignent le café.

Merci à Jean Ma et Camille pour cette bonne journée bien organisée.

Merci aux photographes Claude, Gérard, Gilbert et Jean-Marie.

La semaine prochaine :

Jeudi 30 Octobre à 8 H 00 : THEOULE-sur-MER. Les GRUES.

 

L : 18 Km 300. Dh : 800m. Moyen alto. Anne-Marie  . 06.60.49.12.79

Repas et boisson tirés du sac .

 

Itinéraire d’accès : Emprunter la RN 98 en direction de Cannes. Dans Théoule après un virage en épingle à cheveux sur la droite arrivons en bordure de mer. Sur le sol passages piétons marqués de peintures bleu et blanche et un feu tricolore. Prendre la route de droite conduisant au port de plaisance et stationner au grand parking N° 1 devant le restaurant «  le Magellan ».

Coût du trajet A R : 52 Kms x 0 € 25 = 13 Euros                                                                                              

Published by Jean-Marie
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 10:51

ILONSE (06) – Le Lauvet

 

Sous les ordres de Jean Bo, nous allons randonner aujourd’hui du côté d’ Ilonse. La journée s’annonce belle et chaude bien que la température soit un peu fraîche au moment du rassemblement.

 

 Petite parenthèse, une fois n’est pas coutume, pour remercier les chauffeurs, car les derniers kilomètres pour accéder au village d’Ilonse n’étaient pas de tout repos.

 

 Jean nous présente cette randonnée dont la dernière édition datant  du 17 Mai 2007 avait réuni 21 participants. Aujourd’hui nous comptons 29 randonneurs et randonneuses.

 « Nous partirons du col de la Sine, altitude 1438m, et via le col des Fourches où nous formerons deux groupes, nous atteindrons le pied du Lauvet d’Ilonse à une altitude de 1860 m que le premier groupe pourra escalader. Les deux groupes se retrouveront à la Baisse des Tavanières pour un pique-nique en commun avant de terminer cette randonnée par une longue descente.  Au total nous aurons parcouru 14,6 km pour le premier groupe et 12,6 km pour le second groupe».

Ci-dessous, un petit condensé historique du village d’Ilonse.

Ce n'est qu'au XIème siècle que ILONSE, appelé YLONCIA, apparait pour la première fois sur des documents.

Ilonse est la patrie de Raymond FERAUD, moine troubadour, auteur d'un grand poème provençal composé vers 1300 " La Vida de San Honorat".

En 1327, la peste qui sévit en Europe, emporta la quasi totalité de la population du vieux castel.

Perché sur le versant sud-ouest d'une crête rocheuse autrefois couronnée d'un château appartenant aux GRIMALDI de BEUIL, Ilonse a conservé son caractère médiéval de petit village fortifié : maisons de pierres, ruelles étroites, "goulets", passages sous voûtes, porches à ogives.

L’ensemble formé par le village, les places et les rues est en site classé.

Ilonse, placé sur une voie de communication reliant la Provence au Piémont, fut certainement très fréquenté durant l'antiquité compte tenu des nombreux vestiges trouvés ( tuiles romaines, castellara ligure, sanglier gaulois, tombe wisigoth au hameau d'Irougne,...)

 

Ci-dessous, Ilonse de nos jours.

Le chef doit être toujours devant. Jean Bo aurait-il perdu la cadence?

 

En file indienne, nous suivons ce sentier qui s’élève en pente douce vers le col des Fourches.

La troupe réunie reprend son souffle au-dessus de cette batterie d’abreuvoirs réservée aux troupeaux de moutons de la région.

Dans cette première partie d’ascension, nous découvrons une quantité impressionnante de champignons : cèpes des pins, sanguins, que quelques randonneurs aguerris cueilleront sur les conseils de Guy  notre spécialiste es champignon.

Nous arrivons au col des Fourches situé à 1560 m d’altitude, où la pause ‘’banane’’ est décrétée.

Avant la séparation en deux groupes, photo de groupe oblige, tout le monde prend la pause.

Avec quelques longueurs d’avance, le premier groupe progresse au milieu de vastes prairies.

 

Sur les traces du premier groupe, le deuxième groupe marche d’un bon pas et dans la bonne humeur.

Arrivés au pied du Lauvet d’Ilonse, les marcheurs du premier groupe attaquent la montée de celui-ci en ordre dispersé.

Les restes d’un randonneur égaré ?

Au sommet (altitude 1992 m) nos efforts sont récompensés par la découverte d’un panorama grandiose. Jean Bo nous fera observer tour à tour: le Mounier (au second plan ci-dessous), la station de ski de Valberg.

Les vainqueurs du Lauvet posent pour la postérité.

S’en suit, une courte mais dangereuse descente où il vaut mieux ne pas se laisser entrainer par la vitesse au risque de s’étaler sur les nombreuses pierres présentes.

 

Après un temps de repos, nous repartons à travers les mélèzes en direction de la Baisse des Tavanières retrouver les marcheurs du deuxième groupe. Enfin voilà le moment tant attendu : la pause pique-nique.

Implantée sur cette Baisse des Tavanières, nous découvrons une nouvelle enfilade d’abreuvoir servant à alimenter en eau les nombreux troupeaux de moutons appartenant aux bergers d’Ilonse et de Pierlas.

A ce sujet, voici ci-dessous la description et la fabrication d’un objet très utile au berger : le chambis.

Le "chambis" est une sorte de gros collier en bois portant une cloche, la "sonnaille", que portent au cou les bovins et ovins en alpage.

 

On emploie principalement du bois de cytise, sorte d'acacia sauvage trouvé en montagne sur les versants ubac. On le coupe de préférence à la lune vieille comme c'est la règle pour les feuillus, afin d'éviter que le bois se "mite".

Autrefois, les bois étaient débités en planches à la hachette, puis repris avec une plane. Les planchettes de cytise sont mises alors à tremper dans un cuvier dont l'eau est à ébullition. Elles y restent une vingtaine de minutes. Sous l'action conjuguée de l'eau et de la chaleur, le cytise se ramollit. La forme en U évasée est donnée de manière très simple. On  plie ensuite la planchette sur le genou, protégé par une vieille couverture de mieja lana (vieille laine).

Le U est mis en place. Au moyen d'une clef, de fabrication artisanale, un homme recourbe les deux extrémités de la planchette pour former les ailes. Un troisième homme plante deux taquets de fer pour conserver la forme définitive. Les chambis resteront ainsi figés une semaine.

La forme en U plus facile à réaliser était préférée par les anciens. Les ailes plus ostentatoires semblent avoir été introduites plus récemment par les bergers transhumant de Provence.

 

Après la réunification des deux groupes, nos serres files veillent au grain.

Continuant notre route, nous découvrons sur notre gauche toute une zone de marnes noires très insolites.

Nous retrouvons une zone de prairies à hauteur de la bergerie du Clot.

Nous sommes accueillis par un chien Patou amateur de calins semble-t-il.

Le Patou est un chien qui a un caractère particulier.  C'est un chien de garde et de protection, par instinct, qui a été sélectionné par des siècles d'utilisation à la protection des troupeaux de brebis. S'il est fidèle à ceux qu'il aime, il est aussi un protecteur de ce qui est faible. S'il a trouvé sa place naturellement auprès des bergers, il n'a pas été sélectionné sur une aptitude à servir l'homme mais sur sa faculté à s'attacher à ceux qu'il aime et sa faculté à analyser les situations tout seul et à prendre des décisions par lui-même en conséquence, donc à agir selon son idée. Conscient de sa force et d'un courage à toute épreuve, il sait faire fuir le loup ou reculer l'ours. Il veille la nuit comme le jour et préviens par ses aboiements de sa présence. C'est sa première arme de dissuasion. Pour éloigner tout prédateur à quatre ou deux pattes qui ne tiendrait pas compte de lui, il peut d'abord s'interposer puis s'il le faut, mais en dernier recours, aller jusqu'à l'affrontement. Les Chiens de Montagne des Pyrénées qui sont utilisés pour la protection des troupeaux sont le sujet d'une préparation spéciale pour qu'ils ne s'attachent qu'à leurs brebis. Ils ne doivent pas s'attacher à l'homme, pas même au berger et pour cela ils sont rarement caressés, avant le sevrage comme après. Ils sont placés dès le sevrage en bergerie avec de douces agnelles afin qu'il y ait une bonne acceptation réciproque et que se tisse un lien entre le chien et le troupeau. Le berger veille alors et pendant au moins deux ans à ce que le chiot respecte quelques règles comme de ne pas mordiller les oreilles des agneaux par jeu, ou à retourner près du troupeau s'il s'en est éloigné.

 

Une légère remontée constituera la dernière difficulté de cette randonnée, suivie d’une longue traversée à flanc de montagne qui nous ramènera au col de la Sine où sont stationnés nos véhicules.

Nous profitons au passage d'une belle vue plongeante sur le village de Pierlas.

Pour clore cette belle journée, nous ferons un arrêt dans la vallée à Roussillon pour prendre un pot en commun.

 

Merci à Jean Bo qui nous a fait découvrir, pour certains, cette magnifique randonnée alpestre.

 

Merci aux photographes pour leur contribution : Claude, Gérard, Gilbert et Jean-Marie.

Quelques photos supplémentaires:

 

Veuillez noter les éléments de votre prochaine randonnée:

Jeudi 23 Octobre à 8H00: SAINT-VALLIER de THIEY (06). Croix et Col de Cabris. Deux parcours

 

N°1 : L : 17 Km 8. Dh : 480 m. M médio. Jean Masson . 06.09.75.02.01 

N°2 : L : 12 Km 8. Dh : 290 m. M modérato. C Cloutour. 06.81.79.89.39

Repas et boisson tirés du sac.

 

Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction Nice . Quitter l’autoroute à la sortie n° 39 « Les Adrets de l’Estérel » - Continuer sur la D 37 via Lac de St. Cassien et Montauroux – Après le lac au  grand giratoire prendre à droite la D 562 en direction de Grasse

A Val Tignet tourner à gauche et progresser sur la D 11 via St. Cézaire  -  A Spéracédes obliquer à droite et par la D 513  et la D 11gagner Cabris - Là, emprunter la D 4 sur votre gauche via St. Vallier de Thiey - Ensuite poursuivre à gauche sur la N 85 et atteindre Saint-Vallier de Thiey .

Stationner les véhicules sur un des PARKINGS à la sortie du village .

Coût du trajet A R : 104 Kms x 0 € 25 = 26 € + 5 € = 31 Euros        

 

Published by Gilbert
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