27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 14:51

Bormes-Le Fort de Bregançon

 

Pour cette dernière rando de la saison 2013-2014 Jean Bo nous avait préparé une belle rando, au frais dans les Gorges de Daluis. Mais comme il nous l'explique : " Après avoir consulté mon ingénieur météorologue... qui m'a confirmé les gros risques d'orage dans le 06 et reçu les informations sur l'état de la route à Puget-Théniers, j'ai décidé de vous emmener plus à l'ouest. A cette saison, le bord de mer était tout indiqué. Nous avions déjà fait cette rando en  Mai 2010 en partant de la route de Bormes où nous avions trouvé un tout petit parking évitant celui du Fort qui est payant. Cela rallongeait inutilement la rando et la dépense de 8€ partagés en 4 ou 5 est supportable…

Nous allons donc faire un aller retour entre le Fort de Brégançon et la plage du Pellegrin soit environ 14 km et 200 m de dénivelée. C'est une rando facile, idéale pour une fin de saison."

Nous sommes seulement 12 dont 3 dames et 6 "rescapés" de la Haute-Loire. Le temps est gris mais le soleil fait briller les constructions de Hyères que nous apercevons au loin. L'Ile de Porquerolles par contre est bien grise.

C'est donc parti pour la plage, face au Fort avec la première photo de groupe et le topo sur Brégançon.

 "Il est situé sur le territoire de la commune de Bormes-les-Mimosas (Var) sur les hauteurs d'un piton rocheux de 35 mètres d'altitude et à quelques mètres de la côte du cap Bénat à laquelle il est relié par une jetée (à l'origine il en était séparé par un bras de mer). (Photo Office de Tourisme de bormes)

Une forteresse existe sur cet îlot rocheux depuis l'arrivée des Ligures de la tribu des Bormani, en 118 av. J.-C. Le site s'appelle d'abord Pergantium, puis Briganconia[2], dérivé du celte Briga signifiant « hauteur »[3].

Au Moyen Âge, une seigneurie (ou châtellenie) de Brégançon est créée à la fin du IXe siècle, après l'expulsion des Sarrasins du Fraxinet en 972, au profit des vicomtes de Marseille, vassaux des comtes de Provence. En 1140, la seigneurie de Brégançon et d'autres fiefs, dont Hyères, sont concédés en apanage par le vicomte Geoffroi II de Marseille à l'un de ses fils, Pons, marquis de Fos.

Durant la Révolution française, la garnison du fort intervient d'abord en 1789 pour protéger les possessions de la marquise de Ricard qui sont attaquées par les paysans. Plus tard, en 1791, les armes de la garnison sont prises par le Club des Jacobins d'Hyères. Le fort attire à partir de 1793 l'attention de Bonaparte, nommé inspecteur des côtes après la prise de Toulon aux royalistes le 18 décembre 1793 (il y séjourne d'ailleurs durant l'hiver 1793-1794). Ainsi, une fois devenu premier consul en 1799, il le fait réparer et doter d'une importante artillerie, puis, après son sacre comme empereur, il fait renforcer sa garnison en 1805 par l'installation d'une compagnie de vétérans impériaux.

Il est classé comme site pittoresque en décembre 1924. Resté propriété de l'État, il est néanmoins loué entre 1924 et 1963 à des particuliers, dont le dernier fut Robert Bellanger, ancien député, ancien sénateur d'Ille-et-Vilaine et ancien sous-secrétaire d'État à la Marine en 1930. À l'issue du bail de ce dernier, l'État récupère le bâtiment dans un état de délabrement important, celui-ci entreprend de le restaurer et de l'aménager tout en conservant son aspect extérieur primitif.

Finalement, le général de Gaulle y réside le 25 août 1964 lorsqu'il vient assister aux cérémonies commémorant le vingtième anniversaire du débarquement de Provence. S'il n'est pas séduit par le lieu, il est convaincu de l'utilité du fort par le député-maire de Saint-Raphaël René-Georges Laurin, et le fait réaménager, pour un coût de 3 millions de francs. Un arrêté du 5 janvier 1968 affecte Brégançon à titre définitif au ministère des Affaires culturelles afin qu'il serve de résidence officielle au président de la République française, notamment en lieu de villégiature. C'est Pierre-Jean Guth, architecte de la Marine nationale et lauréat du prix de Rome qui aménagea le fort en résidence tout en préservant ce qui restait de la forteresse originelle. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Br%C3%A9gan%C3%A7on)

Les présidents de la république l'ont utilisé de façon très différentes : Giscard et Chirac y auront fait de longs séjours alors que Mitterand y couchera seulement une nuit.

Le statut du fort est en cours de modification puisqu'il a été ouvert au public depuis quelques jours."

Quand Jean Bo nous parle d'une rando facile, il ne faut pas oublier que les chemins du littoral ne sont jamais aisés à cause des passages rocheux mais celui-ci est un peu particulier car il est coupé par de nombreuses plages. La progression dans le sable n'est jamais très agréable mais moins risquée que les équilibres sur des rochers.

Là nous attaquons justement par une partie rocheuse, pas trop glissante et déjà les écarts se creusent entre les premiers et les derniers.

Ici les plages n'ont pas été nettoyées comme à St.Raphaël et les posidonies se sont accumulées depuis des années formant parfois des amas conséquents.

Non ce n'est pas du crottin de cheval que l'on trouve ici mais des milliers d' aegagropiles ces pelotes de couleur brune, de texture fibreuse, formées des restes de Posidonia oceanica  déchiquetées  

sous l'action des vagues et  communément connues sous le nom de "pelotes de mer".

Et n'oublions pas  de parler des nouvelles chaussures de Daniella achetées à Saugues à l'issue de l'étape du chemin de Compostelle la semaine passée. Superbes mais trop neuves, elles lui feront mal à la malléole lors du retour.

Nous sommes maintenant face aux ilots de l'Estagnol, et Jean Bo décide de faire la "pause banane". L'endroit est bien choisi pour s'arrêter un moment.

Le ciel s'éclaircit de plus en plus mais il fait chaud et lourd, mauvaises conditions pour marcher.

Jean Bo va mobiliser un jeune touriste pour la seconde photo de groupe. Nous y sommes donc tous les douze.

Nous reprenons notre progression; la côte est superbe et en dehors des plages nous découvrons des points de vue merveilleux qui nous ravissent toujours.

Nous  nous sommes éloignés de la côte en évitant le cap de Léoubé. Montées et descentes se succèdent jusqu'à la plage qui fait 

face à l'ilot de Léoubé. Jean Bo arrête le groupe et propose soit de rester ici pour le pique-nique et  profiter de la baignade soit, pour ceux qui le souhaitent, de continuer sur un kilomètre jusqu'à la plage de Pellegrin.

C'est ce que feront un groupe de 8 alors que Jean et Jean-Marie vont gouter au plaisir de la baignade, bienvenue après la grosse suée. La mer est à 22/23°. Le soleil est maintenant revenu, de même que nos 8 courageux. Quelle allure !!! Beps, a son tour, va profiter d'un bon bain.

Et c'est le pique-nique ouvert par un muscat offert par Daniel J. Certains ont choisit l'ombre mais il n'y fait pas très chaud.

Josette, en digne Madelon, va faire le tour du groupe avec une bouteille de rosé.

Puis c'est la sieste…

Lorsque Jean Bo donne le signal du départ c'est Jean Be qui prend la tête et donnera au groupe une cadence soutenue.  Pourtant, il ne reste que 6 km à faire, il n'y a pas lieu de se presser. D'autant plus que le soleil brille de tous ses feux et qu'il fait très chaud. Même pas un peu de vent pour se rafraîchir.

Petit arrêt à l'ombre.

Nous avons retrouvé le passage rocheux. En vue le Fort de Brégançon. Nous sommes presque arrivés.

Bien transpirants nous allons prendre le pot de l'amitié à la gargote du coin, bien à l'ombre sous les pins.

Merci Jean pour cette dernière rando de la saison, improvisée, mais si jolie. Merci aussi pour avoir organisé le programme de tous nos jeudis tout au long de cette saison

Les photos étaient de Jean Bo et de Jean-Marie.

Avant de conclure cette saison il ya lieu de remercier aussi tous les accompagnateurs, les serre-files (les pros et les amateurs), les blogueurs, les photographes, tous les randonneurs qui donnent à notre groupe son esprit et génèrent l'agréable ambiance qui nous accompagne tout au long de la saison.

 

Maintenant, BONNES VACANCES et à Septembre.

Quelques photos en bonus :

Published by Jean-Marie
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 19:20

Séjour en Haute-Loire

 

Nous avons le plaisir d’accueillir sur notre site, les photos prises par un groupe d’amis randonneurs, au cours d’un séjour en Haute-Loire.

 

Vous trouverez ci-dessous les photos de Gérard, Jean B et Jean-Marie.

Elles concernent les randonnées suivantes :

 

16 Juin : Prades - Notre Dame d’Estours et les Croix à boules (groupe 1)

16 Juin : Prades - Les Croix à boules (groupe 2)

 

17 Juin : St Jacques de Compostelle - de St Privat d’Allier à Saugues (groupe 2)

 

18 Juin : Tour de la Tortue (groupe 2)

 

19 Juin : Tour de l’Alambre et du Mézenc (groupe 1)

19 Juin : Lac de Saint-Front (groupe 2)

 

20 Juin : Arlempdes – A fleur de Loire (groupe 2)

 

Bonnes vacances à tous et toutes.

Gérard

15 - 20 Juin 2014 : Séjour en Haute-Loire
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Published by Gérard
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 12:35

La Tour-sur-Tinée : La Mangiarde

Aujourd’hui, Joël nous propose une randonnée intitulée "le circuit de la Mangiarde", au départ de La Tour-sur-Tinée.

Cette randonnée de 13 km et 950 mètres de dénivelé est classée "sportive".

Nous voici 23 randonneurs sur le parking de La Tour-sur-Tinée.

Il fait beau, le soleil brille et le paysage est magnifique.
N’est-il pas beau ce paysage ?

Puis nous nous groupons autour de Jean qui nous présente la rando. « Aujourd’hui on s’attaque à la Mangiarde : 13 km et 950 m de dénivelé. Nous aurons un passage très raide, avec une pente de 58 % ». 

Jean conduira un deuxième groupe qui fera un parcours plus court : 9 km et 600 m de dénivelé. Mais grimpera, lui aussi, la pente très raide. 

Voici le groupe des « Petites Jambes », conduit par Jean.

Et voici le groupe de Joël : 8 marcheurs.

Puis nous enchaînons avec une photo des deux groupes réunis.

C’est parti. Il est 9 heures passées. Nous attaquons la rando par une petite descente.

Partant du village (645 m), nous descendons jusqu’au pont du Brusc (493 m), par l'ancien chemin de la Tinée. Cet itinéraire était pratiqué par les colporteurs qui chaque jour, leur fardeau sur les épaules, se rendaient de maison en maison pour y vendre diverses fournitures : fil, aiguilles, peignes, crayons ...

Après avoir franchi le pont sur la Mangiarde, nous grimpons. Mais c’est une gentille grimpette … pour l’instant.

Derrière nous, on aperçoit le village de La Tour-sur-Tinée.

Nous atteignons la Baisse de Vinente (660 m), à la balise 23.

Etant dans les Alpes Maritimes, les sentiers sont admirablement balisés. (Ce qui permet à Joël de conduire cette randonnée sans l’avoir reconnue).

Et nous voilà repartis. Ca grimpe toujours, mais pas trop fort.

Nous nous élevons progressivement, découvrant un paysage magnifique.

A présent ça grimpe plus fort !

Nous voici dans la fameuse pente à 58 % !

(Note du blogueur : 58 %, cela paraît énorme. Mais ce n’est qu’une petite pente à 30° !

Personnellement je préfère les degrés. Une pente à 45 °, ça me cause, alors qu’une pente de 100 %, ça me trouble.

Et que dire d’une paroi d’escalade presque verticale, dont la pente est de 5729 % !!!).

« On arrive à la balise 24 » nous dit Joël. « Nous venons de grimper 200 mètres ».

C’est l’heure de la pause casse-croûte. Nous nous désaltérons et reprenons des forces.

Joël en profite pour nous parler de La Tour-sur-Tinée :

« Ce village est classé Monument Historique pour ses splendides chapelles ou église. Bâti sur une crête dominant de haut la vallée de La Tinée, entouré de pics et collines boisées, La Tour-sur-Tinée, village béni des Dieux, a la chance de posséder un air léger et une nature superbe, entre sapins, cyprès et tilleuls !

Comme nombre de villages du moyen pays, il bénéficie d'un climat particulier, la brise marine s'y mariant avec la fraîcheur et les senteurs odoriférantes des forêts d'altitude.

Sur la "Grand Place" de La Tour-sur-Tinée sont regroupées toutes les merveilles du village : au centre, une belle fontaine octogonale, et autour plusieurs maisons médiévales aux arcades gothiques, aux façades en trompe l'oeil parfaitement restaurées, dans des couleurs à l'italienne, jaunes, roses, rouges, bleus pâles, qu'on doit au pinceau talentueux du grand fresquiste Guy Ceppa ». 

Sur ces bonnes paroles nous poursuivons notre grimpette.

Non sans admirer la vue superbe sur les sommets enneigés.

Notre sentier monte sur le flanc ouest d’un vaste cirque. Puis il longera le versant sud du mont Mangiarde, avant de continuer sur le flanc oriental du cirque.

Nous atteignons à présent la balise 25 : (1069 m).

Puis nous traversons une forêt de pins.

Avant d’atteindre la balise 27 : Baisse de l’Arène (178 m).

A présent le sentier devient chaotique, avec de hautes marches à escalader ou descendre.

Difficile de marcher en admirant le paysage. Et pourtant il est beau.

Nous progressons à flanc de coteau. Il commence à faire bien chaud. Et nous voici assaillis par des nuées de mouches.

Il est midi et demi lorsque nous nous arrêtons pour pique-niquer.

Josette et Joël ont apporté des provisions : bouteilles de rosé et de rouge, on a le choix. Deux bouteilles pour huit, ça devrait suffire !!

Nous avons fait plus de la moitié du parcours, dont la partie la plus difficile.
N’empêche, nous ne nous attardons pas.

Nous reprenons notre sentier qui grimpe toujours à travers bois. Nous traversons l’âpre versant sud du mont Mangiarde, au pied d’une falaise de grès.

Gérard se souvient avoir déjeuné ici, au pied de la falaise, en février 2008.

Cette année là, il faisait moins chaud. Nous avions même marché dans la neige.
Les photographes sont heureux.
Entre rochers aux formes fantasmagoriques …

… et paysages magnifiques, il y a de quoi faire. 
Puis nous atteignons la balise 28, point culminant de notre rando : 1352 mètres, sur la crête de Castel Maurin.

Nous attaquons à présent la descente à travers bois.
Qui a dit : la descente, c’est plus reposant que la montée ??

Entre les pierres qui roulent, le terrain qui glisse et les marches trop hautes, où est le plaisir ?
A l’arrière, Gérard, dont les semelles sont usées … et les yeux aussi, prend son mal en patience.

Enfin nous atteignons la balise 18, sur la route des Granges de la Brasque.

Plutôt que de suivre tout bêtement la route, nous prenons des raccourcis … bien caillouteux. Le plaisir continue !

Nous voici arrivés au col de l’Abeille (922 m).

Un peu plus loin, voici une balise d’un nouveau type, très colorée.

Pas de doute, c’est bien la direction de la ville : La Tour-sur-Tinée.

Nous marquons une pause, histoire de se rafraîchir le gosier, desséché par le soleil qui cogne fort sur la pierraille de notre sentier.
Nous terminons la descente par un sentier plus agréable qui longe un petit ruisseau à la musique bien rafraîchissante.

Nous pénétrons dans La Tour-sur-Tinée, à la recherche du café où nous allons retrouver le groupe de Jean.

Voici l’église en face de laquelle se trouve le café.

Mais, à la terrasse du café, point de randonneurs !!

Nous attaquons notre boisson. Et les voici qui nous rejoignent.

Ils ont tout bonnement pris leur temps, allant même se tremper les pieds dans la rivière.

Nous profitons avec grand plaisir de ce moment de repos pour déguster le savoureux broyé du Poitou, confectionné par Michèle L.

Une belle journée s’achève…

 

Merci Joël pour cette belle randonnée de montagne. Et merci à Jean de la part des « Petites jambes ». 

 

Merci aux photographes : Gérard, Gilbert, Michel J, Michèle R.

 

Et voici les photos du deuxième groupe :

 

 

                 

La Tour-sur-Tinée - La Mangiarde : 5 juin 2014
La Tour-sur-Tinée - La Mangiarde : 5 juin 2014
La Tour-sur-Tinée - La Mangiarde : 5 juin 2014
La Tour-sur-Tinée - La Mangiarde : 5 juin 2014
La Tour-sur-Tinée - La Mangiarde : 5 juin 2014
La Tour-sur-Tinée - La Mangiarde : 5 juin 2014
La Tour-sur-Tinée - La Mangiarde : 5 juin 2014
La Tour-sur-Tinée - La Mangiarde : 5 juin 2014
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 12:29

SIGNES- le Domaine de la Limate.

Mais que font ces 17 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris sur le parking de Signes au nord de Toulon alors que le programme prévoyait une rando à Ilonse dans les Alpes Maritimes. Grosse erreur de navigation ???

Jean Bo va nous éclairer: "Vous avez tous compris que nous ne sommes pas à Ilonse. Alerté par Jean-Marie sur les risques d'orages dans les Alpes Maritimes (la carte des pluies sur TF1 jeudi soir le confirmera-ndlr) il fallait trouver une rando de remplacement à l'ouest du Var. C'est donc sur cette randonnée à Signes que nous nous sommes rabattus, elle avait été faite en mars 2008 et méritait bien d'être remise à l'ordre du jour. Elle se résume à une montée et …à une descente. On part de 350 m en longeant le Canal de Provence puis nous monterons jusqu'à 750m, mais par une montée assez facile, puis une descente très raide et caillouteuse jugée difficile par les vététistes à qui j'ai emprunté ce parcours : 17 km pour 580 m de dénivelée."

 

En route pour une traversée du village avec son petit marché, ses rues étroites et ses fontaines, son beau campanile et...sa cabine téléphonique.Ce matin il fait très beau, pas de vent, c'est super. Et c'est donc gaillardement que nous quittons le village, sur du plat, en longeant le ruisseau du Patay très encaissé et complètement à sec.

Oh ! Les gourmands qui vont marauder des cerises sauvages.

Un champ d'orge, nous n'avons plus l'habitude, de même que les foins coupés, pas très méditerranéen tout ça. Il est vrai que nous sommes dans la région dite des "Terres froides".

 Et voici le canal de Provence.

Le panneau sur lequel Annie Th s'était fendu le cuir chevelu en 2008 est toujours là mais le texte est 

illisible. Il signalait un danger. Il ne sert plus à rien car des panneaux plus récents, aux coins arrondis, interdisent le passage.

Jean en profite pour faire un topo sur  le Canal.

 

"En Provence, « l’eau est d’or », dit le proverbe. Projet visionnaire, la construction du Canal de Provence a permis un accès à l’eau égal et raisonné sur l’ensemble de notre région...

Créée en 1957, la Société du Canal de Provence a fêté son cinquantenaire. La date renvoie tout autant au passé d’une lutte séculaire contre la sécheresse qu’à l’avenir de la ressource hydraulique à l’échelle du territoire régional.

Le manque d’eau, particulièrement sensible dans les zones côtières, a très tôt conduit à ne plus dépendre des seules ressources locales, limitées et fragiles, et à se tourner vers des transferts d’eau.

Dès le XVIe siècle, les canaux, issus de la Durance, ont ainsi acheminé l’eau vers les territoires en déficit, façonnant les paysages provençaux. Dans les années 1950, les eaux du Verdon, auparavant utilisées pour compenser les irrégularités de débit de la Durance et de son canal, ont pu être mobilisées pour desservir le reste du territoire. 
Le Canal de Provence venait de naître et quatre décennies, des années 60 aux années 90, ont vu la construction de près de 300 km de canaux ou galeries, 5000 km de conduites enterrées, plusieurs centaines d'ouvrages hydrauliques spécifiques (stations de pompage, usines de traitement, réserves…) et 45 000 postes de distribution. Ils desservent en eau une centaine de communes, 500 industriels, 6000 agriculteurs et 25 000 particuliers résidant en zone rurale. 

Aujourd’hui, l’objectif qui a présidé à la naissance de la Société du Canal de Provence – garantir la fourniture d’eau en qualité et quantité adaptées aux besoins des ruraux, urbains et industriels à l’ensemble du territoire régional – est atteint.

Pour autant, face à l’accroissement constant de la population de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la multiplication des épisodes de sécheresse, aux besoins induits par le développement économique (et par le tourisme notamment), la poursuite de cette action reste indispensable ce qui a conduit au projet Verdon-StCassien ."

 

 

Nous allons suivre le canal sur environ 1 km et avant de commencer la montée, Jean va nous offrir la "pause banane".

Nous attaquons la montée sur une large piste bien 

entretenue et nous avons même le temps de nous intéresser à la flore locale constituée surtout de pois de senteur, d'aphyllante de Montpellier et de lin de Narbonne. C'est même Jean qui va faire quelques photos de fleurs, ambiance très cool !

Nous nous engageons sur le GR9 qui coupe quelques lacets de la piste principale. La montée est régulière et comme annoncée par Jean ce matin, assez facile. Daniella va même découvrir une touffe fleurie qui sera identifiée, a postériori (merci Internet) comme étant du Lin campanulé Jaune, on en apprend tous les jours !

Nous poursuivons notre montée. La grande piste a maintenant disparu.

Le GR devient plus pentu, à peine tracé. On glisse, les branches nous fouettent le visage, la galère. On entend même des jurons… de charretiers, c'est rare au 

Cercle de Boulouris (non,non, je ne donnerai pas de noms).

Le doute nous saisi et Jean-Marie donnera l'alerte : nous sommes complètement sortis du tracé, piquant plein sud alors que nous aurions du marcher sud-est.

Le GPS est formel, nous sommes en train de couper à travers bois ainsi que le montre la restitution du tracé (tracé vert). Conciliabule et perplexité : redescendre ou continuer à monter…

La redescente s'avérant difficile vu la pente et l'état du terrain, nous remontons avec l'espoir de passer rapidement le sommet et de redescendre de l'autre côté. Nous allons sérieusement raccourcir le parcours.

Nous continuons donc sur cette pente très raide (en fait nous allons monter de 370m sur 1 km) en essayant de rester groupés car la vitesse d'ascension (mais oui au fait c'est l'Ascension et Jean a certainement voulu illustrer cette fête)est variable selon les individus. Jolie cabriole de Jean-Marie qui se retrouvera les quatre fers en l'air, sans une égratignure. La végétation était assez dense pour lui éviter de rouler dans la pente. Mais la solidarité est bien là une courageuse ira même jusqu'à porter deux sacs: bravo et merci.

Une petite échappée dans la végétation nous permet d'avoir un joli coup d'œil sur la vallée mais ce n'est pas celle-ci qui nous intéresse. Nos efforts portent enfin leurs fruits et nous débouchons sur une zone pierreuse, nous avons quitté la forêt, c'est le sommet qui sera vite identifié sur la carte, la Grosse Tête à 793 m et de là il est facile de se repérer.

Le domaine de la Limate est juste là en dessous de nous à 100 m en contrebas.

C'est finalement Daniel M qui va trouver un passage parmi les rochers et nous retrouvons notre chemin. Ce "raccourci Borélien"  aura réduit la rando de 3.5 km, mais ce n'était pas l'objectif.

Il est temps de pique-niquer, finalement nous ne sommes pas en retard, plus de montée et moins de km se sont compensés.

Le temps s'est couvert et de gros nuages noirs ont envahi le ciel. Serions-nous trahis aussi par la météo ?

Rosé, café et gingembre habituels, ça c'est normal, comme quelques dormeurs.

Nous repartons tranquillement sur une piste facile et plate, quel délice!

 Un nouveau type de fleurs a envahi un champ. Ce pourrait-être des épiaires de Crête.

Nous retrouvons un autre GR, le 99 qui va nous ramener au village.

Mais avant nous aurons à dévaler la fameuse descente.

 

Comme dans ce type de situation, deux groupes se sont formés, les rapides qui vont "avaler" ces deux km et les autres qui vont prendre leur temps car il faut vraiment faire attention où on pose les pieds. On a du mal à imaginer les vététistes !

Le soleil est revenu.

Le groupe se reconstitue et la suite sera très facile avec le village en vue.

C'est là que nous nous apercevrons que nous n'avons pas fait la photo de groupe. Oubli vite réparé.

Il ne nous reste plus qu'à changer de chaussures, remettre les sacs dans les coffres et…aller boire un coup sur une des places du village avec une fontaine et des platanes: oui c'est bien la Provence.

Merci Jean, la balade était jolie et le raccourci était inattendu. Là tu as fait fort.

Les photos étaient de Gérard, Jean Bo et Jean-Marie.Merci

Merci aussi à Patrick le serre-file du jour.

 

La semaine prochaine,  Jeudi 05 Juin à 7 H 00 : La TOUR / Tinée ( 06 ) . La Mangiarde-Le Bonnet  Deux Parcours

 

Villages du moyen pays, La Tour-sur-Tinée bénéficie d’un climat particulier, la brise marine s’y mariant avec la fraîcheur et les senteurs odoriférantes des forêts d’altitude. Deux parcours différents vous sont proposés :

Parcours N° 1-La Mangiarde : L : 13 Kms . Dh : 950 m . Sportif ( passage à 58 % ) . Joël  0623071199

Parcours N° 2-Le Bonnet : L : 8 Kms 637 . Dh : 541 m . Moyen médio . Jean Bo 06.68.98.13.62

 

Repas et boisson tirés du sac .                                                                                                      

 

Itinéraire d’accès : Prendre l’autoroute A 8 direction NICE.  Sortir à la sortie N° 51 . 1 ( Digne--Mercantour ) .

A La Mescla suivre la D2205 Tinée-Auron. Parcourir 5 Kms, tourner à droite et par la D 32, rejoindre La Tour

Ne pas entrer dans le village et suivre à droite Maison de Retraite. A 500 m stationner sur le Parking à droite .

Coût du trajet A R : 196 Kms x 0 € 25 = 49 € + 13 € = 62 €  Joël   06.23.07.11.99 – Jean Bo : 06.68.98.13.62

 

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:10

Le Plan-de-la-Tour

Aujourd’hui, Jean Ma nous propose une randonnée au Plan-de-la-Tour, intitulée « Des moulins et des mines ».

Comme son nom l’indique, ce parcours sera jalonné de mines et de moulins.

 

Nous voici 29 randonneurs au départ de Plan-de-la-Tour. Michèle nous présente un petit nouveau : Patrick. Bienvenue parmi nous !

Aujourd’hui le ciel est bien gris et la météo nous prédit de « rares averses ». Espérons que nous passerons entre les gouttes.

 

Jean nous présente la rando : « Le passage sportif se situe sur la crête de la Colle Dure. Ceux qui le souhaitent pourront l’éviter. C’est donc une rando de 16 ou 18 km et 500 ou 600 m de dénivelé, selon que l’on évite ou non la crête ».

Puis Jean nous montre le profil, tout simple : une montée suivie d’une descente.

 

Nous attaquons notre randonnée en traversant Plan-de-la-Tour.

Puis nous sortons de la ville par une petite route.

Il fait bon, certains ont déjà abandonné l’anorak ou la polaire.

Nous marchons à présent au milieu des vignes.

« Elles sont superbement entretenues » remarque Jean.

Nous marquons une pause pour la photo de groupe.

Puis nous poursuivons notre chemin.

La pente est douce et régulière.

« On va faire un bout de route » nous prévient Jean.

La route grimpe gentiment. Nous traversons le hameau de Vallaury.

Puis Jean nous fait prendre un petit sentier qui grimpe sur la droite. « C’est un raccourci qui nous évite un lacet ».

Mais le raccourci est raide, très raide.

Le photographe en profite lâchement.

Enfin la grimpette est finie. Nous rejoignons la route.

 

Quelques instants plus tard, nous parvenons à un carrefour. A droite se dresse un ancien moulin : le moulin des Gastons.

Mais nous n’allons pas le voir de plus près.

Jean nous arrête un peu plus loin. Il nous parle … du moulin ? Non, il nous parle des mines.

Notamment de la mine de plomb argentifère de Vallaury, située sur la commune de Plan-de-la-Tour.

« Dans les Maures orientales, les gisements de plomb et zinc dominent. Le gisement de Vallaury est l’un des plus anciens connus. Certains de ses filons ont été exploités jusqu’en 1929.

En 1995, la ville fait état d’effondrements en surface. Des travaux de mise en sécurité sont réalisés en 2000 : remblaiement de puits et de tranchées, bétonnage de galeries, etc. ».  

Il est 10h20. Nous reprenons notre route.

La piste monte en douceur.

La vue est belle … du moins on l’imagine. Car le ciel s’assombrit et la brume monte vers nous.

Et une brise fraîche commence à souffler.

« A votre avis, c’est de la pluie ? » demande Jean qui a senti une goutte.

Une heure plus tard, nous parvenons au col des Courchets (alt. 449 m).

Nous marquons une pause. « Ici, vous avez deux options » nous dit Jean.

« Soit grimper sur la ligne de crête. On aura un kilomètre à en baver, surtout avec le vent.

Soit continuer sur la piste et attendre au prochain carrefour ».

Ils sont onze courageux à choisir la première option.

Regardons les s’éloigner puis suivons-les grâce aux photos de Dan.

Et grâce au récit de Gérard … qui en parle comme s’il y était !

Nous attaquons le sentier qui grimpe sur la crête.

Nous avançons à présent sur une croupe dénudée. 

A gauche comme à droite, la vue sur les Maures est superbe. Nous apercevons à présent le premier bastion rocheux qui marque le sommet. Nous grimpons au milieu des cistes, bruyères et chênes verts.

Et voici le sommet. « Nous sommes à 514 m d’altitude ». Nous admirons un instant la vue sur les Maures.

Puis nous poursuivons notre chemin sur la crête, parmi les rochers et les buissons. Nous atteignons un deuxième sommet (alt. 520 m).

Nous commençons à redescendre, en suivant toujours la crête accidentée, agrémentée par endroits de genêts épineux. Attention, ça pique !

Nous nous frayons un passage parmi les buissons et les rochers. Attention, ça glisse !

Il y a aussi quelques marches un peu hautes. Mieux vaut ne pas regarder le vide.

Puis voici devant nous le carrefour où nous attend le deuxième groupe.

Nous nous disséminons dans la nature pour pique-niquer.

Les groupes étant très espacés, il n’y aura pas de photos du pique-nique. A moins que …

Près d’un bâtiment délabré, assis à même le sol, ne dirait-on pas un groupe de roms ?? 

Et ici, qui sont ces gens surpris en train de faire leur prière ?

Il est 13 h. Il est temps de repartir, d’autant qu’il tombe à nouveau quelques gouttes.  

Nous renfilons nos anoraks ou nos capes et nous attaquons la descente.

Descente dans la brume, mais descente sans histoire.

Nous rejoignons Plan-de-la-Tour et allons prendre un pot bien mérité.

 

Merci Jean pour cette belle randonnée dans les Maures.  

 

Merci aux photographes : Dan (photographe sportif), Gérard, Jean-Marie.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 12:30

 

PORT-CROS 2014

 

 

C'est la saison des Iles et des rivages méditerranéens au Cercle de Boulouris. Jean Bo n'a donc pas manqué à la tradition en nous conviant pour la 3ème fois sur l'ile de Port-Cros par cette belle journée du mois de Mai. C'est donc 33 marcheuses et marcheurs qui se rassemblent à l'embarcadère du Lavandou, les 2 derniers arrivés juste à temps pour le départ du bateau(même effectif qu'en 2011).

Et c'est parti pour une croisière…de 45 minutes sur une mer bien calme. Immédiatement les accros de la belote ont sorti les cartes. D'habitude, on les voit à l'œuvre pendant le pique-nique.

Port-Cros se rapproche de plus en plus. Même la goélette Tara, vous savez bien, la spécialiste des glaces, est là pour nous accueillir. Voici le minuscule port et le Fort du Moulin.

Temps superbe, température agréable, météo sans problème.

Sitôt débarqués, photos de groupe obligatoire avec la complicité d'un autochtone nous permettant d'être au complet sur la photo.

Deux de nos amies vont maintenant nous quitter pour une ballade plus courte.

Jean Bo nous présente maintenant la rando : "13 km et 550 m de dénivelée, c'est une rando facile avec de très beaux paysages. Deux nouveautés signalées par une employée de la compagnie maritime, le nouveau chemin conduisant du Fort de la Vigie à la Sardinière et un détour à la pointe du Tuf. En outre nous ne ferons pas l'aller-retour au fort de Porman, en restauration sous l'égide de Yann Arthus Bertrand car il n'est plus possible d'en faire le tour. Aujourd'hui, nous avons une nouvelle marcheuse dans le groupe, Andrée qui marche d'habitude avec nous le lundi. Bienvenue."

Et nous voila partis pour rejoindre le vallon de Solitude, seule vraie difficulté du parcours avec une montée de 160 m. Nous progressons le long d'un petit torrent à sec, sous les ombrages des chênes verts.

 Cet ombrage, nous le garderons presque toute la journée et il s'avèrera très agréable et utile car en plein soleil, ça chauffe…

Pause banane traditionnelle, bienvenue, le petit déjeuner étant très loin.

 La montée se fait plus raide mais notre effort est bien récompensé par un très beau point de vue sur le petit ilot de la Gabinière,  170 m plus bas.

Nous avons aussi découvert, grâce à quelques panneaux que l'ile est envahie de rats noirs et qu'il ne faut pas toucher aux pièges disséminés un peu partout.

Encore une petite montée et nous atteignons le point culminant de l'ile à 199 m au fort de la Vigie, toujours occupé par des militaires.

Quel coup d'œil ! En face de nous c'est l'ile voisine du Levant, en grande partie, terrain militaire. Quelques uns prétenderont y apercevoir des nudistes, mais c'est seulement un fantasme.

Le nouveau chemin annoncé est bien là, avec son balisage tout neuf. Très facile, il nous conduit directement à la Sardinière où nous retrouvons le Circuit de Porman.

Après 10 minutes sur une grande piste nous trouvons le chemin conduisant à la pointe du Tuf. Nous sommes à 65 m au-dessus de la mer et par une descente très raide, bien glissante par endroit, nous découvrons la fameuse pointe. C'est sauvage, minéral  et impressionnant. 

Jean Bo aurait bien aimé y installer notre pique-nique, les 

grandes dalles plates s'y prêtant bien. Mais d'une part, une partie du groupe est resté en haut et pour une autre partie, l'absence d'ombre et la remontée le ventre plein ne soulève pas l'enthousiasme. Notre guide abandonnera donc son projet.

Tout le monde se retrouve sur la piste principale qui nous conduit rapidement dans la baie de Porman, petit paradis où nous allons pouvoir nous installer tranquillement après avoir admiré les couleurs des fonds marins.

Nous aurons même une baigneuse dans notre groupe : courageuse forme d'apéritif.


Ce n'est pas le bateau qui a intéressé le photographe mais les montagnes enneigées, loin, très loin.

Il est temps de reprendre la route en longeant le bord gauche de la baie.

Le chemin est très agréable avec des vues superbes sur les fonds allant du bleu au vert, de sympathiques petites plages et de l'autre côté le fort de Port Man.

La tour principale semble bien reconstruite mais l'architecte de Yan Arthus Bertrand doit être le même que celui des arènes de Fréjus car, il semble bien qu'elle a été bétonnée !!!

En prime, quelques petites fleurs non identifiées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la pointe de la Galère, un goéland est venu se poser à un mètre de nous. Peut-être pensait-il que nous allions nous installer pour manger ?

Nous prenons maintenant une direction ouest qui signifie que nous abordons le retour vers le port, toujours sur un chemin ombragé. Nous n'avons même pas vu que nous étions remontés à 80 m.

Un escalier tout neuf nous conduit à la plage de la Palud d'où part le Sentier Sous-marin, en face du rocher du Rascas.

C'est toujours aussi beau mais désert comme le fera remarquer Jean Bo. Etonnant.

Nous avons le temps, le bateau ne part qu'à 15 h 40 et nous profitons  d'un douillet lit de posidonies sèches pour un bon moment de repos. Il fait toujours très beau, elle n'est pas belle la vie de retraités!!!

Encore 1.5 km avec une montée assez sèche mais courte. Au passage, un glaiëul sauvage.

 Joli coup d'œil sur le rocher du Rascas.  Nous passons en-dessous du fort de l'Estissac et découvrons le petit port sous un autre angle, vraiment sympa ce pays !

Il ne nous reste plus qu'à envahir la terrasse d'un des cafés du port, toujours le même, pour déguster une boisson bien fraîche.

Le retour en bateau ne posera pas de problème mais nos joueurs de cartes, passant de tribord à bâbord ont repris leur partie, à la grande joie de l'équipage.

Merci Jean pour cette magnifique journée.

Merci pour les photos (nombreuses et superbes- quel dilemme pour choisir) de Claude, Gilbert, Gérard, Jean-Marie et Mikaël .

Quelques images en bonus.

Les farouches autochtones...

Attention de ne pas glisser...

La semaine prochaine,

Jeudi 22 Mai à 7 H 00 : PLAN de La TOUR (83). Des Moulins et des Mines Deux parcours

 

Départ des véhicules pour une rando-journée sur un circuit très varié où mines et moulins jalonnent une partie du parcours – Nous passerons sur la crête de la Colle Dure (83) sportive, d’où la vue est saisissante de toutes parts, et notamment sur le massif des Maures – Une variante est proposées pour éviter la partie sportive .

Parcours N° 1 : L : 18 Kms 300 . Dh : 600 m . Moyen alto . Jean Masson .

Parcours N° 2 : L : 16 Kms 000 . Dh : 500 m . Moyen médio .

 

 Animateur : Jean Ma : 04.94.82.44.23 – 06.09.75.02.01 . Repas et boisson tirés du sac .                Boulouris : N° 751                                                                   

 

Itinéraire d’accès : Emprunter la D 559 dir. St. Aygulf, puis Ste Maxime  . Prendre à droite la D 25 direction Le Muy et parcourir 3 Kms pour tourner à gauche et sur la D 74 gagner Le Plan de la Tour .

Stationner à l’entrée du village sur le PARKING du Boulodrome .

Coût du trajet A R : 90 Kms x 0 € 25 = 22 Euros 50                                                         Jean Ma :06.09.75.02.01

Published by Jean-Marie
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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 21:51

VENCE (06) – Le Plateau Saint-Barnabé

 

Après un départ matinal de Boulouris, 14 valeureux randonneurs et randonneuses  se sont retrouvés sur ce parking du col de Vence pour le deuxième jour férié du mois de mai.

 

C'est Joël qui nous propose de découvrir ce secteur de l’arrière-pays niçois situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Vence : le plateau Saint-Barnabé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Joël nous annonce les caractéristiques de cette randonnée : longueur 19 kms 500, dénivelé : 650 m. « On entamera cette randonnée par une descente qui nous amènera à la côte de 620 m, puis nous devrons grimper dans la foulée jusqu’à la côte de 970m. Ce sera notre principale difficulté de la journée, car ensuite nous marcherons sur ce plateau de Saint-Barnabé à des altitudes variant entre 950 et 1050 mètres. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n’est pas encore 9h du matin, quand la petite troupe s’élance sous un soleil radieux.

 

Quelques hectomètres plus loin, Joël s’aperçoit que nous avons raté le petit sentier que nous aurions dû emprunter un peu plus tôt.

 

Rien de grave, nous allons récupérer celui-ci  en dévalant  tout droit dans la pente. Heureusement la végétation n’est pas très dense à cet endroit.

 

Et rapidement nous retrouvons notre chemin initial.

 

Le plateau Saint-Barnabé est un vaste plateau calcaire parcouru par de nombreuses viabilités. Voies romaines, militaires et vicinales s'y croisent, nous rappelant que Saint-Barnabé fut un lieu de transit important pour les civilisations passées.

 

Randonneurs, randonneuses, marchez tranquilles, Albert veille sur vous.

 

Un peu plus loin nous faisons une halte devant cet impressionnant agglomérat de chenilles processionnaires. Nous passerons notre chemin rapidement.

 

Le soleil commence à chauffer, aussi à la faveur d’un petit coin ombragé, Joël nous propose de faire la pause banane appréciée de tous.

 

Maintenant nous abordons la partie la plus pentue de la remontée vers le plateau.

 

De magnifiques restanques s’offrent à nos yeux. On imagine la débauche d’énergie dépensée par les hommes pour construire ces petits murets de pierres.

 

Nous en avons terminé avec la remontée sur le plateau, et c’est en roue libre que nous atteignons le petit hameau de Saint-Barnabé avec comme premier bâtiment aperçu, cette chapelle construite au 17° siècle.

 

Après plus de 3 heures de marche, il est temps de se restaurer et Joël nous trouvera un petit coin sympa pour se poser et déballer nos casse-croûtes.

 

 

Certains trouveront le temps pour piquer un petit roupillon.

 

Joël nous indique que nous n’avons fait que la moitié de notre randonnée. Sur ces bonnes paroles, nous reprenons notre route  d’autant plus que le ciel se couvre rapidement. Restons optimiste, météo France n’a pas prévu de pluie dans la région pour ce jeudi.

 

L’après-midi, nous avançons sur des pistes très agréables avec peu de dénivelé. Un peu plus loin nous découvrons cette borie qui nous donnera l’occasion de poser pour la photo de groupe habituelle.

 

Nous arrivons bientôt au terme de cette très agréable randonnée. Nous traversons une zone plutôt bien arborée par rapport aux paysages lunaires de la matinée.

 

En bordure du sentier nous découvrons une espèce rare de pivoine, que Jean Bo très féru sur la flore environnante nommera « pivoinus erecticus  Saint-Barnabus ». Mais faut-il le croire ?

 

Et c’est en empruntant sur quelques centaines de mètres la D2 reliant Vence à Coursegoules  que nous rejoindrons les voitures, après avoir fait une petite halte à cette buvette pour prendre le pot de l’amitié.

 

Merci Joël pour la conduite de cette superbe randonnée.

 

Merci à Gilbert pour le reportage photo.

 

Et toujours quelques photos en bonus.

 

 

La semaine prochaine:

Jeudi 15 Mai à 7 H 00 : Ile de PORT – CROS ( 83 )

 

L’Ile de PORT-CROS, véritable « Eden », est plus accidentée, plus escarpée, plus haute que ses voisines .

Longue de 4 Km 5, large de 2 Km 8, PORT-CROS culmine au Mont Vinaigre ( Altitude 194 m ), à 15 Km des côtes, en face du LAVANDOU .

Le dépaysement est immédiat en débarquant ; Petit port des mers du Sud, féérie de verts et de bleus où la forêt s’arrête à la mer .

Le circuit de PORT-MAN est une agréable excursion . En partant par le vallon de la SOLITUDE, nous atteindrons la ligne des crêtes et ses falaises sauvages battues par les vagues de la côte Sud qui aboutit à la baie de PORT-MAN . Retour par la pointe de La GALERE et la plage de LA  PALUD .

PORT-CROS est un Parc National :Respecter la règlementation en vigueur matérialisée par des panneaux

 

L : 13 Kms 500 . Dénivelée : 420 m .  Niveau : Moyen médio . Repas et boisson tirés du sac .

 

Animateur : Jean Borel – 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62                                                                      Boulouris N° 611

 

TRAJET en BATEAU : Embarquement à la GARE  MARITIME du LAVANDOU ( Rendez-vous : 9 H 15 )

Inscriptions avant le 08 Mai : Adresser chèque de 25 € 00 ( Ordre : Cercle de Boulouris )

Le  remettre avant le 08 Mai exclusivement et uniquement à : Jacqueline DURAND ou Jean BOREL

 

 Itinéraire d’accès : Emprunter la  D 559 direction Sainte-Maxime – Hyères .

3,5 Kms après le Col de Gratteloup, tourner à gauche D 559  direction  Le Lavandou .

Traverser Le LAVANDOU, passer devant le PORT . A 400 m,  stationner sur le Parking du nouveau PORT

Rejoindre à pied l’embarcadère de PORT – CROS ( RENDEZ-VOUS : 9 H 15 )

Coût du tajet A R : 140 Kms x 0 € 50 = 35 Euros                                                                 Jean Borel : 06.68.98.13.62

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 16:08

Du cap Camarat au cap Taillat

Aujourd’hui, dans la série « Saint-Tropez – Sentier du littoral », Jean nous propose le circuit n° 2, du cap Camarat au cap Taillat.

Il nous promet « entre ciel et mer, entre vent et soleil, une immersion dans l’authenticité méditerranéenne d’un littoral préservé ».

Nous voici 23 randonneurs sur le parking du cap Camarat. Il fait un temps superbe, la journée promet d’être belle.

Jean nous présente la randonnée : « On va descendre directement en bas du phare de Camarat. Puis on longera la côte jusqu’au cap Taillat, où l’on pique-niquera. Ensuite on reviendra par l’intérieur ».

Jean nous montre le profil de la rando : près de 16 km et 369 m de dénivelé.

Puis nous posons pour la photo de groupe.

Avant de descendre vers la mer, d’une bonne centaine de mètres.

La pente est raide. Heureusement des marches ont été installées qui nous facilitent la descente.

Il convient de bien regarder ses pieds.

Tout en admirant la vue sur mer, superbe.

« L’ai-je bien descendue ? » semble demander Claude.

En face on aperçoit un îlot : C’est le Rocher des Portes, perchoir à mouettes et à gabians (cf. blog de mars 2010).

Nous attaquons à présent le sentier du littoral. Le paysage est magnifique.

La mer est d’un bleu intense : le fameux bleu Méditerranée.

La vue est tellement belle que nous nous arrêtons quelques instants pour l’admirer. Et pour écouter Jean qui nous parle du cap Camarat : « La masse blanche du phare de Camarat couronne une des dernières fenêtres avançant dans les flots.

Culminant à 130 m au-dessus du niveau de la mer, c’est le second plus haut phare de France après celui de Vallauris.

C’est ici que s’équilibrent ou se fracturent mistral et vent d’est, les deux grands vents de la côte. Le premier fouette l’eau vers le large. Le second creuse la mer et ramène à terre.

Sur ce versant la forêt est reine. Elle a effacé les traces du déluge de feu qui, le 15 août 1944, est tombé sur les défenses allemandes quand la 7ème armée du général Patch débarqua à ses pieds sur la plage de Pampelonne ».

Puis nous reprenons notre sentier qui longe la mer.

Avant  d’atteindre un petit embarcadère, emplacement idéal pour faire la « pause banane ».

Certains se reposent sur un banc ... tout en écoutant Jean qui nous parle du Conservatoire du Littoral.

« Créé en 1975, cet établissement public a pour mission la préservation de milieux naturels et la réhabilitation de sites dégradés  du littoral, en procédant à des acquisitions ou par voie d’expropriation. Ainsi dans le Var, il possédait début 1996, 3094 ha répartis sur 27 sites. Parmi ces sites, on trouve les trois caps prestigieux : Lardier, Taillat et Camarat. L’action du Conservatoire a permis de soustraire ces sites à de vastes projets immobiliers ».

… Et nous permet de randonner aujourd’hui dans un cadre enchanteur.

Nous reprenons notre chemin du bord de l’eau, au pied de hautes falaises.

Avant d’attaquer un sentier qui grimpe à travers un petit bois. Il nous faut escalader des marches irrégulières. Le sentier monte puis redescend.

Nous revoici à découvert. Le sentier se fraye un passage entre les rochers.

Et voici au loin le cap Taillat, notre objectif de la matinée.

Il faut bien compter encore une heure de marche avant de déjeuner.

Nous atteignons la Roche Escudelier. Une stèle y est dressée, à la mémoire des sous-mariniers de la Marine Nationale qui, à partir de 1943, ont permis l’exfiltration de résistants du maquis des Maures.

Et voici précisément un îlot rocheux en forme de sous-marin.

Nous poursuivons notre marche dans les rochers.
Sans oublier d’admirer les fleurs qui nous entourent.
Car il y en a beaucoup, telle ce Mezembryanthemium, ou ficoïde ou doigt-de-sorcière.

Et encore et toujours des rochers à escalader.

Mais nous gardons le cap : le cap Taillat en ligne de mire.

Tout en prenant le temps d’une petite pause … pour la photo.

Enfin nous voici presque arrivés. Il ne reste plus qu’à descendre sur la plage.

Nous nous installons sur le sable. De ci de là, par petits groupes.

Le soleil chauffe à présent. Et il n’y a pas d’ombre.

Sauf pour une randonneuse (est-ce Annie ?) qui se protège du soleil dans une sorte de hutte (népalaise ??).

Après avoir savouré notre pique-nique, arrosé d’un petit rosé fort apprécié, c’est l’heure du café.
Puis certains entament une sieste réparatrice. Couchés sur le sable avec le soleil pour témoin…
D’autres attaquent une petite, petite belote … et puis ça va…

D’autres encore se mettent pieds nus et vont tâter l’eau.

Puis il est l’heure de repartir.

 

Nous quittons la plage par une piste qui grimpe à l’intérieur des terres.

Nous marquons l’arrêt devant le dolmen de la baie de Briande, vieux de 2000 à 3000 ans.

Puis nous poursuivons notre piste en plein soleil. Il commence à faire bien chaud.
Nous passons près du domaine viticole de La Bastide Blanche.

Les visages sont souriants. Est-ce l’effet du rosé ?

En tout cas, c’est signe que la rando n’est pas très difficile.
Certes nous n’avons pas terminé. Mais nous en avons fini avec les rochers et les marches.

A l’arrière, tout se passe bien. Le serre-file est relax.

Après la piste, nous voici sur une petite route.

« Qui est-ce qui voit le phare ? » demande Jean M. « Je l’ai vu » répond Gérard, qui n’a rien vu du tout.

D’ailleurs il est encore loin ce phare.
Nous marchons à un rythme soutenu. On ne rigole plus !

Qui a dit : « Elle est longue cette rando… surtout sur la fin » ?

Justement nous approchons du phare. Voici un embranchement.
Nous prenons la route qui monte, bien sûr. Puisque le phare est en haut.
Elle monte, elle monte … sauf que maintenant elle descend. Elle descend même beaucoup.

Nous revenons à l’embranchement de départ et prenons la route qui ne monte pas … mais qui montera finalement jusqu’au phare.
Ouf ! Nous voici arrivés. Un peu vannés : la distance, le soleil, les émotions, ça use, ça use ...

Ceux qui, depuis une heure, rêvaient d’un demi bien frais vont enfin calmer leur soif.

Et cette belle journée s’achève par un pot amplement mérité.

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, le long de la Grande Bleue.  

 

Merci aux photographes : Claude, Gérard, Jean, Jean-Marie.

 

Et voici encore quelques photos :

 

 

Du cap Camarat au cap Taillat : 1er Mai 2014
Du cap Camarat au cap Taillat : 1er Mai 2014
Du cap Camarat au cap Taillat : 1er Mai 2014
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 10:08

VERDON-Le Grand Margés

Sur un texte de Joël et des photos de Dan, Jean-Marie a mis ce blog en musique.

 

 Dès le départ cette journée sortait de l'ordinaire ; d'abord une randonnée sportive parmi les plus difficiles du portefeuille de randos du Cercle, ensuite parce que pour la première fois les deux groupes n'allaient ni se rencontrer au repas de midi, ni même partir du même point de départ.

C'est pourquoi tôt le matin sur le parking du Manoir Jean B. et Joël, les 2 accompagnateurs du jour, commencent par compter leurs ouailles et les voitures.

Après avoir compté et recompté ses participants (6 dont lui y compris) Joël donne le signal du départ, et ce n'est qu'une heure et demie après que les deux véhicules arrivent sur le parking du château d'Aiguines.

 

Après avoir compté et recompté ses marcheurs, Joël décide une nouvelle dérogation à la règle en proposant, compte tenu des difficultés attendues, de partir immédiatement, reportant à l'heure du repas les explications techniques sur la rando, et la minute culturelle sur Aiguines. Il leur annonce aussi n'avoir pas pu faire la reconnaissance de la rando du jour (une grande première). Passé un premier moment de stupéfaction, les marcheurs décident à l'unanimité de lui accorder toute leur confiance, étant même prêts à le suivre jusqu'au bout.

 

La traversée du petit village d'Aiguines, charmant mais quasi désert, permet de découvrir, avec du  recul, le beau château, puis la vue sur le lac.

Après le camping de l'Aigle, un petit moment d'hésitation, mais le bon chemin est vite retrouvé.

Première montée agréable en sous bois qui permet tranquillement d'atteindre la route D71, puis le belvédère offrant une vue imprenable sur la région.

 

Après le Col d'Illoire nouvelle brève hésitation pour trouver le bon chemin, mais qui est vite résolue.

 

 Avant d'attaquer la descente on décide la pause banane sur une table de pique nique bien pratique. Mais il faut déjà repartir car la journée sera longue.

La première partie de la descente est plutôt raide et caillouteuse, au milieu des cornouillers et même d'un unique cytise en fleurs. Après un passage en dévers permettant une magnifique vue sur le Verdon (qui mérite décidemment bien son nom) nous voilà sur un chemin très étroit bordé de buis dégoulinant d'eau. L'accompagnateur n'hésite pas à rester en tête et à éponger avec son pantalon et son tee-shirt toute l'eau destinée à ses marcheurs.

Cette partie relativement plane (certains diraient un faux plat montant) se transforme alors en une montée plutôt raide qui nous emmène à recouper la D 71 et à entamer la partie de la rando qui passe par le GR 99.

 

Peu après avoir commencé la nouvelle montée, Joël ayant trouvé un coin propice pourvu de 6 pierres plates décide de faire la pause repas, ce que les randonneurs qui marchent depuis 3H30 acceptent facilement. Chacun ayant voulu éviter du surpoids, ce repas est d'une sobriété totale ; ce qui n'empêche pas, à la fin, moultes distributions de chocolats, biscuits et autre gingembre. Après la photo de groupe (le rôle du photographe du jour étant tenu par Dan) et les explications promises sur Aiguines, et après avoir compté et recompté ses marcheurs, Joël prononce la fameuse phrase fatidique "départ dans 5 minutes "    qui rappelle les randonneurs à la dure réalité : il leur reste encore une bonne dénivelée de 600 m à gravir.

 

La première partie de la montée traverse une grande forêt ombragée, mais la partie suivante agrémentée de coucous et anémones sauvages, devient plus sérieuse dans un paysage ressemblant au plateau de Caussols ou au plateau d'Albion (dans le Luberon). A plusieurs reprises nous côtoyons des panneaux indiquant que nous longeons un terrain militaire. Et à près de 200 mètres du sommet, soudain une grosse explosion suivie de plusieurs autres !!! Et non il ne s'agit pas de l'orage mais bien de tirs d'artilleries des militaires, comme nous le confirme les gerbes de terre soulevées en contrebas.

Craignant une erreur de visée, voilà nos randonneurs donnant un dernier coup de collier pour accéder au fameux Grand Marges à 1580 mètres d'altitude.

De là, malgré le petit vent frais, une vue magnifique nous récompense de nos efforts.

 

La redescente s'amorce d'abord sur la ligne de crête, puis dans un paysage changeant parsemé de bouquets de conifères.

Parvenus au niveau à 300 mètres de dénivelée restante s'offre à nouveau à nous une vue exceptionnelle sur l'ensemble du lac et le petit village de Les Salles sur Verdon, et même le Mont Ventoux.

 

 Le GR 99 se poursuit cette fois à travers des bois plus touffus, et par des passages parfois raides.

Enfin arrivés au village les randonneurs se précipitent dans le premier bar venu pour étancher leur soif et un petit repos bien mérité.

Joël compte et recompte tous les participants une dernière fois, avant que chacun ne se sépare heureux, mais fourbus.

Merci Joël d'avoir mené cette magnifique rando.

 

Merci à Dan pour ses photos

Quelques Photos en bonus :

Published by Jean-Marie
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 12:27

Verdon-Le Sentier des Pêcheurs.

Je commencerai le blog d'aujourd'hui en reprenant le début du texte de Bruno GUERIN de septembre 1997. Non seulement il avait mené cette rando mais, en l'absence de rédacteurs, il avait écrit le texte;

"L'aventure du Grand Canyon débute il y a 200 millions d'années, durant l'ère secondaire. Aux époques du trias et du jurassique, la Provence se trouve immergée dans une mer chaude et peu profonde. Cette situation sera propice à la formation de strates calcaires. Vers la fin de l'ère secondaire, au crétacé, la région est soulevée par la naissance des Pyrénées. L'ère tertiaire voit l'apparition des Alpes qui fracturent et façonnent les couches supérieures du massif. A cette époque, le Verdon est un fleuve surpuissant qui creuse son passage à travers les failles et trace son lit. Les quatre glaciations de l'ère quaternaire affinent le travail pour donner le résultat que l'on peut admirer aujourd'hui."

En ce 24 avril 2014, il y a deux groupes de randonneurs du Cercle de Boulouris dans ce cadre majestueux des Gorges du Verdon: celui de Jean Bo avec 14 marcheuses et marcheurs sur le Sentier des pêcheurs (rive droite) et celui de Joël avec un petit effectif de 6 participants sur le Grand Margès(rive gauche). Pour la première fois les deux groupes ne partiront pas du même endroit et à fortiori ne se rencontreront pas au repas de midi.

Beau temps, météo favorable.

Premier briefing de Jean Bo :" Aujourd'hui, le Sentier des pêcheurs, très agréable randonnée pas difficile. Un peu de descente au départ et de montée à l'arrivée, caractéristique des randos dans le Verdon.

 Quelques passages délicats car il y a des rochers, c'est normal dans le Verdon, mais rien de bien difficile. Tout d'abord nous saluons le retour parmi nous d'Yvette avec ses pieds tout neufs et celui de Maurice et de Claude qui s'étaient arrêtés quelques temps. Attention aux glissades car il a beaucoup plu hier et le sol est encore très humide.

Bienvenue aussi à Marie-Thérèse venant du Groupe Intermédiaire du Lundi"

Première descente. Effectivement ça glisse, aussi bien sur la terre que sur les rochers.

Mais quel décor ! Nous ne voyons pas encore la rivière mais les falaises qui n'ont pas encore bien accroché le soleil.

Quelle végétation ! Le fil rouge de la journée sera " Promenons-nous dans les …buis": chênes, cèdres de Lycie (juniperus phoenica), fragons (petits houx), et bien d'autres encore. Enfin le Verdon qui mérite bien son nom. Nous sommes encore très haut et ne pouvons juger de son débit.

A la bifurcation, photo du groupe.

Quittant l'itinéraire normal nous poursuivons la descente vers l'est en direction de l'ex-passerelle de Mayreste emportée par une crue en 1975.

 

 

Un petit passage en corniche rebutera certains marcheurs et c'est seulement à 9 que nous irons faire la "pause banane" dans les rochers au bord de l'eau. Là le courant est assez fort.

Retrouvant nos 6 amis qui ont "banané" dans un pierrier, au soleil, nous remontons afin de retrouver l'itinéraire initial.

Le chemin descend tranquillement vers "la rue d'eau", zone où le Verdon se calme et s'élargit en rentrant dans le lac de Sainte Croix. .

Et ce sont les premiers canots et pédalos qui apparaissent sur la rivière.

 

 

Leurs occupants sont plus détendus que nous car nous avons à franchir quelques obstacles rocheux bien glissants.

 

 

 

Enfin ça passe.

Le lit de la rivière est là, à nos pieds, avec des larges plages, mais attention aux lâchers d'eau des barrages en amont comme le rappellent des pancartes.

Jean-Marie va découvrir une toute petite orchidée à peine ouverte, il faudrait repasser par ici dans une semaine pour mieux l'identifier. Il s'agit d'une orphis, soit ciliata, soit lutéa ou encore fusca, tenthredinifera, bertolonii, holoserica. A titre d'exemple voici une photo de ciliata extraite des archives.

Nous commençons à entendre le bruit de la cascade. Son approche sera difficile car son débit est important.

Les concrétions de tuf forment une sorte de grotte. C'est impressionnant. Jean Bo nous explique que "le tuf est un fossile de pierre légère constitué par des dépots calcaires, des mousses et des lichens asséchés. Les eaux chargées de calcaire, en arrivant au jour, perdent une partie de leur acide carbonique et forment un dépôt. Certains végétaux, par leur avidité pour l'acide carbonique, favorisent la précipitation du calcaire dissous. Ce matériau est très fragile et toute cette zone est protégée, interdiction de sortir des sentiers."

Jean Bo aurait aimé nous conduire au bord de l'eau pour le pique-nique mais le sentier est interdit. Nous remontons donc vers "les Prés Maurin". Et nous remontons doublement, d'abord la pente assez raide puis le courant d'un petit torrent.

La pluie a due être abondante et l'eau des cascades supérieures s'est "égarée "sur notre chemin. Et ça patauge joyeusement, enfin presque…joyeusement car le terrain est particulièrement glissant et il ne faut pas hésiter à mettre les pieds dans l'eau.

Ouf ! Nous débouchons sur une grande prairie où quelques ânes pacifiques broutent paisiblement. Quel contraste !

Mais difficile de trouver un coin sans crottin. Il faudra se rapprocher de la falaise pour installer notre pique-nique mais quel spectacle! Nous surplombons la "Rue d'eau".

Il est temps de sortir les casse-croutes pendant que les chaussures vont sécher.

Jean Bo nous a laissé une heure et demie et nous pourrons profiter, du paysage, du soleil et …de la sieste.

Tout le sud du mini plateau est bordé par les falaises d'où s'écoulent d'autres cascades, au-dessus de la maison cantonnière. La route est là, juste à 100m de dénivelée.

Avant de repartir, Jean Bo nous conduira au-dessus de la cascade où nous étions ce matin. C'est majestueux.

Un petit tour pour dire adieu aux ânes.

 

Il reste encore 1, 5 km pour retrouver nos voitures.

 

 Le soleil tape bien même si les nuages commencent à charger le ciel. Mais avant de remonter il faudra à nouveau redescendre ce qui rajoutera un peu de dénivelée positive.

Enfin le pot à Villecroze: on a nos habitudes!

Merci Jean pour cette superbe balade dans un cadre extraordinaire.

Merci aux photographes, Claude, Jean Be, Jean Bo, Jean-Marie.

Quelques photos en bonus:

Jean-Marie, tu ferais mieux de regarder tes pieds...

Assistance borélienne

Dans quel sens vont-ils?

 

Les cascades supérieures

 

Le verdon, le Verdon, le Verdon....

La semaine prochaine :

Jeudi 01 Mai à 7 H 00 : SAINT – TROPEZ  ( 83 ) . Le sentier du Littoral  ( N° 2 )

 

Du Cap Camarat à la Pointe de la Douane, entre ciel et mer, entre vent et soleil, immersion dans l’authenticité méditerranéenne d’un littoral préservé .

Mieux vaut avoir le pied sûr pour les quelques passages exposés du sentier et posséder une certaine endurance .

Le retour se fera par les pistes et sentiers faciles de l’intérieur .

L : 15 Km 765 . Dh : 369 m . Niveau : Moyen médio . Repas et boisson tirés du sac .

 

Animateur : Jean Bo : 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62                                                                                   

Itinéraire d’accès : Emprunter la D 559 direction Saint-Tropez – Traverser Sainte Maxime – Poursuivre sur la   D 559  direction Saint-Tropez – Laisser la D 559 direction La-Croix-Valmer . Parcourir 1 Km 500 et tourner

 à droite D 61 direction Ramatuelle – Parcourir 5 km 5, au 1er rond-point, prendre D 93 direction La- Croix-Valmer – Parcourir 2 kms

Au 2ème rond point, suivre D 93 direction Saint-Tropez – Cap Camarat – Parcourir 1 km, tourner à droite direction Cap Camarat – A 4 kms stationner sur le parking du Cap Camarat près du phare.

Coût du trajet A R : 92 Kms x 0 € 25 = 23 Euros                                                                 Jean Bo :06.68.98.13.62

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by Jean-Marie
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