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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:08

ROURE – Balcons de la VIONENE

 

Jean-Louis nous prévient, dès le départ de Boulouris, que la route d’accès au village de Roure est coupée par des travaux. Mais n’était pas prévu ce troupeau de moutons et béliers rencontré sur la déviation. Dix-neuf randonneurs et randonneuses sont toutefois arrivés sans encombre au terrain de sport de ROURE, petit village perché à 1100 m d’altitude.

Jean-Louis nous présente la randonnée du jour, qu'il a dû modifier suite à sa reconnaissance de la semaine précédente : «en effet le GR 52A a été détourné suite à des éboulements et le passage à gué de la Vionène est impossible car son niveau est encore trop élevé. Nous irons donc à ROUBION (1340m d’altitude), où nous déjeunerons, et reviendrons par le même chemin. Par rapport à la version précédente, de 2010, la randonnée sera plus courte mais plus pentue». En fait nous ferons 13 km avec une dénivelée de 840 à 880 m, selon les différents outils des marcheurs.

Patrice et Xavier seront nos joyeux serre-files du jour.

Le soleil est de la partie, le vent annoncé n’est pas au rendez-vous et la température est donc très clémente. Le petit sentier que nous empruntons au départ monte de façon agréable. De nombreuses Orchidées sauvages se dressent devant nos pieds.

Le village de ROURE s’éloigne gentiment et le chemin se poursuit en balcon, avant de passer en dessous du hameau de la Cerise.

En bas coule la Fouine. Nous pouvons voir au loin notre objectif, le village perché de ROUBION qui se cache dans le nuage.

Puis nous bifurquons et le chemin descend alors en sous- bois, avant d’atteindre le vieux canal, aujourd’hui sans eau. (Il a été remplacé par une canalisation). Nous allons marcher sur environ 200m sur le muret du canal, avec d’un côté le vide et de l’autre le canal heureusement peu profond.

La file indienne est de rigueur, sauf pour ceux qui ont choisi de marcher dans le canal.

Les difficultés vont alors commencer car nous quittons le canal pour emprunter le sentier dit du facteur, une sente à gauche qui au départ descend fortement.

Le passage dans un champ avec une pente douce permet l’observation d’Ornithogales, avec leurs fleurs blanches étoilées.

Mais la descente parfois périlleuse se poursuit. Notre attention est souvent requise car les pluies de la veille ont laissé des traces, surtout en surface des schistes rouges et surtout car la pente est parfois accidentée.

La preuve, les deux petites glissades de Marc et Gilbert vont mobiliser la diligence de Françoise. De tous petits bobos au coude, mais les soins durent longtemps… sans doute à cause du réconfort apporté par ces mains féminines !

A la sortie du sous- bois nous surplombons la route. Au loin, sur son piton ROUBION est encore très petit. En bas plusieurs cascades alimentent la Vionène.

Le sentier n’est pas très large mais la pause est appréciée car les petits déjeuners datent de plus de 4 heures.

Nous profitons encore du point de vue. Que la montagne est belle, comme dirait la chanson….Quelques sommets au loin présentent encore des traces d’enneigement.

Ce n’est pas le cas des Buisses (la station de ski de ROUBION) dont nous pouvons entrevoir les pistes verdoyantes. De l’autre côte, l’éboulis rouge détritique qui, en bas, a fermé le sentier d’origine.

Soudain Xavier s’exclame : « mets l’ancolie dans la boîte »… Ce qui fut fait, comme vous pouvez les voir à côté des boutons d’or.

Aller, les choses sérieuses reprennent : il faut descendre à la route puis 300 m de dénivelée nous restent à grimper pour atteindre ROUBION, 50 m faciles sur le macadam et 250 m de dure montée. Ce n’est pas un village nid d’aigle pour rien !!!

Nous atteignons le village «appelé Roubion en 1860. Ce nom vient de la racine "rup" qui désigne une falaise».

Nous flânons dans ses ruelles médiévales, étroites, pavées et pentues. Comment ne pas tomber sous le charme de la fontaine du mouton du XVIIème et des portes ou alcôves peintes, «remises en scène sous le pinceau de l’artiste, Imelda BASSANELLO,…elles sont devenues l’évocation d’un métier d’antan ou d’une scène quotidienne agricole ou pastorale qui faisaient la vie de nos anciens».

Nous déjeunerons à table, une fois n’est pas coutume, la très sympathique aubergiste-épicière de la place Récipon nous ayant autorisés de sortir nos piques nique sur sa terrasse.

Après cette belle pause ensoleillée, nous reprenons la route. Les granges que nous voyons alors sont en dehors du village, afin d'éviter la propagation d'incendie aux habitations.

 

En contre bas du village, nous allons découvrir la chapelle Saint Sébastien (XVIème), classée monument historique.

«Le chanoine Ludovic Serre offre cette chapelle au village pour le protéger de la peste et autres épidémies». Elle est remarquable par ses peintures murales : «Au niveau du chœur la Crucifixion de Saint Sébastien, entouré par la piéta et par Saint Maur, abbé ; sur la voute 11 panneaux illustrant la vie du Saint ; le cycle des vertus et des vices occupe les murs».

Après ce beau moment culturel, nous débutons notre retour, par le chemin du matin, en sens inverse. Que les montées ardues deviennent des pentes faciles, mais que les descentes difficiles restent des montées ardues.

Nous profitons d'herbes folles pour faire la photo du groupe.

Au niveau du canal, d’autres randonneurs préfèrent cheminer dans son fond plutôt que sur son rebord.

Il est 16h30 quand nous atteignons ROURE. Compte tenu de la route barrée il faudrait 20 minutes à pied pour aller à la mairie chercher la clé pour la visite de la chapelle, autant pour la ramener. Nous abandonnons donc cette proposition et reprenons les voitures pour le pot de l’amitié à Saint Sauveur de Tinée.

Merci Jean-Louis pour cette très belle randonnée, un peu alto quand même.

Les jolies photos sont de Claude C., Gilbert et Michel.

 

La semaine prochaine : 

Jeudi 26/05 à 7h00 : RANDO-RESTO Thiéry (06). L : 12km800. Dh: 553m. Moyen médio. Jean Borel           

Menu : Salade Paysanne, Parmentier de canard confit, fromage, Verrine gourmande, vin, café. 

Départ de la rando : Parking de la Chapelle de La Madone, sur la gauche, 2km500 avant  THIERY.        Coût du trajet AR : 72 €

Published by Claude C.
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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 18:26

Lac de Carcès – jeudi 19 mai 2016

Ce sont 24 randonneurs et randonneuses qui se retrouvent à Carcès pour une randonnée conduite par Jean Ma. Le soleil est au rendez-vous et la température affiche 18 degrés.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

« La randonnée nous conduira tout d'abord aux chutes du Caramy, puis nous gagnerons le lac de Carcès. Après être passés devant le barrage nous longerons le lac durant 3 kms avant de nous arrêter à l'abri pour la pause déjeuner. Puis ce sera une bonne montée et une descente pour rejoindre le point de départ.Au total nous ferons environ 12 kms et 250 m. de dénivelé"

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Jean nous présente ensuite le village de Carcès qui mérite une visite pour son château, ses lavoirs et les façades de ses maisons...

"Le vieux village de Carcès s'enroule en colimaçon autour de son château médiéval. Les nombreuses maisons aux façades de tuiles vernissées y apportent un charme et un caractère particulier. Celles-ci sont plutôt exposées à l'est des maisons pour les protéger des infiltrations dues aux orages parfois violents. Elles dateraient du XVIII éme siècle. Il en reste encore quelques unes de cette époque conservées et entretenues avec précaution. Leurs belles couleurs chaudes et leur disposition géométrique font la typicité de ce village.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016D'autres façades en trompe-l'oeil, commandées par Monsieur le Maire à Monsieur DE GUIL y racontent l'histoire au fil du temps." (extrait La Provence verte)

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Nous passons derrière la maison de retraite et longeons le petit canal d'irrigation

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016dans lequel un malheureux marcassin a terminé sa course.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Après avoir surplombé des vignes, nous arrivons tout d'abord à la chapelle Saint Jaume du XIè siècle (Saint Jacques en Provençal) de style roman, vide, peu mise en valeur malgré sa restauration,

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016puis à la chapelle Notre Dame de Carami (panneau devant celle-ci), appelée aussi chapelle du Bon Secours, également du XIè siècle, qui se trouvent toutes deux sur le chemin de St Jacques de Compostelle et de Rome.

"Edifiée par les moines de l'Abbaye de St Victor à Marseille.

En 1152 le pape Eugène III donna la chapelle aux chanoines réguliers de St Augustin.

Pendant la Révolution elle est achetée par 12 familles de Carcès pour éviter sa profanation, puis lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, elle devient propriété de la commune." (extrait du panneau)

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016où nous faisons la photo de groupe.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016et où Michel et Marinette posent.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Puis nous cheminons de nouveau le long du canal

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016 Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016et atteignons les chutes du  Caramy, (deux fois 6-7 mètres) en face desquelles nous nous arrêtons pour la pause banane.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Nous voilà repartis toujours le long du canal

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Une petite grimpette

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016et voilà que nous apercevons le lac.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016 " Grâce au lac Sainte Suzanne (appelé communément « lac de Carcès »), qui stocke huit millions de mètres cubes d'eau, pour une superficie de plus de cent hectares avec huit kilomètres de rive, Toulon est alimenté pour neuf millions de mètres cubes, et la marine et les communes de la ceinture toulonnaise regroupées en deux syndicats intercommunaux pour dix-huit millions de mètres cubes.

Il a été construit de 1934 à 1939. En 1935, la ville de Toulon concédait l'exploitation de la stérilisation de l'ozone (procédé de M. Otto qui permet d'avoir en fin de compte une eau potable et non chlorée) des eaux de Saint-Antoine et de Dardennes à la Compagnie des eaux et de l'ozone. 

La navigation sur le lac sont interdites, pour des raisons de sécurité : en effet, la possibilité de pompage d'eau durant la période sèche peut faire baisser le niveau d'eau brutalement de cinq à dix mètres. À l'inverse, l'existence de vannes toits sur le barrage, permet de faire monter le niveau de deux mètres et demi au-dessus du niveau normal." (extrait La Provence verte)

Nous passons devant le barrage et longeons le lac sur 3 kilomètres.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Le vent s'est levé et le lac est par endroit agité. Chacun profite du magnifique décor.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

C'est à l'abri que nous nous installons pour le pique-nique, face à de magnifiques iris jaunes poussant dans l'eau.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Vin à l'orange, rosé à la fraise, rosé, gingembre confit, cake, café... sont en supplément du menu de chacun. Merci à tous.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Il est temps pour certains de faire la sieste, jouer aux cartes, regarder le paysage alentour,

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016tandis que Jean voulant faire de la moto ou du cheval à bascule enfourche un tronc d'arbre. A vous de choisir.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Jean annonce le départ. Nous attaquons la montée sur un large chemin,

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016puis sur la route.Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016De magnifiques rochers la bordent.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Avant d'arriver au point culminant d'où nous avons une vue exceptionnelle sur le lac, et où nous refaisons une photo de groupe, nous pouvons observer quelques pavots.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Après avoir monté, bien entendu il faut redescendre par un chemin raide, étroit et caillouteux.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Arrivés en bas, constat : la moitié du groupe manque à l'appel. Après quelques minutes Jean retourne sur ses pas aux nouvelles. Dominique s'était écorché avec des ronces et les infirmer(e)s ont bataillé avec un pansement et c'est pourquoi ils ont été retardés. Avec le vent le 1er groupe n'a pas entendu les coups de sifflet et tous les téléphones étaient sur messagerie.

D'où rappel de Jean "vérifier toujours que les autres sont derrière vous à vue".

Et Jacqueline de dire à Jean : "Tu ne nous avais pas prévenu de la difficulté".

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Petite pause pour se désaltérer avant la montée qui va nous reconduire au village, en bordure de vignes et d'une propriété bien restaurée et entretenue.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Notre attention est attirée au passage par une plaque apposée sur le grillage d'une maison. Il semblerait qu'il n'y ait  pas que les randonneurs du cercle qui soient sympa.

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Nous voilà arrivés à notre point de départ et c'est à Fréjus que nous nous rendons, aux 3 Chênes pour partager le verre de l’amitié, accompagné de biscuits et gâteaux divers avec Camille et Alain, provisoirement écartés des randonnées, ainsi que Colette, Daniel, Janine et d'anciens randonneurs qui nous ont rejoints. C’est un immense plaisir pour tous de les retrouver.Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016

Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Lac de Carcès - circuit petites jambes - jeudi 12 mai 2016Merci Jean pour cette agréable balade.

Les photos sont de Claude et Rolande

Published by Rolande
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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 16:45

Trigance-Rougon-Trigance (83)

 

Au départ de Boulouris: 3 voitures ...12 randonneurs.

A l'arrivée à Trigance: 2 voitures ... 8 randonneurs ?

Victime d'une route fermée au sud de Châteaudouble, la troisième voiture et ses occupants ont retrouvé le reste des randonneurs après un détour non programmé au départ.

Nous n'étions que douze ce matin au départ, pas du tout effrayés ni par la météo, ni par la difficulté du parcours.

Il est vrai qu'un rapide coup d'oeil sur le ciel, n'incitait guère à l'optimisme avant le départ.

En un mot, en un seul, et sans faire de polémiques, l'élite des grandes jambes était présente.

Une fois la troupe réunie, Christian, notre guide du jour, nous fait les présentations d'usage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Nous allons parcourir environ 19 km, avec un dénivelé avoisinant les 1000 m. En fonction de la météo, on verra si on tente le passage par le village de Rougon ou si l'on suit la route jusqu'au pont de Carajuan."

 

 

 

 

 

 

Comme toujours la traversée de ces villages typiques du haut-Var, et Trigance ne fait pas exception à la règle, nous fait découvrir des décors magnifiques.

Tout un programme ...

Ci-dessous, un condensé de l'histoire de Trigance:

D'aussi loin que l'on remonte dans le temps, c'est au début du IXème siècle que le nom "Trigance" est cité pour la première fois.
Un polyptique, rédigé en 813-814 sur l'ordre de l'Evêque Wadalde, énumère les biens temporels de l'Abbaye Saint-Victor, qui appartient elle-même au diocèse de Marseille: parmi les 13 "Villae" mentionnées, figurent celle de "Tregentia" et celle de "Rovaganis" (aujourd'hui Rougon, village situé à quelques kilomètres de Trigance).
La "Villae Tregentia' compte 8 exploitations agricoles, 4 seulement étaient cultivées par des paysans, d'une condition proche de celle du serf; les terres incultes fournissaient des pâturages pour les troupeaux.

L'abbaye de Saint-Victor acquiert, en 1056, sous forme de dons, la Chapelle de Saint-Maymes, celle de Notre-Dame de Saint-Julien (commune actuelle de Trigance), ainsi que le prieuré de Bagarry (aujourd'hui commune du Bourguet).
A cette époque, et jusqu'au XVIIème siècle, les habitants des villae sont placés sous l'autorité d'une pléïade de seigneurs et se rassemblent sur des sites stratégiques. Ce regroupement autour du château seigneural est à l'origine de la plupart des villages fortifiés.
Au XIIème siècle, les Templiers possèdent la Commanderie de Saint-Maymes (Saint-Maïmes) qui leur sera confisquée en 1308 au moment de leur arrestation.
Une époque obscure et lacunaire nous fait faire un saut dans le temps, jusqu'en 1247, date à laquelle le fief appartient à Alasacie. Cette dernière, veuve du seigneur de Trigance (dont le nom demeure inconnu), possède également les seigneuries de Rougon, La Palud, La Martre, Brenon...
Le 16 janvier de l'année suivante, elle fait une donation de tous ses biens, sous réserve d'usufruit, à l'ordre de l'Hôpital.
Deux ans plus tard, en 1250, Romée de Villeuneuve, principal conseiller du comte de Provence Raymond Béranger V, inscrit dans son testament "Seigneur de Trigance".

Au début du XIVème siècle, Trigance est partagé entre coseigneurs dont notamment Fouquet III de Pontevès, conseiller du comte de Provence. Plus tard, à une date indéterminée, Jean 1er de Raimondis, dit le Gros, devient seigneur majeur de Trigance jusqu'au milieu du XVème siècle.
Claude de Demandolx participe aux guerres d'Italie, lors de la première invasion de la Provence, en 1524. Jean de Domandolx, son fils aîné, époux de Brigitte Claudine de Lascaris, succède à son père à la tête du fief de Trigance. Melchior de Demandolx, le fils aîné de Jean, devient le seigneur de Trigance après la mort de son père, à une date indéterminée. Son fils François, lui succèdera en 1623.
Claude et Barthélémy de Demandolx régneront tour à tour jusqu'en 1704, date à laquelle, par son mariage avec Anne-Marie de Demandolx, fille de Barthélémy de Demandolx et de Marguerite Delphine de Vento, Cosme Maximilien de Valbelle deviendra seigneur de Trigance.
Marguerite Delphine de Valbelle hérite du fief à la mort de son père, en 1743. Marguerite Delphine Alphonsine de Valbelle, sa fille, hérite à son tour de la seigneurie de Trigance, avec son époux Antoine Henri de Majastres, en 1783. Ils conserveront la seigneurie avec leurs autres fiefs jusqu'en 1789, à l'heure de la Révolution Française.
Le président des Etats de Provence convoque l'assemblée du Tiers-Etat en session extraordinaire au mois de mai 1788, à Lambesc, afin de délibérer des "Affaires d'Etat". Le conseil de Trigance propose alors d'élire le député de la viguerie de Draguignan pour le représenter à cette assemblée.
Dans tout le royaume, on réclame la convocation des Etats Généraux. Face à l'égoïsme et à l'incompréhension des privilégiés, les revendications locales se changent en aspirations nationales.
Lorsque le 2 Août 1789, les privilèges sont abolis, le conseil de Trigance, évoquant ce "beau jour qui établit la liberté" décide de faire chanter un Te Deum dans l'église paroissiale pour manifester la joie publique.

A la sortie du village, un bouquet de lilas nous ouvre le chemin.

Pendant que nos amis bovidés terminent leur petit-déjeuner, les choses sérieuses commencent.

Jean-Claude, dont la tâche sera facilitée aujourd'hui, vu la faible participation, endosse la fonction de serre-file.

Le plafond est bas. Le sentier est humide. Une éclaircie et tout à coup un arc en ciel s'offre à nos yeux droit devant. Malheureusement, cet épisode sera de courte durée.

Malgré une météo capricieuse, la montée se fait sur un bon sentier entouré de genêts et de touffes de thym en fleur.

Christian nous indique que nous empruntons à cet instant le GR 49,  dont le tracé serpente à travers le Var et les Alpes de Haute-Provence de Saint Raphaël à Rougon via Fréjus, Montauroux, Tourrettes (Fayence), Mons, La Bastide, Jabron (Comps-sur-Artuby) et Trigance.

Béatrice nous propose de rentrer à Saint Raphaël par ce chemin. Chiche ...(99,65 km, dénivelé cumulé 4207 m, rien que ça).

Et ça mouche, et ça grimace. Mais oui, nous sommes bien au mois de Mai!!!

Nous nous retrouvons dans une épaisse couche nuageuse qui à la longue finit par tremper légèrement nos vêtements.

La pause "banane" est pour une fois pleinement appréciée. Dommage le vin chaud est absent.

Au choix: avec chapeau ...

Ou sans chapeau.

Le dress code du jour était le rouge semble-t-il.

Dans la descente, ces deux-là tentent une échappée solitaire, mais ils seront vite repris par le reste du peloton.

Au cours d'une longue descente qui doit nous amener sur les rives du Verdon, nous commençons à apercevoir les premières falaises de ces fameuses gorges qui attirent tant de visiteurs à la belle saison.

 

Témoin d'une humidité quasi permanente au fond de ces gorges peu ensoleillées, la mousse abondante pousse facilement sur les troncs des arbres et sur les pierres.

Nous approchons du Verdon. Du bas du vallon où nous nous trouvons, remonte le doux bruit de l'eau coulant sur les cailloux du lit de la rivière.

Nous y sommes. Le pont du Tusset magnifique, s'offre à nos yeux.

Et au milieu coule le Verdon ...

La rivière Verdon est l’une des plus belle rivière de France.
Le Verdon prend sa source à 2200 m d’altitude, aux environs du Col d’Allos, dévale les quelques 180 km de pente jusqu’à Vinon où il rejoint la Durance.

 

Nous profitons de ce décor naturel pour faire la photo de groupe.

12 H 30'. L'heure du pique-nique a sonné. La météo toujours aussi maussade, a pour conséquence que ce repas est avalé à toute vitesse. Du café chaud offert par Brigitte, Monique et Jean-Claude réchauffe un peu les corps.

 

Rapidement nous reprenons nos sacs à dos et prenons la direction de Rougon.

 

Après avoir emprunté la route départementale D952 menant à Castellane, nous prenons en direction du lieu dit "Point sublime". Le Point Sublime est un des points de vue les plus beaux sur les Gorges du Verdon. D'ici le Verdon apparait tout petit, tant ces gorges sont profondes (200 à 700 m).

Le groupe prend la pose en ce lieu unique.

Tout au fond, le petit bout de plage où nous avons pique-niqué ce midi.


Le «  Grand Canyon du Verdon » est identifié comme l’un des plus remarquables sites d’Europe.

Après concertation avec notre animateur, nous décidons de raccourcir notre randonnée en évitant la remontée sur le village de Rougon, car la météo est toujours menaçante. Nous reprenons donc la départementale D952 sur quelques hectomètres en direction de Castellane.

Tiens donc, le Jean-Louis que nous connaissons tous, aurait-il repris une nouvelle activité?

 

Le pont du Tusset sous un autre angle.

 

Alain nostalgique, se souvient de son enfance!!!

Depuis cette route départementale, les paysages sont tout aussi superbes.

A plusieurs reprises nous sommes survolés par des vautours.

Depuis 1999, le Vautour fauve vole à nouveau au dessus des Gorges du Verdon. Le résultat du pari fou d'une poignée de passionnés de la nature et des oiseaux. Disparu de Provence depuis plus d'un siècle, le magnifique planeur retrouve sa place au sein d'un écosystème montagnard encore bien préservé. La LPO PACA est heureuse de vous accueillir au belvédère de Rougon, site dédié à l'observation des vautours ainsi qu'à la connaissance et à la conservation de l'un des fleurons de notre faune méditerranéenne.

Dans ce terrain de jeu immense,  ces rapaces doivent se sentir vraiment à l'aise.

Nous quittons la D952 au pont de Carajuan.

Un pont serait attesté en ce lieu en 1655. Figuré par la carte militaire de 1764-1765, ce pont comportait deux arches, comme en témoignent les vestiges visibles à la base des culées du pont actuel. En octobre 1886, la plus petite de ces deux arches, côté rive gauche, a été emportée par une crue. Un premier projet de réparation a été mis sur pieds l'année suivante. Il prévoyait que l'arche reconstruite aurait 10 m d'ouverture. Le pont a finalement été reconstruit selon un plan différent, qu'il n'a pas été possible de dater avec précision. La faible largeur du pont et la présence de l'avant-bec montrent que le pont actuel est bien une reconstruction à partir du pont ancien et pas une construction ex nihilo.

Un coin de ciel bleu et un rayon de soleil font leur apparition. La plupart des randonneurs se débarrassent enfin de leurs k-ways ou polaires.

Un peu plus loin, Christian nous propose de quitter le sentier menant à Trigance pour nous faire découvrir un nouveau pont de pierre : le pont de Sautet. Encore une fois nous ne regrettons pas d'avoir fait le détour.

Mais à qui appartiennent ces deux jambes pendues dans le vide?

Mais bien sûr!!! Ce sont celles d'André. Même pas peur.

Il a probablement un parachute dans son sac à dos.

Aprés avoir à nouveau essuyé quelques gouttes de pluie, nous entrons dans le village de Trigance dominé par son château, aujourd'hui transformé en hôtel-restaurant.

Pour les passionnés d'histoire, voici celle de ce château:

        

Ancienne forteresse de  méditation bâtie par les Moines de l'Abbaye de Saint Victor de Marseille au IXième siècle, on ne trouve trace de la seigneurie de Trigance qu'à partir du XIIIième siècle. Elle fut occupée par la famille des Ponteves, très puissante jusqu'à la disparition de la branche aînée en 1230, puis par Romee, seigneur de Villeneuve, qui prétendait descendre des Comtes de Barcelone.

Mais l'obscurité plane sur la naissance de la famille qui a le plus contribué à la genèse de la formation de la seigneurie de Trigance : celle des Raimond de Provence, personnifiée dans la seconde moitié du XIVième siècle, par Jean de Raimond, dit 'Le Gros' ainsi que sur le lien qui le rattachait au dernier possesseur de Trigance.

On sait que ce personnage, d'origine italienne, vint en France, en Provence, à la tête d'une troupe guerrière qui avait généreusement servi les intérêts de la Reine Jeanne, et que, par lettres patentes du 16 Mars 1381, cette princesse inféoda en sa faveur la terre et la seigneurie d'Eoux et les terres de Trigance.

Jean de Raimond fut père de trois enfants :

Etienne de Raimond d'Eoux, devenu 'Raymondis' à partir de 1519, qui eut à son tour quatre enfants : Elzear se maria à Louise de Castellane et eut un fils Jean qui continua la lignée des Raymondis d'Eoux. Pierre, Chevalier de l'ordre de Malte finît Grand Maître de son ordre par la protection du Roi de France, François Ier, en 1544.

Les deux filles qui suivaient Etienne furent l'une et l'autre 'Dames de Trigance'. Par leur double mariage avec deux frères de Demandolx, les deux seigneuries se trouvèrent transférées dans la maison des seigneurs de Demandolx. L'époux de la cadette, Eyres de Demandolx, devint le premier Seigneur de Trigance.

La seigneurie de Trigance dont les armes portent 'D'or à trois fasces de sable au chef de gueules chargé d'une main droite appaumée d'argent' fut une des familles provençales qui donna le plus de chevaliers à l'ordre de Malte.

La seigneurie se termina, pour les enfants mâles, à Bartelemi de Demandolx, seigneur de Trigance. D'abord Chevalier de Malte, il quitta la croix pour épouser Marguerite Delphine de Vento et eut une fille, Anne-Marie de Demandolx, 'Dame de Trigance', mariée à Cosme Maximilien de Valbelle, Comte de S.Tulle, Marquis de Treuves, président à Mortier au parlement de Provence.

Le château fut détruit à la révolution, toutes les archives brûlées. Il servit longtemps de carrière de pierres aux habitants du village, quand en 1961, un homme, Monsieur Hartmann, tomba amoureux de ce vieux château en ruines et décida avec son épouse de lui redonner vie.

Dix ans plus tard, un autre couple Monsieur et Madame Thomas furent séduits à leur tour et continuèrent l'oeuvre entreprise, elle est aujourd'hui poursuivie par leurs enfants.

 

Et comme à l'accoutumée, nous nous installons sur cette petite terrasse de café pour partager le pot de l'amitié. Auparavant la plupart des randonneurs auront fait provisions dans la boulangerie avoisinante, de produits locaux: pain au levain, navettes, miel de pays...

 

 

On remercie Christian pour cette SUBLIME (point) randonnée.

Les photos sont d'André et Gilbert.

 

Pour autant n'oubliez pas votre rando de jeudi prochain :

Jeudi 19/05 à 7h00 : ROURE (06). Balcons de la Vionène. L : 14km787. Dh : 553m. Moyen médio. JL Levavasseur   

Départ de la rando : Parking du terrain de sport au dessus du village de ROURE.                                    Coût du trajet AR : 78 €

 

Du bonus pour le plaisir des yeux.

 

Published by Gilbert
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