Tanneron 2012-Les Crêtes
Tanneron, altitude 390 m-35 marcheuses et marcheurs- température 8 °- Temps couvert
(les photographes ne seront pas à la fête).
C'est Jean qui nous donne le signal du départ à 9 h 06 : "Je vous présenterai la rando un peu plus loin, au calme".
Et c'est dans les mimosas en fleurs que nous quittons le village. Les coupes ont déjà commencé : impressionnant le travail
à la tronçonneuse, de même que les tas de fleurs qui vont partir dans tout le Monde.
Bien sur le mimosa sera le fil rouge de cette journée. Pour l'illustrer vous verrez au fur et à mesure comment on le porte en rando !
Un petit chemin latéral à la route permet à Jean, sur un fond de mimosas, de faire son premier topo de la journée. Quelle concentration d'écoute !
"Formé de roches cristallines, ce massif est principalement occupé par les forêts de mimosas et d'eucalyptus. Il forme de ce fait un
paysage symbolique du Var et des Alpes-Maritimes. Il est le prolongement du Massif de l'Estérel à l'intérieur des terres, cependant il est plus proche du Massif des Maures par ses formes et sa
structure. Altitude maximum 518 m, à la Gaëte.
De janvier à mars, il se couvre tout entier d'un manteau d'un jaune intense. En France, le massif du Tanneron est le plus vaste territoire arboré de
mimosa, tant cultivé que sauvage avec 200 ha ! Un véritable festival de couleurs entre or, émeraude et azur. Le plus saisissant reste certainement l'explosion de senteurs que l'on ne trouve nulle
part ailleurs.
Le massif et le village de Tanneron ont été très éprouvés par les incendies, notamment celui du 31 juillet 1985. Il dévasta des hectares,
coûta la vie à 5 pompiers et à la famille de l'écrivain Martin GRAY (Pour mémoire le livre "Au nom de tous les miens").
Cette randonnée a déjà été faite deux fois, en 2005 et en 2008. En 2005, elle fut dantesque… neige, froid, arbres
pliés ou cassés, pistes et chemins gelés. Les 12 participants en ont gardé un souvenir extraordinaire car malgré ces conditions difficiles, le paysage était formidable. Il n'y avait pas de blog à
l'époque mais Jean-Marie avait pris ces photos qui illustrent bien nos aventures.
Quant à celle d'aujourd'hui, sur le même tracé que les précédentes, elle fait 15.2 km avec une dénivelée de 575 m. Nous commencerons par une
descente, ce qui n'est pas dans nos habitudes, mais nous aurons ensuite une longue montée avec un passage assez raide. Puis nous redescendons de 470m à 220m
avant de remonter ensuite au village.
Aujourd'hui nou s accueillons deux
nouveaux, Pascale et Frédéric. Bienvenue à tous les deux.
Empruntant le Vallon des Serres, nous descendons jusqu'au ruisseau que nous allons longer pendant environ 1.5 km. C'est là que Jean va nous proposer la "pause
banane". Il est 10 h, pourquoi pas. Comme d'habitude, en hiver, Daniella va partager sa soupe.
Très vite nous avons à franchir un premier gué. Le niveau de l'eau est très bas mais l'état des berges montre
combien il a dû être déchaîné pendant les fortes pluies de Novembre. Des tonnes de sable fin ont été déposées sur le chemin : étonnant !
Quant à la végétation, elle est restée couchée ou arrachée.
Le sol est encombré de pierres que l'eau a charriées.
Encore un gué, passant alternativement de la rive gauche à la rive droite, nous aurons à en franchir plusieurs. Heureusement il n'y a pas eu de pluies depuis
novembre et le niveau de l'eau est très bas.
Nous arrivons au point bas de la randonnée et un "effeuillage" s'impose car maintenant nous allons attaquer la montée.
Jean-Marie interpelle le groupe : " Si vous trouvez un téléphone, c'est surement le mien
perdu en 2005…"
Après une première partie bien pentue mais courte, nous retrouvons un chemin plus facile. Jean a adopté une cadence régulière et modérée. Comme nous marchons en
file indienne, les "gazelles" sont bien obligées de suivre sans le dépasser. Petit arrêt à mi-pente avant d'aborder la dernière partie,
nettement plus difficile. Dire qu'en 2005 nous l'avions gravie sous la neige !!!
La piste étant plus large, les dépassements sont devenus possibles et chacun prend sa propre vitesse ascensionnelle.
Altitude 425 m, nous retrouvons les mimosas ce qui va nous permettre de faire la photo du groupe dans un décor de rêve.
Encore 50 m de dénivelée et nous arrivons au hameau de Farinas à 470m.
Petit topo de Jean sur le mimosa:
"Importé d'Australie, dans les valises de Lord Brougham ou de Sir Woolfield, le mimosa se développa sur les rivages de la Riviera durant la seconde
moitié du 19ème siècle. Le mimosa est en fait un acacia. Se souvenant de ses origines, il fleurit en été – l’été austral, entre novembre et mars.
Chaque année des milliers de tonnes de fleurs coupées du Tanneron sont expédiées en France et à l’étranger. Pour accélérer sa floraison on utilise
la technique du "forçage" (Les branches sont coupées prématurément puis enfermées pendant 2 ou 3 jours dans l'obscurité d'une pièce très humide, à une température de 22 à 25 degrés). La technique
du forçage permettant une floraison précoce fut inventée par hasard. Un enfant offre un bouquet à sa mère qui l'oublie dans la buanderie. Plus tard elle découvre un bouquet complètement
éclos.
Actuellement une centaine de producteurs dans le Var et les Alpes Maritimes envoient 8 millions de bouquet dans le monde.
Jean nous révèle ensuite d’autres informations (fort intéressantes) qu’il tient de Bruno : le mimosa a des feuilles à limbe avorté (mais à pétiole
dilaté), des fleurs en glomérules jaunes et en bouquets pédonculés ! Sans oublier ses fruits, gousses pendantes de 10 cm de long.
Enfin, la fleur de mimosa symbolise l'élégance, la simplicité, la tendresse et l'amitié. Elle représenta aussi l'énergie féminine cachée sous une
apparente fragilité.
Après cette dernière donnée, applaudie par les randonneuses nous repartons vers le hameau de Grailles. Très jolie maison basse en pierres sèches contrastant avec
les pavillons modernes de ce hameau.
Il est 12 h 30 et il va falloir penser au pique-nique (aucune relation avec le nom du hameau…)
Arrêt devant un enclos où deux lapins bizarres se livrent à leurs activités favorites. La photo de Claude a été censurée…
Puis Jean quitte la route pour un raccourci dans une forêt de jeunes mimosas. C'est d'abord un bon chemin plat qui se transforme en forte descente sableuse. Le groupe soulève un nuage de
poussière comme le ferait un troupeau de moutons. Nous rejoignons la route car nous avons ainsi coupé plusieurs virages.
C'est un peu plus loin que Jean va nous arrêter pour le pique-nique. Il est 13 heures. Aujourd'hui, pas de sieste ni de partie de cartes. La température qui avait été clémente jusque là est devenue nettement
plus fraîche.
A 13 h 35, Jean referme son sac et donne le signal du départ.
Tiens, une violette, c'est la première de la saison.
Très vite nous quittons la route, cap au nord sur une large piste dont les bas-côtés ont été complètement débroussaillés au gyrobroyeur. La piste est recouverte de débris végétaux. "Attention où vous
marchez" nous alerte Jean.
Progression facile avec en perspective un coteau tout bleu d'eucalyptus.
Nouveau raccourci de Jean. Il se termine par un fossé pour reprendre le chemin. Un tronc d'arbre sert de passerelle. Comme d'habitude, le photographe guette mais
tout se passera bien.
Petit arrêt au lieu dit "La Verrerie". Ce grand bâtiment reste mystérieux. La chapelle accolée en façade nous laisse perplexe. Mais une recherche sur Internet nous dira que cet ensemble appartient
à la mairie qui en a fait un gite rural. Pas d'autres infos mais il y est précisé que des recherches historiques sont en cours.
Reprenant le Vallon Gros, nous franchissons un dernier gué avant d'attaquer le montée ultime vers le village. Retraversant les plantations de mimosas, les randonneurs aborderont le village, couverts de mimosa, "ramassé par terre"
!
Le pot sera pris sur la place de la mairie. Le tenancier de l'auberge nous a installés sur la terrasse : 35 personnes à
caser, jolie tablée. L'amitié, une bonne polaire, des chocolats ainsi que quelques verres de vin chaud
(une première) nous réchaufferont
Merci Jean, cette balade est toujours superbe,
même quand le temps est gris.
Merci aux photographes, Claude et Jean-Marie.
Quelques photos en bonus:
Seront-ils toujours aussi vaillants en fin de journée?
Les berges du ruisseau bien dégradées
Annie est étonnée, elle vient de découvrir un superbe vieux puitsCamouflage tanneronesque
La grande piste du retourBien détendus, la rando se termine
Récolte du mimosa
Là, tu exgères Daniella. Ok c'est aussi pour Chantal
!
Quel homme habile !
La semaine prochaine :Jeudi 02 Février à 8 H 00 : FREJUS, M.F. du Malpey . Le Ruisseau du MARAVAL
Belle randonnée en boucle autour du Ruisseau du Maraval sur belles pistes et chemins . Beaux points de vue .
L : 15 Km 425 . Dh : 531 m . D : 4 H 00 – Niveau : Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac .
Animateur : Jean M... : 04.94.82.44.23 –
06.09.75.02.01
Itinéraire d’accès : Prendre l’avenue du Grand Défend, la rue Raoul Blanchard et au giratoire de Peire Sarade partir en direction de l’A 8 –
Suivre la R N 7 jusqu’au Col du Testanier à 12 Kms . Tourner à droite direction la Maison Forestière du Malpey – Là, emprunter à gauche via le Mont Vinaigre la route montante et stationner
peu après sur le parking à droite dans un virage.
Coût du trajet A R : 40 Kms x 0 € 20 = 8 Euros
Ce blog
est destiné aux marcheurs du Cercle de Boulouris... et à leurs amis. Il fait la suite de