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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 08:33

Confinement 2 - L'ESTEREL ET SES

SOMMETS

 

Et le gagnant est ....

 

Voici la solution du petit quiz du dernier blog.

 

Ce n'est ni le Mont Mounier ni le Petit Bessillon ... Y aurait-il quelque nostalgie chez nos lecteurs randonneurs ?

 

Ce n'est pas le Mont Pelet, qui depuis cette plage se trouve occulté...

 

La bonne réponse est le Mont Saint Martin.

 

 

Et la réponse a été donnée par une fidèle lectrice. 

 

 

Merci aux randonneurs qui ont communiqué directement par mail ou SMS. 

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 08:10

2020-11-26 - 2ème Confinement - L'ESTEREL ET SES SOMMETS

 

 

Le relief des montagnes s’explique, au moins en partie par leur histoire géologique. Même s’il est de faible altitude, le massif de l'Esterel est un massif montagneux et son histoire géologique explique ses particularités : sa couleur rouge orangé flamboyante, ses reliefs et ses ravins.

 

 

Avant l'Esterel : l'océan ?

 

L'histoire des continents et des océans à travers les temps géologiques, peut se résumer très succinctement à une succession de cycles de deux périodes :
1- rassemblement des blocs continentaux, puis collision entre eux pour former un supercontinent. Cette période, mettant en jeu des forces de compression, est à l'origine de la formation de dorsale montagneuse.

2- démembrement du supercontinent, dérive des plaques continentales  et création de nouvelle plaque océanique. Cette période met en jeu des forces de décompression, de dilatation et s'accompagne d'un volcanisme important.
Ces mouvements de la croûte sont l’expression en surface de la convection du magma du manteau terrestre.

 

A la fin du Précambrien, vers -700 millions d'année,  l'ensemble des plaques continentales étaient regroupées en un supercontinent, la Rodinia, qui s'étendait de 60° de latitude nord jusqu'au pôle sud. Les mouvements continentaux avant sa formation sont mal connus (on connait peu des 3,5 premiers millions d'années, mais certains parlent de l'existence de supercontinents antérieurs).

 

Un continent et un océan


Après l'océan, un continent ?

 

Il y a 650 millions d'années, La Rodinia se scinde puis se disloque  en plusieurs continents , plus ou moins gros (3 à 8 selon différentes thèses) qui dérivent  jusqu'à un réassemblage (qui dure de -400 à -300 millions d'année) créant au Permien, un nouveau supercontinent, la Pangée avec la génèse des chaines acadienne, calédonienne puis hercynienne. C'est cette dernière qui concerne notre région.

Ces cycles vont se répéter, jusqu'à l'image "actuelle" de nos continents, dont la dérive est mesurée à quelques centimètres, voire 10 à 20, par an à certains endroits.

 

 

Enfin, l'Estérel ?

 

La formation de l'Estérel provient de phénomènes  en relation avec la dislocation de la Pangée.

Au début (-290 millions d’années), apparaissent  des failles de décompression verticales orientées N-S qui sont à l’origine d’effondrements (ex rift ou fossé du Reyran), puis des grandes cassures orientées E-O délimitant de nombreux petits bassins d’effondrement (ex celui de l’Avellan).

Puis ces failles s'ouvrent  et des phénomènes volcaniques se mettent en place. Les laves vont recouvrir le vieux socle hercynien érodé. Des traces de ce dernier, essentiellement sous forme de gneiss, restent visibles localement : ils forment les massifs du Tanneron, des Maures et affleurent sur les sites de Malpasset et du lac de l’Avellan.

 

Carte géologique simplifiée

 

Le volcanisme de l'Esterel peut être caractérisé  en trois phases.

 

Phase 1  : volcanisme effusif

Sous l’effet de forces d’étirement, l’ouverture des failles permet au filon de magma de remonter verticalement par les cheminées ainsi formées  et de s’écouler en surface. Ce volcanisme effusif (dégazage du magma sans explosion de cendres dans l'air) est à l’origine des premières coulées de laves fluides et basiques ((B1(B comme basalte ; 1 comme 1ère coulée, la plus ancienne dans ce type de roche) - (D1 = dolorite, etc). Rapidement les laves  évoluent  vers des laves acides (A) et visqueuses (A1 = rhyolite, gris violacé).

Source internet

Et c'est bien cette continuité de laves acides, phénomène rare, qui est caractéristique de l'Estérel. Les nombreux volcans présents sur le site (200 points d'émission de lave auraient été identifiés) ne prenant pas naissance en même temps, des coulées acides peuvent être émises au même moment  que des coulées basiques. 
Cette première phase, à l’origine du massif de l’Estérel va durer environ 40 millions d’années, les phases d’éruption s’intercalant avec des phases de repos, de fermeture des cheminées (extinction) et d’érosion du relief. Celle ci est  à l’origine de dépôt de sédiments détritiques sur les coulées antérieures, pouvant être remaniés et inclus dans les coulées suivantes . 

Source internet

 

Phase 2  : volcanisme explosif


Cette deuxième grande phase  apparait avec le dégazage des chambres magmatiques et est à l’origine des premières coulées ignimbritiques (pluies de feu) observées en rive gauche du Reyran, à la carrière Abel (coulée A2 rougeâtre) et à la formation des volcans du Mont Vinaigre ou de Maure Vieil : les gaz accumulés explosent en créant une cheminée centrale et  le volcan évolue vers un type strombolien. Le gaz emprisonné dans le magma se libère brutalement et provoque un jaillissement de laves et de cendres :   projection en altitude de panaches d’éléments plus ou moins grossiers et projections latérales sur le flanc du volcan. Les éruptions peuvent alterner phases explosives et phases effusives. 

 

L'Estérel Occidental vu du sommet des 3 Croix du Rocher de Roquebrune

 

Certaines coulées sont très importantes : leurs volumes sont estimés à 60 km³ pour A7, 25 km³ pour A5 et 2,3 km³ pour A2. La rhyolite ignimbritique A7, rouge orangé, formant la plus grande partie des sommets,  s’étend depuis le golfe de la Napoule jusqu’aux gorges de Pennafort, soit sur 30 km, remplissant totalement le fossé permien, avec des épaisseurs variant de 100 à 200 m. 

L'extrémité des coulées donne des formes particulières aux sommets de l'Estérel Occidental, en forme de plateau, contrastant ainsi au profil dentelé de l'Estérel Oriental. 

La Colle du Rouet

 

 

 

 

L'Estérel Oriental vu du sommet des 3 Croix du Rocher de Roquebrune

 

Phase 3  : volcanisme pyromidal

 

Durant la phase terminale le magma pâteux, pauvre en gaz, arrive en surface mais ne peut plus couler. Il forme un dôme de structure verreuse (pyroméride). C'est la dernière coulée (A11) du Mont Vinaigre et de Maure Vieil, datée de - 248 millions d’année. 
A Maure Vieil, le réservoir de magma s’étant vidé, le dôme s’effondre presque totalement sous l’effet de son poids dans la cheminée, formant  le chaudron ou la caldeira. Des parties périphériques du dôme restent en place  au Sommet Pelet et au Rocher des Monges.

Au Mont Vinaigre, la cheminée ne s'est pas vidée et le dôme  a simplement basculé sur son flanc.

 

Les filons d'estérellite (porphyre bleu) ne sont pas liés à la formation volcanique du massif : ils apparaissent beaucoup plus tard, à l’ère tertiaire, il y a environ 61 millions d’années : ce sont des intrusions de magma, qui n’atteindront pas la surface, sous forme d’une série de sills  (filons avec intrusion horizontale entre deux strates horizontales) se répartissant  de part et d’autre d’Aigue Bonne, puis  d’une masse  beaucoup plus importante alignée NO–SE, exploitée dans les carrières du Dramont et encore aujourd'hui aux Grands Caous.

 
L’ère Secondaire, (-251 millions d’années à -65,5 millions d’années), est celle des érosions, qui vont façonner les  reliefs. Tel est le cas du Bonnet du Capelan, ancien petit volcan dont les flancs vont être dégagés, laissant ainsi apparaitre les roches magmatiques solidifiées dans la cheminée (neck volcanique).

Les ères Tertiaire et Quaternaire voient les Alpes se soulever et provoquer le basculement de l’Estérel vers la Méditerranée et donc le changement des écoulements des cours d’eau. Les paysages sont modifiés, les gorges et ravins sont creusés et les débris alimentent les piémonts du massif.

Le Perthus coule au fond de son ravin


Aujourd'hui, les principaux sommets de l'Estérel Oriental s'alignent sur une courbe en fer à cheval.

 

Chaque crête, chaque piton présente une forme particulière. Celle-ci pouvant varier d'un versant à l'autre, quel défi pour les randonneurs  de les reconnaître !

 

Les sommets Ouest

 

L'Aigre

Il apparait comme une petite colline qui s'élève doucement à 450m.

 

Le Mont Vinaigre

C'est le plus haut sommet de l'Estérel, facilement reconnaissable grâce à son sommet bifide; le sommet Est, avec sa plate forme  et son antenne culmine à 614 m  et le Sommet Ouest (612 m) est surmonté d’une tour de guet et d'une antenne. A proximité NO (569 m) une tour hertzienne a également été installée.

Vue de la route des Cols

Mais  auriez vous identifié son flanc NE, que nous a fait découvrir Anne-Marie ?

 

Les sommets du volcan de Maure Vieil

 

Marsaou et Suvières forment la périphérie du volcan et sont caractérisés par l'alignement de "murs" de magma (rhyolite ignimbritique, rouge, orange ou mauve) mis à jour par l'érosion (dykes).

De gauche à droite : les Suvières, Marsaou et le Mont Saint Martin

 Le Marsaou

 S'élevant à 547 m, son érosion a rendu visible  l'alignement  des  montées de magma, formant un dyke (phase effusive; coulée A7).

 

Les Suvières

Deuxième plus haut sommet de l'Estérel (559 m), il est de même nature que le Marsaou.

Vue du flanc Est des Suvières

 

Le Mont Saint Martin

De forme asymétrique caractéristique, il culmine à 287m et cache dans la forêt les restes d'un oppidum. Les géologues caractérisent ses roches de la coulée A5.

 

Le sommet  Pelet

S'élevant à 440, il est constitué par la rhyolite A11. Il est une partie non effondrée du dôme de Maure Vieil.
Cette même roche a également formé des petits édifices volcaniques indépendant les uns des autres, mais pouvant être dits contemporains (Mont Vinaigre,  Collets Redon, la Louve, la Cabre ...). 

Au premier plan, la Maison Forestière des 3 Termes

 

Les Petites et les Grosses Grues

La Grosse  Grue (440 m) est facilement identifiable avec son antenne et la Petite Grue (413 m) la côtoie. Les deux sommets sont constitués de rhyolite A7 et la coulée A5 affleure au flanc sud des Petites grues. 

 

Les sommets côtiers 

 

Ils forment le balcon de l'Estérel, surplombant la corniche d'Or, la renommée du massif.

Le pic de l'Ours

Structuré par deux failles E-O, le pic de l'Ours est un massif de rhyolite A7 qui s'élève à 488m et qui accueille un relais  hertzien.  

 

 

La Dent de l'Ours 

La rhyolite (A5) émerge à 417m, avec sa forme bien identifiable.

 

La Dent de l’Ours en premier plan avec les Suvières, le Marsaou et le Mont Pelet en arrière plan

 

De droite à gauche : Pic de l'Ours, Dent de l'ours, Petite Grue et Grosse Grue

 

Le pic d'Aurelle

Il domine la mer de 323 m et le Trayas

Avec le Pic de l'Ours

 

Le cap Roux 

Dominant la mer à 454 m d'altitude, il offre un panorama à 360 ° filmé lors de la randonnée d'Alain en janvier dernier, et que vous pouvez redécouvrir avec le lien :

https://drive.google.com/file/d/1PG5Qel7qI5wp9k05SpLSptZNu9buQCnH/view?usp=sharing

 

Panorama au Cap Roux

 

Le Cap Roux vu depuis depuis le Saint Pilon

 

Pic de l'Ours (à gauche) et Massif du Cap Roux (à droite)

 

 

Le Saint Pilon

C'est une énorme masse rocheuse qui domine à 442 m. 

En arrière plan gauche, le cap du Dramont

 

Le Rastel d'Agay

Coincé entre deux failles E-O,  il se présente comme une longue barre ( point le plus haut à 287m), formée principalement par la coulée A5, recouverte  ponctuellement à l'ouest par la coulée A7.

 

Les sommets intérieurs 

 

Les Perthus

Les  Perthus sont constitués de formations détritiques correspondant à une "pause" volcanique après la coulée A2, recouverts en grande partie par la coulée de rhyolite A5. 

A droite, le Perthus Occidental (274 m) et à gauche le Perthus Oriental (267m)

 

La barre du Roussiveau

Orientée E-O, elle se détache à proximité NO du Perthus Occidental, à 281m d'altitude.

 

Lors d'une belle journée de 2016, Jean Bo avait mené un grand groupe de randonneurs à Sainte Marguerite. 

 

 La vue sur l'Estérel était superbe. 

Mais quel est le petit sommet asymétrique qui n'est pas décrit, entre les Grosses Grues et les Suvières ? La solution a été donnée supra...

Vous pouvez  aussi donner votre  réponse en laissant un commentaire, comme expliqué par Jean-Marie dans son blog du 5 novembre.... Le gagnant sera tiré au sort...

Merci aux animateurs qui nous font découvrir ce beau massif. Merci à Alain et Jack pour leur aide dans l'identification des vues. Et merci aux photographes qui illustrent nos blogs et qui pourront reconnaitre leurs clichés.

 

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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 10:31

Le Massif des Aravis - 2ème confinement - semaine 3 -

Aujourd'hui je vous propose une balade virtuelle en Haute-Savoie et plus particulièrement au cœur des Aravis où se situent les villages de La Clusaz, Le Grand-Bornand, St Jean de Sixt et Manigod.

La chaîne des Aravis d’environ 25 kms comprenant une vingtaine de sommets est une barrière rocheuse se dressant face au massif du Mont Blanc et culminant  à la pointe Percée, à 2 750 m d’altitude. De nombreux sommets sont visibles depuis le Grand Bornand, sommets qui sont allumés par des guides simultanément le soir du 14 juillet.

Du nord au sud, la tête de la Sallaz, 2 026 m, la pointe d'Areu, 2 478 m, la pointe de Bella Cha, 2 511 m, la pointe Percée, 2 750 m, point culminant de la c haîne, le mont Charvet, 2 538 m, le mont Fleuri, 2 511 m, le Tardevant, 2 501 m, la tête de Paccaly, 2 467 m, la roche Perfia, 2 499 m, La Miaz, 2 336 m, la tête Pelouse, 2 537 m, la Roualle, 2 589 m, la Grande Balmaz, 2 616 m, la pointe des Verres, 2 532 m, les Parrossaz, 2 556 m, l'aiguille de Borderan, 2 492 m.

La chaîne est ici coupée par le col des Aravis (1 486 m) qui relie La Clusaz à Flumet dans le val d'Arly. la pointe de Merdassier, 2 313 m, les pointes de la Blonnière, 2 369 m, l'Étale, 2 484 m, la pointe de Mandallaz, 2 277 m, la tête de l'Aulp, 2 129 m, le mont Charvin, 2 407 m, les aiguilles du Mont, 2 133 m

Le col des Aravis à 1486 m. d’altitude est la frontière entre la Savoie et la Haute-Savoie, reliant La Clusaz à la Giettaz. Au col se trouve une petite chapelle comme vous pourrez en découvrir plus d’une dizaine dans les divers hameaux des villages.

Au-dessus de celle-ci vous pourrez admirer la Porte des Aravis, imposante percée au milieu de la ligne de crête, dont l'aspect pourrait se comparer à un trou dans une dentition. Cette curiosité géologique est associée à la légende de Gargantua, ce sympathique géant de Rabelais qui, outre sa passion pour la bonne chaire, aimait beaucoup voyager.


"Or donc, l'illustre et bon géant Gargantua, badaudant, bavardant, badinant, bafouillant, barbouillant, bambochant, barattant, ballotant, barbotant et regardant les mites voler, s'en vint dans le pays de Savoie, portant sa botte et le nez en l'air, ce qui n'est point recommandé dans ces régions ......
Quand il parvint en un lieu hérissé nommé Aravis, toujours baguenaudant et regardant de tous côtés sauf où il était bon de le faire, il s'en vînt donner en plein du pied droit dans une montagne fort épaisse ; et cependant, tant étaient grandes la farce et puissance du bon géant, ne sy fit à lui-même aucun mal, mais seulement un fort grand trou à travers la dite montagne dont le morceau vola en éclats parmi les airs, et s'alla planter avec un épouvantable fracas et gros tourbillon de poussière à plies de dix lieues vers le sud, dans une terre nommée Beaufortain, où il écrasa, en tombant, trois sauterelles et un rat.
Ce gros morceau de roche y est toujours demeuré depuis, planté tout  droit comme un piquet, et fort inaccessible, auquel les bergers du lieu donnent à présent le nom de Pierre Menta". Rabelais.

Du col vous pourrez admirer au loin le massif du Mont-Blanc et en contrebas le village de La Giettaz.

Au gré des promenades  vous trouverez le long de votre chemin, chapelles, croix, oratoires,.... A chaque édifice ses différentes œuvres à ne pas manquer : statues, vitraux, tableaux, retables...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                        Chapelles des Confins et de la Duche

 

Autrefois les villages étaient particulièrement pauvres. Le climat de la région permettait uniquement des cultures rustiques telles que l'orge et le seigle pour le pain, l'avoine pour les animaux, le lin et le chanvre pour les habits et la pomme de terre pour la consommation personnelle. Les deux ressources principales étaient l'agriculture, avec la fabrication du reblochon, et l'exploitation des forêts et c’est avec l’ouverture du col du col que le mouvement touristique tout d’abord d’été démarra en 1902.

De nos jours le col des Aravis est  bien connu des cyclistes y compris des coureurs du tour de France qui le franchissent très souvent tout comme le col de la Croix Fry qui lui permet de relier Manigod à La Clusaz ainsi que le col de la Colombière au-dessus du Chinaillon. A diverses reprises les coureurs ont fait étape au Grand Bornand.

Dans les vallées on peut voir des fermes parfois très anciennes où dans certaines on fabrique le reblochon.

Le hameau des Alpes, ancienne ferme déplacée a été transformée en musée du ski et du reblochon. Sur le site vous pourrez également visiter d'anciens bâtiments : grenier, four à pain et scierie.

Mais savez-vous d’où vient le mot reblochon. «  Au 13ème siècle, les fermiers du massif des Aravis payaient la location de leur alpage en proportion de la production de lait. Lorsque le propriétaire venait mesurer celle-ci, le fermier pratiquait une traite incomplète. Dès son départ, le fermier reblochait, c'est-à-dire achevait de traire les vaches. Ce lait de seconde traite, plus gras, donnait un fromage onctueux : le Reblochon  qu’il gardait pour lui! Fidèle descendant de cette tradition, le Reblochon fermier est un fromage au lait cru, fabriqué à la main, à la ferme et deux fois par jour après la traite. Le lait provient du seul troupeau de l'exploitation, principalement de la race Abondance. Les Aravis, berceau historique de sa saveur, concentrent l’essentiel de la production. »   Le reblochon a sa fête chaque année en août. Depuis la grande messe en costumes d’époque, jusqu’au repas du soir, de nombreuses animations rythment la journée.

Défilé de troupeaux et de chars, danses folkloriques, traite des vaches et des chèvres, tiercé d’ânes, fabrication traditionnelle du pain dans un four banal à bois, tableaux vivants des métiers d’autrefois et fabrication du reblochon en fin d’après-midi dans un immense chaudron de cuivre.

De nombreuses randonnées de toutes difficultés passent en particulier par le plateau de Beauregard ou par les Confins.

(carte IGN La Clusaz- Le Grand Bornand 3430 ET)

Le plateau de Beauregard ne trahit pas son nom. La vue s’y déploie sur Manigod, la vallée du Fier naissant, le Parmelan, le mont Lachat, la chaîne des Aravis dans son intégralité avec au loin le Mont Blanc...

Le paysage est grandiose depuis la Croix de Colomban où nous avons une vue à 360 °. Droit devant se dresse le mont Charvin à 2 409 mètres d’altitude (randonnée au départ de Manigod).

Sur le plateau se trouvent des troupeaux en estive à la ferme de Lorette.

La flore y est particulièrement riche grâce à ses nombreuses tourbières, gentianes pourpres, orchidées sauvages, lauriers de Saint Antoine, chardons entre autres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En contrebas du plateau au niveau du col de la Croix Fry vous rencontrerez peut-être le chef étoilé Marc Veyrat reconnaissable à son chapeau, propriétaire du restaurant gastronomique " La maison des bois" à la recherche de plantes sauvages pour de nouvelles expériences culinaires.

                                                     photo le champ.ch

A 5 kms du centre de la Clusaz se trouve les Confins, avec sa chapelle et son petit lac avec le départ d’autres randonnées,

en direction du Trou de la Mouche, du lac de Tardevant, du Mont Charvet en passant par le refuge de la Bombardellaz, puis celui de Gramusset, terminus pour nombreux. Le sommet de la Pointe Percée étant réservé aux plus aguerris. Domaine de haute montagne où piolet, corde et crampons sont nécessaires, selon les années des névés pentus pouvant subsister. La vue sur la Pointe Percée, rocher percé juché sur un immense champ de lapiaz, est absolument magnifique.

En dehors de la randonnée visiter le massif des Aravis est possible à pied, à cheval, à velo, à ski à roulettes  et en parapente en été et à ski (piste, randonnée, fond, surf), avec des raquettes, à cheval (ski joering) et parapente en hiver.

De nombreuses autres activités attirent également les visiteurs : escalade, espaces aquatiques (ouvert aussi en hiver à La Clusaz), patinoires (ouverte aussi en été à La Clusaz), tennis, tir à l’arc, équitation, golf, tyroliennes, parc aventure… et plusieurs fois dans l'année vous pourrez lors de fêtes, repas champêtres ou dans la salle des fêtes assister à des spectacles présentés par les différentes troupes folkloriques présentes dans chacun des villages pour le maintien des traditions. Ci-dessous le groupe des plus jeunes de la Clusaz, le groupe "Lou Socali"

Pour les plus aguerris il y a 2 via ferrata : celle  de La Clusaz, ouverte en 1998 a été nommée Yves Pollet-Villard en hommage au grand alpiniste natif de La Clusaz. Elle parcourt la paroi de Borderan tout en dominant la vallée qui mène au célèbre col des Aravis et avec un peu de chance vous croiserez le chemin d'animaux sauvages : chamois, bouquetins, marmottes, grands rapaces... 

          Photo argentique numérisée prise le 1er mai 1999 non loin de la via ferrata du Grand Bornand

La Via Ferrata de La Clusaz est côtée D, c'est à dire difficile tout comme celle du Chinaillon (Grand Bornand) - La Tour du Jalouvre à proximité du col de la Colombière, côtée D à D+.

Les villages et les montagnes alentour ont leur charme également en hiver.

Le ski se développa dans les années 1960 où Guy Perillat, l'enfant du pays, fut Médaillé d'or du Combiné aux Jeux Olympiques de Squaw Valley en 1960. Son palmarès est éloquent : Médaille d'or au Slalom Géant et Médaille d'argent au Slalom aux championnats du monde de Portillo en 1966 – 88 places de 1er en épreuves internationales.

Bien qu'il ne s'agisse pas de ski mais d'alpinisme, un autre champion natif de La Clusaz, Yves Pollet-Villard, Professeur à l'Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme a réalisé de nombreuses expéditions et sauvetages dans le massif du Mont Blanc et dans l'Himalaya : Jannu, Dhaulagiri, Pumori.
Yves Pollet-Villard fut, de plus, maire de La Clusaz de 1959 à 1981.

Et depuis de nombreux champions tant de France que du monde ou olympique font la fierté des villages des Aravis.

Parmi ceux-ci entre autres : Au Grand Bornand - Tessa WORLEY  - Steve MISSILIER (ski alpin) - Jonathan MIDOL - Bastien MIDOL (skicross)  -Nelly MOENNE-LOCCOZ (snowboard cross) - Benjamin DAVIET : 6 fois médaillé aux JO Paralympiques de Sotchi 2014 et de Pyeongchang 2018,

et à la Clusaz – Candide THOVEX(Friride/Freestyle ski de bosse) – Edgar GROSPIRON (ski acrobatique) – Guy PERILLAT (descente) – Loïc COLLOMB-PATON (ski de bosses et halfpipe) – Régine CAVAGNOUD (super G –décédée en 2001 lors d’un entraînement à Innsbruck) - Raphaëlle MONOD SJOSTRÖM (ski acrobatique) – Vincent VITTOZ (ski de fond) .

En espérant que ce survol du massif des Aravis un peu plus côté La Clusaz que je connais mieux vous donnera l’envie à votre tour de venir le découvrir et de goûter à la tartiflette ou à la croziflette (la seule différence c'est le remplacement des pommes de terre par des crozets, petites pâtes de préférence au sarrazin). En attendant de pouvoir se retrouver sur des chemins de randonnée protégez-vous bien !

 

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