24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 14:29

St.VALLIER- La Croix de Cabris

 

Toutes les voitures ont réussi à se garer en épi devant le Grand Pré de St Vallier en ce petit matin frisquet mais ensoleillé. Au passage vers le lac de St.Cassien la température était proche de 0° et le lac « fumait ». Ici il fait un peu moins froid malgré l’altitude de 710 m. C’est à 36 randonn(euses)eurs que Jean Ma. va présenter le programme de la journée. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Bonjour à tous, aujourd’hui nous allons constituer deux groupes. Le second groupe conduit par Camille fera le même parcours que le premier que je mènerai, un peu réduit et dans l’autre sens. Il est donc exclu de déjeuner ensemble et pour les couples qui mangeraient dans la même gamelle, il est indispensable de se partager les vivres, faute de quoi il y en a un qui ne mangera pas.

Le premier groupe aura près de 18 km à parcourir avec une dénivelée de 480 m et le second près de 13 km et 290 m de dénivelée.

Maurice E sera serre-file pour le premier et Daniel et Jacky pour le second.

A la fin de la rando, il y aura un pot. Je suppose que le second groupe arrivera une heure avant nous et qu’ils auront déjà avalé trois pintes de bière, qu’ils seront complètement ivres et qu’il faudra les ramener à la maison . Bonne rando».

Les deux groupes ont exactement le même effectif, 18.

NDLR : cette rando, pour le premier groupe, tracée par Bruno, a déjà été faite deux fois, en mars 2007 et décembre 2010.

Très vite Jean Ma arrêtera son groupe pour présenter le Grand Pré : « Propriété de la Mairie, il appartenait au Chapitre de Grasse et fut déclaré "bien national" après la Révolution, vendu au citoyen Jacques ISNARD le 9 mars 1791 pour 20830 livres, avec droit pour les habitants de s'y réunir, d'y battre le blé et d'y fêter la Saint Constant. Il fut racheté par la municipalité le 3 mars 1907».

Puis le groupe quitte le village par des petites ruelles et découvre de très belles propriétés dans ses faubourgs. A l’ombre, la température est encore fraiche mais la journée s’annonce superbe et très vite il faut faire une pause « effeuillage ».

Pendant ce temps le second groupe a lui aussi quitté le village dans une autre direction par des chemins en sous-bois. Il s’arrêtera un moment pour trouver la piste menant à la « pierre druidique » et en profitera pour faire la « pause banane ». Camille ayant trouvé la bonne trace, tout le groupe se retrouve au pied de ce monument naturel pour la photo traditionnelle.

« La pierre druidique n’est pas à proprement parler un monolithe. C’est en fait, le résultat d’un phénomène naturel (genre "cheminées de fées"). C’est l’érosion lente d'une roche dure protégeant la roche sous jacente, plus tendre, qui a formé cet énorme champignon minéral. La pierre tabulaire présente quelques cupules et une gravure en forme de F ».

Quant au premier groupe, c’est à la Croix de Cabris qu’il fera la pause banane, au soleil. Il va maintenant aborder la première côte sérieuse du parcours. Mais qui voit-on là-bas prendre de l’avance ? Bien sur, c’est Gérard qui s’est posté en embuscade pour photographier les randonneurs en plein effort : il adore ça. Nous empruntons le tracé d’une conduite de gaz bien rectiligne. Arrivé en haut, à 788m, point haut de la randonnée, un petit sentier conduit à l’emplacement de l’ancienne tour de guet (elle existait encore en 2007).

La vue est superbe avec le lac de St.Cassien, la prison de Grasse (mais oui elle est belle tant qu’on la voit de l’extérieur…) et la mer qui brille ce matin, en contre-jour. Les photographes vont se livrer à un véritable concours et le vainqueur…restera anonyme !

 

Avant de repartir, photo de groupe.

Nous abordons maintenant la grande descente et surprise, un engin de TP barre le chemin au niveau d’une construction nouvelle.

Encore un particulier qui veut s’approprier un morceau de domaine public. C’est à ce niveau que se trouvait une superbe borie, espérons qu’on ne lui a pas donné un coup de bulldozer.

Nous traversons la D4 par laquelle nous sommes arrivés à St Vallier et très rapidement nous apercevons le village de St.Cézaire. Un portail en pleine nature ? Sur le long du chemin, une clôture nous conduit à un panneau inquiétant.

Il est midi passé et les estomacs commencent à se manifester.

 

Nouveauté sur ce parcours, ce qui nous semble un grand centre équestre s’avèrera être une ferme faisant partie d’un réseau des « Fermes de randonnées gastronomiques » comme l’atteste un panneau. Et nous allons découvrir des chevaux, un taureau, des chèvres et des moutons dans des enclos.

Près d’arriver en haut d’une forte côte, Jean Ma nous dirige vers une curiosité, un tumulus mégalithique, ancienne tombe commune. Lors d’un précédent passage, Jen Bo nous avait fait une démonstration et avait été qualifié de profanateur par le blogueur de service comme l’atteste la photo d’archives ressortie des poussières du grenier.

C’est là que nous allons pique-niquer et la situation évoquera pour le blogueur du jour les cérémonies funéraires de la Toussaint (c’est dans une semaine) aux Antilles, à la Réunion ou à Madagascar (et surement dans d’autres lieux).

Un contact téléphonique avec le second groupe nous apprendra qu’ils font comme nous et sont en pleine forme.

Effectivement, ils ont à leur tour traversé la D4 et trouvé un bon emplacement. Jacqueline a eu la bonne idée d’apporter une bouteille de Pinot (transportée par Claude) pour fêter l’anniversaire d’Yvette (un changement de décade) qui aura même une bougie à souffler…gentille intention.

Dominique ira même lui cueillir quelques fleurs.

La pause se poursuivra assez longtemps, deux tours de cadran, car les joueurs de carte ont entrepris une partie acharnée.

Pendant ce temps, après ¾ d’heure d’arrêt (les cailloux du tumulus ne sont pas très confortables pour la sieste), le premier groupe repart vers le puits d’AMON (non ce n’est pas le dieu égyptien).

Voici la borie de pierre du puits d’Amon. Il est composé d’un bâtiment circulaire en pierres appareillées, fermé par une coupole.

Un astucieux dispositif en forme de bénitier, dupliqué de chaque côté de la porte, permettait de distribuer, à l'extérieur, par deux goulottes en pierre, l'eau puisée dans le réservoir.

Le groupe poursuit sa route dans un système compliqué de sentiers parmi lesquels, notre guide, droit dans ses bottes, maintient son cap malgré les remarques des participants. L’histoire se renouvelle car lors des deux précédentes randonnées, dans ce secteur, nous avions rencontré la même situation.

Maintenant nous nous dirigeons vers la dernière curiosité du parcours, la « Pierre Druidique ». Le sentier qui y conduit est maintenant marqué de deux cairns et Jean Bo n’aura aucune difficulté à nous y conduire. Mais Daniella va s’arrêter car elle souffre d’un pied.

Pendant qu’une partie du groupe se fait photographier près de la célèbre pierre, Jean Bo sera revenu au chemin principal pour soigner Daniella avec sa bombe magique. Aucun photographe n’était présent pour saisir ce sauvetage.

Toujours dans le grenier, nous avons ressorti une autre photo d’archives montrant Daniel Ma soulevant la pierre druidique. Quelle force il avait il y a 7 ans…

Le second groupe est enfin reparti et va croiser le chemin d’une cavalière sur un magnifique cheval pommelé. Claude lui demandera comment elle avait fait les taches blanches…

Là, ça monte puis ça redescend et ça remonte...

Il attaque la dernière ligne droite qui ramène au village. Qu’elle parait longue et fastidieuse !

Le premier groupe est maintenant dans sa progression terminale avec de jolis sous-bois ou des perspectives dégagés sur l'Audibergue ou l'Oppidum de la malle.

A 15 h 30, il arrive au village et va s’installer pour le pot sur la terrasse. Un contact téléphonique avec le second groupe le signale à 4 kilomètres et c’est à 16 h 40 qu’ils rejoignent le café.

Merci à Jean Ma et Camille pour cette bonne journée bien organisée.

Merci aux photographes Claude, Gérard, Gilbert et Jean-Marie.

La semaine prochaine :

Jeudi 30 Octobre à 8 H 00 : THEOULE-sur-MER. Les GRUES.

 

L : 18 Km 300. Dh : 800m. Moyen alto. Anne-Marie  . 06.60.49.12.79

Repas et boisson tirés du sac .

 

Itinéraire d’accès : Emprunter la RN 98 en direction de Cannes. Dans Théoule après un virage en épingle à cheveux sur la droite arrivons en bordure de mer. Sur le sol passages piétons marqués de peintures bleu et blanche et un feu tricolore. Prendre la route de droite conduisant au port de plaisance et stationner au grand parking N° 1 devant le restaurant «  le Magellan ».

Coût du trajet A R : 52 Kms x 0 € 25 = 13 Euros                                                                                              

Published by Jean-Marie
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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 10:51

ILONSE (06) – Le Lauvet

 

Sous les ordres de Jean Bo, nous allons randonner aujourd’hui du côté d’ Ilonse. La journée s’annonce belle et chaude bien que la température soit un peu fraîche au moment du rassemblement.

 

 Petite parenthèse, une fois n’est pas coutume, pour remercier les chauffeurs, car les derniers kilomètres pour accéder au village d’Ilonse n’étaient pas de tout repos.

 

 Jean nous présente cette randonnée dont la dernière édition datant  du 17 Mai 2007 avait réuni 21 participants. Aujourd’hui nous comptons 29 randonneurs et randonneuses.

 « Nous partirons du col de la Sine, altitude 1438m, et via le col des Fourches où nous formerons deux groupes, nous atteindrons le pied du Lauvet d’Ilonse à une altitude de 1860 m que le premier groupe pourra escalader. Les deux groupes se retrouveront à la Baisse des Tavanières pour un pique-nique en commun avant de terminer cette randonnée par une longue descente.  Au total nous aurons parcouru 14,6 km pour le premier groupe et 12,6 km pour le second groupe».

Ci-dessous, un petit condensé historique du village d’Ilonse.

Ce n'est qu'au XIème siècle que ILONSE, appelé YLONCIA, apparait pour la première fois sur des documents.

Ilonse est la patrie de Raymond FERAUD, moine troubadour, auteur d'un grand poème provençal composé vers 1300 " La Vida de San Honorat".

En 1327, la peste qui sévit en Europe, emporta la quasi totalité de la population du vieux castel.

Perché sur le versant sud-ouest d'une crête rocheuse autrefois couronnée d'un château appartenant aux GRIMALDI de BEUIL, Ilonse a conservé son caractère médiéval de petit village fortifié : maisons de pierres, ruelles étroites, "goulets", passages sous voûtes, porches à ogives.

L’ensemble formé par le village, les places et les rues est en site classé.

Ilonse, placé sur une voie de communication reliant la Provence au Piémont, fut certainement très fréquenté durant l'antiquité compte tenu des nombreux vestiges trouvés ( tuiles romaines, castellara ligure, sanglier gaulois, tombe wisigoth au hameau d'Irougne,...)

 

Ci-dessous, Ilonse de nos jours.

Le chef doit être toujours devant. Jean Bo aurait-il perdu la cadence?

 

En file indienne, nous suivons ce sentier qui s’élève en pente douce vers le col des Fourches.

La troupe réunie reprend son souffle au-dessus de cette batterie d’abreuvoirs réservée aux troupeaux de moutons de la région.

Dans cette première partie d’ascension, nous découvrons une quantité impressionnante de champignons : cèpes des pins, sanguins, que quelques randonneurs aguerris cueilleront sur les conseils de Guy  notre spécialiste es champignon.

Nous arrivons au col des Fourches situé à 1560 m d’altitude, où la pause ‘’banane’’ est décrétée.

Avant la séparation en deux groupes, photo de groupe oblige, tout le monde prend la pause.

Avec quelques longueurs d’avance, le premier groupe progresse au milieu de vastes prairies.

 

Sur les traces du premier groupe, le deuxième groupe marche d’un bon pas et dans la bonne humeur.

Arrivés au pied du Lauvet d’Ilonse, les marcheurs du premier groupe attaquent la montée de celui-ci en ordre dispersé.

Les restes d’un randonneur égaré ?

Au sommet (altitude 1992 m) nos efforts sont récompensés par la découverte d’un panorama grandiose. Jean Bo nous fera observer tour à tour: le Mounier (au second plan ci-dessous), la station de ski de Valberg.

Les vainqueurs du Lauvet posent pour la postérité.

S’en suit, une courte mais dangereuse descente où il vaut mieux ne pas se laisser entrainer par la vitesse au risque de s’étaler sur les nombreuses pierres présentes.

 

Après un temps de repos, nous repartons à travers les mélèzes en direction de la Baisse des Tavanières retrouver les marcheurs du deuxième groupe. Enfin voilà le moment tant attendu : la pause pique-nique.

Implantée sur cette Baisse des Tavanières, nous découvrons une nouvelle enfilade d’abreuvoir servant à alimenter en eau les nombreux troupeaux de moutons appartenant aux bergers d’Ilonse et de Pierlas.

A ce sujet, voici ci-dessous la description et la fabrication d’un objet très utile au berger : le chambis.

Le "chambis" est une sorte de gros collier en bois portant une cloche, la "sonnaille", que portent au cou les bovins et ovins en alpage.

 

On emploie principalement du bois de cytise, sorte d'acacia sauvage trouvé en montagne sur les versants ubac. On le coupe de préférence à la lune vieille comme c'est la règle pour les feuillus, afin d'éviter que le bois se "mite".

Autrefois, les bois étaient débités en planches à la hachette, puis repris avec une plane. Les planchettes de cytise sont mises alors à tremper dans un cuvier dont l'eau est à ébullition. Elles y restent une vingtaine de minutes. Sous l'action conjuguée de l'eau et de la chaleur, le cytise se ramollit. La forme en U évasée est donnée de manière très simple. On  plie ensuite la planchette sur le genou, protégé par une vieille couverture de mieja lana (vieille laine).

Le U est mis en place. Au moyen d'une clef, de fabrication artisanale, un homme recourbe les deux extrémités de la planchette pour former les ailes. Un troisième homme plante deux taquets de fer pour conserver la forme définitive. Les chambis resteront ainsi figés une semaine.

La forme en U plus facile à réaliser était préférée par les anciens. Les ailes plus ostentatoires semblent avoir été introduites plus récemment par les bergers transhumant de Provence.

 

Après la réunification des deux groupes, nos serres files veillent au grain.

Continuant notre route, nous découvrons sur notre gauche toute une zone de marnes noires très insolites.

Nous retrouvons une zone de prairies à hauteur de la bergerie du Clot.

Nous sommes accueillis par un chien Patou amateur de calins semble-t-il.

Le Patou est un chien qui a un caractère particulier.  C'est un chien de garde et de protection, par instinct, qui a été sélectionné par des siècles d'utilisation à la protection des troupeaux de brebis. S'il est fidèle à ceux qu'il aime, il est aussi un protecteur de ce qui est faible. S'il a trouvé sa place naturellement auprès des bergers, il n'a pas été sélectionné sur une aptitude à servir l'homme mais sur sa faculté à s'attacher à ceux qu'il aime et sa faculté à analyser les situations tout seul et à prendre des décisions par lui-même en conséquence, donc à agir selon son idée. Conscient de sa force et d'un courage à toute épreuve, il sait faire fuir le loup ou reculer l'ours. Il veille la nuit comme le jour et préviens par ses aboiements de sa présence. C'est sa première arme de dissuasion. Pour éloigner tout prédateur à quatre ou deux pattes qui ne tiendrait pas compte de lui, il peut d'abord s'interposer puis s'il le faut, mais en dernier recours, aller jusqu'à l'affrontement. Les Chiens de Montagne des Pyrénées qui sont utilisés pour la protection des troupeaux sont le sujet d'une préparation spéciale pour qu'ils ne s'attachent qu'à leurs brebis. Ils ne doivent pas s'attacher à l'homme, pas même au berger et pour cela ils sont rarement caressés, avant le sevrage comme après. Ils sont placés dès le sevrage en bergerie avec de douces agnelles afin qu'il y ait une bonne acceptation réciproque et que se tisse un lien entre le chien et le troupeau. Le berger veille alors et pendant au moins deux ans à ce que le chiot respecte quelques règles comme de ne pas mordiller les oreilles des agneaux par jeu, ou à retourner près du troupeau s'il s'en est éloigné.

 

Une légère remontée constituera la dernière difficulté de cette randonnée, suivie d’une longue traversée à flanc de montagne qui nous ramènera au col de la Sine où sont stationnés nos véhicules.

Nous profitons au passage d'une belle vue plongeante sur le village de Pierlas.

Pour clore cette belle journée, nous ferons un arrêt dans la vallée à Roussillon pour prendre un pot en commun.

 

Merci à Jean Bo qui nous a fait découvrir, pour certains, cette magnifique randonnée alpestre.

 

Merci aux photographes pour leur contribution : Claude, Gérard, Gilbert et Jean-Marie.

Quelques photos supplémentaires:

 

Veuillez noter les éléments de votre prochaine randonnée:

Jeudi 23 Octobre à 8H00: SAINT-VALLIER de THIEY (06). Croix et Col de Cabris. Deux parcours

 

N°1 : L : 17 Km 8. Dh : 480 m. M médio. Jean Masson . 06.09.75.02.01 

N°2 : L : 12 Km 8. Dh : 290 m. M modérato. C Cloutour. 06.81.79.89.39

Repas et boisson tirés du sac.

 

Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction Nice . Quitter l’autoroute à la sortie n° 39 « Les Adrets de l’Estérel » - Continuer sur la D 37 via Lac de St. Cassien et Montauroux – Après le lac au  grand giratoire prendre à droite la D 562 en direction de Grasse

A Val Tignet tourner à gauche et progresser sur la D 11 via St. Cézaire  -  A Spéracédes obliquer à droite et par la D 513  et la D 11gagner Cabris - Là, emprunter la D 4 sur votre gauche via St. Vallier de Thiey - Ensuite poursuivre à gauche sur la N 85 et atteindre Saint-Vallier de Thiey .

Stationner les véhicules sur un des PARKINGS à la sortie du village .

Coût du trajet A R : 104 Kms x 0 € 25 = 26 € + 5 € = 31 Euros        

 

Published by Gilbert
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 00:34

Gorges du Verdon L’Imbut

 D’autant plus que la dernière fois en 2010 , Bruno et Roland avaient décidé de ne pas remonter par le sentier Vidal, renommé comme le plus difficile du Verdon, mais de faire un aller et retour. Joël et Jean ont voulu prendre le risque de faire la « totale » et de remonter par le sentier Vidal, au grand bonheur des participants .

19 randonneurs(euses) se retrouvent sur le parking de l’auberge des Cavaliers.

 

Joël nous présente le profil et le parcours : « descente par le sentier de l’Imbut (430m), puis nous suivrons le Verdon et après le repas nous remontrons par le sentier Vidal qui est très raide. J'ai même prévu la corde au cas où. »

 

Joël nous présente Claude et Jack qui ont rejoint le cercle depuis un mois et leurs deux amis suisses Adi et Albertina qui marceront aujourd'hui avec nous.

Michaël sera le serre-file.

Nous recherchons un peu le départ en dessous du restaurant et c’est parti pour la descente avec des marches dans la pierre blanche, calcaire , au milieu des buis arbuste qui aime les sols calcaires.

Que regardent ils ?

Trois personnes qui font de l’escalade sur les parois face à nous.

Certains réclament la pause banane. « Quand nous serons arrivés au bord du Verdon. » Effectivement une fois arrivés, nous apercevons la passerelle de l’Estellier en arc de cercle très au-dessus de l’eau.Elle a été reconstruite en 2001 pour remplacer celle détruite en 1994 par la crue centennale.

 

 

Elle est pas bonne ma banane...

Nous reprenons notre sentier le long du Verdon avec des montées et descentes pour contourner des rochers,

 

 

 

avec une vue souvent magnifique sur le Verdon.

 

Nous voilà sur la passerelle de l'Estellier

Nous abordons un passage délicat où Joël tient la main pour éviter de glisser. En 2010 l’au arrivait beaucoup plus haut et le passage était très dangereux.

 

 

des  passages en surplomb...

 

Nous atteignons le Styx, goulet étroit où les galets ont creusé des marmites.

Nous arrivons à midi à l’endroit prévu pour le pique nique sur une plage de galets. En 2010 elle était toute recouverte par l’eau et nous avions du rester en haut près du sentier.

Nous sommes à l’ombre au fond des gorges et il ne fait pas très chand. Peu font la sieste

D'autres jouent à faire des cairns artistiques

Certains font et sitôt le repas terminé Joël propose à ceux qui le veulent d’aller jusqu’au bout du Chaos d l’Imbut, voir la résurgence.

9 courageux ou inconscients partent. 

Effectivement c’est un peu acrobatique.

Mais quelles images!

Et finalement beaucoup d’amusement sans danger.

"Conservez encore un peu vos bâtons nous dit Joël" .

Nous reprenons le sentier en sens inverse jusqu’au départ du Vidal.

Joël en profite pour nous parler du Verdon ."Il qui prend sa source près d’Allos et se jette dans la Durance. Il doit da couleur verte à sa richesse en fluor qui favorisent des algues microscopiques qui donnent cette couleur.

Il a été repéré par Martel en 1905 avec Blanc et Janet . Les sentiers ont été aménagés par le Touring club en 1947"

On nous avait prévenu que c’était raide et ça l’est…

mais nous montons doucement et tout le monde suit dans trop de difficulté grâce au câble et au marches pas égales mais bien marquées.

Après les escaliers raides cela se corse avec une cheminée où les derniers bâtons doivent absolument aller dans les sacs. Car il faut se tenir avec les deux mains pour monter.

 

Et là il est permis, voire parfois nécessaire de pousser les fesses de celui qui est devant.

Pour terminer cela sera une échelle quasi verticale.

 

Nous arrivons au bord de la route et Joël propose à ceux qui le souhaitent de repartir par là et aux autres de remonter un peu pour rejoindre le GR. Tout le monde a encore des ressources dans les jambes …

Après une remontée nous arrivons au GR

Arrivés aux voitures nous ne pouvons pas prendre le pot à l’auberge des cavaliers, en congés annuels et nous retrouvons à Comps.

Pour terminer une citation des guides que nous pourrions reprendre à noter compte : « Le sentier de l'imbut et la remontée par le sentier Vidal, offrent le plus beau, le plus spectaculaire, le plus impressionnant et le plus technique des itinéraires des Gorges du Verdon. La plus belle et la plus difficile des randonnées des gorges du Verdon est inoubliable ! Sensations garanties ! ».

Merci à Joël pour cette très belle rando

Merci aux photographes, Jean-Louis et Philippe.

Encore quelques photos.

 

 

l'oeuvre de Michèle

encore des photos des gorges

 

 

 

 

 

 

 

Published by Jean-Louis
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