loisirs
St Tropez 2009
St.TROPEZ-2009 ou 42/43
Après les pluies de la semaine passée qui avaient contraint Bruno à annuler sa rando, nous étions impatients de parcourir le Chemin du
Littoral de St. Tropez avec Jean BOREL. Et ce sont 43 (mais on en reparlera) marcheuses et marcheurs qui se retrouvèrent sur le parking de la chapelle Ste.Anne pour une rando de 17 km et 275 m de
dénivelée.
Nous devions commencer par la visite de la chapelle pour laquelle Jean avait pris rendez-vous avec "le Président des traditions tropéziennes", M.ASTEZAN, personnalité très connue et appréciée à
St.Tropez. Voulant confirmer notre venue, il tenta en vain de le joindre. Finalement il prit contact avec l'Office du Tourisme qui lui appris que ce brave homme était décédé. Heureusement, le
curé de la paroisse acceptait de nous faire visiter cette chapelle. C'est donc le Père MICHEL ( se présente en précisant "Comme la mère Michel")
qui nous accueille avec un
fort accent britannique. Madeleine lui demandant s'il était anglais obtint une réponse sèche et concise, "Non, gallois !". Le père MICHEL nous précisa qu'il était interdit de photographier à
l'intérieur de la chapelle car les ex-voto qu'elle contient intéressent beaucoup les voleurs qui travaillent désormais sur commande.
Construite en 1627, en remerciement
après une très forte tempête, elle appartient à la commune et fut classée en 1951.
Les équipages des
long-courriers montaient ici avant d’appareiller pour solliciter la protection de Sainte Anne, et, à leur retour, ils remontaient la remercier avec des ex-voto. La chapelle n’est ouverte que le
18 mai (dernier jour des Bravades), le 26 juillet (la Sainte-Anne) et le 15 août (Libération de 1944). Cet édifice aux formes simples, de pur style provençal, entouré de cyprès, de pins et de
chênes, surplombe la mer et la campagne. Il règne sur cette colline une quiétude et une harmonie rares avec une vue superbe sur St.Tropez et la baie.
Les ex-voto sont des tableaux
représentant surtout des navires en difficulté, particulièrement de gros voiliers, quelques maquettes de bateaux et les fers et carcan d'un ancien prisonnier du bagne
d'Alger.
Après avoir remercié le Père MICHEL, Jean rassemble sa troupe pour , dans un premier temps, accueillir Ginette une petite nouvelle, et ensuite présenter le programme de la journée.
Il est 9 h 40 lorsque nous quittons la chapelle Ste Anne pour nous diriger vers le centre ville avec passage par
la célèbre place des Lices, puis les quais G.Peri, Suffren, Jean Jaurès, F.Mistral.
Partant plein est, nous abordons le bord de mer par la tour du Portalet puis la Tour Vieille. C'est là que nous ferons la photo du groupe (enfin, la première !). Les travaux de la station d'épuration nous oblige à un petit, tout petit détour et en longeant le célèbre cimetière marin, nous avons la première vue de la baie, avec, au delà de Fréjus et St.Raphaël,
le Mercantour et les Alpes jusqu'à l'Italie. Un peu de brume n'arrive pas à masquer les montagnes enneigées. Superbe.
Nous poursuivons le sentier du littoral avec ses montées et descentes qui seront le fil rouge de cette journée. Leur cumul conduira à cette dénivelée assez importante pour une balade en bord de mer.
Mais il est temps de faire la pause matinale qui reprendra le nom de "pause
banane", Jacqueline ayant réhabilité ce fruit délicieux et plein de vertus. Jean nous commente quelques hypothèses sur l'origine du nom de la ville.
Plusieurs légendes expliquent
l'origine de St. Tropez. La plus généralement acceptée est celle de TORPES (d'ou St.TROPEZ),italien de Pise, intendant du plais de Néron, décapité en 68 pour ses convictions religieuses. Son
corps jeté dans une barque vint s'échouer sur une place près de la cité gallo-grecque de Heracléa Caccabaria l'antique Saint-Tropez.
Une variante "laïque" assure que par une nuit d'orage, la figure de proue d' une tartane vint s'échouer près d'un petit village de pêcheur. Ceux-ci décidèrent d'adopter ce buste comme patron de leur communauté. Il lui donnèrent le nom de San Trovato," Saint Trouvé" en provençal, qui par déformation, devint St.tropez.
Enfin la troisième version, nettement" païenne" celle-là, prétend
que San Trovato ne serait qu'une statue d'Hermès, fortement sexuée, christianisée d'un coup de hache.
Une chanson populaire dans la
région, reprend cette légende.
A partir de là, un petit groupe de 7, constitué de quelques "convalescents", lâchera le gros de la troupe afin de réduire la rando. Il continueront ainsi jusqu'au delà de la Madrague puis feront demi-tour. Rendez-vous à la chapelle ce soir.
Le sentier va nous réserver des surprises : deux superbes voiliers échoués en mauvaise position suite à la dernière tempête et des tas de posidonies échouées sur la plage de Canoubiers pour la même cause.

A la hauteur de la
Madrague de Brigitte Bardot, le sentier s'écarte un peu du rivage mais il le retrouve rapidement épousant criques et calanques, entre 5 et 10 m au-dessus de l'eau ,longeant de superbe propriétés.
La cadence est rapide. Si Françoise et Dominique ne sont pas présents aujourd'hui, Francis les remplace efficacement et entraîne le groupe à une forte allure. Nous marchons la plupart du temps à
l'ombre du cap St Pierre, mais il ne fait pas froid. Arrivant à l'extrémité nord de la presqu'île, la pointe de la Rabiou, nous obliquons sud-est et commençons à ressentir un net refroidissement
de la température à cause d'un vent soutenu. Nous garderons cette situation jusqu'au cap du Pinet. Peu de fleurs dans ce paysage surtout minéral.
Quelques jolies petites fleurs
bleues que Jean-Marie identifiera comme une variété de crocus et dont le
nom latin, trouvé dans la littérature, serait Romuléa Bulbocodium (info pour
Daniel ROYER) et quelques fleurs de "Griffes de sorcière" blanches, plus rares, et violettes.
Sur la première grande plage, celle de la Moutte, le paysage est rendu étrange par des tas de posidonies dont la
base est constituée de végétaux tassés et certainement très anciens. C'est aussi dur que du bois.
La marche sur le sable est épuisante et certains cherchent un sol plus ferme à la limite de l'eau.
Nous reprenons le sentier et après quelques criques, Jean décide de s'arrêter pour le pique-nique. Afin de se
protéger du vent, le groupe se fractionne, soit en haut dans les buissons soit en bas, le long des rochers. Il n' y a plus de joueurs de cartes dans ce groupe et après le café
Marinette nous offre des gingembres confits : costauds…! Avec ça on va foncer (encore plus, est-ce possible !) cet après-midi.
Jean donne le signal du départ et
entreprend, dans la descente de la plage des Salins, en bon berger qu'il est, de compter son troupeau. Après plusieurs tentatives (ça bouge tout le
temps ces animaux là !) il est évident que nous sommes 35. Or 35 + 7(les "convalescents") ça ne fait que 42 alors que étions 43 au départ. Par téléphone, il joint le groupe de 7 pour vérifier
qu'ils ne sont pas 8. Non ils sont bien 7 ! 
L'arithmétique est implacable. Vérification par les chauffeurs, personne ne manque. Certains émettent l'hypothèse que le Père MICHEL avait été compté avec les marcheurs … D'ailleurs il semble
difficile sur l'étroit chemin du littoral d'égarer une brebis.
Et nous repartons sur notre sentier étroit toujours à forte allure, avec encore plus de montées et de
descentes, arbres couchés en travers, racines traîtresses, etc. Pas question d'admirer le paysage, ce sont plutôt les pieds qu'il importe de
surveiller.
D'ailleurs certains d'entre nous regretteront cette cadence soutenue qui ne nous permet pas de profiter de cette côte superbe. Quelques petits arrêts contemplatifs auraient été les
bienvenus.
En face de nous apparaît le cap Camarat et les plages de Pampelonne. Redescendant vers la plage de Tahiti, Jean déclenche une pause avant de remonter vers la Chapelle Ste Anne.
Il ne nous
reste plus que 3 km environ pour retrouver le groupe des 7, le parking et nos voitures. Jean a trois solutions à nous proposer : Le chemin de la fille d'Isnard, 3 km de bitume, le yacht d'un
milliardaire, mais il n'y en pas dans le coin, du stop dans la voiture d'une belle mais, bien que nous soyons à St Tropez, il n' y en a pas à l'horizon. Conclusion, en avant sur le bitume !
Sur chemin du retour, nous allons découvrir
le restaurant "Chez Madeleine", ce qui méritait bien une photo de ...notre Madeleine. Enfin nous
retrouvons le groupe des7 jouant aux cartes près de la chapelle.
Mais nos aventures ne se terminent pas là. Rendez-vous est pris pour notre pot de l'amitié aux Issambres dans le
bar où nous avons nos habitudes. Débarquant à 43, non, c'est 42 n'oublions pas, c'est un peu l'affolement, le patron étant seul pour prendre les commandes, préparer et servir ce qui entraînera
d'abord quelques chocolats au Nescafé, peu appréciés, jusqu'à ce que
Nicole OUDART prenne les choses en mains, recueille les commandes et passe derrière le bar alors que quelques bénévoles font le
service. Quel professionnalisme ! Quant à la préparation de l'addition, imaginez la pagaille. Mais tout ceci finit par s'arranger.
C'est Francis qui tirera la conclusion de cette journée : " Dans le groupe on a tout pour bien fonctionner, une comptable qui sait gérer les sous, une barmaid efficace…mais personne qui sache compter les marcheurs !"
Merci Jean pour nous avoir permis de découvrir ou redécouvrir cette presqu'île magnifique.
Merci aux photographes Jean BOREL, Gérard CHARPY, Jean-Marie CHABANNE,Bruno GUERIN et Claude LALANDE.
La semaine prochaine, le jeudi 19 mars, Bruno GUERIN nous conduira à MONTFERRAT FAVAS.
Chut ! Ecoutez…vous approcherez 4 villages fantômes,
alors faites silence, car si vous tendez l'oreille, vous entendrez peut-être les vieilles pierres vous conter la vie au temps du
Moyen-Age. Voici ce que vous réserve cette rando à Montferrat( Notre-Dame- de-Beauvoir/ Favas (83)-Durée : 5 h00- Longueur : 17,3 km- Dénivelée : 520 m- Moyen/MEDIO- Pique-nique - Responsable : Bruno
GUERIN
Photos en bonus :
Le célèbre cimetière marin.
Les posidonies de la plage des Canoubiers.

Gracieuses.

Bruno, recules un peu s'il te plait.

Sentier encombré mais superbe photo signée Bruno.

La base des blocs de posidonies sur la plage de la Moutte.

Oui ce sont de vrais rochers, issus de la rupture de la falaise.

Les algues vertes.

Dernière photo du groupe près de la chapelle Ste.Anne
Castillon - Le Mont Razet - 26 février 2009
Castillon – Le Mont Razet
Aujourd’hui Jean Borel nous emmène à Castillon, dans l’arrière-pays de Menton. « Nous
découvrirons les vestiges de l'architecture militaire qui truffent littéralement le site de la "Pierre Pointue" et surtout la baie de Menton qui monopolise le regard tout au long du
parcours ». Nou
s atteindrons le Mont Razet (alt. 1281 m), au cours d’une randonnée de 10,25 km pour un dénivelé de 740 m. Pour les
« petites jambes », Jean a prévu un parcours réduit de 7,8 km et 500 m de dénivelé. Nous voici 23 randonneurs sur le parking du col de Castillon. Jean constitue ses deux groupes.
« Ceux qui vont dans le premier groupe, venez vers moi. Attention ça va
aller vite ! » prévient Jean. No
us voici 12 courageux – ou
téméraires ? - devant l’église du vieux Castillon.
Les 11 autres rejoigne
nt Daniel Royer qui conduira le deuxième groupe. Notre groupe démarre sans perdre de temps. Nous suivons une petite route qui grimpe vers le Nord.
Nous attaquons cette première côte à vive allure. « Tiens, les deux
blogueurs sont dans le même groupe » constate Jean. Mais le problème (si c’en est un) est vite réglé. Jean-Marie trouvant la
cadence trop élevée, décide d’attendre les petites jambes. Presque aussitôt, la pente s’adoucit … et notre cadence aussi ! B
ientôt notre route oblique
vers l’Est puis se prolonge par un sentier de crête. « Qu’est-ce que ça
grimpe ! » « Ca va être pire ! » rép
ond Bruno. Petite pause, pour une photo de
groupe avec Castillon en arrière-plan. Jean nous parle de ce village. « Entièrement
détruit lors du séisme de 1887 puis reconstruit. Ruiné à nouveau lors des terribles bombardements de 1944, il a été reconstruit en contrebas du col de Castillon et a su attirer de nombreux
artistes et artisans créateurs ». No
us reprenons notre grimpette. Le ciel est
dégagé, le soleil brille, c’est le bonheur ! D’autant que voici le moment tant attendu : la pause casse-croûte. Jean en profite pour nous conter l’histoire du viaduc du Caramel.
« Le viaduc reste un des derniers vestiges de la ligne de train qui reliait Menton à Sospel. Depuis longtemps des projets avaient envisagé cette ligne. Le viaduc est construit en 1910 et la ligne inaugurée en 1912. Mais elle est concurrencée par la ligne Nice-Sospel-Cuneo. Et moins de 20 ans plus tard, son exploitation est arrêtée ».
Nous poursuivons par un chemin en lacets qui court dans des éboulis au pied de barres calcaires. A
u-dessus de nous se dresse un
éperon rocheux à la forme étrange. C’est le site de « la Pierre Pointue » où nous pique-niquerons tout à l’heure. Encore quelques lacets et nous rejoignons un chemin qui mène à la
Pierre Pointue. (Ce site, ancien poste de la ligne Maginot, est encore truffé de blockhaus,
galeries, casemates ou autres tourelles.) Jean nous montre le Mont
Grammont (alt. 1378 m), situé juste à la frontière italienne. Il e
nvisage d’en faire un but de randonnée. Avis aux amateurs ! Puisque c’est ici que nous allons retrouver le
2ème groupe, ayons une pensée pour eux. Que deviennent les « petites jambes »?
Jean-Marie nous raconte : « Après avoir absorbé Jean-Marie, le groupe continue sa progression. A une bifurcation Daniel part à droite sur
un chemin en restanques … qui ne débouche nulle part ! Le GPS indique que nous sommes trop à droite. Daniel essaie de corriger le tir mais la restanque nous conduit encore plus à droite. Un
point GPS indique qu’il faut remonter carrément à gauche. Daniel et Jean-Marie partent à travers les broussailles, laissant le groupe faire la pause matina
le. Après avoir durement crapahuté, Daniel
parvient au chemin. Il laisse Jean-Marie et repart chercher le groupe. Le sifflet de Jean-Marie permet au groupe de se diriger et les 11 rescapés retrouvent le chemin et Jean-Marie qui les
attend. Le groupe repart mais Jean-Marie est très essoufflé. Après deux arrêts où il tente de récupérer, il décide de redescendre av
ec Yvette. » Que deviendront les
Petites Jambes ? Les retrouverons-nous pour pique-niquer ? A suivre…
« Au fait, puisque nous allons revenir ici, ne peut-on pas laisser nos
sacs ? suggère Dominique. « Non, ce n’est pas prudent. D’ailleurs, dit Jean, je dois garder le mien, car je transporte la trousse à pharmacie. C’est vrai, je ne m’en suis
jamais servi… » Mais on ne sait jamais ! Nous abandonnons le sentier pour
suivre la crête (ou arête sommitale) qui conduit au mont Razet. N
ous grimpons parmi les rochers avec en point de mire le sommet. Comme le montre cette photo. Pas exceptionnelle la photo, sauf que
Gérard, qui s’est écarté du sentier pour la prendre, trébuche et se heurte le tibia sur un rocher. « Plus de peur que de mal » pense-t-il en se relevant. Mais sous son pantalon, il
découvre une jolie plaie bé
ante. Aussitôt les secouristes l’entourent : Bruno, Roland et Jean qui accourt avec sa trousse à pharmacie. Saluons ici le sang-froid avec lequel ils le soignent, malgré la
vision de la plaie sanguinolente, bien ouverte jusqu’à l’os. Roland prépare les strips, Gérard serre les lèvres (de la plaie), Bruno pose les strips. Et pour finir Jean emmaillote le tibia dans
un superbe bandage. Ca y est, l’intermède est fini ! Reprenons un peu de hauteur ! Direction le m
ont Razet ! que nous atteignons
rapidement. Un superbe panorama nous attend. Les photographes (très nombreux aujourd’hui) mitraillent dans tous les sens : voici le groupe, les pieds dans la neige, le groupe sur fond de
montagnes enneigées, le pansement de Gérard en premier plan. Nous savourons notre victoire. Nous atte
ignons ensuite le deuxième sommet du mont Razet (alt. 1287 m). A la descente, Jean cherche en vain
le chemin, sans doute masqué par la neige. C’est donc une séance de hors piste qu’il nous propose. Sur une pente couverte de grandes herbes bien glissantes, parmi « les taillis de charmes houblons et les bosquets d’alisiers qui couvrent les flancs escarpés du mont Razet » (*). Autrement dit dans un fouillis de
branches
d’arbustes
qui nous fouettent, nous agrippent. Chacun cherche son chemin comme il peut. Soudain Monique glisse et exécute un double roulé-boulé arrière (double salto raté selon certains) avec sortie à plat
ventre dans l’herbe. Heureusement elle se relève sans bobo. A
près ce passage périlleux, nous retrouvons un sentier praticable. Il nous mène à la baisse de Scubion. Devant nous un champ de neige et à
l’horizon le Mercantour.
Nous preno
ns sur la
droite un sentier qui descend par le flanc nord du Mont Razet. Nous avons un bon kilomètre à parcourir le long de ce versant. Versant nord = versant froid. De fait le sentier est enneigé. La
neige est bien dure, gelée par endroits, glissante de partout. Et en cas de glissade, on irait tout droit dans le ravin ! Francis et
Nicole ouvrent la marche. Nicole se fabrique
une paire de bâtons pour assurer sa stabilité. Après quoi, il suffit d’avancer à petits pas, en essayant de conserver son équilibre sur cette piste damée (damnée piste, oui !). «Nous aurions dû
prendre des crampons » dit Jean. A jouer ainsi les é
quilibristes, ce kilomètre nous semble un
peu long. Enfin le sentier tourne à droite. Voici le col de Roulabre (alt. 1094 m). Voici le flanc Est ensoleillé du mont Razet. Et la fin de nos ennuis ! Nous descendons jusqu’à la Pierre
Pointue où nous retrouvons le deuxième groupe (réduit à 10). Voici le temps du repos et du pique-nique. Nous sommes confortablement installés au soleil, quel rêve ! Mais le chemin
est
encore long. Nous
repartons d’abord à flanc de coteau sur le flanc Sud et Ouest du Mont Razet, puis en descente plus rapide jusqu’au col de Castillon. Rien à signaler si ce n’est quelques chutes sans intérêt. A
l’arrivée nous retrouvons Yvette et Jean-Marie, qui a eu le temps d’écrire le blog des « petites jambes ». Et pour finir cette belle journée, allons prendre un pot à Monti, sur la route
du retour.
Merci Jean pour cette très belle randonnée aux multiples péripéties. Merci à Daniel pour l’attention qu’il porte à ses « petites jambes ».
Enfin un grand MERCI à mes secouristes : Bruno, Jean et Roland. Le soir même, le médecin urgentiste examinant mon tibia, dira en voyant les strips posés par Bruno: « C’est du bon boulot. Il n’y a rien de plus à faire. Vous pouvez les féliciter de ma part ! » Ce qui est fait. Gérard.
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Claude LALANDE, Francis OUDARD, André TUPIN.
(*) Extrait du site http://randoxygene.org/
Encore quelques photos : 
Dans la
neige

Descente dans
la
neige
Au pique
-nique
Rochers et
falaises

Prochaine sortie : Jeudi 05 mars - De MALPASSET (Les Arcs Escoffier) à l'Aire de l'ESTEREL
Randonnée classique sur sentiers, chemins et pistes en passant par le lac et les gorges de l'AVELLAN.
Pique-nique.
Durée : 4 h45 - Longueur : 19,4 km - Dénivelée : 687 m- Niveau : Moyen /MEDIO
Responsable : Bruno GUERINLe Lac de St.CASSIEN-19 Février 2009
Lac de St.CASSIEN
Non, je ne me suis pas trompé de titre ! La rando prévue à Belgentier a été annulée,
Bruno GUERIN étant, au dernier moment, indisponible. Mercredi soir, Jean BOREL a donc improvisé une rando de dépannage au Lac de St.CASSIEN, une grande classique dans la région : 18,5 km et 450 m de dénivelée. Par contre il a innové en faisant tourner la boucle à l'envers de la théorie. Pourquoi pas ! En fait, elle est ainsi plus facile
car une fois franchie la grande côte de l'Ubac de Peillon ( environ 2 km) il ne reste plus que de la descente et du plat.
Bravo pour cette
initiative.
7 marcheuses et 15 marcheurs se retrouvèrent sur le parking de Fondurame à 8 h 30 et là Mesdames vous n'avez
pas fait fort, mais il paraît qu'il y avait la qualité à défaut de quantité : à voir ! Un
record, nous ne sommes jamais partis si tôt. ( Le départ de Boulouris avait eu lieu à 7 h30, heure ô combien matinale mais nécessaire pour aller à Belgentier).
Jean BOREL a accueilli ROLAND, un "petit nouveau" en préparation
d'un diplôme d'accompagnateur de randos (FFRP).
Il a sorti le grand jeu avec présentation de toute l'équipe, sans aller jusqu'à indiquer les adresses mail et les numéros de
téléphone, trop compliqué, et nous avons évité de justesse …les âges.
Il fait bien gris et les photographes ne vont pas être à la fête. Il ne fait pas bien chaud, environ 5 à 6 °. Pourvu qu'il ne pleuve pas !
C'est parti et je ne sais vraiment pas quoi vous raconter car les trains qui arrivent à l'heure ne passionnent
personne. Et là, notre train, s'il n'était pas de sénateur, grâce à Françoise et aux deux Dominique qui
ont foncé comme d'habitude,
n'a pas posé de problèmes aux marcheurs.
Lorsque nous arrivons en haut de la côte, l'espace est envahi de crottes de mouton. La pause matinale eu lieu
auprès d'un point géodésique que Gérard a gardé consciencieusement pendant toute la durée
de l'arrêt. ( ces machins-là plaisent beaucoup à Jean : réminiscence de son ancien
métier)
Après la grande descente , où deux patous sont venus nous renifler, nous traversons les Esterets du lac, petit
village-dortoir dépendant de la commune de Montauroux et nous rejoignons la grande piste qui longe toute la rive occidentale du lac. Jean profite d'une pause pour nous renseigner sur le lac de St
Cassien.
*Situé plus au nord que le barrage de
Malpasset, et construit après sa rupture tragique, entre 1962 et 1965, il fut mis en service
en 1966, créant un lac artificiel. À l'origine, la retenue de Saint-Cassien alimentée par un canal de dérivation de la Siagne dans sa partie moyenne, et accessoirement le Riou Blanc (Biançon), devait
suppléer les insuffisances de celle de Malpasset, alimenté par le Reyran, et garantir l'alimentation en eau des cités du sud-est
du Var et de l'extrême sud-ouest des Alpes-Maritimes. Volume d'eau normal 60.000.000 m3-Superficie 430 ha.
Le barrage est de type digue (en terre). Il culmine à la cote 158.50m NGF. Sa cote nominale de retenue est à 117,35 m et sa cote minimale de réserve utile à 138,50 m. Le 16/09/2006, du fait de la sécheresse, il a atteint sa cote la plus basse : 139,92 m. Outre sa fonction de réserve d'eau, il sert aujourd'hui à alimenter une usine hydroélectrique gérée par EDF .
Comme la retenue de Malpasset auparavant, il
recouvre dans ses flancs sur 7 kilomètres l'aqueduc romain de Mons à
Fréjus dans lequel fut installé en
1894 une conduite moderne en ciment. En 1988, dans sa partie Ouest, fut créée la réserve Ornithologique de Fondurane
de 43 hectares gérée depuis par le C.E.E.P (Conservatoire Etudes des Ecosystèmes de
Provence).
L'eau du lac de St-Cassien, comme celle des autres lacs de la région est très trouble en surface, et très froide et sans oxygène ni faune ni flore après 10 mètres de fond. Jean BELLACHES la qualifie "d'épaisse". La faune y est riche en poissons, en oiseaux sédentaires ou migrateurs, en écrevisses, en coquillages (anodontes), en batraciens, en insectes (cigales), en poissons : le lac de Saint-Cassien est devenu un haut-lieu de la pèche à la carpe, tandis que de très gros silures viennent à l'affût se cacher à l'ombre des vestiges romains engloutis (Et dont les photos impressionnantes décorent le restaurant "Le bois de CALLIAN" sur l'autre rive).
Mais c'est l'heure de se restaurer et nous rejoignons le bord du lac pour trouver notre coin pique-nique. Pas
évident.
Tout un vol de mouettes (ou de goélands) faisant un vacarme caractéristique s'est posé un peu au nord de notre installation pendant que deux esquifs à 4 rameurs, accompagnés d'un canot à moteur fendent l'eau lisse, un vrai miroir.
Le temps est toujours couvert mais Jacqueline va nous offrir un délicieux
vin d'orange réconfortant, merci beaucoup. Le repas sera vite expédié car, à l'arrêt, il ne fait pas très chaud. Jean s'attarde pour
donner des infos à son
"stagiaire" alors que le groupe s'impatiente, "chambrant" un peu Jean qui doit respecter son temps d'arrêt obligatoire de milieu de journée, comme un vrai routier (où est son disque de contrôle).
Il ne reste plus que 5 km environ pour retrouver nos voitures. Pourtant ils paraîtront un peu long à certains tant le chemin épouse la rive du lac, très découpée à cet endroit.
Miracle, le soleil réapparaît alors que le chemin, sur ce versant nord est encore recouvert de glace.
Enfin, voici le meilleur moment de la journée, celui où on retire les chaussures.
Aujourd'hui, il n'y aura pas de pot de l'amitié car tous les "troquets" du bord du lac, même le Bois de Callian sont fermés.
Merci Jean d'avoir organisé ce dépannage de dernière minute. Finalement cette rando, soi-disant classique, était inconnue de la majorité des marcheurs et... encore bravo de l'avoir faite dans ce
sens.
Un petit salut à Bruno : reviens vite !
Merci aux photographes Gérard CHARPY, Daniel MANGIN et Jean-Marie CHABANNE,
*http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_Saint-Cassien#Toponymie-Topographie_du_lac_de_retenue_E.D.F._de_Saint-Cassien
La semaine prochaine, Jeudi 26 février à 7 h 30 Jean BOREL, assisté de Daniel ROYER, nous conduira à CASTILLON
(06)- Le Mont RAZET(1286)
Nous découvrirons les vestiges de l'architecture militaire qui truffent littéralement le site de la "Pierre-Pointue" et surtout la baie de MENTON qui monopolise le regard tout au long du parcours. Deux parcours seront proposés (pique-nique au même lieu et à la même heure pour les deux groupes).
Repas et boisson à sortir du sac
Parcours n°1 : Longueur : 10,25 km-Dénivelée : 740 m- Niveau : Moyen ALTO
Parcours n°2 : Longueur : 7,8 km-Dénivelée : 500 m- Niveau : Moyen MEDIO
Quelques images en bonus
Roland, un futur guide-accompagnateur
Les oiseaux
Joli reflet sous un ciel bien gris

Fin de rando sur un sentier qui n'en finit pas

(avec le sourire)Les trois "Chaperons rouges", où est le vilain méchant loup ?

Le meilleur moment de la rando !
Eze - Le Mont Bastide - 12 février 2009
Eze – Le Mont Bastide
Ce matin, au clair de la lune, notre petit groupe se presse sur le quai de la gare de Boulouris. Le train de 7h14, dans
lequel certains ont pris place depuis Saint Raphaël, nous emmène à Eze-sur-Mer. Nous serons 26 dans le train. Jean nous prévient : « Nicole nous quittera en cours de trajet, car elle est dispensée de marche » (dispense en bonn
e et due forme, accordée par qui de droit). « Elle nous rejoindra au resto ». Car Jean nous propose aujourd’hui une
randonnée-restaurant. Nous partons donc le cœur léger et le sac de même. Il est 9 heures quand nous débarquons à la gare d’ Eze-sur-Mer. Jean nous
précise le programme : « Nous allons grimper au-dessus d’Eze jusqu’à
atteindre la route de la Moyenne Corniche. Là, ceux qui le souhaitent (j’en connais déjà une !) pourront rejoindre Eze-Village où
nou
s déjeunerons. Les autres feront un détour par le plateau sommital du Mont Bastide (alt. 566 m)». Dès la gare, nous attaquons les premières
marches, avec en ligne de mire les sommets qu’il nous faut atteindre. Très vite nous comprenons ce que sera cette journée. Jean nous a d’ailleurs prévenu : « Ce sera une rando très courte ! Mais ce ne sera pas un faux plat montant ! C’est une
rando toujours en pente ! Pente montante ce matin et descendante cet après-midi ! ». Mais p
our une journée de marche, ce sera une journée de marches ! Hautes, moyennes, irrégulières, plus ou moins stables, que de marches ! Malgré l’air frisquet, nous
avons vite fait de nous alléger de quelques vêtements. Profitons-en pour admirer la vue sur la mer et la station d’Eze Bord de Mer. Jean nous conte
son histoire : « Déjà sous l'Antiquité, les riches familles patri
ciennes y prenaient les eaux et les
caboteurs romains y trouvaient un abri salutaire. Mais c’est à la fin du 19ème siècle qu’Eze Bord de Mer renaîtra sous la forme d'une station balnéaire. Eze attire et devient le point de chute
favori des promeneurs niçois. Eze sur Mer devient internationale en accueillant une colonie russe désirant échapper aux massacres de la révolution de 1917. Un des plus importants témoignages de
leur installation est sans nul doute Le Cap Estel, romantique demeure d'un Prince russe. Aujourd'hui, avec ses villas aux façades rehaussées de frises peintes, Eze Bord de Mer a su conserver le charme de
la Belle Epoque». (*)
Nous reprenons notre sentier – eh oui, c’en est fini des marches … pour l’instant ! – qui grimpe
parmi les chênes verts. Encore quelques lacets et nous atteignons la route de la Moyenne Corniche. « Vous ferez bien attention à la traversée ! » nous a prévenu Jean. Mais le silence règne. Pas une seule voiture sur la
route ! Nous n’en verrons que deux ou trois, le temps de notre pause casse-croûte. Peut-être la circulation est-elle bloquée, pour cause d’éboulements ou de travaux ?
« Nous voici à peu près à mi-côte » nous dit Jean. « Qui
choisit de rejoindre directement Eze-Village ? » Ils sont quatre à opter pour le circuit court. Le reste du groupe (nous
ne so
mmes plus
que 21) traverse la route désertée. Puis nous reprenons notre grimpette sur un sentier caillouteux, bien ensoleillé. Au milieu des genets et des cistes cotonneux. Nous approchons à présent de la
route de la Haute Corniche. Nou
velle petite pause. Jean nous parle de l’Esplanade du Mont Bastide : « Sur
cet emplacement exceptionnel se trouve un amphithéâtre rappelant le site archéologique du Mont Bastide qui le surplombe. Pour certains il fut occupé dès le néolithique. Transformé en éperon
barré, face à la mer, il était difficilement pre
nable. Vers 200 avant JC, les ligures y élevèrent un castellaras, ensemble de cases en
pierre sèches entourées d'une enceinte continue, servant de refuge pour les pasteurs et leurs troupeaux. Au 1er siècle de notre ère, il est transformé en oppidum, pour surveiller la voie
héracléenne reliant Rome à L'Espagne. Le mont Bastide sera occupé jusqu'à la fin du 3ème siècle après JC par les garnisons romaines qui l'abandonneront au profit de Cimiez dans l'actuelle
Nice. » (*)
Quelques mètres plus loin, nous découvrons les montagnes du Mercantour et ses sommets enneigés. Et Jean nous
montre … devine
z quoi ! Le Mont Mounier, le petit et le grand Mounier, sommet mythique ! Certes un peu moins mythique depuis que nous
l’escaladâmes en juin dernier. Enc
ore quelques mètres à grimper et nous atteignons la cime du Mont
Bastide, « apothéose de
cette randonnée, dont le plateau sommital offre un panorama grandiose sur la
mer et les sommets du Mercantour ». Qu
el paysage magnifique ! D’un côté, vue plongeante sur Eze Bord de Mer, avec plus loin la presqu’île de St Jean Cap Ferrat. De l’autre côté, vue sur l’arrière-pays avec au loin le Mercantour. Bien sûr une photo de groupe s’impose !
Il est 11
h30, nous redescendons en direction d’Eze-Village. Soudain, au détour du sentier,
nous apercevons le village et son église ocre clair. Perché en nid d'aigle au sommet d'une imposante et superbe falaise. La descen
te est raide par endroits et
notre sentier très accidenté. Nous croisons un groupe d
’Anglais, dont Jean nous dira qu’ils rebroussent chemin, car … il n’y a plus de
chemin ! Par
suite d’éboulements le passage est impossible. Mais impossible n’est pas français !! Et Jean cherche une solution … et la
trouve ! Par un passage un peu sportif (mais nous le savions : aujourd’hui c’est une rando « sportive » !), nous rejoignons
le sentier. La descente se poursuit juste au-d
essus de la Moyenne Corniche. Nous atteignons enfin la route. Avant de la traverser, Jean photographie le groupe, aligné en rang
d’oignons. Et nous arrivons au restaurant où nous nous installons. Nous voici 27 à table. Eh oui, 21 + 4 (ceux du raccourci) + 2 (Nicole et sa fille), cela fait bien 27 ! Il n’y a pas à
dire, la marche,… les
marches, ça creuse. C’est avec appétit que nous savourons salade niçoise,
blanquette de veau, fromage et tarte. Après cet excellent repas, rien ne nous presse. « Ceux qui le souhaitent peuvent visiter le village. Vous avez une bonne demi-heure. « Par petits groupes, nous allons faire un tour dans la vieille ville. « Petites ruelles de pierres, passages voûtés, maisons de pierres superbement restaurées, plac
ettes ombragées, fontaines
anciennes rafraîchissantes, vous irez d'émerveillements en émerveillements. Tel un décor de théâtre, le village vous semblera presque faux tellement il
est beau... ! » (**) Si l’on veut voir le
Château, le jardin Exotique, Eze-Village mérite beaucoup plus qu’une demi-heure de visite ! Mais le sentier de Nietzsche nous attend. Peu
avant le déjeuner, Jean nous a parlé des personnages illustres d’Eze : Frédéric Nietzsche séjourna à Eze où il termina « Ainsi parlait Zarathoustra ». Plus proche de nous
peut-être, Francis Blanche repose à Eze. Jean nous en a lu un très joli poème, dont les derniers vers "Laiss
ez-moi dormir, j'étais fait pour
ça…" sont inscrits sur sa tombe. Mais revenons à Frédéric, car il a donné son nom au sentier qui nous ramène à la gare
d'Eze-sur-Mer. Ici à Eze, Nietzsche a écrit : « Ici je croîs au soleil, comme la plante y croît ».
Et il ajoute : "Cette magnifique plénitude de lumière a sur moi (…) une action quasi miraculeuse." Action miraculeuse pour nous aussi, qui nous fait crapahuter chaque jeudi, par monts et par vaux.
Et dévaler cette longue descente, pleine de marches douloureuses pour nos articulations. C
ombien en aurons-nous
grimpées ou descendues aujourd’hui : des centaines,… un millier peut-être ! Sommes nous pressés par le temps ? Par le mauvais temps peut-être, car le ciel se couvre. Mais pas par
les horaires de train. Nous avons largement le temps de prendre un pot avant d’attraper le train de 16h28. Et nous arrivons à Boulouris sous un ciel d’encre. Fatigués mais
heureux !
Merci Jean pour cette très belle randonnée aux paysages splendides.
(*) Extrait du site http://www.eze-riviera.com/
(**) Extrait du site http://www.provenceweb.fr/
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Daniel MANGIN, Jean-François ZISSEL.
Encore quelques photos :
Falaises
au-dessus d'Eze
Au-des
sus de
la Moyenne Corniche
Vue
sur le
Mercantour
Au-dessus de la Moyenne Corniche
Eglis
e
d’Eze


Au restaurant
Prochaine sortie : Jeudi 19 février – BELGENTIER (83) - Les Dolomies
Départ des véhicules pour une journée-rando en boucle dans la Forêt Domaniale de Montrieux (83). Le GR suit un moment la courbe de niveau et vient sortir au milieu d'un chaos de rochers dolomitiques aux formes étranges. Ravinée et caillouteuse par endroit en fin de parcours. Nous ferons une visite à la coopérative "La Belgentièroise" pour ses olives de table dites de confiserie.
Repas et boisson à sortir du sac.
Durée : 4 h - Longueur : 11,1 km - Dénivelée : 600 m - Niveau : Moyen MEDIO
Responsable : Bruno GUERIN
Les Hauts du Rayol - 29 janvier 2009
Les Hauts du Rayol
Aujourd’hui la météo nous promet un beau soleil. C'est le temps idéal pour la randonnée de bord de mer que Jean Borel nous propose au
Rayol-Canadel. Pourtant nous ne sommes que 19 randonneurs sur le parking du Rayol. Tant pis pour les absents ! Mai
s parmi ces 19, nous avons le
plaisir de retrouver Bruno qui nous avait abandonné pendant 3 semaines. Pour célébrer son retour, Jean le nomme serre-file. Puis il nous présente le profil de la ra
ndonnée : moins de 500 m de dénivelé et à
peine 15 km. Ce sera une rando "moyenne".
Pour com
mencer
découvrons Le Rayol. Face à la mer, le Rayol Canadel s'étend dans un cirque naturel de verdure, avec au nord le Massif des Maures et au sud, le littoral
rocheux formé de caps, criques et baies abritant 4 plages de sables fins. Le site est magnifiquement boisé (80% de la commune) de forêts de chênes-lièges, de bruyères et de mimosas au sein
desquels se dressent de belles propriétés méditerranéennes. Nous nou
s rapprochons de la mer afin d'emprunter l'Escalier Monumental du
Rayol. Au départ, cet escalier, construit en 1925, menait au Rocher du Drapeau – où nous grimperons tout à l'heure
-sur lequel était planté l'emblème français. Mais aujourd'hui, on ne distingue plus que "l'escalier du Centre" et "les degrés de la Mer" qui descendent sur la plage du Rayol. Nous grimpons donc "l'escalier du Centre",
bâti en schiste du massif des Maures et décoré de vases en terre cuite. Il débouche sur une pergola circulai
re : le Pateck. Puis nous allons voir l'église du Rayol, à l'extérieur de laquelle des gradins permettent d'assister à la messe en plein air. Mais il est temps de marcher. "On va commencer à monter !" nous dit Jean. Et nous montons une route en
corniche au-dessus de la mer. Un paysage
magnifique s'offre à nos yeux (émerveillés bien sûr), avec en premier plan le cap Nègre puis le cap Bénat. Et au fond ne serait-ce pas Porquerolles ? Chemin faisant, la
température monte. "Déshabillez-vous !" nous dit Jean. "Déshabillez-moi" répond Françoise. Mais comme il n'est pas question de
s'arrêter en côte, ce sera pour plus tard. Peu après, Jea
n nous dit : "On se laisse glisser jusqu'à la route !" Nous descendons en direction de la mer puis traversons la route et par un sentier toujours en corniche, nous atteignons le village du Dattier. A présent nous
apercevons devant nous Cavalaire puis la côte jusqu'au Cap Lardier.
"Nous atte
ignons notre point bas (de la matinée)
!" Nous atteignons également l'ancienne voie ferrée.
"C'était la voie ferrée du Macaron". Mais je vous en parlerai plus
tard" ajoute Jean. Après le "point bas" il faut bien sûr remonter. "Nous allons remonter jusqu'au col de Canadel." Nous grimpons une série de
lacets. La pente devient raide. Jean constate alors que notre serre-file est à la traîne. "On va l'attendre au tournant !". "Et lui faire sa fête !" précise
Annie. Mais Bruno arrive, tout le monde se calme.
Bientôt nous avons en ligne de mire un château d'eau. Nous le contournons. "Nous atteignons notre p
oint haut (de la matinée)
!" Mais seul Bruno, très en forme, escalade le sommet. Au passage prenons le temps d'admirer le paysage : la vue sur mer est
splendide ! Nous quittons notre poin
t haut, puis franchissons le col de
l'Etoile (alt. 227 m). Nouvelle descente puis nouvelle grimpette, par
mi les arbousiers, bruyères et cistes. Un peu plus loin nous atteignons un bois de chênes-lièges, avec en ligne de mire cette fois-ci
le Drapeau. Com
me son nom l'indique, un (tout petit) drapeau en coiffe le sommet. La
grimpette se termine par une escalade un peu sportive dans les rochers.
Les pre
miers arrivés au sommet savourent leur succès. Ils sont bientôt rejoints par tout le
groupe. Et voici le tableau de la victoire : Jean, entouré de sa troupe, posant au garde-à-vous au pied du Drapeau.
Il est midi. Cette asc
ension en a mis plus d'un en appétit. Ne pourrait-on pas pique-niquer ? Mais Jean a son idée : nous irons déjeuner au Col du Canadel (alt. 267 m). Une demi-heure plus tard nous y sommes. C'est vrai, l'endroit est idéal : voici des rochers pour nous installer confortablement,
le sol est bien sec, le soleil brille et nous avons une superbe vue sur mer. Que demande le peuple ? Nous savourons notre pique-nique, bien arrosé comme d'habitude. Et pour terminer : café
et friandises. Il ne
manque plus que la sieste ! A défaut de sieste, Jean nous parle du "Macaron", l'ancien train du littoral. "Comme ça je n'aurai pas besoin d'y revenir, quand on sera sur l'ancienne voie ferrée !"
Sur cette voie ferrée, circulait - de Toulon à Saint-Raphaël - un petit train à voie métrique. Il était surnommé le train des Pignes (comme on appelle aujourd'hui la ligne Nice-Digne), probablement parce que le train traversait de nombreuses pinèdes où la voie était jonchée de pommes de pins. Mais à Toulon, c'était "Le Macaron ". Pourquoi le Macaron ? Peut-être cela viendrait-il du macaron, délicieuse pâtisserie provençale, un petit gâteau rond à base d'amandes et de pignons. Des assiettes de macarons auraient été distribuées aux invités de la cérémonie d'inauguration du train à Toulon. en 1905. Cette ligne du Macaron fut exploitée jusqu'en 1949.
Mais nous ne nous attardons pas car la route nous appelle. Heureusement le plus dur est fait; à présent nous n'aurons presque que de la
descente. Descente facile pour commencer. Puis notre sentier devient plus accidenté. L'eau qui coule de la montagne imbibée par les pluies de ces derniers mois, forme un ruisseau qui envahit par
endroits le sentier. Le sol devient boueux. Mais heureusement cela ne durera pas. A l'approche du Rayol, Jean nous prévient : "Nous allons traverser une résidence privée. Je vous demande de faire silence !" Et qui l'eût cru ? Le silence se fit ! Jean n'en revient pas lui-même. Une fois sortis de la zone à risques, il nous déclare : "Pour une fois, vous avez
su tenir votre langue. Je vous félicite
!" La suite de la rando se passe sans encombres. Nous atteignons l'ancienne voie ferrée. Souvenez-vous : le Macaron ! Une
demi-heure plus tard nous déboulons sur la plage du Rayol, plage qui accueillit le débarq
uement des alliés le 14 Août 1944. Pe
tite pause pour admirer la mer. Quelques
pas sur la plage. Puis nous rejoignons la voie ferrée. Passage sous un tunnel. Et enfin direction nos voitures, en grimpant par l'Escalier Monumental.
Eh oui, certains l'avaient
oublié, ce magnifique escalier, inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques. Des dizaines de marches en fin de randonnée ! A ceux et celles qui se plaignent :
"Ca casse les jambes !", Jean répond : "Je vous l'avais
pourtant dit que nous terminerions par l'Escalier !" Et ce qui fut dit fut fait.
Pour terminer cette belle journée, allons prendre un pot à San-Peïre.
Merci Jean pour cette très belle randonnée au soleil et au bon air de la Corniche des Maures.
(*) Extrait du site http://www.mes-annees-50.com/
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Daniel MANGIN.
Encore quelques photos :
Pique-nique
urs en pleine action
La mer qu'on
voit
danser
A l'assaut d
u
Drapeau
L'église du Ra
yol
Prochaine sortie : Jeudi 05 février - 8 h 00 - ROOQUEBRUNE s/ARGENS (83) - LA FLÛTE
Cette randonnée, sur chemins et pistes, nous conduira sur un parcours fabuleux de floraison du mimosa. Nous y rencontrerons des ruines anciennes et des points de vue sur la côte et sur l'ESTEREL.
Repas et boisson à sortir du sac.
Durée : 4,40 h - Longueur : 18 km - Dénivelée : 464 m - Niveau : Moyen MEDIO
Responsable : Bruno GUERIN
Bras - 22 janvier 2009
Bras : vallées du Haut Argens
Aujourd’hui Bruno est indisponible, Jean-Marie se dévoue donc pour le remplacer « au pied levé ». Il nous
propose un parcours dans les vallées du Haut Argens à partir de BRAS. C’est cette même rando qui fut programmée en décembre dernier, dans des
circonstances similaires, puis annulée pour cause de mauvais temps. Nous avons rendez-vous sur le parking de Bras. Les premiers arrivés aperçoivent
une dame qui semble attendre le bus. Mais renseignements pris, ce n’est pas le bus qu’elle attend, mais un groupe de randonneurs. Eh bien voilà c’est nous ! Mme APARICIO donc, elle-même
grande randonneuse devant l’Eternel, va nous faire visiter la chapelle Notre-Dame de
Bethléem, dite « chapelle des Templiers ».
Toutes les voitures à Bras étant arrivées, nous suivons notre guide dans les rues de la ville, avant de pénétrer dans la chapelle. La chapelle romane Notre-Dame de Bethléem était au centre de l’ancienne commanderie templière de BRAS. Installés au XIIIe siècle, les Templiers vont alors participer à la croissance du bourg. Cette Commanderie était en fait une exploitation agricole qui assurait le ravitaillement des établissements templiers d’Orient via le port de Marseille. La chapelle récemment restaurée se compose d’une nef unique à deux travées, d’une abside en cul de four, et d’un clocher-pignon.
Mais il est temps à présent de randonner. Cela nous fera le plus grand bien. Car certes le ciel est bleu, le soleil brille, mais le
thermomètre indiquait –3° à notre arrivée. Bref on se gèle ! M
ais Jean réclame une photo de
groupe, photo remarquable, car il réussit à faire tenir dans le cadre les 29 randonneurs et randonneuses, y compris lui-même ! Nous sortons de Bras en suivant un chemin goudronné.
« Aujourd’hui, nous dit Jean-Marie, nous marcherons souvent sur le macadam. Cela nous changera des sentiers boueux de la semaine
dernière ! » « Dieu merci, nous n’y étions
pas ! » pensent la plupart d’entre nous. Autre point positif, la randon
née est super facile, malgré ses 18 km : aucune difficulté, profil raplapla, dénivelé négligeable. Certes nous commençons par une côte (tout juste une côtelette), mais ce
sera la seule de la matinée. Cette rando est baptisée ABC (Argens, Bras, Cauron), car partant de Bras,
nous suivrons le Cauron, jusqu’à ce qu’il se jette dans l’Argens.
Nous longeons donc la vallée du Cauron, entre champs et vignes. Avant d’aborder une zone plus ombragée où les chênes
dominent.
Puis nous atteignons la cascade du Tombereau, une chute de 10 mètres
de haut sur l’Argens peu avant sa confluence avec le Cauron. « Site frais et ombr
agé », dit le guide. Sans
doute très apprécié quand il fait plus chaud. Un peu plus loin, un pont sur l’Argens permet aux amateurs d’admirer les poissons. Car l’Argens, tout comme le Cauron et
les nombreux ruisseaux qui traversent la commune de Bras font le bonheur des pêcheurs. Et
nous avons de la chance, car après ces derniers mois pluvieux, « que
d’eau, que d’eau ! » - comme aurait dit Noé. Puis nous reprenons notre route à travers champs. Nous avons quitté le macadam mais heureusement le sol est bien sec.
A présent nous abordons un sous-bois où un
petit raidillon nous conduit à l’Argens. A no
uveau un paysage d’eau s’offre à nous, au milieu
d’une végétation luxuriante.
Puis apparaît une entrée de grotte. Il s’agit d’un tunnel – bas de plafond – dans lequel Jean-Marie nous invite à pénétrer. Afin d’admirer, pour ceux
qui le souhaitent, le pont romain de San Sumian, où l'Argens a creusé un pont naturel dans le calcaire. G
érard, soucieux de ne pas salir son
pantalon tout propre, reste pr
udemment à l’entrée du tunnel. D’où ressortent bientôt des randonneuses émerveillées par tant de beauté (voir galerie de portraits plus loin).
Il est déjà midi et nous n’avons pas encore atteint la moitié du parcours. N’empêche, il ferait bon se restaurer un peu. Quelques minutes plus
tard, nous nous arrêtons dans une clairière pour y pique-niquer. D
ommage, nous ne profiterons pas des rayons du soleil, car le ciel se voile. Après
leur repas, certains se
réchauffent comme ils peuvent, par exemple avec l’excellente verveine de Paulette, venant après la non moins excellente Turlutte
de Daniel Royer. Il est à peine 13
heures quand nous reprenons notre marche. Très vite la piste que nous suivons se transforme. Le terrain, d’abord souple, devient carrément lourd. L
a boue colle à nos semelles, notre
démarche s’alourdit et nous risquons à chaque pas de glisser dans la gadoue. Certains profitent d’une belle flaque d’eau pour nettoyer leurs chaussures. Déjà ? C’est sans compter sur le
prochain passage boueux qui ne tarde pas à venir. Mais qua
nd on aime la propreté, on ne craint pas de laver, relaver … et re-relaver. Un peu plus loin le bruit court :
« Jean-Marie propose de nettoyer nos chaussures à l’arrivée ! » On peut rêver, l’espoir nous fait
marcher ! Par endroits, une immense flaque de boue nous oblige à chercher un contournement. Sur la gauche, un champ à la terre bien grasse. Sur la droite, le sol détrempé à peine recouvert
de feuilles mortes. « Quelle galère ! Si j’aura
is su .. ! »
Camille a vite fait de rebaptiser la rando : « ABC = Argens, Boue, Cauron ». Apercevant une grande
flaque encore gelée, Jean Borel veut nous faire le coup de Jésus marchant sur les eaux. Mais la glace craque et Jean se retrouve les deux pieds dans la gadoue. Ses pi
eds, les voici, ou serait-ce ceux
d’un autre ? « Ca va Jean ? Pas trop mouillés les pieds ? » Mais Jean prétend qu’il reste
bien au sec dans ses chaussures. Après une heure de marche da
ns ces conditions difficiles, nous atteignons un pont sur l’Argens et - ô merveille ! - voici une route
goudronnée. C’en est fini de cette galère !
Jean-Marie nous conte alors l’histoire de San Sumian. Plus exactement l’histoire de sa statue.
Statue priapique, dont l’érection remonte à … beaucoup plus que ça ! Sur cette statue, les deux mains du
saint se rejoignent à la hauteur du nombril. Juste au-dessous se creuse une cupule polie par des siècles de dévotion. Car à cet endroit précis (*), les jeunes filles et les femmes stériles venaient poser leurs lèvres, dans l’espoir d’obtenir un mari ou un enfant. Cette statue se trouvait
d
ans l’église
de Bras. Mais l’Eglise a interdit ce culte et mis la statue priapique au musée. Dommage, nous n’irons pas célébrer ce saint sympathique.
Nous repartons en évitant la route directe vers Bras. Car Jean-Marie nous dit :
« Nous ne sommes pas pressés : le café (qui reste notre objectif p
rincipal) n’ouvre qu’à 16 heures ». Nous grimpons donc (il s’agit de la grimpette de l’après-midi) sur une colline, où se dresse la Chapelle Saint-Étienne, lieu de pèlerinage. Puis en
redescendant vers Bras, nous découvrons les Gours Bénits, lacs et gouffres d'origine volcanique. Ce sont de petits étangs profon
ds et limpides ;
lors du tremblement de terre qui détruisit Lisbonne en 1755, leurs eaux seraient devenues rouges. Enfin nous parvenons à Bras. A l’entrée du village, Jean-Marie voudrait nous
faire admirer le vieux lavoir. Mais le groupe passe devant, sans le moindre regard. Direction le café ! Où nous prendrons une boisson
réconfortante bien méritée. Car marcher dans la neige, ça use, mais marcher dans la boue, ça use encore bien plus !
Merci Jean-Marie pour cette très belle randonnée conduite au pied levé, mais de main de maître.
(*) « que rigoureusement ma mère m’a défendu d’ nommer ici »
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.
Encore quelques photos :
Groupe
de randonneuses
Le gro
upe des « petites jambes »
Que d’eau, que d'eau !
Au sortir du tunnel
Sortie de tu
nn
el (suite)
Prochaine sortie : Jeudi 29 janvier - 8 h 00 - Le RAYOL (83) Les hauts du Rayol
Golfe de St TROPEZ / Pays des MAURES… Tous les bonheurs sont dans la nature.
L'église du PATEK et son escalier monumental, les cols de l'ÉTOILE et du CANADEL, les plages de PRAMOUSQUIER et du RAYOL seront les points d'orgue de ce magnifique parcours empruntant dans son final le sentier de l'ancienne voie de chemin de fer de TOULON à St RAPHAËL.
Durée : 4,30 h - Longueur : 14,5 km
- Dénivelée : 424 m - Niveau :
Moyen MEDIO
Responsable : Jean BOREL
AMPUS
AMPUS ou le Chemin de l'eau.
Après la pluie et la boue de la semaine passée, qu'allaient nous réserver les conditions climatiques dont nous
dépendons tant pour notre activité ? Il fait beau, le temps est clair mais la météo nous annonçait des pluies verglaçantes et Jean BOREL ne manqua pas de recommander la prudence aux chauffeurs lorsque ils aborderont la montée vers Ampus.
C'est effectivement autour de ce petit village de la Dracénie qu'il nous a invité à randonner sur 19 km et 380 m
de dénivelée,
un
parcours facile sur le plateau, à la limite du camp de Canjuers. Et c'est 25 marcheurs et marcheuses qui se retrouvent sur le parking de ce charmant petit village. Il fait très beau, un peu
frais et la montée s'est déroulée sans incident sur une bonne route.
C'est Thierry Vanweddingen, de l'Office de
Tourisme, qui nous accueille pour
nous faire découvrir le "Chemin de l'eau", une des particularités de ce village. L'eau y parvient à partir d'une source que nous aurons l'occasion de voir
en fin de randonnée à 7 km d'Ampus : la source de FONTIGNON. Elle alimentait les moulins à farine, les lavoirs, les fontaines et même les habitants. De 1906 à 1960, elle faisait tourner une
petite turbine qui produisait de l'électricité pour le village. Au début, il y avait une ampoule par maison, et la petite histoire dit que la sœur du maire n'avait jamais allumé la sienne
tant elle en avait peur.
Un réservoir permettait de pallier les variations du débit et une conduite forcée alimentait la turbine qui
s'avéra insuffisante et
du être complétée par un groupe thermique jusqu'à ce que Compagnie d'Electricité raccorde le village.
Depuis 15 ans la source avait cessé de couler à cause de la sécheresse. Mais l'année 2008, et ses nombreuses
pluies, ont redonné son débit à la source ce qui permet de revoir l'eau couler dans le village. Et effectivement elle coule, d'abord au lavoir intermédiaire après avoir alimenté le moulin à
farine dont une meule subsiste, puis au lavoir supérieur, très bien restauré où l'eau arrive par un canal cimenté. Par un jeu de "martelière", pièces d'acier
permettant de diriger l'eau vers
différents points d'utilisation, elle alimente le "Tournaou", meule collective qui servait à l'affûtage des différents outils des habitants (couteaux, serpes, faux et autres faucilles) et le
réservoir par l'intermédiaire d'un aqueduc sous lequel le groupe va, sagement (!!!) écouter Thierry.
Il est (déjà) 10 h 15 quand Jean remercie Thierry et l'invite à nous retrouver pour le pot habituel à la fin de
notre randonnée. Il nous entraîne ensuite vers le Chemin de Croix, aménagé par le curé italien de la paroisse, Adonis VOLPATO, curé maçon et restaurateur de nombreux édifices de la région dont
l'église St Michel à Ampus. Taillant à la dynamite directement dans le rocher, avec quelques conséquences pour certains habitants (voitures, vitres et même
quelques blessures dus aux
projections), il mit à disposition ce parcours qui fut décoré de céramiques très modernes réalisées par GEOFF, un artiste britannique habitant le
village.
Du haut du chemin de croix, très belle vue sur le village et les environs. C'est de là que part notre rando que Jean nous présente.
Après avoir traversé la Naturby,
encore toute jeune, nous attaquons
notre parcours par une grimpette très raide mais, heureusement assez courte. Cependant, elle est plein sud, le soleil commence à chauffer et il faut procéder au premier "effeuillage" et à la
première pause de la matinée. Notre prochain rendez-vous est à 11 h30, nous sommes dans les temps. Aujourd'hui, il y a tant de choses à voir que Jean nous a préparé un horaire
précis.
Quittant la piste principale nous nous dirigeons par un petit sentier vers le Dolmen de Marencq. Les traces de
neige sont déjà importantes sur ce petit sentier à l'ombre. Jean va nous expliquer que ce dolmen atteste de la présence d'une communauté vivant sur le plateau de Canjuers il y a 4500 ans et
dont on trouve d'autres traces similaires à Draguignan, Figanières et Flayosc.
Il servait de sépulture commune.
Reprenant notre chemin, nous nous dirigeons vers la limite du camp de Canjuers et, si aujourd'hui il n'y a pas le son du
canon, nous entendons parfaitement le tac-tac-tac d'un fusil mitrailleur identifié par nos ex-militaires comme un A-52. Personne ne contredit...
Les aboiements d'un "patou" nous signale un troupeau de moutons accompagné d'un joli âne qui avait revêtu sa tenue d'hiver.
Sur notre gauche s'étend une grande surface plate, surprenante dans ces collines. Nous atteignons le hameau de
la Treille où nous obliquons vers la chapelle ND de Speluque où nous devons retrouver Sœur Marie du St.Esprit.
Elle va nous faire visiter
cette Chapelle qui date de 1090, alors qu'une partie, aujourd'hui sacristie, est datée de 990 après JC.
Construite à la suite d'une bataille
contre les Sarrasins, elle accueilli un prieur et 4 moines.
Sœur Marie nous expliquera tout le processus qui a permis de sauver cette chapelle, vendue comme "Bien National"en 1793 et restaurée
en 1848 par la famille JERPHANION qui la rendit au culte. C'est encore Madame de JERHANION qui, souhaitant la rendre à sa destination première, y installa une Moniale Dominicaine de
Paray-le-Monial. La chapelle, classée monument historique,
et la ferme proche constituent la Fraternité Saint Charbel. Actuellement la messe y est dite deux fois par semaine, le mardi et le
jeudi. Son autel, un des trois plus anciens du Var, est constitué d'une table soutenue par 5 piliers.
Nous, gens d’Ampus, ne disions pas “Spéluque” (c’est pour les érudits..),
nous disions simplement Notre-Dame du Plan. Chaque Ampusian portait cette chapelle dans son cœur et n’aurait manqué pour rien au monde La Fête du Plan le 8 septembre. Messe à la
chapelle. Procession à l’issue de la messe, avec chants en provençal et promenade de la statue de la Vierge dans ses beaux atours et ses bijoux, Vierge obligatoirement portée par quatre jeunes
filles, vierges évidemment ! A la dernière procession en
septembre, non seulement on n’a plus trouvé quatre jeunes filles, mais pas même quatre femmes, il a fallu le secours d’un homme pour faire le
quatuor!! Après la procession, c’était l’achat du fameux et traditionnel nougat Vassal. Ensuite le pique-nique au moulin-vieux, lequel pique-nique s’est déplacé à l’Aire de la Jale avant
de se fixer aux Vergelins, il y a quatre ou cinq ans. Puis jeux de boules, jeux de cartes, baletti, etc..
http://villageampus83.blog.lemonde.fr/2006/04/page/2/
Après avoir remercié Sœur Marie, et jeté un coup
d'œil aux tombes qui sont adossées à la chapelle, dont une de la famille JERPHANION, nous reprenons notre chemin, en lisière du Camp de Canjuers, longeant des plantations de chênes truffiers,
bien protégées par de hauts grillages, n'importe comment personne n'a assez de flair dans le groupe pour repérer la précieuse "Tuber Melanosporum"… Puis vers 12 h 50 Jean nous invite pour le pique nique, au bord d'un petit bois, au soleil et face à une jeune plantation de chênes truffiers.
Pas de joueurs de cartes, nous repartons vers 13 h
45. Nous sommes à une altitude de 675 m et les traces de neige sont de plus en plus présentes en particulier sur les chemins à l'ombre.
Lorsque nous atteignons la route, aux Vergelins, Jean s'engage résolument sur un chemin qui se dit privé. La propriétaire des lieux rouspète un peu mais finalement nous laisse passer… en tout état de cause, il n'y a pas de barrière pour nous en empêcher, toujours ces problèmes d'annexion des chemins ruraux par les particuliers.
Puis nous bifurquons dans les restes d'une coupe de
bois où la progression est assez difficile entre les restes de neige, les racines et les branches abandonnées au sol : prudence. Ce petit détour nous a conduit à la source de Fontignon qui alimente le village d'Ampuis à 7 km. Captée en 1497 (non il n'y a pas de décalage de siècles !) mais tarie depuis 15 ans, elle
coule maintenant en alimentant le canal désormais bétonné. Deux de nos compagnes veulent rendre gloire à ce renouveau en se roulant dans la
neige !!! Enfin, c'est la supposition du rédacteur, d'autres hypothèses plus scabreuses sont
évoquées…
Nous repartons sur cette vaste plaine, occupée par un
important élevage de
chevaux, après avoir découvert la source de la Naturby , traversée ce matin, sur le pont d'Ampus.
Il ne nous reste plus qu'à redescendre vers le village en suivant le canal. Pas de difficulté particulière sauf la neige dans les chemins sur ce versant Nord-Est, à l'ombre. Mais il y a un petit aqueduc à franchir et Jean va devoir aider certains d'entre nous à passer l'obstacle en marchant sur la margelle étroite de canal.
Finalement, c'est peu avant d'arriver au
village que nous ferons notre photo de groupe…dans la neige. Après avoir passé la chapelle de la Glione devant laquelle vont parader nos "serre-files", nous retrouvons le lavoir "d'en haut", la
rue Rompecul et notre parking.
Il faudra remonter pour aller prendre notre pot en "tirant les rois", avec un peu de retard, mais la semaine passée, il n'y
aurait eu vraiment pas assez de participants. Thierry Vanweddingen nous y retrouvera et aura droit à sa part de galette. Vive nos rois et reines
!
Merci Jean pour cette superbe ballade, très riche en découverte et particulièrement bien organisée.
Merci aux photographes, Gérard CHARPY, Claude LALANDE et Jean-Marie CHABANNE(notre petit nouveau n'a pas pratiqué car il ne voulait pas se laisser distraire dans sa conduite de la rando).
Prochaine sortie : Jeudi 22 Janvier à 8 h –
La randonnée prévue dans l'Esterel a été annulée à cause de l'indisponibilité temporaire de Bruno GUERIN. C'est Jean-Marie CHABANNE qui nous accompagnera sur un
parcours dans la vallée du Haut-Argens à partir de BRAS.
Déjà annulée pour cause d'intempérie, cette randonnée en boucle nous
permettra à plusieurs reprises de découvrir quelques sites remarquables sur l'Argens : la Cascade du Tombereau et le Pont Romain de St SUMMIAN ainsi que les Gours Bénis et la chapelle St
Etienne, ces deux dernières curiosités hors de la vallée. Selon le temps disponible, nous pourrons
visiter la chapelle des Templiers - Repas et boisson à sortir du sac.
Longueur : 18 km - Durée : 5 h – Difficulté : aucune
Bons chemins et bitume sur de petites routes peu fréquentées.
Dénivellation : B 251 m – H 347 m- Moyen / Moderato
Merci de bien noter que l'heure de départ n'a pas été modifiéeQuelques photos en Bonus :

Le curé batisseur-Adonis VOLPATO
Belle céramique du Chemin de Croix

Sur les chemins enneigés.

Progression dans la forêt coupée

Qu'est-ce qui fait rigoler ces trois gaillards à la fontaine de Fontignon ?

L'autel de la chapelle ND de Speluque.

Les gourmandes!

La photo de groupe.

Peyragu et la Borne 116
En ce jeudi 8 janvier, il fallait être un peu fou pour se retrouver sur le parking de Boulouris dans la perspective de partir
randonner. Après les fortes averses de la nuit, la pluie venait juste de s'arrêter quand notre guide, Bruno GUERIN rejoignit le 9 marcheuses et marcheurs. Petit effectif mais la météo est
pourrie. De plus, l'infirmerie est encore bien remplie : grippe, gastros, articulations, etc… Mais au moins, nous avions retrouvé, avec bonheur, un
Maurice en pleine forme. Bien que Bruno nous ait prévenus qu'il allait encore pleuvoir , le groupe était décidé à partir. C'était la 1ère rando de l'année et il n'était pas question
de la rater. Nous sentions notre guide guère décidé à affronter une balade sous la pluie, mais du fait des différentes possibilités de modifications du parcours ainsi que de sa proximité, il
prit le parti des optimistes.
13,6 km et 400 m de dénivelée, voilà de
quoi se remettre en jambes après les "vacances " de Noël et du jour de l'an, généreusement accordées par Jean BOREL à CALLIAN le 18 décembre 2008. Récupérant en route notre onzième membre nous
prîmes l'autoroute et , surprise, après le péage, seule la voie de gauche était ouverte, les deux autres voies étant réservées aux camions, bloqués pour permettre de dégager la neige…plus loin.
Impressionnant ! Nous avons un peu compati pour ces pauvres chauffeurs qui battaient la semelle.
Heureusement nous n'allions pas loin et juste après
la sortie du Muy, sur la D25 nous
devions trouver un parking avant de nous engager sur notre chemin. Mais le dit parking était transformé en bourbier par des engins de travaux publics qui élargissaient la route. Pas question de
rester là, il fallu s'engager sur le sentier, parmi les énormes flaques d'eau, pour trouver un autre emplacement où stationner. Heureusement, nous n'avions que trois voitures qu'il ne fut pas
trop difficile de garer au bord du chemin.
Voilà, nous sommes à pied d'œuvre, il est 9 h., il
fait 4 °, pas de vent mais un ciel complètement bouché de gros nuages gris et noirs. Les photographes ne
vont pas être gâtés. Pourtant, grâce au Père Noël, nous avions un nouveau photographe qui va se montrer très actif. Pauvres rédacteurs qui vont avoir encore un peu plus de mal à
sélectionner les photos, mais j'anticipe !
Le chemin regorge d'eau qui coule dans tous les sens alors que, paradoxe, nous sommes au milieu d'un champ de
cactus, dans un paysage qui ressemblerait plus au Mexique.
Nous avons à peine parcouru 1 km lorsque la pluie se met à tomber, de plus en plus fort. C'est Bruno le premier
qui va s'arrêter pour passer son poncho de pluie, rapidement imité par d'autres. Et toute cette bande de jolis "pingouins" se dirige courageusement vers la rivière. Un arbre énorme s'est couché
en travers du chemin, ses racines mises à nu par la crue de la rivière.
Impressionnant
l'ARGENS ! L'eau est brun rouge et coule furieusement. Il a du monter de plus de cinq mètres de son niveau actuel au vu des nombreux déchets qu'il
a accroché dans les branchages et les barrières.
Est-cela qui rend ces cinq marcheurs si tristes ?
Et pourtant il est bien encaissé à cet endroit. L'autre rive, un peu plus basse, a du permettre par endroit à la rivière de s'échapper dans les champs.
La pluie s'est arrêtée assez vite, mais tout le monde a gardé son équipement protecteur.
Par endroit, en plus des flaques, le chemin devient un véritable bourbier.
Jean BELLACHES donne t'il des conseils à Yvette pour traverser ce mauvais passage ?
Espérons que c'est effectivement cela car dans ce coin il vaut mieux regarder où l'on met les pieds. Avec un photographe
devant et un derrière, pas question de rater une glissade acrobatique. Pourtant tout se passe bien.
Petite pose pour effeuillage, les capes regagnent les sacs. Miracle, il y a même un rayon de soleil.
Puis, d'un seul coup, le chemin, très large, a complètement disparu dans la rivière laissant seulement une bande
d'à peine un mètre côté forêt.
Bruno nous recommande de serrer à droite au maximum, conseil judicieux, mais inutile, personne n'ayant envie de provoquer un autre éboulement et de se retrouver dans la boue, deux mètres plus
bas. Dix mètres plus loin, même situation mais le trou est moins important. Il y avait là une sablière et le lit de la rivière est beaucoup plus important, pas loin de 100 m. A voir de
tels éboulements, on comprend la couleur de l'eau.
Nous arrivons à la bifurcation qui va nous conduire au Peyragu, à 217 m, mais nous sommes pour le moment au
niveau 20 m.
Bruno
décide de faire la pause de la matinée, ex pause banane, encore qu'on en voit encore quelques unes sortir des sacs. Yvette va nous régaler de délicieux bonbons au chocolat.
Nous attaquons ensuite la montée
qui nous paraît bien raide après notre parcours au bord de l'eau, même pas un "faux plat montant" si cher à Jean BOREL. Il recommence à pleuvoir et nous nous retrouvons bien vite dans les
nuages, dire s'ils sont bas ! Entre les restes de la forêt brûlée qui nous entoure, le brouillard, la pluie et la pente, il faut avoir le cœur bien accroché et une sacrée envie de marcher !
Lorsque nous
parvenons au petit col de la cote 191 la pluie redouble de violence et il faut ressortir les capes.
Zut alors, dans quel sens ça s'enfile ce machin-là ?
Nous entamons alors, sous la pluie, la grande descente du "Débouscadou" (Ah! Ces noms provençaux !) Elle va nous
conduire le long de l'autoroute A8 où la circulation semble normale maintenant.
Tant mieux pour les chauffeurs-routiers.
L'eau ruisselle de partout ! Où est notre sécheresse passée ?
Nous sommes maintenant le long de la clôture de l'autoroute, à la borne
116 de celle-ci. Lorsque vous passerez sur l'autoroute désormais et que vous verrez cette borne, vous penserez aux onze marcheurs qui viennent à nouveau de faire une séance
"d'effeuillage", la pluie s'étant arrêtée. Sur ce chemin plat, en bas de la colline de Roque Rousse, l'eau s'est accumulée et nous rencontrons la "super flaque" de la journée que
certains contournerons par les champs voisins.
Et c'est encore Peps qui résumera la journée : "Aujourd'hui, ça baigne…"
Comme la pluie a cessé, Bruno décide de monter au sommet du PEYRAGU, en espérant que le paysage sera enfin
dégagé. Hélas le temps est toujours bouché et à 12 h 15 nous nous installons sur des rochers, au sec (enfin presque) pour pique niquer. Et tout à coup le soleil apparaît et illumine notre
bivouac.
Nous sommes environ à 30 m en-dessous du sommet.
Le paysage se dégage avec, en face de nous le hameau
des Canebières (ça ne s'invente pas) et ses maisons dispersées sur le coteau . Entre eux et nous, une étendue d'arsins , reliquats de l'incendie de
2003.
La
végétation à bien repoussé dans cette zone de chênes-lièges. Et chacun d'imaginer ce que devaient penser les habitants de ce hameau voyant se développer les flammes, 100m en-dessous
d'eux.
Bien installés au soleil, chacun profite de cette accalmie. Les rochers fument en dessous de nous, réchauffés comme nous par le soleil.
Un peu avant la fin de notre repas, le soleil disparaît de nouveau et la température chute brutalement. Les bonnets et polaires ressortent des sacs. Allons-nous repartir sous la pluie ?
Heureusement pour nous remonter le moral, Paulette et Daniella vont nous offrir des baguettes au chocolat et de merveilleux bonbons italiens au chocolat, fourrés au cognac. Finalement, sans traîner ( pas de joueurs de cartes aujourd'hui), à 12 h 50 nous reprenons la route, ou plutôt le chemin qui va nous permettre de retrouver nos voitures.
Après une toute petite montée nous attaquons la
descente.
Le ciel
s'est à nouveau dégagé ce qui permet une très belle perspective sur le Rocher de Roquebrune, le col du Coucou et dans le fond, bien enneigées les hauteurs de Mons.
La plaine tout en bas est bien
inondée. La descente devient très raide et emportés par notre élan nous ratons le petit chemin à gaucha. Pas évident de le remarquer, il n'a pas été emprunté depuis longtemps. 250 m de trop et
nous nous engageons parmi les broussailles sur un joli tapis de mousse bien verte. Après avoir franchi un petit ruisseau sous la surveillance de Jean BOREL et de son appareil photo, on ne sait
jamais…, nous aboutissons dans une charmante pépinière de jeunes eucalyptus a feuilles rondes.
Nous voici revenus dans la plaine, il ne reste
plus que 2 km de plat pour terminer la rando en slalomant entre les flaques.
C'est au Muy, chez JO, que nous allons prendre notre pot habituel : moins de bières et plus de chocolat chauds, bizarre,bizarre... D'un seul coup Bruno prend conscience qu'il a oublié de nous commenter notre progression. Ses notes sont restées en poche ! Pour terminer cette journée chocolat, c'est Bruno qui nous offre de savoureux quartiers de mandarine enrobés de chocolat. Un délice !
Merci Bruno, pour les chocolats… et de nous avoir bien guidés dans ce mauvais temps et sur ces sentiers humides.
Merci aux photographes, Jean BELLACHES, Jean BOREL (Bienvenue au club), Yvette et Jean-Marie CHABANNE.
La semaine prochaine, Jean BOREL nous propose :
Jeudi 15 Janvier- 8 h 00-AMPUS (83) Fontignon
"Il était une fois Ampus…"
Cette randonnée, sans difficulté particulière, nous propose des découvertes originales de l'histoire et du patrimoine de ce village caractéristique de la DRACENIE. Dolmen de Marencq, chemin de l'eau et son "TOURNAOU", chemin de croix et chapelle Notre Dame de SPELUQUE.
Repas et boisson à sortir du sac.
Durée : 4,30 h- Longueur : 18,148 km- Dénivelée : 376 m, Niveau: Moyen MEDIO
Quelques photos, en bonus.
Prêts à affronter les éléments.

Les tenues ont déja changé.
L'argens.
Passage délicat bien négocié.
Joliement déguisées nos courageuses compagnes!
En Haut du col.
Plus de soleil, il fait frais, il faut se couvrir.
Le rocher de Roquebrune
Callian-Montauroux-18 décembre 2008
CALLIAN- Les Villages perchés
Allions-nous pouvoir la faire cette dernière rando de l'année ? Après le long épisode pluvieux on pouvait en douter. Mais finalement
la météo nous a annoncé du soleil pour ce jeudi 18 décembre et nous étions tous très heureux de nous retrouver sur le parking, tout en haut de Callian, où Jean BOREL avait fixé le départ pour
cette rando de 16,5 km et 535 m de dénivelée.
Et chacun de
s'inquiéter du slip de Jean Borel ! (sauf ceux qui n'avaient pas lu la Newsletter du 12 décembre :"Mais pendant ce temps là, "notre" Jean BOREL affrontait le mauvais temps dans les Alpes
Maritimes pour une reconnaissance de parcours ... Trempé jusqu'au slip")
Température proche de zéro, soleil voilé et un magnifique paysage sur la vallée où des lambeaux de brume s'étirent entre
les collines. 23 marcheurs et marcheuses sont au départ. Même Marie-Claude est là pour renforcer l'effectif féminin, en minorité cependant, et nous nous réjouissons de sa présence.
Premier petit topo de Jean qui nous décrit le parcours avec une seule difficulté, la liaison entre les villages de CALLIAN et de MONTAUROUX, distants de 3 km environ, presque à la même altitude, mais séparés
par un vallon qui nous oblige à redescendre à 230m pour remonter à 370 m.
Et nous voilà partis dans les petites ruelles du vieux CALLIAN en direction du château dans la cour duquel Jean va nous donner quelques explications." Le Château féodal des XII ème et XV ème siècles appartenait à la famille de Villeneuve, son dernier seigneur Joseph Ignace de LYLE en est chassé en 1793.Détruit partiellement à partir de cette date, il fut reconstruit à partir de 1966. Actuellement propriété privée (ne se visite pas)".
Le refuge rural, au fond de la cour, est décoré d'une belle sculpture en pierre qui représente… nous ne savons quoi ? Puis nous nous
retrouvons devant la chapelle des pénitents, hélas fermée.
"Chapelle des Pénitents : Style roman des XIIème et XIIIème siècles, sans doute chapelle castrale à ses
débuts, église paroissiale de la fin du XIVème à la fin du XVIème siècle, puis attribuée aux pénitents blancs de Callian suite à la destruction de
leur "casette" au moment de la construction de l'actuelle église paroissiale. Actuellement salle d'exposition et de manifestations culturelles".
C'est de là que Jean va évoquer les personnalités qui ont vécu à CALLIAN :
Une grande dame de lettres de la III° république : Juliette Adam
Un écrivain : Anthony Burgess
Un homme politique, le Tigre : Georges Clemenceau
Un créateur, le couturier : Christian Dior
Un peintre-graveur : Edouard Goerg
Nadia Léger, femme du peintre Fernand Léger
Des peintres : Macker, Bauquier
Et sans oublier, plus contemporaine, Sœur EMMANUELLE, retirée à la Maison de Repos des religieuses de Notre-Dame de Sion, décédée le 20 octobre 2008 et enterrée ici même.
Tout ceci méritait bien une première photo du groupe.
Nous quittons le village par une descente très forte (zut, il faudra la remonter au retour ! ) en passant devant
le lavoir, encore utilisé vu ce qui sèche au-dessus, et nous atteignons la chapelle St.DONAT, en restauration complète. Depuis 1997, l'Association Callian au fil du
Temps a attaqué le débroussaillement des ruines de la chapelle et, avec l'aide de quelques mécènes, elle a pu faire appel à l'Association L'Arbousier de
SAINT-RAPHAËL qui a lancé un chantier d'insertion sur le site. C'est une très ancienne chapelle (on y a retrouvé une stèle romaine en 1958) d'une très
grande taille contrairement aux petites chapelles de campagne auxquelles nous sommes habitués.
Avant d'attaquer la remontée vers MONTAUROUX, Jean décrète une pause "effeuillage" car il commence à faire chaud au soleil. Les brumes dans la vallée commencent à s'estomper.
La dernière montée pour accéder au village est très raide et c'est par les petites ruelles anciennes que nous débouchons sur la place principale avec en fond, la mairie, son joli
campanile et son énorme sapin de Noël.
Oui, Oui, c'est bien dans une semaine !
Pour une fois la pause se fera au cœur du village, juste devant la boulangerie, ce qui tentera quelques gourmands.
Nous repartons plein est dans les faubourgs du village, ainsi que Jean l'avait défini dans sa présentation,
parcours "semi-urbain". Jolies maisons, soit anciennes, soit modernes sur un fond de montagnes enneigées: les hauteurs de Mons et en second plan l'Audibergue et la Montagne de Thiey. Même le
Père Noël était là. 
Lorsque nous quittons la route, pour commencer la partie"sylvestre" de la randonnée, d'un seul coup il fait plus frais, d'autant plus que le soleil nous fait un peu défaut, la météo se serait-elle trompée, ce n'est pas dans ses habitudes pourtant…
Nous avons pris une direction sud et Jean nous a prévenu que le chemin prévu initialement a disparu dans les bois ce qui entraînera un petit détour et un peu plus de dénivelée. Puis nous repartons Nord-Est, en descente jusqu'à une zone bien dégagée et en plein soleil.
Nos excuses à Dame Météo en qui nous avions douté…
Comme il est midi, Jean décide que le lieu est propice au pique-nique et chacun s'installe au soleil, face au
Tanneron.
C'est
une journée avec alcool : vin d'oranges de Denise, rosé de Daniella, Côte du Ventoux de Jean. Cependant à 23, nous pourrons souffler dans le ballon sans risque…
Jacqueline profite de l'occasion pour remettre à jour l'annuaire des marcheurs et Jean-Marie a rappelé la nécessité de s'inscrire pour recevoir la "Newsletter"
Pas de sieste ni de joueur de cartes mais une heure tranquille avant de
repartir, bien restaurés mais pas trop lourds quand-même car il faudra remonter sur le plateau.
Après avoir traversé un lotissement à
TOURNON, nous retrouvons la forêt et nos sentiers habituels, un peu envahis de flaques d'eau et d'arbres couchés en travers par la dernière tempête.
Mais la progression est aisée car nous sommes réellement sur un plateau avec en perspective les montagnes
enneigées et sans même de "faux-plats montants" si chers à Jean.. Puis nous retrouvons notre itinéraire de départ à l'entrée de MONTAUROUX avec une petite
variante par la fontaine de
Fonbourette dont le trop-plein sort d'une construction massive. Cathy va nous faire une démonstration de pompage, mais c'est dur, d'autant
plus
que la
manivelle est enchaînée. Quelques beaux champs d'oliviers avec des arbres anciens assurent un joli décor devant les montagnes couvertes de neige. La route qui descend vers le village est bordée
de maisons anciennes très bourgeoises.
Notre "Géant vert", ex nain de jardin, profite d'une fontaine publique pour laver ses chaussures. Bravo ! C'est bien de prendre soin
de son matériel…
Après une nouvelle traversée du village, nous attaquons la grande descente et découvrons avec ravissement un point
de vue sur toute la campagne environnante et, en particulier, la perspective sur CALLIAN que nous n'avions pas remarquée ce matin, car nous lui tournions le dos, trop occupés par la
grimpette.
Et ce sera la dernière montée vers CALLIAN, effectivement très raide en fin de parcours au niveau du lavoir.
Par hasard, nous
croisons le Président du groupe de marche local. Nous apprenons que leur jour de sortie est le vendredi et leur prochaine rando sera dans l'Esterel,
les collines au-dessus du village étant trop enneigées. C'est ça l'échange !
Visite de l'église de Notre-Dame de l'Assomption avec son joli clocher aux tuiles vernissées, un peu bourguignon sur les bords, où
nous nous intéresserons surtout à la crèche en construction. Elle représente les principaux édifices du village, mais nous ne savons pas si les santons préparés sur une table représentent
des habitants bien particuliers.
Puis ce sera notre pot habituel dans ce café où le groupe avait tiré les rois en début d'année. Les plus gourmands
dégusterons des chocolats chauds, épais et aromatisés. Jean nous déclarera en "vacances" pour trois semaines et Beps aura le mot de la fin en déclarant que "finalement, à CALLIAN on ne
s'est pas caillé". Bravo, il fallait le faire !
Après cela il n'y a plus qu'à remercier Jean de nous avoir guidés sur ce parcours " en milieu urbain, semi-urbain et rural" pour la dernière rando de 2008.
Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.
L'année prochaine…, le jeudi 8 janvier 2009, Bruno GUERIN nous conduira sur les rives de l'Argens et au Peyragu.
1-Jeudi 08 janvier à 8 h 00- PEYRAGU (83).
Départ des véhicules pour une journée-rando en boucle sur
un parcours très agréable autour des collines.
Deux itinéraires seront proposés. Nous passerons des bords de l'ARGENS à la colline de PEYRAGU par un sentier assez raide mais praticable. Pour le 1er itinéraire – Durée 4,30 h-Longueur : 13,600 km- Dénivelée : 406m. -
Niveau: Moyen-MEDIO. Pour le 2ème itinéraire, plus facile, pratiquement sans dénivellation et
toujours sur de bons chemins, consiste à suivre l'ARGENS puis à revenir en lisière de forêt. Durée : 3,30 h-Longueur : 11,090 km- Dénivelée : 204m.-Niveau:
Moyen-MODERATO.
Repas et boisson à sortir du sac.
Responsable : Bruno GUERIN
A tous, marcheurs et amis non-marcheurs, les guides-accompagnateurs ainsi que les rédacteurs du blog vous souhaitent un bon Noël 2008 et une bonne année 2009 en espérant vous retrouver en pleine forme pour vivre ou suivre de nouvelles aventures.
Quelques images en "bonus":
Les blasons des familles propriétaires du chateau de Callian 
Quittons Callian par ses ruelles en pente
Ah ! La montagne
Parmi les arbres couchés sur le chemin
Belle
demeure à Montauroux
Callian, le retour.

Sur les rives du Jabron - 4 décembre 2008
Pour couper la musique, cliquer sur le bouton
Sur les rives du Jabron
Aujourd’hui Jean Borel nous emmène randonner à Comps sur Artuby. Ce sera nous dit-il « un agréable sentier sans difficulté particulière parcourant les forêts de pins et de chênes. Il
nous conduira sur les rives du Jabron, petit ruisseau anodin mais qui peut poser problème pour le traverser ».
(Souvenons nous de notre rando d’avril
dernier, où certaines
randonneuses craignant de se mouiller les pieds, traversèrent le Jabron sur le dos de Jean !) « Mais aujourd’hui il n’y aura pas de pas de difficultés, nous
promet Jean, car nous prendrons le pont. » Evidemment, il suffisait d’y
penser !
Aujourd’hui, en cette fin d’automne, la météo annonce un temps froid mais bien ensoleillé – du moins le matin. En effet nous
arrivons à Comps sur Artuby par un beau soleil. Et le thermomètre indique –6° ! Et puis ô surprise ! Le parking est couvert de neige ! B
ien sûr nous aurions pu nous en douter, après les pluies diluviennes de ces derniers jours. Nous voici donc 22 randonneurs au départ de cette rando
de 12,6 km et 505 m de dénivelé. Randonnée «moyenne», mais rando de neige. Petite
différence ! Heureusement nous avons tous des vêtements chauds : anoraks, gants, bonnets. Une fois bien emmitouflés, nous posons pour la photo de groupe. Nous avons nos bâtons, mais
où sont donc nos skis ?
Nous démarrons notre marche par un « faux plat montant » tout en douceur. Afin de profiter du soleil, Jean nous fait d’abord longer
le canal. Qu
’il ferait bon glisser, les skis aux
pieds, sur cette belle étendue de neige ! Nous marchons rapidement pour nous réchauffer, mais avec précaution pour éviter quelques flaques verglacées. Une
demi-heure plus tard, il est 10 heures, Jean nous propose - déjà ! -
une petite pause. Il nous présente le profil de la rando : descente, montée, re-descente et re-montée pour finir. Puis après un casse-croûte avalé rapidement, nous rep
renons notre chemin sous les bois … et dans la neige. Le soleil brille mais
ne chauffe guère. Heureusement marcher dans la neige nous aide à lutter contre le froid. Ici nous traversons un enclos. « Le dernier ferme la porte ! » crie Jean. Le dernier c’est Dominique, désigné serre-file du jour.
« Do
minique, tu fermes la porte ! ». « N’oublie
pas de la fermer, Dominique ! » répète Marinette. Après la porte d’entrée, voici la porte de sortie. « Dominique, tu la fermes ! » Et il la ferme. Bientôt n
ous atteignons un joli lac, étincelant au soleil. Manifestement il est bien gelé. Après une petite pause - mais aujourd’hui toutes les pauses seront courtes –
nous attaquons une grimpette. Elle nous mène à un promontoire qui domine la vallée.
Mais le ciel se voile et les photographes s’abstiennent devant le paysage. « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Ou pas grand-chose. Jean nous prévient alors : « Nous allons descendre une pente orientée Nord. Faites attention ! Il a neigé. Ca glisse ! » Ceci pour ceux qui ne l’avaient pas remarqué. Nous descendons
dans les bois enneigés, en évitant les faux pas. Par endroits le sol crisse sous nos pieds, les flaques verglacées se craquèlent. Enfin nous arrivons en bas sains et saufs.
Nouvelle petite pause, les pieds dans la neige, juste pour la photo. Puis après une nouvelle grimpette nous atteignons le GR 49. Nous approchons de Jabron, petit hameau dépendant de Comps sur
Artuby. Sur la droite, voici dans la prairie enneigée un grand troupeau de moutons. Jean-Marie prétend en avoir compté 550 ! Faut-il le croire ? A présent nous traversons le Jabron, en
prenant le pont, tout simplement. Devant nous un m
ur
de rochers, couverts de glace et de stalactites. Signe qu’à midi passé, le temps
ne s’est guère réchauffé. Devant nous la route mène à ce qui sera notre lieu de pique-nique, un peu au-dessus de Jabron. Derrière nous … mais personne ne
regarde. Sinon nous aurions vu le troupeau de moutons franchir le pont et co
urir sur nos traces. Le voici d’ailleurs qui approche dans un virage à gauche. Puis enchaîne à toutes
jambes sur un virage à droite. Le troupeau arrive au galop. Où sont donc
passés le berger et ses chiens ? A moins que ce ne soit lui qui arrive, accom
pagné de son chien qui court à ses côtés ?? Le chien aboie, le troupeau passe… Notre groupe s’installe sur la petite route qui descend à Jabron. Un muret
accueillant va nous permettre de pique-niquer, assis bien au sec. Hélas le ciel s’est couvert, le soleil a disparu et les pierres du muret sont bien froides. Vingt minutes plus tard, le
piqu
e-nique est avalé et nous commençons à sentir le
froid nous envahir. Car comme le fait remarquer Catherine : « Le froid monte par les fesses ». Le
blogueur propose ses services pour réchauffer les dites fesses. Sans succès.
Seule solution : nous dégourdir les jambes. Jean annonce : « Nous partons dans 5
minutes ! ». « Quoi ? 5 minutes ? Pourquoi pas tout de suite ? ». Les
cinq minutes écoulées, nous reprenons notre chemin. Nous traversons Jabron (le village) puis franchissons à nouveau le Jabron (la rivière) sur un deuxième pont. Bie
ntôt nous abordons une nouvelle grimpette. Nous marchons à flanc de
coteau, au-dessus d’un ruisseau. Toujours dans la neige et à présent sous un ciel gris.
Arrivés au sommet nous apercevons au loin la chapelle Saint-André qui domine Comps sur Artuby. Jean nous
rappelle le « circuit des trois chapelles » (Saint Jean, Saint Didier et Saint André) que nous fîmes ici en mars dernier. (Décidément
aujourd’hui notre rando tient du pèlerinage !). Pour ceux qui l’auraient oublié : La chapelle Saint-André fut édifiée par les Templiers dont le village fut longtemps
un des fiefs. « Son clocher-tour est doté, sur ses arêtes, de tuiles vernissées dites
«tuiles à loups». De petits bulbes creux percés occupent leur dos, le souffle du vent du nord qui les traverse, émet un sifflement dont la tradition rapporte qu'il éloignait les
loups ». Enfin
« les montagnes environnantes, peuplées de chênes ou de hêtres pour la plupart, ont
longtemps vu s'y affairer les charbonniers. Cette production de charbon de bois se perpétue chaque année encore avec le concours du Conseil Général du Var et de l'Office National des
Forêts ».
Nous atteignons Comps sur Artuby, regagnons nos voitures. Avant de nous quitter nous irons prendre un pot à Montferrat. Heureux de cette belle journée, mais un peu fourbus quand même. Car marcher dans la neige, ça use, ça use...
Merci Jean pour cette très belle randonnée aux couleurs hivernales.
Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.
Encore quelques photos :
La neige sans les skis
Promen
ons nous dans le
s bois …
… Pendant que le loup n'y est pas
A ta san
té Jean !
Le Jabron
Prochaine sortie : Jeudi 11 Décembre à 7 h 30 –
La randonnée prévue dans les Maures "Le Peyrol" a été annulée à cause de l'indisponibilité temporaire de Bruno GUERIN. Jean BOREL n'étant pas disponible non plus, c'est Jean-Marie CHABANNE qui nous accompagnera sur un parcours dans les vallées du Haut Argens à partir de BRAS. Cette randonnée en boucle nous permettra à plusieurs reprises de découvrir quelques sites remarquables sur l'Argens : la Cascade du Tombereau et le Pont Romain de St SUMMIAN ainsi que les Gours Bénis et la chapelle St Sébastien en dehors de la rivière- Repas et boisson à sortir du sac
Longueur : 18 km - Durée : 5 h – Difficulté : aucune
Bons chemins et bitume sur de petites routes peu fréquentées.
Dénivellation : B 251 m – H 347 m- Moyen / Moderato
Merci de bien noter que l'heure de départ n'a pas été modifiée