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loisirs

Roccasparviera-Le village maudit

7 Mai 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

ROCCASPARVIERA : Village Maudit 


Notre objectif en ce 8 mai est un village "maudit" dans l'arrière-pays niçois, ou plutôt ses ruines, occasion de découvrir un site superbe et une région remarquable. Le rendez-vous est fixé à COARAZE.

La seule quasi-certitude quant au nom du village est qu'il vient de cauda rasa,  queue rasée .... Pourquoi "queue rasée" ? Plusieurs hypothèses s'affrontent... La première prétend que ce nom est issu de la mode en matière de coiffure qui régnait à la fin du Moyen Âge. Contrairement aux habitants des hameaux alentour, les natifs de Coaraze auraient à cette époque porté les cheveux courts et rasés sur la nuque...

Pas du tout ! S'indignent les partisans d'une autre hypothèse, beaucoup plus glorieuse pour le lieu. Selon eux, voilà bien longtemps, les habitants de Coaraze étaient parvenus à capturer... le Diable en personne ! Et pour s'assurer qu'il ne s'enfuirait pas, ils l'auraient attaché avec de la glue, par la queue. Et pour s'échapper, dans un geste désespéré, celui-ci aurait été contraint de la sectionner... Il semble bien, en définitive, que l'explication soit d'ordre géographique. Car tout près du village, le confluent du torrent du Gravier et du Paillon prend la forme d'un lézard sans queue, le même animal mutilé qui figure sur le blason de Coaraze et comme girouette de la Chapelle bleue....(cf.WIKIPEDA)

Jean BOREL avait prévu deux parcours, l'un sportif avec 890 m de dénivelée et l'autre qu'il qualifiera de promenade, de "simple mise en jambe", avec 550 m de dénivelée. La différence de distance entre les deux parcours était faible,  un kilomètre. Le second groupe doit effectuer un aller retour; il est constitué de 8 marcheuses et 4 marcheurs sous la houlette de Daniel MANGIN.

Jacqueline porte son superbe maillot jaune. Jean l'appellera "Bouton d'or". C'est un surnom qui risque de lui rester.

 Le groupe "sportif", dont l'effectif réduit permet de citer ses participants comprend seulement une marcheuse, la courageuse Annie qui fera un parcours formidable, puis Gérard, Camille, André, Jean-Marie et notre guide Jean BOREL. Ce groupe va emprunter un chemin qui le conduira à 1200 m et rejoindra l'équipe de Daniel aux ruines de ROCCASPARVIERA.

  Roccasparvièra   apparaît pour la première fois dans l’Histoire dans deux chartres du XIIème siècle recensant les paroisses dépendantes de l’évêché de Nice .Le 6 mars 1271, un des membres de l’illustre famille niçoise des Riquier prête hommage au souverain, ils seront co-seigneurs de Roccasparvièra, avec un certain Faraud en 1309.
En 1271, le village compte 150 habitants son église paroissiale est déjà dédiée à Saint Michel. Le château est mentionné en 1358 dans le contrat d’inféodation et acquis avec son fief pour 700 florins d’or par  Pierre Marquesan de Nice. En 1364, la Reine Jeanne élève le fief au rang de baronnie, mais une invasion de sauterelles anéantit les cultures.

La misère se poursuit au point qu’en 1376 la petite communauté est déclarée insolvable.

Mais un sort funeste semble s’acharner sur ce malheureux village victime d’une série d’épidémies de peste au XVI e siècle emportant  une partie de la population.De plus, une suite de redoutables tremblements de terre vont détruire une partie des maisons entraînant le début de son abandon : 20 juillet 1564, un des plus violents de France, 31 décembre 1612, suivi en 1618 d’importantes secousses du 14 au 18 janvier mettant bas maisons et église avec chutes de rochers.

L’abandon progressif de cette commune qui aurait compté jusqu’à 350 âmes avant ces bouleversements, avec administration communale et même un notaire, va s’échelonner tout au long du XVIIème siècle.

 Si en 1690 quelques irréductibles s’accrochent encore aux ruines, dix ans plus tard, seuls le curé et sa servante y résideront encore avant de se résigner à partir eux aussi en 1723.

L’abandon s’explique d’une part par l’absence d’eau sur ces hauteurs au relief tourmenté où seules des citernes d’eau de pluie devaient permettre une vie précaire, d’autre part les destructions des tremblements de terre qui malmenèrent effroyablement les villages plantés sur le roc.

(http://pays-d-azur.hautetfort.com/archive/2007/04/index.html)

 Trois de nos amis finissent, qui une bronchite, qui une rhinopharyngite et ce n'est pas la grande forme. Et qui plus est, Jacqueline pense que ce sont les suites des bains de pieds dans l'eau glacée du Jabron !!!  Espérons que l'air pur des montagnes leur permettra de retrouver la "pêche".

Il est 8 h 30 lorsque les deux groupes démarrent, le temps est superbe et la température agréable. Après avoir dépassé la chapelle bleue (c'est son nom et elle est peinte en bleu vert), fermée, les deux groupes se séparent. Jean emmène son groupe a une forte allure.

Depuis qu'il est équipé de son altimètre, il contrôle la vitesse de montée, et lorsqu'il constate qu'il monte à 10 m/minute, il décide de ralentir…à 9 ! Quel soulagement pour ses marcheurs ! Nous grimpons alors sur un versant sud où le soleil tape déjà fort, d'autant plus que le milieu est assez aride et manque d'arbres. Quelques cistes roses, du thym, des euphorbes "hérisson" et de jolies petites fleurs bleues, non identifiées, constituent la seule végétation.



Mais contrairement au jour où Jean a fait la reconnaissance nous ne verrons pas la Corse car une brume de chaleur sur la mer masque les lointains.

 

 

 La "pause banane" aux deux tiers de la montée sera la bienvenue. A partir de la cote 1141, la pente diminue et la végétation se fait plus luxuriante avec des odeurs délicieuses que nous attribuons, à tort à des acacias aux panaches blancs. Nous verrons plus tard qu'il ne s'agit pas de cette variété. Mais ceci conduit André à proposer de rendre le blog "odorant". On peut rêver. Jean, d'un seul coup, nous demande de faire silence. Sont-ce les voix du deuxième groupe ou un troupeau de chèvres ? Jean-Marie, toujours mauvaise langue, va suggérer qu'il y a certainement des chèvres dans ce groupe !

Pendant ce temps le groupe de Daniel progresse et après avoir fait sa "pause banane"va éviter un mauvais passage en dévers en grimpant dans les rochers.

 
Notre"Bouton d'or" fatiguée par son traitement antibiotiques et son lever matinal pour accompagner Bruno au départ de son voyage à St.Petersbourg est prête d'abandonner mais courageusement elle va continuer.

Après le col St.Michel l'accès aux ruines se fera par le contournement du rocher, le plus souvent à l'ombre, très appréciable ce matin car la montée avait été bien chaude. Petite pause devant la chapelle St Michel avant la visite des ruines et l'installation sur une plate forme  herbue.

Quant au premier groupe, il atteint  la cote 1180, à la Baisse de la Minière. Ouf ! Au-dessus de nous le Férion que nous avions gravi le 5 avril 2007 en venant de l'autre vallée.

 

Mais d'un seul coup, Camille fait preuve d'une grande agitation et se met fébrilement à vider son sac. Il ne retrouve plus ses lunettes ! Après un "interrogatoire serré" il se souvient que, dans la première partie de la grande montée, il avait quitté son tee-shirt et certainement posé ses lunettes. Jean lui conseille, au retour, par le chemin du bas, de remonter à partir de la bifurcation pour retrouver l'endroit où il s'était déshabillé.

Jean nous fait pénétrer dans une forêt de sapin, extrêmement fraîche, en nous recommandant de rester grouper car il n'y a pas de chemin bien marqué et le risque de se perdre n'est pas négligeable. Et là, il part comme un dératé, suivi de près par Annie, sur une pente en dévers plus faite pour les dahuts que pour les humains. Les quatre autres suivent péniblement, le repérant parfois plus au bruit des branches cassées  qu'a la vue. Au cours du repas, il expliquera que lorsqu'il ne connaît pas bien le chemin, il va le plus vite possible afin de ne pas perdre sa trajectoire. Cette théorie "borélienne" fait beaucoup rire ses interlocuteurs.

 Finalement tout le monde se retrouve sur une arête sommitale (il y avait longtemps qu'on n'en avait pas parlé)avec une vue extraordinaire sur les vallées de la Vésubie et des Paillon. Nous sommes complètement entourés de sommets que Jean nous fait connaître ou reconnaître pour les avoir déjà parcourus. Mais maintenant le vent s'est levé et la température ressentie s'est allégée de quelques degrés. Nous allons donc progresser en descente, sur cette arête que Jean nous recommande de suivre rigoureusement.

Nous progressons parmi des buissons de buis et commençons à apercevoir les ruines du village. Elles sont encore loin, mais presque à notre altitude…mais nous aurons à descendre, puis à remonter pour les atteindre.

Nous ne nous lassons pas d'admirer le paysage et lorsque nous arrivons à la pointe de l'arête, nous apercevons le second groupe qui arrive dans les ruines. Grands échanges de signaux, ils nous ont vus et Yvette va même photographier notre descente. Mais que nous sommes petits !  Heureusement quelques vêtements rouges  lui permettent de nous repérer sur son écran.

La fin de la descente se fait à toute allure sur un chemin pentu où Jean nous conseille de "laisser aller". Voici le col St.Michel, convergence caractéristique de deux arêtes et de deux vallons.

Alors que le groupe de Daniel a contourné le rocher par le chemin normal, Jean nous conduit tout droit en-dessous du rocher et en 10 minutes  nous atteignons la chapelle St.Michel, mais quelle montée ! Par endroits le vide à notre droite  est impressionnant. Pourtant la montée est superbe avec ses touffes d'euphorbes hérisson et de thym en fleurs.

La statue de St Michel, sur l'autel de la chapelle, est très stylisée, un peu  déplacée dans ce milieu rustique.

 

Nous rejoignons le second groupe, bien installé au soleil avec ses joueurs de cartes déjà "au boulot".

 
Tiens sur la photo du premier groupe, il y a 7 marcheurs, trouvez l'erreur, l'intrus(e) qui est venue se mêler aux "sportifs".

   Rapidement le groupe de Jean fait le tour des ruines où fleurissent de

nombreuses "Dames de 11 heures" (Ornithogalum umbellatum) et, en terme d'apéritif, il nous racontera les malheurs de la Reine Jeanne.

 "La terrible malédiction de la Reine Jeanne expliquerait pour certains les malheurs successifs de Roccasparvièra.

De passage à la Noël 1357, dans son fief de Roccasparvièra, la Reine Jeanne tint à assister à la messe de minuit dans l’église du village voisin de Coaraze.

Elle laissa ses deux enfants à leur nourrice et au chapelain qui s’était fait porter malade afin de goûter les vins du réveillon.

En chemin, la Reine Jeanne fut saisie par un pressentiment accentué par les croassements d’un sombre vol de corbeaux qui semblaient répéter : « la Reine va à la messe, lorsqu’elle reviendra elle trouvera table mise ! ».

 A son retour au château, la reine découvrit un horrible spectacle : le chapelain ivre mort, la nourrice gisant dans le bûcher et  sur la table du festin, couchés sur un plat, les corps nus des pauvres enfants avec un large couteau planté dans la poitrine.

Folle de douleur, la Reine Jeanne repartit le lendemain vers Naples, après avoir fait incendier le château.

Sur le chemin de Coaraze, elle se retourna vers le rocher de Roccasparvièra et proféra cette terrible malédiction : « Roche sanglante, roche maligne, un jour viendra où sur tes ruines ne chanteront plus ni le coq ni la poule »."

(http://pays-d-azur.hautetfort.com/archive/2007/04/index.html)

 Puis chacun profitera de son pique-nique et d'une petite sieste bien méritée.

Aujourd'hui, outre nos joueurs de cartes nous avons une lectrice.

 

 

 Ah ! Ces intellectuelles!

 

 

Puis c'est le signal du départ. Jean et quatre marcheurs vont emprunter le même chemin qu'à l'aller, Jean-Marie préfèrera emprunter la voie "normale".

 

Nous allons découvrir le chemin qu'a parcouru le groupe de Daniel et nous en conclurons que ce n'était pas si facile que ça et en tout cas ne justifiait pas le qualificatif de "promenade" de ce matin. Les descentes, qui étaient pour eux des montées ce matin, sont raides et quelques passages étroits, en dévers, les ont fait certainement transpirer.
Tout un coteau a été ravagé par un incendie, récent semble t'il. Les pompiers ont certainement eu du mal à le maîtriser par des moyens terrestres, vu la pente.  Nous retrouvons nos "acacias" de ce matin et leur odeur délicieuse mais Simone, sans pouvoir les identifier, les déclarent non-acacias ce que nous constatons en prélevant fleurs et feuilles pour une identification ultérieure. En fait, il s'agit de frênes à fleurs (Fraxinus ornus).

Sur le flan droit de la montagne, la roche présente une surface oblique striée comme si on avait creusé des sillons.





Cette surface se termine plus bas par une falaise verticale de même constitution. Ceci montre l'intérêt de faire des allers-retours sur le même chemin, car, ce matin, dans le sens de la montée, on ne devait pas voir ce détail géologique.

 
                                                                                                                                                   

Petit passage délicat où Denise qui avait bien franchi la partie glissante se retrouve…sur les fesses, au bord du petit ruisseau. On peut faire confiance à Gérard pour  être là au bon moment …

Jean reçoit un appel téléphonique de Camille parti en avant : incroyable, il a retrouvé ses lunettes, juste là où il pensait les avoir posées.

C'est la fin de la rando, derrière nous le ciel s'est un peu couvert, comme souvent en fin d'après-midi en montagne. Retour aux voitures pour le meilleur moment de la journée, le changement de chaussures.

Puis Jean nous emmène visiter ce joli village, un des plus beaux des Alpes maritimes, très authentique et qui n'a pas été transformé pour le tourisme. Au hasard d'une ruelle, un superbe vieillard barbu nous souhaite la bienvenue et nous remercie de venir visiter son village : sympa. Ensuite ce sera le pot traditionnel dans le café-épicerie du village.

Merci Jean pour cette superbe balade, préparée depuis notre montée au Férion. Merci aussi à Daniel MANGIN qui a accompagné le second groupe.

 

Merci aux photographes, Gérard CHARPY, André TUPIN, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.
La semaine prochaine, le jeudi 15 mai  Jean BOREL nous fera découvrir la partie Ouest de la presqu'île de Giens.
Encore quelques photos "en rab" : il y en avait tant !

                                                               Intéressante prise de vue  dans les ruines






Toujours nos joueurs de cartes













Au col St Michel, André à découvert ces cinq  magnifiques orchis...
qu'il a qualifiées de gentiane tant il était ému !

 

 

 

 

 

Une histoire "salace" au bord du lavoir





Chapelle St Michel

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Plateau de Saint Barnabé - 1er Mai 2008

2 Mai 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Plateau de Saint Barnabé

Aujourd’hui 1er Mai, Bruno Guérin nous propose une randonnée sur le plateau de Saint Barnabé, au-dessus du col de Vence. Cette année, fait exceptionnel, le jour de la Fête du Travail est aussi celui de l’Ascension. Travail plus ascension, était-ce trop pour certains ? Bruno est déçu : nous ne sommes que neuf randonneurs sur le parking de Boulouris. Tant pis ! Nous constituons deux voitures, et en route pour le col de Vence !Il est 8h15 quand la première voiture parvient au col. Fait notable, qui mérite d’être souligné, Gérard arrive bon premier ! Grâce sans doute à ses trois copilotes : Dominique, Marinette et Nicole. Nous prenons le temps de nous réchauffer avec un bon café accompagné de petits gâteaux. Vingt minutes plus tard, Jean-Marie arrive, avec à son bord Bruno, Madeleine, Simone et Yvette. Que s’est-il passé ? Jean-Marie a suivi les indications de Bruno, qui a lui-même suivi les conseils de Jean Borel et choisi de franchir par deux fois le Var pour rejoindre Vence. Merci Jean pour tes conseils !
Sans tarder, nous entamons la descente du col de Vence.  

Nous nous dirigeons vers le Sud. Nous suivons d’abord la route puis un sentier qui traverse un paysage aride, à la végétation rase. La descente est rapide. Devant nous s’offre un vaste panorama sur la un vaste panorama sur la Baie des Anges. Le sentier longe ensuite la Combe de Barbe. Aujourd’hui nous marchons accompagnés du chant des oiseaux. Ce qui est rarissime en randonnée.
«
Il faut que l’on soit moins de dix pour entendre les oiseaux ! » « Moins de dix et sans Martine ! » ajoute une autre. (Salut Martine, on pense bien à toi ! NDLR)
Après la fraîcheur  du matin, la température monte peu à peu.

Bruno nous invite à une pause « effeuillage ». Nous n’en publions ici que la première photo. (Les photos suivantes sont disponibles sur demande)
Nous poursuivons notre descente avec toujours la mer en ligne de mire. Puis nous bifurquons vers l’Ouest . Nous voici au pied d’une longue montée qui nous conduira au hameau de Saint Barnabé.
Jean-Marie nous le dira : Le plateau de Saint
Barnabé est très connu des ufologues.  (L’ufologie est une discipline qui consiste à recueillir, analyser et interpréter tout ce qui se rapporte au phénomène « ovni »). Ces passionnés y constatent des phénomènes mystérieux. Nous ne verrons pas d’ovnis, mais soudain Bruno s’écrie « Là-bas au loin, voici la Corse ! » Aussitôt le photographe intervient. Mais ébloui par le spectacle ou par le soleil, il cadre sa photo sur un coin de ciel. Et l’on n’y verra que du bleu ! Mais nous en sommes sûrs, nous avons bien vu la Corse !
Et voici notre groupe posant (et pausant) devant les sommets enneigés. Nous poursuivons notre grimpette en admirant un paysage de « roches calcaires, aux formes mystérieuses, extravagantes, sculptées par l’action des eaux, du vent, du gaz carbonique ». Ce qui donne à ce plateau karstique (de l’allemand « karst » signifiant « pierre dure ») un visage lunaire.

Devant nous, se fondant dans le paysage, se dressent de magnifiques restanques. Bruno nous raconte : « Ces terrains karstiques ont été peuplés depuis des temps très anciens. Ils portent la marque du travail de l’homme. Avec des restes de murs ligures, de huttes de pierre ou bories (comme celle d'où sort Bruno),

de pierres entassées pour laisser place aux pâturages. On avait construit sur le plateau de Saint Barnabé des abris de moutons avec au sommet des murs de pierre pour les protéger des loups. Le chemin des loups était sur le plateau de Saint Barnabé » Heureusement aujourd’hui nous ne verrons pas plus de loups que d’ovnis !




Et voici Saint Barnabé et sa petite chapelle. Nous la trouvons charmante. Pourtant le guide nous dit qu’elle est sans intérêt : « Avec dedans une peinture médiocre et dehors son clocheton restauré : un vrai massacre ! »
   

Ces dames font une pause et sont en admiration devant deux petits chiens. Admiration réciproque ! Mais il est midi, nous poursuivons notre route qui est encore longue. Car pour ce 1er Mai, Bruno nous a choisi une randonnée de 20 kilomètres avec un dénivelé de 700 mètres ! Une demi-heure plus tard, nous nous mettons en quête d’un lieu de pique-nique. Pas question de chercher de l’ombre, il n’y en a pas ! Mais pour nous mettre à l’abri du vent, quoi de mieux qu’une doline ?(Petit rappel : Une doline est une petite dépression, créée par l'effondrement du sous-sol calcaire). A l’écart de notre piste, Bruno nous en déniche une. Mais attention les pieds ! Attention lapiés ! (Petit rappel : Les lapiés sont des roches burinées de profondes cannelures, de cavités tourmentées, séparées par des crêtes aiguës et souvent coupantes).

Nous nous installons dans notre doline et profitons d’un temps de repos bien mérité. Après le pique-nique la sieste est la bienvenue. Il fait si bon au soleil ! Hélas Bruno n’a pas sommeil. « Dans cinq minutes, nous partons ! » Et quand Bruno donne un ordre, tout le monde le suit. D’autant  qu'il arbore aujourd'hui sa casquette olympique !

Nous reprenons donc la route. Il nous reste encore 9 kilomètres à parcourir avant le col de Vence. Au loin nous apercevons la chaîne de Vallongue. Des massifs de buis jalonnent notre chemin.
Puis voici sur notre gauche le
village de Coursegoules, dont dépend le hameau de Saint Barnabé. Nous évitons le village pour grimper à nouveau parmi les sommets. Droit devant nous, voici la Colle Martine (Salut encore Martine, on pense bien à toi ! NDLR) que nous évitons pour plonger dans la Combe Moutonne. Notre chemin descend au milieu des chênes pubescents, (reconnaissables à leur écorce noirâtre et souvent crevassée), dont on voit apparaître les premiers bourgeons. Nous croisons un habitué des lieux qui nous renseigne sur les oiseaux que nous avons entendu aujourd’hui : geais, pies-grièches, etc... Il nous indique un sentier bordé de pivoines. « A un kilomètre d’ici seulement ! »

(Mais nous nous contenterons d’un petit pied trouvé à nos pieds). Il nomme les fleurs que nous avons vues. Et parle de la résistance des bergers dont nous avons traversé les terres, envers les amateurs de sport mécaniques – nous en avons croisé plusieurs  - qui dérangent les oiseaux en période de nidification.  Riches de ces informations, nous poursuivons notre route et atteignons le col de Vence, à peine fatigués. Ce fut une belle journée. Dommage pour les absents ! 

Merci Bruno pour cette très belle randonnée.

Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

Prochaine sortie le 8 Mai pour une randonnée à Coaraze. Jean BOREL nous propose un parcours sportif et Daniel MANGIN conduira un 2ème parcours plus facile.

Pour terminer, voici un splendide bouquet de fleurs.

A vous de reconnaître toutes ces fleurs disposées dans le

désordre : Sceau de Salomon, fritilaire, tulipe inversée, orchis de Robert, poligonatum multiflorum, pivoine.

Attention : une fleur peut avoir deux noms !


 
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Le BOURGUET-BRENON- 24 avril 2008

25 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

Le BOURGUET-BRENON

   ou l'ultime gué...

 

Lorsque nous quittons St Raphaël, ce 24 avril, à 7 h du matin, le temps est couvert et lorsque nous passons devant le rocher de Roquebrune, son sommet est masqué par les nuages ! Le moral est donc dans les chaussettes et précisément, les chaussettes, nous allons en parler beaucoup aujourd'hui, mais n'anticipons pas.

Heureusement lorsque nous atteignons le camp militaire de Canjuers, le soleil apparaît devant nous. Au Bourguet, il fait beau et la température est agréable. C'est de là que Jean BOREL nous a tracé deux circuits, le 1er de 15 km et 800 m de dénivelée et le second de 12 km et 400m de dénivelée.

Le BOURGUET, minuscule village de 22 habitants sur 2500 hectares soit 1 habitant au km2 ! Notre groupe de 28 marcheuses et marcheurs représente plus que la population locale… une première.

 

Nous aurons du mal à nous égarer ici : il n'y a que deux rues dans cette charmante bourgade. De même nous aurons  également du mal à dépenser nos économies car il n'y a pas de commerçants ! Seule l'auberge communale tenue par Jacquot apporte un peu d'animation. Petite église, petit campanile et petit jacquemart, tout est petit ici.

Un calme parfait pour une cure de repos loin de l'agitation de la ville et de la pollution : l'air y est pur et vivifiant. Au Bourguet on retrouve le charme de la vie rurale : on y chasse et ramasse les champignons dans les belles forêts de pins et de chênes. Les pêcheurs pourront aussi y pratiquer leur sport favori.

Jean est un peu inquiet et recherche des sacs poubelles, qu'il ne trouvera pas d'ailleurs, quel gag nous prépare t'il ?

Après la présentation des  circuits, les deux responsables, Jean BOREL pour le 1er (18 marcheurs avec une parité absolue)et Daniel ROYER pour le second (deux marcheurs et 8 marcheuses) rassemblent leur troupe et à 8 h 30, légèrement décalés, les deux groupes attaquent le parcours.

Les deux rédacteurs et   les photographes sont dans le premier groupe, dommage.

Très rapidement, le constat s'impose : il a plu récemment et le chemin est très boueux. Une sorte d'argile blanche colle aux chaussures et rend la progression difficile. Le chemin est glissant et les bas-côtés sont recouvert d'une herbe blanchie et aplatie par les neiges de l'hiver.

Cette boue vient  des collines alentour  qui montrent cette matière très particulière que personne ne sait identifier. Devant nous, le bruit de la rivière se fait de plus en plus fort et nous débouchons devant un gué aux eaux tumultueuses. Nous comprenons subitement la recherche des sacs poubelles. Lorsque Jean avait reconnu cet itinéraire à l'été 2007, le Jabron qui aujourd'hui nous barre la route, n'était qu'un petit ruisseau sans importance !

Nous ne passerons pas directement avec nos chaussures car il faudra traverser une zone avec 30 à 40 cm d'eau. Tout le monde se déchausse, où on reparle des chaussettes, sauf Paulette qui possédait les fameux sacs poubelles, et si l'eau est bien fraîche, tout le monde traverse sans problème, ces dames aidées galamment  par Jean.

L'une d'elle, en déséquilibre, piquera le pied de Jean avec l'extrémité de son bâton, sans gravité heureusement. Pendant que nous sèchons nos pieds du mieux possible, le second groupe arrive sur l'autre rive et c'est Yvette qui attaque bravement la traversée.

 

Nous quittons Daniel et son groupe pour reprendre notre progression car nous avons 4 km de plus à parcourir et surtout nous avons à grimper jusqu'au sommet de Clare à 1266m.
Nouvelle traversée d'un petit ruisseau, sans déchaussage ce coup-ci. Paulette jubile, elle adore les randos où il se passe quelque chose : vive l'Aventure.
Après la pause "banane" nous attaquons la montée en coupant les lacets du chemin principal. Le sentier n'est pas trop mauvais mais la pente est raide et il faudra près d'une heure pour atteindre le sommet où une croix de bois a été érigée. Jean s'est dévoué pour porter le sac d'une marcheuse fatiguée. La vue est superbe et tout en bas à l'entrée du village de BRENON nous apercevons le groupe de Daniel.

Jean fera de grands gestes et hèlera nos compagnons mais nous sommes quand même très loin.

 

 

Le second groupe a pris une bonne avance sur nous. La rumeur nous apprendra que Daniel a "simplifié"son itinéraire, empruntant un morceau de route, "pour épargner ses équipières" . Jean-Marie , après la réunion des deux groupes, taquinant Daniel à ce sujet, sera pris à parti par ces dites équipières qui défendirent leur guide.

 

 Revenons au premier groupe pour lequel ce sera  la principale difficulté de la journée (en dehors des gués !) : la descente vers BRENON. Descente effectivement difficile avec un pierrier impressionnant.
C'est vraiment un chemin où il faut se laisser aller, sans crispation et effectivement tout le monde se retrouve sur un replas avec seulement une égratignure au doigt de Ginou, une épine malveillante, rapidement soignée par Jean. C'est le début des hépatiques (hépatica nobilis), ces jolies petites anémones sauvages, bleues qui blanchissent en viellissant (comme nous).
La pente devient plus facile et très rapidement nous gagnons un large chemin bien détrempé sur lequel GINOU- encore elle, pas de chance- va glisser et se retrouver à terre, sans bobos et même sans salir ses vêtements. Maintenant Jean est déchaîné, il mène un train d'enfer. Est-ce la perspective de retrouver l'autre groupe ou bien le besoin de rattraper le retard pour le rendez-vous à la faïencerie ?

 

Oui, nous venons de tout là-haut !
Enfin, voici BRENON(Brenoun en
occitan provençal dans la norme mistralienne) , sa bergerie, ses moutons et sa faïencerie où nous accueille Mireille, l'artiste locale. Originaire du village où sa famille représente75 % de la population (20 habitants , et pourtant c'est une commune !) Mireille peint et cuit la faïence selon plusieurs styles, de Moustiers à Marseille.
 

Jean est reparti à toute vitesse pour rejoindre le second groupe. La jonction se fera devant l'Eglise et les ruines du château détruit au début du 20 ème siècle où le groupe de Daniel nous attend.
















Jean et Daniel MANGIN nous font une démonstration
de labour et  avec nos dernières forces, nous grimpons au rocher qui surplombe  le cimetière…où il y a beaucoup de places disponibles.

Puis nous poursuivons la descente suivie d'une remontée brutale afin d'éviter une ferme inhospitalière (dixit Jean qui en a fait l'expérience) pour atteindre enfin la rive du Jabron afin de prendre notre pique-nique bien mérité, au soleil et avec le bruit de la rivière en fond sonore.

 

 

Nos joueurs de cartes ont recruté Catherine pour compléter leur équipe et manifestement, il fait moins froid qu'à Notre Dame du Glaive, la semaine passée, et Denise n'a pas utilisé sa capuche. La consultation de la carte amène Bruno et Jean-Marie à estimer que nous avons encore au moins trois gués à traverser. Quant à Jean il prétend qu'il n'y en a qu'un seul et qu'il est cimenté. A voir.

Nous remontons le lit du Jabron par une large piste et…tombons sur le gué, cimenté il est vrai mais complètement recouvert d'eau avec un violent courant. Genenviève, en digne "gazelle", le traversera à pied, presque secs, mais sur une zone glissante; Jean recommandera de passer un peu plus haut dans 30 à 40 cm d'eau.

A nouveau nous nous retrouvons les pieds dans l'eau qui semble, de l'avis général, moins glacée que ce matin. Certains pensent que nous pourrons nous baigner dans le prochain gué ! Jean fera traverser, sur son dos, Frédérique et les deux Nicole. Décidément, il est en forme aujourd'hui…et combien dévoué !



Pas rassurée Nicole,   la monture a pourtant l'air   solide !







Alors que tout le monde est installé sur la piste pour se rechausser, un petit plaisantin lance :"voiture". Personne ne bouge car tout le monde a compris la plaisanterie mais lorsque pour la seconde fois le même cri retentit, il y a effectivement une voiture qui veut franchir le gué et il faut rapidement rejoindre les bas-côtés.

 

Nous reprenons notre progression à vive allure, en logeant le "Torrent d'Evoulx" qui charrie beaucoup de cette terre blanchâtre dans laquelle nous avons pataugé ce matin. Le ciel s'est couvert de vilains nuages noirs. Encore trois gués à traverser dont deux sur des passages aménagés, le dernier sans difficulté,  et nous abordons "l' ultime"montée avant de retrouver le village.

Jacquot, l'aubergiste, nous a préparé une grande tablée avec de jolis nappes très colorées; après s'être débarrassés de nos chaussures nous prenons notre pot traditionnel avec quelques surprises sur les Perrier , thé et  chocolat ! Jean en profitera pour négocier le repas qu'il organisera pour  une rando de début Octobre.

 
Merci Jean pour cette belle journée, très animée et appréciée de tous.

 La semaine prochaine, le jeudi 1er Mai, Bruno GUERIN  nous a préparé un circuit de 20 km sur l'étrange plateau St Barnabé, au-dessus de Vence. (voir le lien à ce sujet)

 Merci aux photographes : Gérard CHARPY, André TUPIN et Jean-Marie CHABANNE.

Encore quelques photos :

 Toujours aux petits soins pour ses marcheuses, notre guide!











           Echantillons des faïences de Mireille.


Oui, c'est là haut que nous allons : 1266 m.
























Le rendez-vous de BRENON. L'Eglise, le rocher et les ruines du chateau...et le lampadaire.




 





























Le Jabron
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Le Thoronet - Cabasse - 17 avril 2008

19 Avril 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Le Thoronet - Cabasse

Aujourd’hui Bruno Guérin nous proposait une randonnée sur les crêtes de la Montagne Sainte-Victoire, chère à Cézanne. Rendez-vous à 7 heures sur le parking de Boulouris. Hélas la météo prévoit du vent, un ciel très nuageux et probablement des averses l’après-midi. Bruno décide donc très sagement de renoncer à la Sainte Victoire. Il nous emmène randonner entre l’Abbaye du Thoronet et le village de Cabasse.
Nous voici donc sur le parking de l’abbaye, un groupe parfaitement équilibré (10 randonneurs, 10 randonneuses) et plein de courage. Car du courage il en faut pour affronter un temps très incertain, sur une distance de 20 km, avec un dénivelé de 680 mètres.
Avant le départ, Bruno nous décrit les merveilles qui jalonneront cette rando : l’abbaye du Thoronet, un ancien prieuré de moniales à Cabasse et la chapelle de Notre-Dame-du-Glaive.

  Cinq minutes plus tard nous en avons fini avec l’abbaye du Thoronet, dont nous n’aurons visité que le parking. Pourtant, avec ses soeurs, Silvacane et Sénanque, l'Abbaye du Thoronet est l'une des trois merveilles cisterciennes de Provence. Ceux qui ne la connaissent pas sont invités à revenir. Elle vaut le déplacement.
Il est 8 heures et quart, nous attaquons notre marche en longeant une ancienne carrière de bauxite. (La bauxite, minerai d’aluminium, reconnaissable à sa couleur rouge, fut découverte en 1821 aux Baux-de-Provence, d’où son nom. La production française cesse au début des années 1990.)Puis nous empruntons un sentier qui monte, qui monte.  Excellent pour nous réchauffer car le temps est couvert et l’air frisquet. Profitant d’une pause, Bruno initie Nicole aux joies de la cartographie et de l’orientation. Chercherait-il à recruter une accompagnatrice ?
Tout à coup le soleil laisse pointer ses rayons au travers des nuages.

Profitons-en pour prendre une photo du groupe !

A présent nous descendons vers Cabasse et la vallée de l'Issole. Un grand pont enjambe les flots tumultueux de cette rivière qui après avoir traversé Cabasse, va se jeter dans le lac de Carcès.
Dès l'entrée dans la ville, Bruno s'adresse à une dame âgée : "
 Le prieuré, s'il vous plait, madame !" "Je ne connais pas" répond la Cabassoise.

Nous découvrons alors, sculptée à l'angle d'une rue, une paire de ciseaux. C'est évident, elle nous indique le chemin. D'autres Cabassois nous voyant hésitants, nous renseignent : " Allez là derrière, il y a un jardin !" Nous pénétrons dans un minuscule jardin qui jouxte ce qui pourrait bien être l'ancien prieuré.

Bruno nous conte alors l'histoire de Cabasse. "Le village de Cabasse est la véritable capitale préhistorique du Var. Occupées dès le néolithique, les grottes percées dans la falaise qui domine la vallée sont riches de traces de vie et d'industries primitives. On y découvre de nombreux menhirs et dolmens". L'église St Pons (XVè siècle) possède l'un des plus beaux retables de Provence. Si beau que nous ne le verrons pas, l'église étant fermée.
Il est temps de repartir. 

Nous grimpons sur le flanc Ouest de la vallée de l'Issole.  Puis nous empruntons le chemin dit "des Résistants et des Parachutages". Il nous conduit au monument érigé en l'honneur des Résistants du Maquis du Défens. 
Nous dominons le village de Cabasse. Puis nous abordons un sentier en sous-bois qui descend vers la vallée de l'Issole.
Jean-Marie, toujours à l’affût des petites fleurs, nous invite à admirer des bouquets d’euphorbes :

Euphorbia acanthothamnos (euphorbe hérisson) et Euphorbia characias, sans préciser laquelle (il en existerait 2000 espèces !).
La descente se fait plus rapide, l'horizon se dégage un peu.         Nous découvrons l'immense falaise qui surplombe la vallée. Puis nous atteignons un vignoble que nous longeons.

Le groupe s'arrête et contemple les ruines d'une vieille demeure. On raconte que ses occupants y connurent une fin tragique. Mais nous n'en saurons pas plus…  Nous poursuivons notre chemin en sous-bois puis atteignons l'Issole que nous franchissons à nouveau. Nous voici à présent sur la route. "Marchez à droite du rail de sécurité !" Tout le monde obéit, mais bientôt le passage se rétrécit au point que nous risquons de dégringoler en bas du talus. Tant pis, marchons sur la chaussée ! Puis il nous faut descendre – et non dégringoler - dans le ruisseau en contrebas. Nous y parvenons non sans quelques frayeurs. Nous grimpons à travers les broussailles jusqu'à atteindre un sentier praticable. Il est  midi passé, nous crapahutons depuis déjà quatre heures et commençons à avoir faim. Heureusement voici la chapelle Notre-Dame-du-Glaive, située sur un vaste terrain plat couvert de chênes verts. Au fond nous découvrons une vue splendide – bien que très embrumée - sur les gorges de l'Issole, les massifs environnants et les friches des mines de bauxite. Il règne en ce lieu une sérénité impressionnante (*).
Chacun s'installe,  

au pied d'un arbre ou sur ce qui ressemble à des sièges de pierre. Après le pique-nique, nous laisserons le temps aux "taroteurs" de faire quelques donnes. On les voit ici bien emmitouflés. Ferait-il frais ? Le soleil, malgré de timides percées, continue à nous bouder. Mais et c'est le principal, il ne pleut pas ! 

 Bruno invite Michel à nous conter l’histoire de l’Oustau dei Fado, la Maison des Fées. "Les sarrasins détruisirent Matavo – ancien nom de Cabasse - et s'établirent au Castel-Sarrin (c'est-à-dire sarrasin). Le mardi de Pâques 760, ils attaquèrent les Cabassois réfugiés dans les grottes de la Maison des Fées. Les combats s'éternisant, ceux-ci prièrent Notre-Dame qui apparut alors, lumineuse et terrible, affolant et faisant fuir les infidèles. En reconnaissance une chapelle fut érigée en ce lieu solitaire et escarpé". Michel, juché sur sa tribune, se révèle un excellent orateur. Son public l'écoute religieusement, comme le montre bien la photo !
En réalité, tout le monde semble pressé de rentrer. Nous prenons donc la route du retour, à un rythme soutenu, toujours dans la crainte d'une averse. Nous passons par des hauts et des bas, de vraies montagnes russes. Avant de rejoindre le chemin qui descend vers l'abbaye du Thoronet. Emportés par notre élan, nous n'aurons qu'une vision fugitive de l'abbaye. Et nous parvenons à nos voitures, fourbus mais heureux ! 

Merci Bruno pour cette belle randonnée. Et peu importe le temps maussade, les randonneurs ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors. (**) 

(*) Extrait du site http://www.provenceweb.fr/f/var/cabasse

(**) Inspiré du ch’ti Enrico 

Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

Prochaine sortie le 24 Avril pour une randonnée dans la Vallée du Jabron avec Jean BOREL.

 Encore quelques photos ?

 

 








Denise et Ginou flânent en queue de peloton.


Mais où est donc passé le serre-file ?
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Sillans-La-Cascade- 10 avril 2008

10 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

SILLANS-LA-CASCADE.

 

"J'y vais ou j'y vais pas ?" C'est bien sûr la question que nous nous sommes tous posés en regardant les prévisions météorologiques en début de semaine. Pourtant il faudra bien y aller car Jean BOREL nous a conviés à un déjeuner au Restaurant des Pins à Sillans-la- Cascade. Mais irons-nous à pied, ou en voiture ? Pourtant ce sont 34 marcheuses et marcheurs qui se rassemblent sur le parking de Salernes.

Salernes est célèbre pour ses tomettes hexagonales qui recouvrent la plupart des sols dans les maisons provençales. Ce sont des carrelages en terre cuite, émaillée ou non, faite d'un mélange de cette terre rouge et ferrugineuse à d'autres sortes de terre.
15 fabricants très créatifs  produisent constamment leurs carrelages qui sont connus dans le monde entier


 Enfin pas tout à fait car Gérard et ses "trois femmes" nous ont refait le coup du 6 mars (voir "Les crêtes de Cogolin"). Par ailleurs au dernier moment, une douloureuse sciatique avait bloqué la trente cinquième participante.

 Les dames, n'ayant pas la majorité, ce qui est rare, il y eu, c'est de bonne guerre, des sous-entendus sur la participation masculine liée au " restaurant"…

Nous accueillons  Claude ROUZIES, responsable des marches intermédiaires du lundi et Micheline, son épouse, qui, une fois par an, se joignent à nous.

Gérard ayant rejoint le groupe, nous partons pour un parcours de 16 kms et 595 m de dénivelée. Il fait doux mais le ciel est bien couvert. Les photographes ne vont pas être gâtés.

Jean n'a pas sorti son grand chapeau noir, nous devrions donc échapper à la pluie !

Petite mise en forme, sur le plat, le long de la rivière avant d'attaquer une montée très raide mais heureusement assez courte.

Très rapidement nous atteignons le plateau et nous quittons l'itinéraire pour une petite incursion dans les bois, vers la Chapelle de La CROIX SOLLIES, où se fera la pause "banane". Nous ne sommes plus à l'abri du vent et il fait un peu frisquet ce qui entraîne un rhabillage rapide. Joli point de vue sur la plaine fermée par la Montagne du SERRE qui a fait l'objet d'une précédente rando, comme nous le rappelle Jean.
 
Quelques buissons de cistes à feuilles de sauge, particulièrement bien fleuris.

 

 La chapelle ne semble pas beaucoup intéresser les marcheurs; il faut dire qu'elle est en ruine sauf sa façade et ses clochetons datant de 1874. La toiture s'est effondrée mais on voit encore les restes de la voûte en briques rouges.

 

Nous repartons sur un chemin large et facile, tellement facile que notre guide se retrouve en fin de peloton. Après une petite grimpette, nous abordons la descente vers la vallée de la Bresque. C'est alors que Jean, se référant aux difficultés d'un précédent passage (chemin boueux et glissant) propose, pour ceux qui le souhaiteraient, d'éviter le bord de la rivière en restant sur le chemin supérieur, avec rendez-vous au pied de la cascade. Huit marcheurs, guidés par Camille vont faire ce choix qui finalement ne s'avèrera pas si facile, CAMILLE ayant eu fort à faire avec la salsepareille.

Le second groupe se retrouve rapidement au bord de la rivière où une équipe de jeunes a installé deux câbles pour la traverser, d'où une très joyeuse ambiance.

Finalement le sol est bien sec et malgré les difficultés du chemin et grâce aux racines apparentes, tout le groupe progresse, parfois en s'accrochant aux lianes. Non, n'imaginez pas la forêt tropicale !


Un régal pour les yeux et les photographes "mitraillent" devant chacune des petites cascades qui jalonnent le cours de la Bresque. Sur l'autre rive, quelques bienheureux ont installé leur logis, mais gare aux rhumatismes car le secteur est quand même humide.


Tout en montant et redescendant sur un sentier qui a été tracé naturellement par le passage des promeneurs, nous atteignons la grande cascade qui tombe de 42 m de haut. Bien sûr, ce n'est pas IGUAZU en Argentine… mais cette chute d'eau est quand même bien jolie avec son petit lac.
Par temps ensoleillé, la couleur de l'eau est d'un bleu laiteux et il n'est pas rare d'y voir un arc-en-ciel. Hélas aujourd'hui, le soleil n'est pas de la partie.


Alors que ce lieu est quand même l'attraction du village, nous allons rencontrer de nombreux panneaux de ce type en interdisant l'accès ?

 


Après un petit topo de Jean sur le village de Sillans, nous reprenons le chemin du village où nous attend notre restaurant.

 

Par sa rivière, ses opulents ombrages, ses cascades et ses vastes prairies, Sillans a beaucoup d'attraits pour séduire ses visiteurs. Le village a gardé son aspect médiéval particulier, resserré sur lui-même il a un peu l'allure d'une grosse ferme dont la place centrale serait la cour intérieure. On peut y admirer :

 
  • L'église St Etienne (XVIIème), son joli porche et ses pierres apparentes.
  • Les remparts avec leurs belles tours et des créneaux du XIème.
  • Le château, en rénovation depuis son acquisition par la commune.
     


Le chemin est bordé d'un superbe vieux mur constitué de pierres de calcaire à la surface tourmentée. Il est d'autant plus remarquable q'il a été réparé avec le même matériau prouvant ainsi que la carrière existe toujours.

Autre particularité, deux énormes platanes, dont vous pouvez imaginer la taille grâce à Yvette. Autrefois, il y en avait

trois, mais le plus éloigné du chemin a été coupé, certainement il y a peu de temps : dangereux, gênant ou malade ?

 

Petit débat sur une petite fleur blanche, identifiée par Jean-Marie comme une "Dame Blanche", en fait appelée "Dame de 11 heures" (Ornithogalum umbellatum) que nous avions déjà rencontrée au Mont Lachens… et que l'on retrouve aussi dans nos jardins à l'état sauvage.



Enfin, pour les affamés, le restaurant des Pins nous accueille pour un déjeuner qui s'avèrera très fin, mais pas assez arrosé selon certains.

 

 

 

 

Vers 15 heures, départ pour le retour à Salernes en empruntant l'ancienne voie de chemin de fer en passant par le haut de la cascade. Le surplomb est assez impressionnant, les fameux 42 m que nous avions au-dessus de nous ce matin sont maintenant en-dessous (évident Jean-Marie !). Est-ce cela qui a retenu nos marcheurs de profiter du paysage car nous les avons sentis un peu sur la réserve ? Dommage.

 

 

Le soleil semble être installé à Salernes et nous le retrouvons rapidement sur le tracé du chemin de fer où nous circulons parfois entre des zones rocheuses qui ont été taillées à la main. Une fin de rando comme ça après un "restaurant", c'est l'idéal. Le petit train de l'époque ne pouvait pas franchir de pentes trop raides et nous en profitons.

Une courte traversée de la zone industrielle nous conduit ensuite au lit de la Bresque que nous avons retrouvée.
Elle coule, tranquille, le long des vieilles maisons du village, étroites et hautes. Quelques poissons folâtrent parmi les rochers.

 

 
 Voilà, nous retrouvons nos voitures et après avoir changé de chaussures nous allons prendre notre pot sur la place du village, très provençale avec de superbes platanes.
Le  café s'appelle le Café des Négociants et s'enorgueillit de l'appellation, "Famille FENIANT de père en fils depuis 1936…" 

 

Merci  Jean pour cette superbe balade qui a permis à beaucoup d'entre nous de découvrir les rives de la Bresque.

 Merci aux photographes Gérard CHARPY, Francis OUDART, André TUPIN et Jean-Marie CHABANNE qui malgré la mauvaise lumière ont réussi de très belles photos. Leur intense production a causé bien du souci au rédacteur pour choisir celles qui ont été publiées.


 
La semaine prochaine, le jeudi 17,  Bruno GUERIN nous conduira à la Sainte-Victoire jusqu'à la fameuse Croix de Provence.

Deux petites photos insolites :
Où Francis est-il allé chercher cette image ?


Pourquoi le fond du pantalon de Dominique interesse-t'il toutes ces dames ?
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St.CEZAIRE- Le vallon des Gourds-3 Avril 2008

4 Avril 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

St.CEZAIRE-Le vallon des GOURDS

Nous voici revenus dans les Alpes-Maritimes que nous avions délaissées depuis quelques temps. La durée du jour et le changement d'horaire nous permettent ces déplacements un peu plus longs.

C'est à St.Cezaire sur Siagne (village du Var, rattaché aux Alpes-Maritime en 1860) que Bruno GUERIN a rassemblé 28 marcheuses et marcheurs pour 13 kms et 520 m de dénivelée. Il fait beau et doux, la météo est très favorable, la journée devrait être "sympathique". Nous retrouvons les "petits nouveaux", Sylvette et Guy, qui viennent de Vierzon. Ils nous avaient déjà accompagnés au Vallon de la Camiole. Nous leur souhaitons la bienvenue.

 

 

Passage sur la terrasse qui surplombe la Siagne : impressionnant !

 

 

Alors que Bruno décrit le circuit en présentant le profil selon une technique très particulière,
Yvette et Catherine s'intéressent vivement à la table d'orientation. Pour ne pas trop effrayer ses marcheurs, Bruno imprime ses profils en "paysage" et non en "portrait", ce qui atténue les pentes. Malin notre Bruno, mais nous t'avons démasqué ! Puis nous cheminons dans le village aux petites rues très jolies jusqu'à l'église où Bruno nous fera son premier exposé "culturel".  

 

 

Bien qu'aucun texte ne puisse le confirmer, il est vraisemblable qu'étant donné la présence romaine pendant plusieurs siècles dans ce village on lui attribua un nom qui, selon l'Abbé Meyronet, était Castra Caesaris. Les moines de l'Abbaye de Lérins, propriétaires dès le 9ème siècle profitant de l'homonymie et dans un souci d'harmonisation, modifièrent César en Césaire rendant ainsi hommage à l'un des leurs devenu évêque d'Arles en 500 et qui fût par la suite béatifié. C'est ainsi qu'apparut Saint Cézaire.

La conjonction du piton rocheux et de la rivière Siagne en fait un lieu privilégié et a toujours attiré les hommes. Un ensemble de mégalithes, constitué d'une dizaine de dolmens dont deux ont été classés monuments historiques, ainsi que cinq camps (oppidums), prouve l'existence d'une population sédentarisée depuis le néolithique.

 Au 9ème siècle, les moines de Lérins acquièrent les terres du village qui prend alors son nom définitif. Organisés en Prieuré, ils poursuivent l'action des romains : la culture, l'éducation, et les soins portés à la population. La chapelle Notre Dame
de Sardaigne, construite sans doute sur les restes d'une ancienne abbaye devient l'église du village.

Au XVIème siècle, l'économie est florissante, la population augmente (plus de 500 habitants), on construit hors les murs du village médiéval. Les moulins sur la Siagne sont très actifs, blé et  huile d'olive.

 Le 19ème siècle apporte un développement des activités : aux moulins à farine et à huile s'ajoute un moulin à papier. Le Docteur Maure, Maire du village, préside à la construction du canal de la Siagne apportant par la même occasion l'eau au village. Celui ci s'étend entre les remparts et le cimetière et possède enfin sa forme actuelle .*

 Ne croyez pas que Bruno fasse la circulation devant le porche de l'Eglise du village… non, simplement avec ses bâtons il nous indique la direction de différents sites !

 C'est maintenant l'heure de s'engager sur notre circuit, par une descente assez raide mais adoucie par des lacets.

Derrière nous, tout en haut, les maisons du village sont accrochées à la falaise. Nous atteignons un ancien lavoir et nos compagnes, bien heureuses d'avoir des machines à laver, imaginent ce que devait être la vie des lavandières qui remontaient leur linge par le chemin que nous venons d'emprunter. Gérard nous fera sa photo de groupe habituelle…en vue plongeante.

Mais nous sommes déjà à la balise 8 et il faut remonter à 400m. Montée raide, mais courte, en sous-bois ( peuplement de pins et surtout de chênes-verts) qui nous conduit à un premier plateau où nous retrouverons un paysage typique de Provence, restanques et oliviers : plaisir des yeux.

Pause banane où nous retrouvons notre "maillot jaune" de la rando de Signes. Sûr, on ne la perdra pas ! D'ailleurs certaines vont suggérer d'en faire l'uniforme des marcheurs du Cercle de Boulouris.

La marche sur le plateau est agréable, il fait doux, pas de vent, paysage bucolique : pourvu que ça dure. Premières cistes roses, dites à feuilles de sauge.  Hélas, les bonnes choses ont une fin et nous attaquons une descente très raide qui va nous conduire à la côte 150, altitude mini de la journée.

Nous traversons le canal qui approvisionne en eau les villes de Grasse et de Cannes, ce qui permet à notre ami Albert de parler de "l'eau grasse". Il est en forme ce matin !  Au lieu-dit  "les Gourds",     rassemblement du groupe qui s'était un peu dispersé dans la pente. Maintenant, il fait chaud et nous nous engageons dans un sentier étroit qui longe une propriété. C'est le morceau de choix de la journée qui en un kilomètre va nous faire remonter à 380m. La montée est ralentie par le franchissement de quelques petits murets et lorsque nous atteignons le canal, le plus dur est fait.




Non, Yvette, il ne faut pas plonger !

Le reste de la montée sera sérieux mais sans plus et après un passage en plein soleil –petite pensée pour le reste de la France sous la pluie- Bruno nous arrête pour le pique-nique. Alors que dans les récentes randos, nous recherchions le soleil pour nous installer, aujourd'hui, c'est l'ombre qui nous attire.

Nos nouveaux amis de Vierzon nous régalent de crottin de Chavignol et d'un petit vin blanc de Sancerre, délicieux. Ils sont définitivement adoptés dans le groupe ! Ne croyez pas que Jacqueline et Bruno n'aient pas trouvé de place, ils ont simplement choisi le confort, relatif, de boîtiers électriques.






Oui, les deux rigolos, vous êtes bien sur la photo, le photographe ne s'était pas intéressé qu'aux filles, malgré vos allégations.

 

Derrière nous s'étend une superbe oliveraie, en restanques. Des petits curieux vont y découvrir des asperges sauvages, au stade idéal de développement pour accompagner une bonne omelette. Et chacun de donner sa recette. Martine, qui ne connaissait pas, a fait une bonne récolte et en est assez fière. Espérons qu'Alain appréciera.

Comme d'habitude, nos joueurs de carte se sont installés sur un rocher. Où est leur magnifique tapis de jeu, ourlé à la main, de la semaine passée à Comps ?

Bruno donne le signal du départ et il y a encore un peu de montée pour atteindre le plateau de l'Aspé. Superbes ces oliviers!

Il reste environ 5 kms pour retrouver St.Cézaire. D'un seul coup, toutes les restanques sont couvertes de dimorphotécas sauvages. La fin de la rando sera facile et c'est dans les faubourgs du village que nous découvrirons le puits de la Vierge.

Bruno nous expliquera qu'il existe, de l'autre côté du village, un ensemble de neufs puits du même type qui dateraient de 1500 environ, bien que dits "puits romains". Il fait chaud et une petite pause à l'ombre est la bienvenue, n'est-ce pas Mesdames.
Encore un petit effort pour atteindre le cimetière et sa chapelle, typiquement provençale et datant du 12 ème siècle,
où a été installé, face à l'entrée, un sarcophage d'époque gallo-romaine, portant des inscriptions qui ont été révélées, il y a peu de temps, par un groupe d'archéologie locale. Il aurait été destiné à un jeune homme de 17 ans.

Voilà c'est fini, nous nous retrouvons sur la place du village pour notre pot traditionnel.


 

 


Merci Bruno pour cette belle journée passée dans cette région que tu apprécies fort. Le plateau entre St Cézaire et St Vallier est ton terrain de jeu préféré n'est-ce pas ?

Merci aux photographes Gérard CHARPY et Jean-Marie CHABANNE.

La semaine prochaine , Jean BOREL nous conduira à Sillans-la-Cascade...avec restaurant !

*http://www.saintcezairesursiagne.com/


Quelques images bucoliques :
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Le Circuit des trois chapelles-Comps sur Artuby

28 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

    LE CIRCUIT DES TROIS CHAPELLES
     COMPS SUR ARTUBY - 27 mars 2008        

2008-3-27-COMPS--12--copie-1.JPG Pour cette dernière rando du mois de Mars, Jean BOREL nous présente une petite nouvelle, YVETTE, une de plus, il va falloir mettre des numéros.  Bienvenue à YVETTE.

Par contre, nous n'aurons pas Bruno avec nous car sa cinquième lombaire lui a joué un mauvais tour. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement : n'oublie pas, BRUNO, tu nous emmènes à St.Cézaire la semaine prochaine !

S'il fait un peu frais à COMPS/ARTUBY à 9 h du matin, il y a beaucoup de ciel bleu et quelques cumulus sympathiques. Jean nous présente la carte et le profil, 14 kms et 500 m de dénivelée. Les 21 marcheuses et marcheurs admirent  la nouvelle présentation avec des couleurs différentes pour les montées, les descentes et le plat (pour ce dernier, dans la région, les imprimantes ne consommeront pas beaucoup d'encre verte !) .

Aujourd'hui, Jean va innover en nous proposant de découvrir le village et ses particularités, les chapelles St.Jean et St.André situées sur une butte .  Le village se développe aujourd'hui en contrebas de cette butte, les quartiers médiévaux qui s'étendaient juste au dessous de l'église ont disparu, comme son château et ses remparts. 

2008-3-27-COMPS--13--copie-1.JPGLa chapelle St Jean, très bien restaurée est complètement vide.   Elle est  attribuée aux Templiers qui possédèrent les lieux. Juste au-dessous se trouvent les gorges de l'Artuby. Au sud s'étendent de vastes pentes peuplées de buis, elles sont actuellement incluses dans le champ de tir de Canjuers. Mais nous reparlerons de ce dernier.

 

 Le groupe se dirige ensuite vers la chapelle St André en passant par une plate-forme d'observation qui permet à Gérard de réussir une très belle photo de groupe sur un fond de montagnes enneigées. 2008-3-27-COMPS--6--copie-2.JPGNous surplombons la chapelle St André dont le clocher-tour est doté, sur ses arêtes, de tuiles vernissées dites «tuiles à loups». De petits bulbes creux percés occupent leur dos, le souffle du vent du nord qui les traverse, émet un sifflement dont la tradition rapporte qu'il éloignait les loups. L'abside est pour sa part coiffée des lauzes qui devaient autrefois couvrir l'ensemble de l'édifice. Cette chapelle semble encore "en activité". 

2008-3-27-COMPS--14--copie-1.JPG


L'autel est surmonté d'un décor floral en trompe l'œil.2008-3-27-COMPS--15--copie-1.JPG

V
oilà, notre première partie culturelle est terminée pour l'instant et nous attaquons maintenant la partie sportive par une montée douce et régulière. Ce sera alors le temps de  la séance "effeuillage" traditionnelle et de la pause "banane" qui ne l'est pas moins. A ce sujet et devant le développement de la consommation de ce fruit exotique qui a permis de baptiser cette habitude, certains réclament des achats groupés pour les de marcheurs du Cercle de Boulouris...vive le pouvoir d'achat !

Le chemin que nous parcourons est large, sans cailloux qui roulent sous les pieds. Jean  préfère pour sa part des sentiers plus étroits et raconte que lors de sa reconnaissance, il y avait encore des traces de neige et que ce "boulevard" était très boueux. Aujourd'hui, il est bien sec et sa largeur permet de bien faire marcher les langues  ( une majorité de dames aujourd'hui)et il s'en raconte au cours de ces randonnées, mais le rédacteur n'est pas là pour "cafter", encore que ...

Jean nous fait découvrir le Mont LACHENS -on n'est toujours pas au clair sur la prononciation (?) -et quelques jolis reliefs au dessus de Castellane qui lui donnent l'envie d'aller reconnaître un nouveau circuit par là-bas, un de ces jours. C'est pourtant vrai que ces petites montagnes sont belles.

Sur les dernières centaines de mètres avant d'atteindre le point culminant de la journée, la pente devient plus sévère et au regroupement au lieu dit "Le FAYET" il y a quelques retardataires qui ont tiré la langue. 2008-3-27-COMPS--16-.JPGJean en profite pour faire un petit topo sur le camp de Canjuers dont nous longeons la limite nord avec ses sympathiques panneaux rappelant que nous risquons de rentrer dans une zone, militaire, dangereuse suite aux tirs d'artillerie et aux engins non explosés... et interdite de ce fait.

D'une altitude moyenne de 800m, le plateau de Canjuers est divisé en deux grandes parties: le Grand Plan de Canjuers long de 15km vers l'est  large de 10km et le Petit Plan de Canjuers long de 5km vers le nord et large de 2km. Le plateau est encerclé par des chaînes de montagne comme le Grand Margès (1577m) au nord- souvenez-vous les 13 marcheur(se)s  de la saison dernière-  le Mocrouis (1061m) à l'ouest, la serrière de Lagne (1118 m), le collet de l'Aigle (1118m) et la montagne de Barjaude (1173) au sud.

2008-3-27-COMPS-1--copie-1.jpgSur le plateau, la végétation est rare car son sol est très aride, elle est surtout composée de garrigue (petits buissons, herbes et plantes aromatiques). Les forêts sont présentes sur les montagnes alentours. Les arbres sont majoritairement des chênes pubescents (33% de la végétation), des pins sylvestres (25%) et des pins d'Alep (20%). C'est aussi un lieu de spéléologie: c'est l'un des plus grands bassins d'eau souterraine d'Europe, grâce aux nombreux avens.

Appelé "Campus Julii" lors du passage de Jules César pour la conquête de la Gaule, le plan conserve notamment plusieurs bornes milliaires romaines. Le plan est aussi un important lieu de fouilles archéologiques. Il y conserve de nombreux fossiles datant du Jurassique et du Crétacé (et des traces de dinosaures)

Durant le printemps et l'été 1944 le plateau de Canjuers a servi de base au "maquis Vallier", le maquis Armée secrète du Var. Un maquis FTP, le "Camp Robert" était basé à Aups tout près de là.

Le Camp de Canjuers et son polygone de tir sont des terrains militaires dont l'entrée est contrôlée et strictement interdite. Deux routes le traversent, avec interdiction de s'arrêter. Créé en 1970, avec ses 35 000 ha de terrain, dont 14 hectares de camp bâti, le camp de Canjuers est le plus grand champ de tir d'Europe occidentale. Déjà partiellement utilisé entre les deux guerres, il sert actuellement à l'instruction aux unités françaises et étrangères avec 2 500 personnes permanentes et 100 000 hôtes par an. On y tire 75 000 obus, 1 000 missiles et 1 600 000 projectiles de tous calibres en 330 journées de tir par an. En outre des batiments spécialisés, cinq aires de bivouac et des fermes aménagées confèrent une capacité de logement de 5 600 places pour 100 000 hôtes de passage par an. Il est particulièrement dédié à l'entraînement au tir (missiles, artillerie, hélicoptères, chars, etc.) Il est d'ailleurs, le seul champ de tir en France permettant les tirs d'exercices de lance-roquettes multiples (LRM)
Treize villages ont cédé des terrains pour le camp et le village de BREVES, sur la route de Bargème, a été complètemebnt abandonné.

 Heureusement, il semble qu'aujourd'hui il y ait peu de tirs, car nous aurions été  aux premières loges !

Cet exposé nous a permis de reprendre notre souffle et maintenant nous allons descendre jusqu'au point pique-nique repéré par Jean lors de sa reconnaissance.

2008-3-27-COMPS--17--copie-1.JPGA l'est le ciel se couvre de plus en plus de gros nuages noirs. Au-dessus de nous, le soleil joue un peu avec les petits cumulus mais dans l'ensemble, il domine.

Face à  nous, la chaîne de montagnes enneigées est magnifique.2008-3-27-COMPS--8--copie-1.JPG

Nous découvrons notre coin pique-nique, avec tables et bancs, mi-ombre mi-soleil, à l'abri du vent, super ! Quelques réfractaires préfèrent le contact avec le sol, au diable le confort.

Même nos joueurs de cartes sont installés comme au salon, avec tapis de jeu, "ourlé à la main par la Maman de Jacqueline". On aura tout vu. Un jour, il faudra consacrer un album photos à leurs diverses installations.2008-3-27-COMPS--19--copie-1.JPG

Le ciel est de plus en plus noir vers l'est et c'est dans cette direction que nous nous dirigeons...

Dernière petite grimpette jusqu'à l'antenne-relais puis nous redescendons par un sentier comme Jean les aime, et il rappelle la consigne de bien surveiller si celui 2008-3-27-COMPS--20--copie-1.JPGqui suit est toujours en vue. Nous débouchons sur une zone de plat avec quelques prairies et un joli petit chemin bordé de haies et où nous découvrons les premières hellébores de Corse. Arrivés à la route, nous faisons un détour pour la  3ème chapelle de notre circuit , la chapelle romane Saint Didier, patron du village de Comps. Le cimetière du village se trouvait là autrefois, la nature du sol ne permettant pas le creusement de sépultures autour de l'église paroissiale Saint-André. Un pèlerinage annuel s'y déroulait encore au XVIIIe siècle.  Elle est placée sur une colline, comme ses deux sœurs, et le panorama est magnifique depuis son parvis . Elle aussi est bien restaurée mais semble hors d'activité.

2008-3-27-COMPS--11--copie-1.JPGNous rejoignons nos voitures et allons prendre not pot habituel juste en face, au Grand Hôtel. C'est là que Jean va rendre les clés des trois chapelles que nous avons visitées, c'était très sympa de les avoir récupérées le matin car hélas, nous tombons trop souvent sur des édifices invisitables.

Finalement nous n'avons pas rencontré la pluie, elle n'était pas bien loin, nous avons "navigué" tout le jour à la limite du changement de temps.

Merci Jean pour cette balade dans le Haut-Var, dommage les feuillus étaient encore tout nus. Il faudrait plutôt venir ici à l'automne...mais il y a tant d'autres parcours à faire à ce moment là.

 Merci aux photographes Nicole BRINSON , Gérard CHARPY, Jean-Marie CHABANNE

Jeudi prochain, le 3 Avril, Bruno GUERIN nous guidera sur les chemins de St.CEZAIRE2008-3-27-COMPS--23--copie-1.JPG

 Bien sombre le ciel vers l'est !!! 

 

 

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La Roche Taillée - 20 mars 2008

22 Mars 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

La Roche Taillée

Aujourd’hui Bruno Guérin nous propose "un petit coin de paradis entre ciel et terre". Nous y découvrirons le passage de la Siagnole de Mons entre deux parois taillées dans le roc. Puis nous visiterons le village de Mons, point culminant de cette randonnée, à 814 m d'altitude. Ainsi que son restaurant où nous attend une daube de sanglier, plat choisi à l'unanimité par Jacky. Mais pour mériter la daube, il nous faut quand même marcher près de 14 km pour un dénivelé de 550 mètres. Seuls trois privilégiés – dont nous tairons le nom – sont dispensés de la marche d'approche.

Nous voici donc 23 randonneurs au départ. Nous descendons en direction de la Siagnole de Mons. Cette rivière est un affluent de la Siagne, fleuve côtier qui se jette dans la baie de Mandelieu-La-Napoule. Nous atteignons rapidement la fameuse Roche Taillée. Un passage étroit (environ 2 m de large) a été entièrement creusé il y a 2000 ans dans la roche, sur une dizaine de mètres de hauteur. Et avec quels outils ? Avec des burins, des barres à mine et autres polkas, escoudes, bouchardes dont Bruno se fait un plaisir de nous décrire l'usage. Bref, un vrai travail de Romains !

Bruno raconte : "Les Romains entreprirent la construction d'aqueducs pour alimenter les nombreux thermes, fontaines et réseaux d'égouts de leurs cités. Ils captèrent ici, au pied du village de Mons, à 520 m d'altitude, les sources de la Siagnole. Et grâce à d’importants ouvrages d’art, ils conduisirent les eaux à Forum Julii (l’actuelle Fréjus). Ce sont des techniciens, géomètres et ouvriers appartenant à l'armée de César qui creusèrent cette impressionnante tranchée à travers une falaise surplombant la vallée de la Siagnole".

Nous nous engageons dans la tranchée et allons admirer la vue sur les gorges de la Siagnole. Puis nous reprenons notre route, marchant sur les dalles qui couvrent l'aqueduc. 
Arrivés près des sources, nous nous frayons un passage dans les rochers pour atteindre la station de captage des eaux. Puis nous quittons la Siagnole par un sentier qui grimpe, qui grimpe,... qui grimpera ainsi jusqu'à Mons.
Mais il est temps de faire une pause et de prendre la traditionnelle photo de groupe.


Quelques minutes plus tard nous voici au pied du village. Une dernière grimpette et nous découvrons notre restaurant, avec au loin les sommets enneigés.

Il n'est pas midi, nous avons donc le temps de nous promener un peu et d'écouter Bruno :  "Mons, étrange vigie de pierre baignant dans une luminosité blanche, entre ciel et terre. Figé sur son éperon rocheux, le village émerge d'un océan de verdure moutonnant à perte de vue. Dévasté par la peste en 1348, le village fut abandonné jusqu'en 1468. Arnaud de Villeneuve fit alors venir 40 familles génoises qui le rebâtirent et en exploitèrent à nouveau le sol. Ces immigrés ont construit des kilomètres de restanques et introduit la culture de l'olivier. En raison de leur travail acharné, les Monsois furent surnommés les chinois du Var".

A présent il est l'heure de déjeuner. Avant d'attaquer notre entrée (une tarte feuilletée poire et roquefort), plusieurs randonneuses (Catherine, Danièle, Eliane et Nicole Borel) nous offrent gentiment l'apéritif, pour fêter avec nous la venue du printemps : un printemps de plus !
Merci Mesdames ! L'apéritif accompagné d'olives et de savoureuses quiches et parts de cakes. Après tant d'amuse-gueules, certain(e)s envisagent de renoncer à la daube !  Puis entre la daube et le fromage, Bruno prend la parole : "Les femmes de Mons font la loi ! Enfin, une fois par an seulement ! Et ceci en l'honneur de Sainte Agathe, impétueuse sicilienne au tempérament volcanique, qui osa tenir tête à un consul romain. Depuis, chaque année, les femmes de Mons organisent une fête dont les hommes sont exclus. Ce jour-là elles ont le droit de faire ce qui leur plait". Certains hommes en seraient jaloux !    

Après l'île flottante et le café, il fait bon prendre l'air. Mais un vent glacé souffle sur la terrasse du restaurant, il n'est pas question de s'y attarder !
Après avoir flâné dans les ruelles étroites bordées de maisons en pierres sèches, Bruno nous emmène visiter le musée et atelier où un enfant du pays, Robert Audibert, expose des modèles réduits de bateaux en bois d'allumettes ainsi qu'une très belle maquette du village. 






Nous tombons en admiration devant son extraordinaire collection. A la question "
Combien d'heures de travail cela représente-t-il ?" la réponse vient vite : "Quand on aime, on ne compte pas !"

Il est temps de quitter Mons et de laisser repartir Claude, Denise et Jacqueline. Qui sont venus jusqu'à Mons en voiture (pour des raisons restées obscures) et nous ont rejoints pour le déjeuner. Les voici qui repartent à présent, à peine fatigués.

Quant à nous, il nous reste encore deux heures de marche – mais ce ne sera que de la descente - avant de regagner nos voitures. Nous empruntons un beau chemin, Lou bèu camin, c'est ainsi qu'il se nomme.
Le retour se fait sans difficulté notable, à un rythme soutenu. En deux heures nous ne ferons guère qu'une demi-douzaine de pauses, ce qui est peu après une daube de sanglier. Et pour finir en beauté cette randonnée, nous allons prendre un pot à Fayence, là même où en novembre dernier
nous avions apprécié la vaste salle, la belle vue et l'aimable serveuse.

 

Merci Bruno pour cette très belle randonnée.

 

Merci aux photographes : Gérard CHARPY, André TUPIN.

 

Prochaine sortie le 27 Mars pour une randonnée à Comps sur Artuby avec Jean BOREL.

 

Encore quelques photos  

Vallée de la Siagnole

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SIGNES- 13 mars 2008

14 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

SIGNES


undefinedAujourd'hui, c'est la grande ruée vers l'Ouest. Non nous n'allons pas chercher de l'or, mais Jean BOREL  a proposé à 26 marcheuses et marcheurs d'aller vers de nouveaux paysages à Signes, petit village au sud de la Ste Beaume. Mesdames, pour cette fois vous n'êtes pas majoritaire et la parité est presque respectée. Nous avons même retrouvé notre champion de golf
(il faut dire que sur son parcours, aujourd'hui, on undefinedcarotte les greens et  il n'y a que 9 trous disponibles…) ,  Michel notre ami suisse qui se souvenait, ô combien, de notre virée au Grand Margès et notre 3ème rédacteur. Nous avons aussi un superbe maillot jaune très flashy, merci Décathlon !

Pour se rendre dans ces régions éloignées, Jean nous avait préparé des copies d'itinéraires superbes, impossible de se tromper. De plus, maintenant champion de l'informatique, il nous a présenté le parcours avec des couleurs différentes pour les montées et les descentes : ça aide bien, c'est comme si on était déjà arrivé !

Il fait beau et doux, la journée s'annonce bien avec environ 18 kms à parcourir et une undefineddénivelée de 600 m.


Pour une fois nous commençons par un tour du village et un arrêt au café du coin, mais non, Jean est bien réveillé, il veut  simplement prendre rendez-vous pour le pot de ce soir
.
Quelques informations sur Signes. C'est un très vieux village dont les premières traces remontent à 900/1000 et dont le cœur  est ponctué de places chargées d’histoire, de calades (petites ruelles en pente), de fontaines et de lavoirs. Avec ses 11.000 hectares de forêts, c'est le paradis des chasseurs et des randonneurs.

Vous verrez sur la place du Marché Alphonse Rousset la Fontaine aux Sorcières (classée), sur la place du même nom la Fontaine Saint Jean (1767), sur la place Garnier la Fontaine de la Salière (17ème siècle), dans la rue Ferrayette le lavoir, toujours utilisé,  la Tour de l’Horloge, la rue des Fours, la rue Rompicul …*undefined Nous sortons du village, direction sud-est, et dans ce pays de chasseurs, Jean nous fait remarquer un élevage de sangliers … Plus loin, au passage, une ancienne petite chapelle, isolée au bord du chemin. Exceptionnellement, notre parcours commence en douceur, à plat, dans une zone de plaine. En sortant du village, un petit garçon s'est exclamé : "Regarde, ils vont skier "!!! (référence à nos bâtons).  Nous longeons maintenant le ruisseau du Latay, parfois complètement encaissé entre des murets de pierre; complètement à sec, il ne nous montre que ses galets blancs…mais nous en reparlerons undefinedà la fin de la randonnée.

Nous arrivons au canal de Provence et alors que Jean rassemble sa petite troupe pour une photo et un   topo, Annie s'accroche le dessus du crâne sur le coin d'un panneau "Danger"…c'est un undefinedcomble ! Comme toutes les coupures du cuir chevelu, c'est assez spectaculaire, mais Annie ne semble pas trop souffrir. La trousse de secours de Bruno va sortir du sac et l'hémorragie sera vite colmatée. "Zut ! Nous dit Annie, je devais aller chez le coiffeur demain."

Finalement le port d'un couvre-chef évite ce genre deundefined problème, que l'obstacle soit une pancarte ou de simples branches comme pour Ginou l'année dernière. Tant pis pour le look, Mesdames.

Jean va enfin pouvoir nous renseigner sur le Canal de Provence.

En Provence, « l’eau est d’or », dit le proverbe. Projet visionnaire, la construction du Canal de Provence a permis un accès à l’eau égal et raisonné sur l’ensemble de notre région... undefined

Créée en 1957, la Société du Canal de Provence a fêté son cinquantenaire. La date renvoie tout autant au passé d’une lutte séculaire contre la sécheresse qu’à l’avenir de la ressource hydraulique à l’échelle du territoire régional. Le manque d’eau, particulièrement sensible dans les zones côtières, a très tôt conduit à ne plus dépendre des seules ressources locales, limitées et fragiles, et à se tourner vers des transferts d’eau. Dès le XVIe siècle, les canaux, issus de la Durance, ont ainsi acheminé l’eau vers les territoires en déficit, façonnant les paysages provençaux. Dans les années 1950, les eaux du Verdon, auparavant utilisées pour compenser les irrégularités de débit de la Durance et de son canal, ont pu être mobilisées pour desservir le reste du territoire. 
Le Canal de Provence venait de naître et quatre décennies, des années 60 aux années 90,
ont vu la construction de près de 300 km de canaux ou galeries, 5000 km de conduites enterrées, plusieurs centaines d'ouvrages hydrauliques spécifiques (stations de pompage, usines de traitement, réserves…) et 45 000 postes de distribution. Ils desservent en eau une centaine de communes, 500 industriels, 6000 agriculteurs et 25 000 particuliers résidant en zone rurale.
 
Aujourd’hui, l’objectif qui a présidé à la naissance de la Société du Canal de Provence – garantir la fourniture d’eau en qualité et quantité adaptées aux besoins des ruraux, urbains et industriels à l’ensemble du territoire régional – est atteint. Pour autant, face à l’accroissement constant de la population de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la multiplication des épisodes de sécheresse, aux besoins induits par le développement économique (et par le tourisme notamment), la poursuite de cette action reste indispensable ce qui a conduit au projet Verdon-St Cassien .
Nous allons ainsi cheminer sur la berge du canal pendant environ 800 m en remarquant un élément caractéristique de cet ouvrage, une dérivation se dirigeant sud-est et rentrant  sous la montagne que nous allons parcourir. 
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                    Jolie photo prise du pont avant d'attaquer la montée.

 Au fur et à mesure que nous progressons  sur le chemin, un mistral violent et glacé vient nous rafraîchir sévèrement. undefinedPourtant Jean va nous trouver un petit coin à l'abri pour la "pause banane". Puis nous repartons, toujours avec ce maudit vent. Et une fois de plus, Camille va jouer les bons samaritains en portant le sac d'Yvette qui ressent, dans la côte, les conséquences de sa récente bronchite. L'ultime montée se fera sur un large chemin recouvert de déchets de coupes de bois, grossièrement broyés, peu adaptés à la marche.
C'est un peu après la cote 734 que Jean va nous arrêter pour installer notre pique-nique, au au soleil et à l'abri du vent, et où chacun va trouver un rocher pour s'installer dans des odeurs  de thym.

undefined Je ne ferai pas la liste des bouteilles qui sortirent des sacs afin que nos lecteurs ne se   se méprennent undefinedpas sur nos activités sportivesundefined… mais disons simplement qu'il y avait la  
quantité   , la variété et la qualité. Nos joueurs de cartes ont ressorti leur outil de travail et les dormeurs ont repris la pose. undefined





Ne croyez pas que votre rédacteur dorme, il compose son blog (menteur, va !).






Jean va donner le signal du départ et après avoir encore parcouru une petite montée, nous arrivons à une sorte de mare qui doit servir d'abreuvoir pour les moutons. Un superbe chêne fait undefinedde l'ombre à un puits profond.


Puis c'est la descente, technique, comme l'avait signalé notre guide, mais surtout pour les vététistes qui l'empruntent. Pour les marcheurs c'est plus facile sauf undefinedpour notre maillot jaune qui, cela est maintenant bien établi,  déteste les descentes. Bravo, elle l'a bien descendu !Quelque part, sur notre gauche, nous entendons les sonnailles d'un troupeau. Où est-il, en plein bois?
Et d'un seul coup, nous retrouvons la plaine, les vignes et au loin, l'église de Signes, flanquée de la caserne des pompiers.undefined C'est  alors que nous retrouvons le ruisseau de Latay  dans lequel se déverse la station d'épuration qui manifestement ne fonctionne pas. M. le Maire de Signes, si vous n'avez pas été élu au premier tour, vos chances pour le deuxième vont se noyer dans le cloaque malodorant de votre ruisseau.

undefinedPour prendre notre pot traditionnel, le tenancier nous a installés dehors, en plein courant d'air, et il a fallu ressortir les équipements chauds, sauf pour quelques petits malins qui  ont squatté la devanture de la boulangerie de M.Louis, au soleil et déventée. Enfin l'amitié et les pâtisseries nous ont permis de franchir cette dernière épreuve.
Merci Jean de nous avoir entraîné vers l'ouest du département alors que ta spécialité est plutôt l'est, mais la prochaine fois, essaie de trouver l'interrupteur de ce maudit ventilateur.

 

Merci aux photographes : Bruno GUERIN, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

* http://www.signes.com/signes_tourisme.htm.
La semaine prochaine, Bruno GUERIN nous conduira à MONS, avec un restaurant.
Quelques photos en "rab".

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Les Crêtes de Cogolin-6 mars 2008

6 Mars 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

Les crêtes de COGOLINundefined

Fait pas chaud, Dominique !

Aujourd'hui, tout commence " En attendant…Gérard" et ses trois femmes, Nicole, la légitime, puis  Paulette et Ginou, …les passagères. I/2 heure de retard provoqué d'abord par un oubli de Paulette - rien que ses chaussures de marche ! récidiviste avec ça, elle nous avait fait le même coup il y a quelques années à Roquebrune-  aujourd'hui, heureusement pas trop loin,à Santa Lucia. Puis  un petit tour dans Cogolin, non prévu, ajoutera quelques minutes supplémentaires.

Enfin nous voici regroupés, 11 marcheuses et 9 marcheurs, décidément  undefinedMesdames vous êtes très courageuses ! BRUNO nous a concocté un petit tour dans les Maures, 16 kms et 500 m de dénivelée. Comme d'habitude, à la présentation du profil, quelques grognements se font entendre car, ça monte semble t' il très fort…puis ça redescend mais l'impression est toujours trompeuse quand on ne regarde pas l'échelle du graphique. Il fait frais, 3 à 4 ° et le soleil est voilé.

Après avoir traversé un parc à chevaux, équipé d'affreuses bicoques et de vieilles caravanes (heureusement les chevaux sont superbes), nous attaquons la montée qui s'avèrera finalement pas très dure. Vers la cote 127, Jean et Camille partent à la recherche de la balise géodésique mais, dans ces buissons, c'est "chercher une aiguille dans une botte de foin". undefined

Petite pause "banane" vers 10 heures et premiers commentaires de Bruno sur   COGOLIN.   Les activités artisanales de cette cité s'appuient sur les ressources de la forêt et de la terre : le liège des chênes, les cannes de Provence et la bruyère. Cette dernière fournit la matière première pour les pipes. Voici près de deux cents ans que la qualité des pipes d'une entreprise familiale, perpétue sa réputation. Elles sont taillées, ciselées, calibrées, "étanchées", tournées puis fraisées dans les souches de bruyère du massif des Maures.
 C'est l'une des plus anciennes fabriques de pipes au monde*
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Nous reprenons notre cheminement alors que le soleil se fait plus généreux et il faudra un autre arrêt "déshabillage" pour s'adapter au changement de température.

 

 

Nous passons au sommet à la cote 321, sans même nous en apercevoir si ce n'est un petit coup de vent rafraîchissant. La descente est facile mais la température sur le versant nord est nettement plus fraîche, d'autant plus que le parcours en forêt se fait à l'ombre. Quelques échappées avec de beaux mimosas, plus tardifs qu'à St Raphaël, égaient ce paysage. undefined

Enfin, un fond de vallon à l'herbe vert tendre, et de plus au soleil, va nous permettre d'installer notre pique-nique. Deux ensembles de  rochers conduisent le groupe à se partager au bord du ruisseau.undefined
L'apéritif de Camille et  le Brouilly d'Annie vont accompagner notre repas. Merci à tous les deux…et à Jean qui a porté la bouteille (!).

Le soleil nous joue quelques tours et lorsqu'il se cache, nous frissonnons un peu dans ce vallon humide. Enfin, il se décide à s'installer, les joueurs de cartes aussi et toujours aussi inconfortablement. Il faut vraiment être accros ! Cela faisait longtemps qu'on ne les avait pas vus…au travail. undefined undefined

Paulette va profiter de l'herbe verte pour une petite sieste. Albert fera de même, bien installé sur son poncho.undefined 

Enfin Bruno donne le signal du départ et nous poursuivons notre descente dans un joli bois de mimosas où Daniela fera sa cueillette . Après un arrêt (toujours l'habillage -déshabillage) près d'un petit mémorial dédié aux maquisards FTP des groupes VALMY et AUGSTE COURBET nous débouchons sur une zone en plein aménagement agricole où des bulldozers défrichent un terrain, undefinedcertainement pour planter de la vigne car nous sommes maintenant entourés de nombreux jeunes vignobles bien travaillés, le VAL d'ASTIER. Selon Bruno, nous sommes sur un plateau hercynien, altitude 10 m…(Non, je n'ai pas oublié de zéros et l'altimètre n'est pas déréglé).



Dans cette zone un peu bouleversée par les travaux, les chemins ont peu ou prou disparu et nous allons marcher au GPS jusque dans la cour d'une exploitation agricole où nous undefinedretrouverons le chemin prévu…barré par deux énormes bennes pleines de pneus usagés et par de vielles caravanes hors service. Il y en a qui ne se gênent  vraiment pas.

 



Quelques petites fleurs nous indiquent que le printemps n'est pas loin : voilettes, narcisses, dimorphotécas sauvages.

 



C'est alors que nous atteignons une ancienne undefinedvilla abandonnée mais encore en bon état. Sa façade ouest porte un blason et une date, 1745 (?). Pourtant elle ne paraît pas ancienne ; son intérieur et l'aménagement des pièces, très vastes dans l'ensemble, sont modernes. Que de mystères mais ceci en fait rêver plus d'un(e)s ?

undefinedPuis nous retrouvons notre plateau et cheminons le long de ce petit fleuve côtier qu'est la rivière de la Môle, provenant du barrage du même nom que nous avions longé en montant à la Chartreuse de la Verne.

Bruno nous fait un nouveau topo, au sujet  cette fois de la manufacture de tapis de Cogolin.


De cette manufacture sont en effet sorties des pièces uniques qui ornaient hier le
paquebot Normandie, aujourd'hui le Grand Trianon de Versailles, la Maison Blanche, l'Elysée, des ministères et des palais, des ambassades étrangères, des yachts et des jets privés ,des villas et des salons de grands hôtels.*

 Le paradoxe, aujourd'hui, est que des émirs du Moyen Orient viennent acheter des tapis à Cogolin et que les touristes  français vont dans les pays arabes acheter des tapis…

 

undefinedEncore quelques beaux arbres fruitiers en fleurs et nous retrouvons nos voitures. Bruno nous donne rendez-vous dans le hall d'exposition de la manufacture de tapis où nous pouvons admirer des échantillons de tapis de facture moderne, très beaux et…très chers. Puis nous allons prendre notre pot habituel en dégustant des cakes maison, fait avec amour par de courageuses marcheuses ! Merci à elles.undefined

 

Merci BRUNO pour cette balade tranquille dans la forêt de la presqu'île de St Tropez.

 

Merci aux photographes Gérard CHARPY et Jean-Marie CHABANNE

La semaine prochaine, nous accompagnerons Jean BOREL à Signes.


 *http://www.cogolin-provence.com/

Un petit clin d'oeil pour terminer
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