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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 13:19

THORENC  ou  Le Pays du chevreuil fou.

 

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-2C'est au cours de la reconnaissance de cette rando que Jean  s'était fait attaquer par un chevreuil. Cet événement nous avait paru à ce moment extraordinaire et exceptionnel. Extraordinaire, il le reste certes, surtout pour l'intéressé, mais pas si exceptionnel que cela puisque ce bon Google nous a appris qu'il y avait eu déjà des comportements identiques dans d'autres régions de France. Nous vous avons sélectionné quatre liens à ce sujet.

http://www.lepost.fr/article/2008/09/09/1261279_seine-saint-denis-un-chevreuil-attaque-des-promeneurs.html

http://www.ladepeche.fr/article/2007/05/18/389857-Hautes-Pyrenees-Le-chevreuil-fou-s-invite-au-marche.html

http://lci.tf1.fr/science/2006-08/joggeurs-agresses-par-chevreuil-4894306.html

http://chevreuils.skyrock.com/

 

Il  apparaît que ces délicieuses petites bêtes aiment beaucoup la bourdaine, arbrisseau, qui au printemps produit des alcaloïdes  les rendant fous. Autre hypothèse pouvant être retenue , le chevreuil, chassé par les autres mâles aurait cherché à délimiter un nouveau territoire et y aurait rencontré un concurrent, et quel mâle, dans la personne de Jean…

C'est ce que ce dernier nous expliqua près du petit lac de Thorenc où il avait réuni 18 marcheuses et marcheurs pour nous présenter le programme de la journée.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-39

Attention donc, Mesdames, quand vous irez vous isoler, le chevreuil "shooté" est peut-être toujours là !

Mais abandonnons un peu ces charmantes bestioles, pour revenir à nos moutons. Petit effectif, certains auraient-ils eu peur de la "bête". Non certainement pas, car nous sommes en groupe. Mais nos amis pèlerins de St.Jacques de Compostelle viennent juste de rentrer et se reposent et quelques autres fréquentent l'infirmerie. Nous pensons bien à eux et leur adressons notre amical salut.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-37

 Il fait très beau, un peu frais car nous sommes quand même à 1138 m.

"Le parcours initial a été modifié, nous précisera Jean, non à cause du chevreuil, mais parce que le parc des bisons situé au Haut-Thorenc a absorbé le sentier prévu pour le retour. Nous effectuerons donc  un aller-retour jusqu'au pic de l'Aiglo à 1632 m, via le Col de Bleine, avec une dénivelée de 630 m et une longueur de 12 km. Nous allons monter toute la matinée et redescendre après le pique-nique. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-1Au retour nous traverserons le village, ancienne station climatique qui eu son heure de gloire à la fin du 19ème siècle. Les habitations sont disséminées dans une nature verdoyante. Certaines très imposantes ont gardées le style de cette " Petite Suisse de la Provence".

Nous sommes déjà passés dans ce village et avons pique-niqué au bord de ce lac en novembre 2006 lorsque nous étions montés aux ruines du Castellar, château des templiers qui défendait la route du sel au 13ème siècle."

Depuis notre descente vers la vallée du Loup, nous avions, en voiture, découvert un paysage verdoyant. Certains ont même vu un chevreuil au bord de la route. De grandes prairies, des superbes forêts de sapins au troncs rectilignes et aux sous-bois herbeux. Ici tout est vert sauf les falaises qui nous dominent. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-3

A 9 h 07, nous quittons ce petit coin de paradis et attaquons notre première grimpette. Jean nous arrête assez vite pour nous montrer le profil de notre randonnée, non pas sur le papier, mais "en vrai", dans un éclaircie de la forêt que nous traversions. Il est là, devant nous, en relief, tout d'abord le col de Bleine qui permet le passage entre la vallée de l'Esteron et de la Gironde et celle de la Lane et du Loup. Puis la grande barre qui, vers l'Est nous mènera au pic de l'Aigle ( Aiglo en provençal).

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-49Nous montons régulièrement, alternant chemins bitumés et larges pistes. Nous sommes sortis de la grande forêt et découvrons le Castellar qui se dresse, forteresse naturelle, que nous avions découvert il y a quelques années. Il semble inaccessible de ce côté mais, par le sud-est, bien que la montée soit raide, on peu l'atteindre plus facilement

Au carrefour de plusieurs chemins, au pied de la falaise, Jean nous invite à la "pause banane".

Nous allons attaquer la  montée la plus raide de la journée et il faut prendre des forces. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-5Effectivement ça monte bien mais il y a assez d'ombre pour que nous ne souffrions pas trop de la chaleur. Nous débouchons un peu en dessous du col, devant la maison communale. La maison forestière est juste au dessus. Jean a regroupé ses troupes pour nous parler de la curiosité du lieu : le dahut !

Gaston RAYNAUD, bûcheron poète l'a vu plusieurs fois dans les phares de sa voiture : "Deux 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-52paires de pattes asymétriques, du poil ras et du poil long, quelques plumes ici ou là, des cornes sur le crâne mais aussi un superbe appendice en ivoire, bien plus inoffensives que celles des sangliers et des éléphants…le dahut aperçu dans les hauteurs du col de Bleine devait bien peser ses 40 kg". Gaston que j'avais enterré un peu vite(toutes mes excuses) vit toujours.Sa fille, qui habite  la maison communale  nous a autorisé à passer sur son terrain pour rejoindre le col. Merci beaucoup.

Nous atteignons très vite le col où se trouve une stèle commémorative. Elle évoque le crash d'un bombardier B 24 Libérator,  n°42-52399, partant détruire le terrain d'aviation de Salon de Provence, le 27 mai 1944. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-38Touché par les tirs de la défense allemande au niveau du cap d'Antibes et ayant largué ses 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-11bombes dans la mer, son équipage le dirigea sur l'arrière pays avant de sauter en parachute Les 10 hommes d'équipage furent sains et saufs. Cinq furent fait prisonniers et les cinq autres cachés par les familles locales seront récupérés par les troupes Us ayant participé au débarquement. L'avion s'écrasa au pic de l'Aiglo.

La stèle comporte un morceau du blindage de l'avion.

 

 

 

Bien sur, nous allons nous intéresser aux  petites fleurs bien qu'ici elle soient en retard par rapport au bord de mer puisqu'il y a encore des violettes et des coucous.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-54 Mais d'une façon général, elle sont petites, au ras du sol et les photographes vont avoir du mal.                

 

Scabieuse de crète(Scabiosa Cretica) et Arnica des montagnes (Arnica montana).2010-03-06-Pic de l'Aiglo-10

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-29

 

 

 

 

Même Jean BOREL s'y est mis… Par ailleurs, nous ne sommes pas sur "nos terres" et l'identification sera plus délicate avec cette flore alpine. Merci à tous ceux qui pourront nous aider.

Pour l'instant nous quittons le col , direction est.  Au nord-ouest, Jean nous désigne le sommet de l'Arpille bien caractéristique avec sa tour de guet et son antenne-relais. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-8Notre chemin, très facile, un faux plat montant, est assez éloigné du bord de la falaise. Il alterne sous-bois, prairies, zones de rochers.

La marche est facile et le moral au plus haut. Nous croisons deux randonneurs d'Antibes et nous parlerons… chevreuil. Ce sera d'ailleurs le fil rouge de la journée et pourtant nous n'en verrons ni la queue ni les cornes d'un seul. A croire qu'écœurée par la rencontre avec Jean, la "bête" ait passé le mot à ses congénères qui ont déménagé.

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-9Premier contact avec la falaise : paysage extraordinaire, surtout au sud où l'horizon est barré par l'Audibergue, ses pistes et le restaurant d'Huguette...nostalgie ! Tout en bas la plaine, bien verte, le village de Thorenc et le Château des Quatre Tours. Nous sommes à la cote 1587, il reste encore une cinquantaine de mètres à monter mais il faudra d'abord redescendre un peu ce qui rajoutera de la dénivelée. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-13Nous avons quitté la grande forêt pour une zone plus aride.

Nous sommes maintenant en-dessous du pic de l'Aiglo mais les pieds de Claude qui le font souffrir depuis ce matin décide de s'arrêter là. Trois marcheuses vont lui tenir compagnie.

 

Voici le sommet.

 

Quel paysage !

 

Dommage, le temps est en train de se gâter. Le ciel devient gris sur le Mercantour  alors que nous profitons encore du soleil.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-14

Jean va nous faire un superbe 400 grades qui part de Gréollières et ses pistes de ski, le Mercantour enneigé avec le Gelas et…le Mt. Mounier, la barre du Col de Bone et la montagne de Chamarel, l' Arpille et tout la-bas au nord-ouest, le village de St.Auban et sa célèbre clue (quel beau coup de zoom). Plus à l'ouest, la montagne de Séranon, impressionnante vue d'ici.

Au sud, le plateau de Caussol, celui de Calern, l'Audibergue.

Tout en dessous de nous , en pleine verdure, mi-prairie, mi-forêt, s'étale l'immense 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-55propriété du Haut-Thorenc (un territoire de 700 hectares) où on réintroduit le  Bison d'Europe et le Cheval de Przewalski. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-15On distingue très bien les chevaux dans la zone de prairie près des étangs. Quelques bisons sont visibles en bordure de forêt. Dommage que nous n'ayons pas de jumelles.

 

 

 

 

 Il est midi pile, l'heure d'aller retrouver le petit groupe des quatre pour notre pique-nique un peu plus bas. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-0

 

 

Claude est bien installé, les pieds au frais. 

 

Vin de citron délicieux et rosé encore frais servis par Madeleine et Daniella commencent nos agapes. Nous ne serons pas seuls à nous régaler, 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-22une dizaine d'énormes fourmis se sont attaquées à un papillon de nuit : les ailes y sont déjà passées.

 

Le soleil nous quitte de temps en temps, masqué par les nuages qui viennent du nord. Mais il ne fait pas froid. Alors que les joueurs de cartes sont en pleine activité (!!!), nous voyons débouler du pic de l'Aiglo un randonneur lourdement chargé.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-45 S'arrêtant près de notre campement, il nous expliquera que  parti en parapente  il n'avait pu contrôler sa direction. Se dirigeant trop à l'est, il avait eu à choisir entre le parc des bisons et la forêt. Optant pour cette dernière il avait eu à remonter toute la falaise pour retrouver son chemin et sa voiture garée vers le col de Bleine. Portant sa voilure, son énorme sac, très encombrant pesait entre 20 et 25 kg. Dominique a testé, il peut témoigner, c'est lourd.

 

Et, avec lui,  nous reparlâmes de… chevreuils.

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-26 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-44

Ce n'est qu'à 13 h 40 que nous plions bagage. Les joueurs de carte et les dormeurs en ont bien profité. En principe nous n'avons plus qu'à redescendre mais souvenez-vous, à l'aller il y avait eu une petite descente qu'il faut remonter maintenant et Yvette avait oublié qu'elle avait été aussi importante.

Bon maintenant ça descend vraiment. Claude a beaucoup de mal 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-48avec les zones très caillouteuses. C'est au tour de Gérard de se tordre le genou. Décidément ces descentes sont  bien difficiles. Un petit coup de bombe rafraîchissante et ça repart…doucement.

La descente est finie et nous nous dirigeons vers le centre du village avec ses maisons à l'architecture très typée et ses superbes lampadaires. Un panneau nous annonce que nous sommes à 824 km de Paris. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-34Quelques bâtiments en mauvais état montrent que le village est en perte de 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-35vitesse. Pourtant des ravalements sont en cours et il règne une certaine activité de maintenance. Cependant, dans les années 1910, cette station alpestre étaient très en vogue auprès des Princes russes et des grands mondains de l'époque. Guy de Maupassant y était venu en famille participer à un fête des framboises et en avait fait l'éloge.

 Nous nous arrêtons d'ailleurs près d'une importante construction en cours, non pour l'admirer mais parce que le téléphone de Jean vient de sonner. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-50Trois égarés errent dans le village. Il s'agit de Claude, dont les pieds  sont de plus en plus douloureux,accompagné de Daniéla et de Madeleine. Mais que faisait le serre-file ?

Jean retourne pour les récupérer. Tous les trois nous font un peu de cinéma, Claude dans son rôle de blessé -mais il souffre réellemnt-et ses deux acolytes en infirmières dévouées. Daniela a même mis son bandana à croix rouge !!!

Très vite maintenant nous rejoignons nos voitures. Qu'il est bon de changer de chaussures.2010-03-06-Pic de l'Aiglo-51

 

Le pot de l'amitié fut pris à St Vallier. Suite à une maladresse de la serveuse, Claudie fut douchée à la bière.

 

Merci Jean, nous nous sommes régalés lors de cette rando très agréable, sans trop de fatigue malgré une bonne dénivelée…et quels paysages.

 

Merci aux photographes : Claudie , Jean , Jean , Jean-Marie , Gérard . Merci à Beps pour sa doc sur le bombardier.

 

La semaine prochaine, Jeudi 10 juin 2010 à 7h00:    La Chartreuse de la Verne 

Départ de la randonnée depuis le  barrage de la Verne : retenue artificielle servant à alimenter en eau potable, toute l'année, la population du Pays des Maures et du Golfe de Saint-Tropez. Nous chercherons le gisement de « serpentine », encore non découvert à ce jour !.

Nous sommes sur des sentiers, au cœur du Massif des Maures, à l’écart des chemins battus et protégés des rayons du soleil. Nous découvrirons un site admirablement choisi, sur le flanc d’une hauteur d’une indépendance absolue et d’une rare solitude. 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-53Nous traverserons une foret de châtaigniers antiques au milieu d’une verdure perpétuelle entretenue par une source abondante et pure qui ne tarit jamais. Dans ce lieu merveilleux de fraîcheur, le sol semble recouvert d’une poussière d’argent et d’or…au tournant d’un chemin, apparaît soudain l’ensemble des bâtiments qui occupe une superficie de près de deux hectares. Ils ont gardé l’aspect d’une forteresse et les toitures récemment refaites, mettent une tache de couleur au milieu du vert de la foret :  La Chartreuse de la Verne. 

Prévoir 5€ pour la visite du monastère. (Ici vivent des Chartreux dans la tradition de la vie cartusienne. Il est recommandé de ne point apporter aux Religieux les bruits de ce Monde.) Depuis le 22 mars 2007, date de la dernière rando à la Chartreuse de la Verne des Randonneurs du Cercle, les travaux de rénovations sont achevés.

Repas sorti du sac         Coût trajet : 22 €

 

Responsable : Roland. 

 

Quelques photos en bonus :2010-03-06-Pic de l'Aiglo-62010-03-06-Pic de l'Aiglo-16   Pas d'hésitation sur le sens du vent dominant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Arpille

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Quand Madelon vient nous servir à boire…

 

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 La montagne de Seranon2010-03-06-Pic de l'Aiglo-19

 Montagne de Charamel            Gentianes bleues                   Amélanchier ovalis                                         2010-03-06-Pic de l'Aiglo-21

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2010-03-06-Pic de l'Aiglo-312010-03-06-Pic de l'Aiglo-47

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Vieille carline à feuilles d'acanthe

 

 

 

 

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-42En plein boulot

 

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                                                                            On sort la grande carte

 2010-03-06-Pic de l'Aiglo-172010-03-06-Pic de l'Aiglo-32

Bravo Yvette, tu y es !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On redescend

 

 

 

 

 

 

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Zoom sur St.Auban et sa clue

2010-03-06-Pic de l'Aiglo-43

                                           Joli coup de zoom sur  le Mounier

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 13:53

Rocbaron

2010-05-27 Rocbaron-002Aujourd’hui Jean nous emmène randonner à Rocbaron sur le Circuit des Crêtes. Nous quittons Boulouris sous de gros nuages noirs menaçants. Mais lorsque nous arrivons à Rocbaron, le ciel est bleu et le soleil brille. La journée promet d’être belle … et chaude !

Nous sommes 26. Jean nous présente le profil de la randonnée.

Mais parlons un peu de Jean. Il nous est arrivé ce matin, couvert de pansements. Il nous raconte : « Avant-hier, je faisais avec Bruno la reconnaissance de notre prochaine rando, à Thorenc. Et, pendant que Bruno faisait une pause technique, j’ai été attaqué par un chevreuil ». Et Jean nous raconte comment il s’est battu de toutes ses forces avec l’animal déchaîné. Chacun essayant d’étrangler l’autre !! Jusqu’à ce que le chevreuil finisse par s’enfuir après le retour de Bruno. Bruno qui, pour comble de malheur, n’avait pas pris son appareil photo !

Mais revenons à notre rando. « On est ici à Rocbaron, à 383 mètres d’altitude. Je passe sous silence cette petiRocbaronte montée. Puis nous aurons une descente très facile sur Puget-Ville. Ce sera notre point le plus bas. Puis nous monterons à la Tour du Défends. Après un replat, nous aurons une deuxième montée, assez raide, jusqu’au Pas de la Foux (alt. 458 m). Suivie d’une montée régulière jusqu’au sommet à 592 mètres. Et nous finirons par une descente régulière jusqu’à Rocbaron. C’est une rando de 16 km et 600 m de dénivelé ».2010-05-27 Rocbaron-001

Après la traditionnelle photo de groupe, nous quittons Rocbaron. Nous attaquons la petite montée. Qui ne mérite même pas le nom de grimpette ! Nous traversons un petit bois de chênes. Puis nous voici au col du Gros Clapier (alt. 433 m). Il fait déjà chaud. Heureusement nous sommes partis en tenue légère.

« On marche sur la route sur une centaine de2010-05-27 Rocbaron-005 mètres » nous dit Jean. « Soyez prudents ! » Puis un peu plus loin « Attention ! Mettez vous bien sur le côté droit ! » Nous nous rangeons sur le côté. Car voici une cavalière. Et chacun sait qu’un cheval peut être dangereux. Aujourd’hui Jean est prudent, très prudent ! Etonnant !

A présent nous longeons des vignes. Nous marchons en plein soleil, il commence à faire très chaud.2010-05-27 Rocbaron-006

« Le petit village sur la gauche, c’est Le Canadel » nous dit Jean. Et voici à nouveau des vignes et sur notre droite, un magnifique champ d’oliviers.

Avant d’entrer dans Puget-Ville, nous marquon2010-05-27 Rocbaron-009s une pause près du cimetière. Jean nous parle de l’église paroissiale que nous allons visiter : « Le 10 Novembre 1753, Mgr l’Intendant ordonne de transférer l’église, de la campagne où elle était au Bourg des Crottes. Mais ce n’est que 106 ans plus tard, en 1859, que la nouvelle église est consacrée. Et le Conseil Municipal ne se résigne qu’en 1874 à ordonner la démolition de l’ancienne église, devenue dangereuse.
L’église de 1859, construite avec les deniers municipaux, est une église de style néo-roman, à trois nefs, avec fausses croisées d’ogives, orientée sud-nord (et non ouest-est), à cause de la configuration du terrain et de l’obligation d’avoir le porche en face de la place. Le tympan porte en belles lettres 2010-05-27 Rocbaron-007noires, la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité", qu’on y peignit après la loi de la Séparation de l’Eglise et de l’Etat (Décembre 1905)
».2010-05-27 Rocbaron-010

Il est 10 heures. Jean nous invite à faire la pause casse-croûte. Là-haut dans les bois, on aperçoit une tour en ruines. « C’est la tour sarrasine. On y passera tout à l’heure ».

Puis nous pénétrons dans Puget-Ville. « Ils vont faire du ski » dit un gamin en nous voyant passer. Sans doute trompé par notre allure sportive. Mais des skis, nous n’avons pris que les bâtons !2010-05-27 Rocbaron-029

Après une rapide visite de l’église, nous quittons Puget-Ville.

« On va attaquer la première montée … significative » nous annonce Jean. La montée est douce pour l’instant. Nous longeons une énorme canalisation. Puis nous la franchissons. Attention, la marche est haute !   

A présent la pe2010-05-27 Rocbaron-012nte se fait plus raide. Chacun monte à son rythme. La chaleur commence à nous atteindre. A l’arrière, Bruno siffle. Ce n’est pourtant pas le moment de s’arrêter, en pleine côte ! Et en plein soleil ! Un peu plus loin, nous marquons une pause. Bruno nous rejoint. Yvette a abandonné. Elle redescend avec Jacqueline. Nous ne les reverrons qu’à Rocbaron. Jean est désolé, lui qui avait prévu une boucle réduite pour les Petites Jambes. Nicole semble désemparée. Courage, Nicole ! Te voici avec les Grandes Jambes. Nous ne te laisserons pas tomber !  

Nous reprenons notre grimpette. « Elle est raide, mais pas longue » comme dit Jean. Tout est relatif !2010-05-27 Rocbaron-013

Nous atteignons la Tour sarrasine (alt. 320 m). Nous marquons une pause. Jean nous raconte : « Cette tour, appelée Tour de Faucon, Tour sarrasine ou encore Tour du Défends, remonterait au XIIè siècle. L’appellation Tour de Faucon viendrait de la famille des Faucon Glandeves qui possédait au 14ème siècle 30% de la seigneurie. E2010-05-27 Rocbaron-014lle est aussi dénommée Tour du Défends, car située sur une colline où la coupe du bois était due au propriétaire et dans lequel il était interdit de faire entrer des bestiaux. Enfin on a longtemps cru qu’elle avait été édifiée par les Sarrasins, d’où la mention sur certaines cartes de Tour Sarrasine. Cependant sa construction est postérieure à l’invasion de la Provence.
C’est une tour de guet de forme pentagonale. Elle assurait la liaison entre Bormes-les-Mimosas et Signes. En interdisant à l’ennemi toute possibilité de surprise, elle permettait d’organiser la défense.
Les tours pentagonales (5 côtés), ayant un bec tourné vers le secteur de l’attaque sont assez rares. Dans les Alpes Maritimes et le Var, on n’en compte que cinq
». 

Nous reprenons notre grimpette. Toujours aussi raide. A présent nous dominons la plaine et découvrons une vue magnifique sur notre gauche. Avec en premier plan le Massif des Maures et tout au fond la mer et les sommets qui dominent la rade de Toulon.2010-05-27 Rocbaron-015

« Attendez ! On va se regrouper à l’ombre ». Jean nous annonce : « On a fini la première montée ».

Après la montée, voici la descente. La piste est facile. Mais toujours en plein soleil ! Enfin nous arrivons en bas, au lieu-dit La Maire des Eaux (alt. 232 m).

« A présent, on va attaquer la deuxième monté2010-05-27 Rocbaron-016e. Nous allons grimper 200 mètres avant de parvenir sur le chemin de crête ». Nous attaquons cette deuxième grimpette. Elle mérite bien son nom, celle-ci. Le soleil est toujours de la partie. Jean nous accorde une pause. A l’ombre. En bas nous apercevons Puget-Ville.

Puis nous reprenons notre grimpette. Notre sentier, très étroit à présent, se faufile à travers les genêts (Attention, ça pique !) et les bruyères. Sous les chênes et les pins qui nous procurent un peu d’ombre. La pente est raide, très raide. « Nous arrivons à la résurgence » nous annonce Jean. Nous quittons le sentier sur une vingtaine de mètres et découvrons le ruisseau qui sort de la résurgence. Un maigre filet d’eau court dans les rochers avant de descendre dans le vallon. (Ce ruisseau proviendrait de la même nappe phréatique que le Trou du Bœu2010-05-27 Rocbaron-017f situé sur le plateau derrière le col de la Foux).

« Attention à ne pas glisser sur les rochers ! » prévient Jean. Seuls quelques-uns s’y risquent. Alice se rafraîchit dans l’eau claire. Et en profite pour éclabousser ses voisins. Gérard et Tony s’aventurent jusqu’à la falaise, d’où jaillissent les flots bouillonnants du ruisseau (après un gros orage peut-être !)2010-05-27 Rocbaron-019

Nous revenons sur nos pas et reprenons notre grimpette. Pour nous encourager, Jean annonce : « Dans dix minutes on va manger ». Nous passons au-dessus de la résurgence. Encore quelques mètres et nous voici sur le chemin de crête. « Nous allons suivre le GR 9 ».

Un magnifique panorama s’offre à nos yeux émerveillés : la forêt, la plaine, la mer, que c’est beau !2010-05-27 Rocbaron-022

Nous cheminons parmi les cistes, les chênes verts, les myrtes, dans un maquis illuminé de ci de là par les bouquets d’or des genêts. Splendide !

A l’arrière, les botanistes (Jean-Louis, Jean-Marie, Nicole, Bruno) pren2010-05-27 Rocbaron-023nent le temps d’admirer les fleurettes. Pa2010-05-27 Rocbaron-031rmi les quelles de superbes coquelicots et valérianes, des chèvrefeuilles. Et plus rares, des nigelles (Nigella arvensis, sans doute).

Enfin nous nous arrêtons pour pique-niquer. Notre groupe se disperse, chacun s’installant à l’ombre d’un bosquet. Un peu d’ombre, une légère brise et du soleil, quel temps merveilleux !

Nous savourons notre déjeuner. Mais après le rosé, le café et le gingembre, il nous faut repartir. Nicole réclame une photo de groupe. La voici.2010-05-27 Rocbaron-021

Nous reprenons notre chemin de crête. Le plus souvent en plein soleil. Seuls quelques arbustes nous procurent une ombre bien maigrichonne.

Accablés de soleil et de chaleur, nous marchons en silence. Le chem2010-05-27 Rocbaron-024in longe la falaise, avec par endroits des à-pic impressionnants. Et toujours le même panorama magnifique sur notre gauche.

Jean nous arrête pour une petite pause à l’ombre. « Ici, il y a deux possibilités » nous dit-il. « Soit nous continuons le parcours sur la crête. Il y a 100 mètres à monter jusqu’au sommet. Soit ceux qui le souhaitent peuvent contourner le sommet. Je resterai avec le deuxième groupe ».

Nous nous répartissons en deux groupes : 12 dans chacun.

Joël emmène le premier groupe vers le sommet. Nou2010-05-27 Rocbaron-026s suivons un petit sentier qui se faufile à travers un bois de chênes verts. Il fait toujours aussi chaud et nous faisons de temps en temps une petite halte à l’ombre. Nous atteignons le point géodésique qui signale le sommet des Terres Blanches (alt. 592 m) puis attaquons la descente. Quelques minutes plus tard nous 2010-05-27 Rocbaron-027rejoignons le reste du groupe.

Les habitués de la belote ont attaqué une partie. Les autres sont assis à l’ombre. Jean nous accorde à tous un repos de quelques minutes. Serions-nous tous éprouvés par la chaleur ?

Puis nous entamons la descente « régulière » vers Rocbaron. Descente sur un sol caillouteux par endroits et toujours sous un soleil de plomb. Aussi sommes-nous très heureux de regagner nos voitures, d’abandonner nos chaussures de marche.

Et d’aller prendre un pot bien mérité à 2010-05-27 Rocbaron-030Rocbaron. Une très belle journée s’achève …

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, sur le Circuit des Crêtes.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore quelques photos :

Tony et 2010-05-27 Rocbaron-004Jean

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pause avant Puget-Ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quel tuyau !

 

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Alice se rafraîchit

 

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Tony et Gérard surpris par Bruno
 
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Il fait chaud !

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Pause à l’ombre

 

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Encore des fleurs

 

 

 

 

 

 

Prochaine randonnée :  
Jeudi 3 juin à 7h 00 : THORENC (06) Le Pic de L’Aiglo
Au départ de THORENC, station climatique réputée depuis le 19ème siècle, qui éparpille ses maisons résidentielles dans un paysage alpestre et boisé, nous rejoindrons le Col de Bleine à 1439 mètres. Et, par un parcours très aérien dominant au Sud la grande dépression de Thorenc et du Plan de Peyron et au Nord la profonde entaille de la Gironde et de l’Estéron dont les eaux coulent 1100 mètres en contrebas, nous atteindrons le point culminant du parcours : Le Pic de L’Aiglo à 1644 mètres. Tour d’horizon garanti !

 

Retour par le même itinéraire qu'à l'aller avec visite du village de Thorenc.

L : 11 Km 778, Dh : 580 m, D : 4 H 30. Niveau : Moyen Medio.

Repas sorti du sac

Responsable : Jean Borel : 06.68.98.13.62

Coût du trajet A. R. : 156 Km x 0 € 20 = 31 € 20 + 4 € 80 (péage autoroutier) = 36 € 00

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 12:43
Saint Cezaire sur Siagne

 

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-7Aujourd'hui Roland nous conduira à St Cezaire pour une rando classique…et facile. Une quinzaine de kilomètres et une dénivelée de 600 m, visite du village comprise. Oui Marie, je n'ai pas oublié la remontée des Puits de la Vierge!

Roland avait retenu le parking du café du pont de la Siagne, heureuse précaution car il n'est pas facile de stationner dans cette boucle de la D 562, à l'entrée dans les Alpes Maritimes.

26 marcheuses et marcheurs se rassemblent autour de Roland pour sa présentation de la rando.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 50

Après avoir remercié tous les participants qui avaient pris des nouvelles de sa santé, il nous explique "nous allons monter tranquillement jusqu'au village que nous prendrons le temps de visiter et où nous aurons notre pique-nique. Nous parlerons be2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-6aucoup de l'eau, nous en verrons beaucoup et…j'espère que vous avez prévu le shampoing pour la douche de cet après-midi. D'autre part, nous allons aussi rencontrer de nombreuses fleurs tout au long de la montée. Enfin, nous sommes près de la Bambouseraie du Mandarin que nous pourrons visiter, si vous le souhaitez, bien qu'elle soit fermée, nous en reparlerons à midi".

L'histoire de la douche en laisse plus d'un(e) perplexe, la météo est bonne, le temps est superbe, il n'y a aucun risque de pluie !

Après la photo de groupe, à 9 h tapante, 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-44nous commençons cette progression par une montée un peu raide sur 500 m, en contournant les quelques habitations autour du café. Première surprise,  My God !, une cabine téléphonique rouge, made in England dans un potager.

Très vite, nous allons rencontrer notre premier ruisseau qui cascade sous la végétation. Puis ce seront les premières fleurs, bleues, très fines, garnissant les bas côtés du chemin, des Aphyllante de Montpellier.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-33 Pas encore très ouvertes, nous en rencontrerons d'autres dans l'après-midi, plus épanouies.

Un petit lavoir bien caché dans la végétation permet à Roland de nous préciser que nous aurons l'occasion d'en voir d'autres, plus près du village mais néanmoins pas facile d'accès aux ménagères de jadis. Nous descendons maintenant vers la chapelle St.Saturnin, restaurée il y a quelques années. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-8C'est une chapelle du 12ème siècle, dédiée à St. Saturnin, martyr chrétien du 4ème siècle. Les pénitents y font pèlerinage le lundi de la Pentecôte. A cinq jours près, nous étions pèlerins.

C'est une chapelle en berceau plein cintre. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 13Elle est précédée d'un porche à voûtes d'arêtes soutenu par un pilier central ce qui le rend très particulier : manque de confiance des bâtisseurs dans la solidité de la voûte ?

 Il est 10 h, 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-45nous profitons de cet arrêt pour faire la "pause banane".

Nous reprenons notre progression par une montée facile, à l'ombre, jusqu'au canal de la Siagne qui alimente en eau potable les pays grassois et cannois. L'eau a toujours manqué dans ces régions méditerranéennes et après plusieurs études, ce canal fut construit entre 1862 et 1868. C'est un ouvrage important en maçonnerie de 50 km environ. Dans sa partie supérieure il est découvert et de nombreux petits ponts permettent de le traverser.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-12 

Petit arrêt à la fontaine d'Amic qui approvisionne un lavoir. Celui-ci était l'unique lavoir du village avant que l'eau n'y parvienne. Situé à 100 m plus bas et à une distance de 1 km environ, imaginez-vous Mesdames, aller laver les chemises de vos hommes au 19ème siècle !

A la cote 281, nous quittons notre chemin pour monter au village. 200 m de dénivelée sur un petit kilomètre, ce n'est pas un exploit mais il ne faudra pas trop foncer, d'autant plus que nous sommes en plein soleil et qu'il chauffe maintenant, le bougre.

En queue de peloton, Jean-Louis, Bruno et Jean-Marie vont prendre leur temps en herborisant. Jean-Louis va nous faire découvrir la rue , plante abortive à odeur très désagréable (il fallait beaucoup de motivation aux 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 51filles qui avaient pêché pour l'utiliser) et une fleur assez commune que nous n'aurions jamais citée dans le blog mais dont le nom a lui seul mérite le détour : urosperme de Daléchamps. La 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-14graine ou plutôt le fruit, se termine par une sorte de queue, long bec creux et élargi ce qui est  l'origine de son nom.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-52Nous y découvrirons aussi plusieurs variétés d'orchidées sauvages : toujours difficiles à identifier vu la richesse de cette famille de plantes mais assurément pour l'une d'elle Orphis ciliata. Toutes ces orchidées sont de petite taille et difficiles à photographier.

Enfin après la classique Lavater nous tombons sur une fleur inconnue que Jean-Marie qualifiera de glaïeul et que Jean-Louis2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-16 identifiera définitivement comme le Gladiolus illyricus Koch,  le glaïeul d'illyris.

 

Merci Internet que ferions-nous sans toi !

 

Nous poursuivons notre

  " chemin montant, caillouteux, malaisé,
                                          

Et de tous les côtés au Soleil exposé,"

 

comme aurait dit M. de La Fontaine (un peu retouché…et sans mouche) et nous apercevons enfin le village. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-21Il reste encore 75 m de dénivelée à franchir. Il est impressionnant vu d'ici avec ses maisons accrochées à la falaise et dont on ne voit que la première rangée. Encore un effort.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-17Juste avant d'arriver au village, Roland nous arrête devant une grosse touffe de Compagnon blanc, variété de silène (Silene latifolia)   . Ses fleurs blanches qui peuvent être jusqu'à dix par pieds, sont très odorantes le soir. Il a une particularité pour se reproduire en évitant la "consanguinité" : plante dioïque.

Ouf ! nous sommes arrivés et Roland nous conduit d'abord sur l'esplanade de la table d'orientation.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-50 Vue superbe sur la Siagne qui serpente 370 m plus bas et ses gorges recouvertes de forêts. On distingue parfaitement le Mont Vinaigre et le pic de l'Ours dans l'Esterel.

Roland nous précise : 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-0" La Siagne est un fleuve côtier arrosant les départements du Var et des Alpes Maritimes, frontière entre les deux départements. Longue de 44 km, elle prend sa source sur la commune d'Escragnolles à 1435 m d'altitude et rejoint la Méditerranée à Mandelieu. Une partie de ses eaux, outre le Canal rencontré précédemment alimente le lac de St.Cassien. Son débit est important et assez constant.

Concernant l'histoire du village, elle remonte à une période se situant entre le néolithique et l'âge de Bronze.

D'après une tradition locale et non fondée, en 49 avant J.-C., Jules César aurait établi un poste d’observation à l'emplacement du 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-20village de Saint-Cézaire ainsi qu’une enceinte fortifiée et des granges à blé pour ravitailler troupes et populations. De cette époque daterait le pont des Gabres ou des Tuves. C'est par le premier que nous allons traverser la Siagne cet après-midi et le chemin que nous emprunterons permettait de commercer avec les villes de la côte.

Césaire fut abbé de Saint-Honorat avant d’être promu archevêque d’Arles au VIe siècle. Une étymologie controversée fait remonter le nom du village aux greniers de César. Au IXe siècle, les moines de Lérins acquièrent les terres du village qui prend alors son nom définitif. Organisés en prieuré, ils poursuivent l’action des Romains :2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-3 la culture, l’éducation, et les soins portés à la population. La chapelle Notre-Dame de Sardaigne, construite sans doute sur les restes d’une ancienne abbaye devient l’église du village.

Au début du XIVe siècle, devant la menace des bandes armées, les habitants dispersés dans les hameaux préférèrent se replier sur le village en une véritable agglomération fortifiée. De cette époque, nous pouvons encore contempler les puits de la Vierge.

Au XVIe siècle, l’économie est florissante, la population augmente (plus de 500 habitants), on construit hors les murs du village médiéval. Les moulins sur la Siagne sont très actifs : blé, huile d’olive.

Le noyau actuel a conservé sa physionomie féodale. Pendant deux siècles, 500 habitants vécurent ainsi repliés avec leurs bêtes et leurs récoltes (88 maisons). De ce fait, ils s’épargnèrent les grands fléaux de l’époque : les guerres et la peste.

Des troupes de tous ordres, alliées ou ennemies y logèrent sans trop de dégâts.

Au milieu du XVIIIe siècle, la population dépasse le millier d’habitants et le cheptel compte plus de 2 000 moutons (des battues sont organisées contre les loups). Les hameaux se sont reconstitués : certains comprennent une soixantaine d’habitants.

cf Wikipédia..

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-25Passage devant le nouveau lavoir alimenté depuis 1868 par un système de siphon à partir du canal, quel progrès ! Pourtant nos compagnes font un peu la moue, manifestement elles préfèrent leur lave-linge.

 Nous rejoignons le jardin public où nous allons squatter tous les bancs, sauf un, occupé par les vieilles du pays, pour pique-niquer.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-23 Les jardiniers sont partis mais ils ont bien remué la terre des massifs et selon les sautes du vent, nous allons, par le nez, nous sentir vraiment à la campagne.

Alors que les joueurs de carte s'installent, Roland nous propose d'aller visiter les curiosités du village quand un grand bruit nous attire sur le trottoir. Un fourgonnette sans chauffeur, vient brutalement de s'arrêter contre un poteau indicateur, fauchant au passage une borne encastrée dans le sol. Frein à main oublié, la voiture a parcouru 50 m. Heureusement qu'il y avait un poteau ! Le pare-choc est complètement détruit. Après que la propriétaire soit venue retirer son véhicule, Gérard, précautionneusement remettra la borne en place…mais il faudra à nouveau la sceller. Bravo pour ce geste civique !

"Qui veut visiter la bambouseraie" demande Roland ? Seulement cinq bras se lèvent. Pas assez de participants, il téléphone pour annuler.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-26Commençant notre tour nous nous rendons près des Puits de la  Vierge, au nombre de 9. Ils sont alimentés par une nappe phréatique dont le niveau ne baisse que d'un mètre en été. Puis nous remontons vers la chapelle romane dédiée à Notre Dame de Sardaigne ( que vient faire ici cette Vierge ?). C'est un bel édifice à nef unique divisée en trois travées. A l'origine, elle faisait partie d'une abbaye construite sur le cimetière actuel. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-28Une urne funéraire découverte au 19ème siècle, utilisée comme abreuvoir pendant un temps, y fut déposée. Elle contenait les cendres de Marcus Octavius Népos qui mourut le jour de ses 18 ans ainsi que le précisent les inscriptions sur l'urne.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-29Quelques participants jetteront un coup d'œil sur l'église Saint Cézaire datant du 18ème

Siècle. Elle possède un joli retable doré à la feuille. Vandalisé il y a quelques années, on ne peut s'en approcher hors des offices. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-24

Quelques fresques et cadrans solaires complètent les éléments remarquables de ce village que nous allons quitter en empruntant le même chemin jusqu'à la cote 281 mais nous prendront une direction nord pour rejoindre la Siagne.

 

Ultimes recommandations de Roland : "rallongez vos bâtons et n'utilisez pas les dragonnes"  Descente en lacets, assez raide. Au passage nous découvrons les ruines d'un ancien moulin et de son bief. Il ne reste que l'emplacement de sa roue : gigantesque.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-34

 

Lorsque nous arrivons en bas et que la Siagne d'une belle couleur verte apparaît entre les arbres, nous comprenons les allusions à la douche. En effet, si nous avons l'habitude de traverser des ruisseaux à gué en nous mouillant plus ou moins les pieds , ici l'eau passe au-dessus du chemin…et de l'eau, aujourd'hui il y en a. Pour traverser ce passage, différentes solutions seront envisagées par chacun, selon son équipement. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-46Du torse nu d'Henri au poncho d'Yvette en passant par le parapluie de Jacky, vous pouvez imaginer toutes les variantes.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-42 Bien entendu le résultat ne fut pas le même à l'arrivé. Le moins favorisé dans cette opération fut Roland qui dû rester pendant la traversée de tout le groupe, un peu à l'abri sous le rocher mais,  trempé jusqu'aux os, il dut se changer complètement.

 

Sortant de la cascade, nous débouchons sur le pont des Gabres ou des Tuves, charmant pont romain dans un délicieux environnement.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-47 Chacun se remet de sa traversée "aquatique" et nous repartons plein sud en bordure de rivière. Superbe couleur. Jacky, notre spécialiste de la truite, recherche ses petites bêtes préférées. En vain.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-39

Le chemin est facile et nous arrivons rapidement au barrage. Celui-ci est assez important pour une petite rivière. Son rôle, outre de régulariser le débit, est principalement de détourner une partie de l'eau ver le lac de St.Cassien. Pour cela, un énorme canal, complètement fermé sort du barrage. Nous allons le longer pendant près d'un kilomètre jusqu'à ce qu'il disparaisse pour traverser des collines.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-41

Il ne nous reste plus que 2  kilomètres à parcourir mais le sentier étroit a été tracé sur une terre glaiseuse et nous avons à contourner d'énormes flaques boueuses. Bon, les chaussures et les bas de pantalon auront droit ce soir à un bon nettoyage.

Nous commençons à entendre les bruits de la civilisation et en particulier celui de la route. Voilà, nous sommes arrivés.

Le pot est pris au café dont le parking a accueilli nos voitures ce matin. Alice nous avait confectionné des petits panés au raisin, recette de sa belle-mère. Délicieux. Merci, nous avons vidé toute la boîte.

 

Merci Roland pour cette belle balade, bien documentée comme d'habitude. Quant à la douche, pour la prochaine fois, fais la chauffer s'il te plait.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno, Claude.

 

La semaine prochaine,

  -Jeudi 27 Mai à 7 H 00  :  ROCBARON ( 83 ) – Le Circuit des Crêtes .

 

Agréable parcours au départ de Rocbaron, en visitant le village de Puget-Ville ( notamment son église paroissiale de 1859 et sa devise républicaine inscrite sur le tympan ) nous2010-05-20-Puget-54 permettra de découvrir la Tour Sarrasine du Défends, datant du 12 ème siècle, et d’atteindre par un sentier quelque peu pentu et escarpé le G R 9 sur le chemin des crêtes ménageant de magnifiques points de vue sur le Massif des Maures et les différents reliefs dominant la rade de Toulon .

L :15 Km 491 , Dh :590 m ,D : 4 H 30 . Niveau : Moyen Alto

Repas sorti du sac .

Responsable : Jean Borel 

 

Quelques photos en bonus :

 

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-92010-05-20-St Cezaire sur Siagne-11 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  La chapelle St.Saturnin

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   Ouf ! on arrive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   Massif le château d'eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    En pleine nature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Passage humide 

 

 

 

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  Ces deux-là ont besoin de se faire sécher le dos. Pourquoi ?

 

 

 

 

 

  Quelle couleur !

  2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-38

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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