Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 19:30

 

 

2021-10-21 - 561-2 - Caussols-Cipieres Plateau de Calern G2

 

Le rendez-vous de ce jeudi 21 octobre nous amène sur le plateau de Calern (homologue du plateau de Caussols qui se trouve en face).

Malgré une température de 9° et une météo incertaine, seulement 13 randonneurs ne se sont pas découragés.

Ils écoutent attentivement Thierry nous présenter cette boucle de 12,1 kms avec un dénivelé de 430 m.

Cette randonnée a déjà été menée par Thierry 15 jours plutôt avec les G1 et un départ sous le soleil, mais nous n'avons pas dit notre dernier mot!

 L’altitude maxi de cette journée sera de 1.268 m avec une altitude mini de 865 m.

 

C’est sous une petite pluie fine que nous démarrons cette randonnée sur le plateau de Calern, plateau calcaire au paysage karstique. (cf. blog du 07/10/2021)

Les nuages sont bas mais nous pouvons découvrir l’observatoire de Calern inauguré en 1974, celui-ci fait partie de l’Observatoire de la côte d’Azur.

Nous marcherons environ 4 kms sur une grande étendue steppique traversée par le GR4 que nous suivrons longtemps, parsemée de «Dolines» (cf. blog du 0710/2021) et de «Bories».

 

A 11h premier effeuillage pour certains, il est temps de laisser tomber la cape.

Nous continuerons d’avancer dans ce paysage lunaire

Avant de pénétrer dans une partie boisée contrastant avec l’aridité du plateau.

Juste avant la pause banane nous apercevons une bergerie perdue dans cette immensité,

les couleurs automnales s’affichent à l’horizon

C’est par un large chemin que nous descendons vers le vallon des Pesses.

Nous poserons nos sacs dans une doline pour la pause repas .

L'endroit est idéal c'est bien confortable ce tapis vert !

A côté un ensemble de deux superbes bories jumelées en très bon état.

 

"Les bories étaient construites en pierres sèches et plates , empilées sans mortier, sans enduit, sans coffrage et sans cintre . De 4 m de hauteur max et de 2 à 5 m de hauteur elles étaient réalisées par des ouvriers locaux habiles et dotés d’un certain génie."

 

Nous continuons notre chemin avant d’arriver au point le plus bas de notre journée .

A 868 m d'altitude nous immortaliserons notre randonnée devant ces tags.

Au loin, nous apercevrons le village de Cipières qui surplombe la vallée du Loup face au massif du Cheiron, au sommet du village le château domine.

Nous voici prêt à gravir les 3 kms de montée raide mais régulière jusqu’à l’observatoire entre des restanques, des pierriers appelés «clapiers» (pierres extraites des champs).

 

 

Plus loin nous ferons une petite halte,

au réservoir d’eau aménagé dans une grotte

L’eau y est fraiche et a portée de main !  

et au puit tout à côté,

remarquable dans ces lieux secs et arides.

Toujours plein de courage le groupe continue à monter, sur la droite on peut apercevoir une superbe bâtisse seule dans ce paysage.

Un peu plus loin nous arrivons à l’Aven des Baudillouns à 1.246 m, gouffre très impressionnant et profond de 80 m au milieu des strates calcaires.

Courage fuyons ...

Nous continuerons vers le sommet de Calern avec un ciel dégagé. Sur notre droite nous pourrons voir l’observatoire avec sa lunette comme une borie géante des temps modernes.

Non nous n’avons pas eu le temps de les ramasser hélas !

Mais d’autres s’en sont chargés et voilà le résultat d’une belle cueillette.

Chanterelles du plateau de Calern
Et de délicieux Sanguins

Nous avons bien mérité notre pot à l’auberge de Caussols.

Et bravo à Nicole notre véritable G2 de la journée qui a su garder le sourire .

Merci à notre animateur du jour Thierry qui nous a fait découvrir un endroit magnifique.  

Et n’oublions pas nos photographes qui ont mémorisés cette journée avec leurs nombreuses photos, Nadine, Michèle, Véronique, Alain et Michel.

La semaine prochaine :

G1 : 

G2

 

 

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 18:40

2021- 10- 14 – PONTEVES-PETIT BESSILLON – 880-1 – G1

 

Cette nouvelle édition inclut une vidéo bonus   

 

Nous ne comptons plus les randonnées au cours desquelles nous avons remarqué, au loin, les silhouettes caractéristiques des Gros et Petit Bessillon.  Aujourd’hui Jack nous a donné rendez-vous à Pontevès pour les observer de plus près et pour gravir le Petit Bessillon.


Nous sommes 14 randonneurs réunis sur le parking près de l’école du village.

Jack nous explique la raison du changement du point de départ : l’arrêté préfectoral, qui interdit le passage dans le vallon des Carmes, n’a pas été levé. Nous ne tomberons donc pas sous le charme de ce magnifique site que nous avions parcouru en 2018.

Vous pouvez redécouvrir les cascades du Fauvery, leurs bassins couleur lagon et l’ancien couvent troglodyte sur le blog de l’époque (https://randosboulouris2.over-blog.net/2018/10/2018-10-04-880-1-barjols-le-petit-besillon-g1.html).
 

Le nouveau parcours de marche étant présenté (11 km, 580 m de dénivelée), Jack nous indique que nous rejoindrons Barjols en voiture pour une visite rapide du village, avant notre traditionnel verre de l’amitié.


Nous sortons rapidement de Pontevès et empruntons le chemin de Benaille, d’abord bétonné puis se transformant en une agréable sente empierrée. 


Devant nous se dressse le Petit Bessillon, avec ses deux sommets qui culminent à 639 m (sommet Ouest) et 668m (sommet Est).

 


Un premier effeuillage s’impose avant d’attaquer l’ascension du sommet Ouest en le contournant par le sud. 


La pente, un peu raide, ne présente toutefois aucune autre difficulté.


En vue arrière, la photographe peut zoomer sur la Sainte Victoire et le parc éolien de Pourrières qui dénature bien le paysage.


Avec un peu plus d’élévation le panorama s’ouvre sur le Mont Aurélien, avec tout au fond le massif de l’Etoile.

De gauche à droite : le Mont Aurélien, le Massif de l'Etoile et la Sainte Victoire


Un dernier effort dans la rocaille et nous atteignons, une vingtaine de mètre en dessous du sommet Ouest, le début de l’écaille rocheuse qui forme la crête escarpée entre les deux cimes du Petit Bessillon.


Une main courante a été posée, sécurisant le passage étroit en crête.

Derrière les randonneurs, le sommet ouest du Petit Bessillon

 


Pour atteindre le sommet Est, nous devons progresser dans une brèche et escalader deux courtes portions, exposées, mais équipées de chaines et mains courantes.

La prudence est nécessaire, tout faux pas pouvant être fatal. C’est pourquoi André s’est assis en haut de la faille, en toute sécurité, pour nous filmer.

 

Après ce passage délicat la crête s'élargit.


Le sommet Est, le plus haut, est occupé par une ruine, appelée le Fortin du Petit Bessillon.

« Se trouvent ici, … les vestiges d’un bâtiment rectangulaire d’environ 12m sur 5m muni d’archères. Ses dimensions l’apparentent plus à un fortin qu’à une tour, en général plus élevée et moins étendue. La similitude avec le rempart du village (de Pontevès) permet de proposer de le dater de la fin du XIIe siècle. Il s’agit probablement d’un bâtiment défensif servant à surveiller le territoire au sud du Bessillon. La porte au nord est discernable avec son système de fermeture intérieure par barre »


Nous commençons notre descente vers la première table d’orientation, décrivant le panorama sud :
De l’ouest au sud-ouest nous distinguons plus particulièrement la montagne Sainte Victoire (1011m à 32km), la chaine de l’Etoile (781 m à 50km) et le mont
Aurélien (880 m à 24km), déjà photographiés supra, puis la Sainte Baume avec le Pic de Bertagne (1041m à 39km).


Et au sud, le Cuit (539m à 10 km) et derrière, la Montagne de la Loube (830 m à 20 km)


Enfin, au SE le massif des Maures.

Photo de groupe à la table d'orientation


Nous descendons en sous-bois, le gros Bessillon apparaissant entre les branches.

Nous atteignons la deuxième table d’orientation, qui décrit le panorama côté nord : du nord-est vers le nord, le Mont Lachens (1714m à 56km), le camp de Canjuers, puis le plateau de Valensole et ses antennes radio.

 

 

zoom sur le plateau de Valensole

Vers le nord-ouest Tavernes et la plaine du même nom, et vers le nord les villages de Barjols et Pontevès.

 

Pontevès et son château


La descente est maintenant pentue et pierreuse, jusqu’au chemin de Correns.


Après le déjeuner et ses conciliabules, ...

nous contournons la face sud du Petit Bessillon par le vallon des Mennes. Nous avons une belle vue sur les deux sommets et sa crête rocheuse de jonction.


Il nous faut remonter jusqu’au col par l’Adrech du Viérard, pour terminer la première boucle du Bessillon.

Nos efforts sont récompensés par une belle vue sur les deux Bessillon.


Le retour à Pontevès se fait par le sentier des Frégourières et son sentier botanique qui se termine à un petit oratoire.

« Ce chemin ombragé est jalonné de pins noirs d’Autriche, plantés après l’incendie du massif en 1964. » 

Un chêne appelé Picornier est remarquable.

Nous rencontrons également  un beau parterre de Crocus jaunes (Sternbergia lutea) appelés  aussi « vendangeuses » car elles fleurissent en automne.

  
Avant de regagner nos voitures nous allons jusqu’au château de Pontevès.

« Au Moyen-Age, Pontevès était le chef-lieu d’une puissante seigneurie dont dépendait la ville voisine de Barjols. Cité comme Castellum dès 1021, le château-fort est situé sur un éperon rocheux qui surplombe la plaine arrosée par le Fauvery. A la fin du XIIème siècle, le village qui l’entoure s’est protégé par une enceinte qui est venue doubler celle de la forteresse. Mais dès le XVème siècle, les Marquis de Pontevès s’installent dans leur hôtel de Barjols et vendent le château de Pontevès en 1650. Son nouveau propriétaire, Pierre Maurel, un financier aixois surnommé le Crésus de la Provence, entreprend dès 1651 son réaménagement complet afin de la rendre habitable pour y loger. L’édifice se compose alors de trois corps de logis flanqués de quatre tours. Du village, on y entrait par une porte qui existe toujours. Au total, une cinquantaine de pièces composaient le vaste bâtiment dont quatorze chambres, quatre caves, une chapelle et une galerie. Au cours du XVIIIe siècle, le château tomba petit à petit à l’abandon. Le site et les ruines de l’édifice sont depuis 1862 propriétés de la famille Sabran-Pontevès. »


Nous faisons la dernière photo de groupe devant les Bessillons.


Comme promis nous visitons Barjols et ses fontaines.

La fontaine "du champignon", bel exemple de tuf


Les rafraichissements de fin de rando  sont bien  appréciés, même sans preuve à l’appui…

Les randonneurs ont beaucoup apprécié cette journée et remercient Jack pour cette très belle randonnée.

Merci à Claude pour ses photos.

En bonus, vous pourrez voir une petite vidéo réalisée avec brio par André. Félicitations et merci à lui : 

https://drive.google.com/file/d/1E8tua1N2oI9YPNTvdULeV1nFOqbGwTTz/view?usp=sharing


La semaine prochaine :

 

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 10:57

Lac de Carcès –  674/G2 jeudi 12 mai 2016

C’est à Carcès que Jean Ma nous a donné rendez-vous aujourd’hui pour une randonnée qui sera en définitive de 13 kms et 300 m. de dénivelé.(ci-dessous nouveau tracé emprunté). Nous sommes 30. Seuls 2 randonneurs Michel et Rolande étaient présents lors de la précédente édition menée par Jean en mai 2016. Il fait beau temps avec une petite fraîcheur automnale au départ.

« La randonnée nous conduira tout d'abord aux chutes du Caramy, puis nous gagnerons le lac de Carcès. Après être passés devant le barrage nous longerons le lac durant 3 kms avant de nous arrêter à l'abri pour la pause déjeuner. Puis ce sera une bonne montée et une descente pour rejoindre le point de départ ».

Nous quittons le parking, Joël et Jean-Claude étant nos serre-files pour la journée.

Jean nous fait une présentation de Carcès devant une des fresques peintes par Monsieur Le Guil en 1998 à la demande du maire : « le village mérite une visite pour son château, ses 10 lavoirs, 20 fontaines et les façades de ses maisons..., village qui mérite une visite que nous ne ferons pas aujourd’hui. »

"Le vieux village de Carcès s'enroule en colimaçon autour de son château médiéval. Les nombreuses maisons aux façades de tuiles vernissées y apportent un charme et un caractère particulier. Celles-ci sont plutôt exposées à l'est des maisons pour les protéger des infiltrations dues aux orages parfois violents. Elles dateraient du XVIII éme siècle. Il en reste encore quelques unes de cette époque conservées et entretenues avec précaution. Leurs belles couleurs chaudes et leur disposition géométrique font la typicité de ce village.

D'autres façades en trompe-l'oeil, racontent l'histoire au fil du temps." (extrait La Provence verte)

Nous passons derrière la maison de retraite et longeons le village le long d'un petit canal d'irrigation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

qui nous conduit tout d'abord à la chapelle Saint Jaume du XIè siècle (Saint Jacques Le Majeur en Provençal) de style roman, vide, peu mise en valeur malgré sa restauration. C’est devant celle-ci que nous faisons la photo de groupe.

Un peu plus loin nous passons devant la chapelle Notre Dame de Carami appelée aussi chapelle du Bon Secours, également du XIè siècle, qui se trouvent toutes deux sur le chemin de St Jacques de Compostelle et de Rome.

"Edifiée par les moines de l'Abbaye de St Victor à Marseille. En 1152 le pape Eugène III donna la chapelle aux chanoines réguliers de St Augustin. Pendant la Révolution elle est achetée par 12 familles de Carcès pour éviter sa profanation, puis lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, elle devient propriété de la commune." (extrait du panneau se trouvant devant celle-ci)

 

 

 

 

Après être passé devant des niches à ruches

nous cheminons de nouveau le long du canal et atteignons les chutes du  Caramy, (deux fois 6-7 mètres) en face desquelles nous nous arrêtons pour la pause banane

avant de repartir toujours le long du canal.

C’est alors que nous apercevons le lac.

" Grâce au lac Sainte Suzanne (appelé communément « lac de Carcès »), qui stocke huit millions de mètres cubes d'eau, pour une superficie de plus de cent hectares avec huit kilomètres de rive, Toulon est alimenté pour neuf millions de mètres cubes, et la marine et les communes de la ceinture toulonnaise regroupées en deux syndicats intercommunaux pour dix-huit millions de mètres cubes.

Il a été construit de 1934 à 1939. En 1935, la ville de Toulon concédait l'exploitation de la stérilisation de l'ozone (procédé de M. Otto qui permet d'avoir en fin de compte une eau potable et non chlorée) des eaux de Saint-Antoine et de Dardennes à la Compagnie des eaux et de l'ozone. 

La navigation sur le lac sont interdites, pour des raisons de sécurité : en effet, la possibilité de pompage d'eau durant la période sèche peut faire baisser le niveau d'eau brutalement de cinq à dix mètres. À l'inverse, l'existence de vannes toits sur le barrage, permet de faire monter le niveau de deux mètres et demi au-dessus du niveau normal." (extrait La Provence verte)

Nous passons devant le barrage

et devons longer le lac quand soudain nous voilà devant une barrière et un panneau indiquant passage interdit y compris aux piétons sur 3 kilomètres. Quel dommage nous allons être privés du clou de la randonnée. Jean, après avoir consulté carte, gps, Jean-Marie et Joël,

prend la décision de prendre une piste qui nous éloigne de la rive du lac et qui monte, monte, monte,

mais Jean nous dit que la montée faite remplace celle de l’après-midi. Le lac s'éloigne peu à peu.

Lors d'une trouée sur notre droite nous pouvons voir les Petit et Grand Bessillon. Coucou les G1 puisque vous êtes au Petit aujourd'hui.

Nous continuons jusqu’au point culminant  d'où nous avons une vue exceptionnelle sur le lac.

Quelques dizaines de mètres en arrière nous prenons un sentier qui descend et le long duquel nous nous installons pour le pique-nique, avec punch et vin avec modération, café chocolats et nougats.

Mais il est temps de repartir. Après avoir monté, bien entendu il faut redescendre par un chemin raide, étroit et caillouteux.

Petite pause pour se désaltérer avant une nouvelle montée bordée de vignes et oliviers qui va nous reconduire au village.

On découvre des asters par endroit.

 

C'est par une petite route bordée de belles maisons bien fleuries et arborées comme celle-ci avec de magnifiques herbes de la pampa et pyracanthas que nous regagnons le village.

Avant de rejoindre le parking nous nous arrêtons au bar du village pour partager le verre de l’amitié.

Merci Jean pour cette agréable randonnée.

Les photos sont de Véronique, Jean-Claude, Jean-Marie et Rolande.

La semaine prochaine pour les G2

 

Partager cet article
Repost0