Le Lac de la Prison -G2-09/11/2017
Le Lac de la Prison-G2

Météo très incertaine pour ce jeudi 9 novembre. C'est sûrement pour cela que seulement 11 marcheuses et marcheurs du G1 se retrouvent au parking de Bellebarbe avec Rolande comme animatrice. Tout en se chaussant, discussion sur les boissons du pique-nique (déjà). Mais la discussion n'est pas inutile car quelques bouteilles resteront dans les coffres.
Rolande nous présente sa rando, 11.5 km et 215m de dénivelée (270 en réel).
Ecoutez Rolande en cliquant sur le lien ci-dessous:
Pour le moment nous sommes toujours au soleil mais le ciel est très chargé sur les Alpes Maritimes.
Nous avons retrouvé Colette et Alain. Ce dernier vient tester son pied gauche, bon courage Alain !
Et nous partons en direction du Col Aubert en empruntant tout d'abord le sentier, puis le lit du ruisseau à sec. La saison n'est pas propice aux fleurs, encore que les bruyères roses sont en pleine floraison, mais surtout
nous allons passer la journée au milieu des sumacs qui ont pris leur couleur éclatante.
Passage au petit lac Aubert, baptisé ainsi par Jean Bo, puis devant l'ancienne carrière.

Nous arrivons au col Aubert pour la "pause banane".
Mais Rolande ne nous laisse pas trop nous refroidir car son objectif est d'arriver au lac de la Prison pour midi. Nous

nous engageons donc dans la montée vers col du Baladou. Il fait un beau soleil mais quelques gouttes viennent arroser le groupe. Averse légère et brève.
Ils rigolent mais malgré le soleil, il pleut...même si ça ne se voit pas.
Au col, Rolande nous explique que nous prendrons la grande piste car l'autre est en très mauvais état. Petit détour sans conséquence.
Nous quittons assez vite la grande piste pour rejoindre le col du Perthus avec de très beaux points de vue sur le ravin éponyme.
A partir de là un sentier plat qui surplombe les grands pierriers nous permet d'atteindre la Baisse de la Petite Vache.
Nous avons fini de monter pour la matinée et nous abordons la descente vers le lac de la Prison.
Près de la ruine du seul bâtiment restant, Rolande nous fait une courte présentation de l'utilisation de ces lieux par un Chantier de Jeunesse après l'armistice de juin 1940 :
"L'armistice du 22 juin 1940 ayant réduit les effectifs de l'armée française et supprimé le service militaire obligatoire, les chantiers de jeunesse furent créés, comme une sorte de substitut, le 30 juillet 1941. Les jeunes hommes de la zone libre et de l'Afrique du Nord française en âge (20 ans) d'accomplir leurs obligations militaires y étaient incorporés pour un stage de six mois. Ils vivaient en camps près de la nature, à la manière du scoutisme, mais avec le volontariat en moins, et accomplissaient des travaux d'intérêt général, notamment forestiers, dans une ambiance militaire. Dans l'Estérel il y en avait plusieurs dont celui-ci où on pratiquait le débroussaillage et la production de charbon de bois pour les gazogènes des camions. Ils étaient encadrés par des officiers d'active et de réserve démobilisés. Après l'invasion du sud de la France par les Allemands, l'institution fut utilisée comme base du STO (Service du Travail Obligatoire)."
Petite averse très courte, néanmoins il faut se rhabiller avant de partir vers le lac tout proche.
Mais le soleil sort grand vainqueur et cette superbe mante religieuse en profite sur sa pierre.
C'est au pied du chêne-liège que nous nous installons pour le pique-nique avec tout d'abord l'apéritif, soit kir rosé soit vin d'orange.
La suite sera de même nature.


Le lac est de plus en plus envahi par la végétation mais les nénuphars sont toujours là.

Un superbe arc en ciel se positionne à la limite des Alpes Maritimes où il semble pleuvoir. Nous, nous profitons d'un beau soleil qui ne nous quittera plus jusqu'à la fin.
Photo de groupe avant de repartir.

Après avoir repris des forces nous attaquons le retour, évitant le Cabre du Gourin, en rejoignant le Maraval où un petit filet d'eau nous montre qu'il a plu il y a quelques jours.

De magnifiques pierriers jalonnent la piste, on se croirait dans une carrière. Et toujours de somptueux massifs de Sumacs.
En arrivant au Pont des Cantines, encore des couleurs flamboyantes sur un groupe de fougères en bordure du ruisseau.


Plus que 3.5 km pour rejoindre le parking. Nous rentrons dans le ravin du Perthus par la grande piste plate qui longe

le ruisseau. Les rochers sont bien éclairés par ce soleil d'automne qui les fait ressortir sur le bleu du ciel.


Petite pause au Pont du Perthus avant de remonter
jusqu'au col du Mistral que nous éviterons par un sentier que Rolande nous fait découvrir. Puis c'est la dernière descente vers le parking.


Deux randonneurs sont venus au-devant de nous : Cathy et Claude La, empêchés de marcher, sont venus nous rejoindre pour le pot de l'amitié que nous irons prendre à Agay.

Merci Rolande pour cette belle balade, un grand classique mais toujours agréable à faire et à refaire.
Les photographes du jour étaient Rolande et Jean-Marie.
La semaine prochaine, le 16/11, Alain W nous conduira au Pic d'Aurelle pour un nouveau parcours de 12.5 km et 270 m de dénivelée. Départ à 9 h.
-822-BOIS DE LA GAILLARDE DOLMENS- G1 JEUDI 9/11/2017
822 -BOIS DE LA GAILLARDE DOLMENS- G1 JEUDI 9 NOVEMBRE 2017
En remplacement de la randonnée « Le Grammondo » annulée pour cause de météo défavorable, Alain , notre animateur du jour, nous propose « le bois de la Gaillarde »
Il est 9h, 11 randonneurs dont 3 « nanas courageuses» se retrouvent sur le parking du cimetière des Issambres.
Sur les recommandations d’Alain, nous avons mis dans notre sac à dos le Kway, la cape, le parapluie !!!!
En fait nous n’aurons pas eu besoin de les sortir …..
Sous le ciel bleu (avec quelques nuages),
Alain nous présente la randonnée :
« 14 Kms environ et 470 m de dénivelée. Agréable randonnée panoramique avec des points de vue sur tout le bord de mer, les étangs de Villepey , sur la chaîne de l’Estérel et au loin si le temps est clair sur les sommets à plus de 3000 m sur le Mercantour. Nous découvrirons le Dolmen de L’Agriotier, les ruines de la Villa Gallo Romaine de Roqueyrol, le point de vue au belvédère du château d’eau, la Chapelle en plein air de Notre Dame des Dolmens, le dolmen de la gaillarde et la maison du Garum ».
Pas de serre file aujourd’hui, le chef a décidé…
Nous démarrons sur une piste très agréable avec une pente régulière.
Nous sommes dans le Massif des petites Maures, Alain nous rappelle le terrible incendie de l’été 2003 ;
Une première pose effeuillage sur le sentier Agriotier.
Un regard vers le pylône, dans notre dos , (il est très loin et peu visible) pour nous situer le point de vue du château d’eau. Le voyez-vous ?
Nous nous dirigeons vers l’Est et Alain nous montre en face, une côte assez longue qui grimpe avec un fort pourcentage .
Nous laissons sur la droite le Rédissart et continuons tout droit en direction du Dolmen de L’Agriotier.
Cap Nord Ouest, la pente est bien là, ça grimpe, chacun monte à son rythme ,
nous laissant le temps d’admirer (dommage le ciel n’est pas complètement dégagé) les magnifiques points de vue sur tout le bord de mer, les étangs de Villepey , la baie de Fréjus Saint-Raphaël, et sur la chaîne de l’Esterel.
Quelques faux plats montants pour reprendre son souffle et regroupement sur la piste pour une photo de groupe avec en arrière plan « notre » Méditerranée.
Nous prenons cette piste plein Ouest puis un petit sentier jusqu’au Dolmen de l’Agriotier. Vous remarquerez qu'ils sont tous en tête !!!! Même pas fatigués !!!!
Devant le dolmen, Alain nous raconte :
« Site protégé au titre de l’archéologie par la loi du 27 septembre 1941.
Edifice protégé au titre des monuments historiques par la loi du 31 décembre 1913
Sauf autorisation du Ministère de la Culture, toutes recherches ou prélèvements sont interdits.
Les dolmens sont des sépultures le plus souvent collectives édifiées aux environs de 3300 ans avant JC.
Le Dolmen de l’Agriotier fait partie du groupe de Dolmens à couloir et à petite chambre de Provence Orientale.
L’ensemble chambre - couloir est englobé dans un tumulus de pierre de forme ovale. Le Dolmen de l’Agriotier présente des caractères différents et originaux puisqu’il n’a pas abrité vraisemblablement de sépulture collective, et que sa dalle de couverture a servi uniquement pour sceller la tombe. »
Il est 10h30, c’est la pose banane, au point de vue de la Table d’Orientation quelques mètres plus loin
et toujours ce panorama admirable avec un dégradé de couleurs , qui d’ailleurs sera le fil conducteur de toute la randonnée.
Nous continuons notre parcours Sud Ouest sur un chemin plus ou moins plat en arrête sommitale, et le point de mire (pylône) est plus prêt de nous.
Nous arrivons sur une descente plutôt courte, qui nous amène aux ruines de Roqueyrolles.
Dans ce site le reboisement s’opère par des plantations d’oliviers.
Quelques mots d’Alain sur les ruines :
« A l’origine, dépendance d’une ancienne Villa Gallo Romaine découverte au début du 19ème siècle.
Les ruines actuelles sont les restes d’une ancienne ferme familiale composée de bâtiment d’élevage, de stockage, d’habitation.
Ce site a été abandonné au début de 1923 à cause d’un incendie de forêt. »
Le temps s’assombrit mais les couleurs sont toujours aussi belles, nous avons même un arc en ciel !!!!.
Juste avant le Col du Bougnon, nous prenons une nouvelle trajectoire Sud Est qui nous conduit au belvédère situé sur la plate forme d’un château d’eau.
La traditionnelle photo de groupe s’impose ; Arrière plan sur Saint-Tropez et toute la côte jusqu’au Cap Camarat.
Encore une autre avec notre animateur.
Abandonnons ce merveilleux endroit et prenons le boulevard des Gaulois puis l’avenue des Druides en direction de Notre Dame des Dolmens, chapelle à ciel ouvert, pour la pose pique-nique .
Site très agréable à respecter ,
Chacun d’entre nous recherche un petit coin au soleil. Alain nous arrose avec son Morgon, les deux « Brigitte « offrent le café accompagné du gingembre de François.
Il est 13h20, Alain nous indique que nous avons fait les ¾ de la randonnée !!!
Dernier site à voir : le dolmen de La Gaillarde.
Ecoutons Alain :
« La fouille de ce dolmen s’est effectuée en 1908 par le Dr Raymond qui a découvert des restes osseux humains et des pointes de flèches en silex. Les dépouilles étaient disposées dans la chambre, recouverte par une dalle dite de couverture. Un couloir permettait d’y accéder. Une fois les corps installés, la chambre et son couloir d’accès ont été comblés par un mélange de terre et de galets de rivière qui ne viennent pas du vallon de La Gaillarde. Tout l’édifice s’insère dans un tumulus circulaire (d’un diamètre approchant les 10 mètres).
Le dolmen de La Gaillarde a subi les outrages du temps et de l’homme. Seule une partie de sa charpente est visible. Elle est en mauvaise état, la dalle de couverture ne reposant plus que sur un des piliers.
Cependant, il demeure une ressource archéologique importante, témoin d’une trame sociale qu’il convient de préserver. »
Place à la descente parmi les mimosas , nous reviendrons pour les voir en fleurs….
Nous passons à côté de la Maison bien restaurée du Garum.
Dernière explication d’Alain :
« Le Garum était un condiment très apprécié à l’époque romaine élaboré à base de macération de poisson.
Cette sauce au fort goût salé, qui entrait dans la composition de nombreux plats, était fabriquée dans tout le bassin méditerranéen à base de chair ou de viscères de poisson fermentés dans le sel.
Le garum était produit ici, où on a retrouvé le vestige villa romaine dont dépendait le vivier gallo-romain de la Gaillarde, toujours en eau et classé au titre des Monuments Historiques ».
Alain nous annonce un dernier raidillon et un petit sentier bien escarpé avant de rejoindre nos voitures vers 14h40.
Nous aurons fait 15 kms, 600m de dénivelée, moyenne déplacement 3,9km/h, altitude maxi 270m
Rendez vous en terrasse sur la place de Saint Aygulf pour le verre traditionnel de l’amitié.
Un grand merci à Alain pour cette superbe randonnée à la fois merveilleuse et enrichissante.
Merci aussi aux photographes : Brigitte R et Alain
Prochaine sortie : Départ 8 h - Roland 808-St Cézaire Pont des Gabres moyen** 11,2Km DH 480m
Parking : à côté de la bambouseraie du Mandarin
Coût du trajet A/R : 24 €
643- LE MOURRE D'AGNIS JEUDI 2/11/2017
643 - LE MOURRE D'AGNIS JEUDI 2/11/2017
18 randonneurs se retrouvent vers 8 heures sur le parking de Mazaugues pour une randonnée menée par Joël. La température est de 5 degrés, il n'est pas prévu de pluie, le ciel est nuageux mais nous n'aurons pas froid.
Joël nous présente la randonnée : 18 kms avec une dénivelée de 650m, une montée progressive sur 9kms, passage sur la crête du Mourre d'Agnis et une descente raide et caillouteuse
Patrice sera notre serre file aidé de Joyce et Babette!!!!
Un petit échauffement avant de partir.
A 8h30 nous démarrons en passant dans le village,
sur notre passage quelques décors d'Halloween...
Nous quittons le village et entamons très vite la montée qui se fera dans les sous bois avec ses couleurs automnales jusqu'à la crête du Mourre d'Agnis.
Après 30 mn de montée, nous avons déjà chaud, un premier effeuillage... et regroupement...
A 782 m d'altitude, le ciel est nuageux, la vue n'est pas trop dégagé mais le panorama est tout de même présent revêtu de belles couleurs...
Il est près de 10h, une pose banane en admirant à nouveau le paysage coloré.
Joël nous annonce que nous ne pourrons pas visiter le musée des Glacières à Mazaugues (fermé pour raisons économiques), nous aurons tout de même quelques explications de sa part :
"Plusieurs glacières dans le massif de la Sainte Baume, la plus grande est la glacière de Pivaut ( bâtiment d'un diamètre de 19 m à 25 m de profondeur).
On entassait dans de vastes puits de la glace récoltée sur les plans d'eau en hiver. La fosse était généralement construite plein nord, chapeautée par un ouvrage maçonné, lui-même recouvert d'un monticule de terre pour une meilleure isolation. Dans la fosse, la glace était isolée du sol et de l'air extérieur par de la paille et des branchages. Pour réduire la circulation d'air, des seaux d'eau étaient régulièrement ajoutés, l'eau en coulant se solidifiait et permettait de combler les vides. L'eau de fonte était collectée dans une excavation aménagée en partie basse du puits pour faciliter son élimination"
Nous remettons une couche, nous aurons un peu de vent sur la crête du Mourre d'Agnis avec son point culminant à 911m.
Nous longeons une cédraie
et ferons une photo de groupe devant une petite glacière,
nous nous sommes tout de même demandés s'il s'agissait d'une petite glacière ou un grand cairn????
Par contre sur la photo suivante, pas de doute
avec une nouvelle photo de groupe (enfin il manque 3 personnes avec le photographe, à vous de trouver qui????)

Profitons de ce ciel dégagé pour un nouveau clin d'oeil sur La Loube et pour admirer la barre rocheuse que nous avons empruntée.
Joël nous avait annoncé une descente raide, nous l'avons eu mais avec de la concentration et de l'attention, tout s'est bien passé.
Après l'effort, c'est l'heure du réconfort. Il est 12h30, installons nous et reprenons des forces pour faire les petits 8 kms restants.
Une bouteille de vin rouge distribuée par Joël, un peu de café voire très peu pour certains versé par Brigitte, tout ceci accompagné par des fruits secs et gâteaux....
Après s'être "restaurés" Joël nous propose de reprendre la rando pour rejoindre le GR99
La Glacière Pivaut n'est qu'à 4K300 mais ce n'est pas notre direction, nos voitures sont à Mazaugues.
Nous évoquons le souhait d'une rando incluant la visite de cette glacière. A méditer ....
A nouveau la barre rocheuse, nous étions la-haut....
De retour à Mazaugues vers 15h, nous prenons le temps de flâner dans le village, quelques petites particularités à observer ....
Et pour clôturer, le pot de l'amitié
Merci à Joël pour cette agréable randonnée sous les couleurs de l'automne. (18k200 DH 683m)
Prochaine sortie : Jeudi 9 Novembre 2017
Départ 7 H -Alain- 734 Le Grammondo - Sportif ** 16K DH 1300
Parking : en balcon à l'entrée de Castellar
Coût trajet A/R : 72€
Guillaumes Amen - 562-1 - G1- 26/10/2017
Guillaume - Amen - G1- 26/10/2017

Jean-Louis va ce jour se transformer en homme orchestre : non seulement il va mener la randonnée mais il rédigera le soir même le texte de ce blog et me transmettra les photos à inclure.
Aujourd’hui 22 lève-tôt (sans s au pluriel pour les grammairiens) , sont partis à 6h45 de Boulouris pour aller à Guillaumes , approcher les gorges rouges du Daluis , vers l’ancien village d’Amen. Prononcez « amé».
Deux heures et demi plus tard, les voitures se retrouvent au Pont des Roberts.

Cette randonnée a été menée en 2001 et 2007 par Bruno et en 2011 par Jean, avec un sous second groupe conduit par Daniel et Jacky.
Jean- Louis présente la randonnée de 12,7 km et 670 m de dénivelée.


Nous empruntons l’ancien sentier muletier.

Ce chemin est resté l’unique débouché de la haute vallée du Var, avant que ne soit creusée la route carrossable tranchée à travers les gorges. Le dernier habitant a fait ses bagages pour rejoindre le chef-lieu (Guillaumes) au lendemain de la seconde guerre mondiale. Jusque là, un curé et un instituteur veillaient sur le destin d’une population voisine d’une centaine d’âmes.
La tradition dit qu’il y avait une mine d’or à Amen, les habitants auraient abandonné leur village pour acquérir (avec quels moyens ?) de superbes exploitations agricoles en Provence. Les géologues prudents n’indiquent que la possibilité de découvrir du cuivre. Les plus audacieux admettent pourtant qu’on ait pu y exploiter un filon de pyrite aurifère. D’autre part, des galeries ont été forées dans la falaise surplombant vertigineusement les gorges sur la rive gauche du Var, et le seul attrait du cuivre, même à l’état natif, n’explique pas ces tentatives désespérées. Seule l’attirance aveugle, déclenchée par la soif de l’or, permet de concevoir qu’un homme puisse se suspendre par un filin à 80m au-dessus du vide, pour creuser au pic un boyau dans la roche.
Mais rares sont les documents d’archives ou les bilans d’exploitation susceptibles de renseigner le chercheur, seule information évidente : le témoignage de quelques anciens.
Historiquement, il semble que tout ait débuté au XVIIIe siècle lorsqu’un paysan du village découvre un échantillon de minerai métallique à l’éclat jaune vif, qu’il descend porter au marquis de Villeneuve, seigneur de Daluis. Ce noble personnage s’intéresse à la recherche minière, avec l’ambition d’exploiter les multiples filons cuivreux répartis le long des gorges. Prudent, le marquis expédia le minerai découvert à Aix, pour y être identifié par un savant de l’époque. Confirmation sera donnée qu’il s’agit bien d’une pyrite à forte teneur en or. Le marquis de Villeneuve seigneur du lieu, obtint de Louis XV une concession à cet effet ». Cette information étant confirmée et on y voit quelques temps plus tard une excavation assez profonde au fond de laquelle des paysans intrépides se glissent quelquefois malgré le danger et en détachent des morceaux d’une pierre cuivreuse portant or. Un minéralogiste plus hardi encore dit qu’il s’était fait attacher avec des cordes pour descendre le long de la montagne, à l’embouchure de l’excavation pratiquée dans son sein, et qu’il avait retiré des échantillons d’un minerai semblable au précédent. Mais, la pente vertigineuse de cette montagne est si périlleuse et la pierre de la roche si dure qu’on a déclaré cette mine inexploitable ...
La présence de l’or est donc bien attestée, mais l’exploitation minière, rendue difficile par les moyens de l’époque, sera différée d’un siècle en attendant l’usage pratique des percements par explosifs. Au traité de Turin de 1760, la frontière est rectifiée et le territoire de Daluis détaché du Royaume de France, au profit de celui de Savoie-Piémont-Sardaigne (rendu) sans ralentir l’exploitation entreprise par le marquis de Villeneuve.
En 1802, le village accueillait 123 habitants. A la fin du 19ème siècle, l'exploitation non rentable fut abandonnée.

Le début de la montée est assez facile, à l'ombre des chênes pubescents. La seconde partie est déjà plus pentue et s'effectue dans une forêt de pins sylvestres. La "pause banane" est la bienvenue.

Nous reprenons la montée, encore un peu plus raide. Elle nous permet d'admirer le mont St. Honorat avec ses 2 550m.

Jean nous montre la vallée de Daluis qui s'étale aussi à nos pieds. La route qui monte au village de Villeplatte, le mal nommé, se dessine parfaitement sur les contreforts du mont St.Honorat où il a mené une randonnée.

Pour finir, un petit mot sur les "pélites", ces terres rouges que vous avez remarquées en remontant la Vallée de DALUIS. "C'est à la fin de l'ère primaire, il y a 50 millions d'années que sont nées ces terres rouges. L'érosion d'un massif cristallin très ancien, aujourd'hui disparu, a engendré le dépôt de vases fines mêlées de cendre volcaniques dans une plaine inondable.
Au cours de leur accumulation, ces sédiments se sont transformés en pélites. Leur couleur lie de vin résulte de l'oxydation du fer qu'elles contiennent. L'érosion a ensuite joué son rôle et certaines particules fines proviennent de l'Esterel (mais oui, il s'agit bien du nôtre) par l'intermédiaire de petits torrents qui, à l'époque, coulaient du sud vers le nord."

Jean en profite pour évoquer la légende qui a donné le nom du pont de l'ancien tramway que nous avons vu en gagnant Guillaumes : le pont de la mariée. "Au 19ème siècle, après une noce, les mariés sont allés faire une promenade sur ce pont. Le lendemain, la mariée fut retrouvée dans le lit de la rivière, morte. Accident, suicide ou meurtre, le mystère resta entier."

Nous arrivons au village abandonné. Encore une petite montée et nous découvrons les toits du village.
La beauté du paysage vaut bien une belle photo de groupe.

Nous observons une maison aux volets neufs en cours de restauration et finalement en vente.


Nous redescendons le mauvais côté et nous retrouvons devant l'église Notre Dame des Neiges avec des fresques bien conservées visibles de l’extérieur par la grille.


Il est à peine midi trop tôt pour le repas et nous abordons une descente très raide difficile vers la Clue due à la pente (A vol d'oiseau 700m avec une dénivelée de 250m) et à la nature du sol, glissant dans les zones de pélites ou bien caillouteux. Mais quel paysage !

Il est temps de d’arrêter pour le repas sur un monticule.



Une fois chacun rassasié nous poursuivons la descente dans cette terre rouge .Nous pouvons parfaitement observer les " mud-cracks" (plaques de boues fossilisées) et les "ripple-marks" (traces d'écoulement d'eau déposant de la boue ultérieurement fossilisée).

Attention à la glissade : une randonneuse est rattrapée in extremis par le serre file.
Nous arrivons à l’embranchement qui permet de descendre vers la Clue d’Amen, défilé encaissé au fond des gorges. Photo prise par Jean B, descendu dans la clue, toujours prêt à tout pour immortaliser nos randos.

De ce pont part une rando canyoning, pour les pros, dans la clue qui rejoint le Var un peu plus bas.

Nous remontons pour rejoindre le sentier qui suit les courbes de niveau et permet de superbes vues sur les falaises des gorges.


Nous retrouvons notre sentier de départ. Des paris sont effectués sur l’heure du retour au parking. C’est Daniel M qui gagnera : l’expérience !!.


Le pot traditionnel est pris face aux fortifications Vauban d’Entrevaux. A ce propos, cherchez l'erreur...

Vous avez trouvé? .... oui il fallait identifier les intrus...qui n'ont pas participé à la marche.... et pour cause, cette photo ayant été prises le 6 octobre 2011.
Merci à Jean-Louis pour cette belle randonnée et aux photographes, Dominique et Jean B.
La semaine prochaine, jeudi 02/11, pour le G1 :
Départ: 7H Joël 643-Le Mourre d'Agnis moyen*** 16,5 km Dh 650m
Sur les crêtes du Mourre d'Agnis, au pays des glacières. Panoramas exceptionnels sur la Ste Beaume, la Ste Victoire et les iles d'Hyères ; deux descentes raides et caillouteuses !!!
Après la rando visite du Musée de la Glace.
Parking : Mazaugues-parking du jeu de boules, 35 av de la République.
Callian et Montauroux - Châteaux et Chapelles - 839 - G2 - jeudi 26 octobre 2017
Callian et Montauroux – "Châteaux et Chapelles" – G2 – jeudi 26 octobre 2017
Nous sommes 16 à nous retrouver à Callian, village perché à 325m d’altitude sur le parking au pied du Château Goerg pour une rando patrimoine proposée par Jean Ma. Il fait frais 7°.

« Randonnée sans difficulté de 12 kms et moins de 300 mètres de dénivelé (en réalité 400 mètres) qui vous permettra de découvrir le patrimoine culturel de Callian et Montauroux. Châteaux, chapelles, lavoirs, petites ruelles et peut-être au retour visite du cimetière où sont enterrées des figures emblématiques, telles la famille Dior, Sœur Emmanuelle, Nadia Léger… »
La précédente édition avec une version un peu plus longue a été proposée par Mickaël en janvier 2013 et avait regroupé 40 adeptes.
Pour commencer quelques mots sur le château Goerg puisque nous sommes là. (Tous les renseignements concernant les différents édifices et monuments proviennent du site de la commune.)


"Il tient son nom d’Edouard Goerg, peintre et graveur expressionniste français (1893 – 1969). Edouard Goerg s’est établi à Callian lors de l’immédiat après-guerre pour ne plus quitter la commune. Cette vaste demeure qu’il habitait est remarquable par ses tourelles. Construite dans un parc arboré, en restanques, cette bâtisse jouxte le centre du village. Elle est désormais propriété de la commune de Callian. L’artiste et sa femme reposent d’ailleurs dans le parc de la propriété." Au rez de chaussée se trouve l’office de tourisme.
Par une étroite ruelle nous nous dirigeons vers l’église Notre Dame de l’Assomption, « église inaugurée en 1685 remarquable par son clocher quadrangulaire en tuiles vernissées de style bourguignon, exécuté en 1703 par les compagnons du devoir.
L’église contient des retables sur les bas-côtés et les reliques de la patronne du village de Sainte-Maxime. Son abside est ornée d’un maitre autel monumental éclairé par des vitraux anciens, fidèlement restaurés. »


A côté de celle-ci se trouve la fontaine moussue ou « Cascade », alimentée par l’eau de la Siagnole, elle fut mise en service aux environs de 1875 après la mise en eau du nouveau captage des sources de la Siagnole. Elle apporte beaucoup de fraicheur à la place Honoré Bourguignon.

Du belvédère voisin nous pouvons voir Montauroux.

Nous nous dirigeons vers le château médiéval. Ses tours rondes du XIIe et XIIIe siècles qui le flanquent côté nord-ouest et sud-est, contrastent avec sa longue façade sud, percée de baies à croisillons (de style Renaissance depuis sa rénovation). Ordonnancé sur un plan en forme de quadrilatère autour de la cour principale où l’on pénètre à pied, le château abrita plusieurs familles de Grasse, de Villeneuve, de Raphaélis-Brovès, de Lyle Taulanne.

Sur un côté se trouve la tour de l’horloge ." En 1649, l’horloge est placée sur la maison de Sieur Louis Mourgues. En 1751, la commune ayant acquis une partie du château l’horloge fut transférée dans la tour. Le mécanisme d’origine est toujours existant mais il a été remplacé par un mécanisme plus moderne qu’il faut néanmoins remonter chaque semaine. Les voyageurs et les colporteurs pouvaient dormir dans cette tour, de nombreux graffitis sont les témoignages de leur passage."
Une petite curiosité (un petit cochon) attire l’attention, bien cachée au creux de la Tour de l’Horloge, sculptée dans la pierre et dont la maxime est : « O toi qui viens de loin, si tu frottes mon groin, à coup sûr, très grand bien à jamais sera tien ! » Ce que ne manqueront pas de faire certains.

De magnifiques linteaux ornent les portes.

Puis nous passons devant la Chapelle des Pénitents Blancs, chapelle romane du XII è siècle qui devint église paroissiale avec le développement du village autour de son château protecteur. Aujourd'hui désaffectée, elle sert de salle d'expositions et de concerts. Celle-ci est exceptionnellement ouverte des ouvriers communaux s'y trouvant.

Nous passons devant le lavoir Saint Roch, datant de la fin du XIXe siècle. Celui-ci permettait de se laver debout. Une barre d’étendage en bois surplombe le bassin. Une fontaine située à l’extrémité l’alimente. Ce lavoir, à l’écart des autres, servait au lavage du linge des malades de l’hôpital. Malheureusement à sec en cette période de sécheresse.
Nous quittons alors Callian, dont nous avons une très belle vue afin de nous rendre à Montauroux. Descentes et montées se succèdent avec beaucoup de bitume .

Nous arrivons à la Chapelle Saint Donat. Située au bas du village. Rien ne permet d’identifier formellement le Saint-Donat qui a donné son nom à la chapelle. Ce Saint fut de longue date révéré à Callian pour être « souverain de la guérison de l’épilepsie » et son tombeau attirait une foule nombreuse jusqu’au siècle dernier. Dans l’histoire plus récente de Callian, à l’occasion de la fête Saint-Donat (1er week-end du mois d’août), les processions conduisaient les communiants à la chapelle : elles en ont fait un témoin privilégié de la vie de village jusqu’à l’effondrement de sa toiture en 1944. La chapelle est en cours de restauration par l’association « Callian au Fil du Temps ».


Arrivés à Montauroux nous nous dirigeons vers la chapelle Saint Barthémémy (fermée). La chapelle Saint Barthélemy, située dans le cœur historique du village fut léguée par le célèbre couturier Christian Dior. Son intérieur spectaculaire avec sa voûte en berceau et ses murs entièrement recouverts de panneaux de bois peints lui valurent d’être classée au patrimoine des monuments historiques en 1958.

Du cimetière voisin nous avons une vue panoramique sur la vallée.

Nous profitons du site pour faire la pause banane avant d’emprunter le chemin Dior qui nous conduit à l’église paroissiale, l’église Saint Barthélémy. L’église date du XIIe siècle mais fut considérablement agrandie au XVIIe. Elle renferme des retables, statuaires et reliquaires remarquables.


En traversant le village nous pouvons admirer les maisons et enseignes avant de marquer un arrêt au belvédère.



Nous passons devant un lavoir (pas besoin de dire à sec)

puis continuons notre balade par un sentier pentu emprunté "aux risques et périls des randonneurs" comme indiqué par un panneau du maire. Des pierres lisses cachées par des feuilles auraient pu se révéler traitres. Tout le monde est arrivé en bas sans chute .

C’est par la route que nous arrivons à la chapelle Saint Michel, édifice religieux le plus ancien du village, datant du 11e siècle, inscrit au Cartulaire de Lérins avec un chevet en cul de four typique de l’art roman. Chapelle « accueil des coquillards » sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.


Nous passons devant l’atelier de M.Lopez et pouvons admirer les statues dans son jardin.


Arrivés à la chapelle Notre Dame des Roses, dernier édifice religieux pour aujourd’hui nous faisons la photo de groupe. « En 1982, cet édifice a été inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Site archéologique d’époque gallo-romaine bâti à proximité d’une nécropole antique, il s’agissait d’un haut lieu de culte jusqu’au XIVe siècle. Prieuré de l’Abbaye de Lérins, maison claustrale, cité en 1038 dans le Cartulaire de Lérins. Le clocher (Xe et XIe) ornée d’arcatures lombardes, subsiste. C’est le plus ancien monument religieux de Callian. A partir de 1752, Notre Dame sombre dans le délabrement. Des travaux de restauration ont pu être entrepris, notamment la consolidation du clocher. ».


Cela fait 3 heures que nous avons débuté notre périple et il est temps de poser nos sacs pour la pause pique-nique.


Nous repartons par le chemin d’une ancienne voie ferrée et le chemin des moulins (mais pas de visite comme en janvier 2013, le bâtiment est fermé) mais oh miracle enfin nous voyons de l'eau


avant d’attaquer une rude montée pour certains (jusqu'à 30%) qui va nous conduire à hauteur du village.




Encore quelques centaines de mètres et nous apercevons le village.


Personne ne demande de monter au cimetière, la plupart le connaissant et c'est au bar devant la fontaine de la Cascade que nous allons partager le verre de l’amitié.


Merci Jean pour cette agréable randonnée à la fois sportive et surtout culturelle. On en redemande.
Les photos sont de Rolande.
Prochaine randonnée G2 – jeudi 2 novembre 2017 avec Roland
« Le Trophée d’Auguste » - Cap d’Ail - moyen * - 8,4 kms – déniv. 460 m. Départ : 7 h ou 6h53 par le train : coût du trajet 58 € A/R ou 28 € (train)
LE MASSIF DE LA LOUBE - 19.10.2017
LE MASSIF DE LA LOUBE - 19/10/2017
Ce sont 23 randonneurs qui se retrouvent en ce jeudi automnal sur le parking de l’Orbitelle à Roquebrussane. Le ciel est dégagé et la fraîcheur matinale nous réveille au sortir des voitures. Jean nous présente la randonnée, carte à l’appui.

Nous ferons 13,5 kms avec un dénivelé de 650m et découvrirons les rochers aux formes fantastiques de la Loube, cette montagne aux roches sédimentaires qui ne cessent d’émerveiller les marcheurs. Nous apprenons que ce nom propre signifie en provençal: scie à ruban à deux poignées ce que nous comprendrons au fur et à mesure de la journée.

C’est jour de marché sur la place du village mais nous ne souhaitons pas alourdir nos sacs à dos et résistons aux tentations!

Nous remontons la rue Clémenceau et prenons à droite le chemin des Baumes qui ne présente pas de difficultés. Nous longeons le jardin botanique Elie Alexis qui se visite – mais qui n’est pas au programme du jour!

Il faut vite se découvrir car les rayons du soleil nous réchauffent à travers les branches des pins.
Nous continuons sur un chemin rocailleux étroit qui monte

et rencontrons les premiers rochers ruiniformes qui se dressent parmi la végétation luxuriante.


Nous continuons de grimper.

Des murets en ruine attirent notre attention

et nous arrivons au Jas d’Emilien où Jean nous invite à faire la pause-banane au pied d’un chêne imposant.

Nous repartons allègrement

et arrivons au passage délicat dont nous avait parlé Jean.

Notre animateur nous aide à gravir ce rocher.

Nous oublions bien vite cette difficulté au vu du paysage qui s’offre à nos yeux car nous atteignons une vaste zone dolomitique où malgré l’effort, chacun pourra continuer en donnant libre cours à son imagination.

Plus loin, Jean-Michel et moi imaginons une tête d’homme moustachu aux sourcils épais. Peut-être serez-vous d’accord avec nous! Il lui reste même des cheveux!

Nous continuons notre progression dans une végétation dense qui semble nous engloutir et admirons les couleurs chatoyantes des feuilles de certains arbres en cette saison.

Nous entamons alors une montée raide par un sentier étroit sur le flanc de la montagne. Arrivés au sommet un gros rocher me fait penser à une grenouille qui domine la plaine illuminée par les rayons du soleil.

Nous passons devant la clairière où nous pique-niquerons mais ceux qui en ont l’envie et la force sont invités à se rendre au sommet de la Loube pour y admirer le panorama. Nous longeons donc les relais-télé et continuons de monter.

Nos efforts sont récompensés au sommet d’où nous dominons un immense panorama circulaire. A nos pieds la vallée où s’étend l’hippodrome tandis que se dressent au fond la Sainte Baume et la Sainte Victoire. Nous sommes à 830m d’altitude.



Nous redescendons nous installer dans la clairière pour le pique-nique

et prenons la photo de groupe avant le départ.

Jean explique que nous allons descendre une route sur 2 kms avant d’entamer un sentier raide. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages ce que vous remarquerez sur les photos suivantes mais nous continuons d’admirer ces roches fantastiques, de type dolomitique, qui couronnent la montagne de la Loube.








Une photo de groupe s’impose

avant de rejoindre l’intersection des deux chemins

Nous pénétrons dans une forêt mystérieuse où quelques randonneurs donnent libre cours à leur imagination

et empruntons un chemin qui nous mène à la chapelle Notre-Dame de l’Espérance ou de l’Inspiration, petite église construite au XIè siècle et restaurée au XIVè.

Ce lieu de pèlerinage

niché parmi les chênes et les cyprès est uniquement accessible à pied et offre un très joli point de vue.
De là, nous allons redescendre 500 m par un chemin rocailleux et pentu puis traverser le charmant village de Roquebrunasse pour arriver sur la place de l’église où nous prendrons le verre de l’amitié.


Un grand merci à Jean pour cette belle randonnée.
Les photos sont de Nadine, Alain et Dominique.
Programme du jeudi 26.10, pour le G1:
Superbe randonnée menant au village abandonné d'Amen par un sentier surplombant les Gorges de Daluis.
Animateur: Jean-Louis, départ du parking du Manoir à 0645h.
Moyen*** 12,7kms, D :670m
Les Montauts de Rouvède - 872 - G2 - jeudi 19 octobre 2017
Les Montauts de Rouvède – Flassans sur Issole – G2 – jeudi 19 octobre 2017.
Aujourd’hui seuls 15 randonneurs par une fraicheur automnale se retrouvent à Flassans pour une randonnée inédite proposée par Joël, randonnée annoncée de 12 kms (en définitive 13.5 kms) et 206 m. de dénivelé – moyen**.

« Cette randonnée va vous emmener par des pistes faciles à la découverte de l’Issole et du Lac Redon où nous pique-niquerons et où pousse la très rare armoise de Molinier »
Mais d’où vient l’intitulé donné à la randonnée par Joël.
« Que sont les montauts : c’est le nom donné aux espaces agricoles et forestiers au relief doux formé de petites collines et de plaines à la végétation typique des sols calcaires. Quant à Rouvède, c’est le nom d’une importante doline de la région : petite dépression fermée à fond plat et argileux et considérée comme une mare temporaire ».
Du parking nous apercevons sur la colline les ruines du château.


Après quelques échauffements nous traversons la place sur laquelle se trouvent de magnifiques platanes.


Nous nous approchons de l’Issole, rivière de 1ère catégorie, où un panneau indique « baignade interdite », mais immense surprise, avec la sécheresse le lit est à sec.

Nous passons devant la chapelle Saint Roch fermée dont seule la peinture au- dessus de la porte d’entrée a un certain intérêt.

Nous prenons la direction de Vaubereau en empruntant le chemin Saint Roch seule montée de la journée d’où nous avons une vue sur le village de Flassans.


Par un chemin fraîchement goudronné (qui ne l'était pas lors de la reconnaissance) nous passons successivement par les hameaux ou lieux-dits des Fourches, des Planes, de Vaubereau et de la Colle du Puits

Nous sommes au milieu des vignes.

Un petit arrêt auprès d’un puits avant de nous engager sur un chemin où nous faisons la pause banane non loin d'un magnifique chêne.




Nous arrivons à la doline de Rouvède, bien grillée. Quand il y a de l’eau des troupeaux de moutons paissent. Le sol argileux est tellement sec qu’il est tout craquelé.

Nous traversons la doline pour aller voir un genre de réservoir, avec 3 buses à sa base, mais à quoi peut-il servir.? En alignement il y en a 4 ou 5. Si quelqu’un à une réponse, elle sera la bienvenue.

Après avoir longé une 2è doline

nous passons devant une maison avec un panneau bienveillant. Lors de la reconnaissance de la randonnée, Joël avait été chaleureusement accueilli par son propriétaire, absent aujourd’hui. Non ce n'est pas Jacky qui s'est approché de la maison.


Puis nous arrivons au lac Redon. Les randonneuses n’ont pas pris de maillot de bain mais des feuilles de vigne pourraient faire l’affaire. Mais nul besoin le lac est aussi sec que la rivière.

Le lac de Redon qui en automne peut atteindre plusieurs hectares quand il y a de l’eau est plein de trésors : il y pousse l’armoise de Molinier, présente uniquement dans deux lacs au monde, ici et au lac Gavoty de Besse sur Issole, plante odorante pouvant atteindre un mètre et découverte en 161 par un grand botaniste provençal, le professeur Molinier. Il faut aller sur le net pour en voir des exemplaires, impossible d'en copier.
C’est ici sur des pierres que nous nous installons pour le pique-nique. Apéritif, vin, foie gras et douceurs sont à la carte du jour.


Imaginez derrière nous le lac.
Avant de quitter les lieux nous faisons la photo de groupe.

A nos pieds au milieu de cette sécheresse des pâquerettes.

Nous revoilà repartis au milieu des vignes.


Nous passons en bordure du domaine Saint Martin. Certains goûteront au raisin. Par ci, par là quelques petites grappes à moitié sèches demeurent sur les pieds.

Et voilà que nous traversons un affluent de l’Issole toujours aussi sec.


Nous nous arrêtons le long d’une clôture pour admirer un cheval venu à nous, intéressé particulièrement par le pain donné par Josette.

Mais que font nos serre-file aujourd’hui. Lancés dans de vastes discussions ??? nous les attendons à diverses reprises.

Arrivés de nouveau à l’Issole nous pouvons voir les protections construites pour parer à d’éventuelles inondations.

Devant le lavoir de la Rouquette, évidemment à sec nous refaisons une photo de groupe et pouvons voir jusqu’où l’eau avait pu monter lors d’épisodes pluvieux, le maximum ayant été atteint en 1977.



Vignes et sécheresse ont été le fil rouge de la journée.
C’est sur la place de Flassans que nous allons partager le verre de l’amitié.


Merci Joël pour cette agréable balade ensoleillée malgré les prévisions météo pessimistes annoncées en début de semaine.
Les photos sont de Rolande
Prochaine randonnée du G2 – jeudi 26 octobre 2017
« Caillans » - 12,3 kms – déniv. 410 m. moyen **
Conduite par Jean Masson - prix du trajet 26 €
Gorges du Blavet et Bois du Défens - G1 - 12/10/2017
Aujourd'hui, Anne-Marie nous a donné rendez-vous pas très loin de nos bases, dans ce secteur de l'Estérel souvent fréquenté par les randonneurs du Cercle de Boulouris : les gorges du Blavet et le bois du Défens.
"Nous allons faire une boucle dans le bois du Défens, entre temps nous ferons un petit aller-retour jusqu'à l'oppidum de la Forteresse pour faire la pause déjeuner, et pour terminer nous remonterons les gorges du Blavet."
Au programme du jour : distance à parcourir 17 km et 600 m de dénivelé.
Nous accueillons ce matin un nouveau randonneur : Gérard. Bienvenue à lui au sein du Cercle de Boulouris.
Malgré l'annonce d'une belle journée, il fait un peu frais ce matin et à chacun sa méthode pour garder un peu de chaleur: casquette rivée sur les oreilles, mains dans les poches...
Les premiers rayons de soleil ont vite dissipé la brume, laissant apparaitre ces magnifiques falaises.
Conciliabule à trois: Jean Ma et Maurice, armés de leur GPS, viennent prêter main forte à Anne-Marie, et très rapidement nous sommes remis sur le droit chemin.
Sur cette large piste, nommée aussi "piste de Bayonne", le groupe va bon train. En cette saison le bois du Défens que nous empruntons, prend des couleurs superbes.
Jean Ma, serre-file du jour, toujours très pro, ne laisse personne à la traine.
Un défens ou défends est, dans le français juridique de l'Ancien Régime, une terre close par le seigneur pour en interdire l'accès, que ce soit un bois pour se réserver le droit de garenne, le droit de chasse, ou une parcelle cultivée pour interdire celle-ci au troupeau de la communauté, même après les récoltes.
Au Moyen Âge, les défens sont bien souvent des bois giboyeux que les seigneurs interdisent à la chasse du menu peuple.
10 h 45', nous nous installons à proximité du cimetière de Bagnols en Forêt pour la pause "banane".
Pause bénéfique, car nous abordons maintenant la principale difficulté de la journée: une montée dans un chemin étroit et caillouteux.
Ici la végétation est essentiellement constituée de chênes liège, de pins maritimes, de chênes pubescents, de chênes vert, et de feuillus divers.
Dans cette région du Var, de nombreux sites nous indiquent que la fabrication de meules de pierre, était très développée jadis.
Il existe sur Bagnols-en-Forêt, 3 gisements principaux, dont le plus important est celui dit de la « Forteresse ».
Les meules sont extraites de la roche mère de l’Estérel, massif formé par les éruptions volcaniques de l’ère Permienne (250 à 280 millions d’années). La roche est de la Rhyolite amarante, matériau très dur.
Un dernier effort, et nous accédons enfin à l'oppidum de la Forteresse où nous allons poser nos sacs pour un déjeuner bénéficiant d'un point de vue unique.
L'oppidum de la Forteresse servait de vigie pour contrôler les passages au col de la Pierre du Coucou. Il aurait été occupé pendant près de 2000 ans puis abandonné vers 50 ans avant J.C au profit de l'oppidum de Bayonne, à l'Ouest, près des gorges du Blavet.
Dans ce décor grandiose, nous découvrons le village de Bagnols en Forêt, mais aussi en arrière plan quelques uns des villages perchés du pays de Fayence: Fayence, Montauroux, Callian,entre autres ...
Et maintenant, bon appétit ...
Après une heure de pause, Anne-Marie donne le signal du départ.
Facétie de dame Nature!!! Non loin de là, nous croiserons plusieurs spécimens aussi tordus que celui-ci.
Têtes baissées sur ces sentiers très caillouteux, il faut bien regarder au sol où poser ses pieds pour éviter la chute.
En arrière-plan, noyé dans une brume de chaleur, nous devinons le Rocher de Roquebrune.
La photo de groupe est faite sur ce pont enjambant le Blavet, cours d'eau affluent de l'Argens.
Victime de la sécheresse lui aussi en 2017, le Blavet est complètement asséché en cette période, hormis quelques flaques d'eau par ci par là. En levant les yeux de magnifiques décors s'offrent à nous.
Quelques courageux s'approcheront de la grotte du berger où des férus d'escalade semblent venir pratiquer leur sport favori.
Tout est bien qui finit bien. Nous achevons cette randonnée dans notre bar habituel du quartier de La Bouverie après avoir salué rapidement nos amis du G2 qui venaient de randonner eux aussi dans le secteur.
Tous les randonneurs présents remercient Anne-Marie pour cette magnifique ballade.
Les photos sont de Gilbert.
Au programme du jeudi 19 octobre 2017 :
G1 Départ : 8H Jean Ma 660 – Montagne de la Loube moyen** 13,5 km Dh : 650
Entre les Maures et la Ste Beaume les rochers aux formes fantastiques de la Loube ; un passage délicat. Parking : La
Roquebrussane Coût du trajet A/R : 52 €.
Castel Diaou - G2 Jeudi 12 octobre 2017
Le pic du Castel Diaou – G2- Jeudi 12 octobre 2017

Nous nous retrouvons aujourd’hui 20 randonneurs sur le parking « Gorges du Blavet – Grotte de Muéron » pour cette rando conduite par Alain. Rando annoncée de 13 kms environ et 360 mètres de dénivelé, moyen **. Nous allons randonner dans le massif du Rouet, partie occidentale de l’Estérel. Le soleil est au rendez-vous mais une douce fraîcheur se fait sentir qui fera rapidement place à la chaleur.
« Nous allons emprunter un petit raidillon avant de traverser la route puis nous continuerons par un sentier rocailleux, escarpé et ombragé, montée raide mais progressive puis plus raide pour atteindre le pic du Castel Diaou, qui culmine à 561m. C’est le deuxième sommet de l’Esterel, après le Mont Vinaigre (614m). Nous ferons la pause banane en cours de montée ,puis je vous propose une petite variante par rapport au tracé traditionnel et nous nous promènerons par un chemin en balcon nous permettant d’observer de beaux panoramas . Arrivés au Grand Pas nous nous arrêterons pour le pique-nique et nous redescendrons par de belles pistes et terminerons, en traversant la route, par le panorama sur les gorges. Au total nous marcherons environ 13 km pour un dénivelé d’environ 370 m. »

Il est 9 heures 20 et nous nous mettons en route. Jacky et Daniel sont nos habituels serre-file. Quelques centaines de mètres et il faut déjà s’arrêter. La montée est raide et un premier effeuillage s’impose. Le chemin est bien caillouteux.

Chacun regarde ses pieds en marchant tantôt à droite, tantôt à gauche ou encore dans la rigole centrale. La falaise de Colle Rousse est face à nous.

Rapidement un 2è arrêt effeuillage s'impose (i semblerait que certains aient mis 3, 4 voire 5 couches ce matin. On est pourtant bien loin du Grand Nord).

Nous sommes en sous-bois et la montée devrait sembler moins difficile mais est-ce certain ?




Pas si dur que cela, Monique lève le nez pour la photo.
A la croix nous faisons la pause banane et profitons du magnifique paysage.

Arrivés au sommet nous suivons le sentier de crête limitant la forêt domaniale (marquage rectangle blanc avec trait vert) jusqu'à l'oppidum du Castel Diaou ou château du diable.



Mais que fait Michel qui cherche à grimper le plus haut? Veut-il noter son nom pour une première. "Non, non,..." criera notre animateur.

Au loin nous pouvons apercevoir Seillans, Bargemon, puis les rochers de la fille d’Isnard.



Alain nous fait un topo sur les oppidum.
« Le terme d'oppidum, a pris un sens de plus en plus précis depuis le début des fouilles archéologiques sur ce type de site, entreprises dès Napoléon III. Toutefois sa définition varie encore selon les chercheurs et les écoles. On en distingue principalement deux, une large et une restreinte.
La définition large considère comme oppidum tout habitat fortifié de l'âge du fer situé en Europe occidentale et centrale, sans critère particulier de superficie. Cette définition se focalise surtout sur les caractéristiques fonctionnelles de l'oppidum, qui sont une position au centre d'un territoire regroupant des activités économiques, politiques et sociales, même si la présence de fortifications reste indispensable.
La définition restreinte limite les oppidums à un cadre précis, établi selon des critères de taille, de date et de localisation qui peuvent parfois sembler artificiels mais qui tendent à s'uniformiser….suite à consulter sur wikipédia »
Nous regagnons alors une large piste, la piste de l'Argile bordée de magnifiques arbousiers dont les fruits font le régal de certains et avec vue sur la plaine du Muy.



« L'arbousier est un arbre de 5 à 15 mètres de haut. L'écorce, gris brunâtre à la base, devient rougeâtre à la partie supérieure. Ses feuilles à bordure dentée d'une dizaine de centimètres de long sont persistantes ovales, alternes, vert foncé luisant au-dessus, vert pâle dessous. Elles sont riches en tanins. Les fleurs blanc-verdâtre, en forme de clochettes blanches pendent en grappes et apparaissent en septembre-octobre, en même temps que les fruits.Le fruit rouge orangé à maturité est une baie charnue, sphérique, à peau rugueuse, couverte de petites pointes coniques. Toutefois, il ne faut pas le confondre avec la fraise chinoise très similaire mais qui possède un noyau. C'est un fruit comestible, sans goût très prononcé, qui est mûr en hiver. Il est riche en vitamine C. La chair est molle, un peu farineuse, acidulée et sucrée, et elle contient de nombreux petits pépins. Les fruits mettent un an pour arriver à maturité. Il n'est pas rare de voir le même rameau porter les fleurs de l'année et les fruits mûrs nés des fleurs de l'année précédente. » Ses vertus sont à consulter sur la suite de l’article de Wikipédia
C’est sur les rochers de rhyolites du Grand Pas que nous nous arrêtons pour la pause pique-nique. Qui au soleil, qui à l’ombre, enfin tous installés confortablement sur des rochers pour partager diverses boissons et victuailles qui alourdissent chaque semaine les sacs des randonneurs du G2.



Pas de belote aujourd’hui. Pas suffisamment de mordus et une pause réduite à 1 heure.
Avant de partir nous faisons la photo de groupe, mais avons-nous l’air de vouloir repartir ?

Il reste 7 bons kilomètres à parcourir sur une large piste avec quelques faux plats.


En cours de chemin nous avons vue sur le rocher de Rochebrune, la Colle du Rouet et son château et pouvons observer de nombreux chênes-liège amputés de leur écorce pour certains.


« Cet arbre, qui peut vivre 150 à 200 ans, voire 800 ans et atteindre 20 à 25 m de haut (le plus grand ayant atteint 43 m), ne dépasse généralement pas 12 à 15 m. Il présente un tempérament strictement calcifuge et requiert des températures moyennes annuelles douces (de 12 à 19 °C). Les feuilles, petites (de 3 à 5 cm), alternes, coriaces, ovales-oblongues, sont bordées de dents épineuses et cotonneuses sur leur face inférieure, et persistent sur l'arbre pendant deux à trois ans.Les fleurs jaunâtres s'épanouissent au printemps courant avril-mai, les fleurs mâles, en chatons, et femelles, minuscules, sont séparées sur le même pied.Les glands oblongs, enveloppés sur la moitié de leur longueur par les cupules, sont réunis par deux sur des pédoncules courts et renflés.L'écorce épaisse, isolante et crevassée peut atteindre 25 cm d'épaisseur.
On l'a traditionnellement cultivé dans le sud de l'Europe où il était réputé apprécier les sols les plus pauvres, comme l'explique le Grand vocabulaire françois en 1768. « Lire la suite sur Wikipédia
Pause goûter à proximité des rochers de l’Enfer.

Quelle est cette nouveauté. Alain penserait-il que le G2 s’arrête et ripaille souvent. Il en profite pour avoir des nouvelles du G1 que nous devons retrouver en fin de rando.

Mais que fait un de nos serre-file? Facile de prendre un raccourci et de rejoindre l'avant du groupe.

Après avoir retrouvé la falaise de Colle Rousse,

nous rejoignons la D47 que nous traversons pour aller jeter un œil au point de vue sur les gorges du Blavet bien cachées par la végétation, puis suivons le GR 51 jusqu’au parking.

C’est au bar de la Bouverie que les randonneurs du G1 nous rejoindront pour partager le verre de l’amitié.


Merci Alain pour cette rando au tracé en partie inédit.
Les photos sont d’Alain, Nadine et Rolande.
Prochaine rando du G2 – jeudi 19 octobre conduite par Joël. « Les Montauts de Rouvède » - Moyen* - 12 kms – Dh : 206 m.
Départ : 8h30 – Coût du trajet : 33 €
Les Gorges de Plerimond-G2-5 octobre 2017-
Les Gorges de Plerimond- G2
C'est Jean Bo qui va animer cette journée de rando avec les G2 entre Aups et Salernes. Tout le monde est bien arrivé au parking en pleine nature, les coordonnées GPS sont bonnes.
Dans un champ en contrebas de la route, au soleil, Jean va nous faire son premier topo de la journée.
" Tout d'abord je vous présente André, un nouveau randonneur venu faire un essai, bienvenue à lui.
J'ai voulu réduire la rando que nous avions faite en 2006 puis en 2011. Ces deux randos passaient par "le Trou du Loup", une descente dans un petit goulet, un peu sportive. En 2011, ce passage avait été équipé d'une échelle. Or, actuellement cette échelle a disparu ce qui m'a conduit à redessiner un nouveau parcours qui évite le fameux trou. Mais pour ceux qui regretteraient cette curiosité, nous pourrons y accéder afin que les sportifs s'y essaient. La rando est facile avec une forte descente qu'il faudra remonter après le pique-nique pris dans un lieu enchanteur. Une dizaine de kilomètres prolongée de 2 km pour ceux qui visiterons les grottes et 290 m de dénivelée (qui s’avéreront finalement 390m)."

Et nous attaquons sur le plateau au milieu de champs bien plats, nous n'avons pas l'habitude de tels paysages…mais ça ne durera pas.

Après avoir traversé la départementale, pause banane avant de rentrer dans les bois.
Nous cheminons sur un chemin facile, plat, au milieu d'une forêt de grands pins, éclaircie par des coupes en cours.

Alors qu'il faisait un peu frais au départ, la température a bien remonté et nous profitons des grands ombrages, conditions idéales pour marcher.

Jean arrête le groupe juste avant la descente, 80 m dénivelée sur 500 m environ.

Et effectivement la pente est rude et fort caillouteuse.

Une petite difficulté supplémentaire, les aiguilles de pin qui recouvrent le sol. Attention aux glissades et tous sont très attentifs pour poser les pieds.

Nous arrivons sur une petite route qui nous conduit jusqu'au Vallon St Barthelemy en passant le long d'une belle plantation d'oliviers.
Jean nous fait découvrir un petit bief permettant l'irrigation des terres cultivées. Il suit le chemin en élévation.
Nous débouchons dans le vallon et Jean va nous faire son deuxième topo.
" Cet étroit vallon a été creusé il y a fort longtemps par les eaux d'un petit torrent qui s'est depuis bien assagi. Il coule à présent tranquillement et accueille en son lit de belles écrevisses.

Le soleil se fait discret dans ce vallon très encaissé. Le chemin débouche sur une belle clairière ombragée et dominée par de hauts rochers escaladés de lierres. Sur la gauche, dort l'étang de Saint Barthélemy, tout contre une falaise. Les joncs et les peupliers s'y plaisent à se mirer dans cette onde immobile.
Une légende est associée à cet étang."
"La légende, la légende" réclament en cœurs les randonneurs !
" A une époque fort lointaine, les nymphes des bois avaient pour habitude de se baigner dans les eaux de la source du Vallon de Saint Barthélemy.
Pour en interdire l'accès aux mortels, les dieux remodelèrent les rochers alentours en forme de hautes falaises. Un jour, des chevaliers parvinrent sur les bords de l'étang, effrayant sans le vouloir les nymphes qui disparurent. Les chevaliers en conçurent alors un profond désarroi. Pris de pitié pour ces malheureux humains, les dieux les changèrent en peupliers. C'est depuis ce jour que ces arbres grandissent sur les berges de l'étang."

Et Jean offrira aux "nymphes marcheuses" cette jolie photo qui mit en évidence que le sexe dit faible était majoritaire dans cette rando.
Puis visite à la chapelle St Barthélemy, édifiée au 16ème siècle et remaniée en 1814. La chapelle qui domine la
rivière, n'est ouverte que le 24 août, jour de pèlerinage pour la pluie, qui rassemblait à une époque plus de 4000 personnes (NDRL-on en aurait bien besoin cette année).
La chapelle est fermée mais Rolande, par un judas arrivera à capter cette image montrant de belles fresques.

La légende veut que ce soit le sang de St Barthélemy, écorché vif, qui tache les cailloux de la Brague. Ces taches caractéristiques sont en fait dues à une minuscule algue rouge, Hildenbrandia rivularis, l'une des rares algues rouges d'eau douce.
Et c'est dans ce lieu magique que nous allons pique-niquer,


bien installés sur des tables en béton sauf pour deux de nos amies qui choisiront directement le sol du talus.

Je passe sur les agapes, le G2 va avoir mauvaise réputation (ou au contraire attirera-t'il trop de monde !).
A l'issue de notre repas et alors que les joueurs de carte s'installent, Jean nous fera son 3ème topo.
"Nous avons ici un relief très bosselé, ruiniforme, composé de dolomie, un calcaire contenant en plus du carbonate de calcium, du magnésium. Les eaux de pluie s'y infiltrent par des microfissures, très lentement. La source qui alimente Salernes, captée ici, est alors de l'eau dite de qualité fossile. Ce relief est survolé par 16 espèces de chauve-souris qui viennent surtout se nourrir au-dessus de l'eau !.


Le sentier est jalonné de nombreux abris sous roche, où l'on imagine aisément nos ancêtres, qui ont dans ces lieux chassés chevaux des steppes, cerfs et bouquetins. Ils y trouvaient des refuges temporaires. La découverte d'ossements humains caractéristiques en 1973, puis en 1984, permet de conclure à des actes de cannibalisme, sans doute conflictuel. Les victimes auraient été de jeunes prisonniers. C'était il y a 6000 ans, quand l'homme commençait à cultiver l'orge et le blé, à élever chèvres et moutons. Il fabriquait déjà de la céramique à Salernes..."
Nous partons donc à la découverte de ces grottes qui

feront l'objet de quelques visites acrobatiques.

Non, le chef ne tombe pas !
Le fond du vallon est fermé par une cascade, sèche aujourd'hui où Michel S se livrera à une tentative d'escalade.

Au retour, passage au bas du Trou du Loup où Jean accompagné de 6 audacieu(ses)x effectueront une montée et une redescente.
Pieds de Jean et dos de Michel S
C'est le tour de Michel S


Les 3 femmes et les 3 hommes qui ont accompagné Jean
Retour au lieu du pique-nique, photo de groupe et départ pour le retour.

Remontée de la pente descendue ce matin.

Petite modification d'itinéraire pour un passage vers le haut du Trou du Loup par un sentier peu confortable puis une remontée vers le nord afin de retrouver nos voitures. Mais là encore le sentier, surplombant les gorges, en montées et en descentes successives usera un peu les jambes des randonneurs.
Sur le plateau Jean nous rassemblera dans un enclos circulaire bordé d'un muret où il évoquera les différentes hypothèses émises sur ce lieu.
Parmi les explications farfelues mais véridique(???) celle-ci, de M.DUBROCA, randonneur Aupsois, à l'occasion d'un appel téléphonique à Jean BOREL, est vraiment singulière : ces deux cercles de pierres étaient la base de tipis où le chef indien CHEVAL DEBOUT abritait sa famille il y a quelques années. De quelle origine était-il, nul ne le sait ? En tout cas il a quitté Aups pour l'Espagne. Cet endroit s'appelle le "Camp CHEVAL DEBOUT".
Jean propose une nouvelle possibilité, "Le Tholos de la Lauve", tholos étant un édifice de forme circulaire, d'origine grecque, à destination funéraire ou religieuse, recouvert d'un toit en cône, d'une voûte ou d'une coupole. Mais que venaient faire des Grecs à Salernes ?
Quelqu'un dans l'assistance propose une zone de repos pour randonneurs fatigués…
Finalement, on retiendra comme possibilité, un enclos pour du bétail, d'autant plus qu'un second cercle identique se trouve à une vingtaine de mètres de celui-ci.
Et malgré une allure assez vive sur ce retour, il sera près de 17 h lorsque nous arriverons à la route.

Notre pot de l'amitié sera pris à Villecroze devant l'ancienne ferronnerie, comme d'habitude.

Merci Jean pour cette belle rando, particulièrement bien documentée. Et Vive le Trou du Loup.
Les photos étaient de Jean, Jean-Marie et Rolande.
La semaine prochaine, jeudi 12 octobre,8 h 30. le Castel Diaou avec Alain-moyen**-14 km-370 m de Dh.