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Bormes les mimosas-Brégançon

7 Mai 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

BORMES les MIMOSAS- Bregançon

 

2010-05-06-Bormes-12Après nos efforts de la semaine passée sur le Verdon, Jean nous avait préparé une petite détente au bord de la mer à Bormes-les-Mimosas. Encore que, d'une façon générale, les sentiers du littoral ne soient pas trop appréciés par… nos genoux. A cette période de l'année , nos gentils guides-accompagnateurs nous programment toujours une petite balade en bord de mer avec une perspective de baignade, mais chut, on n'en parle pas. Aujourd'hui, nous ne risquons pas, même seulement de tremper un orteil dans l'eau, car au départ de Boulouris, la température était de 7 ° . La météo est  un peu morose, mais sans risque marqué de pluie. 2010-05-06-Bormes-33

C'est donc 21 marcheuses et marcheurs qui se retrouvèrent à 8 h30 sur un minuscule parking au sud du hameau du Pas de la Griotte. Nos cinq voitures l'occupent en totalité. Il fait frais, le temps est couvert. Pauvres photographes et merci aux logiciels de retouche ! Avec beaucoup de joie nous retrouvons Claudie qui ne faisait plus que les marches du Lundi.

A 8 h 45, après la photo de groupe, puis une seconde avec nos voitures, nous empruntons la piste du Barrage et nous voyons très rapidement quel sera le fil rouge de la journée : les fleurs. Aujourd'hui, nous aurions pu rebaptiser Bormes-les-Mimosas en Bormes-les Asphodèles car tout au long de notre rando, nous allons en  rencontrer  un peu partout, même au bord de mer, dans les rochers et en bordure des plages. 2010-05-06-Bormes-2Certaines d'entre elles dépasserons le mètre( Asphodelus aestivus).  Extraordinaire le développement de cette plante dans notre région. Vivant dans des terres incultes, elle occupe de plus en plus d'espace.

Mais nous serons aussi entourés de la fameuse lavande (lavandula stoechas), qualifiée des Maures, des Iles d'Hyères,2010-05-06-Bormes-22 papillon, …et autres et moins agréablement par les argéras en fleurs ( genet épineux ou collichotum spinosa), à ne pas s'y frotter. Votre rédacteur passera beaucoup de temps dans les recherches botaniques !

 Mais arrêtons là notre parcours botanique pour écouter Jean nous présenter sa rando. Nous aurons l'occasion de reparler des "petites fleurs". " Un petit mot d'abord sur le parking. Comme vous avez pu le voir, il est petit mais…gratuit. Car s'il existe trois grands parkings en bord de mer, ils sont payants : 8 € la journée. D'autre part, celui-ci nous permet de découvrir autre chose que le bord de mer.2010-05-06-Bormes-3 Nous avons aujourd'hui deux parcours, le plus long de 16, 2 km avec 300 m de dénivelée et pour les "petites jambes "seulement de 8.9 km et 198 m de dénivelée classé "modérato" . Nous partirons tous ensemble jusqu'au pique-nique puis les "petites jambes" retrouveront le premier groupe sur le chemin du retour."2010-05-06-Bormes-51

 

 

 

 Après une petite montée nous commençons à descendre vers un charmant petit lac, dit du Barrage, et découvrons en contrebas une belle bâtisse, le Château de Brégançon, à ne pas confondre avec le fort du même nom.

C’est au centre de l’aire de production des Côtes de Provence, au sein d’un site classé qu’est implanté le Château de Brégançon sur 350 hectares; vaste demeure du 17ème siècle et ancienne 2010-05-06-Bormes-50ferme du Marquisat de Brégançon dont le fief était le Fort (actuellement résidence présidentielle).

Depuis 1816, au Château de Brégançon, la famille Tézenas apporte de père en fils un soin rigoureux à la culture des vignes ; à la vinification et à l’élevage des vins.2010-05-06-Bormes-48
Cette tradition permit au domaine d’obtenir la haute distinction de « Cru Classé" en 1955, reconnaissance de qualité et du savoir-faire transmis de génération en génération. Le travail et la passion ont élevé les vins du Château de Brégançon au rang des plus reconnus de l’appellation Côtes de Provence.

Ce petit lac sert de réserve d'eau pour la propriété vinicole située en aval. C'est sur sa digue que Jean nous parlera de Bormes-les-Mimosas :  2010-05-06-Bormes-6 cette ville possède  un riche passé historique et un patrimoine très bien conservé dont le vieux village est l'emblème. Situé sur un coteau orienté plein sud on considère qu'il est le modèle des villages des crèches provençales.

Cité médiévale, référencée parmi les plus beaux sites de France, le village de Bormes les Mimosas constitue une étape de découverte incontournable pour les amoureux des vieilles pierres et les passionnés d'histoire. Outre le charme de ses ruelles tortueuses, de ses fontaines, d'une architecture très bien conservée, on aime y flâner et apprécier la richesse de sa flore (700 variétés de plantes et de fleurs, 60 variétés de mimosa).
Sa particularité (les mimosas) lui vaut le titre de capitale du Mimosa dans le Var et est depuis 2000 le "Kilomètre O" de la Route du Mimosa, une route touristique à découvrir de janvier à mars de Bormes à Grasse (130 km).
Jean nous expliquera qu'il a vainement cherché le sentier suivant l'aqueduc. Il figure pourtant sur les cartes. Il en fera même une petite fixation car, en reprenant la grande piste, il ne cessera de nous en parler, surtout lorsque nous apercevrons les ruines de l'aqueduc, 2010-05-06-Bormes-52puis quand nous arriverons à une bifurcation où devait déboucher le fameux sentier. La piste est très détrempée après les fortes pluies des jours précédents et nos habiles pisteurs vont découvrir une empreinte bizarre à trois doigts qu'ils n'arrivent pas à identifier.2010-05-06-Bormes-7 Jacky s'étonnant de l'éventuelle présence de lions dans la région va rejeter cette hypothèse… Alors, avis aux spécialistes qui trouverons quelle est la bête en question, ils gagneront…notre reconnaissance.
Bruno nous met en garde contre les tiques qui ont fait leur apparition (animal plus dangereux que les lions de Bormes !). Jacqueline et lui en ont rapporté de la marche de Lundi dans l'Esterel. Il rappelle que cet insecte est dangereux 2010-05-06-Bormes-8et qu'il est impératif de bien arracher la tête avec le corps (utilisation de la pince à épiler ou d'une pince spéciale vendue dans toutes les bonnes pharmacies).
 Laissant le château à notre droite nous nous dirigeons maintenant vers le village de Cabasson dans une garrigue pleine de lavande. Et avant de rentrer dans le village, Jean nous propose de faire la "pause banane". A cette occasion, avec Jean-Louis,  nous allons poursuivre nos découvertes 2010-05-06-Bormes-10botaniques. Tout d'abord , l'helléborine à languette (Sérapias Lingua) 2010-05-06-Bormes-25qui fait partie de la famille des orchidées et le gracile lin de Narbonne, dont le cœur est finement dessiné : que la nature est belle!
Au travers des arbres, nous apercevons le Fort de Brégançon.
Traversant Cabasson nous atteignons une grande propriété, le domaine de Malherbe entouré de ses vignes. Longeant le domaine nous découvrons la "Route du bout du monde" : sommes nous à Ushuaïa ou à Bormes ?2010-05-06-Bormes-11 De plus, elle est en impasse ! 
 Nous gagnons le bord de mer et là, surprise, un très fort mistral nous refroidit brutalement. Jean nous conduit maintenant juste devant le Fort et choisit un endroit au soleil et relativement protégé du vent pour nous raconter l'histoire du lieu de villégiature de nos présidents de la République.
"Il est situé sur le territoire de la commune de Bormes-les-Mimosas (Var) sur les hauteurs d'un piton rocheux de 35 mètres d'altitude et à quelques mètres de la côte du cap Bénat à laquelle il est relié par une jetée (à l'origine il en était séparé par un bras de mer).

2010-05-06-Bormes-53Une forteresse existe sur cet îlot rocheux depuis l'arrivée des Ligures de la tribu des Bormani, en 118 av. J.-C. Le site s'appelle d'abord Pergantium, puis Briganconia[2], dérivé du celte Briga signifiant « hauteur »[3].

Au Moyen Âge, une seigneurie (ou châtellenie) de Brégançon est créée à la fin du IXe siècle, après l'expulsion des Sarrasins du Fraxinet en 972, au profit des vicomtes de Marseille, vassaux des comtes de Provence. En 1140, la seigneurie de Brégançon et d'autres fiefs, dont Hyères, sont concédés en apanage par le vicomte Geoffroi II de Marseille à l'un de ses fils, Pons, marquis de Fos.

Brégançon devient une forteresse royale en même temps que le comté de Provence est légué au roi Louis XI par son dernier titulaire Charles III en 1481. Le roi charge alors Palamède de Forbin, nommé gouverneur de Provence, et le gouverneur de Bourgogne Jean de Baudricourt de prendre possession de ce nouveau territoire et de le sécuriser : c'est ainsi que Jean de Baudricourt fait réarmer le fort de 2010-05-06-Bormes-54Brégançon en 1483. Il est assiégé en 1524 par l'ancien connétable disgracié Charles III de Bourbon, passé au service de Charles Quint en 1523, et la forteresse ne résiste que quelques jours.

Durant la Révolution française, la garnison du fort intervient d'abord en 1789 pour protéger les possessions de la marquise de Ricard qui sont attaquées par les paysans. Plus tard, en 1791, les armes de la garnison sont prises par le Club des Jacobins d'Hyères. Le fort attire à partir de 1793 l'attention de Bonaparte, nommé inspecteur des côtes après la prise de Toulon aux royalistes le 18 décembre 1793 (il y séjourne d'ailleurs durant l'hiver 1793-1794). Ainsi, une fois devenu premier consul en 1799, il le fait réparer et doter d'une importante artillerie, puis, après son sacre comme empereur, il fait renforcer sa garnison en 1805 par l'installation d'une compagnie de vétérans impériaux.

2010-05-06-Bormes-13Il est encore occupé par une petite garnison durant la Première Guerre mondiale, avant d'être déclassé en 1919. Il est classé comme site pittoresque en décembre 1924. Resté propriété de l'État, il est néanmoins loué entre 1924 et 1963 à des particuliers, dont le dernier fut Robert Bellanger, ancien député, ancien sénateur d'Ille-et-Vilaine et ancien sous-secrétaire d'État à la Marine en 1930. À l'issue du bail de ce dernier, l'État récupére le bâtiment dans un état de délabrement important, celui-ci entreprend de le restaurer et de l'aménager tout en conservant son aspect extérieur primitif.

Finalement, le général de Gaulle y réside le 25 août 1964 lorsqu'il vient assister aux cérémonies commémorant le vingtième anniversaire du débarquement de Provence.2010-05-06-Bormes-14 S'il n'est pas séduit par le lieu, il est convaincu de l'utilité du fort par le député-maire de Saint-Raphaël René-Georges Laurin, et le fait réaménager, pour un coût de 3 millions de francs. Un arrêté du 5 janvier 1968 affecte Brégançon à titre définitif au ministère des Affaires culturelles afin qu'il serve de résidence officielle au président de la République française, notamment en lieu de villégiature. C'est Pierre-Jean Guth, architecte de la Marine nationale et lauréat du prix de Rome qui aménagea le fort en résidence tout en préservant ce qui restait de la forteresse originelle. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Br%C3%A9gan%C3%A7on)

Pour les amateurs de statistiques, Jean ajoutera que c'est François MITTERAND qui utilisera le moins cette résidence puisqu'il y dormit seulement une nuit.

2010-05-06-Bormes-15Maintenant nous partons plein Ouest en longeant la côte, alternant plages et rochers avec de belles vues sur la mer et les nombreux îlots : celui du Jardin et ceux de l'Estagnol . Hélas, la mer est souvent grise, car même avec le mistral, le ciel n'arrive pas à se dégager et la principale difficulté de la randonnée aura été d'adapter nos vêtements à la température : entre les zones à l'ombre et au vent et celles au soleil, sans vent, ce sera une succession d'effeuillages et de rhabillages.  Les photographes jouent un peu avec les rayons de soleil afin de vous rapporter de beaux clichés de cette superbe côte.

 2010-05-06-Bormes-35Quelques passages glissants sur les rochers mouillés requièrent un peu plus de vigilance mais tout le monde passe ces passages difficiles sans problème. Une plage naturiste, complètement déserte n'inspire pas notre groupe. Personne n'a envie de mettre un brin de peau à l'air.

Suite au mauvais temps des jours précédents, les plages sont envahies de posidonies et d'étranges boulettes végétales, les aegagropiles, qui seront utilisées par Nicole pour bombarder notre guide, attention à la bagarre générale, et par des artistes comme thème de création.2010-05-06-Bormes-17

Selon Wikipédia,  du grec aigos (egagre, chèvre sauvage), agros (champ) et pilos (laine, feutre - Latin pilus, poil)[1], un aegagropile ou égagropile (nom masculin) est une boule feutrée légère constituée de poils enchevêtrés et de substances organiques indigestibles que l'on rencontre dans l'estomac de certains animaux, notamment les ruminants. Les animaux qui ont la manie de se lécher (les chats en particulier) et de lécher leurs congénères sont sujets aux égagropiles[2].

Par analogie, on utilise le terme aegagropiles pour désigner les pelotes de couleur brune, de texture fibreuse, formées des restes de Posidonia oceanica qui s'accumulent sur les plages, sous l'action des vagues [3]. Les aegagropiles, communément connues sous le nom de pelotes de mer, résultent de l'effilochage des fibres des feuilles mortes de la plante et leur agglomération sous l'effet des mouvements de la mer.

On y trouvera aussi de nombreux morceau de bois flottés qui ont parfois d'étranges formes : à faire peur!2010-05-06-Bormes-18

A la pointe de la Vignasse la mer a  bien sculpté la roche lui donnant un aspect un peu diabolique.

A la pointe de l'Estagnol, très beau point de vue sur le Fort de Brégançon d'un côté, l'île de Porquerolles et la presqu'île de Giens de l'autre. Le soleil en profite pour faire une apparition. La mer redevient verte et les rochers retrouvent leur couleur naturelle. Nous  y croisons un autre groupe qui effectue le même parcours…d2010-05-06-Bormes-39ans l'autre sens. Un peu embouteillé le sentier !

 Arrêt autour d'une  nouvelle petite plante jaune qu'Annie identifiera comme le champignon Anthurus apporté par les australiens pendant la guerre de 14.2010-05-06-Bormes-23Vérification faite, Jean-Marie pencherait plutôt pour une Cytinelle (Cytinus hypocystis). Alors ? Encore une question aux spécialistes.

Enfin, nous retrouvons la fameuse Barbe de Jupiter(Anthyllis barba-jovis), en fleurs cette fois.

Il est midi pile lorsque nous débouchons sur la plage de l'Estagnol et Jean va nous guider vers un emplacement protégé du vent pour notre pique-nique. Le ciel est bien gris, la mer aussi et la température n'a rien de méditerranéen. Notre Madeleine est toute recroquevillée.

Nous sommes installés près du parking, assez désert à cette saison, mais on imagine ce que doit être le même lieu au mois d'Août. 2010-05-06-Bormes-42Selon Jean-Louis, le propriétaire des lieux a préféré installer cet onéreux parking et une gargote  afin de préserver cet environnement remarquable qui devait fortement intéresser les promoteurs.

Nos joueurs de cartes se sont installés, debout, autour d'une sorte de tablette. Pas mal !

Jean donne le signal du départ et constitue les deux groupes. Huit petites jambes avec Marcel comme seul représentant du sexe fort, auront à parcourir un kilomètre pour se rendre au point de rendez-vous : en principe, c'est tout droit.2010-05-06-Bormes-43 Mais les mauvaises langues, dont votre rédacteur, vont rappeler que le même Marcel s'était égaré du côté des Molières il y a quelques années avec un petit groupe comme celui-ci.

Les treize autres marcheurs vont continuer en bord de mer jusqu'à plage du Pellegrin. Le soleil réapparaît et, semble t'il bien décidé à nous accompagner jusqu'à la fin. Très rapidement nous atteignons le Cap de Léoube où nous poursuivons notre chemin dans les cistes et  les argeras .2010-05-06-Bormes-41 Des chevrefeuilles rouges viennent se joindre à ce bouquet multicolore. Parmi elles une magnifique ciste rose avec de grosses fleurs marquées de pourpre qui devrait être une Cystus purpurens, moins commune. Cette partie du parcours est finalement assez facile. Nous distinguons maintenant très bien la ville de La Londe des Maures, toujours la presqu'île de Giens et le Mont Faron au-dessus de Toulon.2010-05-06-Bormes-45 Jean nous explique qu'il a cherché en vain des chemins pour traverser toute la zone boisée en arrière-plan de la plage mais il s'est heurté à des propriétés privées . En particulier, de la plage des Estagnols où nous avons pique-niqué  jusqu'à la plage du Pellegrin , tout appartient au Domaine de la Léoube, entreprise vinicole faisant partie d'un groupe anglais. Tant pis pour la rando, mais au moins le littoral est protégé. Encore un îlot, celui de Léoube et nous descendons sur la plage du Pellegrin, fin de notre pérégrination littorale.

2010-05-06-Bormes-28Par un mauvais escalier démoli par les tempêtes successives, nous quittons la plage et rejoignons la route qui va nous ramener vers nos amis de l'autre groupe. Bien sagement alignés à gauche de la chaussée, nous avançons d'un bon pas (entre cinq et six km/h) mais Jean s'est échappé, de manière, nous dira t'il, à signaler notre présence aux voitures qui nous croisent. Madeleine et Joël se sont lancés à sa poursuite mais en vain. Nous quittons la route de temps en temps pour marcher en bordure de vignes superbement entretenues.2010-05-06-Bormes-47

Voilà la jonction est faite avec l'autre groupe arrivé depuis 1/2 heure. Ils ont pris le temps d'aller au bar du restaurant déguster café, chocolat et pour les plus gourmandes, gâteaux. Mais à quel prix !

C'est maintenant le groupe des 21 qui se dirige vers le Château de Brégançon. Jean propose de revenir avec les voitures pour d'éventuels achats. Nous reprenons le sentier du barrage et très 2010-05-06-Bormes-31vite, après une petite montée, la seule vraiment significative de la journée, nous rejoignons nos voitures. Tout le monde est d'accord pour revenir au château. Il ne se visite pas hélas et Jean-Marie s'étant aventuré dans la cour se fera "virer" aimablement mais fermement, le chien du logis ayant alerté les propriétaires du lieu.

 

2010-05-06-Bormes-32Quelques marcheurs-dégustateurs testerons le rosé  mais le prix ou la qualité ne les conduirons pas à acheter.

Rendez-vous est pris aux Issambres pour notre pot de fin de rando. Mais la route étant bien embouteillée avant St Maxime nous sommes en retard et l'aide du cafetier est parti. Comme d'habitude, il est débordé et quelques dames vont se dévouer pour le service.2010-05-06-Bormes-49

 

 

 

 

 

Merci Jean pour cette jolie balade au bord de mer. Dommage que le soleil se soit abstenu de paraître une partie de la journée…mais tu n'y étais pour rien.

 

Merci aux photographes, Claudie, Jean (il fait tout) et Jean-Marie.

 

La semaine prochaine, Jeudi 13 Mai à 7 h 00- Notre-Dame des Maures (83) - Deux parcours – Pour ceux qui aiment marcher et qui sait éprouver, à leur ombre, ce frisson magique qui rôde au bord du précipice des âges, cette randonnée à rebrousse-temps au pays des populations du néolithique, nous fera découvrir un des « géants » du fond des âges, le plus significatif et le plus incontournable dolmen : le Gaoutabry au hameau de Notre-Dame des Maures (83) - Trajet s’effectuant sur pistes et chemins – Deux parcours –  1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen  /  Alto – Repas tiré du sac

      1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen  /  Alto – Repas tiré du sac

      2ème parcours : 13 kms 600 – Déniv. 477 m – 4 h 00 - Moyen  /  Medio – Repas tiré du sac

Responsable  : Bruno 

 

 

Encore quelques photos en vrac:2010-05-06-Bormes-34

 

 

 

Les 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Un peu frigorifiées mais elles y vont !2010-05-06-Bormes-4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pause banane

  2010-05-06-Bormes-9 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sentier du littoral 2010-05-06-Bormes-36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Plage des nudistes 2010-05-06-Bormes-40 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rochers de la pointe de la Vignasse 2010-05-06-Bormes-16 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2010-05-06-Bormes-20C'est ça le littoral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010-05-06-Bormes-30 

Lui, il s'accroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                            La barbe de Jupiter2010-05-06-Bormes-21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ah ! les femmes de Jean 

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 Mini-falaise de posidonies2010-05-06-Bormes-46

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Gorges du Verdon - L'Imbut : 29 avril 2010

1 Mai 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Gorges du Verdon – L’Imbut

00001.JPGAujourd’hui Bruno nous propose de randonner dans un site sublime : les Gorges du Verdon. Nous y ferons un parcours à fond de canyon, l’une des plus belles randonnées des Gorges : Le Sentier de l’Imbut.

Après une longue route, nous voici arrivés près de l’Auberge des Cavaliers.

Jean nous donne des nouvelles de Roland, victime d’un "gros coup de fatigue", après un semi-marathon. Nous espérons, Roland, que tu vas vite retrouver la forme. Et nous guider à nouveau dans de belles randonnées.2010-04-29 Le Verdon Imbut

Puis Bruno nous présente le parcours : « On va descendre de 350 mètres pour atteindre les rives du Verdon. Nous longerons la rive gauche de la rivière jusqu’à l’Imbut. C’est là que nous pique-niquerons. Au retour on ne fera pas la montée au sentier Vidal, qui est difficile voire dangereuse. Et impossible avec un groupe aussi important ». Car nous sommes aujourd’hui 22 randonneurs. Pleins de courage pour affronter cette rando qui promet d’être difficile. « Il y aura des passages délicats, des roches glissantes.  Tenez vous bien à la main courante » nous dit Bruno.

Puis il nous parle de la flore, notamment d’un genévrier de 2500 a2010-04-29 Verdon - Imbut-001ans, qui pousse la tête en bas. Quant à la faune, les gorges regorgent d’oiseaux dont les chants mélodieux nous accompagneront toute la journée. Et pour finir, les demoiselles. « Mais je vous en parlerai plus loin » ajoute Bruno.

« Mais l’Imbut, c’est quoi ? » demande une randonneuse. « L’Imbut, c’est un chaos de rochers sous lequel disparaît le Verdon ».

Aujourd’hui nous accueillons Daniel, un ami de Marie. Bienvenue parmi nous.2010-04-29 Verdon - Imbut-001

Après une photo de groupe, nous attaquons la descente dans les gorges profondes. Nous voici très vite dans les rochers. « Faites attention où vous mettez les pieds » nous dit Bruno. Il ne le répétera plus. Mais le conseil vaut pour toute la journée !

2010-04-29 Verdon - Imbut-001cBruno nous prévient : « Voici le premier passage délicat ». Ce sont quelques rochers qui forment des marches très hautes. La pierre est patinée et glissante comme une savonnette. 2010-04-29 Verdon - Imbut-002Gare à la chute ! Heureusement une main courante nous permet de franchir ce passage en toute sécurité. Au retour, nous pourrons dire que ce passage « délicat » n’était que de la gnognotte, comparé à ceux qui vont suivre.

Nous poursuivons notre descente, précautionneusement. L’allure est modérée. Bruno arrête fréquemment le groupe de tête pour attendre les derniers. Nous commençons à apercevoir les falaises vertigineuses qui dominent le Verdon.

Puis voici le Verdon et son eau d’un beau vert pâle. Nous nous arrêtons au bord de la rivière, sur une jolie plage. Il est 10 heures. C’e2010-04-29 Verdon - Imbut-008st l’heure de la pause casse-croûte.

Bruno nous parle du Verdon : « Le Verdon, affluent de la Durance, prend sa source près du col d’Allos à 2150 mètres d’altitude. Il a creusé une entaille dans le plateau calcaire et formé des gorges magnifiques dont les plus célèbres forment le Grand Canyon. Long de 20 km, il enserre le torrent entre des falaises atteignant jusqu’à 700 mètres de surplomb. Le débit est maintenant faible, de 8 à 30 m3 par seconde. Avant la construction des barrages de Castillon et Castellane, il atteignait 800 m3 par seconde !

La coloration de l’eau est due à sa richesse en fluor. Les premiers occupants appelaient cette rivière « le Dieu des Eaux Vertes ». C’est sa couleur émeraude très particulière qui lui a donné son nom : Le Verdon ». 2010-04-29 Verdon - Imbut-020

Nous reprenons notre route. Au son assourdissant des flots tumultueux du Verdon, dont le bruit ne nous quittera pas de toute la journée. Le sentier longe la falaise à travers la forêt de chênes, de pins et de buis. Nous arrivons à présent sur une plage de galets. Devant nous se dresse la Passerelle de l’Estellié qui enjambe le Verdon.  

Arrivés à la passerelle, nous marquons une pause. Bruno nous parle. Mais sa voix est couverte par le bruit de la rivière. Seuls les premiers peuvent l’entendre : 2010-04-29 Verdon - Imbut-023« Cette nouvelle arche en structure métallique, ultra moderne, permet de franchir le Verdon et de rejoindre le chalet de la Maline, départ du Sentier Martel. Cette passerelle, officiellement ouverte depuis 2004, remplace l’ancienne, qui a été emportée par les fortes crues du Verdon en novembre 1994. Entre temps, pompiers et randonneurs traversaient la gorge avec des tyroliennes de fortune, en fil de fer ! ».  

Puis Bruno nous invite à emprunter la passerelle, pour admirer la vue sur le Verdon. Il nous répartit en deux groupes pour éviter de surcharger la passerelle. Chaque groupe grimpe à son tour. La passerelle bouge et se balance sous nos pas. Quelle délicieuse sensation !2010-04-29 Verdon - Imbut-026

Nous reprenons notre chemin le long de la rivière. Le sentier monte puis redescend près de l’eau. Nous traversons un bois avec des hêtres de belle taille. Deux jeunes gens nous doublent. Ce sont sans doute des amateurs d’escalade, comme nous en verrons plus loin. Nous les suivons.

A présent nous devons monter2010-04-29 Verdon - Imbut-052 sur une planche, disposée pour permettre l’escalade d’un rocher. Nous passons sans difficulté. Puis soudain devant nous, le sentier disparaît. Jean arrive à la rescousse et constate que ce passage est plus que délicat. Il faudrait pour le franchir, enjamber le vide et sauter sur des rochers. Il faut se rendre à l’évidence : nous nous sommes fourvoyés. Nous croyions suivre Bruno et la tête du groupe. Mais ils ne sont pas passés par ici.

Nous rebroussons che2010-04-29 Verdon - Imbut-052cmin. Voici de nouveau la planche. Cette fois-ci nous la descendons. Excellent exercice pour nous aider à conserver notre équilibre. Qui veut refaire un tour de planche ?

Puis nous prenons le sentier qui longe la rive du Verdon. Et nous rejoignons Bruno et son groupe de tête. Même pas inquiets ! Tout juste éton2010-04-29 Verdon - Imbut-062nés de notre lenteur.

Nous poursuivons notre chemin dans les bois. Le sentier se fraye un passage parmi les rochers, toujours aussi patinés et glissants.

Heureusement des arbres nous permettent de nous hisser ou de nous retenir en franchissant les passages les plus difficiles. Leurs troncs sont doux au toucher. Seraient-ils polis par les mains des randonn2010-04-29 Verdon - Imbut-063eurs qui s’y accrochent ?

Puis le sentier remonte à une vingtaine de mètres au dessus du Verdon. Nous longeons la falaise. La vue sur le torrent est magnifique. Puis le sentier redescend ensuite sur une roche bien glissante. Heureusement une main courante nous permet de nous accrocher.

 

2010-04-29 Verdon - Imbut-067Nous arrivons maintenant au «Styx». Cet endroit est un mini canyon, à l’intérieur du Grand Canyon. Avec des vasques et des marmites creusées dans la roche calcaire. Il a été baptisé ainsi par le spéléologue français Édouard Alfred Martel, lors de son exploration du Verdon, avec une équipée d’hommes et de matériel, en 1905. Le « Styx » étant l’un des fleuves menant aux Enfers.

Puis nous atteignons le « passage du mauvais gué » ou « Maugé ». Cet endroit est un chaos de blocs de rochers, sous une grande voûte. 2010-04-29 Verdon - Imbut-086

 

Puis, voici à présent « la Grande Vire », le passage le plus vertigineux de notre randonnée. Nous dominons la rivière d’une vingtaine de mètres. Le sol est glissant. Nous gardons en permanence une main sur le câble tenu par des anneaux fixés dans la falaise. Sans cette main courante, le passage serait vraiment trop risqué. Attention aussi à ne pas heurter de la tête quelques rochers en surplomb !2010-04-29 Verdon - Imbut-120

Ce passage vertigineux se termine au niveau de l’eau. A tel point que les rochers sont humides et glissants sous nos pas. Et qui plus est, la main courante est trop courte d’un bon mètre. Avec l’aide de Joël, nous passons tous avec beaucoup de précaution. Ca y est, nous en avons fini avec ce dernier passage délicat. Une stèle à la mémoire d’un  jeune homme de trente ans nous rappelle - si besoin est -, qu’il faut être très prudent.2010-04-29 Verdon - Imbut-121

Encore quelques minutes et nous apercevons la plage sur laquelle nous devons pique-niquer. A mesure que nous descendons, nous constatons que la place est déjà prise par d’autres randonneurs. 2010-04-29 Verdon - Imbut-123Nous nous installons donc tant bien que mal dans la pente qui domine la petite plage. Devant nous s’étend une vue magnifique sur le Verdon qui dévale en contrebas.

Après notre déjeuner bien mérité, Bruno propose : « Que diriez-vous d’une petite promenade digestive ? » Et d’ajouter : «  Il serait dommage de se priver d’une petite escalade sur le chaos de l’Imbut ».

Bruno entraîne ainsi avec lui une dizaine de randonneurs. Le sentier

aboutit au fameux chaos de rochers de l’Imbut, sous lequel disparaît le Verdon. Et2010-04-29 Verdon - Imbut-131 sur lequel on peut tenter de s’aventurer. Nous pourrions peut-être sauter de rochers en rochers. Avec agilité, bien sûr. Mais nous préférons la sécurité, en marchant à quatre pattes.

2010-04-29 Verdon - Imbut-145La progression n’est pas facile, mais nous atteignons des cheminées par lesquelles on aperçoit « le flot bouillonnant du Verdon sous les blocs ». Un spectacle magnifique qui à coup sûr valait le déplacement ! (Note du blogueur : J’en parle avec d’autant plus d’objectivité que je n’y étais pas !)

Car les moins audacieux (ou les plus raisonnables) ont préféré attendre Bruno et son petit groupe aventureux. Nous sommes assis à l’ombre. Une petite brise nous rafraîchit agréablement. Certains ont attaqué une belote. D’autres font la sieste, 2010-04-29 Verdon - Imbut-139bercés par le bruit de la rivière. Mais que devient Bruno ? Ils en mettent un temps pour leur petit crapahut dans les rochers !   

Enfin les voici. Nous reprenons le chemin du retour.

Puisque nous n’allons pas rentrer par le sentier Vidal, le chemin du retour n’est autre que celui de ce matin. Ceux qui ont apprécié la Grande Vire et le sentier au-dessus du vide, sont heureux. Ils ont gagné un deuxième passage ! 2010-04-29 Verdon - Imbut-160

Le sentier grimpe et domine à nouveau le Verdon d’une vingtaine de mètres. A présent nous marchons à l’ombre. Il fait un peu moins chaud. Nous retrouvons les mêmes rochers polis et glissants. Avec par endroits d’énormes racines. Tout semble prévu pour nous faire trébucher. Et à regarder ses pieds, on en oublierait les branches basses ! 2010-04-29 Verdon - Imbut-159a

Sur la droite, nous apercevons quelques randonneurs qui attaquent la fameuse grimpette à flanc de falaise, vers le sentier Vidal. Mais nous restons sagement près de la rivière.

Et revoici la Gra2010-04-29 Verdon - Imbut-163nde Vire. Nous retrouvons avec bonheur les mêmes sensations : la main courante à droite, le vide à gauche et le sol glissant. Puis nous voici dans les bois. Rochers, racines, nous connaissons bien tous les pièges. Nous progressons rapidement.

Une heure plus tard … « Au fait, on n’a pas encore vu la passerelle ! » lance Joël. C’est vrai, nous l’avions oubliée cette passerelle. Décidément, le chemin nous paraît plus long cet après-midi !2010-04-29 Verdon - Imbut-164a

Enfin nous approchons de la passerelle. Bruno marque une pause pour porter secours à Dominique. Qui s’est blessé au tibia. (Bienvenue au club, Dominique !) Encore une fois, grâce aux bons soins de Bruno, on évitera l’amputation.

Puis nous reprenons notre chemin. Voici bientôt la petite plage où nous avions cassé la croûte ce matin. C’est enfin le moment pour Bruno de nous parler des demoiselles. « Ce royaume naturel des Gorges du Verdon, où le minéral prime si souvent le végétal, est le paradis des demoiselles. On en compte une soixantaine d’espèces qui hantent les falaises de 400 mètres formant l’Etroit des Cavaliers. Autrefois ces demoiselles étaient baptisées de prénoms féminins : Françoise, Marie, Nicole, Geneviève … Cette charmante appellation disparut avec Carl von Linné, le grand naturaliste suédois qui les baptisa "libellules". Pourquoi libellules ? Parce qu'un naturaliste de Montpellier, Guillaume Rondelet (1505-1566), avait noté une similitude entre ces demoiselles et le "Libella", poisson marin bien connu ».

2010-04-29 Verdon - Imbut-031La pause « demoiselles » est terminée. Il ne nous reste qu’à remonter vers nos voitures. Ce matin, nous sommes descendus de 350 mètres. Il nous faut donc les remonter. En grimpant le plus souvent au soleil. Dès les premiers mètres, la chaleur nous accable. Certains ont épuisé leur provision d’eau. Cette dernière grimpette va leur paraître longue !

« Je ne reconnais pas la descente de ce matin » déclare Jean-Marie. Pourtant ce sont bien les mêmes rochers, les mêmes hautes marches, le même passage délicat avec sa main courante, la même petite échelle. Mais c’est plus long que ce matin ! Certain(e)s souffrent. En silence. Ou alors on ne les entend pas, car ils (ou elles) s2010-04-29 Verdon - Imbut-072ont loin derrière.

Tandis que Bruno caracole en tête, le groupe s’étire terriblement. Heureusement, nos deux valeureux serre-files, Daniel et Jacky, toujours aussi efficaces, se chargent de ramener toutes leurs brebis au bercail. Seule Cathy manque à l'appel. Restée à l'arrière du groupe de tête, elle a très gentiment attendu les retardataires. Les dits retardataires ont pris un raccourci – à moins que ce ne soit Bruno ? – et n'ont pas vu Cathy. « Sûr qu’on ne m’y reprendra plus ! » nous dira-t-elle.     

Après une boisson rafraîchissante prise à l’auberge des Cavaliers, tous nos petits malheurs sont vite oubliés. Nous sommes fatigués. Mais heureux d'avoir fait cette grande randonnée. Que Bruno décrit dans ses notes personnelles, comme "un véritable parcours du combattant où alternent roches glissantes, passerelles, passages de câbles, échelles,…"  

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Merci Bruno pour cette magnifique randonnée, dans ce site sublime aux panoramas grandioses.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard.

 

Encore quelques photos :

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Devant la passerelle

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Sous les rochers

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Le long de la falaise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 La Grande Vire

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  Le chaos de l'Imbut 

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Et toujours le Verdon

 

Prochaine randonnée : Jeudi 6 Mai à 7 H 00 : BORMES LES MIMOSAS - Brégançon - Cap de Léoube

Alternance de pointes rocheuses, de petits îlots et de baies magnifiques où se trouve une partie des plus belles plages de la côte, cet itinéraire vous enchantera.Brégançon 2

L’arrivée sur la plage de Cabasson vous offrira une vue imprenable sur le Fort de Brégançon, datant du XI ème siècle, qui est la résidence officielle mais surtout de villégiature des Présidents de la République Française.

Nous traverserons des domaines viticoles exceptionnels, le domaine de Léoubé et celui du château de Brégançon.

Caractéristiques techniques :

Parcours N ° 1 : Longueur : 16 Kms 218, Dénivelée : 300 m, Niveau : Moyen Médio.

Parcours N ° 2 : Longueur : 10 Kms 875, Dénivelée : 198 m, Niveau : Moyen Moderato.

Responsable : Jean  06.68.98.13.62

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UTELLE

23 Avril 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

UTELLE

 

2010-04-22-Utelle-1Aujourd'hui, nous allons revenir dans les Alpes Maritimes pour grimper jusqu'à Utelle.2010-04-22-Utelle-27 Roland nous avait déjà programmé cette rando le 3 décembre 2009. Mais, souvenez-vous ou allez revoir les photos prises sur le parking de Boulouris ce jour-là. 5 randonneurs s'étaient retrouvés sous la pluie : nos trois guides, Bruno, Jean et Roland et nos deux normands, Alice et Jean-Louis. Les trois premiers étaient "obligés" mais les deux autres avaient l'habitude des climats plus humides… Bien sur, la rando fut annulée.

La météo n'est pas excellente mais nous ne devrions pas avoir de pluie (un 2010-04-22-Utelle-103petit risque pour la fin d'après midi peut-être). 2010-04-22-Utelle-2Pas beaucoup de place sur le petit parking au-dessus du cimetière du Cros d'Utelle à 360 m d'altitude, minuscule lui aussi. Le ciel est bien gris et les nuages couvrent les deux versants de la vallée de la Vésubie. Encore un mauvais jour pour les photographes !

Le joli clocher du Cros évoque pour Claude Lalande un minaret et c'est vrai qu'en y regardant de plus près…

Roland nous explique, cartes à l'appui, " Nous allons monter tous ensemble jusqu'à Utelle à 800 m d'altitude avec une 2010-04-22-Utelle-102forte montée au début. Donc nous allons adapter notre vitesse de progression à ce relief. Le pique-nique est prévu à Utelle et pour le retour, ceux qui ne voudront pas revenir par le bas du Vallon du Riou sec (quelle poésie dans ces noms de lieu ! ndlr) avec une grosse descente et  une non moins forte remontée, ils reviendront par le même chemin, sous la conduite de Jean Borel. Cette formule voulu par Jean, permet de faire participer le maximum de personnes à toutes les randos. Au passage, il a créé une troisième variété de marcheurs, les " moyennes jambes" !

Utelle comprend les hameaux de Chaudan, St-Jean-La Rivière, Cros d'Utelle, où nous sommes, Suquet, et Figaret ".

Il est 9 h lorsque les 31 marcheuses et marcheurs( Jean a réussi son pari, quel effectif !) attaquent la montée sur un chemin très caillouteux 2010-04-22-Utelle-14et dont la pente s'accentue. Nous sommes sur le GR 5 qui relie Thonon-les-Bains à Nice à travers les Alpes. Montée en lacets nous permettant progressivement de découvrir la vallée de la Vésubie. Quel dommage que le soleil soit caché derrière cette brume ! On ne voit même pas la cime de Roccasiera si chère à Jean Borel. Ce chemin, construit à flanc de montagne avec parfois des a-pics impressionnants (les fameux passages aériens évoqués dans le descriptif) est nommé chemin de l'échange. A l'époque, il n'existait pas de piste dans la vallée et les paysans descendaient par ce chemin pour vendre jusqu'à Nice, 2010-04-22-Utelle-4les produits de leur ferme, animaux, produits laitiers, châtaignes. Au retour, ils remontaient des produits manufacturés et des bijoux pour leurs épouses. Sur ce chemin ils avaient en tête une charte non écrite protégeant de l' attaque des bandits. Mais cette charte était purement virtuelle car les fameux bandits sévissaient quand même. C'est ce que Roland nous expliquera à la première pause pour "effeuillage".

2010-04-22-Utelle-5Quant à nos marcheurs, ils sourient aux photographes malgré la difficulté de la progression. Avant d'atteindre la chapelle St.Antoine, à 10 h, Roland décide de s'arrêter un moment pour la "pause banane". Le paysage est impressionnant. En face de nous, de l'autre côté de la Vésubie, Duranus où nous avons randonné l'année passée avec le saut des Français, haut lieu de la résistance des "Barbets", mouvement d'opposition des habitants de la région, opposés au rattachement du Comté de Nice à la France révolutionnaire.

Depuis le début de la montée,2010-04-22-Utelle-16 de jolis arbres fleuris nous intriguent. Personne n'a pu les identifier et c'est Roland qui grâce à son livre magique nous donnera leur nom, "Amélanchier Ovalis". Bravo à notre guide,  par contre, nous n'aurons aucune difficulté pour reconnaître les hellébores et les euphorbes hérissons.

Notre colonne s'étire tout au long du chemin où il n'est pas possible de marcher de front.2010-04-22-Utelle-17

La pente est maintenant plus réduite avec une succession de petites montées et de petites descentes et enfin nous atteignons la chapelle St. Antoine. Joli petit édifice, en bon état et simplement fermé par un crochet. Belle décoration intérieure. Surprenant que son accès soit libre! 

 Roland évoquera pour nous la vie "d'Antoine de Padoue, né en 1195 à Lisbonne, descendant de Charlemagne, très cultivé il sera envoyé à Rome comme conseiller du pape Grégoire IX. En 1230, il sera envoyé à Padoue où il poursuivra ses prêches. C'est dans cette région qu'il mourra le 13 juin 1321 laissant une œuvre considérable".

C'est auprès de cette chapelle que nous prendrons la photo du groupe  au grand complet. 2010-04-22-Utelle-8Tony, dont c'est le Saint patron, se fera photographier devant la chapelle et c'est Michel qui marquera notre passage sur le Livre d'Or.2010-04-22-Utelle-7

"Nous allons repartir et traverser une grande forêt de châtaigniers, nous dit Roland, et je vais donc vous parler de cet arbre dit " l'arbre du pauvre" car pendant longtemps il a joué un rôle important dans l'alimentation humaine. Tout est utilisable dans cet arbre depuis la feuille : emballage et aromatisation des fromages,  au bois :  charpente, couverture de toit (lauze) et … castagnettes. Ce bois, riche en tannins éloigne les araignées. Mais n'oublions pas l'alimentation avec les marrons (une amande par bogue) et le châtaignes (2 à 5 amandes) avec un menu permettant de bien aborder une randonnée : Mousseline de châtaigne (crème de marron, chantilly et crème pâtissière) puis gâteau de châtaigne pour accompagner, purée de châtaigne et pour finir, châtaignes grillées avec le café."

C'est effectivement cette forêt que nous traversons maintenant. 2010-04-22-Utelle-11Le chemin est bordé de murets très moussus mais il est recouvert de 2010-04-22-Utelle-13feuilles ce qui rend notre progression très agréable d'autant plus qu'il est pratiquement plat, même pas un faux-plat dont on parle souvent dans nos randos. Puis nous atteignent les premiers bêlements des moutons dans les restanques à notre gauche. 2010-04-22-Utelle-12Ils sont à moitié dissimulés dans les arbres et nous ne les aurions pas aperçus s'ils ne s'étaient manifestés. Quelques agneaux ont résisté aux festins de Pâques…peut-être sont-ils nés trop tard !

A notre droite, sur  un versant sud-est, assez sauvage, nous apercevons notre chemin qui monte encore. Pour l'atteindre nous allons traverser le Rio Sec qui porte bien son nom. Nous le retrouverons cet après-midi, un peu plus bas, mais toujours aussi sec.

2010-04-22-Utelle-15Nous cheminons maintenant dans un décor assez minéral, parsemé d'euphorbes hérissons et de thym fleuri, jusqu' à un virage d'où nous découvrons Utelle. Le soleil a fait un petit effort et nous pouvons admirer les sommets enneigés du Mercantour, le Mt.Gelas qui domine, les deux Capelets et d'autres sommets qui jouent à cache-cache avec les nuages.2010-04-22-Utelle-19

 Dans un vallon de marnes noires, comme à Thiery la semaine passée, nous redescendons jusqu'au ruisseau, celui-ci n'est pas sec et un pont de bois le traverse. Ce pont a été reconstruit en 1991 par les "Sapeurs Forestiers" comme l'indique l'inscription gravée sur la première traverse.

 2010-04-22-Utelle-18Située au confluent du Var2010-04-22-Utelle-24 et de la Vésubie, la commune d’Utelle, autrefois bourgade importante située au carrefour des sentiers muletiers de communication entre les vallées de la Tinée et de la Vésubie,  est aujourd'hui un village très touristique avec le pèlerinage à la Madone d'Utelle, son église classée Monument historique. Sa population passe de 150 habitants en hiver à près de 500 en été.

2010-04-22-Utelle-22Le nom UTELLE viendrait du nom d'une peuplade ligure les Uels, en 1200 elle devint Castrum de Utellis.  Le village à la forme typique d'une étoile où les rues convergent vers la place où il fait bon se retrouver. Village médiéval, en se promenant dans ses ruelles, on pourra y découvrir des vestiges d'enceintes et de fortifications datant du moyen âge, des façades originales en "trompe l'oeil" et de remarquables cadrans solaires.

C'est effectivement un joli village à 800 m d'altitude à  partir duquel on peut atteindre la fameuse Madone à 1174 m, le Mt. Tournairet à 2085 m et le Brec d'Utelle à 1606m. En gagnant la sympathique place centrale, on peut remarquer  de superbes linteaux sculptés dont la signification nous échappe souvent.2010-04-22-Utelle-202010-04-22-Utelle-21

 

 

Nous gagnons l'espace Ninette Christini tout en haut du village, plate-forme herbeuse qui surplombe la vallée de la Vésubie. Elle est équipée d'une table 2010-04-22-Utelle-28d'orientation qui nous permet de  nous positionner parfaitement au milieu de ces montagnes. Heureusement le soleil continue de nous envoyer quelques rayons qui ont illuminé notre pique-nique pris sur place.

Réconfortés par notre déjeuner, nous rejoignons la place centrale et visitons la fameuse église St Véran. 2010-04-22-Utelle-25Avec son porche gothique et  son portail sculpté racontant la vie de St.Véran, l'église est un mélange de roman et de baroque. Souvent remaniée, elle est le reflet de la richesse passée d'Utelle et daterait du XIV ème siècle. Romane à l'origine, détruite par un tremblement de terre en 1452,   elle fut reconstruite par le prieur Claude de Grimaldi qui sauva le rétable en noyer sculpté en bas relief .2010-04-22-Utelle-31Comme élément remarquable, on peut citer  le retable de St Antoine (décors de Caldero) 1722, les fonts baptismaux en pierre recouverts par une pyramide en bois sculpté, un magnifique tableau de l'annonciation (XVI ème), une toile représentant Amédé IX, Duc de Savoie, faisant l'aumône, une autre montrant St Michel 2010-04-22-Utelle-34dans son armure et enfin une chaire sculptée d'où sort un bras portant un crucifix.

A la sortie de l'Eglise, une pauvre mendigote nous demande l'aumône mais nous ne sommes pas Amédé IX. En fait, c'est une habile comédienne et vous l'avez certainement reconnue. Nous ne lui donnerons même pas un centime.

Mais il est temps de repartir. Roland réunit ses 17 marcheurs qui vont se lancer dans une folle descente. Plus tranquillement Jean et ses 12 "moyennes jambes" vont rebrousser chemin. Nos trajets vont se rejoindre à la Chapelle St.Antoine, mais il est convenu de ne pas s'y attendre.

La descente avec Roland se fait à très vive allure, tout d'abord en 2010-04-22-Utelle-38coupant les virages de la route puis dans un sous-bois de la forêt du Colombier. Un tapis de  feuilles de chêne, c'est agréable pour marcher, mais quand ça cache des cailloux glissants, c'est moins agréable. A 15 m de dénivelée négative à la minute (Jean-Marie s'emmêlera un peu avec les secondes…), il ne faut pas se rater. A cette cadence nous arrivons très vite au Riou Sec, toujours sec, où Roland nous offre une petite pause. Michel en profite pour mettre ses mollets à l'air. Mais ça ne marche pas tout seul. L'assistance d'Annie, spécialiste du "dépiautage des lapins" sera nécessaire.2010-04-22-Utelle-39

Et ça repart avec une bonne petite montée suivie d'une courte descente nous conduisant dans un vallon profond et bien ombragé. C'est superbe mais pas question de faire des photos, ça va trop vite, il faudrait faire de la pose car c'est très sombre. A la sortie du vallon nous commençons la remontée vers la chapelle2010-04-22-Utelle-44 St.Antoine et là, ça monte sérieusement. Le soleil a justement la bonne idée de se réveiller vigoureusement rajoutant un gros plus à la difficulté au collet de Millehommes. Et c'est bien heureux, n'est-ce pas Dominique, que nous atteignons les Granges de Villars. C'est un hameau abandonné , 30 mètre en dessous de la chapelle. Une pause bien agréable permet de se rafraîchir le gosier. Les ruines des habitations montrent une structure classique à deux niveaux, l'inférieur réservé aux bêtes, le supérieur aux gens.2010-04-22-Utelle-40

Nous repartons vers la chapelle où nous ne nous arrêterons pas, l'objectif étant maintenant de rattraper le groupe de Jean. Très vite nous les apercevons de l'autre côté du vallon, à environ 500 m devant nous. Nous rattrapons d'abord leur arrière-garde composée de  Jacqueline et ses deux 2010-04-22-Utelle-45chevaliers-servants, Bruno et Daniel : "Courage ma grande !" . Nous les dépassons, entraînant Daniel dans notre sillage. Les deux groupes se sont rejoints sur ce mauvais chemin, encore plus désagréable qu'à la montée. Jean est très satisfait de sa petite troupe qui a parfaitement descendu.

Voici maintenant le Cros…et nos voitures. Le groupe de Roland aura fait une dénivelée positive de 900 m. Pas mal !

Départ pour le pot de l'amitié au Bar des Deux Vallées où nous avons nos habitudes. Bruno et Jacqueline nous y rejoignent et profitent de la diversité des gâteaux que chacun a apportés. Un remerciement spécial à IRMA qui nous avait préparé des biscuits parfumés à l'anis.

 

Merci ROLAND pour cette belle balade et pour toute la documentation préparée pour notre culture générale. Merci aussi à JEAN  pour avoir permis à un maximum de marcheurs d'avoir participé à cette journée.

 

Merci aux photographes, Jean , Jean-Marie , Gérard  et  LALANDE.

 

La semaine prochaine : Jeudi 29 Avril à 7 H 00 : Gorges du Verdon ( 83 ) . L’IMBUT

Départ des voitures pour une randonnée dans un site sublime : Les Gorges du 2010-04-22-Utelle-49Verdon (83), des Cavaliers à l’Imbut, à fond de canyon une promenade typiquement varoise. Le Verdon saigne le plateau et sculpte des panoramas grandioses.  Moyen / Medio - Délicats par endroits : roche glissante si humidité, passerelle, passage de câble – 7 kms 500 - 5 h 00Déniv. : 600 m - Repas et boisson à sortir du sac.

         Pour cette randonnée : Soyez bien équipé, bonnes chaussures de marches, eau (2 litres), chapeau – Evitez de boire l’eau du Verdon, évitez aussi de vous y baigner (lâchers d’eau imprévisibles) – Restez sur les sentiers balisés – Ne jetez pas de pierres – Ne surestimez jamais vos capacités – 

Responsable :    Bruno     

 

 

 2010-04-22-Utelle-3Quelques photos en bonus

 C'est parti

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le "Saut des Français" à Duranus2010-04-22-Utelle-6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  L'abreuvoir des moutons2010-04-22-Utelle-10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Record de paraboles

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  Bien installés !

 

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  L'Eglise St.Véran-Portail2010-04-22-Utelle-33             Jamais vu une telle chaire !2010-04-22-Utelle-32

 

 

 

 

 

 

 

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Le groupe de Roland

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Le groupe de Jean

 

 

 

 

 

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Thiery- Les Petites Jambes

19 Avril 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

THIERY- Ne nous oubliez pas!

                 

(dixit "Les petites Jambes")

 

00001.JPGPendant que lesThiery 007 12 randonneurs du 1ergroupe commencent à s’élever, les 15 marcheuses et marcheurs restant vont à la découverte de la chapelle de la Madone un ancien prieuré de Saint-Honorat-de-Lérin. Elle fut complètement reconstruite au XVII° siècle. La façade Ouest est assez mal restaurée. Par contre le bâtiment agricole voisin   conserve, surtout les façades orientales, des appareillages et des encadrements d‘ouvertures de très belles qualité et qui peuvent remonter au XIV° siècle. C’est un des exemples les plus intéressants d’ermitage médiéval dans la montagne niçoise. C’est un lieu de pèlerinage.

Après cela, nous commençons à mettre nos pas dans thiery 009ceux de nos amis qui nous précèdent. Le soleil est présent et nous faisons une première halte pour un effeuillage. Thiery-Petites JambesA hauteur du « Clos » nouvel arrêt pour se reposer et boire. La montée continue à se faire tranquillement. Les langues vont bon train.

Nous passons devant les ruines Ribaudas pour atteindre une fontaine  et les ruines de la Villa Souberre.thiery 013 Certains profitent de cette eau claire, mais fraîche, pour se laver les mains. Nous décidons que cette aire dégagée et ensoleillée est impeccable pour faire la pause « banane ».

Nous abandonnons la piste pour prendre un chemin (GR 510) descendant en sous-bois. Nous rencontrons plusieurs petits névés et les premières primevères.thiery 020 La température se rafraîchit. Il faut se couvrir à nouveau. Nous poursuivons en descente pour venir buter sur une source captée. Là, nous retrouvons une belle piste et cheminons en surplomb du ruisseau « le Roudiquié » Le parcours change de direction. Les pentes de chaque coté de la piste sont raides et couvertes de forêts difficilement exploitables dans ces lieux aussi accidentés.thiery 026

Le talus gauche de cette piste est haut et pierreux. Nous évitons de marcher de ce coté car de nombreux cailloux en tombent et jonchent le sol.  En contrebas coule la rivière de « l’Arsilane ». Nous progressons toujours en descente, tantôt au soleil, tantôt à l’ombre.thiery 025 Elle nous ménage de magnifiques points de vue, notamment sur le Grand Palier… Notre photographe, Claude, s’en donne à cœur joie.

Nous apercevons  les premières maisons de Thiéry et les planches proches du village, terrains cultivables,thiery 028 réservés aux céréales et à quelques pâturages. Actuellement, sauf quelques rares parcelles, les planches sont abandonnées et couvertes de ronces. A hauteur de la chapelle Saint Roch, nous croisons une belle ânesse provençale et son fils bien poussiéreux, menés par des enfants au pâturage. Claude ! Claude une photo et tout le monde de caresser ces bonnes bêtes. thiery 033

Deux cents mètres plus loin nous butons sur l’auberge, il est 11 h 30. Une charmante « thiéroise » nous informe, que la veille encore, Thiéry était sous la neige. thiery 037Nous laissons nos sacs et avant d’arpenter rues étroites en pentes, escaliers tournants, passages voûtés et hautes maisons anciennes avec séchoir dans les combles, nous jetons un coup d’œil aux ruines du château qui fut le siège et le berceau de la famille de Beuil, et séjour très apprécié des Grimaldi. Celui-ci fut en grande partie détruit sur ordre de Charles EmmanuelIII. « Le maire de 1945 a détruit les derniers vestiges malgré tout ce que l’on a pu dire, pour en faire une aire de détournement » (aire d’atterrissage d’hélicoptère). Il reste un rectangle de 20 mètres sur 30, cerné de murs épais qui affleurent. Un pan a conservé son gros appareil sur le rocher au dessus de la route, ainsi que la base de la tour circulaire du nord/est.thiery 050

Après la visite à la table d’orientation nous remontons sur l’esplanade de l’auberge. thiery 047Certains joueront aux cartes, d’autres, installés au soleil, commenceront à discuter … en attendant le reste de la troupe ... ça rappelle Gouyette !!! (note de Jean-Marie)

 

Nous te remercions, Jean, pour cette agréable et belle sortie.

 

Merci aussi à Bruno qui, avec brio a entraîné les petites jambes, bien nombreuses aujourd'hui semble-t'il , et de plus a  assuré la rédaction de cet article.

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Thiéry - le Grand Palier : 15 avril 2010

17 Avril 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Thiéry – Le Grand Palier

2009-09-10-Lacs-de-Millefonts-001.jpgAujourd’hui Jean  nous emmène à Thiéry, petit village perdu au-dessus de Villars-sur-Var. Il nous propose une randonnée  autour de ce pittoresque village, perché en sentinelle sur un éperon rocheux, à 1042 mètres d’altitude. Et dominant la vallée de l’Arsilane, entre la vallée du Var et les Gorges du Cians.

Nous avons rendez-vous 2 kilomètres avant Thiéry, au col de la Madone (alt. 1162 m), devant la chapelle. Les derniers kilomètres sur une route étroite et sinueuse sont un peu éprouvants. Mais nous voici tous arrivés à b2010-04-15 Thiéry-001on port.

Françoise constate : « Qu’est-ce qu’on est nombreux aujourd’hui ! On voit qu’on mange au restaurant ! ». Eh oui, aujourd’hui, c’est jour de resto ! Nous sommes 27 randonneurs qui devons nous répartir eThiéry-copie-1n deux groupes. Jean nous présente le parcours : « Commençons par les Petites Jambes. Après une petite montée au départ, le groupe suivra une route très facile jusqu’au resto. Le circuit fait 7,8 km et 470 m de dénivelé. Pour les Grandes Jambes, ce sera le même départ. Mais on ne marchera pas ensemble (traduisez : on marchera plus vite). Puis ce sera une descente assez pentue dans le ravin de l’Arsilane. Suivie d’une bonne montée jusqu’au resto. Au total nous ferons 11,8 km et 720 m de dénivelé ».

Les deux groupes se forment : 12 Grandes Jambes et 15 Petites Jambes.

« Bruno conduira le deuxième grou2010-04-15 Thiéry-002pe. On l’applaudit bien fort ! ».

Puis vient la traditionnelle séance des photos de groupes. Dix minutes plus tard, nous voici enfin prêts.2010-04-15 Thiéry-004

Nous attaquons la « petite montée ». Le ciel est bien dégagé, le soleil brille. Le sentier est agréable, la pente est régulière. Puis elle se fait plus raide. Michel en profite pour tenter une échappée. Mais quelques dizaines de mètres plus loin, il est repris par le peloton. Nous ne tardons pas à nous réchauffer. Une pause effeuillage s’impose. Jean nous dit : « Nous avons déjà fait cette rando, il y a 5 ans. Mais aujourd’hui je l’ai raccourcie de 5 km ». Eh oui, comme le temps passe….2010-04-15 Thiéry-005

Nous reprenons notre grimpette. Voici sur la droite des ruines. Derrière nous, Jean nous montre le Mont Vial (alt. 1549 m), de l’autre côté du Var. « Bruno nous y emmènera le 24 juin ». Et nous atteignons bientôt notre point culminant de la journée : Villa Souberre, à 1348 mètres d’altitude.

A présent nous attaquons la descente dans les bois. Par endroits, il reste encore quelques plaques de neige. Devant nous se profilent des somme2010-04-15 Thiéry-011ts enneigés.

2010-04-15 Thiéry-008Sur notre gauche se dresse la silhouette majestueuse du Grand Palier (alt. 1212 m). Nous parvenons à un gué. « Attention c’est gelé. On peut glisser » nous prévient Jean. Mais nous enjambons le ruisseau sans difficulté.

2010-04-15 Thiéry-007

Nous poursuivons notre descente dans le bois, le long du torrent. Quelques minutes plus tard, Jean nous propose une pause casse-croûte. Pause très appréciée, car notre petit-déjeuner matinal est déjà bien loin.

Pour nous mettre l’eau à la bouche, Jean nous rappelle le menu du jour :

Salade de gésiers

Blanquette de chevreau aux morilles et légumes de saison

Plateau de fromages

Fraises flambées

Puis Jean évoque les restaurants que nous avons fréquentés. La liste est longue. L’Auberge de Thiéry figure en bonne2010-04-15 Thiéry-006 place dans son palmarès.

Nous reprenons notre sentier, à présent bien ombragé. L’air y est frisquet. 

Soudain on entend au loin : « Coucou, coucou ! » « C’est sans doute Bruno ! » plaisante Daniel. Mais non, il s’agit bien d’un vrai coucou. Ce sera d’ailleurs aujourd’hui la journée des coucous, car nous en verrons tout plein : des primevères (Primula veris), bien entendu. C’est vraiment le printemps !

Derrière nous, Jean nous montre le versant boisé dans lequel ont dû pénétrer les Petites Jambes. 2010-04-15 Thiéry-010

« Ils suivent les courbes de niveau » nous dit-il. Traduction : Ils marchent à plat sur de belles pistes. Une promenade de santé !

Bientôt devant nous, on aperçoit un sentier qui chemine à flanc de coteau. « C’est le chemin que nous allons prendre, en suivant les courbes de niveau » nous dit Jean. Puis un peu plus loin : « Dans cette falaise, j’ai l’impression que le sentier est éboulé ». Est-ce une blague ? Mais bientôt, Jean se ravise : le sentier est toujours là. Ouf !

A présent le terrain change d’aspect. « A partir d’ici on arrive dans un paysage de marnes ». Le2010-04-15 Thiéry-013 sol devient gris, la végétation est clairsemée.

Nous atteignons l’Arsilane et franchissons la rivière par un gué. A droite voici le hameau de l’Arsilane. Ce sont des ruines. Nous grimpons sur des buttes marneuses : de vraies montagnes russes. Arrivés au sommet, nous marquons une pause pour admirer le paysage de vallons et de plissu2010-04-15 Thiéry-014res.

Là-bas à droite, Jean nous montre un village. « C’est le village de Lieuche. Notre circuit d’il y a 5 ans, passait par Lieuche ».

Puis nous obliquons vers le Sud. « On va se diriger vers la Baisse du Grand Palier ».2010-04-15 Thiéry-020

Nous franchissons quelques éboulis de marnes. Puis nous voici sur le sentier à flanc de coteau que l’on apercevait tout à l’heure. Sentier ensoleillé sur lequel nous progressons à bonne allure. « Sur votre gauche, vous apercevez Thiéry » nous dit Jean. A vol d’oiseau, le village semble proche. Mais Jean-Marie nous précise qu’on doit aborder l2010-04-15 Thiéry-022e village par son versant sud. Or nous sommes ici au nord de Thiéry. Il nous reste encore du chemin à faire !

Jean nous fait remarquer de nombreux pins morts sur les pentes du Grand Palier. 2010-04-15 Thiéry-009

Et voici justement un pin, couché en travers de notre sentier. En le franchissant, Gérard heurte le tronc de son tibia (décidément, ça devient une habitude : l’an dernier, c’était le tibia gauche. Aujourd’hui c’est le droit). Aussitôt Jean intervient. Il tire une dose d’arnica de sa boîte à pharmacie. « Voici de quoi éviter l’amputation ». Merci à toi, Jean !

Nous poursuivons notre chemin, de plus en plus accidenté. Ici, ce sont des éboulis qu’il nous faut traverser. Là, ce sont des dalles glissantes qu’il faut franchir. Qui plus est, nous n’arrêtons pas de monter. Puis de descendre. « C’est ce que Jean appelle "suivre des courbes niveau" ? » s’étonne Jean-Marie.   2010-04-15 Thiéry-035

Après un long cheminement dans les bois, nous atteignons la Baisse du Grand Palier (alt. 1007 m). Une brise fraîche nous accueille. Il fait frisquet. Jean nous dit quelques mots de Thiéry, que les Petites Jambes sont sans doute entrain de visiter. Thiéry, appelé le village des Tubans (Mais non, Bruno ce ne sont pas des Turbans !). « La première mention du village de Thiéry remonte à l’an 1064. Thiéry, comme les autres bourgs du Pays de Nice, est constitué en communauté dès le Moyen-Âge. Elle jouit de privilèges accordés par les puissants barons de Beuil ».  

Mais nous n’en saurons pas plus. « On va essayer de ne pas traîner » nous demande Jean. Nous attaquons la descente. Descente « assez pentue » et surtout caillouteuse, a2010-04-15 Thiéry-023ccidentée et glissante par endroits. Le groupe s’étire. Certains d’entre nous choisissent de descendre à petite vitesse.

Enfin nous voici tous parvenus au fond du vallon, sur un petit pont. Nous franchissons le ruisseau. « Il nous reste 300 mètres (de dénivelé, bien sûr !) à gravir. On en a pour trois quarts d’heure » nous dit Jean. Nous attaquons la grimpette, sous un grand soleil. Très très raide la grimpette ! Le groupe s’étire à nouveau. Nous enchaînons une série de lacets. Enfin nous apercevons le village, juste au-dessus de nos têtes. 2010-04-15 Thiéry-024

Mais la montée n’en finit pas. A présent c’est une série d’escaliers qu’il nous faut gravir. « Des escaliers en fin de rando. Comme casse pattes on ne fait pas mieux ! » 

Encore2010-04-15 Thiéry-026 quelques marches et les premiers atteignent la table d’orientation. Nous attendons quelques minutes le reste du groupe. Puis direction l’Auberge de Thiéry. Et voici encore quelques marches à grimper à travers le village. Ce sont les plus dures ! Enfin nous arrivons à l’auberge.

Nous y retrouvons les Petites Jambes. Ainsi que Pierre. Pierre forme un groupe à lui tout seul : celui des randonneurs motorisés. Groupe qui semble promis à un bel avenir. Rendez-vous dans 5 ans… !2010-04-15 Thiéry-028

Plutôt que de décrire par le menu le parcours des Petites Jambes, demandons à Nicole de nous faire part de ses impressions: « C’était très bien. La randonnée était agréable. L’ambiance excellente. Les paysages magnifiques. Nous avons même rencontré des ânes ! » Avis très favorable, partagé par tous et toutes, y compris les déserteurs des Grandes Jambes.

Nous nous installons dans la salle de l’auberge. Après un apéritif très apprécié, voici l’entrée, somptueuse. Immortalisée i2010-04-15 Thiéry-029ci par cette photo de Jean.

Puis vient la blanquette de chevreau aux morilles. Délicieux ! Après les fromages, nous nous régalons de fraises flambées. Enfin pour clôturer cet excellent repas, voici le café.

Jamais peut-être n’avons-nous ressenti pareille ambiance. Chaleureuse et amicale. Voire affectueuse. Voire plus … si l’on en juge par certains débordements que d’aucuns jugeront peut-être excessifs ! Evitons d’en dire p2010-04-15 Thiéry-030lus pour couper court à toute rumeur...

Il est temps de quitter ce lieu de plaisirs pour rejoindre le col de la Madone. Il nous reste deux kilomètres à parcourir.

A peine sortis du restaurant, nous sommes saisis par le froid. Pendant le déjeuner, le ciel s’est couvert de gros nuages sombres. Camille, vêtu d’un simple tee-shirt, grelotte de froid. Mais refuse bravement tout ce que Jean lui propose : anorak, gants, bonnet. Mais aussi, quelle idée a-t-il eu de partir sans sac, sans eau et sans vêtement !2010-04-15 Thiéry-031

Tandis que Pierre invite quelques randonneuses dans sa voiture, le reste du groupe attaque la descente. Tout à coup, Jean s’écrie : « Flûte ! J’ai oublié l’Eglise ! » Nous devions visiter l’église Saint Martin (XIème). Les clés étaient à notre disposition à l’auberge ! Personne n’ose protester. Pourtant quelques minutes de recueillement nous auraient fait le plus grand bien !

La descente est de courte durée. A présent il nous faut remonter de cent mètres. On entend quelques protestations dans les rangs. Mais après un bon repas, rien ne vaut une petite grimpette pour la digestion ! 

Et nous arrivons au col. Voici la chapelle de la Madone. Et voici nos voitures. Une belle journée s’achève…

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, ces paysages magnifiques, cet excellent déjeuner. Merci Bruno de la part des Petites Jambes.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard, Claude.

 

Encore quelques photos :

L2010-04-15 Thiéry-003es Grandes Jambes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2010-04-15 Thiéry-0252010-04-15 Thiéry-027

 

 

 

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Les Petites Jambes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

Le Gr2010-04-15 Thiéry-012and Palier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Paysage de marnes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

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2010-04-15 Thiéry-032Sur le chemin du retour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prochaine randonnée : Jeudi 22 Avril à 7 H 00 : UTELLE (06)

Découverte d'Utelle et du Cros. Chemins muletiers et chapelle St.Antoine.
Vue sur la profonde entaille des gorges de la Vésubie.
L : 13 Km 600 , D : 5 H 00 , Déniv : 700 m . Niveau : Moyen/Alto.
Repas tiré du sac.

Responsable : Roland  : 06.12.88.19.76

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Fayence-Le circuit des Chapelles

9 Avril 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

FAYENCE- Le Circuit des Chapelles

 

2010-04-08-Fayence-6Jean  nous l'avait bien bichonnée cette "sportive" sur le Grand Mont à la frontière italienne. Il avait même créé une nouvelle catégorie de marcheurs, les "moyennes jambes" en quelque sorte, à qui il proposait une montée partielle. Mais la météo était contre lui et il dut annuler ce déplacement vers l'Italie car les dernières prévisions étaient nettement catastrophiques.  L'intérêt de la montée à ce sommet étant une vue superbe sur 360°, même s'il n'avait pas plu, le paysage aurait été bouché.

Raisonnablement il nous proposa donc une rando de remplacement, proche de St.Raphaël, au cas où il ne pleuvrait pas…trop.

Bravo Jean pour la communication et vive Internet.

2010-04-08-Fayence-25Quant il arriva au parking de Boulouris, persuadé qu'il ne trouverai pas de randonneurs, il fut très surpris d'en découvrir 6 puis 8, bien décidés à partir. Il faut préciser cependant qu'il n'avait pas plu et seules quelques gouttes égarées nous avaient salués à l'arrivée au parking, mais tout ceci s'était rapidement calmé.

C'est donc trois voitures qui se retrouvent sur le parking de l'Ecomusée de Fayence. Jean nous déclare : " Vous avez remarqué que nous ne sommes pas dans les Alpes Maritimes mais dans le Var. Vous savez pourquoi.  Nous allons maintenant parcourir 14 km et affronter 250 m de dénivelée (Oh !Oh!) pour compenser.2010-04-08-Fayence-47 C'est un petite rando facile que nous avions déjà faite en 2007. Nous allons emprunter des chemins dépendants des communes de Fayence et de Seillans et les balisages entre les deux entités sont parfois contradictoires. De nombreuses bories parsèmeront notre chemin; sur la commune de Seillans, on en compte environ 80, elle datent des 18ème et 19ème siècles."2010-04-08-Fayence-38

A 8 h 01, après la photo de groupe, Jean donne le départ à son petit "commando". Il fait 9 °, le temps est gris, malheur aux photographes, mais il ne pleut pas. Nous commençons notre progression sur le plat, c'est rare, dans la vallée qui s'étend de Draguignan à Grasse.

2010-04-08-Fayence-3Au passage, un petit coup d'œil admiratif à l'ancien moulin de la Camandoulle avec son bel aqueduc. Il a été transformé en hôtel 3 étoiles et la table y était fort bonne autrefois selon Daniel…qui s'y connaît !

2010-04-08-Fayence-2Françoise s'exclame : " De la bourrache ! Ma bourrache, viens vite voir Jean-Marie". Il y a en effet entre eux une vielle polémique au sujet de cette plante banale. Ce coup-ci, il y aura photo, ce qui y mettra fin…jusqu'à la prochaine fois.

Après un virage, nous débouchons en vue de la chapelle Notre-Dame des Cyprès, au milieu des vignes. Jean nous indique que cette chapelle, en très bon état, est accolée à une cave vinicole. 2010-04-08-Fayence-5Le culte n' y est pratiqué qu'une fois l'an, le 8 septembre à l'occasion d'un pèlerinage. La chapelle est normalement fermée mais il est possible de la visiter en la faisant ouvrir par le personnel de la cave, ce que Jean avait prévu.

2010-04-08-Fayence-11C'est un chapelle romane du 12 ème siècle. La chaire, réalisée dans l'épaisseur du mur, n'est accessible que par l'extérieur. Très sombre car sans vitraux,  l'éclairage électrique permet d'admirer dans l'abside un beau retable en bois polychrome 2010-04-08-Fayence-9du 16ième siècle. Deux ex-voto provençaux très anciens évoquent pour l'un une guérison du choléra et l'autre une protection contre la foudre, ce dernier datant du 18ème  siècle. Le clocher est séparé des maisons voisines par un arc boutant.2010-04-08-Fayence-42

Prenant une direction sud, nous marchons d'un bon pas sur une petite route étroite. Nous avons presque reconstitué notre groupe de "gazelles" comme il y a quelques années. Quelques réflexions naissent dans le clan des hommes au sujet de"gazelles vieillissantes"  et même d'allusions ovines "les gazelles, c'est comme les agneaux , c'est plus goûteux en vieillissant ! " Bon, je ne dénoncerai pas les auteurs de ces remarques. Et nos gazelles s'en fichent bien, elles continuent de tracer la route.

Nous abandonnons notre petite route lorsqu'elle traverse un gué et nous empruntons sur quelques dizaines de mètres le lit d'un ruisseau 2010-04-08-Fayence-50complètement à sec. Enfin, nous abordons la première montée en pénétrant dans un bois. Première constatation, le vent a dû souffler très fort il y a quelques années car de nombreux arbres ont été déracinés. Couchés en travers du chemins, ils ont obligé les marcheurs à créer des contournements qui donnent à la piste un tracé biscornu. Le sous-bois est plein de laurier-tin en fleur, ça sent très bon.

2010-04-08-Fayence-44Nous nous sommes levés tôt ce matin ce qui justifie très rapidement notre "pause banane" dont le nom n'est pas usurpé aujourd'hui. Le temps est très menaçant mais il ne pleut pas encore.

Changement de direction au coin d'une ruine mais Madeleine nous arrête, la 2010-04-08-Fayence-14plus belle borie est paraît-il un peu plus loin sur le chemin qui continue tout droit. Quelle mémoire, bravo Mado ! Jean lui prédit un bel avenir de meneuse de rando… Effectivement,la borie est bien là, pas très grande mais bien conservée, en cas de pluie nous y serions très serrés. Nous en retrouverons d'autres tout au long du chemin mais plutôt à l'état de ruines.

La pluie, nous allons en parler quand même, car, à la sortie du bois nous allons la retrouver, pas bien forte, mais elle fera sortir des sacs quelques capes dont la ravissante cape à pois de Madeleine( à voir sur la photo des dames dans le bonus). On a même vu un parapluie. 2010-04-08-Fayence-18Les plus optimistes vont patienter, ils auront raison car au bout d'un quart d'heure, elle s'arrête. D'ailleurs, la météo, appelée par Bruno ce matin, annonçait pour Fayence, un petit risque de pluie en matinée puis un peu de soleil l'après-midi.

Lorsque nous arrivons à la Chapelle Notre-Dame des Selves, il ne pleut plus. C'est ici qu'eu lieu le pique-nique en 2007.  Jean rappelle qu'il avait transporté jusque là un cubitainer de rosé .2010-04-08-Fayence-20

Cette chapelle est fermée et Jean s'excuse de ne pas en avoir la clé. Il en profite pour photographier ses marcheuses et marcheurs regroupés par sexe. C'est depuis quelques temps sa nouvelle marotte. 2010-04-08-Fayence-21Tout près, un adorable petit lavoir n'inspire aucune de nos dames à renoncer à la machine à laver.Puis nous traversons une zone de superbes restanques en très bon état.2010-04-08-Fayence-17

Nouvelle traversée de forêt dévastée par le vent : arbres couchés ou étêtés, racines à l'air. Ce secteur doit être particulièrement venté.

2010-04-08-Fayence-31Il nous reste à peine une heure de route pour revenir au village et comme nous allons bientôt sortir du bois, Jean décide de pique-niquer même s'il n'est que 11 h 15. Chacun s'installe qui sur des troncs d'arbre, ça ne manque pas, qui sur des rochers.2010-04-08-Fayence-23 Et miracle, un rayon de soleil ! Bravo Bruno, ta météo était excellente.

Pas de joueurs de cartes aujourd'hui, ni de sieste au soleil, il n'est quand même pas si brillant que ça. Jean nous donne rapidement le signal de départ et nous regagnons la plaine avec Fayence en perspective.

Particulièrement appréciée par les Romains où ils créèrent la cité de Favienta Loca (lieu agréable), Fayence s'évangélisera dès l'an 250, et à partir de 794 dépendra de l'évêché de Fréjus, devenant d'ailleurs un lieu de villégiature et de repos pour ses évêques, dont existent encore les anciennes résidences dans la vieille ville.
 2010-04-08-Fayence-36Grâce à une fabrique de
faïence, la ville se repeuple notamment par des habitants de Callian après la destruction du village par Raimond de Turenne en 1391.
Considérée comme une ville royale jusqu'à la
Révolution française, elle reçut le 18 octobre 1590 mission de "raser, démolir et abattre" le château de Tourrettes qui servait de refuge aux Carcistes.
Les évêques de Fréjus possédaient à Fayence un château que monseigneur de
Fleury, futur cardinal et ministre des Finances, fit détruire en 1710 le jugeant « inutile et dispendieux ».
À partir de 1782, les droits de seigneurie furent rachetés à l'évêque de Fréjus. Fayence devient commune libre et son seul seigneur fut donc le Roi.
S'ensuivirent les péripéties de la
Révolution française, auxquelles la commune de Fayence participa très activement et parfois de sanglante façon. (Cf. Wikipeda)

Il est 13 h pile quand nous rejoignons nos voitures. Nous allons remonter en ville pour prendre notre pot amical.2010-04-08-Fayence-34 Ceci nous permet de parcourir les vielles rues de ce charmant village. Deux gourmands vont dénicher un glacier qui vend 50 variétés de glaces. Ils testeront une glace à la lavande et une glace au thym, original. Nous nous installons sur la placette inférieure, sur le côté de l'église. Après avoir consommé et prêts à partir, le téléphone de notre guide sonne et il nous apprend que Françoise est enfermée dans les toilettes et qu'elle ne peut en sortir. Est-ce un gag ? Non, elle est effectivement absente de la table et courageusement Jean ira la délivrer. C'est sur cette note de franche rigolade que le groupe se sépare.

 

Merci Jean d'avoir organisé, au pied levé, cette rando de remplacement en attendant que nous conduise bientôt au Grand Mont.

 

Merci aux photographes Jean  et Jean-Marie  ainsi qu' à Françoise et Maurice qui ont appuyé deux fois sur le déclencheur.

 

La semaine prochaine, une rando-restaurant, Jeudi 15 Avril à 7 H 00 : THIERY ( 06 ) Le Grand Palier - 2 parcours

 Randonnée autour du pittoresque village de THIERY,  perché en sentinelle sur un éperon rocheux dominant la Vallée de l’Arzilane entre la vallée du Var et les Gorges du Cians .Thiéry

2 parcours seront proposés :

1 er   Parccours  présentant quelques passages escarpés avec montées raides et difficiles :

                            L :11 Km 800 , D : 5 H 00 , Dh : 728 m . Moyen Alto .

2 éme Parcours sans difficulté sur bons sentiers et belles pistes sur ubac forestier ombragé et frais .

                             L :  7 Km 850 , D : 3 H 30 , Dh : 430 m .Moyen Modérato .

 

Nous rejoindrons l’Auberge de Thiéry qui nous proposera le menu suivant :

Salade de gésiers

Blanquette de chevreau aux morilles et légumes de saison

Plateau de fromages

Fraises flambées

Vin en pichet ( Rouge et Rosé )

Café

 

Retour au Parking de départ par un itinéraire facile et reposant : L : 2 Km 500 , D : 0 H 45 , Dh : 100 m .

 

Responsable : Jean

 

Encore quelques photos en bonus : 2010-04-08-Fayence-7

 

La chapelle des Cyprès-la bien nommée

 

 

 

 

2010-04-08-Fayence-40

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans la forêt2010-04-08-Fayence-46

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'homme des cavernes 

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Il pleut, il pleut, marcheurs (air connu)2010-04-08-Fayence-16

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Dames2010-04-08-Fayence-26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Messieurs2010-04-08-Fayence-27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il commence à faire chaud : effeuillage2010-04-08-Fayence-29

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Racines !2010-04-08-Fayence-32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Marie explique à Bruno qu'il va copier le blog de 2007 qu'il est en train de lire2010-04-08-Fayence-33

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Randonneurs

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La Sainte Baume : 1er avril 2010

3 Avril 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

La Sainte Baume

00001.JPGAujourd’hui 1er avril, Bruno  nous propose une randonnée à la Montagne Sacrée, dans le Massif de la Sainte Baume. Nous visiterons la Sainte Grotte où vécut Marie-Madeleine. « Toute l’ascension du flanc s’effectue à l’ombre d’une forêt mystérieuse qui garde intacts ses secrets des temps immémoriaux ». Quant à la vue, elle sera royale !

Mais ce matin, à l’aube, un violent orage éclate : tonnerre, éclairs, forte pluie avec même des grêlons. Quelques minutes seulement, mais cela suffit à nous inquiéter.

Bruno hésite, car il n’est pas prudent de gravir la Sainte Baume par temps pluvieux ou par grand vent. Mais la météo nous promet des éclaircies dès ce matin, suivies d’un grand soleil. Nous 2010-04-01 Massif de la Ste Baume-001décidons donc de partir. 

Nous voici 18 randonneurs sur le parking proche de l’Hôtellerie de la Sainte Baume, à la sortie de Nans-les-Pins. Des nuages menaçants coiffent la montagne de la Sainte Baume. L’air est frisquet.

Bruno nous présente le parcours : « Il y a trois possiSte BAUME-EstbilitésNous monterons jusqu’à l’esplanade de l’oratoire, puis ceux qui le souhaitent iront visiter la grotte. Retour ensuite à l’esplanade. C’est là que les petites jambes nous quitteront. Quant à nous, nous grimperons sur la crête jusqu’au Signal des Béguines, à 1148 m ».

Nou2010-04-01 Massif de la Ste Baume-003s pénétrons dans le parc de la Sainte Baume. Nous suivons un large chemin qui s’élève à travers la forêt. Une forêt magnifique aux essences variées : hêtres, tilleuls, érables, ifs, merisiers, aulnes et houx. Le sentier est aménagé de larges marches qui facilitent le parcours des pèlerins. Les escaliers s’enchaînent à travers la forêt. L’air est humide et frais. « Ca sent les champignons » s’exclame Yvette. Il ne manque qu’un peu de soleil pour qu’ils s2010-04-01 Massif de la Ste Baume-002ortent de terre.

Nous progressons sous une haute futaie de hêtres plusieurs fois centenaires. « Vous verrez même des arbres millénaires » nous annonce Bruno. Dommage, il nous manque un rayon de soleil pour éclairer cette splendide forêt !

Nous parvenons à un palier appelé « Le Canapé ». « C’est une plate-forme permettant aux promeneurs de se détendre et de méditer au cœur de ce site unique » nous dit Bruno. Mais pour nous, pas de détente. Nous passons notre chemin. Et grimpons à présent au milieu d’un chaos de blocs éb2010-04-01 Massif de la Ste Baume-004oulés. La pente est plus raide. Nous commençons à nous réchauffer un peu. Puis nous atteignons le carrefour de l’oratoire. « On est à 860 mètres » précise Bruno. Nous marquons une pause.2010-04-01 Massif de la Ste Baume-005

Bruno nous conte alors l’histoire de Marie-Madeleine : « Terre sacrée depuis l’aube des temps, la montagne de la Sainte Baume abrite une grotte riche de mythes. Des cultes païens y furent célébrés aux temps préhistoriques. Puis elle fut habitée par les druides celtiques. Avant de devenir un lieu de pèlerinage en l’honneur de Marie-Madeleine, devenue la sainte patronne de Provence. La légende dit qu’elle séjourna dans cette grotte pendant trente trois ans. Elle y vivait depuis déjà sept ans, lors2010-04-01 Massif de la Ste Baume-006que Dieu lui demanda de formuler un voeu. Madeleine qui n'avait pas lavé ses mains depuis son arrivée dans la montagne, demanda de l'eau. Une source jaillit aussitôt du sol de la grotte. Madeleine s'y frotta les mains et les vit redevenir belles et douces et s'écria : « O lei bellei maneto ! » (Oh, les belles mains !). A ce cri, Dieu reconnut qu’elle n’était pas encore délivrée de ses anciens péchés et renouvela sa pénitence. La malheureuse éclata en sanglots : ainsi naquirent le Latay, l’Issole, le Carami, le Cauron. Et surtout l’Huveaune qui refit en sens inverse le chemin que Madeleine avait fait pour arriver à la Sainte Baume depuis la mer. Trente ans plus tard, peu avant sa mort, les anges enlevèrent Madeleine dans les airs et la déposèrent près de l’ermitage de Saint Maximin. Son corps fut embaumé et placé dans un mausolée sur lequel sera édifiée plus tard la basilique royale de Saint Maximin ».

A présent nous montons à la chapelle. Tous sauf quelques-uns qui l’ayant déjà visitée, préfèrent nous attendre un peu plus haut, à la chapelle des Parisiens.

Nous suivons une large piste qui monte régulièrement au pied d’une haute falaise. 2010-04-01 Massif de la Ste Baume-010Nous découvrons sur notre droite, une très belle vue sur les collines du nord de la Provence. La vallée est éclairée de ci de là par les rayons du soleil. Qui semble vouloir percer enfin. Nous atteignons le parvis de la grotte où trône une magnifique Pietà. Puis nous pénétrons dans la grotte.

Vaste et très haute, elle est aménagée en église, avec différents autels. Elle est ornée de sept vitraux, représentant les épisodes de la vie de la sainte. (Vitraux de Pierre Petit, dit Tourangeau-Disciple-de-la-lumière. Il a réalisé cet ensemble à l’endroit où Maître Jacq2010-04-01 Massif de la Ste Baume-008ues, fondateur de l’Ordre d2010-04-01 Massif de la Ste Baume-009es Compagnons du Devoir, s’était retiré).

La grotte abrite aussi une statue de la Vierge et une autre en marbre blanc, représentant l’Espérance. (C’est l’une des quatre pleureuses qui provenaient du tombeau du Comte de Valbelle. On prétend qu’elles eurent pour modèles quatre maîtresses de ce cher comte. L’une, la statue de Ste Monique, serait le portrait de la Clairon, comédienne plus connue sous le nom de Claire-Josèphe-Hippolyte-Leyris de Latude).

Nous ressortons de la grotte et 2010-04-01 Massif de la Ste Baume-011profitons quelques instants d’un timide rayon de soleil. Puis nous écoutons religieusement la sainte parole de Frère Bruno. L’histoire qui se rattache à ce sanctuaire est si riche que Bruno nous en parlerait pendant des heures. Revenons d’abord à Maître Jacques : « Maître Jacques fut ici même frappé par ses ennemis de cinq coups de poignard, évoquant les cinq plaies du Christ. Depuis ce jour, la Sainte-Baume constitue l'étape finale du Tour de France des compagnons. Qui doivent effectuer, au moins une fois dans leur vie, un pèlerinage à la Sainte Baume. « Nous verrons tout à l’heure l’oratoire des Trois Chênes qui témoigne du passage des Compagnons du Devoir » nous dit Bruno.

Il nous apprend aussi qu’à l’origine la grotte était d’un accès très difficile. C’est vers l’an 400 que Cassien (le saint du lac) et ses compagnons creusèrent un sentier dans le rocher et un escalier dans la grotte.

Depuis ce temps les pèlerins n’ont pas cessé d’affluer pour honorer ce sanctuaire. Parmi les pèlerins les plus célèbres, retenons Louis IX (qui vint ici en remontant sur Paris), François 1er (qui offrit un portique pour matérialiser l’entrée de la grotte « Vous pourrez le voir en bas, à l’Hôtellerie » nous dit Bruno), Louis XIV qui s’arrêta ici, en compagnie d’Anne d’Autriche et de Mazarin, le 5 février 1660.

Et enfin, nous-mêmes en ce 1er avril 2010 !2010-04-01 Massif de la Ste Baume-012

Nous redescendons vers l’oratoire. S’adressant aux petites jambes, Bruno leur dit : « Vous allez suivre le chemin des Rois ». Jacqueline et Yvette en semblent particulièrement honorées.

Quant à nous, nous suivons la piste qui monte régulièrement par de grandes marches. Le ciel est à nouveau très couvert. L’air est frais. Et lorsque nous atteignons la Chapelle des Parisiens, nous y retrouvons nos amis, un peu congelés. Mais pour nous, c’est l’heure de la pause casse-croûte.

La chapelle des Parisiens, ou chapelle des morts, fut construite en 1629. Bruno nous montre la photo de la chapelle prise il y a quelques années. Quelle différence ! Car en 2007, la Municipalité du Plan d’Aups l’a fait entièrement rénover.  

Mais le froid nous gagne. 2010-04-01 Massif de la Ste Baume-013Nous repartons de plus belle. Après deux boucles, nous passons devant un oratoire qui représente Sainte Marie-Madeleine aux pieds du Christ. Puis nous grimpons par une série de boucles plus serrées. Nous voici à présent au-dessus de la forêt. D’où nous avons « une belle vue sur le nord de la Provence et le Dauphiné ». Du moins selon la feuille de route de Bruno, car nous voici à présent dans les nuages !

Nous poursuivons notre grimpette à fla2010-04-01 Massif de la Ste Baume-014nc de montagne. Puis la brume s’épaissit. Une bise glaciale nous fouette. Nous avons tous enfilé nos anoraks. Les plus prévoyants ont sorti leurs gants et leurs bonnets. C’est le printemps ! Mais en avril, il peut encore faire froid.

Bruno aurait pu nous raconter l’histoire des glacières. Aujourd’hui on comprend aisément que les glacières de la Sainte-Baume ont pu alimenter Marseille en glace pendant plusieurs siècles. D’ailleurs, de la glace, en voici au creux des rochers. Ce sont sans doute les restes de l’orage de grêle de ce matin. Nous progressons toujours dans la brume. 2010-04-01 Massif de la Ste Baume-017

Soudain, dans la vallée, perce un rayon de soleil. Serait-ce une éclaircie ?

En tête de groupe, Bruno s’arrête. Il scrute sa carte et semble hésiter. A tous les coups il nous prépare une blague. N’oublions pas : nous sommes le 1er avril ! 

« Nous nous sommes trompés de chemin ! » La blague est un peu grosse. Mais Jean-Marie confirme : « Cela fait un kilomètre que nous nous sommes trompés. Mon GPS me l’avait dit ! ».  Merci le GPS ! Merci Jean-Marie !

Nous n’avons pas d’autre solution que faire demi-tour. De2010-04-01 Massif de la Ste Baume-018ux kilomètres en plus, qu’à cela ne tienne ! Cette randonnée nous paraissait bien courte, avec ses 12,8 km.

Peu à peu le ciel se dégage, dévoilant un paysage magnifique. En fin de compte, grâce à ce petit détour, nous aurons pu profiter du paysage ! Nous voici au col du Saint Pilon (alt. 952 m). A l’est, voici le GR9 que nous avons manqué tout à l’heure. Le départ du sentier est pourtant bien balisé.

Nous poursuivons notre chemin sur la ligne de crête.

2010-04-01 Massif de la Ste Baume-021Nous progressons sur un plateau rocheux, à la végétation rase. De part et d’autre la vue est magnifique ! Et à présent le soleil l’emporte sur les nuages. Mais le vent reste toujours soutenu et froid. Il n’est pas encore temps de se dévêtir.

Nous grimpons dans les cailloux et les rochers, au milieu d’une garrigu2010-04-01 Massif de la Ste Baume-023e clairsemée. Passant par des lieux aux noms pittoresques : le Bau des Oiseaux, le Faux Jouc de l’Aigle, la Croix des Béguines, le Jouc de l’Aigle. Nous nous dirigeons à présent sur le versant sud, par de grandes dalles plates. Voici le Bau du Régage et là-bas devant nous, le Signal des Béguines. C’est le point culminant de la rando, à 1148 mètres d’altitude.

Encore une dernière grimpette et nous atteignons le sommet. Une bise fraîche continue à souffler. Nous franchissons quelques rochers. Et nous voici à l’abri du vent. Aussitôt l’évidence s’impose : il est midi passé. Nous ne pouvons pas rêver meilleur emplacement pour pique-niquer. Nous nous adossons aux rochers, face à un paysage sans pareil : à gauche les îles d’Hyères : Port-Cros, Porquerolles. Devant nous la baie de Sanary et Bandol. Et plus à droite, la côte en direction de M2010-04-01 Massif de la Ste Baume-025arseille. Sur l’autre versant, nous avons pu apercevoir la Montagne Ste Victoire, splendide.

Nous savourons notre pique-nique, profitant de ce temps de repos bien mérité. Et nous chauffant aux rayons du soleil, qui nous a bien manqué ce matin. Soudain, la fraîcheur nous gagne. Ce n’est rien, rien qu’un petit nuage qui pass2010-04-01 Massif de la Ste Baume-026e.  

Il fait très bon à l’abri du vent, mais hélas nous ne pouvons pas nous attarder.

Il nous reste encore près de trois heures de marche. Nous descendons sur la crête et atteignons le Pas des Villecroze. « Ici, on quitte le GR9 » nous dit Bruno. Nous poursuivons la de2010-04-01 Massif de la Ste Baume-031scente.

Voici à présent un balisage : le sentier oblique à gauche. Mais Bruno hésite. Le passage lui semble un peu accidenté. Finalement nous descendons plus loin, à la recherche d’un passage plus sympathique. Après quelques minutes d’hésitation, nous croisons un groupe de randonneurs qui nous confirme que l’on peut se faufiler entre les 2010-04-01 Massif de la Ste Baume-036rochers. Notre groupe se scinde alors en deux. Au final, nous passerons tous à travers rochers et forêt. Nous nous rejoignons en bas. Quelques instants plus tard, nous voici au pied d’un hêtre millénaire (circonférence de 6,50 m), dominé par la falaise.

A présent nous m2010-04-01 Massif de la Ste Baume-038archons en sous-bois, sur une piste en pente très douce. Puis le sol devient boueux. En essayant de contourner les immenses flaques de boue, nous nous griffons aux ronces qui bordent le chemin.  

Bientôt le terrain devient plus sec. Nous marchons à bonne allure. Mais qu’il nous paraît long ce chemin !

Nous voici enfin presque arrivés. Quand soudain Bruno siffle. Le groupe s’arrête ; « Il nous reste à voir l’oratoire des Compagnons du Devoir ». Une joie intense se lit sur les visages. 2010-04-01 Massif de la Ste Baume-040

Mais le devoir nous appelle. Et nous suivons Bruno jusqu’à l’oratoire des Trois Chênes. Où sont gravés sur le socle, des fers à cheval, témoignage du passage des Compagnons.

Après le Devoir, voici la Récompense ! Nous allons prendre un pot bien mérité. Car au total nous avons atteint un dénivelé de 940 mètres. Et une distance frisant les 16 km.

Nous avons bien pris l’air. Et le vent ! Le vent violent et glacé. Le vent de côté et le vent de face. Nous terminons un peu vannés. Heureux quand même de cette belle randonnée.

 

Merci Bruno pour cette très très belle randonnée dans le massif de la Sainte Baume.

 

Merci aux photographes : Jean , Jean-Marie , Gérard .

 

Encore quelques photos :

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Arrivée à la chap2010-04-01 Massif de la Ste Baume-015elle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2010-04-01 Massif de la Ste Baume-016Dans la brume

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Eclaircie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Retour en arrière

Sur la crê2010-04-01 Massif de la Ste Baume-022te

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pique-nique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Descente sur la crête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Randonneurs

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Ran2010-04-01 Massif de la Ste Baume-034donneuses 

Prochaine randonnée : Jeudi 8 Avril à 7 H 00 : CASTILLON (06) Le Grand Mont
Point culminant des reliefs côtiers azuréens (1379 m), Le Grand Mont (ou Grammondo pour nos amis Italiens) domine véritablement la Méditerranée dont seulement 6 Km le séparent. Depuis cet Grammondemplacement royal, le regard embrasse les collines de Menton et Vintimille tout en balayant vers le Nord les cimes du Mercantour ou vers le Sud ( pourquoi pas si les conditions Météo le permettent ) la chaîne des montagnes Corses qui paraissent sortir des eaux .L’arrivée au replat sommital, marqué d’une grande croix en pierre taillée, procurera un enchantement hors du commun; il sera à la mesure de l’effort fourni car il s’agit d’une randonnée longue, souvent pentue, avec de fortes dénivelées, réservée à de bons marcheurs entraînés.
L : 13 Km 500 , D : 6 H 00 , Dh : 1074 m . Niveau : Sportif.
Un 2ème parcours plus facile sera proposé par Jean.
Repas tiré du sac.
Responsable : Jean : 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62
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St.Tropez-Sentier du littoral-25/03/2010

26 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

ST. TROPEZ- Sentier du Littoral n°2

 

2010-03-11 Peille-2Comme Jean  nous l'a expliqué, il a découpé le rivage de la presqu'île de St.Tropez en quatre zones dont il extrait trois parcours pour randonner. La partie nord,  parcours n° 1 qui va du village à la plage de Tahiti, les plages de Ramatuelle et de Bonne Terrasse qu'il a sautées (4 ,5 km de sable, pas le pied pour des marcheurs…si l'on peut dire), Presqu'ilela partie centrale avec le parcours n°2 que nous ferons aujourd'hui, nous conduisant du Cap Camarat au Cap Taillat et enfin la partie sud  entre le Cap Taillat et la plage de Gigaro constituant le parcours n° 3, rando déjà programmée pour 2011 ( pitié Jean, ne nous fait pas vieillir trop vite !).

C'est donc au parking du cap Camarat que 28 marcheuses et marcheurs se sont retrouvés. Un record,  une heure de route : merci Jean de nous avoir fait partir tôt, évitant ainsi les inévitables bouchons de ce parcours de 50 km. Quelques paresseux sont restés au lit alléguant un risque de pluie. Il est vrai que la météo n'était pas très claire, même notre guide était un peu inquiet : la pluie sur les rochers du sentier du littoral ce n'est pas évident. Pour l'instant, pas de problème de ce côté-là. Si sur l'arrière-pays le ciel est couvert, tout au long de la route, nous avons pu voir que le Cap Camarat était bien dégagé.

Nous avons le plaisir de retrouver notre ami Claude  qu' une vilaine hernie avait tenu hors des sentiers. Bienvenue à toi et bon courage pour la reprise.

2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-4Après la traditionnelle photo de groupe, Jean  nous fait son premier topo sur le phare au pied duquel nous sommes .

Culminant à 130 m au-dessus du niveau de la mer, c'est le second plus haut phare de France après celui de Vallauris . Il a été mis en service en 1831, électrifié en 1946, automatisé en 1977.   Aujourd'hui, ce phare connu de tous les marins est télécontrôlé depuis celui de Porquerolles .

Le versant de ce rivage orienté au nord-est se révèle d'une grande richesse botanique. La forêt est reine, épargnée depuis une vie par les flammes. Elle a effacé les traces du déluge de feu qui, le 15 août 1944, est tombé sur les défenses allemandes quand la 7ème armée du général Patch débarqua à ses pieds sur la plage de Pampelonne.

Cette richesse botanique, nous allons en découvrir quelques exemples grâce à une rencontre inopinée, au milieu de la journée avec un représentant du Conservatoire du Littoral ( ou des Eaux et Forêts ?).2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-3

A 8 h 30, c'est le départ pour 16 km et 500 m de dénivelée. Jean nous a précisé : "En 2005, cette randonnée partait de la plage de Bonne Terrasse mais je l'ai raccourcie car 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-2elle avait paru un peu longue lors de cette première édition". Applaudissements de tout le groupe. Le retour se fera par l'intérieur, sur de chemins faciles, et permettra de voir de superbes villas.

Un petit coup d'œil sur la plage de Ramatuelle, bien vide en cette saison.

Puis nous abordons une descente très raide et très ravinée qui va nous faire passer de 110 m à…0 en 800 m environ. 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-39
Heureusement le chemin est assez sec pour éviter les glissades. Nous débouchons en face du Rocher des Portes , perchoir pour les mouettes et les gabians qui se régalent des courants aériens.2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-38 De Saint Raphaël, par beau temps, ce qui est toujours le cas…, on distingue très bien cet îlot.    La roche qui constitue ce morceau de côte jusqu'au cap Taillat est une exception géologique dans notre région. De couleur jaune, légèrement rosée elle est constituée de granulite qui semble assez friable, donnant un joli sable que nous retrouverons de temps en temps à l'Escalet puis au Cap Taillat.2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-5

Des arbustes aux feuilles bleu vert, ornées de fleurs blanc jaunâtre semblent très communes sur ce secteur. Jean-Marie les assimile à des euriops bleus mais nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas cette espèce mais d'une variété très caractéristique à cette zone Camarat-Lardier : "la barbe de Jupiter".2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-30

Le sentier du littoral, dans cette première partie n'a pas encore reçu la visite des élagueurs et la végétation est un peu envahissante ce qui n'arrange pas la progression déjà rendue difficile par le relief et la nature du sol. Mais ceci permet une avancée lente propre à la contemplation de superbes paysages. 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-41D'autant plus que nous sommes maintenant au soleil, et, à l'abri du vent il fait plutôt chaud ce qui entraîne un net besoin "d'effeuillage". La mer est assez agitée par endroit et les vagues viennent claquer sur les rochers. Il y a un passage délicat à franchir, allons-nous revivre l'épisode mouvementé de la rando de St.Aigulf ? N'anticipons pas.

Mais le petit déjeuner est déjà loin et il est temps de reprendre des forces. Jean va donc nous arrêter sur un petit appontement, bien au sec , à l'abri du vent et au soleil : "pause banane". 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-8Jugeant que nous pouvons manger et écouter, il va nous parler du Conservatoire du littoral. Créé en 1975, cet établissement public est dirigé par un conseil d'administration, composé à part égal de représentants de l'Etat et d'élus . Il a pour mission la préservation de milieux naturels et la réhabilitation de sites dégradés dans les cantons littoraux et certaines communes riveraines de lacs. Se portant acquéreurs de terrains, il a,  par ce moyen, la possibilité d'éviter la spéculation foncière et les implantations sauvages. Pour mémoire avant son intervention, la zone du cap Taillat était, en été un immense camping sauvage. Il possède toute la zone des trois caps, Camarat, Taillat et Lardier  qui ont retrouvé leur aspect d'origine dont nous profitons aujourd'hui.

Le Club Méditerranée avait jeté son dévolu sur le Cap Taillat 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-9mais  la municipalité et le Conservatoire du Littoral avaient bloqué cette installation. Jean-Louis ajoute que le permis de construire avait été obtenu suite à des pressions diverses. C'est le maire de Ramatuelle, Albert RAHAËL, qui courageusement fit bloquer le dit permis et vendit les terrains au Conservatoire du littoral. Le centre culturel de Ramatuelle et un square portent son nom.

Profitant de cette pause, Jean-Louis raconte ensuite qu'il a beaucoup ri en lisant le dernier blog avec l'histoire de la "musaraigne étrusque"dont il a vainement cherché la photo. En regard de l'article, il n'a trouvé que celle de Mado, tout de vert vêtue…

Sacré Gérard, blogueur de ce jour, il devait penser très fort à une certaine "Souris verte qui courait dans l'herbe" !!!

Ayant remercié Jean-Louis, Jean complète son exposé par le pin Pignon, la crytme maritime, petite succulente appelée aussi perce-pierre et enfin la cigale.

Nous repartons. Maintenant le cap Taillat, notre objectif est bien visible. 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-13Il paraît très proche mais il y a une grande baie à parcourir. D'où nous sommes maintenant, nous pouvons observer, à travers les frondaisons, le superbe château Volterra, construit avec cette pierre très caractéristique de la région.029.jpg 

Voici enfin ce passage un peu difficile. Les vagues éclaboussent un petit peu mais le vent, pourtant assez fort aujourd'hui est bien orienté et le groupe passe sans problème. Il faut cependant faire très attention car des algues brunes rendent  ce passage glissant.2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-10

Encore quelques fleurs inconnues, d'un jaune vif issues d'une sorte de trèfle à grandes feuilles, en forme de cœur nous fera remarquer Cathy. Puis une fleur à peine sortie de 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-142010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-31terre, rose, qui pourrait bien être une orchidée sauvage. Son développement actuel ne permet pas de l'identifier formellement.



Nous arrivons maintenant au promontoire du rocher Escudélier qui porte deux plaques commémoratives relatives à la Résistance et aux Services secrets pendant la seconde guerre mondiale. 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-15Plus de petites fleurs, ici tout est minéral dans cette belle roche aux formes adoucies par l'érosion.

Voici maintenant la plage de  l'Escalet , si petite . Elle est envahie en été car une route y conduit et un petit parking permet de stationner, ce qui est rare dans ce secteur.

Aujourd'hui, elle est déserte mais bien balayée par les vagues et le vent. 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-36Nous la contournons et poursuivons notre chemin par le chemin du haut où une nouvelle plante va entraîner débat entre Jean-Louis et Jean-Marie.

Heureusement la rencontre d'un spécialiste des Eaux et Forêts va nous permettre de confirmer l'hypothèse de la présence de la "rue"(Ruta graveolens L.), plante très aromatique. Elle sent si fort que le dit spécialiste en reconnaît, de loin,  l'odeur sur nos mains. La plante dégage une odeur forte et pénétrante avec un fond rappelant la coco, souvent perçu comme désagréable, et a un goût amer.

Sa sève a des propriétés photosensibilisantes et peut provoquer des dermatites de contact chez les personnes à la peau sensible, et même de véritables brûlures par temps chaud. Elle a aussi des propriétés abortives
C'est lui aussi qui va nous fournir le nom de la Barbe de Jupiter, (Anthyllis barba-jovis) , en nous précisant que c'est une espèce très protégée. Prélever un rameau ou simplement en ramasser un coûte une amende de 9000 €  (Oh! Oh! N'y a t'il pas un peu d'exagération !)

Enfin, il va nous confirmer que le palmier nain, ou  faux palmier doum (Chamaerops humilis L.) est le seul palmier originaire de France et plus particulièrement de cette région.2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-26

Plus loin, un énorme et affreux tag pollue  les rochers. Il fait juste face à une imposante villa en surplomb : est-ce une vengeance ou un défit ? En tout cas, il faut vraiment être c… pour aller tagger dans ce coin.2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-19

Nous arrivons en face du cap Taillat. C'est magnifique, un des plus jolis paysages de la Côte d'Azur, et certainement le plus sauvage. 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-23De plus il fait maintenant très beau, soleil et ciel bleu. Il est 11 h 52, selon Jean, nous avons huit minutes d'avance sur son horaire ( Ah!Ah! nous avons marché trop vite)et chacun prend place à l'abri du vent pour le pique-nique.

Bien installés, nous profitons de cette pause : plaisirs des yeux et du palais que peut-on demander de plus. Certains en profiterons pour une sieste au soleil, ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu de telles photos dans le blog. Merci Mesdames. 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-25Bien entendu nous avions aussi nos "belotteurs" habituels.

Quelques nuages commencent à monter vers l'ouest et Jean donne le signal du départ. Nous quittons le littoral et très rapidement Jean fait un arrêt pour le dolmen de la baie de Briande datant de 2000 à 3000ans. 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-0C'est un ensemble très rustique, "restauré" sous l'égide du ministère de la Culture avec l'appui financier du Conseil Général, de la Commune de Ramatuelle et du Syndicat inter communal.

 

Laissant à notre gauche la Bastide Blanche, grand ensemble viticole renommé, nous allons monter jusqu'à la cote 134 par de larges pistes faciles. Le ciel est maintenant bien couvert, mais il s'agit de brume, la pluie ne viendra pas perturber la suite de cette randonnée.

Effectivement de belles et grandes propriétés occupent ce secteur. De vastes terrains leur permettent de bien s' intégrer dans la nature.

Encore une montée, 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-28la der des der et nous débouchons sur la route qui nous ramène au phare. Mais où est-il passé. On croit le voir à chaque tournant, mais il n'est pas Là. Fin de rando difficile !
 Il est 15 h. Le temps de déchausser, nous repartons vers le café des Ormeaux à Ramatuelle. Bigre, pas facile de se garer dans ce pays !

Il est 15 h 30, c'est pile l'heure d'ouverture mais il nous faudra patienter 5 minutes pour y avoir accès et déguster notre pot de l'amitié.

 

Merci Jean pour cette belle randonnée qui a fait découvrir à tous les nouveaux du groupe, un des coins les plus extraordinaires de la région.

 

Merci aux photographes Jean , Jean-Marie  et Gérard .

 

La semaine prochaine, Jeudi 1 Avril à 7 H 00 : Massif de La SAINTE – BAUME  EST ( 83 )

 

 Départ des véhicules pour une randonnée à la Montagne Sacrée (massif de la Sainte Baume – partie Est - 83) et la visite de la Sainte 2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-1Grotte où vécut Marie Madeleine. Culminant à 1.148 mètres d’altitude, elle est la plus étendue des chaînons provençaux (12 kms). Toute l’ascension du flanc s’effectue à l’ombre d’une forêt mystérieuse qui garde intacts ses secrets depuis des temps immémoriaux. Une fois sur la crête, cailloux, rocs et garrigue clairsemée règnent, quant à la vue, elle est  royale ! – Repas et boisson à sortir du sac – Caillouteux et raide par endroits - 12 kms 800 - 5 h 00 Déniv. : 567 m – Moyen / Medio avec passage Alto                      

Responsable :    Bruno

 

Quelques photos en bonus :

Bien encombré le sentier !2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-6


















Jolis rochers, on se croirait en Bretagne2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-16



















2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-33




Le sentier













2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-35


















2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-43


















Les femmes de Jean BOREL, majoritaires aujourd'hui. Mais qui est ce vilain coucou qui se cache parmi elles ?2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-40


















Joli coin pour une "pause banane"2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-42


















Pique-nique2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-21

2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-22

























2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-24

























2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-29
Belote...coinchée
















Mais où est-il ce sacré phare !









C'est vraiment le printemps, gare au pollen !

2010-03-25-St.Tropez-Littoral N°2-18
















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Pierrefeu - Le Fédon : 18 mars 2010

19 Mars 2010 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Pierrefeu : Le Fédon

00001.JPGAujourd’hui Bruno nous propose une randonnée dans les Maures, au départ de la commune de Pierrefeu.

Nous avons rendez-vous à l’entrée du hameau de la Portanière. Nous voici 27 randonneurs au départ. Aujourd’hui la météo nous promet un grand beau temps. Mais à Pierrefeu, le ciel est couvert. Ce sont encore ces sacrées entrées maritimes qui nous privent du soleil.

L’air est frisquet lorsque nous démarr2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-001ons.
Mais soudain le groupe s’arrête. Qu’attendons-nous ? On attend Gérard qui est retourné garer sa voiture correctement, afin de ne pas gêner un viticulteur dans son travail. Car ici nous sommes au milieu des vignes.

C’2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-002est reparti. Pour quelques minutes seulement, car Bruno s’arrête sur fond de vignes et d’oliviers. Il nous présente le profil de la ranPierrefeudo. Profil en forme de mamelons, avec deux belles côtes en perspective. Le groupe des petites jambes évitera une montée et une descente. Certaines n’ont pas bien compris et se font traiter de blondes. Le blogueur fait partie du lot. « Ce sera une randonnée de 17,9 km pour un dénivelé de 630 m » nous dit Bruno. Sans compter les options ! 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-003

« De là-haut, vous verrez Toulon, Notre-Dame des Anges, Les Maures, un lac, des ruines. Nous marcherons sur des chemins parsemés de paillettes d’or et d’argent ». De quoi nous faire rêver ! « Ici, c’est le pays de la musaraigne étrusque. On en parlera un peu plus loin ». De quoi nous faire saliver !

Nous progress2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-005ons parmi les vignes. « Nous sommes dans le vallon de Loubier » nous annonce Bruno. La pente est très douce. Mais le soleil brille et nous commençons à nous réchauffer. Nous traversons à présent une belle chênaie. « On va arriver à 189 m au prochain croisement. Et nous monterons ensuite à 340 m ». Arrivés au carrefour, nous marquons une pause.

« On se sépar2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-006e ici. Les petites jambes vont avec Jean » nous dit Bruno. Puis il nous décrit le parcours du premier groupe : « Nous allons marcher dans un très joli bois de chênes-lièges, au sol couvert de cistes, lavandes à toupet, bruyères, romarin… Et nous aurons là-haut une vue merveilleuse. Puis ce sera une côte douce et régulière. On va dominer le barrage. Puis nous descendrons jusqu’au barrage ». Puis Bruno s’adresse aux petites jambes : « Voilà tout ce que vous allez manquer ! ». Sans regret ?

Jean prend la tête d2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-007e ses huit petites jambes. Avant de nous quitter, il nous prévient : « Si on se perd, rendez-vous jeudi prochain au cap Camarat. ». Et Bruno d’ajouter : « N’oubliez pas de vous inscrire au Pèlerinage de la Ste Baume. C’est le dimanche 2 mai ! »

Nous repartons sur la piste qui s’élève à travers un bois de chênes-lièges et de bruyères. Pour l’instant, les petites jambes nous suivent. A distance. Puis nous attaquons une côte beaucoup plus raide. Notre 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-008groupe s’étire. « On est dans les paillettes » nous fait remarquer Bruno. Pour ceux qui n’y auraient vu que du feu. A présent le soleil tape fort. Soleil plus grimpette : Il commence à faire chaud !

Et nous voici dans le joli bois de chênes-lièges, au sol couvert de cistes, lavandes,… etc. Nous découvrons la fameuse vue sur le Coudon et la ville de Toulon. Après une montée sur un sol schisteux, nous atteignons la piste des Crêtes du Maraval. Voici le carrefour, à l’altitude de 343 mètres, où nos deux groupes se séparent vraiment. Pour une heure seulement. « Pendant que no2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-010us ferons un circuit de 4,5 km, Jean nous choisira un lieu de pique-nique » nous explique Bruno.

Nous avançons à présent sur la piste des Rimaret. Bruno parle équitation avec Françoise. Quand soudain il s’arrête. De façon un peu … cavalière. « On parle, on parle et voilà que j’ai loupé un chemin sur la gauche ». Bruno retourne en arrière, mais ne trouve pas de chemin. Nous poursuivons. Un peu plus loin, le voici ce fameux chemin. « On est à 410 m2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-012ètres. Maintenant on va descendre ».
Nous descendons parmi les bruyères et les arbousiers. Puis la descente se fait plus rapide. Nous laissons une ruine sur la droite. « Nous arpentons le flanc du Serre Long » nous dit Bruno. Le sentier descend parmi les châtaigniers. Nous dominons le vallon des Bîmes et le barrage.

Tout à coup Bruno siffle. Petite pause technique. « Avec tous ces sifflements, on n’entend plus les oiseaux » se plai2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-013nt (la grande) Dominique. Car en effet, depuis ce matin on les entend chanter. Ca sent vraiment le printemps !

Nous reprenons notre descente, à présent bien caillouteuse. Parmi les  pins et les bruyères. Et nous voici arrivés en bas. « Nous sommes à 150 mètres. On va remonter sur 3 km. Jusqu’au croisement où nous étions tout à l’heure ». Et près duquel nous attendent les petites jambes.

Nous grimpons la piste des Bîmes, dans une chênaie de yeuses et de pubescents. Et voici sur notre droit2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-014e, le barrage et la retenue des Bîmes.  C’est un coin très paisible ombragé de peupliers, roseaux et mimosas. Voici l’endroit idéal pour pique-niquer. Dommage, nous ne sommes pas seuls. Le lieu est agréable, mais la côte est raide. Très raide même. Et le temps presse : les petites jambes nous attendent. Nous traversons à présent le bois des Ginestes. Encore un ou deux lacets et nous apercevons le carrefour où nous avons rendez-vous. Comme le dit Françoise : « On a bouclé la boucle ! »

Mais au carrefour, personne. « Ils ont trouvé un meilleur endroit » nous dit Bruno, qui a eu Jean au téléphone. « Encore un kilomètre 800 ! » Et 1,8 km de grimpette ! Mais restons positifs. « Ce sera toujours ça 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-015de moins à grimper après le déjeuner ». Nous poursuivons donc notre route à flanc de coteau. « On aperçoit Gonfaron, au fond à droite » nous annonce Camille. « On s’en fout ! » lui répond une de nos charmantes randonneuses. Ventre affamé ne s’intéresse pas au paysage !

Enfin nous apercevons une silhouette à l’horizon. C’est Jean qui vient à notre rencontre. « Regardez2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-016 sur la droite, le village de Pignans ». D’où nous partîmes pour grimper à Notre-Dame des Anges.

Et enfin nous retrouvons les petites jambes. Les voici, bien installés dans l’herbe. Et bienheureux. Car ils ne nous ont pas attendus pour déjeuner. Un groupe de beloteurs est déjà en action.
No2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-017us nous installons à notre tour, à l’ombre ou au soleil, selon les goûts.

Bruno confie à Joël, qui a déjà déjeuné, son article sur la musaraigne étrusque. Et c’est un avec un réel plaisir que nous écoutons Joël, tout en savourant notre pique-nique.

Il nous fait découvrir cet animal extraordinaire : « La Musaraigne Etrusque vit dans le sud de la France, notamment dans les Maures. C’est le plus petit mammifère du monde. A l’âge adulte, elle ne mesure que trois centimètres, queue comprise. Et ne pèse, avec l’estomac rempli, que deux grammes. Elle perd 15 % de son poids da2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-018ns la journée. Pour les récupérer, elle est obligée de manger deux fois son poids par nuit. Sinon, c’est la mort en 24 heures. Elle se nourrit d’insectes, qu’elle tue par deux ou trois morsures. Elle vit la nuit et ne sort le jour que poussée par la faim. La femelle a une portée de trois ou quatre petits. Ils sont gros comme un grain de café. Et nus comme un ver. Au bout de 12 jours, le premier petit attrape la queue de sa mère, le second la queue du premier et ainsi de suite. Ils marchent ainsi à la queue leu leu sur les pierres sèches. Enfin le cœur de la musaraigne étrusque bat à un rythme d’enfer : 1200 pulsations par minute ! »

A présent nous savons tout sur la musaraigne étrusque, il est temps de2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-022 passer au dessert et au café. Puis chacun se repose quelques instants au soleil.
On voit ici Mado langoureusement allongée, sur son blouson assorti à son sac à dos, son tee-shirt, son bonnet et ses chaussures. (
Fashion victim ? No. Surely not !)

Après ce temps de repos fort agréable, il nous faut reprendre notre route. « Il nous reste 6,3 km » nous annonce Bruno. Ceci sans compter l’option qu’il nous propose : monter jusqu’au sommet du Fédon. Nous poursuivons notre chemin à flanc de coteau et parvenons à la selle du Fédon (alt. 396 m). Nous déposons nos sacs et les confions aux petites jambes que l’ascension du sommet n’intéresse pas. En p2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-024rincipe, on devrait être de retour dans moins de 10 minutes.

Nous grimpons sur la gauche un petit sentier qui serpente à travers les cistes. Petite promenade digestive très agréable qui nous conduit rapidement au sommet du Fédon (alt. 447 m). Le point de vue est magnifique. Au Nord, sur le Haut Var et les Alpes de Haute Provence. A l’Ouest, sur la Sainte-Baume, le massif de Siou-Blanc, le Coudon et Toulon. Au Sud, avec une vue sur les Maures méridionales jusqu’à la mer. Et à l’Est, s2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-023ur les crêtes des Maures jusqu’au sommet de Notre-Dame des Anges. Pendant que nous admirons le paysage, Jean a déniché le point géodésique. Notre collection s’enrichit d’un nouveau point G.

Mais il est temps de retrouver nos sacs. Plutôt que de revenir sur nos pas, Bruno nous fait redescendre par l’autre versant du sommet. Nous ne tardons pas à reconnaître les lieux : c’est ici que nous avons pique-niqué. Quel plaisir de retrouver ce cadre enchanteur !

Le groupe se dirige alors vers la piste que nous avons prise il y a à peine 20 minutes. Mais Bruno, toujours amoureux des petits sentiers, nous invite à le suivre par un nouveau chemin qui grimpe dans le maquis. Chemin fort agréable, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui par lequel nous sommes descendus. D’ailleurs n’est-ce pas le point G que nous apercevons là-bas au sommet ? Eh oui, c’est bien lui ! Déci2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-025dément nous n’en finissons pas de tourner autour ! A présent, prenons le chemin le plus court ! Qui nous mène directement à nos sacs.

La boucle est bouclée. Et plutôt deux fois qu’une ! Les petites jambes nous accueillent avec joie. Ils commençaient (presque) à s’inquiéter !    

« On va marcher en crête » nous prévient Bruno. Une crête descendante. Avec quand même quelques remontées. Comme celle-ci qui mène à un sommet coiffé d’une couronne de schistes. De quoi remplir le sac de Martine qui complète sa collection de pierres. Puis nous attaquons une descente raide, très raide. Sur un sentier très caillouteux. Qu’elle nous paraît longue cette descente ! Enfin nous atteignons le vallon du Fédon. « Nous sommes à 124 mètres » nous dit Bruno. 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-027Nous traversons le ruisseau. Puis nous suivons le sentier ombragé qui longe le ruisseau. Bientôt le sentier se met à grimper doucement. Nous dominons le ruisseau du Fédon, que l’on aperçoit en contrebas à travers les arbres. Et dont nous entendons les flots tumultueux. Car le ruisseau est devenu rivière. Puis le sentier redescend au bord de l’eau. Nous longeons de nouveau la rivière : le Réal Martin.  


A droite, un large gué la traverse. Bruno s’arrête. Il va 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-029falloir se mouiller les pieds. Bruno fait mine de quitter ses chaussures. Mais non, c’était une blague ! Nous poursuivons notre sentier le long de la rivière. Nous traversons à pré2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-026sent une forêt de cannes. Et revoici les vignes et plus loin le hameau de la Portanière.

Nous rejoignons nos voitures et allons prendre un pot bien mérité à Pierrefeu. Au total nous avons fait 20 km pour un dénivelé de 830 m. Nous avons de quoi être fiers !

 

Merci Bruno pour cette très belle randonnée dans les Maures.

 

Merci aux photographes : Jean , Gérard .

 

Encore 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-030quelques photos :























2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-031
























2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-033




















Les petites jambes

Dans les2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-004 vignes























2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-009




















2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-011
Ca grimpe !





Ca grimpe encore !














Piqu2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-019e-niqueurs

 





















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2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-021














Prochaine randonnée
 : Jeudi 25 Mars à 7 H 00 :
SAINT-TROPEZ (83) Sentier du Littoral (N ° 2)
Du u Cap Camarat à la Pointe de la Douane, entre ciel et mer, entre vent et soleil, immersion dans l’authenticité méditerraCap Taillatnéenne d’un littoral préservé.
Mieux vaut avoir le pied sûr pour les quelques passages exposés du sentier et posséder une certaine endurance.
Le retour se fera par les pistes et sentiers faciles de l’intérieur.
L : 17 Km, D : 5 H 30, Dh : 360 m. Moyen Médio
Repas tiré du sac.

Responsable : Jean : 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62

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Peillon- 11 Février 2010

12 Mars 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

PEILLON

 

2010-03-11 Peille-2La voici enfin cette sacrée rando-restaurant programmée le 11 février. Les abondantes chutes de neige de ce jour là nous avaient empêchés de partir de St.Raphaël .  Le changement de dates n'a pas permis à certains de nos amis de nous rejoindre, mais par contre,  d'autres  qui n'étaient pas libres le 11 Février ont pu participer à cette sortie. 

Aujourd'hui, nous espérons un meilleur temps bien que la météo annonçait pour mercredi quelques averses de neige sur Peille. Effectivement, à partir de la Turbie, le paysage est devenu tout blanc et c'est prudemment que nous atteignîmes  notre parking habituel à 2 km de Peille. Comme pour toutes les randos-restaurants, l'effectif est important : 36 marcheuses et marcheurs qui seront rejoints au restaurant par les 6 non-marcheurs du "convoi sanitaire", comme Jean  a qualifié les deux voitures montant directement de Fréjus-St.Raphaël. C'est lui qui a préparé le programme de cette journée. Après la photo de groupe (difficile de faire rentrer les 35 personnes dans ce tout petit appareil…n'est-ce pas messieurs les photographes !)2010-03-11 Peille-001 Jean nous présente la rando du jour : 11 km et 600 m de dénivelée.2010-03-11 Peille-44 Une grande descente nous conduira à Peillon où nous pourrons visiter le village et l'église. Pour la visite de cette dernière nous avons rendez-vous à 10 h 30 avec Mme Carter, de l'Office du Tourisme. Mais il n'a pas pu obtenir la clé de la si jolie chapelle des Pénitents blancs, parfaitement décrite par Gérard dans le blog du 6 Décembre 2007, auquel il nous renvoie. Puis nous remonterons au restaurant à St.Martin de Peille et rejoindrons ensuite les voitures en environ 50 minutes.

2010-03-11 Peille-4 Il fait frais mais très beau. Une fine couche de neige recouvre le sol et les arbustes : c'est beau, mais pour randonner, pas idéal. Jean nous précise : " aujourd'hui, nous sommes nombreux, il y aura un serre-fil, Jacky et deux guides, moi-même en tête  et Roland dans le peloton"

 A 8 h 55, le départ est donné. Dans un premier temps, nous allons grimper jusqu'à la petite chapelle St.Pancrace. "Attention, nous précise t'il, la neige rend certains passages glissants sur les versants nord, soyez prudents".

6 dames, dont trois Yvette, sous la conduite de Jacqueline, préfèrent éviter la montée à la chapelle en empruntant la route. Munies d'une carte, elles nous rejoindront à 600 m de là sur un parking à gauche de la route. Enfin, en principe…mais n'anticipons pas.2010-03-11 Peille-5 

La montée vers la chapelle est un peu glissante et la dite chapelle toujours aussi vide. Par contre, par rapport à notre dernier passage, elle a été nettoyée et décorée d'un bouquet de fleurs artificielles. La descente est un peu plus difficile car les rochers sont très glissants. Pourtant, tout le monde arrive à la route sans encombre.

Encore une centaine de mètres et nous arrivons au point de rendez-vous avec le groupe des six dames…personne. Elle ont dû se cacher pour nous faire une farce ! Mais non, c'est 2010-03-11 Peille-6le grand vide sur cette large esplanade. Le téléphone passe mal et Jean commence à s'impatienter. Enfin la liaison est établie, elles sont à Peille et au lieu des 600 m prévus elles ont parcouru deux kilomètres…cherchant un parking à "droite". Bravo les filles, il ne vous reste plus qu'à revenir, par une montée bien sûr, vous aurez ainsi fait 3.4 km de plus en voulant éviter une petite grimpette. Selon Marcel, " une Yvette, ça va, trois, bonjour les dégâts". Roland, toujours galant part au-devant d'elles pour les réconforter. Irma, ne fais pas la grimace s'il te plait, c'est professionnel !

Il est 9 h 49, nous avons pris au moins ½ heure de retard. Les marcheurs présents, pour passer le temps, ont  pu grignoter ce qui permettra de sauter la pause banane. Cette pauvre Mme Carter devra un peu patienter à Peillon. Elles arrivent enfin, les six, et sans donner le temps de souffler à nos "égarées" Jean attaque une petite montée assez sèche, un peu glissante puis nous nous orientons sud-ouest pour longer la cime de Rastel à 770 m. Mais que vois-je au nord-ouest ? Ne serait-ce pas le Mt.Mousnier ?
2010-03-11 Peille-006Nous nous dirigeons droit sur une impressionnante falaise que nous contournons.2010-03-11 Peille-7 Attaquant la descente vers Peillon, la progression ralentit sérieusement car le sentier étroit est très glissant et le soleil n'a pas encore fait fondre la neige. Pauvre
Mme Carter, sa matinée est fichue !

Pas de chutes spectaculaire, Martine parle bien de finir sur le ventre mais ce ne sont que des mots ! Par contre Jean-Louis va se tordre le pied, pourvu que ce ne soit pas une entorse !

Lorsque nous rejoignons le chemin qui mène de Peille à Peillon, Jean décide de partager le groupe en deux. Le premier sous-groupe descendra rapidement les 150 m restants pour retrouver Mme Carter et visiter le village, le second sous la direction de Roland descendra à son rythme et évitera le village. Les deux groupes se retrouveront2010-03-11 Peille-12 dans la montée vers le restaurant. Commence alors une descente un peu folle pour le premier groupe. Heureusement nous avons perdu de l'altitude et il n' y a plus de neige. Nous apercevons brièvement les toits de Peillon que nous abordons par le nord. Pour rentrer dans le village, Irma s'est laissée distancée pour guider les retardataires. Merci, cela valait le coup, une superbe oliveraie où poussaient des Orchis de Robert et des amandiers en fleurs avait retenu un des photographes. Dans le village, c'est la course, mais Mme Carter nous attend. Dommage, ce village est superbe. Il n' y a pratiquement pas de rues, que des escaliers et des passages couverts. Mais c'est bien restauré et " authentique". Le photographe a bien du mal à exercer son art…et à suivre.

Enfin l'église …et Mme CARTER, ouf !2010-03-11 Peille-15 

La visite de l'église sera rapide, à peine le temps de s'asseoir pour souffler un peu. Cette chère Mme Carter  nous précise qu'elle est spécialiste de la chapelle des Pénitents blancs que nous ne visiterons pas et nous lit simplement un texte sur l'église où nous nous trouvons.2010-03-11 Peille-42 L'église de la Transfiguration,  est située au sommet du village, à l'emplacement de l'ancien donjon du château. Bâtie au XVIIIe siècle, surmontée d'une haute lanterne octogonale, elle abrite des toiles d'un grand intérêt : une Madone au rosaire peinte par Dragus au XVIIe siècle, une Mort de Saint Joseph et un christ en bois du XVIIIe siècle. Lors de récents travaux, des restes de fresques ont été mis à jour sur le côté droit du chœur.

2010-03-11 Peille-18Remerciements à Mme Carter, une photo devant l'église et ça repart, toujours plus vite. Heureusement le village est petit et c'est Jacky qui récupérera un photographe perdu.

Nous retrouvons le chemin où le groupe de Roland nous a devancé. Inutile de courir, nous les rattraperons dans la montée et même s'ils arrivaient avant nous, ils ne boiront pas deux apéritifs…2010-03-11 Peille-19Voici enfin le premier pont romain où Jean regroupe sa petite troupe. Mais ça repart très vite et c'est à une belle vitesse ascensionnelle que la tête du groupe cherche à rejoindre les marcheurs de Roland.2010-03-11 Peille-22

Dans cette montée, le paysage est superbe, mais les marcheurs ne prendront pas le temps de l'admirer. Derrière nous se dresse fièrement le village de Peillon sur son piton, plus à l'ouest, dans une vallée, la vue porte jusqu'à  Drap et le Paillon (non il n'y a pas de faute d'orthographe, c'est le nom de la rivière qui  traverse Nice).2010-03-11 Peille-21 Sur notre gauche, la grande falaise du Galembert où nous étions ce matin constitue un site d'escalade très fréquenté par les niçois.2010-03-11 Peille-20 

La pente s'accentue et la vitesse baisse sensiblement. Lorsque nous rejoignons le groupe de Roland, celui de Jean est redevenu homogène. Petite pause dans ce Ravin de St.Martin , enfilade entre la Pointe de Lourquière et la Cime de la Caussinièra.

Voilà, nous avons retrouvé la civilisation à St.Martin de Peille, petit village moderne aux riches résidences des Monégasques voisins. Encore une montée bien raide, voici le restaurant " Le Relais St.Martin".

 Nos six amis marcheurs montés dans le "convoi sanitaire" nous y accueillent. Il est 13 h 02, selon Jean BOREL, nous sommes pile à l'heure. 2010-03-11 Peille-23D'ailleurs les quatre gigots d'agneaux sont encore devant les braises. Nous nous installons pour déguster le menu programmé par Jean :

Apéritif de bienvenue, Pizza Pissaladière

Barba juan et ses petits farçis Niçois

Gigot d’agneau à la broche (Cheminée ) Pommes de terre sautées et tomate à la provençale

Salade, Fromage, Tarte Tatin maison

1 bouteille de vin ( rouge ou rosé ) pour 3, Café

 

C'est délicieux, nous nous régalons.

Normalement si Maurice avait été là, nous aurions eu droit "Aux gamelles et aux bidons" et à "L'ami Jean-Pierre", mais actuellement, il randonne dans le désert.

Mais surprise, c'est Roland qui va nous en mettre plein la vue en nous 2010-03-11 Peille-272010-03-11 Peille-29présentant tout d'abord deux numéros de magie, l'un avec des rubans bleus censés représenter trois sœurs , le second avec des anneaux magiques. Puis il se livra, avec la complicité de Daniela, puis d' Annie  à deux manipulations  de cartes très réussies. Il enchaîna sur une histoire d'ascenseur ce qui entraîna Grand Pierre à raconter la sienne, suivi d'Yvette puis finalement de Jean .

Pas triste la fin du repas et nos divers animateurs furent chaleureusement applaudis avec un ban spécial pour Roland qui nous a révélé un talent caché.


2010-03-11 Peille-312010-03-11 Peille-32


Ceci nous permettra d'évoquer la prestation de Grand Pierre lors d'une randonnée dans le Mercantour en Juin dernier. Il nous fit tant rire avec ses histoires, à l'occasion d'une pause, que nous repartîmes sur un mauvais chemin.

Mais il est temps de reprendre la route pour rejoindre nos voitures. Une petite heure sur la route d'abord, 2010-03-11 Peille-35puis sur un chemin qui nous permettra de traverser le second pont romain du parcours.

Voilà, c'est fini. Encore une bonne journée à l'actif de nos guides animateurs.

 







Merci Jean pour cette belle randonnée rendue un peu compliquée par la neige et pour ceux qui auraient des regrets de n'avoir pu visiter Peillon, il est toujours possible d'y revenir…en voiture.

 

Merci aux photographes : Gérard, Jean , Jean-Marie .   

 

La semaine prochaine,

 

Jeudi 18 Mars à 7 H 30 : Les MAURES ( 83 )Pierrefeu du Var-2 parcours

 

 Cette randonnée dans les Maures (83), va faire découvrir les richesses de cette forêt unique en France. Elle a un parcours classique et varié – La portion de la crête du Fédon offre un panorama permanent – Trajet assez surprenant par sa variété – Certaines parties du circuit sont peu fréquentées et pourtant agréables – Repas et boisson à sortir du sac     Nous vous proposons 2 parcours –     Moyen  /  Medio

 

1er parcours  : 17 kms 900 - 5 h 10 – Déniv. 630 m 

 

2ème parcours  : 12 kms – 3 h 40 – Déniv. : 350 m

 

Responsable :    Bruno    

 

 

Quelques photos en Bonus :2010-03-11 Peille-3 

1ère montée vers la Chaplle St.Pancrace















2010-03-11 Peille-8Martine, ne bouscule pas les
copines!















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Peillon, enfin !
















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                           Passage




















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En route vers l'Eglise













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Mort de St Joseph













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C'est ça Peillon...
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Ne vous méprenez pas, Daniela souffle pour faire disparaître la carte...











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Les cartes invisibles













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Les histoires de Grand Pierre
















Le deuxième pont romain

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