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Peyragu et la Borne 116

29 Décembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

Si vous souhaitez interrompre la musique,  vous pouvez cliquer sur le bouton


Le Peyragu et la borne 116

 

En ce jeudi 8 janvier, il fallait être un peu fou pour se retrouver sur le parking de Boulouris dans la perspective de partir randonner. Après les fortes averses de la nuit, la pluie venait juste de s'arrêter quand notre guide, Bruno GUERIN rejoignit le 9 marcheuses et marcheurs. Petit effectif mais la météo est pourrie. De plus, l'infirmerie est encore bien remplie : grippe, gastros, articulations, etc… Mais au moins, nous avions retrouvé, avec bonheur, un  Maurice en pleine forme. Bien que Bruno nous ait prévenus qu'il allait encore pleuvoir , le groupe était décidé à partir. C'était la 1ère rando de l'année et il n'était pas question de la rater. Nous sentions notre guide guère décidé à affronter une balade sous la pluie, mais du fait des différentes possibilités de modifications du parcours ainsi que de sa proximité, il prit le parti des optimistes. 13,6 km et 400 m de dénivelée, voilà de quoi se remettre en jambes après les "vacances " de Noël et du jour de l'an, généreusement accordées par Jean BOREL à CALLIAN le 18 décembre 2008. Récupérant en route notre onzième membre nous prîmes l'autoroute et , surprise, après le péage, seule la voie de gauche était ouverte, les deux autres voies étant réservées aux camions, bloqués pour permettre de dégager la neige…plus loin. Impressionnant ! Nous avons un peu compati pour ces pauvres chauffeurs qui battaient la semelle.

Heureusement nous n'allions pas loin et juste après la sortie du Muy, sur la D25 nous devions trouver un parking avant de nous engager sur notre chemin. Mais le dit parking était transformé en bourbier par des engins de travaux publics qui élargissaient la route. Pas question de rester là, il fallu s'engager sur le sentier, parmi les énormes flaques d'eau, pour trouver un autre emplacement où stationner. Heureusement, nous n'avions que trois voitures qu'il ne fut pas trop difficile de garer au bord du chemin.

Voilà, nous sommes à pied d'œuvre, il est 9 h., il fait 4 °, pas de vent mais un ciel complètement bouché de gros nuages gris et noirs. Les photographes ne vont pas être gâtés. Pourtant, grâce au Père Noël, nous avions un nouveau photographe qui va se montrer très actif. Pauvres rédacteurs qui vont avoir encore un peu plus de mal à sélectionner les photos, mais j'anticipe !

Le chemin regorge d'eau qui coule dans tous les sens alors que, paradoxe, nous sommes au milieu d'un champ de cactus, dans un paysage qui ressemblerait plus au Mexique.

Nous avons à peine parcouru 1 km lorsque la pluie se met à tomber, de plus en plus fort. C'est Bruno le premier qui va s'arrêter pour passer son poncho de pluie, rapidement imité par d'autres. Et toute cette bande de jolis "pingouins" se dirige courageusement vers la rivière. Un arbre énorme s'est couché en travers du chemin, ses racines mises à nu par la crue de la rivière.
Impressionnant l'ARGENS ! L'eau est brun rouge et coule furieusement. Il a du monter de  plus de cinq mètres de son niveau actuel au vu des nombreux déchets qu'il a accroché dans les branchages et les barrières.



Est-cela qui rend ces cinq marcheurs si tristes ?

Et pourtant il est bien encaissé à cet endroit. L'autre rive, un peu plus basse, a du permettre par endroit à la rivière de s'échapper dans les champs.

La pluie s'est arrêtée assez vite, mais tout le monde a gardé son équipement protecteur.






Par endroit, en plus des flaques, le chemin devient un véritable bourbier.

 


Jean BELLACHES donne t'il des conseils à Yvette pour traverser ce mauvais passage ? Espérons que c'est effectivement cela car dans ce coin il vaut mieux regarder où l'on met les pieds. Avec un photographe devant et un derrière, pas question de rater une glissade acrobatique. Pourtant tout se passe bien.

Petite pose pour effeuillage,  les capes regagnent les sacs. Miracle, il y a même un rayon de soleil.

Puis, d'un seul coup, le chemin, très large, a complètement disparu dans la rivière laissant seulement une bande d'à peine un mètre côté forêt. 
Bruno nous recommande de serrer à droite au maximum, conseil judicieux, mais inutile, personne n'ayant envie de provoquer un autre éboulement et de se retrouver dans la boue, deux mètres plus bas. Dix mètres plus loin, même situation mais le trou est moins important. Il y avait là une sablière et le lit de la rivière est beaucoup plus important, pas loin de 100 m. A voir de tels éboulements, on comprend la couleur de l'eau.

Nous arrivons à la bifurcation qui va nous conduire au Peyragu, à 217 m, mais nous sommes pour le moment au niveau 20 m. Bruno décide de faire la pause de la matinée, ex pause banane, encore qu'on en voit encore quelques unes sortir des sacs. Yvette va nous régaler de délicieux bonbons au chocolat.

 Nous attaquons ensuite la montée qui nous paraît bien raide après notre parcours au bord de l'eau, même pas un "faux plat montant" si cher à Jean BOREL. Il recommence à pleuvoir et nous nous retrouvons bien vite dans les nuages, dire s'ils sont bas ! Entre les restes de la forêt brûlée qui nous entoure, le brouillard, la pluie et la pente, il faut avoir le cœur bien accroché et une sacrée envie de marcher ! Lorsque nous parvenons au petit col de la cote 191 la pluie redouble de violence et il faut ressortir les capes.

Zut alors, dans quel sens ça s'enfile ce machin-là ?

Nous entamons alors, sous la pluie, la grande descente du "Débouscadou" (Ah! Ces noms provençaux !) Elle va nous conduire le long de l'autoroute A8 où la circulation semble normale maintenant. Tant mieux pour les chauffeurs-routiers.

L'eau ruisselle de partout ! Où est notre sécheresse passée ?

Nous sommes maintenant le long de la clôture de l'autoroute, à la borne 116 de celle-ci. Lorsque vous passerez sur l'autoroute désormais et que vous verrez cette borne, vous penserez aux onze marcheurs qui viennent à nouveau de faire une séance "d'effeuillage", la pluie s'étant arrêtée. Sur ce chemin plat, en bas de la colline de Roque Rousse, l'eau s'est accumulée et nous rencontrons la "super flaque" de la journée que certains contournerons par les champs voisins.

Et c'est encore Peps qui résumera la journée : "Aujourd'hui, ça baigne…"

Comme la pluie a cessé, Bruno décide de monter au sommet du PEYRAGU, en espérant que le paysage sera enfin dégagé. Hélas le temps est toujours bouché et à 12 h 15 nous nous installons sur des rochers, au sec (enfin presque) pour pique niquer. Et tout à coup le soleil apparaît et illumine notre bivouac. Nous sommes environ à 30 m en-dessous du sommet.

Le paysage se dégage avec, en face de nous le hameau des  Canebières (ça ne s'invente pas) et ses maisons dispersées sur le coteau . Entre eux et nous, une étendue d'arsins , reliquats de l'incendie de 2003. La végétation à bien repoussé dans cette zone de chênes-lièges. Et chacun d'imaginer ce que devaient penser les habitants de ce hameau voyant se développer les flammes, 100m en-dessous d'eux.

Bien installés au soleil, chacun profite de cette accalmie. Les rochers fument en dessous de nous, réchauffés comme nous par le soleil.

Un peu avant la fin de notre repas, le soleil disparaît de nouveau et la température chute brutalement. Les bonnets et polaires ressortent des sacs. Allons-nous repartir sous la pluie ?

Heureusement pour nous remonter le moral, Paulette et Daniella vont nous offrir des baguettes au chocolat et de merveilleux bonbons italiens au chocolat, fourrés au cognac. Finalement, sans traîner   ( pas de joueurs de cartes aujourd'hui), à 12 h 50 nous reprenons la route, ou plutôt le chemin qui va nous permettre de retrouver nos voitures.

Après une toute petite montée nous attaquons la descente. Le ciel s'est à nouveau dégagé ce qui permet une très belle perspective sur le Rocher de Roquebrune, le col du Coucou et dans le fond, bien enneigées les hauteurs de Mons. La plaine tout en bas est bien inondée. La descente devient très raide et emportés par notre élan nous ratons le petit chemin à gaucha. Pas évident de le remarquer, il n'a pas été emprunté depuis longtemps. 250 m de trop et nous nous engageons parmi les broussailles sur un joli tapis de mousse bien verte. Après avoir franchi un petit ruisseau sous la surveillance de Jean BOREL et de son appareil photo, on ne sait jamais…, nous aboutissons dans une charmante pépinière de jeunes eucalyptus a feuilles rondes.

Nous voici  revenus dans la plaine, il ne reste plus que 2 km de plat pour terminer la rando en slalomant entre les flaques.

C'est au Muy, chez JO, que nous allons prendre notre pot habituel : moins de bières et plus de chocolat chauds, bizarre,bizarre... D'un seul coup Bruno prend conscience qu'il a oublié de nous commenter notre progression. Ses notes sont restées en poche ! Pour terminer cette journée chocolat, c'est Bruno qui nous offre de savoureux quartiers de mandarine enrobés de chocolat. Un délice !

 

Merci Bruno, pour les chocolats…  et de nous avoir bien guidés dans ce mauvais temps et sur ces sentiers humides.

 

Merci aux photographes, Jean BELLACHES, Jean BOREL (Bienvenue au club), Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

La semaine prochaine, Jean BOREL nous propose   :

 

Jeudi 15 Janvier- 8 h 00-AMPUS (83) Fontignon

"Il était une fois Ampus…"

Cette randonnée, sans difficulté particulière, nous propose des découvertes originales de l'histoire et du patrimoine de ce village caractéristique de la DRACENIE. Dolmen de Marencq, chemin de l'eau et son "TOURNAOU", chemin de croix et chapelle Notre Dame de SPELUQUE.

Repas et boisson à sortir du sac.

Durée : 4,30 h- Longueur : 18,148 km- Dénivelée : 376 m, Niveau: Moyen MEDIO

 

Quelques photos, en bonus.

Prêts à affronter les éléments.



















Les tenues ont déja changé.


















L'argens
.



















Passage délicat bien négocié.



















Joliement déguisées nos courageuses compagnes!






















En Haut du col.














Plus de soleil, il fait frais, il faut se couvrir.

Le rocher de Roquebrune

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Callian-Montauroux-18 décembre 2008

28 Décembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

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CALLIAN- Les Villages perchés

 

Allions-nous pouvoir la faire cette dernière rando de l'année ? Après le long épisode pluvieux on pouvait en douter. Mais finalement la météo nous a annoncé du soleil pour ce jeudi 18 décembre et nous étions tous très heureux de nous retrouver sur le parking, tout en haut de Callian, où Jean BOREL avait fixé le départ pour cette rando de 16,5 km et 535 m de dénivelée. Et chacun de s'inquiéter du slip de Jean Borel ! (sauf ceux qui n'avaient pas lu la Newsletter du 12 décembre :"Mais pendant ce temps là, "notre" Jean BOREL affrontait le mauvais temps dans les Alpes Maritimes pour une reconnaissance de parcours ... Trempé jusqu'au slip")

 

Température proche de zéro, soleil voilé et un magnifique paysage sur la vallée où des lambeaux de brume s'étirent entre les collines. 23 marcheurs et marcheuses sont au départ. Même Marie-Claude est là pour renforcer l'effectif féminin, en minorité cependant, et nous nous réjouissons de sa présence.

Premier petit topo de Jean qui nous décrit le parcours avec une seule difficulté, la liaison entre les villages de CALLIAN et de MONTAUROUX, distants de 3 km environ,  presque à la même altitude, mais séparés par un vallon qui nous oblige à redescendre à 230m pour remonter à 370 m.

Et nous voilà partis dans les petites ruelles du vieux CALLIAN en direction du château dans la cour duquel Jean va nous donner quelques explications." Le Château féodal des XII ème et XV ème siècles  appartenait à la famille de Villeneuve, son dernier seigneur Joseph Ignace de LYLE en est chassé en 1793.Détruit partiellement à partir  de cette date, il fut reconstruit à partir de 1966. Actuellement propriété privée (ne se visite pas)".

Le refuge rural, au fond de la cour, est décoré d'une belle sculpture en pierre qui représente… nous ne savons quoi ? Puis nous nous retrouvons devant la chapelle des pénitents, hélas fermée.

"Chapelle des Pénitents : Style roman des XIIème et XIIIème siècles, sans doute chapelle castrale à ses débuts, église paroissiale de la fin du XIVème à la fin du XVIème siècle, puis  attribuée aux pénitents blancs de Callian suite à la destruction de leur "casette" au moment de la construction de l'actuelle église paroissiale. Actuellement salle d'exposition et de manifestations culturelles".

C'est de là que Jean va évoquer les personnalités qui ont vécu à CALLIAN :

Une grande dame de lettres de la III° république : Juliette Adam

Un écrivain : Anthony Burgess

Un homme politique, le Tigre : Georges Clemenceau

Un créateur, le couturier : Christian Dior

Un peintre-graveur : Edouard Goerg

Nadia Léger, femme du peintre Fernand Léger

Des peintres : Macker, Bauquier

 Et sans oublier, plus contemporaine, Sœur EMMANUELLE, retirée à la Maison de Repos des religieuses de Notre-Dame de Sion, décédée le 20 octobre 2008 et enterrée ici même.

 

Tout ceci méritait bien une première photo du groupe.

 

Nous quittons le village par une descente très forte (zut, il faudra la remonter au retour ! ) en passant devant le lavoir, encore utilisé vu ce qui sèche au-dessus, et nous atteignons la chapelle St.DONAT, en restauration complète. Depuis 1997, l'Association Callian au fil du Temps a attaqué le débroussaillement des ruines de la chapelle et, avec l'aide de quelques mécènes, elle a pu faire appel à l'Association L'Arbousier de SAINT-RAPHAËL qui a lancé un chantier d'insertion sur le site. C'est une très ancienne chapelle (on y a retrouvé une stèle romaine en 1958) d'une très grande taille contrairement aux petites chapelles de campagne auxquelles nous sommes habitués.

 

Avant d'attaquer la remontée vers MONTAUROUX, Jean décrète une pause "effeuillage" car il commence à faire chaud au soleil. Les brumes dans la vallée commencent à s'estomper.

La dernière montée pour accéder au village est très raide et c'est par les petites ruelles anciennes que nous débouchons sur la place principale avec en fond, la mairie, son joli campanile et son énorme sapin de Noël.

Oui, Oui, c'est bien dans une semaine !

Pour une fois la pause se fera au cœur du village, juste devant la boulangerie, ce qui tentera quelques gourmands.

Nous repartons plein est dans les faubourgs du village, ainsi que Jean l'avait défini dans sa présentation, parcours "semi-urbain". Jolies maisons, soit anciennes, soit modernes sur un fond de montagnes enneigées: les hauteurs de Mons et en second plan l'Audibergue et la Montagne de Thiey. Même le Père Noël était là.









Lorsque nous quittons la route, pour commencer la partie"sylvestre" de la randonnée, d'un seul coup il fait plus frais, d'autant plus que le soleil nous fait un peu défaut, la météo se serait-elle trompée, ce n'est pas dans ses habitudes pourtant…

Nous avons pris une direction sud et Jean nous a prévenu que le chemin prévu initialement a disparu dans les bois ce qui entraînera un petit détour et un peu plus de dénivelée. Puis nous repartons Nord-Est, en descente jusqu'à une zone bien dégagée et en plein soleil.

Nos excuses à Dame Météo en qui nous avions douté…

Comme il est midi, Jean décide que le lieu est propice au pique-nique et chacun s'installe au soleil, face au Tanneron. C'est une journée avec alcool : vin d'oranges de Denise, rosé de Daniella, Côte du Ventoux de Jean. Cependant à 23, nous pourrons souffler dans le ballon sans risque…

 





Jacqueline profite de l'occasion pour remettre à jour l'annuaire des marcheurs et Jean-Marie a rappelé la nécessité de s'inscrire pour recevoir la "Newsletter"



Pas de sieste ni de joueur de cartes mais une heure tranquille avant de repartir, bien restaurés mais pas trop lourds quand-même car il faudra remonter sur le plateau.

 Après avoir traversé un lotissement à TOURNON, nous retrouvons la forêt et nos sentiers habituels, un peu  envahis de flaques d'eau et d'arbres couchés en travers par la dernière tempête.

Mais la progression est aisée car nous sommes réellement sur un plateau avec en perspective les montagnes enneigées et sans même de "faux-plats montants" si chers à Jean.. Puis nous retrouvons notre itinéraire de départ à l'entrée de MONTAUROUX avec une petite variante par la fontaine de Fonbourette  dont le trop-plein sort d'une construction massive. Cathy va nous faire une démonstration de pompage, mais c'est dur, d'autant plus que la manivelle est enchaînée. Quelques beaux champs d'oliviers avec des arbres anciens assurent un joli décor devant les montagnes couvertes de neige. La route qui descend vers le village est bordée de maisons anciennes très bourgeoises.

Notre "Géant vert", ex nain de jardin, profite d'une fontaine publique pour laver ses chaussures. Bravo ! C'est bien de prendre soin de son matériel…

Après une nouvelle traversée du village, nous attaquons la grande descente et découvrons avec ravissement un point de vue sur toute la campagne environnante et, en particulier, la perspective sur CALLIAN que nous n'avions pas remarquée ce matin, car nous lui tournions le dos, trop occupés par la grimpette.

Et ce sera la dernière montée vers CALLIAN, effectivement très raide en fin de parcours au niveau du lavoir. Par hasard, nous croisons le Président du groupe de marche local. Nous apprenons que leur jour de sortie est le vendredi et leur prochaine rando sera  dans l'Esterel, les collines au-dessus du village étant trop enneigées. C'est ça l'échange !

Visite de l'église de Notre-Dame de l'Assomption avec son joli clocher aux tuiles vernissées, un peu bourguignon sur les bords, où nous nous intéresserons surtout à la crèche en construction. Elle représente les principaux édifices du village, mais nous ne savons pas si les santons préparés sur une table représentent des habitants bien particuliers.

Puis ce sera notre pot habituel dans ce café où le groupe avait tiré les rois en début d'année. Les plus gourmands dégusterons des chocolats chauds, épais et aromatisés. Jean nous déclarera en "vacances" pour trois semaines et Beps aura le mot de la fin en déclarant que "finalement, à CALLIAN on ne s'est pas caillé". Bravo, il fallait le faire !

 

 Après cela il n'y a plus qu'à remercier Jean de nous avoir guidés sur ce parcours " en milieu urbain, semi-urbain et rural" pour la dernière rando de 2008.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.

 

L'année prochaine…, le jeudi 8 janvier 2009, Bruno GUERIN nous conduira sur les rives de l'Argens et au Peyragu.

1-Jeudi 08 janvier à 8 h 00- PEYRAGU (83).

Départ des véhicules pour une journée-rando en boucle sur un parcours très agréable autour des collines. Deux itinéraires seront proposés. Nous passerons des bords de l'ARGENS à la colline de PEYRAGU par un sentier assez raide mais praticable. Pour le 1er itinéraire Durée 4,30 h-Longueur : 13,600 km- Dénivelée : 406m. - Niveau: Moyen-MEDIO. Pour le 2ème itinéraire, plus facile, pratiquement sans dénivellation et toujours sur de bons chemins, consiste à suivre l'ARGENS puis à revenir en lisière de forêt. Durée : 3,30 h-Longueur : 11,090 km- Dénivelée : 204m.-Niveau: Moyen-MODERATO.

Repas et boisson à sortir du sac.

Responsable : Bruno GUERIN

 

A tous, marcheurs et amis non-marcheurs, les guides-accompagnateurs ainsi que les rédacteurs du blog vous souhaitent un bon Noël 2008 et une bonne année 2009 en espérant vous retrouver en pleine forme pour vivre ou  suivre de nouvelles aventures.

 Quelques images en "bonus":

Les blasons des familles propriétaires du chateau de Callian 


















Quittons Callian par ses ruelles en pente


















Ah ! La montagne
Parmi les arbres couchés sur le chemin


















Belle
demeure à Montauroux























Callian, le retour.















Les oliviers
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Sur les rives du Jabron - 4 décembre 2008

5 Décembre 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

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Sur les rives du Jabron

Aujourd’hui Jean Borel nous emmène randonner à Comps sur Artuby. Ce sera nous dit-il « un agréable sentier sans difficulté particulière parcourant les forêts de pins et de chênes. Il nous conduira sur les rives du Jabron, petit ruisseau anodin mais qui peut poser problème pour le traverser ». (Souvenons nous de notre rando d’avril dernier, où certaines randonneuses craignant de se mouiller les pieds, traversèrent le Jabron sur le dos de Jean !) « Mais aujourd’hui il n’y aura pas de pas de difficultés, nous promet Jean, car nous prendrons le pont. » Evidemment, il suffisait d’y penser !

Aujourd’hui, en cette fin d’automne, la météo annonce un temps froid mais bien ensoleillé – du moins le matin. En effet nous arrivons à  Comps sur Artuby par un beau soleil. Et le thermomètre indique  –6° !  Et puis ô surprise ! Le parking est couvert de neige ! Bien sûr nous aurions pu nous en douter, après les pluies diluviennes de ces derniers jours. Nous voici donc 22 randonneurs au départ de cette rando de 12,6 km et 505 m de dénivelé. Randonnée «moyenne», mais rando de neige. Petite différence ! Heureusement nous avons tous des vêtements chauds : anoraks, gants, bonnets. Une fois bien emmitouflés, nous posons pour la photo de groupe. Nous avons nos bâtons, mais où sont donc nos skis ?

Nous démarrons notre marche par un « faux plat montant » tout en douceur. Afin de profiter du soleil, Jean nous fait d’abord longer le canal. Qu’il ferait bon glisser, les skis aux pieds, sur cette belle étendue de neige ! Nous marchons rapidement pour nous réchauffer, mais avec précaution pour éviter quelques flaques verglacées. Une demi-heure plus tard, il est 10 heures, Jean nous propose - déjà ! - une petite pause. Il nous présente le profil de la rando : descente, montée, re-descente et re-montée pour finir. Puis après un casse-croûte avalé rapidement, nous reprenons notre chemin sous les bois … et dans la neige. Le soleil brille mais ne chauffe guère. Heureusement marcher dans la neige nous aide à lutter contre le froid. Ici nous traversons un enclos. « Le dernier ferme la porte ! » crie Jean. Le dernier c’est Dominique, désigné serre-file du jour.
« Dominique, tu fermes la  porte ! ».  « N’oublie pas de la fermer, Dominique ! » répète Marinette. Après la porte d’entrée, voici la porte de sortie. « Dominique, tu la fermes ! » Et il la ferme. Bientôt nous atteignons un joli lac, étincelant au soleil. Manifestement il est bien gelé. Après une petite pause - mais aujourd’hui toutes les pauses seront courtes – nous attaquons une grimpette. Elle nous mène à un promontoire qui domine la vallée. Mais le ciel se voile et les photographes s’abstiennent devant le paysage. « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Ou pas grand-chose. Jean nous prévient alors : « Nous allons descendre une pente orientée Nord. Faites attention ! Il a neigé. Ca glisse ! » Ceci pour ceux qui ne l’avaient pas remarqué. Nous descendons dans les bois enneigés, en évitant les faux pas. Par endroits le sol crisse sous nos pieds, les flaques verglacées se craquèlent. Enfin nous arrivons en bas sains et saufs.
Nouvelle petite pause, les pieds dans la neige, juste pour la photo. Puis après une nouvelle grimpette nous atteignons le GR 49. Nous approchons de Jabron, petit hameau dépendant de Comps sur Artuby. Sur la droite, voici dans la prairie enneigée un grand troupeau de moutons. Jean-Marie prétend en avoir compté 550 ! Faut-il le croire ? A présent nous traversons le Jabron, en prenant le pont, tout simplement. Devant nous un mur de rochers, couverts de glace et de stalactites. Signe qu’à midi passé, le temps ne s’est guère réchauffé. Devant nous la route mène à ce qui sera notre lieu de pique-nique, un peu au-dessus de Jabron. Derrière nous … mais personne ne regarde. Sinon nous aurions vu le troupeau de moutons franchir le pont et courir sur nos traces. Le voici d’ailleurs qui approche dans un virage à gauche. Puis enchaîne à toutes jambes sur un virage à droite. Le troupeau arrive au galop. Où sont donc passés le berger et ses chiens ? A moins que ce ne soit lui qui arrive, accompagné de son chien qui court à ses côtés ?? Le chien aboie, le troupeau passe… Notre groupe s’installe sur la petite route qui descend à Jabron. Un muret accueillant va nous permettre de pique-niquer, assis bien au sec. Hélas le ciel s’est couvert, le soleil a disparu et les pierres du muret sont bien froides. Vingt minutes plus tard, le pique-nique est avalé et nous commençons à sentir le froid nous envahir. Car comme le fait remarquer Catherine : « Le froid monte par les fesses ». Le blogueur propose ses services pour réchauffer les dites fesses. Sans succès.

Seule solution : nous dégourdir les jambes. Jean annonce : « Nous partons dans 5 minutes ! ». « Quoi ? 5 minutes ? Pourquoi pas tout de suite ? ». Les cinq minutes écoulées, nous reprenons notre chemin. Nous traversons Jabron (le village) puis franchissons à nouveau le Jabron (la rivière) sur un deuxième pont. Bientôt nous abordons une nouvelle grimpette. Nous marchons à flanc de coteau, au-dessus d’un ruisseau. Toujours dans la neige et à présent sous un ciel gris.
Arrivés au sommet nous apercevons au loin la chapelle Saint-André qui domine Comps sur Artuby. Jean nous rappelle le « circuit des trois chapelles » (Saint Jean, Saint Didier et Saint André) que nous fîmes ici en mars dernier. (Décidément aujourd’hui notre rando tient du pèlerinage !). Pour ceux qui l’auraient oublié : La chapelle Saint-André fut édifiée par les Templiers dont le village fut longtemps un des fiefs. « 
Son clocher-tour est doté, sur ses arêtes, de tuiles vernissées dites «tuiles à loups». De petits bulbes creux percés occupent leur dos, le souffle du vent du nord qui les traverse, émet un sifflement dont la tradition rapporte qu'il éloignait les loups ». Enfin « les montagnes environnantes, peuplées de chênes ou de hêtres pour la plupart, ont longtemps vu s'y affairer les charbonniers. Cette production de charbon de bois se perpétue chaque année encore avec le concours du Conseil Général du Var et de l'Office National des Forêts ».

Nous atteignons Comps sur Artuby, regagnons nos voitures. Avant de nous quitter nous irons prendre un pot à Montferrat. Heureux de cette belle journée, mais un peu fourbus quand même. Car marcher dans la neige, ça use, ça use...

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée aux couleurs hivernales.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

 

Encore quelques photos :

La neige sans les skisPromenons nous dans les bois …















… Pendant que le loup n'y est pas 

A ta santé Jean !
















  Le Jabron

 

Prochaine sortie : Jeudi  11 Décembre à  7 h 30

La randonnée prévue dans les Maures "Le Peyrol" a été annulée à cause de  l'indisponibilité temporaire de Bruno GUERIN. Jean BOREL n'étant pas disponible non plus, c'est Jean-Marie CHABANNE qui nous accompagnera sur un parcours dans les vallées du Haut Argens à partir de BRAS. Cette randonnée en boucle nous permettra à plusieurs reprises de découvrir quelques sites remarquables sur l'Argens : la Cascade du Tombereau et le Pont Romain de St SUMMIAN ainsi que les Gours Bénis et la chapelle St Sébastien en dehors de la rivière- Repas et boisson à sortir du sac

Longueur : 18 km - Durée : 5 h – Difficulté : aucune

Bons chemins et bitume sur de petites routes peu fréquentées.

Dénivellation : B 251 m – H 347 m- Moyen /  Moderato     

Merci de bien noter que l'heure de départ n'a pas été modifiée

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Chateaudouble-27/11/2008

28 Novembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

CHATEAUDOUBLE

 

Ah ! Quelle joie de retrouver notre BRUNO ! Aujourd'hui, il nous propose une des randos les plus classiques de notre région autour de Chateaudouble. Avec lui, les plus anciens du groupe l'on déjà faite, en partie ou dans un autre sens. Mais aujourd'hui, il y a une très forte majorité de "nouveaux" qui vont la découvrir : 16,800 km et 300 m de dénivelée ( à l'arrivée les chiffres seront un peu différents).  Nous sommes 28, pas mal ! 11 marcheuses seulement, Mesdames, d'habitude vous faites mieux. Cet effectif est quand même exceptionnel à cette saison car s'il faisait 1 °  au départ de St.Raphaël, le thermomètre n'a cessé de baisser au fur et à mesure de notre montée vers l'arrière-pays et sur le parking de Chateaudouble il fait –3°. Par contre nous avons un beau soleil et la météo est excellente. Pour une fois nous avons de la chance car ce vendredi ce n'est plus la même histoire et il ne ferait pas bon randonner.

L'infirmerie est encore bien garnie et nous en profitons pour envoyer un amical souvenir à Maurice qui se remet doucement de son opération : reviens vite parmi nous ! Nous avons aussi retrouvé Camille qui nous avait un peu abandonné ces temps-ci.

 

Véritable nid d'aigle, perché de façon vertigineuse sur le bord d'une falaise, Châteaudouble domine de 130m les gorges verdoyantes qui portent son nom. C'est la présence de 2 châteaux, l'un au dessus du village, l'autre sur la rive de la Nartuby qui explique le nom de Châteaudouble.

Châteaudouble (Castèudouble en provençal de norme mistralienne et Castèudoble en provençal classique)- là ça se complique- recèle des traces d’occupation préhistorique (grottes classées des chèvres, des chauves souris et du Mouret) et présente d’anciens gisements de fer. Par contre, il n’existe pas de vestiges de l’occupation romaine, générale dans la région. Les habitants, plus nombreux qu’aujourd’hui, y avaient opposé une résistance farouche qui découragea l’envahisseur en regard du faible avantage prévisible.

Michel de Notre Dame, le célèbre Nostradamus, médecin et astrologue né en 1503 à Saint-Rémy de Provence, a cité Châteaudouble dans ses prophéties : « Châteaudouble, double château, la rivière sera ton tombeau. » Rien de magique dans cette pensée mais simplement l’esprit d’observation de l’astrologue déduisant, qu’un jour, l’érosion creusée par la rivière provoquera l’effondrement du site.

Ce n'est pas la rivière qui posa problème il y a cinq ou six ans, mais un glissement de terrain qui isola le village pendant plusieurs mois. Il fallut complètement purger la falaise et la consolider.

Il est 8 h 45 lorsque BRUNO  donne le signal du départ en direction de la Nartuby qui cascade au fond des gorges calcaires. C'est assez rare mais aujourd'hui nous commençons par une descente ce qui ne permet pas de se réchauffer mais tout le monde est bien couvert, coiffures y compris…mais nous en reparlerons. Quant à Bruno, admirez ses gants-moufles, si bien adaptés pour manipuler des documents ! Au début la descente ne présente pas de difficultés mais entraîne quand même un première chute, sans gravité. Lorsque nous quittons le chemin principal le relief du terrain et sa pente compliquent notre progression et nous enregistrons deux chutes, sans gravité non plus. Le bruit de la rivière est de plus en plus présent, heureusement il y a un petit pont pour la franchir. La balustrate est gelée ! Aujourd'hui personne n'aurait eu envie de passer à gué.

Une fois sur l'autre rive, le chemin suit la rivière, la plupart du temps bien cachée dans la végétation et lorsqu'elle se découvre enfin à l'occasion d'une petite cascade, les photographes en profitent.

 

Le chemin est tellement agréable que nous dépassons la bifurcation vers la route et c'est presque arrivé à Rebouillon que Bruno arrête le groupe pour la pause matinale. Nous avons retrouvé le soleil, caché par la falaise depuis le début de notre progression et certains se débarrassent déjà d'une couche de vêtements.

Ces pauses sont toujours sympathiques et s'il y a échange de nourritures (et aujourd'hui surtout de café car il a fait un peu frais en bordure de rivière), ces trois-là échangent des recettes d'homéopathie. Ces pauses, allons-nous continuer de les appeler "pause banane", Jacqueline nous ayant dissuadé d'utiliser ce fruit à cette occasion : gare à la réaction de nos amis antillais !

Nous repartons pour retrouver le chemin prévu mais finalement il faudra faire environ 250 m de "goudron" pour reprendre le chemin du Gros Roucas qui va nous conduire sur le plateau. Nous progressons sur un bon chemin en montée et en plein soleil.  Des oliviers en restanques sont couverts de fruits encore bien verts alors qu'à St.Raphaël, ils ont déjà viré au noir. La douce température  nous conduit à une nouvelle séance "d'effeuillage" et à cette occasion, Marcel va oublier un bâton, ce dont il ne prendra conscience que quelques centaines de mètres plus loin. A quoi avais-tu la tête ce matin, cher camarade ? C'est comme d'habitude notre ami Camille qui va rechercher le bâton en question et en attendant, on fera une photo du groupe où Camille sera représenté par son sac… 

Nous récupérons Camille, sans le bâton,  Marcel il faudra en redemander un au Père Noël !

 

 

 

 

 

Arrivant à l'extrémité est du parcours, nous remontons carrément au nord sur un mauvais chemin, montant et empierré qui nous conduit à la Plaine de La Garde, altitude 572 m. Il est 12 h 30, heure convenable pour le pique-nique.

 

Mais ce plateau est très humide et il n'est pas facile de trouver un coin sec, au soleil et à l'abri du vent, avec si possible de quoi se mettre les fesses au sec. Le groupe se partage en deux et on verra même certains déplacer "leur pliant" de pique-nique pesant dans les quinze kilos. Et c'est par un excellent Ambassadeur maison offert par Paulette que nous commencerons nos festivités. Bravo, c'était délicieux…et merci.

Les joueurs de cartes sont vraiment accros et aujourd'hui, c'est debout qu'ils pratiquent.

En repartant, Jean va "piquer" le bonnet vert de Dominique : affolement temporaire et c'est là que l'on entendra Yvette parler d'un certain "nain de jardin", un peu grand certes, mais il y a de ça. Vous n'aviez pas remarqué, depuis ce matin on ne voit que lui sur les photos. 

Il n'a pas du faire chaud sur le plateau, cette nuit, car dans les flaques d'eau, la glace fait bien un centimètre d'épaisseur. Bruno quitte la grande piste et s'engage sur un petit sentier qui selon le GPS s'écarte de l'itinéraire mais se dirige directement sur le Château de la Garde. Bruno, craignant que cette voie ne devienne privée, préfère retourner et c'est Camille qui nous remettra sur le bon chemin en suivant les traces d'un véhicule à quatre roues. Dommage nous aurions abordé le château du côté sud, le meilleur.

Le vent a du souffler aussi très fort car le chemin est obstrué par deux gros pins arrachés ou cassés, coup de vent très local car il n'y a pas d'autres arbres abîmés alentour. Nous sommes juste en dessous du château qui se trouve environ à 300m mais que nous ne verrons pas. Votre rédacteur râle, c'est la deuxième fois qu'il cherche en vain ce sacré château…il faudra revenir encore une fois.

Joli coup d'œil sur le village de Chateaudouble. Il ne reste plus qu'à redescendre jusqu'au pont sur la Nartuby avant de remonter les 130 mètres pour rejoindre le haut du village. Côté adret, à l'ombre, il faisait très frais mais en montant vers le village nous nous réchauffons sur la plus grosse pente du parcours. Arrivés au sommet sur les ruines de l'ancien château, la vue sur la tour et le village est bien agréable et méritait ce dernier effort…et une photo de groupe.

C'est du  vieux cimetière, au bas de la tour que la vue est la plus impressionnante, aussi bien sur les toits, l'église et surtout la hauteur de la falaise.

En redescendant nous allons découvrir un étrange double bénitier (c'est du moins le rôle que nous lui assignons), taillé dans une  pierre décorée d'une croix. Mais déjà, la plupart des participants ont rejoint leur voiture et se préparent au retour. Le bar du village n'ouvrant qu'à 17 h 30, c'est à Figanières que nous allons prendre notre pot habituel. Nous aurons en fait parcouru 18 km avec une dénivelée de 560 m.

Merci Bruno pour cette grande classique, ni trop facile ni trop ardue, où ton groupe, à l'unanimité, n'a pas rencontré de difficultés.

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Claude LALANDE et Jean-Marie CHABANNE.

La semaine prochaine, Jean BOREL nous fera découvrir un nouvel aspect de COMPS/ARTUBY:

Jeudi  04 Décembre 2008  à  8 h 00  COMPS SUR ARTUBY (83) – Le Jabron

Un agréable sentier sans difficulté particulière parcourant les forêts de Pins et de chênes, nous conduira jusque sur les rives du Jabron, petit ruisseau anodin mais qui peut poser problème pour le traverser à certaine période (voir rando du 24/04/2008). Mais pas de difficultés pour cette rando, il y aura un pont ! Repas et boisson à sortir du sac pour un pique-nique sur les rives du Jabron – Longueur : 12 Km 600 - Durée : 4 h 00 – Dénivelée : 505 m – Niveau : Moyen – Medio

Quelques photos en "bonus":

Il fait vraiment très beau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Gorges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Après "Nicole et Nicole" de la semaine passée, voici "Yvette et Yvette"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pause-Bon appétit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pause-  S'il te plait Monique, ne fait pas la grimace quand je te photographie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Superbe vue du haut des ruines du chateau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La tour

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Duranus - 20 novembre 2008

21 Novembre 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Duranus

Aujourd’hui Jean Borel nous a fixé un rendez-vous très matinal (6 h 45 !) sur le parking de Boulouris. Il fait nuit encore, l’air est frisquet, mais nous sommes très motivés. D’abord c’est jour de resto ! Ensuite la météo nous promet un temps ensoleillé. Ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps. Nous allons randonner à partir du petit village de Duranus, au-dessus des Gorges de la Vésubie. Puis nous déjeunerons à Plan-du-Var, à l'auberge des 2 Vallées.

Nous voici donc 23 randonneurs au départ, près de la petite église de Duranus. « Ce sera une randonnée courte ! » nous dit Jean. Effectivement elle ne fait que  9,5 km de longueur. Mais le dénivelé est annoncé à 687 mètres. Quelle précision ! 

Comme indiqué dans le profil, nous commençons par une descente. Elle nous conduit dans le vallon de Duranus. Il est à peine 9 heures. Comme prévu, le ciel est clair, nous aurons un temps superbe. Mais pour l’instant nous restons emmitouflés car il fait froid. Après avoir franchi sans difficulté un gué, nous commençons à grimper. A découvert d’abord puis sous les arbres. Le sentier est jonché de feuilles mortes un peu humides, car nous sommes sur un versant nord qui ne voit jamais le soleil. Attention à ne pas glisser !  Puis la pente s’accentue. Qui a dit : «  La côte est rude et le derrière est lourd » ? Mais non, mais non, nous grimpons avec légèreté. Et puis c’est bien agréable de grimper, ça nous réchauffe un peu. Mais certaines marches sont hautes, n’est-ce pas Marcel ! Après un passage difficile, Jean n’hésite pas à encourager ses troupes : « Bravo, Nicole ! Bravo, Denise ! » « Et moi, tu ne me dis rien ? » proteste Marinette. Il est 10 heures passées, peut-être pourrions-nous faire une petite pause ? « Attendons d’être au soleil ! » « Tu parles, le soleil est encore loin. C’est à croire qu’il tourne dans le même sens que nous ». Ce qui est faux. Il faut donc se résigner à une pause casse-croûte à l’ombre. Mais devant un magnifique paysage ensoleillé. Jean nous montre le village fantôme de Roccasparvièra (signifiant Rocher de l’Epervier), où nous randonnâmes il y a peu. Il nous conte les belles histoires qu’il affectionne tant. Ainsi celle de la Reine Jeanne, qui après sa fuite de Naples, se réfugia au château de Roccasparvièra et vit ses enfants assassinés un soir de Noël (Elle vit, couchés sur un plat, leurs corps nus avec un large couteau planté dans la poitrine). Ou encore celle de ce crâne d’enfant, découvert le 31 décembre à Duranus, au sommet de la barre de l’Ours. L’enfant aurait peut-être été assassiné par son père. Merci Jean pour  ces belles histoires !

Nous continuons notre route vers le sommet. De temps en temps une petite descente périlleuse vient pimenter cette longue montée. Puis arrivés sur une crête, nous apercevons les vestiges d’une mine abandonnée qui exploitait un gisement de réalgar (voir plus loin). A présent nous découvrons une vue splendide sur les cimes enneigées du Mercantour. Plus proche de nous : la madone d’Utelle. Jean nous montre un sommet au loin. Bon sang, mais c’est bien sûr le Mounier ! Avec sur la gauche le petit Mounier ! Ô souvenir glorieux de nos exploits de juin dernier ! Quelle belle journée ce fut ! Ce jour-là il n’y avait pas une ombre pour nous protéger du soleil. Aujourd’hui c’est différent, nous lui courons après.  Et puis enfin le voici, le voilà ! Le soleil ! Nous terminons notre grimpette. Le sourire revient sur les visages. Qu’il fait bon sous les rayons du soleil ! Il est midi, la vue est magnifique. Ce serait le lieu idéal pour pique-niquer. Nous nous arrêtons au pied d’un pylône pour prendre une photo de groupe, la première de la journée. Puis Jean nous conte l’histoire de Duranus. Duranus relevait en 1679 de la communauté médiévale de Roccasparvièra. En 1793 une troupe révolutionnaire fut précipitée dans la Vésubie du haut d’une falaise, appelée depuis « Saut des Français ». On retiendra notamment que la commune de Duranus est apparentée à celle de la Queue-en-Brie (94) et Bourg-la-Reine (92) - d’après des recherches effectuées par Jean pendant ses loisirs.

Mais il est temps de rejoindre notre restaurant. Nous quittons alors Catherine, Françoise, Jean-Marie et Yvette qui, dédaignant l’excellente daube de sanglier qui nous attend, ont choisi de pique-niquer ici même. Jean nous informe que dorénavant le resto sera facultatif. Il pourra donc y avoir des « marcheurs-pique-niqueurs », des « marcheurs-restaurants ». Seront tolérés – par dérogation – des « non-marcheurs-restaurants ». Le groupe de 2ème catégorie attaque la descente. Ce sera une descente non-stop – avec quelques « faux plats montants » - jusqu’à Duranus. Nous ne tardons pas à atteindre la Mine de l’Eguisse qui exploitait donc un gisement de réalgar, sulfure naturel d'arsenic, à la couleur rouge orangée. En haut du ravin de l'Eguise, on aperçoit l'usine et sa cheminée. Au début du XXe siècle l’extraction journalière atteignait 3 tonnes, pour un effectif de 18 ouvriers. Une usine de grillage (chauffage de minerai à l’air libre) fut installée à partir de 1913, dont on devine encore les installations massives au bord du précipice. Quelques rails tordus, un squelette de chariot, une entrée de galerie, d’anciennes cabanes ruinées servant de dortoir ou de réfectoire surgissent çà et là, peu à peu repris par une végétation régnant en seul maître depuis la fermeture de la mine en 1931.   Après la mine, nous longeons une immense paroi rocheuse au pied de laquelle jaillit une minuscule cascade. Attention aux pierres humides et glissantes ! Jusqu’en bas ce sera le même refrain : « Regardez où vous mettez les pieds ! » Sur sol humide aux feuilles glissantes ou sur sol sec aux cailloux traîtreusement cachés sous un tapis de feuilles mortes, il est très facile de trébucher ! Et nous avons devant nous près de deux heures de descente ! Nous cheminons parmi les cistes et les genets, à l’ombre des pins et des chênes. Mais nous parviendrons sains et saufs à Duranus. Jean nous avouera à l’arrivée : « Il faut plutôt compter une dénivelée de 815 mètres ». A la sortie de Duranus nous faisons une halte près du « Saut des Français ». Impressionnant ! Un petit quart d’heure de voiture et nous arrivons au restaurant où 5 convives « non-marcheurs-restaurants » nous attendent patiemment – mais pas sobrement avouent-ils. Et parmi eux Bruno, à qui Jean souhaite la bienvenue. Après la daube, nous avons la visite de nos 4 « marcheurs pique-niqueurs ». Les trois groupes s’étant ainsi retrouvés, une belle journée s’achève …  

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée.

 

 

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Jean-François ZISSEL.

 

Prochaine sortie : Jeudi  27 Novembre à 7 h 30 Départ des véhicules  pour une randonnée en pays dracénois. Des gorges profondes creusées par le torrent de la Nartuby (83), offrent des points de vues spectaculaire et de hautes falaises boisées - Nous relierons également deux sites fortifiés, qui au XIII° et XIV° siècle, appartenaient au même seigneurs : Arnaud de Villeneuve - Belles vues sur ces sites – Repas et boisson à sortir du sac – Longueur : 16 km 850 - Durée : 5 h - Dénivelée : 300 m  -  Moyen /Medio - Boulouris – N° 638             

  

Encore quelques photos :

 

Cimes enneigées

Couleurs d’automne

Vue sur Duranus

Cool la descente après le pique-nique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nicole et Nicole

 

 

 

 

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Salernes- Le tour du Babadié- le 13 novembre 2008

14 Novembre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

SALERNES-Le tour du Babadié

 

Honte aux deux rédacteurs, effrayés par trois coups de tonnerre et quelques gouttes de pluie et qui ont préféré rester sous la couette !!! Il leur a donc fallu prêter leur plume à Jean BOREL pour relater les exploits de son petit groupe. Merci à lui.
Jean-Marie

Aujourd'hui, BRUNO se proposait de nous faire découvrir la crête de la COLLE DURE dans le massif des Maures. Il a dû, malheureusement s'abstenir une nouvelle fois afin de terminer, dans les meilleures conditions, sa période de convalescence. Jeudi prochain, il sera de retour parmi nous, mais au restaurant seulement à PLAN du VAR et le jeudi suivant, 27 novembre, il devrait retrouver sa carte, sa boussole et son GPS et nous proposer une randonnée en pays dracénois dans les Gorges de la Naturby : BRUNO, nous attendons ton retour avec impatience.

C'est donc Jean BOREL qui a accepté de le remplacer "au pied levé" pour nous faire découvrir un parcours dans la campagne salernoise à travers bois, vignes et oliviers autour du sommet local "Le Babadié" qui culmine à l'altitude de 471 m.

Malheureusement, les mauvaise conditions atmosphériques de ces derniers jours semblent s'acharner sur les randonneurs du Cercle de Boulouris. La météo annoncée pour ce 13 novembre est toujours aussi catastrophique et, à 6 h 30 ce matin, nous sommes réveillés par le bruit du tonnerre et de la pluie qui s'abat sur la ville. Les coups de téléphone se succèdent, les défections s'accumulent, l'ambiance est morose, notre rando du jeudi serait-elle une nouvelle fois annulée ?

C'était sans compter sur l'énergie et l'opiniâtre obstination des 6 courageux présents à 8 h  sur le parking de Boulouris. Jean arborait son grand chapeau noir, c'est en général un mauvais signe comme aurait dit Jean-Marie.

La décision est prise sous les parapluies, à l'unanimité : nous partirons à Salernes !

Quelle volonté ! Quelle ténacité !ou alors simplement quelle inconscience !

Mais nous sommes aussitôt confortés et encouragés dans notre choix en apprenant qu'un véhicule avec 4 personnes étaient parties directement sur les lieux de notre randonnée. Nous devrions être 10 à marcher.

 

A l'entrée de l'autoroute, à Puget, surprise : la pluie s'est arrêtée, la route est sèche et le ciel semble s'éclaircir à l'ouest, serait-ce un heureux présage. A 9 heure, les 3 véhicules sont garés sur notre parking habituel, place Jean Moulin à Salernes et nous sommes bien 10 à piaffer d'impatience.

Citons les noms de ces 10 courageux : Françoise, Marinette, Nicole et une petite nouvelle, Colette que nous accueillons pour la première fois et à qui nous souhaitons la bienvenue, Dominique, Alain qui sera serre-file, Claude, notre photographe, Henri, Albert -"Peps" et Jean.

Suivant la procédure habituelle, Jean nous présente le tracé et le profil du circuit  : 16,1 km et 295 m de dénivelée. Il nous propose un petit descriptif sur la commune de Salernes : 3343 habitants pour une superficie de 3930 ha, située dans la vallée de la Bresque, cette petite ville est une citée artistique, industrieuse et agricole.

C'est un village au patrimoine historique important à flanc de collines, à l'abri des vents dans la douceur du climat méditerranéen, où il est agréable de flâner dans les ruelles étroites aux maisons pittoresques, en admirant au passage l'église du XI ème caractérisée par sa porte et ses deux clochers, les nombreuses fontaines. On peut visiter les ruines du vieux château féodal d'où l'on peut découvrir le village "vu du ciel" avec ses toits de tuiles rondes.

 

Salernes est célèbre pour ses tomettes hexagonales qui recouvrent la plupart des sols dans les maisons provençales. Ce sont des carrelages de terre cuite, émaillée ou non, faites d'un mélange de cette terre rouge et ferrugineuse et d'autres argiles. Quinze fabricants très créatifs proposent constamment leurs produits vendus dans le monde entier.

Salernes est en outre le jardin du Haut-Var avec ses figues au goût fin et délicat, ses oliviers et ses vignes.

Toujours pas la moindre goutte d'eau et un ciel qui s'éclaircit de plus en plus.

Nous voilà partis sur l'ancienne voie du chemin de fer qui reliait Grasse à Aix-en-Provence. C'est un profil très agréable, un véritable faux-plat, très légèrement montant. Nous admirons, en passant, un ancien pont romain en parfait état qui enjambe le vallon de Pelcourt et nous en profitons pour un premier arrêt technique.

 

Nous abordons ensuite la seule difficulté du parcours, une montée de 200 m de dénivelée sur un petit chemin caillouteux pour échauffer nos muscles mis au repos forcés depuis plusieurs jours. L'ascension se négociera sans problème à un rythme très modéré.

Le sommet est atteint et nous cheminons sur une agréable piste forestière qui laisse apparaître des vues magnifiques sur la vallée de la Bresque et les villages de VILLECROZE et TOURTOUR.

Notre photographe en profite pour fixer l'événement.

 

Nous allons faire une rencontre insolite dans ce lieu reculé et désert : une cavalière sur un magnifique pur-sang s'apprête à nous croiser. Croyant bien faire, nous lui laissons la voie libre en se dissimulant sur le bas côté du chemin. Erreur, elle nous en dissuade vivement en nous disant que le cheval doit nous voir et qu'il ne faut pas se cacher pour ne pas le surprendre et l'effrayer. Nous suivons son conseil et reprenons notre progression normalement. Le croisement se fera sans encombre : nous avons appris quelque chose.

Cette rencontre n'était pas aussi insolite que nous le pensions car nous découvrons plus loin un magnifique centre équestre avec pistes, manèges, obstacles, bâtiments et écuries.

Nous obliquons plein sud avec un azimut de 180-190° qui nous conduit dans un paysage complètement différent.


 Nous quittons la forêt pour entre dans un univers de cultures, vignobles et oliveraies. De très beaux mas encadrés de majestueux cyprès évoquent des paysages de Cézanne. Le hameau de CAGNOSC est atteint.

De très belles vignes incitent la petite troupe à grappiller raisins blancs et raisins noirs. Un vrai régal, toléré et même conseillé à condition que les vendangeurs soient passés.

Maintenant le ciel est bleu, le soleil brille et nous atteignons le village de MENTONE. Il est 12 h 20. Albert et Jean repèrent un endroit idéal, plein sud avec des arbres coupés pour accueillir le séant de nos amis randonneurs. C'est décidé, cet endroit plait à toutes et tous et le groupe s'installe pour le pique-nique.

Il fait chaud maintenant et certains se laissent même aller à une sieste bienfaitrice.

13 h 25, il faut repartir. Au passage nous saluons un joli petit cheval noir, dans son enclos, qui semblait nous porter un grand intérêt. Nous lui proposons des croûtons de pain et du sucre qu'il semble bien apprécier. Nous le quittons à regret.

Après avoir longé la magnifique propriété de VAUBELETTE, dans le vallon de la Pierre Ambert, nous rejoignons l'ancienne voie ferrée qui nous ramènera facilement par un faux-plat, cette fois légèrement descendant vers notre point de départ en découvrant le site des Gorges de la Bresque.

Notre randonnée s'est bien déroulée, et après avoir quittons gros godillots, nous nous dirigeons vers le centre du village. La pause rafraîchissement  sera appréciée de tous au "café des Négociants" pour la modique somme de deux euros par personne. Un excellent cake, fabrication Marinette, coupé et servi par Dominique fera l'unanimité et régalera nos papilles. Un grand merci à la patissière.

Finalement tout le monde se séparera heureux et satisfait de cette agréable journée. Le mauvais présage du Grand Chapeau Noir ne s'était pas réalisé et chacun se félicitera d'avoir fait le bon choix, ce matin à 8 h.

Les absents ont toujours tort !

 

Souhaitons encore un prompt rétablissement à Bruno, un grand bravo aux marcheurs, surtout aux "nouveaux" et à bientôt sur les sentiers.

 

Merci JEAN d'avoir organisé et mené cette rando non prévue au programme … et d'avoir rédigé cet article.

 

Merci au photographe Claude LALANDE

 

La semaine prochaine, Jean, encore lui, nous conduira à Duranus-

 

Jeudi  20 Novembre 2008 à  6 h 45  -   : DURANUS (06) – Mine de l’Eguisse – Au départ du petit village de Duranus, célèbre par le saut des Français, nous cheminerons dans ce site escarpé des Gorges de la Vésubie qui nous conduira sur une mine abandonnée exploitant un gisement de réalgar, sulfure naturel d'arsenic, à la couleur rouge orangée.

Magnifiques vues sur les vallées de la Tinée et de la Vésubie, l'Argentera, plus haut sommet des Alpes du sud ainsi que le village fantôme de Roccaspaviera. Durée : 4 h 00 Longueur : 9 Kms 500 - Dénivelée : 687 m – Niveau : Moyen / Medio

Repas au restaurant à l'auberge des 2 Vallées avec : apéritif, salade niçoise, daube ou rosbeef, fromage, dessert, café et vin compris pour 20 € par personnes (Inscription et chèque avant le 13 novembre) – Réservé exclusivement aux randonneurs – 


Quelques images "en prime" :

Consignes au "serre-file"



















Aurait-il plu ?



















Y aurait-il du soleil ?

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Bargemon - 30 octobre 2008

1 Novembre 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Bargemon

Aujourd’hui Bruno nous proposait « d’approcher 4 villages fantômes » à Montferras. Hélas le mystère qui plane sur ces villages restera entier, car Bruno a dû déclarer forfait pour raisons de santé. Jean Borel a accepté de le remplacer au pied levé. Mais faisons lui confiance : lever le pied et même les deux, il sait faire ! A défaut de villages fantômes nous randonnerons du côté de Bargemon et grimperons jusqu’à la table d’orientation du col du Bel Homme (altitude 1032 m). Aujourd’hui, après les pluies d’hier et avant celles de demain, la météo prévoit un temps plutôt ensoleillé le matin. Mais gare au retour de la pluie en fin d’après-midi ! Eh oui ! Randonner en automne même dans le Var, cela ne va pas sans risque !

Nous voici donc 23 à Bargemon, au départ d’une randonnée de plus de 16 km et de 745 m de dénivelé(e). Nous souhaitons la bienvenue à Alain qui s’est joint à nous. Après avoir traversé la place du Marché, nous passons devant le musée Honoré Camos. La porte est ouverte, Jean nous propose donc de le visiter. Auparavant il nous explique : « Ce musée est abrité dans l’ancienne chapelle Saint-Étienne, construite vers le XIe siècle pour les moines de l' Abbaye Saint Honorat de Lérins. Elle fut réédifiée au milieu du XVIIe siècle et abrita pendant plus de deux siècles la confrérie des Pénitents Noirs ». Nous pénétrons dans le musée. On y découvre les activités qui ont prospéré à Bargemon : miel, pâtes alimentaires, liqueurs, atelier de cordonnerie, activité qui occupait 400 personnes en 1900. Ici on aperçoit Honoré Camos, surnommé le Peintre Provençal ou le Peintre Animalier, en contemplation devant son tableau. Après cette visite rapide, nous commençons à grimper. Pour l’instant nous suivons la route qui monte au col du Bel Homme. Il fait frisquet et nous ne sommes pas fâchés de marcher rapidement. Puis nous nous arrêtons pour une courte pause technique. C’est l’occasion d’une photo de groupe. Au fur et à mesure que nous montons, la vue se dégage. « Regardez au sud, on aperçoit la mer ! » s’écrit Jean. En effet elle semble toute proche. A présent nous attaquons une piste qui monte encore et toujours. Mais dans le ciel les nuages s’amoncellent. Fini le temps ensoleillé prévu par la météo !  Puis nous nous arrêtons pour une pause casse-croûte. Jean y va d’un petit laïus. Devant certains randonneurs apparemment plus préoccupés par leur casse-croûte que par l’histoire de Bargemon. Bargemon, dont le nom est issu du Celtique “Barg” et “Berg” qui signifient montagnes. Jean nous conte l’histoire – disons même la préhistoire – de la région. « Une occupation humaine y est attestée vers 350.000 ans avant J.-C. A l'intérieur de la grotte du Bel Homme, on a découvert le squelette d'un homme du Paléolithique (4000 avant J. C.). Il chassait l'ours, la chèvre sauvage, le bœuf musqué, le loup. Il taillait le silex qu'il transformait en haches et pointes de flèches. » Sans oublier les Ligures qui peuplent le Var de 900 à 600 avant J.-C. Mais ceci est une autre histoire… Après nous être restaurés et  instruits, nous repartons de plus belle. Bientôt il faut se rendre à l’évidence : nous ne parviendrons pas tous au sommet, d’autant que le (mauvais) temps nous presse. Un premier groupe poursuivra jusqu’à la table d’orientation. Le groupe des « petites jambes » avancera encore un peu, puis nous attendra. Le premier groupe devra monter assez vite pour que les petites jambes ne se refroidissent pas. De fait nous grimpons rapidement. En suivant la route nous atteignons le col du Bel Homme (alt. 915 m). De là une piste conduit à la table d’orientation. Encore 15 mn de marche, dit la pancarte. C’est donc à un train d’enfer que nous gravirons les derniers mètres. Certaines – que nous ne nommerons pas – empruntent un raccourci. (Heureusement que tu ne vois pas ça, Bruno !) Arrivés au sommet, un beau paysage nous attend, sous un ciel malheureusement très couvert. Le temps d’une photo et nous redescendons vite, en pensant aux « petites jambes » qui grelottent de froid en nous attendant. Soudain Jean s’écrie : « Regardez, des vautours ! Annie, ne t’éloigne pas, reste à mes côtés ! » Mais les présumés vautours n’ont d’yeux que pour un troupeau de moutons en contrebas. Nous retrouvons bientôt les « petites jambes » et prenons place pour un déjeuner bien mérité. Maître Gérard sur son arbre perché … prend quelques pique-niqueurs en photo.
Hélas, hélas, il loupe la photo du jour : Jacqueline nous exécutant une danse du scalp endiablée. Pour se réchauffer sans doute ! A défaut de danse, voici Francis qui semble nous dire : « 
L’ai-je bien descendue ? » Mais une bouteille ne suffit pas à nous réchauffer. Rarement après un pique-nique nous n’aurons levé le camp aussi vite. Il est à peine 13 heures et nous nous rhabillons avant d’entamer la descente. Quelques minutes plus tard nous sentons les premières gouttes. Chacun se protège comme il peut : capes, K-Ways, anoraks et même parapluie, tout est bon. Nous descendons rapidement, personne n’a envie de flâner. Heureusement l’averse sera de courte durée et nous terminerons la randonnée presque secs. Jean nous prévient : « En approchant de Bargemon nous allons longer la propriété d’un mauvais coucheur. Il faudra marcher en silence ! » Facile à dire, mais plus difficile à obtenir ! Jean devra le chuchoter plusieurs fois : « Silence dans les rangs ! » Nous longeons donc à pas de loups la propriété maudite. Ouf, nous sommes sauvés ! « A présent vous pouvez parler ! » Parler et admirer sur notre droite une autre propriété, magnifique : prairie en fleurs, murets de pierre, canaux, fontaines, petit lac, l’ensemble est très beau.  Jean nous explique que la commune a repris possession du sentier que nous suivons et fait borner le terrain du propriétaire. On peut voir le long du sentier plusieurs bornes OGE (Ordre des Géomètres Experts). Il faudrait être aveugle pour ne pas les voir ! Et puis voici la dernière côte. Nous arrivons à Bargemon. Avant de prendre un pot, nous allons découvrir le Musée des Minéraux et Fossiles. Très beau musée. Un vrai régal pour les amateurs. Splendide collection de près de 3000 pièces, dont beaucoup proviennent de la région, comme ce remarquable « Ancyloceras gigantea » (Vous l’aviez reconnu sans doute) vieux de 130 millions d’années.  Après cette séquence culturelle, courons vite nous désaltérer … sous la pluie qui reprend de plus belle.
 

 

Merci Jean pour cette belle randonnée conduite « au pied levé ».

Souhaitons à Bruno un prompt rétablissement. Et à bientôt sur les sentiers ! Toujours dans la rubrique « Ils ne nous ont pas quittés », une pensée amicale pour Ginou que nous espérons voir très vite parmi nous.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Jean-François ZISSEL.

 

Prochaine sortie avec Jean BOREL : Jeudi  06 Novembre à 7 h 00 CLANS (06) - Circuit des 4 Chapelles – Par un agréable sentier à flanc de montagne, nous marcherons sur les traces des pèlerins qui, chaque année, le 26 Juillet effectuent l'aller-retour, certains pieds nus, pour assister à la messe célébrée en ce lieu symbolique loin de toute agglomération : la Chapelle Sainte Anne. Le parcours sera jalonné par la découverte de 3 autres chapelles très intéressantes par leurs fresques datant des XV ème et XVII ème siècle : Saint Jean, Saint Antoine, Saint Michel   – Repas et boisson à sortir du sac – Durée : 5 h - Longueur : 15 km 200 - Dénivelée : 570 m - Niveau : Moyen/ Medio  - Boulouris n° 710

  

Encore quelques photos :

Couleurs d’automne





Vue sur Bargemon












Chapeau la coiffure !

Annie faisant le V de la victoire

 

 

 

 

 

 

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Le verdon à Quinson-16 octobre 2008

17 Octobre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

Le Verdon à QUINSON

 

Un pont à franchir et nous changeons de département, passant du département du Var à celui des Alpes de Haute-Provence.  C'est à Quinson que Bruno GUERIN nous a donné rendez-vous pour une rando de 13 km en deux boucles avec une dénivelée de 360 m. Il y avait longtemps que nous n'avions eu si peu  de changement d'altitude, passant seulement de 367 à 551m. Notre objectif aujourd'hui est en fait le Verdon, tout du moins une partie dans son cours inférieur, c'est à dire en dessous du lac de Sainte-Croix. 12 marcheuses et 12 marcheurs ont répondu à l'invitation : quelle parfaite parité ! Nous avons la joie de retrouver Maryse qui nous avait déjà accompagné pour quelques sorties les années précédentes et d'accueillir deux nouveaux, Françoise et Jean-François à qui nous souhaitons la bienvenue.

Plus nous nous rapprochions du Verdon,  plus les bans de brouillard devenaient nombreux et épais et le petit lac de Quinson avait des faux airs écossais… Mais la météo était bonne et nous étions confiants sur un rapide dégagement du ciel.



Voilà, il est 9 h, c'est parti  par une petite montée pour constater que le soleil fait bien son travail et avale le brouillard mais surtout pour écouter Bruno nous présenter son itinéraire.




Beaucoup de photographes aujourd'hui, le rédacteur va avoir du boulot pour choisir les photos à publier.

Nous redescendons de quelques mètres pour rejoindre le bord de la rivière, bien calme par rapport à ce que nous avions l'habitude de voir dans son cours supérieur.  Le Verdon court toujours entre de hautes falaises mais là, il est vraiment encaissé.

Nous circulons entre le canal qui alimentait Aix et la rivière. Maintenant  il ne sert plus que d'exutoire en cas d'inondation et vu l'état de la végétation il doit y avoir longtemps qu'il n'a pas servi. 

De temps en temps il passe dans des tunnels. Après avoir descendu un chemin bien protégé par une main courante, nous atteignons le bord du canal et c'est très confortablement que nous progressons sur une sorte de digue.


Jacky remarque que c'est ainsi qu'il comprend les randos : pas de pente, un bon chemin. Nous sommes décidément loin de l'Estérel !


Ajoutons à cela que le spectacle est extraordinaire. D'abord la rivière, d'un vert intense, ensuite les falaises, gris blanc avec des traînées brunes et enfin la végétation. Peu de fleurs à part quelques asters mais des buissons et des arbres aux teintes allant du jaune au rouge, nous rappelant que nous sommes en automne. Et quand le vert de l'eau se marie avec l'orangé des arbres alors là, nous avons le souffle coupé. Pour le moment, nous n'en manquons pas de souffle car le cheminement est aisé.

Au niveau de la passerelle qui franchit le canal, Bruno explique qu'à partir de là commence la partie sportive.  Jean BOREL accompagnera les "sportifs" et pour ceux qui ne souhaiteraient pas emprunter cette voie, Bruno les guidera directement sur le plateau. La jonction se fera à la chapelle Ste Maxime.

C'est donc là encore un partage parfait : 12 pour le sentier sportif 12 pour la montée directe.

 Mais laissons d'abord la parole à Gérard :   Pas très chaud votre rédacteur. Mais Jean-Marie lui dit : « Il faut assurer le blog ! » Alors Gérard se jette à l’eau, … au figuré s’entend !

Nous poursuivons notre chemin sur le mur qui borde l’ancien canal du Verdon. A gauche le canal, à droite le Verdon. Pour l’instant, le mur est stable et nous progressons sans difficulté. De l’autre côté du Verdon se dressent de grandes falaises qui se mirent dans l’eau claire. Sur la photo, elles se confondent avec leur reflet dans l’eau. Quelle beauté ! Notre petit groupe s’étire. De l’arrière on entend la voix de Jean qui semble provenir de l’autre rive du Verdon. Etonnant phénomène d’écho. Puis nous arrivons au passage délicat du parcours. De l’arrière le photographe n’a rien vu. Il réclame : « Une photo de groupe ! En haut, sur les marches ! » Mais ce n’est pas le moment : quelques mètres plus loin le chemin s’est effondré. Pour franchir ce passage, il faut s’accrocher à la falaise. Puis poser les pieds sur une étroite corniche, pas plus large … qu’un petit pied. Quelques minutes plus tard, nous voici tous sains et saufs. Ce qui mérite bien une photo.

Nous reprenons notre progression sur le mur qui longe le canal. En regardant bien nos pieds. Attention en effet aux pierres branlantes et au sol glissant ! Puis une échelle nous invite à descendre dans le canal que nous suivrons sous un long tunnel. Heureusement quelques-uns d’entre nous ont emporté une lampe de poche sans quoi la traversée eût été périlleuse. Après avoir cheminé avec précaution sous le tunnel, nous voici de nouveau à l’air libre. 

Jean nous propose une petite pause et dit : « A présent, nous allons quitter le Verdon et son canal. Ca va grimper raide ! Je conseille à certaines d’arrêter de bavarder ! » Oh ! le vilain macho (note de Jean-Marie). Nous attaquons la côte, plutôt raide en effet. Rapidement le silence se fait. Il fait chaud et nous avons vite fait de mouiller le maillot. Mais la récompense arrive au sommet : nous retrouvons nos compagnons et compagnes du premier groupe.

 

Pendant ce temps là, les 12 "petites jambes" ont entrepris la montée sur un chemin glissant constitué de cailloux et de terre grasse. La pente est sévère par endroits avec quelques vues impressionnantes sur le Verdon. Quelques coups de fusil des chasseurs locaux retentissent dans la vallée où nous entendons les voix de nos amis de l'autre groupe. Quelqu'un imagine, en riant que  nos aventuriers-sportifs sont pris comme cibles !!! Pas moins de cinq coups de feu : combien retrouverons-nous de rescapés?

Nous arrivons au sommet sur une large piste dénommée "la draille des vaches". C'est là que nous allons faire la rituelle "pause banane". Il faudra peut-être changer d'aliment car, selon Jacqueline ayant marché avec des guides professionnels cet été, la banane serait trop lourde à digérer. Alors, quelle sera le nouveau mode de sustentation ?

Nous reprenons notre progression. La végétation pendant la montée, riche en buis, était moins colorée mais maintenant nous retrouvons nos jolies couleurs d'automne avec quelques toiles de rosée accrochées  aux plantes les plus basses. Nous arrivons les premiers à la chapelle Ste Maxime construite sur un éperon rocheux. C'est un édifice très restauré mais à l'intérieur très  dépouillé avec un petit autel et une statue de la Vierge. Cependant, détail intéressant, sur l'autel, une petite boîte contenait des messages sur des papiers divers, sortes d'ex-voto, dont certains en langues étrangères. D'autre part sur cette plate-forme subsistaient les ruines d'une tour sarrasine et une borne d'origine inconnue.

Des voix venant de derrière la chapelle nous indique que l'autre demi-groupe arrive, heureux de leur ballade le long de la rivière.

Nous redescendons dans le Ravin Sainte Maxime et cheminons dans un environnement coloré (il y a ici des érables de Montpellier, dignes du Canada…par leur couleur tout du moins). Le chemin se retrouve à un moment presque entièrement recouvert par la végétation. De grandes falaises le bordent jusqu'à la cote 486.


A la bifurcation de deux chemins, Bruno décrète la pause pique-nique, il est 11 h 50, c'est un peu tôt mais ce matin le départ de Boulouris s'était fait à 7 h avec un réveil vers 5 h 30. Alors, il est bien  temps de passer " à table". Chacun s'installe selon son besoin de soleil  et le rosé de Daniela circule.

Il fait très beau et le soleil est très supportable à cette saison.

 Bruno avait évoqué la présence de renards et de sangliers dans cette région, mais plus modestement, nous n'avons rencontré que des insectes très familiers : une mante religieuse venue se poser sur le genou d'Henri, un papillon  amoureux du doigt de Claude et enfin une sauterelle verte très attirée par la courroie de l'appareil photo de Jean-François. Pas de joueurs de cartes aujourd'hui et après une heure d'arrêt, une petite sieste ou de brillants bavardages, Bruno donne le signal du départ pour une petite montée qui nous conduit en haut du plateau de Mala Soquet.

Là, nous allons progresser sur le plat, incroyable, ça fait deux fois dans la journée, au milieu des arbustes jaunes ou rouges que personne ne saura identifier. Il fait toujours très beau et même chaud.

Lorsque nous arrivons au bord du plateau, nous dominons une large plaine fermée à l'est par des coteaux peu élevés. Le cours du Verdon, bien visible au pied du village de Quinson, est barré par le barrage éponyme, vide depuis la mi-septembre pour une inspection générale. Plus à droite un champ aux couleurs énigmatiques, des rayures rouges et jaunes, comme une sorte de drapeau. Toutes les hypothèses de culture y passent, les plus farfelues n'étant pas les moins drôles jusqu'à ce qu'une de nos compagnes émette l'idée toute simple qu'il pourrait s'agir de vignes, de différentes espèces, en rangs séparés et d'un état de brunissement plus ou moins avancé. C'est cette hypothèse que nous allons retenir.

La descente vers Quinson se fait sans difficultés mais Bruno, facétieux, évite la route en empruntant le canal à sec dont il faudra remonter la rive un peu plus loin. La sortie du canal a été l'occasion de scènes cocasses qu'aucun photographe n'a immortalisées : gare à la censure.

C'est au-dessus du tunnel que nous faisons la traditionnelle photo de groupe. 

Encore une centaine de mètres et nous rejoignons nos voitures. Bruno nous explique alors qu'il a prévu une seconde boucle de 3,5 km et 200m de dénivelée. Il est 14 h 45, il fait très chaud et devant le peu de succès de sa proposition (désolé Daniela !), Bruno décide d'aller faire un tour dans le village pour y boire un pot, bien que nos voitures soient garées, juste là, sur le parking d'un Café-Restaurant. C'est donc à pied que nous partons à la découverte de Quinson.

 

Autrefois perché sur la falaise, le village de Quinson (quinsoun signifie pinson en provençal), est maintenant implanté dans la plaine, au bord du Verdon. Comptant 350 habitants, Quinson est situé dans un contexte géologique et géographique remarquable. Porte du département des Alpes de Haute Provence, il fait le lien entre le plateau de Riez-Valensole et le Haut Var.

Quinson possède un riche passé historique, le vieux village qui était perché autrefois sur la falaise daterait de l'époque romaine. Le village actuel est entouré d'une enceinte fortifiée dont 2 tours restent visibles. L'une d'elle donne accès à la jolie place de l'église. Un sympathique lavoir est implanté à l'entrée du village. Quelques "gamins" du groupe en profitent pour s'asperger un peu.

Le problème de l'eau a toujours été préoccupant dans la région. La construction du canal approvisionnant Aix en Provence, à partir de 1799, a permis au village de se doter de 8 fontaines, luxe extraordinaire à l'époque.

N'oublions pas le Musée de la Préhistoire, sinistre blockhaus de béton qui dénature le paysage. 

Deux cafés nous tendent les bras mais, finalement, Bruno décide de revenir aux voitures et de faire travailler le Café dont nous utilisons le parking. L'argument principal étant que désaltéré au village, nous aurions de nouveau soif en arrivant aux voitures…

 

Nous quittons Quinson en longeant la rivière et là, ce groupe de marcheurs hyper- sportifs a des allures de promeneurs. Il faut dire que le site invite à la détente avec ses superbes couleurs automnales. Finalement nous avons fait les 3 km qui nous manquaient mais pas les 200m de dénivelée.

 

Et là, tel le héron de La Fontaine, nous constatons que le café avait fermé ses portes ! C'est donc à Montmeyan, 7 km plus loin, que nous pourrons enfin nous désaltérer.

Ceci   nous a permis cependant de rencontrer un cultivateur qui récolte les fleurs du "CROCUS sativus" pour en extraire le safran. Sympathique et surprenant dans nos régions…mais quel boulot ! Selon ce récoltant, le safran français est le meilleur du monde. Chauvin avec ça !

 

Merci Bruno, belle balade très cool, jamais déçus avec le Verdon.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Francis OUDART, Jean-François ZISSEL.

 

La semaine prochaine, le 23 octobre, Jean Borel nous accompagnera à Castillon avec un parcours réduit pour les "Petites Jambes". Nous découvrirons les vestiges de l'architecture militaire qui truffe littéralement le site de la Pierre Pointue et surtout la baie de Menton qui monopolise le regard tout au long du parcours.

 

Que de photos !  Il en reste encore :

Le pont de Quinson.


















La chapelle
Ste Maxime.
Certains photographes ont  leur modèle préféré !













Quinson- le lac.


Le barrage.
















Bucolique.


















Le bouquet final.

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Le BOURGUET- "Petites Jambes"- 9 octobre 2008

12 Octobre 2008 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs

Le BOURGUET

Avec les "PETITES JAMBES"

 

 

           Les deux rédacteurs (et leur conjointes) étant dans le groupe qui effectuera le parcours de 13 km, c'est Jacqueline qui a accepté d'écrire cet article. Q'elle en soit remerciée.

 

Aujourd’hui,  au Bourguet, deux groupes se forment sur le parking de la jolie chapelle de style roman avec ses élégantes petites fenêtres étroites qui caractérisent son grand âge.

La première formation, de « petites jambes » est composée de 8 femmes et de deux hommes. Daniel a opté de  rejoindre ce groupe afin de tester son tendon d'Achille. Dans un premier temps Bruno, le responsable, nous fait remonter un agréable vallon où coule le Roubion. La première halte se fait sur la digue de terre d’une retenue collinaire qui ne contient qu’un petit fond d’eau. Sur la carte, elle figurait comme un joli lac : tromperie manifeste, on se plaindra !

Nous reprenons la montée tantôt en rive droite tantôt en rive gauche en essayant de ne pas se mouiller les pieds lors du passage des gués qui se fait au ralenti pour certains. La végétation s’est revêtue des chaudes couleurs de l’automne, du jaune clair au pourpre. Un peu plus loin, nouvel arrêt pour goûter des toutes petites pommes provenant d’un pommier sauvage. Pouah… ! C’est trop acide pour moi.

Avant que l’ascension ne devienne trop pentue, nous faisons demi-tour. Un 3ème arrêt au soleil pour le casse-croûte matinal. A hauteur d’un pont, nous changeons de direction pour éviter de marcher sur la route goudronnée et traversons plusieurs prés verdoyants non loin des ruines de Prangen.

Nouvelle traversée du village (altitude 841 m) : deux rues et pas de commerçants. Nous entamons alors, sur un sentier non caillouteux, une montée tranquille (2.7 à 3.2 km/heure) jusqu’au pylône à 1.012 mètres d’altitude (Belles vues sur les deux versants). Rencontre avec des ouvriers que l’on retrouvera attablé à l’auberge.

Pour la petite descente une belle piste forestière sillonnée par les voitures des ouvriers travaillant sur le pylône. Les langues vont bon train. Arrêt dégustation à hauteur de plusieurs poiriers avant de passer devant les ruines de Baggary. Plus loin nous arrivons sur un vaste et beau plateau herbeux bien entretenu.

Nous nous dirigeons vers la Bergerie Saint Pierre. Dans un angle de celle-ci un figuier. Nous ne sommes pas les premiers à le découvrir. Impossible de la visiter à cause d’un nid de frelons. Ces bâtiments sont bas et étaient occupés toute l’année par une centaine de moutons.
Une pièce attenante logeait le gardien du troupeau. Dans ces prairies, de curieuses petites constructions : abris pour outils où « tinettes » ! Par un chemin bordé de chardons bleus nous regagnons la grande piste.

Nous marchons maintenant plein Est, le long d’une colline qui présente un spectaculaire affleurement. Pendant que Bruno prend des photos, Jacqueline nous lit que ces bancs de grès jaunes séparés par des lits de marnes noires, sans aucune végétation, date de 110 millions d’années…

Sur les 9 Kms de prévu il reste encore 2 Kms à parcourir. La piste se transforme en route goudronnée. L’allure augmente et les premières maisons apparaissent. Nous visitons le village. L’église est fermée, mais le clocher surmonté d’un campanile et d’une cloche fixe à marteau sonne 12 coups, à nos montres il est treize heure.

A l’auberge, un ancien château de 1647, une surprise nous attend : les tables sont dressées à l’extérieur. Heureusement que le soleil est présent.

Il ne reste plus qu'à attendre l'autre groupe.

 

Merci à JEAN de nous avoir préparé ce second et beau parcours.

 

Merci à Bruno d'avoir accompagné les "Petites Jambes". Il en a profité pour faire de bien jolies photos . Pour cela aussi , un grand merci.

Prochaine sortie le 16 Octobre, pour une randonnée le long du Verdon avec Bruno GUERIN. Parcours classique et sportif par endroits.


Quelques photos complémentaires :














































                                                                                                                                                                           











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Le Bourguet - 9 octobre 2008

10 Octobre 2008 , Rédigé par Gérard Publié dans #Loisirs

Le Bourguet

Aujourd’hui Jean Borel nous emmène déjeuner au restaurant du Bourguet, petit village situé au fin fond du Var, à deux pas des Alpes de Haute-Provence. Au menu : foie gras, confit de canard forestier et … dessert surprise ! Car au Cercle de Boulouris, la section Randonneurs ne connaît pas la crise. Nous serons 35 à table et Jean a dû refuser du monde !
Nous nous retrouvons donc sur le parking situé près de la chapelle Sainte Anne que nous visiterons cet après-midi. Mais pour mériter notre déjeuner il nous faut marcher et même grimper. Partant du Bourguet à 845 mètres d’altitude nous atteindrons le sommet du Mont Beysse (alt. 1251 m) avant de rejoindre notre restaurant. C’est donc une randonnée dite « moyenne » que nous propose Jean, avec un dénivelé de 470 mètres et une distance de 12 ,5 km. N’empêche, pour les moins courageux d’entre nous, Jean a prévu une petite balade apéritive. Bruno prend la tête du groupe dit des « petites jambes ».
Il est 9 heures 15, notre groupe se met en route. Nous empruntons un sentier ombragé et longeons une charmante petite rivière, le Roubion. Nous franchissons un gué, mais aujourd’hui nous ne risquons pas la chute. Quelques minutes plus tard, Jean fait une pause et nous parle de la bourgade du Bourguet : « Comment appelle-t-on les habitants du Bourguet ?  --  Euh ! Les Bourguignons ?    -- Non. Les Bourguetians ! Le Bourguet compte 10 Bourguetianes et 12 Bourguetians, soit un total de 22 habitants. Vous aurez du mal à vous y égarer: il n'y a que deux rues dans cette charmante bourgade. Vous aurez également du mal à dépenser vos économies car il n'y a pas de commerçants ! Bref Le Bourguet est idéal pour une cure de repos. Il y règne un calme parfait, l'air y est pur et vivifiant !
Nous reprenons notre marche et abordons à présent la côte principale de la journée. Finie l’ombre ! Nous profitons du soleil et ne tardons pas à nous dévêtir. Enfin nous voici arrivés au sommet. Du moins au sommet de cette côte-ci. « Le plus dur est fait ! » nous dit Jean. Pour atteindre le sommet du Mont Beysse, il ne reste plus qu’un faux plat. Un faux plat montant ! »  En attendant, une vraie pause casse-croûte s’impose. Puis nous attaquons le « faux plat », suivant un large sentier qui monte parmi les herbes folles. Jean nous fait arrêter pour admirer le paysage dans la vallée.
  Le groupe grimpe sur une butte pour mieux apercevoir le petit village de … « Le nom m’échappe. Mais vous vous souvenez ?... C’est là que Christian a passé la nuit à l’hôtel. Avec Claudie ! Même qu’il pleuvait ! » C’est beau la mémoire !
Le mont Beysse n’est plus très loin. Nous avons en ligne de mire le pylône EDF qui le coiffe. Encore quelques rochers à escalader et nous découvrons un beau paysage, avec au loin le Verdon. La ligne à haute tension plonge dans la vallée. Jean nous explique qu’il a grimpé sous cette ligne lors de sa reconnaissance. Heureusement pour redescendre il a découvert un chemin moins risqué. Puis il nous emmène visiter une splendide grotte percée dans la falaise. Mais personne ne s’y hasarde. A présent nous abordons la descente sous les pins. La pente est douce, le sentier est moelleux mais le sol est un peu glissant. Il suffit de descendre à petits pas, cahin-caha… Et nous voici en bas. Nous passons sous la ligne à haute tension. Il est midi passé. Jean-Marie nous annonce : « Nous sommes à la moitié du parcours. Il nous reste encore 6 km ! »  Pas possible ! Nous n’avons pourtant pas l’impression d’avoir traîné ! Nous allons être en retard au restaurant ! Il faut accélérer l’allure ! Le groupe adopte alors un rythme très soutenu.
Peu après nous sortons du bois et découvrons une large prairie.  On y voit une bergerie, la Bergerie de Saint-Pierre. Jean nous explique qu’ici « le territoire et le climat ne nécessitent pas systématiquement le déplacement des bêtes. Ces bergeries permanentes étaient parfois occupées toute l’année. » Un peu plus loin nous verrons les ruines de la bergerie de Bagary. Du nom d’un ancien village, ancêtre du Bourguet actuel.
Nous quittons le chemin qui mène au Bourguet. Jean nous fait traverser le pâturage afin de rejoindre le village à travers bois et collines. Serait-ce un raccourci ? Après le faux plat montant, ce sera le faux raccourci rallongeant ! Nous coupons donc à travers la prairie. Rapidement ! Qu’il ferait bon pourtant flâner dans ce paysage champêtre ! Seul Jean-Marie s’attarde un peu pour visiter un cabinet … champêtre ! Nous avalons la dernière côte à un train d’enfer. Dernière côte suivie d’une descente, elle aussi rapide. Peu avant l’arrivée au Bourguet, Jean décrète une « pause technique ». « Les hommes devant, les femmes derrière ! » A propos de derrière(s), Annie fait remarquer au blogueur qu’ils sont bien blancs ! Celui-ci l’avait constaté, mais aurait-il osé le dire ? Après avoir pris nos précautions, nous arrivons au restaurant. Nous y retrouvons le groupe des « petites jambes » ainsi que « le grand Pierre » (dispensé de marche ??). Une longue table a été dressée à l’extérieur, pour nous permettre de profiter du soleil. Du moins quand il daigne se montrer ! Nous commençons à avoir faim. Heureusement l’apéritif ne tarde pas à nous être servi. Puis après un temps d’attente à la mesure de notre appétit, le foie gras arrive. Foie gras, préparé juste à notre arrivée – nous dit le patron -, d’où cette – fausse – impression de lenteur dans le service. Après le foie gras et le confit de canard forestier, dont chacun s’accorde à dire qu’ils méritaient un léger temps d’attente, voici le « dessert surprise » ! Un magnifique gâteau décoré et intitulé « Bienvenue aux marcheurs ! » Magnifique et non moins savoureux dessert !  Après le café nous rejoignons nos voitures. Il est plus de 16 heures. Mais avant de partir, Jean nous invite à visiter la chapelle Sainte Anne dont il a obtenu la clé.  Il nous explique que cette chapelle est citée au XIIIème siècle comme « prieuré rural », petit établissement religieux doté de revenus. Cette chapelle a été considérée comme « templière ». Certains y cherchaient encore récemment un trésor caché. A propos de trésor caché, observez bien ce portrait de Sainte Anne, dont Annie – encore elle – nous invite à percer le mystère…. 

Pour terminer, une pensée amicale pour Maurice qui nous annonce son retour parmi nous en janvier et vous adresse à tous ses amitiés.           

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée aux couleurs d’automne.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Francis OUDARD, André TUPIN.

 

Prochaine sortie le 16 Octobre, pour une randonnée le long du Verdon avec Bruno GUERIN. Parcours classique et sportifpar endroits.

 

Encore quelques photos :

Couleurs d’automne
















Photos de famille Photos de famille 2

 

 

 

 

 

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