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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 11:38

Les Veyssieres-Malavalettes-G2-900

 

Aujourd'hui nous sommes dans le "local", à la porte de chez nous, dans cet Esterel dont nous apprécions tant les chemins caillouteux... Jack nous avait invités pour un rendez-vous à l'extrémité de ce quartier nouveau de St Raphaël, les Veyssières.

22 participants pour cette nouvelle aventure que Jack nous présente brièvement : 12.2  km et 355m de dénivelée. Beps sera notre serre-file.

 

La météo nous garantit une journée sans pluie jusqu'à 16 h.

Pile à 9 h nous attaquons tranquillement la piste direction nord. Jack se fera huer pour un petit détour de 25 m à la première bifurcation.

Revue d'effectifs en image.

Nous sommes dans cette zone de maquis bien caractéristique. En face de nous le Mont Vinaigre.

Un premier petit rayon de soleil éclaire le vallon de la Cabre et la piste Castelli.

Après avoir passé le pont de la Cabre,  1ère photo de groupe.

Jack nous annonce que nous allons commencer à monter en direction du carrefour de la Colle Noire. Le sentier est bien défoncé par endroit.

C'est en fin de montée que nous ferons "la pause banane". Nous y serons rejoints par un petit groupe de vététistes qui feront aussi une pause avec nous.. Que de belles machines !

Nous changeons complètement de direction, plein ouest en direction  du Col de l'Essuyadou.

Une suite de petites montées et de petites descentes nous conduit à la Maison forestière de Malavalettes, ou tout du moins ce qu'il en reste. Mais c'est un lieu plein d'histoire comme toutes les maisons forestières.

Les maisons forestières furent un atout majeur dans la renaissance des forêts françaises, plus de 2000 furent construites sur l’ensemble du territoire, en bordure et au centre des massifs, habitées généralement par deux familles, celles du garde forestier responsable d’un secteur et celle d’un cantonnier, tous deux agents des « eaux et forêts » (service d’Etat redéfini en 1966 sous le vocable de l’ONF).   Le garde devait veiller à la progression des plantations, surveiller bucheronnage et braconnage, superviser les travaux d’aménagement dont son équipier et voisin le cantonnier était chargé.  

 Dans l’Estérel, sous l’impulsion de l’inspecteur Auguste Muterse et de ses successeurs, 23 retenues d’eau furent aménagées, 400 km de pistes, chemins et sentes furent tracés et entretenus et le massif se couvrit de la végétation que nous lui connaissons aujourd’hui.  

 D’après le témoignage de la petite fille d’Auguste Muterse qui partagea ses jeux sur le chemin de l’école avec les enfants des agents forestiers occupant les maisons, Il semble que celles-ci étaient encore toutes utilisées dans les années 1930.   

De nos jours seules celles érigées en bordure de massif sont encore occupées par les agents ONF et leur famille : Palayson, la louve, Gratadis, le Dramont et le Trayas. Celle des Trois Termes est louée à un particulier. Celles du Malpey et des Cantonniers accueillent l’été des agents ONF en vacances. Pour le Malpey il existe un projet concret de réhabilitation dans le cadre de la Chartre de l'Esterel. La cantine du Porfait et une partie du Malpey sont louées à des sociétés de chasse. La Duchesse est fermée après avoir été louée de nombreuses années à un particulier. Les Charretiers et Malavalette laissées à l’abandon tombent en ruine. Et Roussiveau, la plus vieille, toujours là, toujours occupée mais par qui ?    

En fait la maison forestière de Roussiveau était construite depuis bien longtemps lorsque les autres apparurent, c’est pourquoi elle ne leur ressemble pas. En effet, depuis plusieurs années déjà existait là une bâtisse appartenant avec  les prairies environnantes au Seigneur d’Agay. Une ferme bergerie  y était installée, d’ailleurs depuis les romains ces terres engraissent moutons et chèvres pour le plus grand plaisir des populations alentour. En 1850, lors du partage domanial et communal un troc avec le Seigneur d’Agay permis à l’Etat de récupérer la bâtisse et ses terres qui faisaient une enclave privée dans la forêt domaniale, en échange le Seigneur d’Agay obtint les deux versants du Rastel éponyme. La ferme réaménagée devint la première maison forestière du massif de l’Estérel. Aujourd’hui elle est louée à une bergère, les moutons sont donc de retour dans l’Estérel, ils entretiennent naturellement prairies et sous bois selon les directives des agents ONF qui veillent encore et toujours à la destinée de la flore et de la faune de notre massif.

Cf : http://www.nature-passions.com/marcher-papoter-le-resume-a115075318.

Tout cela méritait bien une deuxième photo de groupe.

Par un joli sentier bordé d'eucalyptus, nous rejoignons le Col de l'Essuyadou. 

Au passage nous découvrirons le Bonnet du Capelan si caractéristique ainsi que, tout au loin, la mer, la baie de Fréjus-St Raphaël.

C'est dans cette zone que nous découvrirons les premières globulaires avec ces fleurs d'un bleu intense.

C'est la pleine saison, nous allons en voir de plus en plus.

 De là, une très forte montée jusqu'au carrefour de la Roche Noire. Là encore la piste est sévèrement creusée et nous progressons en file indienne au début. 
Notre doyenne en pleine effort.

 

Et nous arrivons à notre lieu de pique-nique, il est 11 h 45, nous avons bien marché et Jack est en avance sur son timing. Yvette et Jean-Marie se sont installés sur une grosse branche supportée par deux grosses racines. Cinq minutes après leur installation la branche casse et ils se retrouvent par terre. La branche était complètement pourrie…Hélas, pas de photo !

A l'issue du repas, moment historique, photographie des "octos" qui sont au nombre de 7. Ce nombre augmente sans cesse, pourtant ils ne se reproduisent pas ! En fait, il en manque un. Vous le retrouverez dans le G1 à Tanneron.

Avant de reprendre la route Jack fait un petit briefing sur la grande descente que nous allons emprunter. Un ou deux passages sont difficiles et demanderont peut-être une assistance pour certains. Il y veillera personnellement.

Nous rentrons maintenant dans une zone touchée par l'incendie de juillet 2003 qui avait contourné le Bonnet du Capelan. 

Les chênes-lièges ont conservé la couleur noire de la combustion de leur liège qui les a protégés. Les arbousiers sont repartis du pied quant aux bruyères elles ont oublié qu'elles ont été complètement brûlées et elles se sont régénérées.

Très beaux points de vue sur l'intérieur du massif et vers la mer.
 

L'arrière-garde du groupe apparaît dans le virage.

Tout le monde est bien arrivé en bas et nous nous retrouvons sur la grande piste Castelli après avoir traversé la Barban presque à sec. 

Jack modifiera un petit peu son parcours en contournant un des étangs. Ceci nous permettra d'admirer ces superbes eucalyptus.

Encore une montée, la dernière, assez raide et avec quelques gouttes de pluie. Puis nous retrouvons la civilisation et nos voitures. Il est 14 h 45.
Jack a organisé le pot sur place avec cidre, jus d'orange et crêpes dentelles.

​​​​​​​Il était temps de rentrer, la pluie commence avec une heure d'avance.

Merci Jack pour ce pot  et cette belle rando.
 

Merci aux photographes Nicole B et Jean-Marie.

La semaine prochaine jeudi 7 février 2019

 

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 16:58

2019-01-24 - 899 - ST-JEAN - COL DES MONGES - G1


Nous sommes 19 à nous rassembler sur le parking boueux du chemin de Maure-Vieil à Mandelieu-la-Napoule.  Il a beaucoup plu dans la nuit et nos souliers vont en souffrir !   

Nous ne nous laissons pas abattre et écoutons avec attention Jack nous présenter notre rando à caractère géologique. La blogueuse l'enregistre!

 

 

Puis Claude nous donne des explications supplémentaires pour que nous comprenions mieux les paysages que nous allons découvrir.  Elle partagera ses connaissances à plusieurs reprises dans la journée et ses propos, adaptés à un public non spécialiste et fort reconnaissant, seront en italique et en gras dans ce blog. C’est ainsi qu’elle nous explique que le volcanisme dans ce qui deviendra l’Estérel s’est installé voici environ 280 millions d’années. Il a pris naissance au moment de distensions tectoniques du socle hercynien, causant un réseau de fissures Nord-Sud à l’origine  du bassin d’effondrement du Reyran  et  Est-Ouest. Ce volcanisme va perdurer pendant  40 millions d’années, avec des phases d’arrêt. Nous pourrons observer différents paysages correspondant aux trois dynamiques du volcan : fissurale avec montées de lave par des fissures du socle, explosive quand le volcan développe un cratère par lequel vont s’échapper des laves, des cendres, des nuées ardentes…. et pyromidale quand le réservoir volcanique se vide et que le  dôme sommital formé par des coulées de laves visqueuses s’effondre au cœur de la caldeira (le chaudron).

Au début de la piste des Œufs de Bouc, Claude pointe son bâton vers un conglomérat illustrant le débourrage de la cheminée d’un volcan au début de son activité : de grosses roches de nature variées sont arrachées du substratum et  sont projetées avec la lave.

 

Patrick se propose comme serre-file, nous passons la barrière et empruntons un chemin sur la droite, bonnet sur la tête car il fait frais à 9h du matin !

Nous nous retournons pour voir Théoule-sur-Mer s’étaler derrière nous et prenons un nouveau chemin pierreux sur notre gauche.  Il est raide et nous marchons en file indienne tout en regardant le paysage alentour : forêt de l’Estérel, Mont St-Martin, les Grues sans oublier la mer.

En bas au loin, on devine la Chapelle et la Verrerie de Maure- Vieil que nous aurons l’occasion de voir de près dans l’après-midi. 

Nous sommes à la limite de la Caldeira et passerons au pied du Mont Pelet.   Premier effeuillage car la montée a réchauffé nos muscles encore endormis.

Nous sommes au-dessus de Mandelieu et Cannes s’étend sur notre droite.  Nous voyons aussi l’antenne du Pic de l’Ours et le sommet du Marsaou.  Nous continuons de monter. 

Le Cap d’Antibes se dessine au loin ainsi que les îles Lérins.  Claude arrive une roche à la main pour nous en expliquer les stries.

  

Il s’agit d’un morceau de lave caractéristique de la phase terminale, avec présence  de stries  parallèles de couleurs différentes : la lave est tellement visqueuse que les différents minéraux ont le temps de migrer selon leurs caractéristiques et de se regrouper en couches.

Nous poursuivons sur une large piste DFCI, (Défense des Forêts Contre l’Incendie, donc entretenue pour et utilisée prioritairement par les véhicules des sapeurs-pompiers comme me l’explique Joël). 

Nous avons repris notre souffle et les bavardages vont bon train. 

Claude prend la parole face à un ensemble de roches qui se dressent sur notre droite au cœur de l’Estérel 

 

et nous décrit cet exemple de volcanisme fissural. 

Les laves en fusion montent par des fissures, formant des cheminées,  alignées le long d’une faille (dyke). Ces laves peuvent être projetées  dans l’atmosphère (lave ignimbritique) ou s’épandre sur de grandes surfaces (lave effusive). Quand les cheminées se ferment la lave se solidifie à l'intérieur. Ultérieurement, l’érosion fait apparaitre ces cheminées verticales. Quand un tel filon de lave est isolé, on parle de neck.

Le Mont Saint Martin et le Marsaou sont des exemples de dykes.

 

Nous continuons sur notre belle piste avec toujours vue sur le Cap d’Antibes.  Le Marsaou s’élève devant nous dans un bel écrin de verdure à perte de vue. 

 

Nous croisons plusieurs engins de chantier qui entretiennent les chemins DFCI donc Jack négocie notre passage 

et nous en empruntons ensuite un qui monte de nouveau sur la gauche.  Il fait toujours frais à l’ombre mais la pause-banane au soleil va bientôt nous redonner des forces. 

 

 

Claude en profite pour nous parler des Œufs de Bouc :

Nos anciens ont trouvé des espèces de pierres, des nodules sphériques ou ellipsoïdaux très durs aux surfaces boursoufflées entre 10 et 40 cm pour les plus grosses.  Comme ils ignoraient la provenance de ces formations bizarres ils les ont diabolisées et les ont appelées Œufs de par leur forme et Bouc pour le diable. En fait, ce sont des lithophyses (du grec lithos, pierre et phusa, bulle).   Elles  sont constituées essentiellement de silice (SiO2). 

 La base de la coulée de lave (rhyolite riche en silice) a dû, dans cette zone, s’écouler dans un lac créé par un barrage de lave. Après une nouvelle éruption, des «bulles» gazeuses (vacuoles) de la lave vont alors  se remplir plus ou moins complètement d’eau chaude qui s’est chargée en minéraux et oxydes lors de  sa pénétration dans la lave en fusion. Lors du refroidissement, il y a cristallisation à partir de substances initialement dissoutes dans cette solution : A la périphérie de ces vacuoles la silice se dépose ce qui  donne une dureté et une inaltérabilité remarquable de la lave « silicifiée ». Lorsque, ultérieurement, la rhyolite s'altère ou disparait sous l'effet de l'érosion,  les lithophyses se trouvent dégagées. A l’intérieur des vacuoles, la précipitation et la cristallisation minérale se déroulent progressivement en  formant des couches de microcristaux de calcédoine, diversement teintée par des oxydes (rouge, rose, bleue, grise.. .) et de formes variées. Puis, si les conditions sont favorables, peuvent se déposer d’autres minéraux, de l’extérieur vers l’intérieur de la cavité, en fonction de l’espace resté libre, comme le quartz (silice cristalline), et plus rarement l’améthyste.

 

 

Nous repartons  le long d’une large piste rocailleuse au soleil.

 

Le Mont Pelet s’élève devant nous et Claude ajoute qu’il illustre le volcanisme explosif. La formation du cratère est liée à une violente explosion. Dans les falaises sont visibles des cavités liées au dégazage, qui a également formé des grottes. Puis  il y a émission de brèches au sein desquelles  les différences de dureté font que les paysages liés à l’érosion sont ruiniformes. Nous les observons quand nous marchons entre les Trois Termes  et les Suvières et le Marsaou.

 

Nous empruntons un petit chemin rocailleux sur la droite après ce magnifique point de vue sur la mer. 

Nous descendons sous le soleil enveloppés par la végétation verdoyante de l’Estérel.

 

 

 

 

Le chemin se transforme en crevasse étroite qu’il faut descendre avec prudence surtout que le terrain glisse et que quelques racines en surface ajoutent à la difficulté.  Nous avançons en file indienne au milieu des pins et des bruyères. 

Nous sommes heureux de nous retrouver sur une grande piste après cette épreuve !

Le Marsaou baigne à l’Ouest dans la lumière du soleil mais nous endurons les polaires.  Nous croisons quelques cyclistes que nous saluons et arrivons au Col du Trayas.

Nous continuons sur une belle piste face à la mer en contournant le Marsaou.  Nous apercevons au loin Notre-Dame d’Afrique mais à peine visible sur la photo prise donc je vous laisse l'imaginer! 

 

Jack nous indique un petit sentier que personne n’aurait remarqué et nous prie de redoubler de prudence car très glissant.  Nous sommes de nouveau en file indienne au milieu de la végétation dense et sauvage.

Nous en sortons pour nous retrouver sur une belle piste et en profitons pour faire une photo de groupe. 

Nous nous dirigeons vers le Pont Sarrazin, dominé par le Mont St-Martin, où nous déjeunerons. 

Nous pique-niquons sur des roches partiellement couvertes de mousse.  Nous déjeunons bercés par la musique apaisante d’une cascade. 

Radis blancs et noirs, biscuits, café, chocolats  et liqueur de myrtes circulent généreusement. 

 

Nous voici ragaillardis et prêts à repartir.  Il est 1345h quand Jack donne le signal  .  A brandir ses bâtons comme une raquette et avec son bandeau, il me fait penser à un joueur de tennis!

Nous sommes éblouis par les premiers mimosas en fleurs. 

 

Nous regagnons une route goudronnée qui nous amène à l’ancienne verrerie et à la Chapelle de Maure-Vieil.  Cette dernière est surmontée d’une coupole mauresque, témoin de la présence des Maures dans la région.  Nous passons devant l’amphithéâtre et quittons cet endroit intrigant.

 

Pour en savoir davantage, je vous invite à lire ce qui suit.

"Dans les années 1960, le Docteur Guyot, un ancien banquier, adepte du mouvement NEW AGE fit construire cet ensemble immobilier. Il rassembla en ce lieu denombreux artistes New Age en quête d'une nouvelle spiritualité.L'ensemble comprend une chapelle surmontée d'une coupole mauresque (syncrétisme

ou rappel de la présence des Maures dans le secteur-cf. le Pont Sarrazin), un mphithéâtre, des logements. Très vite abandonné, le bâtiment fut vandalisé et particulièrement tagué".

 

Nous remontons un chemin pierreux

et arrivons sur un plat, le carreau d’une mine de fluorite.

Jack teste nos connaissances – on ne rigole pas en G1 ! - et nous lit ce qui suit

Sous l'action de la chaleur, la fluorite décrépite laissant une poudre blanche. C'est à cette propriété que l'on doit, à la suite de l'un de ces incendies qui ravagent périodiquement la région méditerranéenne, la découverte vers le milieu du XIX siècle, du gisement de Fonsante.

La fluorite est un fondant dans la production des verres ou des céramiques, ou encore de la fonte de hauts-fourneaux (laitiers). La fluorite abaisse la température de fusion du mélange des constituants minéraux des verres, des céramiques et des laitiers de hauts-fourneaux. Verres, céramiques et laitiers, sont des alliages de minéraux qui obéissent à des lois physico chimiques. Les diagrammes ternaires sont les mieux compris car les plus simples - par exemple celui des alliages de silice, chaux et alumine - pour lesquels on a établi les températures de fusion en fonction des proportions respectives de chaque constituant. Ces travaux sont dûs à Henri le Chatelier. En introduisant une certaine quantité de fluorite, on passe à un mélange quaternaire, mais en continuant d'observer le comportement du système ternaire silice, chaux et alumine, on constate une baisse des températures de fusion.

Les filons de fluorite sont dans les fractures de volcans et furent les mines de l’Esterel arrêtées recemment  Fontsante 1987,  Les mines de Garrot 1975, Les trois Termes 1968, Maure6Vieil 1976, Les mines de l’Avellan  1971 

La fluorite servait aux maitres verriers de Théoule.

 

Une fois digéré, il nous explique que nous allons passer au pied de la piste où nous étions et faire un aller-retour pour nous rendre à une grotte dans les Œufs de Bouc.  Nous voici donc de nouveau en sous-bois, sur un chemin plat et terreux pour commencer mais les difficultés ne vont pas tarder. 

Il fait frais, nous glissons parfois mais nos efforts sont récompensés quand nous apercevons la falaise contenant la grotte.

 

Sous l’effet de l’érosion, la nature hétérogène de la  lave prend  des formes surprenantes.

On continue d’avancer dans cette jungle en faisant attention aux ronces.

15h15 - Nous y voici ! 

 

Il s’agit d’une grotte d’explosion d’où les trous un peu partout formés lors du dégazage!

Après en avoir apprécié l'intérieur,

 

 

nous quittons la magie de ce lieu, fiers de nous y être tous rendus.  Nous rebroussons chemin et sortons de ce tunnel une demi-heure plus tard.

Nous nous retrouvons avec soulagement sur une belle piste ensoleillée.  Nous sommes à 1km des voitures et longeons  d’immenses falaises qui se dressent sur notre gauche au niveau de la carrière.  Claude nous invite à observer les différentes couches de laves et de tufs (la plus haute correspondant au dôme), le sens des écoulements et nous explique le pourquoi des différentes couleurs (la couleur verte est liée à l’oxydation de fer en milieu aqueux, la violacée à l’hématite).

 

Il est 16h quand nous arrivons au parking et une fois déchaussés, nous remontons en voiture pour nous rendre au Café La Napoule à Mandelieu où nous partagerons le pot de l’amitié.

 

 

Nous avons parcouru 16,6 kms pour un dénivelé de 700m.

Merci à Jack pour cette randonnée à caractère géologique, à Claude qui a su captiver notre attention par ses explications à notre portée, à Patrice notre serre-file et à nos chauffeurs.

Les photos sont de Brigitte, Claude, Gilbert et Dominique

Jeudi 31 janvier:

G1:  Départ 0730h - Jean Bo

Les Crêtes de Tanneron - Moyen ** L: 15,2 km, D: 575m

Parking: Tanneron - Parking de la mairie

G2: Départ 0830h - Jack

Les Veissière-Malavalettes - Moyen ** L: 12 km, D: 335m

Parking: Les Veissières

 


 

 

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25 janvier 2019 5 25 /01 /janvier /2019 15:03

La piste de la Lieutenante

Le gros orage de Mercredi soir n'a pas impressionné les 27 randonneuse et

randonneurs qui se retrouvent sur le parking du Domaine de la Lieutenante sous un beau soleil…alors que la température à l'ombre affiche 4°C. C'est un progrès, il faisait 2 ° au départ de Boulouris.

Patrice va nous accompagner. C'est sa seconde mission au sein du groupe de marche, il est déjà rodé.

 

"Pourquoi ce nom, La Lieutenante, nous demande t'il ?" Comme personne ne répond, il ajoute :"Vous le saurez bientôt". Suspense.

 

 

En attendant il nous présente sa rando, facile, 12.5 km et 227 m de dénivelée.

 

 

Nous partons sur un sentier bien détrempé qu'il faudra quitter de temps à autre pour marcher dans l'herbe car les premières flaques d'eau apparaissent.

Ce ne seront pas les dernières !

 

La piste s'élargit maintenant le cheminement est plus facile mais les flaques

d'eau sont à la mesure du chemin.

Nous longeons la clôture du Domaine sur un petit sentier, tout droit, et quelle longueur ! Facile à repérer sur la carte.

Enfin nous débouchons sur une plate-forme avec de belles perspectives, à gauche le Collet Redon, à droite la Colle Rousse.

Un peu plus loin, Patrice va nous arrêter pour une première découverte botanique, les cistes.

Ils ne sont pas fleuris à cette saison mais facilement

reconnaissables. Ici deux variétés, le ciste de Montpellier à feuilles "péquantes" et le ciste Ladanifer le plus beau de la famille.

Il arrive à mesurer 1.5 mètre de haut et sa fleur, blanche à cœur rouge, de grande taille, est remarquable. Il donne une gomme utilisée en parfumerie. C'est dans ce secteur qu'on peut le rencontrer en grande quantité. Nous verrons plus loin deux autres espèces.

Effectivement un peu plus loin, Patrice va nous faire remarquer un ciste à feuille de sauge. Bravo, tu vas exceller en botanique.

Nous abordons un secteur très minéral, bien caractéristique, et la première difficulté du parcours, une courte descente un peu glissante sur cette sorte de perlite.

Et là nous débouchons sur la fameuse Piste de la Lieutenante, très plate…mais très vite  boueuse. Nous en éviterons une partie en coupant dans

l'herbe.

Ici le paysage est très atypique car nous ne sommes pas habitués à cette platitude et sur cette large piste, le groupe prend ses aises.

Voici la quatrième variété de ciste, le ciste cotonneux. Le plus courant et le premier à fleurir.

C'est là que nous allons faire la "pause banane"+ effeuillage. Il est 11h, le ciel est bien bleu mais il y a toujours un peu de vent dans cette zone découverte.

Nous repartons avec en perspective la Colle Rousse et les Gorges du Blavet.

 Rencontre avec un groupe de la Trinité (06).

Nous allons faire un petit détour pour aller jusqu'au pont sur le Blavet,

découverte pour les nouveaux et souvenirs pour les anciens : combien de pique-niques y avons-nous fait !

Regardez en bas à gauche. De tout petits marcheurs...ou tout du moins leur ombre

C'est le moment de faire la photo de groupe dans ce magnifique décor.

Nous abandonnons la plaine et la boue pour remonter nord-ouest et rentrer dans la forêt.

Alternance de cailloux et de flaques d'eau de bonnes dimensions. Par où allons-nous passer ?

Bravo Annette, encore une de passée!

Mais il y en une autre juste après, gelée celle-ci et Patrice prendra bien soin de nous guider pour éviter de glisser.

Nous quittons la piste pour trouver un versant bien ensoleillé, avec rochers pour le pique-nique.

Bien installés, au soleil, dans un cirque de forêt, c'est parfait…sauf pour faire la sieste.

Patrice va maintenant nous révéler l'origine du nom du Domaine de la Lieutenante.Fin du suspense.

Dans le cadastre de 1553 la maison ("houstal") de Vérignane est la propriété de Leonardi AURENGUI (3). Ses biens sont limités par la terre de Palayson (Roquebrune), les terres gastes de Puget, le chemin de Bagnols. Il n’est pas établi que cette maison était située à l’emplacement actuel de la bastide. Dans le même cadastre une mutation est enregistrée au profit de Jean BRUNEL (3)(4).

C’est dans le cadastre de 1585 qu’apparaît pour la première fois une bastide dans le territoire précédent, qui prend ainsi l’allure d’un domaine. Le propriétaire en est Honoré DOMINICY (5). Ce docteur en droit, originaire de Guillaumes (Alpes Maritimes), commença sa carrière à Draguignan comme principal du collège avant d’être reçu avocat au Siège de la Sénéchaussée de Draguignan le 8 juillet 1569 (6).

Il en devint le Lieutenant principal (c’est-à-dire président du tribunal) en 1572, charge qu’il occupa pendant plus d’un quart de siècle, avec cependant une interruption de trois ans due à sa sympathie trop prononcée pour la Ligue catholique qui combattait alors le Roi. Son attitude lui valut en effet la disgrâce du Parlement mais il fut rétabli en 1595.

Il avait épousé en 1576 Catherine RICHARD, une riche veuve qui possédait un immeuble à Draguignan, au n° 13 de l’actuelle rue Georges Cisson, alors rue Saint François (7). Pendant plus d’un siècle quatre générations de premiers magistrats s’y succéderont dans la pompe des honneurs. Honoré DOMINICY mourut en fonction au début de 1598 (8).

C’est sa fille, Françoise DOMINICY, qui hérita du domaine, comme en témoigne le cadastre de 1605

Bens de Domnissele francoyse Dominice Madame la L(ie)ute(nan)te Et Prymo uno terro boal fondudo en las Verignanos cestiers cinquanto cinq ou cirquo (con)fronte terro gasto tout alentour a termenado de termes causinatz lou camin anant a Bagnouls au mytan avaluat a deux centz florins fl CC Item uno bastido terro et prat Au toret cestiers quarante cinq ou cyrquo(con)fronte terro des heres de andryeu cavalyer terro de palayson terro gaste a deux partz termenado de termes causinatz ava(luat) cinq centz cinquante florins fl VC L"

 

Nous sommes à mi-chemin et nous repartons toujours sur des pistes boueuses. Jean-Marie n'aura plus l'exclusivité (cf-Bras janvier 2009) et ce soir les chaussures auront bien besoin du jet d'eau quant aux pantalons il faudra faire tourner la machine à laver.

Tiens voilà Gérard qui sort de son buisson.

Nous retrouvons la grande piste qui fait une boucle où ces dames se retrouvent "comme à la maison" pour l'avoir longuement parcourue cet été.

Nous remontons plein nord pour découvrir les deux petits bijoux de lacs aux eaux brun clair, bien chargées en terres de ruissellement.

Il ne nous reste plus qu'à revenir vers nos voitures par la grande piste des Lauriers.

Le pot de l'amitié sera pris à Frejus à la brasserie Public House.

Merci Patrice, c'était un belle rando, bien agréable. A te revoir très prochainement pour une nouvelle balade.

 

Merci aux photographes Monique T, Nicole Br, Jean-Marie.

 

La semaine prochaine, jeudi 31 janvier 2018.

 

 

 

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