La Montagne de Mairola : 29 septembre 2011
Puget-Rostang : La Montagne de Mairola
Aujourd’hui, Joël nous emmène randonner dans le Haut Var, à partir de Puget-Rostang.
Nous allons faire l’ascension de la Montagne de Mairola (alt. 1596 m), par des chemins escarpés et pentus. En mai dernier, nous étions déjà là, mais nous nous étions contentés d’un parcours plus modeste.
Une première voiture arrive à Puget-Rostang, conduite par Daniel. Qui nous annonce un petit 9,5°. Il fait en effet très frais, et nous enfilons une petite laine.
Une deuxième voiture arrive, conduite par Joël. Ce sera la dernière ! Heureusement, Monique (habituée des marches du lundi) et Maurice, son mari, sont venus en renfort. Nous voici donc 7 randonneurs !! Un record ?
Sans doute, certains absents ont-ils été effrayés par le parcours,
qualifié de sportif.
Joël nous montre le profil de la rando. Profil simplissime. « Nous sommes ici à 710 mètres et nous allons grimper à la Montagne de Mairola (alt. 1596
m) ». Ce qui fait un dénivelé de 900 mètres.
Après une petite photo de groupe, nous traversons
Puget-Rostang.
Et nous attaquons un premier raidillon, qui nous permet de nous
réchauffer rapidement.
Nous marquons une petite pause « effeuillage ».
Puis nous poursuivons notre grimpette. « Ca ne va pas trop vite ? » demande Joël. « Si,
peux-tu ralentir un petit peu ? ».
Nous débouchons sur la piste qui monte de Puget-Rostang, par une série
de lacets. « Tiens, on aurait pu se garer ici ! » constate Daniel.
Puis nous abandonnons la piste pour un sentier qui serpente parmi les chênes.
Bientôt, nous voici à flanc de coteau, en plein soleil. Sur un sentier
caillouteux, bordé de buis et de genêts.
« Nous avons fait 200 mètres ! » nous annonce Joël. Preuve que nous marchons à bonne allure.
Joël nous encourage : « Ca
va bientôt être plat. Vous pourrez vous reposer un peu ».
Voici le replat. Nous nous arrêtons à l’ombre, près d’une cahute.
Il est 10 heures passées. C’est l’heure de la pause casse-croûte. Nous sommes vite assaillis par des nuées de mouches.
Joël profite de la pause pour nous parler de Puget-Rostang.
« Le village se situe
au confluent de la Mairola et du riou d’Auvare.
Il est bâti en fer à cheval autour du donjon, perché au sommet du téton rocheux en ressaut. L’habitat est fortement aggloméré. Les murs pignons mitoyens et les façades juxtaposées forment des bandeaux continus qui constituent une véritable enceinte.
Le village était autrefois fermé par trois portes. Sa défense s'organisait autour du donjon. Les bandes de constructions épousent les courbes de niveau délimitant ainsi un réseau de voies parallèles, reliées entre elles par des passages en escaliers. Le relief accidenté donne au village une configuration en gradins qui assure un bon ensoleillement à chaque bâtiment.
Les maisons sont en hauteur, sur trois ou quatre niveaux. La façade principale donne directement sur la rue. On accède au logement par une seconde rue qui borde la façade arrière ».
Puis Joël revient à notre randonnée. « Vous voyez devant vous le col de Mairola. Et à droite, c’est la Montagne de Mairola ».
Sommet que l’on distingue ici, derrière les arbres, à contre-jour.
« On est à 1025 m. On grimpe d’abord au col de Mairola (1286 m), puis au col de la Barbenière (1477 m) ».
Nous reprenons notre grimpette. Sur la droite, voici un petit oratoire
dédié à Saint Sébastien. « Nous en verrons d’autres sur notre parcours » nous dit Joël.
Nous montons à présent à travers un alpage. Sur notre droite, le
sentier domine un ravin. « C’est le torrent de Mairola » nous dit Joël.
Une fois n’est pas coutume, Françoise se trouve en position de serre-file !
Nous atteignons le col de Mairola.
Joël nous explique : « Pour monter au col de la Barbenière, il y a deux voies possibles : la piste ou un sentier qui longe la falaise au-dessus du vide ». Nous optons pour la
première voie.
Nous attaquons la piste. Elle grimpe en pente douce … et à l’ombre.
Mais, ombre ou soleil, nous sommes toujours poursuivis par nos mouches. Sans doute attirées par nos peaux parfumées ?
Nous marquons une pause à l’arrivée du sentier que nous avons évité. En
effet, vu d’ici, l’à-pic est impressionnant !
Derrière nous, voici un joli sommet que Daniel identifie comme étant « le Téton de Vénus ». Très joli nom, … qu’il conviendrait de vérifier.
Nous quittons la piste et empruntons un sentier à travers bois.
Nous grimpons à l’ombre des pins. La pente devient raide. Puis nous
débouchons sur un plateau herbeux. C’est le col de la Barbenière.
A une centaine de mètres au-dessus de nous, voici le sommet de la
Montagne de Mairola.
La grimpette à travers une prairie parsemée de rochers, semble
facile.
Mais la pente devient plus raide. Parfois le pied dérape sur les cailloux. Et nous sommes toujours poursuivis par ces satanées mouches !!
Nous nous regroupons au pied du sommet, près de bosquets de buis. Puis
c’est l’assaut final parmi les rochers et les buis.
Nous atteignons le sommet. Le panorama, avec une vue à 360 °, est
magnifique.
Nous nous installons dans les rochers pour déjeuner.
Le téléphone de Joël sonne. « C’est un appel de La Réunion ! » nous dira-t-il. Appel de Michel, lui aussi en randonnée avec Cathy et Maryse. Michel, avec lequel Joël avait reconnu cette rando. Sympa, ce coup de fil ! Après cette conversation au sommet, nous savourons notre pique-nique.
Nous sommes en plein soleil, mais une légère brise nous rafraîchit agréablement.
Après le café, une sieste dans l’herbe, au pied du sommet, serait bien
agréable. Mais il nous faut déjà repartir.
Nous redescendons jusqu’au Col de la Barbenière.
Puis nous suivons la crête qui descend doucement, sur l’autre versant du torrent de Mairola.
Nous poursuivons ensuite la descente à travers bois.
Le sentier devient raide et escarpé.
Nous voici à nouveau en terrain découvert. Le paysage est
magnifique.
Au-dessus du ravin, se dressent des rochers aux formes étranges.
Nous descendons à présent à travers une magnifique futaie de
pins.
S’agit-il de pins noirs d’Autriche, comme le suggère une pancarte un peu plus loin ?
Nous pénétrons dans une zone reboisée depuis un siècle. Des barrages de
roches furent bâtis pour maîtriser les cours d’eau et stopper l’érosion du sol. Pour reboiser, les forestiers choisirent le pin noir d’Autriche, bien adapté au sol aride.
De part et d’autre du sentier, on peut voir d’autres espèces : sapins, pins, cèdres,…
Nous dominons à présent le village de Puget-Rostang.
On voit bien ici que le village est bâti en fer à cheval, chaque maison
étant orientée vers le soleil.
Encore quelques minutes, et nous voici au parking.
Après avoir enfilé des vêtements secs et des chaussures légères, nous nous rendons à l’auberge du village.
Et nous terminons cette belle journée par un rafraîchissement amplement mérité.
Merci Joël, pour cette très belle randonnée, et tant pis pour les absents !
Merci à Gérard, photographe et blogueur.
Encore quelques photos :
Le groupe au sommet
Paysages
Prochaine rando : voir programme ci-dessous