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2025-09-25 - 667-1 Porquerolles Ouest - G1

27 Septembre 2025 , Rédigé par Dominique G

 

 

2025-09-25 667-1 Porquerolles Ouest - G1

C'est de bonne heure et de bonne humeur que les randonneurs G1 et G2 se retrouvent au parking de la Tour Fondue sur la presqu'île de Giens prêts à embarquer en direction de l'île de Porquerolles. 

Ci-dessous la Tour Fondue, ancien fortin entièrement rénové et transformé en site d'accueil et d'information du public, dans l'optique de la visite des îles de Porquerolles et Port-Cros. 

 

 

En 1912 François-Joseph Fournier offrit l'île de Porquerolles en cadeau de mariage à sa troisième femme Sylvia, après avoir fait fortune dans les mines d'or et d'argent du Mexique. Il l'avait achetée lors d'une vente par adjudication et y développera des cultures viticole et fruitière, créera une coopérative et mettra en place une flotille de bateaux assurant la liaison avec la Tour Fondue. 

Après un petit quart d'heure de traversée, les animateurs présentent leurs parcours. Nous sommes 16 à suivre Patrick, impatients de découvrir la partie ouest de l'île.

 

 

 

Nous partons d'un bon pas le long de la Place d'Armes bordée de restaurants, cafés et diverses échoppes et sommes bientôt distraits par un groupe d'enfants qui chantent : "Dans la troupe, y'a pas d'jambes de bois, y'a des nouilles mais ça n'se voit pas. La meilleure façon d'marcher c'est encore la nôtre, c de mettre un pied d'vant l'autre et d' r'commencer".  Voilà qui va éveiller des souvenirs chez certains de nos lecteurs !  Patrick, moi-même et d'autres nous amusons à chanter avec eux ce qui a l'air de les surprendre. 

Nous devons vite nous faufiler dans un passage étroit ce qui n'était pas prévu mais changements obligent. 

 

 

Nous rejoignons vite le bord de mer.

 

 

Effectivement, des chemins ont été fermés depuis la dernière fois que la randonnée a été faite ce qui nous force à faire demi-tour à plusieurs reprises.  Patrick appelle donc Thierry, l'animateur des G2, pour le prévenir.  

 

 

 

 

Nous arrivons sur la belle plage d'Argent aux eaux transparentes et peu profondes.

 

 

 

 

De nouveau un sous-bois ombragé

 

 

avant de retrouver le sentier du littoral.  Il en sera souvent ainsi car il est très découpé.

 

 

 

Le petit-déjeuner est loin, c'est l'heure de reprendre des forces à la pointe Prime

 

 

et de s'étirer !

 

"Je suis le maître du monde!"

 

Nous retrouvons nos petits chanteurs qui ont dû rencontrer le même problème que nous, alors Patrick "parle sentiers" avec l'une des institutrices. 

 

Permission de photographier demandée et accordée

 

Au sortir d'un tunnel, nous croisons les G2 en pleine pause-banane.

 

 

Nous poursuivons notre chemin sans nous attarder.

 

 

 

 

 

 

Le parcours nous réserve bien des surprises! Nous voici dans le maquis désormais et ce ne sera pas la seule fois !

 

 

Nous progressons sur les rochers pour passer d'une crique à l'autre.

 

 

Nous voici face à la tourelle de la Jaune Garde et l'île du Petit Langoustier avec son ancien fort militaire - veuillez écarquiller les yeux pour les voir sur la photo ci-dessous !

 

 

Il faut rester vigilant!

 

 

 

 

 

Première photo de groupe devant l'Île du Petit Langoustier.

 

 

Un large sentier nous conduit au Fort du Grand Langoustier dont la rénovation a commencé en 1998.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pause-déjeuner dans la calanque du Brégançonnet plus à l'abri du vent que là où nous devions pique-niquer. 

 

 

La calanque seule
La calanque seule

 

Nous faisons une nouvelle photo de groupe avec la blogueuse du jour dessus cette fois.

 

Merci François pour cette photo

 

Le vent s'est levé donc nous ne tardons pas à quitter ce petit coin de paradis.

 

 

Superbe vue sur le port à travers les arbres.

 

 

 

 

De nouveau le maquis 

 

 

 

 

Nous arrivons au Phare de Porquerolles qui ne se visite pas. Il fut construit en 1830 et s'élève à 84m au-dessus du niveau de la mer. 

 

 

Nous admirons la beauté de la calanque de l'Indienne entourée d'imposantes falaises.

 

 

Il ne nous reste qu'une petite distance à parcourir parmi une végétation verdoyante pour arriver au café Il Pescatore où nous prenons le verre de l'amitié.  Nous remercions vivement Patrick pour cette magnifique randonnée au cours de laquelle nous avons parcouru 17 km avec un dénivelé de 356 m. 

Nous reprendrons le bateau à 16h30, bien fatigués mais ravis de notre journée. 

 

 

Les photos sont d'Alain W et de Dominique G.

 

La semaine prochaine:

Lundi 29 septembre : 

GL1/GL2 avec Patrick - Col Notre-Dame Collet Redon - M*** 9,8 kms, D 360m

Jeudi 2 octobre :

G1 avec Denis - Roquebrune-Bayonne-Blavet - M** 10,5 kms, D 274 m

 

G2 avec Thierry - Vallon de la Mare Règue - M* 8,5 kms, D 106 m

 

 

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2025-09-25-667-2-Porquerolles Ouest-G2

27 Septembre 2025 , Rédigé par Claudette et Jacques

2025-09-25-667-2-Porquerolles Ouest-G2

 

Après un rendez-vous plutôt matinal sur le parking de la Salle Blondelet, G1 et G2 se retrouvent à la Tour Fondue, récemment restaurée pour pouvoir abriter le centre d'interprétation du territoire du Parc National de Port-Cros, avant d'embarquer à destination de l'Île de Porquerolles.

Une traversée d'une dizaine de minutes plus tard Patrick réunit les deux groupes pour dire quelques mots de l'organisation de la journée consacrée à la découverte de la partie ouest de l'île, avant que G1 et G2 se séparent.

 

Thierry, qui animera la G2, commence par nous rappeler quelques données essentielles concernant l'Ile de Porquerolles :

"C'est la plus grande et la plus occidentale des quatre îles d'Hyères avec ses 12,54 km2 de superficie. Elle se situe à 2,6 km au sud-est de la tour Fondue, l'extrémité sud de la presqu'île de Giens, et à 9,6 km à l'ouest de l'île de Port-Cros.

L'île forme un arc orienté est-ouest, aux bords découpés, de 7,5 km de long sur 3 km de large. Son pourtour est d’une trentaine de kilomètres. L’île culmine au sémaphore à 142 m. Elle est propriété de l'État français depuis 1971 et bénéficie du statut de « parc national » depuis 2012.

Du fait de leur position, les îles d'Hyères étaient appelées Stoechades par les Grecs anciens (Pline l'Ancien, Strabon), ce qui veut dire « rangées en ligne », « alignées ».

Au premier siècle de notre ère, Porquerolles était désignée par Pline sous le nom d'Hypaea".

Il nous présente ensuite la randonnée, classée "moyen xx" de 12,7 km pour une Dh de 222 m :  

"nous suivrons le littoral depuis la Plage d'Argent jusqu'au Fort du Grand Langoustier, et reviendrons en longeant les falaises de la côte sud, avant de revenir au port en longeant le bois des Chênes et la montagne de Robert".  

 

 

 

Nous commençons par la traversée du village en tournant le dos au Moulin du Bonheur, "un exemple typique des moulins à vent de Provence".

Nous passerons devant l'église Sainte-Anne, "une ancienne chapelle militaire devenue église paroissiale en 1929 et inscrite depuis 2019 aux monuments historiques" et longerons la Place d'Armes, une des places les plus importantes et les plus connues de l'île.

 

 

A la route succède une large piste

 

 

que nous quittons bientôt en empruntant un sentier ombragé

 

 

 

pour rejoindre la côte au niveau de la Pointe Prime. Nous bénéficions d'une météo favorable : la température est idéale pour randonner et la luminosité accentue les contrastes entre le bleu soutenu de la mer, les teintes dorées  des rochers et les nuances de vert de la végétation.

 

 

Nous multiplierons les pauses contemplatives

 

 

 

entre les épisodes de marche attentive sur l'étroite bande rocheuse qui sépare la forêt de la mer.

 

 

A chaque détour de la côte le paysage est un enchantement.

 

 

La Plage d'Argent, plage favorite des personnes qui viennent visiter Porquerolles pour sa localisation et ses eaux translucides et peu profondes, mérite bien son nom.

 

 

Chaque crique est naturellement séparée de la suivante par une petite avancée rocheuse qu'il faut gravir mais pour le moment la marche est facile.

 

 

Encore une plage magnifique, qui longe l'Anse du Bois Renaud,

 

 

et, à nouveau, une courte ascension dans les rochers.

 

 

Nous marchons depuis seulement une heure environ mais compte tenu de notre départ matinal une petite faim se fait déjà sentir 

 

 

et la pause banane est la bienvenue, dans un cadre toujours aussi idyllique.

 

 

Le groupe G1, qui était parti avant nous et nous avait dépassé peu de temps auparavant, nous sert d'éclaireur. Il a dû faire demi-tour car la pointe suivante ne permettait pas le passage à pied ce qui nous épargnera d'en faire l'expérience par nous-mêmes.

 

 

Nous nous éloignerons donc provisoirement de la côte pour rejoindre la piste du Baron Renaud

 

 

mais ne tarderons pas à trouver un étroit sentier à travers une végétation fournie pour y revenir.

 

 

Nous sommes à l'extrémité nord-ouest de l'île et le littoral est maintenant beaucoup plus rocheux

 

 

avec, de temps à autre, de minuscules criques proposant des vues exceptionnelles.

 

 

 Les zones rocheuses se succèdent,

 

 

parfois un peu délicates

 

 

 

et de plus en plus exposées au vent.

 

 

Nous apprécions les rares sentiers confortables 

 

 

qui séparent les pointes escarpées.

 

 

Un coup d'oeil en arrière nous permet d'apercevoir le Cap des Mèdes prolongé par les Rochers des Mèdes également appelés "Rochers des Deux Frères".

.

 

Thierry est toujours disponible, souvent avec l'aide de Giovanni, pour porter assistance si nécessaire.

 

 

Les criques, qui proposent une palette variée de couleurs,

 

 

et les passages surélevés se succèdent.

 

 

Nous marchons depuis plus d'une heure trente sur le sentier du littoral qui sollicite fortement à la fois la concentration et les genoux, et il nous reste encore une bonne distance à parcourir dans les mêmes conditions avant de retrouver une piste plus confortable. 

Après une pause de quelques minutes dans cette belle crique située entre la Pointe de l'Aiguade et le Cap Rousset, et une rapide concertation, quatre d'entre nous accepteront la proposition de Thierry de quitter provisoirement le bord de mer, encadrés par Jean-Ma.

Rendez-vous est pris pour une jonction à la calanque du Maure avec le gros du groupe qui poursuivra sur l'itinéraire prévu.

 

 

Le "groupe des cinq" retrouve rapidement le confort de la piste.

 

 

Ça y est le groupe s'est reconstitué.

Nous apercevons bientôt la Tourelle de la Jaune Garde qui signale un écueil dangereux, responsable de plusieurs naufrages, et, sur la gauche, l'île du Petit Langoustier avec son ancien fort militaire qui était destiné à protéger la passe, en collaboration avec le Fort du Grand Langoustier, que nous découvrirons un peu plus tard.

"Au large de l’île de Porquerolles, en pleine mer une énorme tour ronde dressée en vigie sur un petit îlot inhospitalier étonne. Sait-on que c’est l’une des deux derniers forts en mer encore debout de toute la côte provençale ? Ce joyau du patrimoine bâti au XVIIe siècle faisait partie de la ceinture défensive des côtes en tant qu'avant-poste pour barrer la passe avec le continent et protéger le port royal de Toulon. Sans rôle militaire depuis la deuxième guerre mondiale, très difficile d’accès, violemment agressé par les vents et par la mer sa tour et ses casernements allaient inexorablement à la ruine quand l’État et le parc national décident en 2003 de lancer un appel d’offres sollicitant des candidats privés de le restaurer à l’identique et de le faire vivre sur une durée de 40 ans. Ce ne fut ni une puissante entreprise ni une O.N.G. ou fondation qui furent choisis à l’unanimité pour relever ce défi mais un couple de marseillais passionnés de voile et de patrimoine et très attachés par leur propre histoire familiale à l’île de Porquerolles. Le programme établi s’inscrit dans l’ADN autarcique et pionnière de l’île de Porquerolles; « faire en sorte qu’à travers une restauration et un mode d’utilisation engagé et écologique le Fort, au-delà de son intérêt historique exceptionnel, constitue un laboratoire à taille humaine pour une restauration exemplaire aboutissant à un bâtiment autonome en site propre développant recherches et initiatives éco responsables intégrées contribuant à l’avènement d’une Planète Durable’‘.

 

 

Nous devons, de temps à autre, suivre le sentier sinueux au coeur du maquis

 

 

pour mieux retrouver ensuite le sentier du littoral

 

 

avec sa succession de criques baignées par une mer de plus en plus agitée sous l'action du vent qui s'est levé au fur et à mesure de la matinée.

 

 

Nous retrouvons la piste à l'entrée de la Pointe du Grand Langoustier

 

 

et longeons bientôt la Plage Noire du Langoustier surmontée par le fort du Grand Langoustier.

 

 

L'île du Petit Langoustier et son ancien fort serviront de cadre à la traditionnelle photo de groupe.

 

 

 

Des colonies de mouettes occupent les rochers bordés d'écume

 

 

et, dès que nous nous élevons un peu, la mer offre des contrastes de couleurs saisissants. 

 

 

Nous nous rapprochons du fort du Grand Langoustier, que nous contournerons : "Cette tour historique, dont la construction date du XVII° siècle a été restaurée par un particulier passionné...Elle est fermée au public mais des visites exceptionnelles ont lieu lors des Journées Européennes du Patrimoine".

 

 

Il est l'heure de trouver un lieu propice, ombragé et abrité du vent, pour notre pause pique-nique. Ce sera sur cette petite plage, occupée par quelques courageux baigneurs.

 

 

Un moment convivial et reposant dans un cadre magnifique avant de repartir en direction des falaises du Mont d'Esterly et du Mont de Tiélo, les deux principales montées et descentes de la journée.

 

 

Après avoir longé les installations du célèbre "Mas du Langoustier", un hôtel de charme, avec piscine, restaurant et spa situé dans la pinède, nous nous trouverons bientôt bloqués. L'itinéraire est bien le bon mais la nature semble avoir repris le dessus depuis quelque temps déjà et l'accès à la suite du sentier n'est plus praticable.

 

 

Après plusieurs tentatives et des concertations entre sachants il faut se résoudre à revenir un temps sur nos pas et faire un détour pour reprendre le PR : de l'utilité des reconnaissances habituellement faites par nos consciencieux animateurs, mais qui n'ont pas pu être organisées ici compte tenu de l'éloignement et de la localisation de la randonnée.

 

 

Qu'à cela ne tienne, l'énergie et le moral sont intacts. Un sentier en forêt nous conduira tout au long des falaises,

 

 

avec de temps à autre de belles vues sur la mer.

 

 

La descente se fera pour partie le long du Conservatoire Botanique National, "construit en 1979 et agréé en 1990, dont la mission est de réaliser l’inventaire de la flore et des habitats naturels et semi-naturels sur le terrain. Il est également en charge de la conservation des espèces végétales méditerranéennes".

"La visite des vergers de collection de l’île est libre. Il est possible de visiter Porquerolles et son conservatoire avec un guide du lieu en réservant à l’avance".

 

Cette belle et large piste nous ramènera ensuite au village 

 

 

où, après avoir récupéré nos billets pour la traversée du retour, nous prendrons le pot de l'amitié au "Pescatore", un bar du port où les G1, déjà partis, nous avaient précédés.

 

 

Au cours de cette magnifique randonnée Thierry aura aussi trouvé le temps d'évoquer d'autres sites notables de l'île comme la Fondation Carmignac qui accueille des oeuvres de Botticelli et Warhol, le phare de Porquerolles construit en 1830 et qui s'élève à plus de 84 m de hauteur au dessus du niveau de la mer, ou encore les nombreux forts érigés sur l'île, dont le fort Sainte Agathe construit sous François 1er.

Un grand merci à lui pour cette très belle randonnée. 

Merci également à Hervé, serre-file en chef, et à Jean son adjoint qui s'est par ailleurs dévoué pour guider un temps le petit "groupe des 5". 

(photos et texte par Claudette et Jacques).

 

La semaine prochaine :

lundi 29 septembre : 

GL1-73-Col Notre Dame Collet Redon par Patrick

 

GL2 : possibilité de marcher avec GL1

 

jeudi 02 octobre : randonnée restaurant auberge du Blavet

G1-657-Rocquebrune - Bayonne-Blavet par Denis

 

G2-655-3-Vallon de la mare Règue - court par Thierry

 

 

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2025-09-18-882-Piste de la Lieutenante-G2

20 Septembre 2025 , Rédigé par Claudette et Jacques

2025-09-18-882-Piste de la Lieutenante-G2

 

Ciel bleu, soleil et 17 degrés sur le parking de la Lieutenante : une belle journée s'annonce pour cette deuxième randonnée G2 de la saison, une reprise pour certains.

Pierre fait la présentation :

"belle randonnée de 12,2 km pour une Dh de 210 m, classée moyen x et sans difficultés, sur des pistes parfois caillouteuses dans un environnement de pins, de cistes et de bruyères. Nous côtoierons le bois de Malvoisin à partir des Gorges du Blavet pour voir l'église des Païens et découvrir ensuite des étangs".

 

 

Nous sommes 21 participants dont 12 randonneuses et nous aurons Jean-Ma pour serre-file.

Nous nous engageons sur le sentier qui longe le domaine de la Lieutenante sur plusieurs centaines de mètres,

 

 

et se prolonge bientôt par une piste bordée de pins

 

 

avant de devenir ce sentier en légère montée

 

 

qui nous fait prendre un peu de hauteur  

 

 

 

et nous offre rapidement une vue magnifique vers le Rocher de Roquebrune par-delà l'extrémité est de la forêt de la Colle du Rouet : l'occasion d'une première pause pour se désaltérer en profitant du paysage.

 

 

Nous abordons bientôt un sentier étroit au milieu du maquis

 

 

qui débouche sur un large panorama

 

 

 

vers les Gorges du Blavet,

 

 

vers le Rocher de Roquebrune,

 

 

et plus largement sur toute l'étendue de la Forêt Domaniale de la Colle du Rouët.

 

 

La piste de la Lieutenante, qui se poursuit, offre des variétés de décor saisissantes.

 

 

 

 

Il est bientôt l'heure de notre pause banane, que nous ferons à l'ombre des chênes-lièges car la température commence à s'élever sensiblement.

Pierre mettra cette pause à profit pour nous expliquer l'origine de ce nom, "La Lieutenante" qui désigne à la fois la piste que nous empruntons, et le domaine qui la borde.

Il semble que ce soit dans le cadastre de 1585 qu'apparaisse  pour la première fois une bastide dans le domaine appartenant à Honoré Dominicy. Ce docteur en droit commença sa carrière à Draguignan comme principal du collège avant d'être reçu avocat au Siège de la Sénéchaussée de Draguignan. Il en devint le Lieutenant principal (c'est à dire Président du tribunal). Il avait épousé en 1576 Catherine Richard, une riche veuve de Draguignan. A la mort d'Honoré en 1598 c'est sa fille, Françoise Dominicy, qui hérita du domaine. On peut raisonnablement supposer que c'est en l'honneur de Catherine que le nom de "La Lieutenante" fut attribué au domaine.

 

 

Nous reprenons notre chemin sur la piste de la Lieutenante qui s'élargit à cet endroit

 

 

 

et nous conduit jusqu'au pont sur le Blavet

 

 

depuis lequel nous pourrons profiter de magnifiques vues en direction des gorges.

 

 

 

 

 

Nous reviendrons légèrement sur nos pas pour emprunter une piste en direction du nord, et la quitterons après quelques centaines de mètres pour nous engager sur un sentier étroit et pierreux en descente

 

 

qui nous offrira à nouveau un panorama magnifique sur le massif des Maures et le Rocher de Roquebrune.

 

 

Le sentier, agréable car ombragé par endroit, alterne descentes et montées au milieu des pins, des cistes et des arbousiers.

 

 

 

Nous ne tardons pas à rejoindre la piste qui longe le Bois de Malvoisin.

 

 

Pierre nous propose l'option d'un aller et retour de quelques centaines de mètres pour aller voir la Source de Saint-Martin, à sec en ce moment, mais  entourée d'une végétation susceptible de nous offrir un emplacement ombragé pour notre pause pique-nique.

 

 

Un sentier étroit et pierreux en montée nous conduit jusqu'à la source

 

 

provisoirement tarie.

 

 

Comme promis l'environnement immédiat de la source propose quelques rochers confortables à l'ombre des chênes-lièges : nous y ferons notre pause déjeuner, agrémentée comme d'habitude d'une distribution de douceurs en fin de repas.

 

 

 

Après avoir repris des forces nous reviendrons sur nos pas pour retrouver la piste et profiter de ce cadre agréable pour faire nos photos de groupe.

 

 

 

La piste nous ramène au coeur du Défens avant de repartir vers le nord en direction du ravin de l'Ermite et du col de la Pierre du Coucou puis d'obliquer vers l'est à la hauteur de cet étang.

C'est dans cette direction que se trouvent les oppidums de Bagnols en Forêt situés sur la crête du massif du Défens (oppidum de Bayonne, oppidum de la Forteresse) et l'église des Païens dont Pierre nous dira quelques mots.

​​​​​​​Ces sites fortifiés de l'âge de fer sont typiques des habitats préhistoriques de la région méditerranéenne.

Ils abritaient des tailleries de meules, abandonnées suite à une épidémie de peste.

L'Eglise des Païens est un site naturel et légendaire qui surplombe les gorges du Blavet. Il ne s'agit pas d'un édifice religieux au sens classique mais d'un autel naturel formé par une roche rouge  qui a inspiré des récits et des interprétations locales. On y trouve des traces de restanques, des grottes, des cairns, des vestiges de cabanes et une immense citerne en pierre. Une vidéo sur Youtube donne une bonne idée du site "à la découverte de l'Eglise des Païens par The Bush Craft Spiritual" d'une durée d'une trentaine de minutes.

L'expression "Eglise des Païens" que l'on retrouve dans plusieurs régions trouve son origine dans un mélange d'histoire, de légende et de réinterprétation des lieux de culte anciens...Avant la christianisation, les populations locales...pratiquaient des cultes païens dans des lieux naturels...Avec l'arrivée du christianisme ces lieux ont parfois été "christianisés" mais leur ancienne fonction païenne est restée dans la mémoire collective...Dans le sud de la France de nombreux sites naturels portent des noms évoquant le paganisme "Eglise des Païens", "Autel des Païens", etc..." Source "Le Chat" l'intelligence artificielle de Mistral.

 

 

 

Nous poursuivons notre chemin vers l'est

 

 

en longeant un nouvel étang avant que la longue piste des Lauriers nous ramène plein sud vers nos véhicules sous un soleil généreux et une température qui s'est sensiblement élevée au fil des heures.

 

 

Nous prendrons le pot de l'amitié aux Trois Brasseurs sur la route du retour dans une ambiance joyeuse et sympathique

Un grand merci à Pierre pour cette belle journée de randonnée. Merci également à Jean-Ma notre serre-file.

 

 

Photos et texte par Claudette et Jacques.

 

La semaine prochaine :

 

lundi 22 septembre 2025 :

GL1-235-Font du Pommier par Thierry

 

 

GL2-128-Vallon du Mourrefrey par Joël

 

 

G1-667-1-Porquerolles Ouest par Patrick

 

 

 

G2-667-2-Porquerolles Ouest par Thierry

 

 

 

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2025-09-11-896-2-Cabris-La Chèvrerie du Bois d'Amont-G2

15 Septembre 2025 , Rédigé par Claudette et Jacques

2025-09-11-896-2-Cabris-la Chèvrerie du Bois d'Amont-G2

 

Pour cette première randonnée G2 de la saison 2025-2026 l'animateur, Joël, a le plaisir de retrouver, sur le parking de Cabris, 26 participants dont deux nouveaux : Chantal et Emmanuel.

Il présente les caractéristiques de cette randonnée classique (12,2 km et Dh : 240 m), menée à plusieurs reprises dans le passé par Jean-Bo. Il précise qu'il vient de recevoir un sms de la propriétaire de la Chèvrerie du Bois d'Amont lui indiquant qu'elle devrait s'absenter, ce qui rend dès lors impossible le projet d'une visite "pédagogique" de l'élevage, et d'éventuels achats de fromages. Pas de chance.

 

 

 

La journée s'annonce belle et même assez chaude, mais Joël précise que nous marcherons souvent à l'ombre.

C'est notre ami Jean-Ma qui se propose spontanément pour tenir le délicat rôle de serre-file, auquel il est maintenant parfaitement rodé.

 

 

Nous commençons par une petite montée ombragée bordée de belles villas, qui nous donne l'occasion de voir les magnifiques paysages entourant le Lac Saint Cassien.

 

 

 

 

On découvre également la maison dans laquelle vécut la mère d'Antoine de Saint-Exupéry, et la Villa Messuguière au riche passé artistique.

"La comtesse Marie de Saint-Exupéry, poétesse et conseillère municipale de Cabris, vécut dans cette maison de 1938 à 1972".

 

 

"Andrée Mayrisch Viénot, héritière et fondatrice de ce domaine rencontra André Gide en 1911 et à partir de ce moment elle invita d'autres écrivains et artistes à venir y travailler ; c'est ainsi que cette maison fut fréquentée par Paul Valéry, Paul Claudel, André Malraux, Gaston Gallimard, Roger Martin du Gard, Henri Michaux, Bernard Franck, Jean Schlumberger, Henri de Montherland, Jean-Paul Sartre et Albert Camus. Après la guerre Andrée Mayrisch Viénot, en hommage à sa mère, fit de la Messuguière une maison  de repos pour les travailleurs intellectuels qui continua à accueillir de nombreux écrivains, savants et enseignants".

 


 

Parvenus au Col de Cabris une petite "pause banane" s'impose avant de s'engager en direction nord vers le Bois d'Amont sur une belle piste offrant un beau point de vue sur Saint Vallier de Thiey.

 

 

 

Après une descente annoncée raide, mais finalement négociée sans problème par tous, nous traversons la fameuse chèvrerie où se côtoient des ânes, des chèvres, des chevaux, des vaches et même deux moutons, au grand plaisir des randonneurs amis du monde animal. Et c'est devant l'enclos aux ânes que notre photographe du jour décide de faire la photo de groupe ; faut-il y voir malice ?

 

 

La randonnée se poursuit par une montée longue mais surtout ensoleillée.

 

 

 

Après la montée on retrouve du plat et de l'ombre, et Joël repère un coin agréable pour le pique-nique. Comme toujours diverses distributions de friandises agrémentent l'ordinaire. Le pique-nique et la digestion terminés l'animateur en profite pour donner quelques informations sur le village de Cabris.

"Cabris, petit village perché d'environ 1500 habitants a un passé chargé. Son château féodal aurait été construit en 997. les seigneurs s'installèrent à Cabris vers la fin du X° siècle pour y construire ce château au regard de sa situation remarquable permettant de surveiller toute la plaine et les collines en face pour prévenir une arrivée surprise d'ennemis. Le village fut déserté vers 1350 suite à une épidémie de peste. Il restera vide pendant près de 150 ans. Il ne fut repeuplé que vers 1496 sur ordre de son seigneur qui fit venir des familles ligures. Le seul point faible de Cabris était son absence de réserves d'eau naturelles. Le hameau de Spéracèdes proche détenait par contre 3 sources qui alimentaient 3 moulins à huile d'olives. Les seigneurs firent monter cette eau à Cabris tout en percevant une taxe sur les moulins. Ceci créa quelques tensions entre les habitants de Spéracèdes et les Cabriencs.Ce n'est qu'au XX° siècle que le docteur Michel Belletrud devint, après une longue carrière dans plusieurs hôpitaux de l'hexagone, le maire du village en 1911, puis conseiller général en1921, et créateur du premier Syndicat d'Initiative et d'Intérêt Local de Cabris. Il fut le promoteur et l'instigateur du projet de canal qui porte son nom. Les travaux débutèrent en mars 1929 et s'achevèrent en 1931. Le canal, long de 40 km, et composé d'une conduite forcée de 40 cm de diamètre, est alimenté par une dérivation en amont des eaux de la Siagne au niveau des sources de la Pare."

Il reste encore quelques kilomètres sans difficultés, agrémentés des vues magnifiques sur la mer et les Iles de Lérins, pour parvenir au village.

 

 

 

 

 

Et c'est sur une terrasse bien agréable, déjà jonchée des premières feuilles mortes, qu'on termine cette journée par le pot traditionnel. Tous les participants, ceux qui la connaissent déjà et ceux qui l'ont découverte, remercient Joël pour cette randonnée de reprise bien agréable. Et Joël remercie notre serre-file, toujours aussi efficace.

 

 

 

Texte de Joël ; photos de Brigitte ; blog de Claudette et Jacques

 

La semaine prochaine :

jeudi 18 septembre :

G1 : 626-La Tour Cauvin et les Dents de Roque Fourcade par Thierry :

 

 

G2 : 882-Piste de la Lieutenante-G2 par Pierre :

 

 

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