Lacs de Prasles-Voie directe-27/06/2012
Lacs de PRALS- Voie directe
Le 21 juin 2012, la randonnée aux Lacs de Vens a clôturé le programme de la saison 2011/2012 du groupe de marche du Cercle de Boulouris. Quelques marcheuses et marcheurs ont décidé, en dehors du Cercle, d’aller s’oxygéner en montagne du 26 au 29 juin. La rédaction de Randoboulouris a bien voulu accepter de publier les récits de ces quatre journées.
Aujourd'hui Jean conduit le groupe des "petites jambes" (non, ce n'est pas le même Jean qu'hier, on s'y perd!) vers les lacs de Prals, une grande classique. Quelques randonneur(se)s
du premier groupe ont suivi le chef. Alors que le groupe n°1 a quitté l'hôtel à 8 h30 pour une rando plus longue et plus difficile, nous prenons le départ à 9 h. Deux magnifiques autostoppeuses,
hollandaises de surcroît, nous font signe mais, comme vous vous en doutez, ce sont les serre-files, Daniel et Jacky qui s'arrêteront…
Jean nous rassemble pour présenter la rando : "8,5 km et 550 m de dénivelée. Nous l'avons déjà faite en 2007 avec un seul groupe.
Cette année, innovation,deux groupes, le groupe n° 1 qui nous rejoindra au pique-nique aura à parcourir 12 km 200 et 952 m de dénivelée. Ce pique-nique sera pris au bord du lac le plus méridional
des 5."
Température douce. Mi-nuages, mi-soleil. Météo raisonnablement optimiste.
A 9 h 30, 26 marcheuses et marcheurs attaquent la montée dans les bois, comptés par Daniel , un de nos serre-files. Bertrand qui comptait filmer le départ arrive trop tard s'étant trompé d'endroit. Selon Jean-Marie, c'est le coin des marmottes, ou plutôt ça l'était en 2007.
Effectivement, elles sont là, vraisemblablement un couple, bien installé sur le
rocher. Bien sur, les serre-files ne manqueront pas de signaler
que ce sont les marmottes de l'Office de tourisme, etc. …
Et nous poursuivons notre montée le long d'une des sources de la Vésubie. Nous sommes à la limite du Parc National avec son balisage spécial.
La journée sera marquée par l'abondance des fleurs et parmi elles, dans la montée, seront les vératres, détestées des moutons et des bovins. Les rhododendrons seront aussi la fleur du jour mais sur ce versant, ils semblent avoir souffert et commencent à passer.
Fermons définitivement la polémique, les rhododendrons et les azalées ne sont pas les mêms arbustes et nous ne verrons que les premiers cités au cours de ce séjour, qu'on
se le dise !
Après le passage d'un petit gué, Jean décide de la "pause banane". Il est 10 h 30, c'est la bonne heure. Soleil et ombre, au choix. Jean en profite pour nous lire un topo sur les lacs du Mercantour.
Nous sortons maintenant de la forêt et quelques vaches paisibles nous regardent passer : drôle de train…
Encore quelques montées avec des marmottes en perspective et Jean nous arrête à la balise 364. "C'est par ici que l'autre groupe doit
arriver après avoir parcouru toute la ligne de crête que vous voyez à votre droite. D'ailleurs un groupe descend par le sentier, mais ce ne peut être les nôtres, ils auraient
couru…
C'est sur cette ligne de crêtes qu'ils sont acttellement."
Nous reprenons la piste sur un chemin facile bordé de rhododendrons. Très gros "Cirse épineux"(sorte de gros chardon à ne pas
confondre avec la Carline) encore vert, il sera superbe dans quelques semaines.
Quel paysage vers l'ouest!
L'objectif est moins réjouissant, pour gagner les lacs nous devrons franchir une sorte de col accessible par une pente très raide. Allons, soyons courageux nous touchons au but. Sur une pente sévère un superbe
chamois s'alimente.
Ce sera le premier et… pas le dernier de la journée. Ouf! Nous y sommes. Premier lac aux reflets verdâtres.
Jacky et Cathy, pour montrer que la montée ne les a pas épuisés, font une démonstartion de "pompes". Cathy, il faudra revoir le style...
Nous longeons un des plus grands lacs où un groupe de baigneurs, nus, pataugent bruyamment. Voici notre lac au pied de la cime de Paranova gravie en 2006 par quelques marcheurs audacieux de notre groupe. Il est 11 h 45. Le ciel est couvert.
Sitôt arrivés, nous retrouvons très vite dans l'eau, Jean-Louis, Michèle puis Jean: bel exploit. Selon eux, elle n'était pas froide.
Installés pour le pique-nique nous n'attendrons pas le 1er groupe…sauf quelques dames qui ont fait porter le ravitaillement par leur conjoint. En les
attendant, elles joueront aux cartes.
Jean et Daniel vont, avec beaucoup de précautions, retirer les bouteilles qu'ils avait mises au frais.
Brusquement Jean-Louis s'exclame : " une hermine". Elle est sortie des rochers derrière nous et se sauve en grimpant dans les cailloux. "A droite, un chamois et son petit." Que d'alertes, mais ça ne nous empêche pas de manger.
Il commence à faire un peu frais. Le soleil est caché.
Un chamois et son petit broutent tranquillement sur une bosse devant nous.
Jean va pouvoir les approcher pour réaliser ces superbes photos.
En attendant nos amis, nous avons le temps d'herboriser et il y a à faire.
Il est 1 h 05, pas de nouvelles du 1er groupe.
Yvette et Jean-Marie partent en reconnaissance vers le verrou. Nos amis arrivent. Ils ont dépassé la balise 364 et abordent la fameuse montée.
Yvette revient vers le "campement" et Jean décide de repartir pour faire gagner quelques centaines de mètres à nos
amis. Ceux-ci vont pouvoir souffler un peu et surtout se restaurer. Hélas ce sera un peu court pour eux car Jean donne le signal du départ et c'est une longue colonne qui s'étire vers la Baisse
des cinq lacs.
C'est là que Jean nous fera un tour d'horizon limité à 200 grades ou 180°.
Puis, c'est la descente. Jean nous a recommandé de resserrer nos chaussures et de rallonger nos bâtons. Très belle étendue de rhododendrons et nous en profiterons pour faire une photos des deux groupes réunis.
Reprise de la descente, très pentue. Chacun trouve sa vitesse optimum ce qui provoque un grand
étalement des randonneurs. Un petit replat au-dessus du refuge permet un regroupement avant
de reprendre la descente qui se conclura dans un champ parsemé
de souches gigantesques, vraisemblablement les restes d'une avalanche.
La descente se termine et nous nous regroupons sur un petit pont qui doit nous conduire au refuge de la Madone des Fenestres où nous devons prendre notre
pot. Hélas, un de nos amis marchant en fin de peloton glisse sur un rocher et se retrouve au sol, souffrant d'une forte douleur
au pied gauche. Pas de réseau téléphonique, Philippe part pour alerter le refuge mais grâce au 112 "Urgence seulement", nous arrivons très vite à contacter les secours et une demi-heure
après, le blessé est pris en charge par les pompiers. Pendant cette attente, normale mais toujours trop longue, il a été efficacement soutenu par les médecins du groupe.
Triste fin de rando.
Merci Jean pour nous avoir conduits sur cette grande classique du secteur.
Merci pour les photos à Jean et Jean-Marie
Quelques photos en rab:Le lac c'est tout là-bas, au fond.
Ah ! les rhodos
Au revoir les lacs.
Vers le col des Fenestres.
Un des bras de la Vésubie.Et une gentiane acaule pour
finir en beauté.