Levens-Les Cretes du Ferion-9 mai 2013
Encore un blog à quatre mains. Aujourd'hui, il y avait deux blogueurs, Jean-Louis et Jean-Marie, chacun dans un groupe.
LEVENS-CRETES DU FERION
Je ne vous referai pas le coup de l'Ascension en ce jeudi 9 Mai où Jean Bo.. nous avait invité à le rejoindre sur le parking des Mulières à Levens(06). Un petit problème de gendarmerie reconstruite et déplacée depuis 2007 a un peu compliqué l'arrivée de certains randonneurs mais finalement ce sont 24 marcheuses et marcheurs qui se retrouvent pour gravir le mont Ferion.
Petit topo de Jean Bo.. "Cette randonnée entre les vallées du Var et du
Paillon avait déjà été faite le 5 avril 2007. C'était la première fois qu'il y avait deux groupes. L'expérience s'étant révélée intéressante, ce système a perduré, comme aujourd'hui où nous
aurons un groupe de "Petites Jambes" ( leur nom est venu un peu plus tard-NDLR). Le premier montera avec moi jusqu'au Mt.Férion à l'altitude de 1412 m. C'est une montée régulière sauf à la fin où
il y a 150 m à parcourir sur un petit sentier très raide: 11 Km 633 . Dénivelé : 870 m.
Puis nous redescendrons
jusqu'à la chapelle St.Michel et sa superbe cédraie où nous retrouverons le groupe des "Petites Jambes" qui, guidé par Camille, comme en 2007 d'ailleurs, aura à fait 9 km avec un
dénivelé de 570
m."
Le premier groupe sera constitué de 7 randonneurs et le second de 17. Parmi ces derniers, on notera la présence de
nombreux participants au 1er groupe de 2007 : on vieillit ! Mais on y retrouve aussi avec beaucoup de plaisir Nicole Bo.., Jacqueline et Claude qui nous avaient abandonné depuis le
début de la saison et les parisiens Marie-France, Jean-Claude et Alain.
Jean Bo.. part avec les 6 marcheurs du premier groupe. Rapidement il nous demande notre avis : nous avons le choix entre deux trajets pour une première montée : le plus long et moins raide ou un autre plus court
mais plus raide. Pour nous motiver il nous dit que Camille a l’intention de prendre le plus court. Rien n’y fait le groupe choisit le plus simple… Nous voulions garder des réserves pour la montée
finale. Effectivement nous voyons ensuite derrière nous les dites petites jambes emprunter le plus difficile…
La montée est régulière et les points de vue magnifiques. Il commence à faire chaud et c’est la pause effeuillage, puis celle de la banane.
Pendant ce temps, les Petites Jambes" ont démarré calmement. "Nous avons 3 heures devant
nous, il n'y a pas lieu de s'affoler" nous précise Camille. Il ajoute, " J'ai choisi de vous
faire passer sur le versant ouest, ça monte en permanence, c'est plus court mais le paysage est plus joli".
Effectivement ça monte assez fort et régulièrement, sur un bon
chemin avec quelques passages plus difficiles. Mais c'est vrai le paysage est formidable avec le Mt.Vial en premier plan, nous l'avions gravi en juin 2010, c'était super.
Il fait beau, mais pas trop chaud, car la forêt, sans nous masquer le paysage nous protège des ardeurs du soleil ce que
semble bien apprécier Nicole.
Pause banane, au soleil, et on se sèche le dos. Les premiers arrivés ont aperçu le groupe de Jean, déjà plus haut.
Revenons au 1er groupe. Après avoir suivi un court moment la piste qui mène au sommet pour les surveillants du dispositif incendie, Jean nous dit « les
difficultés vont commencer. Nous allons monter doucement » : peu y croient… à tort car nous gravirons cette pente raide à un rythme adapté et chacun sera étonné, arrivé à
la crête, de ne pas avoir eu de difficultés.
Pour terminer il nous propose de reprendre la piste ou de suivre un vague sentier sur
l’arête sommitale, ce que nous choisissons pour disposer du point de vue. La vue sur la vallée du Paillon est formidable. Le petit village de Coaraze semble bien inspirer Jean. Il parait si proche dans son téléobjectif. Pourtant, il est 750 m. plus bas.
Quant au nom du village il a fallu aller sur Wikipedia pour y trouver l'origine de son nom, plutôt bizarre.
La seule quasi-certitude quant au nom du village est qu'il vient de cauda rasa, queue rasée .... Pourquoi
"queue rasée" ? Plusieurs hypothèses s'affrontent... La première prétend que ce nom est issu de la mode en matière de coiffure qui régnait à la fin du Moyen Âge. Contrairement aux
habitants des hameaux alentour, les natifs de Coaraze auraient à cette époque porté les cheveux courts et rasés sur la nuque...
Pas du tout ! S'indignent les partisans d'une autre hypothèse, beaucoup plus glorieuse pour le lieu. Selon eux, voilà bien longtemps, les habitants de Coaraze étaient parvenus à capturer... le Diable en personne ! Et pour s'assurer qu'il ne s'enfuirait pas, ils l'auraient attaché avec de la glue, par la queue. Et pour s'échapper, dans un geste désespéré, celui-ci aurait été contraint de la sectionner... Il semble bien, en définitive, que l'explication soit d'ordre géographique. Car tout près du village, le confluent du torrent du Gravier et du Paillon prend la forme d'un lézard sans queue, le même animal mutilé qui figure sur le blason de Coaraze...
(cf.WIKIPEDA)
Arrivés en haut le soleil se cache et il fait frais. Au rez- de chaussée de la tour de guet, il y a un
petit refuge avec cheminée, bois , allumettes …
Nous repartons rapidement pour retrouver nos amis à la chapelle, par une descente facile sur la
crête.
Pendant ce temps, les "Petites Jambes" ont poursuivi leur montée sur une large piste et là, ils ont vraiment l'air d'en
vouloir. Impressionnant !!!
Ceci les conduit à la balise 278, au château d'eau enterré qui va servir pour ce bel alignement. Le temps est maintenant plus frais et certains ont hâte de repartir vers la chapelle St Michel des Cèdres pour le rendez-vous avec nos amis et le pique
nique.
Par la grande piste nous arrivons à la dite chapelle à 11 h 30. Joli coin pour pique-niquer. La fameuse cédraie signalée
par Jean ce matin est bien là avec ses arbres superbes qui encadrent le chemin , en face de la chapelle.
Elle fut inaugurée en Septembre 1938. Très petite, son toit est en béton … mais finalement elle s'intègre bien dans le paysage.
En attendant le 1er groupe, chacun s'installe alors que le soleil revient agréablement nous réchauffer et à
12 h 54, voici nos amis qui arrivent calmement à travers la forêt. Ils sont ravis et ne semblent pas trop éprouvés.
Et après les agapes, nous retrouvons des joueurs de carte, comme quoi la tradition perdure.
Quant aux dormeurs, nous constatons qu'ils sont surtout issus du
1er group e. Ah, il faut bien récupérer.
Jean donne le signal du départ, cinq "Petites Jambes" vont se joindre à son groupe pour la descente finale car Camille reprendra le même chemin qu'à l'aller, enfin en principe…
C'est donc parallèlement que les deux groupes vont rejoindre
LEVENS. Dans le premier groupe, comme d'habitude, ça fonce et Jean va devoir calmer les ardeurs des
plus rapides d'autant plus que le chemin est plutôt mauvais.
Avec Jean-Louis, nous avons quand
même un répit pour identifier une délicate globulaire (Globularia Vulgaris). Lors d'un arrêt Jean nous fera découvrir une particularité de Levens, tout en
dessous de nous, les Grand Prés, grande zone naturelle très plate, incongrue dans ce paysage montagneux.
Rencontre et causette avec des
cyclistes, les pauvres, ils montent sur ce mauvais chemin.
Le groupe arrive maintenant au Col du Travail.
Il y a effectivement du boulot pour reconstruire la bergerie qui s'y trouve… Et pour honorer le travail, Jean
aura peut-être eu une pensée machiste en prenant cette photo.
Un peu plus loin, à l'embranchement des deux pistes nous retrouvons le
groupe de Camille. Leur descente a été aussi très caillouteuse. Il ne reste plus que 200m pour retrouver les voitures et c'est
avec plaisir que nous allons nous rafraîchir le gosier à Levens, village assez original avec son ascenseur qui
permet de gagner la partie ancienne.
Merci Jean et Camille pour nous avoir guidé pour cette belle randonnée de l'Ascension.
Merci pour leurs photos à Claude, Jean Bo..et Jean-Marie.
Encore quelques images, vous avez été sages !
Nos valeureux
serre-filePetit arrêt pour admirer...et reprendre son souffle
Jolies restanques. Quand on pense que ces pentes ont été cultivées !
Observations
Pique-nique.
Petites jambes dans la descente. tout va bien.
"Quand je vous disais que je n'aime pas les descentes !"
La dernière goutte.
Jean-Marie, regarde tes pieds!
Oh! My God, ces lacets anglais !
"Grandes Jambes" dans la descente du Férion.
Après le pot, ça va mieux.
La semaine prochaine, Jeudi 16 Mai à 7 H 30 : LA ROQUEBRUSSANE ( 83 ) – La Montagne de LA LOUBE
Randonnée dans les rochers aux formes fantastiques qui dessinent la silhouette surnaturelle de La Loube (830 m)
L : 13 Km 711 . Dh : 650 m . D : 5 H 00 - Niveau : Moyen médio (court passage escarpé) . Repas tiré du sac .
Animateur : Jean Ma.. : 04.94.82.44.23 – 06.09.75.02.01
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A8 direction Aix . Le quitter à la sortie N° 35 ( Brignoles )
Suivre RN7 et à 7 Km, prendre à gauche la D5 . Atteindre La Roquebrussanne à 10 Kms .
Stationner sur le PARKING devant l’église .
Coût du trajet A R : 180 Kms x 0 € 25 = 45 € + 13 € = 58 Euros Jean Ma: : 06.09.75.02.01