Notre-Dame des Maures : 13 mai 2010
Notre-Dame des Maures
Aujourd’hui Bruno nous emmène randonner à Notre-Dame des
Maures près de La Londe-les-Maures.
Cette randonnée nous fera découvrir « un géant du fond des âges », le dolmen de Gaoutabry.
Nous nous retrouvons 22 randonneurs au hameau de Notre-Dame des Maures.
Il fait un peu frais pour l’instant mais la météo nous promet un temps plutôt ensoleillé. Gérard a adopté la tenue d’été : le bermuda. Il est le seul. A-t-il eu raison ?
Avec l’aide de Tony, Bruno nous présente le profil de la rando. C’est
un parcours de près de 19 km et 670 m de dénivelé qui nous attend. Pour les Petites Jambes, il a prévu un parcours réduit : 5 km et 200 m de
dénivelé en moins.
Nous démarrons. Une minute plus tard, nous passons près d’une propriété. « Tiens, regardez les poulets ! » s’exclame Daniel. Aussitôt le voici qui part en glissade, exécutant un splendide salto avant (selon un amateur de chute artistique). Mais, trêve de plaisanterie, Daniel a trois phalanges bien endommagées. Bruno se porte à son secours et lui prodigue les meilleurs soins. Toujours efficace comme d’habitude.
La « pause infirmerie » étant terminée, nous empruntons la
piste qui conduit au dolmen de Gaoutabry. La pente est douce et régulière. N’empêche, nous commençons vite à avoir chaud. Une « pause effeuillage » s’impose. Bruno en profite pour nous parler de Notre-Dame des Maures :
« Ne cherchez pas la chapelle Notre-Dame des Maures, construite au Xème siècle. Il n’en reste rien ! Si ce n’est le nom donné à ce charmant
hameau ». Voilà. La chapelle, c’est fait. A
llons voir maintenant le
dolmen !
Chemin faisant, Bruno nous fait remarquer le balisage placé sur certains arbres et symbolisant un dolmen.
Nous continuons notre grimpette. « Nous étions à 122 mètres au carrefour » nous précise Bruno. Nous marchons parmi les fleurs : bouquets de cistes, asphodèles, buissons de genêts. La nature est en fête en ce joli mois de mai !
Nous marchons à présent en plein soleil. C’est le moment de faire la
« pause pho
to de groupe » (pause n°
3).
Nous reprenons la montée jusqu’à un embranchement. « Ici, il y a deux solutions » nous dit Bruno. « A droite vous avez ce chemin caillouteux. Et à gauche ce petit sentier ». Pas assez bucolique le petit sentier ! Nous lui préférons le large chemin bien ensoleillé. Après le temps humide que nous avons eu ces derniers jours, profitons du soleil.
E
nfin nous atteignons le dolmen. Juché sur un bloc rocheux, Bruno nous en conte l’histoire : « Nul besoin d’aller en Bretagne pour voir des dolmens
et des menhirs. Bien au contraire : c’est en Midi méditerranéen qu’on en trouve le plus. Le dolmen de Gaoutabry fut découvert en 1876. Plus petit que ses
homologues celtiques, il présente une chambre sépulcrale de 6 mètres de long pour 1,50 mètre de large. Cette tombe a été creusée sous un tumulus rocheux, ses parois étant composées de 24 dalles
de schiste dressées et de murets de pierre sèche. Comme dans tout dolmen, elle avait pour fonction d’abriter les défunts de la tribu. On a retrouvé ici 34 squelettes. Ainsi que
de véritables trésors, comme des perles en pierre de serpentine et en cristal de roche ».
Après la « pause culture », nous enchaînons sur la « pause banane ». Nourritures de l’esprit, nourritures du corps….
Nous reprenons notre chemin qui grimpe gentiment. Sur notre gauche nous
découvrons une vue magnifique sur la mer et les îles d’Hyères. Dommage, l’horizon est un peu brumeux.
Puis nous atteignons un carrefour de cinq chemins. « Nous sommes à 208 mètres ». Grâce à Bruno, il n’est pas besoin de carte ou de GPS pour suivre la progression de notre Ascension. Ascension ? Eh oui, c’est en grimpant que nous la célébrons. Parmi les cinq chemins nous choisissons celui qui grimpe le plus. Nous progressons à présent à flanc de colline sur une large piste. Le soleil brille de tous ses feux.
C’est alors que Bruno nous arrête pour la « pause séparation » (n° 6). « Ceux qui veulent faire le grand parcours, groupez vous près de
Daniel ! » Les autres, baptisés aujourd’hui « Moyennes Jambes », vont avec Jacqueline. Nous sommes 11 dans chaque
groupe. Quelle belle répartition ! Par contre, une seule randonneuse (Françoise) dans le premier groupe, c’est peu. Mais … quelle randonneuse !
Jacqueline prend la tête des Moyennes Jambes. Bruno lui décrit le parcours et lui indique le lieu de rendez-vous. Est-ce bien clair, Jacqueline ? Apparemment, oui. « Surtout, ne vous pressez pas ! » ajoute Bruno. Et de préciser : « Attendez nous pour manger ! ».
Les deux groupes se séparent. Nous attaquons une large piste. Un engin
de travaux publics est resté là, au repos en ce jour d’Ascension. En effet la piste vient d’être élargie, afin de mieux lutter co
ntre les incendies.
« Nous sommes sur la piste de l’Anguille » nous dit Bruno. Pourquoi Anguille ? Peut-être parce que la piste ondule à flanc de coteau, telle une anguille.
Pour une belle piste, c’est une belle piste ! On dirait un tracé d’autoroute. On en vient à regretter les petits sentiers resserrés, les draïouns chers à Bruno.
E
nfin nous quittons l’autoroute. Nous descendons sur la droite à travers le talus. Puis nous rejoignons une piste de taille plus
modeste. A présent le sol est caillouteux et la pente devient raide. Nous passons par des hauts et des bas. Puis la côte se fait encore plus raide.
Bruno nous accorde une courte pause à l’ombre, dite « pause boisson ». « Il ne reste plus que quatre courbes de niveau à franchir » nous dit Jean-Marie. Traduction : il nous reste encore 40 mètres à gravir.
Nous
reprenons notre raidillon caillouteux et toujours bien ensoleillé. Nous apercevons sur la droite le sommet rocheux. La vue est
belle mais nous n’avons plus le temps de nous arrêter pour admirer le paysage.
Nous attaquons à présent la descente, plein Sud, sur la piste de
Notre-Dame des Maures que nous avons retrouvée.
Nous descendons à vive allure. Certes, nous commençons à avoir faim.
Mais est-il besoin de cavaler ainsi ? Les Moyennes Jambes sont raisonnables. Elles nous attendront bien pour manger. Nous progresso
ns au milieu des fleurs. Encore faut-il avoir le temps de las admirer : cistes à feuilles de sauge, aux fleurs blanches
tâchées de jau
ne, cistes cotonneux aux fleurs roses, cistes de Montpellier aux fleurs blanches en bouqu
ets. Sans oublier les asphodèles, les genêts, les lupins bleus, les
fleurs d’ail sauvage et les chèvrefeuilles.
Nous voici parvenus en bas de la descente. Quand tout à coup nous parviennent des voix, là-bas sur la droite. Seraient-ce les Moyennes Jambes ? « Ce n’est pourtant pas le lieu de rendez-vous que je leur avais indiqué ! » s’étonne Bruno. Puis il leur crie : « Reprenez la route ! Le rendez-vous est plus loin ! »
Et il nous précise : « Il nous faut franchir encore deux gués ». Nous poursuivons notre chemin, suivis à distance par les Moyennes Jambes. Nous voici au lieu-dit « Maupas ». Puis sur la droite, nous découvrons un emplacement ombragé. Il fera bien l’affaire pour notre pique-nique.
Nous nous installons et sommes très vite rejoints par les Moyennes Jambes.
« Comment s’est passée votre randonnée ? » leur demandons-nous. La réponse est : « Cela fait près de deux heures que nous vous attendons ! » Nous n’en saurons guère plus. Si ce n’est que Jacqueline a bien respecté les consignes de
Bruno : elle n’a pas mangé. C’est bien la seule ! Les autres s’excusent platement : « On voyait venir de gros nuages noirs. On a préféré
manger tout de suite ». Pour ce qui est du parcours, « il était court, il é
tait facile ».
Enfin, Nicole nous dévoile le meilleur : « Tout à coup sur le bord du chemin, que vois-je ? Une tortue ! La fameuse Tortue des Maures ! » Nous apprenons que Claude n’hésita pas à empoigner la tortue, pour mieux l’observer. « Attention, ça mord ! » lui dit Marcel. Dommage que Bruno ne soit pas présent. Il aurait décrété une « pause tortue » et nous aurait conté son histoire : « La tortue d'Hermann (Testudo hermanni) est l'unique tortue terrestre en France. La tortue d'Hermann atteint 20 cm. Sa longévité est importante : 80 ans. C'est une espèce diurne qui s'expose au soleil le matin, se cache aux heures les plus chaudes et reprend son activité en soirée. Et elle est herbivore ». Ne crains donc rien, Marcel.
Après notre déjeuner, qu’il serait agréable de faire une petite sieste
au soleil ! Malheureusement la route est encore longue. Il nous faut repartir. Nous descendons le vallon de Tamary. Le
chemin est agréable, nous longeons un vignoble. Tout à coup Jean-Marie et son GPS nous disent : « On a raté le chemin, là sur la droite ». Bruno remonte voir. Tandis que Rémy, notre serre-file, est d’avis que le chemin part un peu plus bas sur la droite.
Mais Bruno nous appelle, il a trouvé le départ du sentier. Nous remontons et attaquons ce nouveau sentier.
Un peu plus loin, Bruno nous arrête. Pour une « pause orientation ». Le Comité des Sages (Daniel, Jean-Marie, Marcel) se réunit autour de lui, sous le regard amusé de Michel. Après examen des cartes, GPS et autres boussoles, le Comité nous annonce sa décision : Nous allons redescendre. Pour mieux remonter ! Direction Nord-Ouest !
Nous attaquons à présent une bell
e montée en plein soleil. Il fait chaud. Gérard apprécie sa tenue d’été. Il n’empêche que tout le m
onde a le sourire. Nous sentons sans doute que l’arrivée est proche. En effet, après cette longue grimpette, il ne nous reste plus
qu’une longue descente suivie d’un long chemin au milieu des vignes.
Voici enfin nos voitures. Après avoir quitté avec bonheur nos chaussures de marche, nous partons pour La Londe, prendre un pot bien mérité.
Une belle journée s’achève …
Merci Bruno pour cette belle randonnée, dans le cadre sauvage des Maures.
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno.
Encore quelques photos :
Grimpette
Vue du dolmen
Blogueur et serre-file
Descente
Sommet rocheux
Il fait chaud !
Et encore des fleurs
Prochaine randonnée : Jeudi 20mai à 8h00 : Autour de la Siagne et St Césaire