St Vallier de Thiey - Les Audides : 15 septembre 2011
Saint Vallier de Thiey – Les Audides
Aujourd’hui, Joël nous emmène à Saint Vallier de Thiey, sur la route Napoléon.
Ce sera « une randonnée facile sur le plateau des Audides, offrant de très beaux panoramas sur le pays Grassois ».
Nous voici 24 randonneurs au départ de Saint Vallier. Le ciel est bleu, le soleil brille. Et la météo nous promet un temps radieux.
Joël nous présente la randonnée. « Cette randonnée, certains l’ont faite avec Bruno, il y a 5 ans. Vous aviez visité alors une grotte. Mais aujourd’hui, nous n’y descendrons pas ».
Tant mieux ! Inutile d’aller risquer un coup de froid, dans les profondeurs. Il vaut mieux rester à l’air libre et profiter pleinement du soleil.
« Ca montera progressivement et gentiment » nous dit Joël. « Et en plus, nous serons le plus souvent à l’ombre ». Excellent !
Puis Jean-Marie nous donne des nouvelles de Mikaël – à qui nous souhaitons de revenir bien vite parmi nous. « On manque en effet d’accompagnateurs » précise Jean.
Nous voici partis à travers Saint Vallier, pour cette petite randonnée d’environ 16 km, au dénivelé très moyen : 343 m.
Une fois sortis de Saint Vallier, nous suivons quelques instants la route Napoléon. Puis nous voici sur une petite route ombragée parmi les
chênes. Nous progressons rapidement. Bientôt nous quittons le macadam.
Nous empruntons un sentier qui traverse un petit bois. Joël et Jean s’écartent de la route. Ils sont à la recherche d’une borie, mais
reviennent bredouilles.
Les randonneurs de tête mènent la marche à un rythme très soutenu. Trop soutenu, selon les randonneurs de queue. Gérard se fait leur
porte-voix en criant : « Ralentissez devant ! » Le groupe ralentit la cadence.
Quelques instants plus tard, certains s’inquiètent : « Quand est-ce qu’on s’arrête pour la pause banane ? ». Il est en effet 10 heures passées.
Gérard se propose à nouveau pour transmettre la requête. En s’écriant : « Et la pause banane ? ». Joël se retourne : « Dans un quart d’heure, si
vous le voulez bien ! »
Un quart d’heure plus tard, nous nous arrêtons pour la pause casse-croûte. A l’abri du soleil qui commence à cogner fort.
Près du chemin, Jean-Marie a déniché quelques colchiques. Qui dans les prés fleurissent, fleurissent… C’est la fin de l’été.
Pendant que nous nous désaltérons, Joël nous parle de Napoléon :
« L’Empereur, qui avait quitté l’île d’Elbe à bord de l’Inconstant et déjoué la
surveillance des flottes anglaise et française, débarque le 1er mars 1815 à Golfe-Juan avec un millier d’hommes. Résolu à reconquérir son
trône sans tirer un coup de fusil, il choisit, malgré les difficultés de l’hiver, la route des Alpes pour éviter les populations royalistes de Provence.
Boue, rocailles, amas de glace et de neige rendent la marche rude et dangereuse. Les lanciers doivent porter sur leurs épaules selles et brides. Après le plateau de Roquevignon à Grasse (que gravirent nombre de personnes, venues offrir des violettes à l’Empereur et du vin aux soldats), la colonne épuisée fait halte à Saint Vallier de Thiey.
Témoin du passage de Napoléon, la colonne commémorative à chapiteau corinthien avec buste de l'Empereur. On raconte que l’aubergiste qui reçut Napoléon, vendit pendant 20 ans, le verre dans lequel avait bu l'Empereur. Il disparut après avoir fait fortune ».
Jean nous promet un prochain épisode de l’épopée napoléonienne, à Séranon, le 13 octobre.
Nous traversons à présent la route départementale. C’est ici, sur la gauche, que se trouve la Grotte des Audides.
Nous poursuivons sur une piste au soleil. Tiens ! Ne dirait-on pas ici les restes d’une borie ?
Voici que nous croisons un petit groupe de randonneurs. En les voyant, chacun pense : « Ils sont fous, de marcher par cette chaleur ! » mais personne n’osera le dire.
Nous empruntons sur la gauche un sentier qui serpente à travers les chênes. Voici enfin l’ombre promise !
Ombre de courte durée, nous voici de nouveau en plein soleil.
A l’arrière, notre serre-file, Rémy surveille attentivement ses brebis. En voici une qui vient de s’allonger à terre. Rémy se
précipite pour lui porter secours. Mais elle se relève déjà, en s’agenouillant sur le sol. Et Rémy de constater : « Elle est comme le pape, elle embrasse le sol ».
Comme tous les serre-files, Rémy arbore – fièrement bien sûr – l’insigne du serre-file : la carte, portée en bandoulière. D’habitude, elle ne sert qu’à identifier le serre-file.
Mais Rémy fait mieux. Il lit la carte ! Il suit même notre parcours sur la carte !
C’est ainsi qu’il remarque que nous aurions dû obliquer à droite. Juste après la balise 33, et avant une ligne électrique.
Resté à l’arrière, Jean confirme l’info et alerte la tête du groupe.
Nous revenons donc sur nos pas et reprenons le droit chemin.
Peu après, Joël nous propose de nous arrêter pour pique-niquer. Le lieu est ombragé. Parsemé de rochers où nous pourrons nous
asseoir … et en plus, il est midi.
Pourtant à la vue de la côte qui nous attend après le déjeuner, certains disent qu’ils préfèrent avaler la côte avant leur pique-nique.
Mais Joël, soutenu par la majorité d’entre nous, tient bon. « Pique-niquons, d’abord ! Nous grimperons la côte
ensuite ! ».
Nous nous installons à l’abri du soleil et savourons notre repas, bien mérité. Rosé, café, gingembre et chocolat, nous avons tout pour être heureux.
Autour de nous, on aperçoit de surprenants rochers.
Et dans les bois, voici une grotte, peut-être habitée autrefois ?
Mais il est temps de repartir. Joël nous encourage : « On a fait les deux tiers du parcours ».
Mais ne serait-il pas temps de faire la photo de groupe ?
Nous voici, avec derrière nous, la piste ensoleillée et la grimpette qui nous attendent.
Nous démarrons, pleins de courage, par une petite descente.
Puis nous attaquons le raidillon. Le photographe a droit à un sourire mais la souffrance se lit sur les visages.
Arrivés au sommet, nous marquons une courte pause. Pour une nouvelle photo de groupe !
Puis nous parvenons dans une zone ombragée. Et ô merveille ! Voici une sorte d’abreuvoir où coule une eau que l’on devine
fraîche.
« C’est ici que nous aurions dû
pique-niquer ! » lance l’un d’entre nous.
Nous nous reposons quelques instants à l’ombre. Avant de reprendre la piste, à nouveau bien ensoleillée.
Bientôt, se profile devant nous un sommet. « C’est
la Montagne de Thiey » nous dit Jean.
« Tu te souviens, Gérard, de la Montagne de Thiey ? ». « Euh, oui, sans doute … ».
« Il fait 31 ° à l’ombre »
nous dit Jean-Marie. Tout s’explique : au-delà de 30 degrés, le cerveau se ramollit et la mémoire flanche. Et dire que nous vivons en bord de mer, près de plages et de criques merveilleuses.
L’eau y est claire et fraîche…
Mais il n’est pas temps de rêver. Nous poursuivons notre chemin.
Joël nous arrête. C’est ici, sur la droite, que se trouve un dolmen, à moins de 500 mètres.
Quelques randonneurs, que les vieilles pierres n’intéressent guère, préfèrent nous attendre un peu plus loin, sur la piste.
Nous grimpons et atteignons un plateau dégagé. Une petite brise nous rafraîchit un peu.
Voici qu’apparaît au sommet le fameux dolmen. Joël nous en dit quelques mots.
« Comme vous
pouvez le voir, le dolmen de la Verdoline, construit au sommet d'une colline est assez bien conservé. Mais la dalle de couverture n'est plus en place ».
Après cette courte « pause culture », nous rejoignons la piste.
« On va attaquer la dernière ligne droite : deux kilomètres environ » nous dit Joël.
Deux kilomètres sans histoire. Le soleil brille, il fait chaud. Cela devient monotone.
Enfin, nous pénétrons dans Saint Vallier. Avant de rejoindre nos voitures pour changer de chaussures et enfiler un vêtement sec,
nous faisons une petite pause à l’abreuvoir. Tout heureux d’échanger l’eau tiède de nos gourdes pour une eau délicieusement fraîche.
Et pour finir cette belle journée, nous allons prendre un pot bien mérité.
On aperçoit ici, sous les platanes, le buste de Napoléon.
Une belle et chaude journée s’achève….
Merci Joël, pour cette belle randonnée, conduite dans une ambiance très chaleureuse….
Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Claude.
Encore quelques photos :
Randonneurs
Qu'il fait bon au soleil !!