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2026-05-07-934-Nans les Pins l'Escaillon et le chemin de la Glace-G2

9 Mai 2026 , Rédigé par Claudette et Jacques

2026-05-07-934-Nans les Pins l'Escaillon et le chemin de la Glace-G2

 

Nous sommes 12 sur le parking de Nans-les-Pins, dont 5 randonneuses. Il fait 16 degrés, le ciel est bleu et le soleil brille. Nous sommes à une altitude de 390 m.

Dominique nous présente cette randonnée G2, classée moyen xx, de 10,4 km pour une Dh de 297 m :

"Bonne montée ombragée jusqu'au plateau dominant Nans. Vue panoramique puis descente par la piste "chemin de glace".

Comme l'indique le profil nous aurons une montée longue de 1,5 km avec un assez fort dénivelé, mais de bonnes conditions : un sentier ombragé, serpentant à flanc de montagne. 

Bien que nous soyons peu nombreux nous aurons le luxe d'un serre-file, Jean, volontaire désigné d'office. 

 

 

Nous avons dès le départ une vue magnifique sur la barre de la Sainte-Baume. Ce massif est le plus étendu et le plus élevé des chaînons provençaux, avec 35 km de long sur 15 km de large, et un point culminant, le Joug de l'aigle à 1148 m.

Sa ligne de crête est longue de 13,3 km.

Dominique nous expliquera plus tard quand et comment le massif s'est formé.

 

 

Nous emprunterons la route de la Sainte Baume pour quitter le village

 

 

 

et la quitterons pour un sentier agréable, plat, non caillouteux et ombragé, ouvrant de temps à autre sur un paysage de vignes et de champs proposant de multiples nuances de vert.

 

 

 

 

Il nous conduira en direction de la grande Foux. 

Un arrêt pour se désaltérer,

 

 

et pour permettre à notre animateur et au serre-file de localiser l'endroit, niché au coeur de la forêt.

 

 

Nous y voici. L'accès au gouffre n'est pas facile, protégé par des amas de rochers moussus et des taillis.

 

 

Certains d'entre nous entreprendront néanmoins d'aller explorer jusqu'au gouffre,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et Dominique nous donnera des précisions sur ce site :

"La Grande Foux est une résurgence temporaire de type vauclusien. Elle est considérée comme la source initiale principale du cours d'eau le Cauron. Elle résurge suite à de fortes précipitations sur le massif de la Sainte-Baume. En grande crue l'eau s'écoule du gouffre par deux orifices. La Foux s'est creusée dans les dolomies et calcaires du jurassique supérieur du massif de la Sainte-Baume".

Il nous montrera également les plans de la station de pompage installée pour récupérer l'eau et la canaliser à partir des forages aménagés sur le site. Depuis 1967 la commune de Nans-les-Pins pompe les eaux de la Foux pour alimenter son réseau d'eau potable.

Cette randonnée sera l'occasion d'observer une grande variété de fleurs dont la plupart pourront être identifiées par nos randonneuses expertes et notamment Frédérique.

Ici de beaux spécimens de lin de Narbonne.

 

 

Après l'incursion vers la Grande Foux nous poursuivons notre chemin le long de ce frais sentier égayé par les jolies fleurs jaunes des épervières des murs. 

 

 

En levant les yeux notre regard est attiré par cette volumineuse niche à oiseaux.

 

 

Nous ne tardons pas à aborder la longue montée mentionnée par Dominique qui nous permettra de gravir l'essentiel du dénivelé de la journée.

 

 

 

 

Elle nous offrira au passage de jolis points de vue vers l'actuel village de Nans-les-Pins 

 

 

et, au delà, vers la Sainte-Victoire.

 

 

Un coup d'oeil vers la gauche nous fait découvrir les ruines de l'ancien village qui servit de refuge en septembre 1720 à de nombreuses personnes fuyant la grande peste de Marseille, et qui fut par contrecoup complètement abandonné ensuite. 

 

 

 

Le ciel d'un beau bleu est parcouru de cumulus

 

 

 

qui projettent sur la forêt des ombres sombres provoquant des contrastes étonnants.

 

 

Ici un zoom permet de distinguer des sommets encore enneigés.

 

 

Nous en avons terminé avec la montée principale mais la piste présente encore quelques pentes que nous gravissons à un rythme tranquille dans l'attente de la pause promise par l'animateur depuis un moment déjà.

 

 

Notre fringale naissante ne nous empêche pas d'admirer ce splendide bouquet de lin jaune campanulé.

 

 

Ça y est ! Nous avons trouvé un lieu propice pour notre pause pique-nique,

 

 

chacun pouvant choisir entre ombre et soleil.

 

 

Ce même lieu servira de cadre à notre photo de groupe, après que Dominique nous ait donné quelques précisions sur la géologie de la région :

"La formation du massif de la Sainte-Baume a la même origine que le plissement pyrénéen. On attribue ces formations au déplacement de la péninsule ibérique par rapport à la plaque européenne. Elle commence à s'en détacher il y a 120 millions d'années et amorce un vaste mouvement de rotation creusant alors le sillon pyrénéen.
​​​​​​​Il y a 65 millions d'années le mouvement change : la péninsule ibérique entre en collision avec la plaque européenne ce qui provoque la formation des Pyrénées. Le sud-est de la France, propulsé alors vers le nord-est d'une centaine de kilomètres, subit des déformations dont une des plus importantes est celle du massif de la Sainte-Baume"
 (source Wikipedia)

Dominique nous fera également une démonstration très concrète de la façon dont la plaque supérieure venant du sud a raboté les anciens reliefs sur des kilomètres en renversant leurs couches.

Il nous dira un mot des failles présentes au large de notre  littoral et des risques de tsunami qui menacent Nice et d'autres villes comme Cannes et même Saint-Raphaël :

"Le littoral azuréen a déjà été impacté par des tsunamis en 1887 (séisme Ligure), en 1979 (glissement sous-marin à l'aéroport de Nice) et en 2003 (séisme au large de l'Algérie). L'Unesco, en charge de la prévention de ce risque au niveau mondial, a déclaré en juin 2022 que les statistiques montrent que la probabilité d'une vague de tsunami de plus d'un mètre en Méditerranée dans les trente prochaines années est proche de 100%".

 

 

Nous avons amorcé la descente en empruntant la large piste dite "chemin de glace", en pente douce pour le moment, qui permet d'admirer un ciel magnifique 

 

 

au rythme de notre marche

 

 

et de beaux paysages en direction de Nans-les-Pins

 

 

et, sur la gauche, de la forêt domaniale de la Sainte Baume, un "joyau de Provence à préserver", comme le mentionne le numéro du "Var Matin" du 9 mai 2026 qui met en exergue le renouvellement pour ce site du label "Forêt d'exception" jusqu'en 2029,

"un label qui contribue aux actions permettant de continuer à protéger cette forêt de 2000 hectares, comme elle l'a été sur décision des rois de France depuis le XIème siècle, tout en la partageant".

 

 

La pente s'accentue progressivement et deviendra plus caillouteuse au fil de la descente bordée de garrigue (sol calcaire) à ne pas confondre avec le maquis (sol acide) 

 

 

au fur et à mesure que nous nous rapprocherons du village

 

 

jusqu'à longer ces plantations d'oliviers.

 

 

Dominique mettra une dernière pause à profit pour nous dire un mot de ce "chemin de glace", une appellation découlant  de l'exploitation de la glace dans le massif de la Sainte-Baume :

"l'usage de glace à rafraîchir remonte à l'antiquité. En 1642 deux marchands obtiennent de Louis XIII le privilège exclusif de construire des glacières dont ils vendent la glace à Marseille. Environ une vingtaine de glacières construites sur la Sainte-Baume et les environs sont identifiées. La plus grande de ces glacières (hauteur 23 m, diamètre 19 m, contenance 3600 m3 de glace) se visite dans le cadre du Musée de la Glace à Mazaugues" - source "Provence7com").

Du XVIIème au XIXème siècle les glacières de la Sainte-Baume approvisionnaient Marseille et Toulon. Cette exploitation a pris une extension importante dans la région et généré un commerce fructueux. La glace était récoltée l'hiver et stockée dans des glacières comme la glacière Pivaut à Mazaugues (photo ci-dessous extraite du site "randojp.free-les glacières de la Sainte Baume"),

 

 

puis transportée, souvent à dos d'âne, au long de pistes comme celle que nous venons d'emprunter.

Un court arrêt en poursuivant notre descente pour prendre une photo de cette magnifique orchidée sauvage "Orchis pyramidal" 

 

 

avant de terminer notre randonnée à travers champs jusqu'au village

 

 

où nous prendrons le pot de l'amitié, "Chez Fanny", dans une ambiance très conviviale.

 

 

Nous aurons parcouru 10,1 km pour une Dh de 277 m.

Un grand merci à Dominique pour cette belle randonnée, abondamment documentée. Merci également à Jean, notre fidèle serre-file.

(les photos sont de Claudette, Agnès et Jean-Marie).

 

La semaine prochaine :

Lundi 11 mai :

GL2 : 230-2 l'Endre et le Lac de Meaulx par Dominique (Les randonneurs de GL1 peuvent se joindre à la GL2)


Jeudi 14 mai :

G1 : 570-1 Montauroux-Bois du Défens par Dominique

 

G2 : 956 Valbonne-Circuit des Bouillides par Joël

 

 

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