Beaulieu-Plateau St.Michel-17 nov.2011
BEAULIEU- Le Plateau St.MICHEL
Ce récit de nos aventures aurait pu s'intituler " Retour
chez les Riches" faisant
référence à notre dernier passage à Beaulieu le 9 mai 2009 où nous avions découvert la presqu'ile du Cap Ferrat (Voir le blog de l'époque).
Comme en 2009, c'est par le train que nous avons rejoint ce petit joyau de
la Côte d'Azur. Mais aujourd'hui nous nous retrouvons à 43, marcheuses et marcheurs, devant la gare de Beaulieu. Effectif extraordinaire ! Depuis le 27 octobre, nous rongions notre frein, les
conditions climatiques désastreuses sur la région ayant contraint à annuler deux randonnées consécutives, ce qui est une première au Cercle de Boulouris.
Il faisait très frais à Boulouris lorsque nous avons embarqué dans le TER
mais le soleil est bien monté dans le ciel et la température s'est bien adoucie.
Lorsque, après avoir jeté un coup d'œil sur
l'église de Notre Dame de l'Espérance, Jean nous rassembla sur la petite esplanade où nous avions fait la photo de groupe en 2009, un premier " effeuillage" s'avèra nécessaire.
Que c'est beau ! Devant nous, la mer, sans une ride. Au nord l'immense falaise blanche. Et ces fleurs !
Jean commence à nous présenter deux nouveaux, tout d'abord Nicole dont c'est la première sortie avec nous, et
Gilbert
qui nous a déjà accompagnés le lundi. Bienvenue à eux. Il signale par ailleurs la présence de trois
accompagnateurs du Groupe Intermédiaire : Claude, Jacques et Gérard soupçonnés de faire de l'espionnage !
Petit topo de Jean sur BEAULIEU-sur-MER dont le nom seul est déjà symbolique : Bello Loco.
"Savez-vous comment on appelle les habitants de Beaulieu ? Ceux qui étaient là en 2009 doivent le connaître, questionne
Jean. Jean-Marie, tu l'as même écrit dans le blog ! Les "Berlugans et Berluganes".
Mais depuis 2009, il
est passé de "l'eau sous les ponts" et les neurones ont bien vieilli.
"Beaulieu occupe l'emplacement d'un site
préhistorique et de l'antique port grec d'Anao, agrandi par les romains qui commencèrent à y construire des demeures de marbre et de mosaïque (déjà le goût du
luxe). Rasée plusieurs fois au 3ème et 4ème siècle, les habitants se réfugièrent sur la falaise du plateau Saint Michel d'où ils ne descendirent qu'à la fin du 13ème. Issu du
12ème siècle, son nom Bellolocco, fut francisé en 1860. A cette époque, hameau de Villefranche-sur-Mer, il attire Anglais, Français, Russes du Gotha, têtes couronnées… C'est le début
de son essor touristique. En 1891, la commune devient indépendante de Villefranche.
Petite par sa taille, 92 ha, avec 4000 habitants, c'est par contre la championne des prix de l'immobilier.
Deux
grandes routes desservent la commune, la "Basse Corniche" (DN 98), la moyenne corniche (DN7). Nous allons les rencontrer lors de notre rando.
Nous allons parcourir une dizaine de km avec une dénivelée de 420m, montant jusqu'au plateau Saint Michel, au-dessus de la moyenne Corniche, à 380 m environ. Nous longerons la côte jusqu'à Eze puis nous attaquerons la montée vers le plateau."
Il est 9 h 50 lorsque
nous quittons le cœur de la ville en longeant le grand port de plaisance avec ses yachts prestigieux. C'est là que nous avions pris notre pot en 2009
: imaginez la note !
43 randonneurs, cela
fait une belle caravane et nos deux fidèles serre-files, Daniel et Jacky, vont avoir une rude tâche aujourd'hui.
Très vite nous gagnons
la plage de "la Petite Afrique", un peu envahie par les posidonies, situation normale à cette saison, peut-être accentuée par la tempête des dernières semaines.
C'est là que Jean va nous proposer la "pause banane". Soleil, plage et palmiers : le rêve !
Il fait maintenant chaud et il faudra à nouveau "s'effeuiller". Jusqu'ou iront-nous ?
Quittant la Petite Afrique, Jean avait prévenu : " Nous aurons un passage un peu plus délicat sur environ 400 m."
Effectivement, la plage
s'est transformée en un amas de gros galets, encombrée de
troncs d'arbres apportés par la tempête et la
progression ralentit sérieusement. Quelques figures d'équilibre ont mérité la photo.
Avant de sortir de cette
zone, juste en dessous de la route, une habitation troglodytique d'un genre particulier nous étonne beaucoup : comment peut-on accepter ceci dans une commune comme Beaulieu
? Bon d'accord, il y a des fleurs.
C'est fait, nous
quittons les galets et empruntons un morceau de la Basse Corniche, bien protégés de la circulation. Nous allons ensuite rejoindre le bord de mer, au petit port de Vilva Maris, en traversant une résidence
privée.
Devant nous la grande
plage d'EZE où de larges lits de posidonies vont faciliter (quelques avis divergents) notre marche.
Voici Eze-Bord-de-Mer.
C'est ici que nous quittons la côte en commençant une petite montée dans les rues du village où tout le monde s'enthousiasme pour les orangers et autres mandariniers couverts de fruits. Et on
évoque les litres de vin d'orange potentiels…Les bougainvillées sont aussi magnifiques et en font rêver plus d'un.
Il fait maintenant très chaud mais Jean nous rassure : "La montée que nous allons aborder maintenant se fera à l'ombre sur l'ubac et nous allons retrouver la fraîcheur."
Effectivement, nous nous
engageons dans un petit vallon très frais et lorsque nous franchissons un petit ruisseau, passant complètement à l'ombre, il fait carrément froid. Mais la pente est là, bien là, même. L'effort va
nous réchauffer.
Le chemin est bon, en lacets et la montée se fera sans problème : au mois de Juillet, ce chemin doit être apprécié pour sa fraîcheur.
Nos amis du Groupe Intermédiaire commencent à se poser des questions sur le passage de leurs marcheurs sur ce chemin.
A la cote 277, un chemin
s'amorce sur la gauche, au coin de la chapelle Saint Michel. Il conduit à une sorte de petit belvédère d'où la vue sur le Cap Ferrat et la baie de Villefrance est extraordinaire. Partant de là, on peut redescendre sur Beaulieu par un chemin difficile et dangereux…que nous n'emprunterons
pas.
Après une photo de nos
deux Michel(le) devant la chapelle dédiée à leur saint- patron,
nous reprenons notre montée : il reste environ
100m de
dénivelée qui seront franchis facilement.
Et nous débouchons sur
le plateau. De la table d'orientation, la vue que nous avions à la cote 277 s' est élargie, elle va jusqu'à l'Esterel avec une vue aérienne de l'aéroport de Nice dont la largeur, gagnée sur la
mer, étonne la plupart des marcheurs. Que de camions a t-il fallu pour gagner ainsi sur la mer !
Il est 12 h 30, ce sera
le lieu de notre pique-nique, qui sur des tables, qui sur les rochers. Jean avait bien prévu son horaire car c'est un coin idéal : on ne pouvait trouver mieux.
Bien entendu, il y eu
quelques dormeurs dont nous garantirons l'anonymat et des joueurs de cartes, les habitués, toujours aussi bruyants et démonstratifs : de vrais méridionaux.
Quelques petites fleurs
étranges se cachent parmi les cailloux. Personne ne les connaît, il s'agit d'Aristoloches (Aristolochia Rotunda): une découverte. On les remarque dans les livres, avec leur nom bizarre, mais jamais encore dans la nature où elles paraissent pourtant
abondantes.
Il est l'heure de
redescendre. Par un sentier en corniche, au bord d'un à-pic
impressionnant, nous progressons le long de la
falaise.
La vue sur Beaulieu, la presque-ile du Cap Ferrat et la baie de Villefranche est un régal pour les yeux. Jean va nous
monter la villa Kérilos, un des joyaux de Beaulieu.
Traversant la Moyenne
Corniche, nous poursuivons notre descente avec un "peloton" très étiré. Mais Jean va provoquer un regroupement pour faire la photo de groupe. Il était temps !
Nous avons retrouvé la
civilisation et parcourons ruelles et surtout escaliers, bordés d'agrumes et de fleurs.
Voilà, nous sommes arrivés dans la ville et vu
notre effectif, nous nous répartirons dans deux cafés pour le pot de l'amitié.
Nous avons encore une heure "à tuer" avant de reprendre notre train. Certains gourmands iront goûter les spécialités locales dans une pâtisserie que je vous recommande particulièrement (à côté de la pharmacie) alors que des dames iront faire du lèche-vitrine, concrétisé par des achats vestimentaires. Ah ! Les cartes bleues.
Merci Jean. Encore une belle rando, facile, avec une impression de vacances. Presque de l'exotisme.
Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Claude, Jean-Louis.
Merci aussi à nos serre-files Daniel et Jacky.
Quelques photos en bonus
Chapelle Santa Maria de Olivo- IXème siècle. Aujourd'hui désaffectéeet utilisée pour des expositions.
EZE, plage, le village perché
C'est Jean-Louis qui a pris cette photo étrange. Quelle est l'origine de ce batiment ? Sur Internet, on retrouve à Eze, un café, un hôtel, un refuge et une association qui portent le même nom.
Camille fait la pause dans la montée !!!
Zut ! je ne m'y retrouve plus !
Les "espions": Claude, Jacques, Gérard.
Pique-niqueurs.
Y aurait-il des pirates au large ?
Vue aérienne
Descente
Joli buisson de cactus.
Superbe
La semaine prochaine Jeudi 24 Novembre à 8 H 00 : BAGNOLS en FORET ( 83 ) . Le Pic de La Gardiette
Pistes et chemins caillouteux, ascension sur rocher pour atteindre le pic et splendide panorama sur 400 Grades.
L : 17 Km 000 . Dh : 540 m . D : 5 H 00 – Niveau : Moyen Alto – Repas et boisson tirés du sa.
Animateur : Joël Lefeuvre– 04.89.99.01.07 – 06.23.07.11.99
2 ème circuit raccourci ( en supprimant l'aller-retour au Pic de La Gardiette ) :
L : 12 Km 3 Dh : 380 m Niveau : Moyen Médio
Les 2 groupes prendront leur repas ensemble .
Itinéraire d’accès :
Du carrefour Peire Sarade emprunter la Corniche d’Or (D 100) en direction l’A 8 – Au giratoire du Capitou prendre la D 4 direction BAGNOLS EN FORET. A l’entrée du village, à hauteur de l’ancien restaurant « Le Bernard l’Ermite » obliquer à gauche et descendre la D 47, via Draguignan, jusqu’à la chapelle Notre-Dame. A ce carrefour partir légèrement à gauche et suivre la route sur sept cents mètres pour aller stationner dans le parking du nouveau cimetière de BAGNOLS-en-FORET .
Coût du trajet A R : 60 Kms x 0 € 20 = 12 Euros