Fondurane-Le haut Serminier-30 décembre 2009
Bon c'est la der…de 2009. Il faut arroser ça ! Malgré une météo morose mais
sèche, il pleuviote lorsque nous nous retrouvons à 17 marcheurs et marcheuses sur le parking de Fondurane, au bord du lac de Saint Cassien et ce sont
peut-être les nuages qui vont nous arroser. Les plus pessimistes ont sorti les capes de pluie. En ce 30 décembre, il n'y a pas de trêve des confiseurs pour les
marcheurs du cercle de Boulouris, Jean BOREL nous avait préparé une petite rando de 15 km et 450 m de dénivelée. Dans sa présentation il avait même écrit : " Pour la dernière randonnée de l'année,
et à la veille de la soirée du réveillon, nous vous proposons un parcours facile qui ne mettra pas à mal vos mollets, sur des pistes surplombant le Lac de Sant-Cassien et offrant de belles
vues" .
Après avoir présenté son programme de la journée, il nous déclara : " Aujourd'hui, nous avons
retrouvé avec beaucoup de joie notre Jacqueline, en pleine forme après une longue interruption. Surtout, ne va pas trop vite, Jacqueline, nous ne pourrions pas te suivre…
Aujourd'hui nous sommes 17 et c'est la 17ème rando de la saison sur 18
programmées. Une seule a été annulée à cause de la pluie. Pas mal".
Dans la grisaille de cette matinée, les photographes ne vont pas être gâtés, néanmoins, il faut bien opérer pour la photo de groupe sur laquelle, pourtant, tous les participants sont souriants.
Et c'est
parti. Déjà Jean nous annonce un petit supplément au programme pour aller visiter la Réserve Ornithologique de Fondurane.
Petit
sentier très boueux qui nous ramène…sur le chemin principal. Là, à la première bifurcation, Jacqueline et Bruno vont nous quitter, pour s'avancer un peu, alors que les 15 autres s'enfoncent dans
le bois en direction de la cabane d'observation.
Cette réserve biologique couvre 43 hectares. Elle est la propriété d'EDF et est protégée depuis 1988.
175 espèces d'oiseaux sont recensées. Le site est géré par le Conservatoire d'étude des écosystèmes de Provence Alpes du Sud et permet l'observation en toute saison d'espèces parmi les plus menacées : colvert, sarcelle, héron cendré, chevalier, busard des roseaux.... La cistude est une tortue aquatique indigène. Elle est en concurrence avec la tortue de Floride et la chélidre serpentine, tortues invasives, agressives, qui posent le problème du lacher d'animaux exotiques dans la nature.
Recommandation de silence, un peu inutile, pas
une plume sur l'eau. Heureusement il y a des illustrations dans la cabane, mais personne ne les regarde.
Nous retrouvons la piste principale et abordons directement la grande montée,
seule difficulté du parcours. Elle nous conduira au point culminant à 350 m, soit 200 m de montée. Il ne pleut plus et ,comme il fait doux, une séance "d'effeuillage" sera nécessaire.
Nous poursuivons la montée mais les belles-vues sur le lac de St Cassien, promises par notre guide, seront pour des jours meilleurs. Pourtant on arrive à apercevoir la mer : incroyable !
Toujours la grisaille avec un plafond de plus en plus bas, mais en fait c'est nous qui
montons et nous rapprochons de lui.
"Pause banane" au sommet, à la cote 347, près du point géodésique sur lequel Marie s'est irrévérencieusement assise ! Nous avons retrouvé Jacqueline et Bruno qui nous avaient devancés. Jacqueline a toujours la "pêche", heureuse d'avoir retrouvé le groupe des marcheurs. Bravo !
Comme à chaque fois que nous passons ici, ça sent la crotte de mouton. Ils ne doivent pas être loin.
Daniela a encore emporté son potage que
Daniel
ROYER apprécie à nouveau. Il a pris un abonnement depuis la semaine dernière, mais aujourd'hui il s'est muni d' un bol chinois, qui précisera t'il, n'est pas en porcelaine. L' autre Daniel
trouvera que ça fait un peu "Cage aux Folles".
Nous repartons sur un faux plat montant, ou plutôt, une succession de montées et de descentes légères.
Dans un virage Jean nous montre les "villages perchés" : Seillans, Fayence, Tourettes, Callian et Montauroux. Eux aussi sont dans la brume.
Un troupeau de mouton occupe toute la piste. Pas de berger en vue, un seul "patou" assurant
la garde du troupeau.
Nous prenons beaucoup de précautions pour ne pas effrayer les bêtes. Le chien est très pacifique, contrairement à la réputation de
cette race canine. Il va même se lier d'amitié avec Jacky !!!
Les moutons aussi ne sont pas sauvages et Jean montre la carte à l'un d'eux lui assurant que
nous sommes à l'azimut 8345, n'importe quoi ! Mais le mouton semble intéressé…
Nous reprenons notre chemin avec ses montées et ses descentes. Il est 11 h 10 . Jean annonce à Jacqueline : "Nous
allons bientôt atteindre le croisement où tu nous quitteras avec Bruno pour raccourcir le parcours, mais nous allons avancer notre pique-nique pour le prendre avec toi". Sympa notre guide !
C'est donc à côté d'une cabane de chasseurs que nous nous installons. S'il venait à
pleuvoir, nous pourrions nous y abriter. Une belle brochette de marcheurs s'est installée sur une planche entre deux troncs.
Les
autres espèrent que la planche va craquer sous les soubresauts de certaines. Mais non, ça tient. Dommage pour la photo.
L'un d'entre nous a choisi un tronc très étroit.
Lui
seul possédait une anatomie correspondante. Devinez ?
Nos deux amis nous ont maintenant quittés. Sur un très bon chemin nous continuons d'avancer sous un ciel bien "bâché". Pas d'espoir de voir le soleil aujourd'hui. Jean a repéré deux petits lacs collinaires du côté droit du chemin en contrebas et il nous entraîne dans un mauvais chemin qui rejoint le plus oriental : la curiosité n'est pas seulement féminine.
Effectivement dans le vallon du Gabre, bien
connu n'est-ce pas MM. Jacky et Daniel, nous découvrons un petit étang sympa aux eaux bien brunes.
Jean part en reconnaissance pour rejoindre le second, à deux cent-mètres à l'ouest mais il renonce, la végétation étant trop
dense.
Nous reprenons notre piste principale et la carte indique un autre petit lac à gauche de la route mais celui-ci, Jean le garde pour lui et ne nous le fera pas découvrir.
Presque deux kilomètres de bitume sur une petite route agréable qui nous conduit jusqu'aux
hameaux de Villards : Les Villards de Latil et le Villard des Granges.
Puis c'est à nouveau la piste sur le GR49 qui nous conduit enfin au lieu dit Haut
Serminier, en fait un petit sommet à notre gauche à 278 m.
Il ne reste plus qu'à descendre jusqu'au lac aperçu plus bas. Et c'est d'un bon pas que le
groupe traverse le pont.
Nous retrouvons Jacqueline ravie de ses 10 km.
Une petite surprise nous attend à nos voitures : Marinette, Dominique et Daniela nous ont
préparé un joyeux pot pour fêter la fin de l'année.
Champagne et gâteau maison que tout le monde appréciera. Bruno mettra même de la musique à partir de son
auto-radio. Félicitations et remerciements aux organisateurs de cette petite manifestation.
Le soleil, heureux lui aussi, nous envoie une petit rayon, histoire de participer à notre allégresse.
Merci Jean pour cette journée, maussade par le temps mais chaleureuse par l'amitié des marcheurs.
Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.
L'année
prochaine, Jeudi 07 Janvier à 8 h 00 : Roquebrune sur Argens (83) –
Pas de Léouvé – Départ du pont du Fournel sur la route du col du Bougnon, nous emprunterons
des pistes très bien tracées. Pas de difficulté pour une reprise après les fastes de fin d’année. Nous passerons au pas de l’Eouvé, puis dans le vallon de la Bastide neuve pour arriver à
« Car brûlé ». De là nous emprunterons un sentier « descendant » pour revenir au pont du Fournel.
Comme d’habitude, si le temps est pluvieux les jours précédents cette
rando, nous aurons l’occasion de tester l’étanchéité de nos chaussures!!!
Mais rassurez vous , pas besoin de canoés.
Nous observerons "les classiques" du massif des Maures: Bougnon, Etangs de Villepey, Valdingarde, la Flute.
- 4 h 30 – 15 Km – Déniv. 280 m –
Moyen / Medio – Repas tiré du sac
Roland COLLOMB
Quelques photos en bonus .

Quand il faut y aller...
Ne sois pas
triste Dominique, on en verra quand même des oiseauxTroupeau radiocatif, regardez leurs yeux. C'est surement un reste de Tchernobyl...

Sans commentaires.

Nicole et ses hommes !

Alors, on se tient chaud !

Bravo Jacqueline !

Attention poison. Abstiens-toi si tu veux passer un bon réveillon.
Bonne et heureuse année.

Pas sérieux ces randonneurs