La Forêt de la Colle du Rouet-23 décembre 2009
La forêt de la Colle du ROUET.
A cause de ce sacré Père Noël, la rando de jeudi avait été avancée au Mercredi 23. Mardi soir, il fallait
bien du courage pour préparer son sac ! Après deux jours de pluie et malgré une meilleure prévision météo pour Mercredi, nombre de
randonneurs étaient "restés sous la couette". Seuls six courageux, dont deux dames, se retrouvèrent sur le parking de
Boulouris.
8 h passée, pas plus de randonneurs. Il faut se rendre à l'évidence, nous ne serions que six, malgré
un soleil radieux…
Bruno proposa de faire une rando réduite de 12 km vers le lac de Malpasset mais Jean-marie lui fit remarquer que nous ne pourrions pas franchir le gué du Reyran. Et puis, nous étions venus faire nos 18 km, alors ne lésinons pas, allons-y !
Ce sont donc seulement deux voitures qui atteignent le parking au bord du Blavet. Le débit de la rivière est impressionnant, ce n'est pas le jour à marcher dans son lit comme en été.
Pendant que Bruno et Daniel vont positionner une voiture à Tourtoune, un peu plus au nord, les quatre autres
marcheurs se caillent, au bord de la rivière, à l'ombre et en plein vent . La falaise de la Colle Rousse est bien éclairée mais le soleil n'est pas assez haut pour nous réchauffer. Dès que nos chauffeurs reviennent, nous les pressons pour partir…sans oublier de prendre la photo de groupe devant la grande falaise. Ce fut
Daniela qui opéra.
A partir de combien parle t'on de groupe ? Nous c'est plutôt un
petit commando.
Bruno prendra quand même le temps de
nous montrer la carte, le profil et les caractéristiques de la rando : 18 km et 500 m de dénivelée. "Ce n'est pas difficile précise t'il, la dénivelée , à part la
montée de ce matin est faite d'une succession de petites montées et de petites descentes".
Il est 9 h 07 lorsque nous quittons le parking pour deux cent mètres de bitume avant de nous engager sur un petit chemin.
Très vite nous sommes confrontés au premier obstacle : un petit gué bien encombré de végétation. Dominique mettra un pied dans l'eau mais seulement pour faire parler de lui !
Puis nous débouchons sur une grande zone déboisée pour le passage du pipe-line de gaz. Notre chemin serpente dans cette zone, "faux-plat montant" (même quand Jean BOREL n'est pas là, on utilise sa terminologie) un peu encombré d'herbes hautes. Très rapidement Bruno aura les jambes de son pantalon trempées. Il proposera aux membres de sa petite troupe de le remplacer en tête, mais sans succès.
Enfin, nous atteignons le GR 51 , dit "Balcon de la Méditerranée", que nous avons eu souvent l'occasion d'emprunter à d'autres endroits. Et c'est effectivement un véritable balcon dans cette zone où nous dominons la plaine du Muy avec la montagne de Roquebrune et les Maures en arrière-plan.
Le collet REDON,
bien caractéristique, est très proche de nous.
Nous sommes en pleine rhyolite permienne, si familière à Bruno. Mais aujourd'hui, il s'abstiendra de commentaires à son sujet, tant il
nous l'a déjà décrite.
Le Ministère de l'écologie et du développement durable, par arrêté du 3 mars 2006, a désigné la Colle du Rouet dans le site Natura 2000
(zone de protection spéciale) - Journal Officiel, 10 Mars 2006 (num. 59)
L'eau ruisselle de partout mais notre chemin qui monte légèrement est bien propre.
En bas des différentes cascades, une mousse blanche évoque des détergents. Différentes hypothèses sont évoquées, la plus farfelue évoquant
"les écureuils se lavant les pattes avec de l'OMO"…
Le soleil brille toujours et très
rapidement il faudra faire une pause "effeuillage". Pour l'instant les prévisions de la météo sont exactes même si quelques nuages s'accrochent à la montagne nous faisant
craindre un cheminement dans la brume.
Mais le vent nettoiera tout cela et c'est toujours sous le ciel bleu que nous poursuivrons notre
route.
Nous cheminons à mi-pente entre le Castel Diaou (le Château du Diable) à la côte 560 m et le Château du Rouet à 117 m, célèbre pour son vin. Concernant ce dernier, Bruno évoque une rando où Raymond avait fait déboucher deux bouteilles de "pétillant"…
Vers le sud, de nombreuses gorges
dans les roches rouges, conduisent l'eau vers les différents ruisseaux et rivières de la plaine qui se regrouperont dans l'Argens.
Le paysage est superbe et la visibilité parfaite, jusqu'à la montagne
Ste.Victoire.
Mais il est temps de faire la
"pause banane". Celle-ci a bien failli perdre son nom, seul Jean-Marie avait choisi ce fruit exotique. Dominique et Marinette, échaudés, si l'on peut dire, par les
bananes congelées de la dernière rando avaient choisi une autre option. Daniéla avait opté pour un potage poulet, vermicelle, petits légumes qu'elle partagea avec
Daniel.
Reprenant notre balade, Bruno
nous annonce le vallon de Bennet dont l'appellation fut encore l'objet d'une utilisation détournée : vous voyez ce que je veux dire. A notre gauche, un gros piton surnommé "l'Argile", pourtant il
est bien rouge et rhyolitique. Toute la zone a brûlé en 2003 et bien que la végétation soit repartie, elle est basse, constituée seulement d'arbousiers et de bruyères arborescentes. Jean-Marie,
ayant fait cette rando en 2000, ne reconnaît plus le paysage, les rochers rouges, cachés par les arbres à l'époque, sont devenus très visibles.
Enfin nous arrivons à la Fontaine
des chasseurs, grand carrefour de chemins à la cote 409. Une plaque commémorative évoque la mémoire de deux chasseurs. "Comment peut-on tuer deux personnes avec une
seule balle ?"… Ce fut la remarque "blonde" de la journée.
Lors d'une rando récente, le groupe était déjà monté jusqu'ici, grimpant à partir du versant sud.
A gauche, point
culminant du secteur, se dresse les Roches de la Fille Isnard. Qui était la fille Isnard, même Bruno ne le sait pas ? L'ensemble des Roches constitue un oppidum
et Google nous a seulement appris que le patronyme Isnard était très répandu en Provence où la famille a eu une grosse influence sur l'histoire locale au 13ème et 14ème siècle.
Maintenant nous
allons changer d'orientation, prenant une route est, sur l'ubac de la montagne. La végétation a complètement changé par rapport à l'autre versant. Ici ce sont essentiellement des chênes
qui poussent sur ce versant nord…et nous avons perdu le soleil, d'abord car le temps s'est couvert et aussi parce qu'il est trop bas , caché par la
barre rocheuse.
Le chemin aussi a changé, plus sablonneux et avec de grandes flaques qu'il va falloir franchir en se frottant de près à la
végétation. Nous commençons à être bien "crottés".
Nous avons à
traverser de nombreuses combes où le chemin est coupé par des ruisseaux temporaires , faciles à franchir.
Beaucoup de mousses et de lichens sur ce versant. Bruno en recueillera pour la crèche de Jacqueline. Tu vois, nous pensons à
toi.
Mais il est l'heure
de songer au pique-nique. Pas un rocher au bord du chemin. Nous apercevons, au-dessus de nous, une ruine, celle de la Villa Bonnefoy, mais il faudrait remonter de 50 m, à travers bois pour
l'atteindre.
Finalement, dans un virage nous nous installons, qui en hauteur, qui
au raz du sol. Le temps est
de plus en plus couvert et l'hypothèse de la pluie n'est pas à exclure.
Là va commencer "l'épisode chasseur". Alors que nous dégustons nos sandwiches et Daniéla le reste de son potage, un 4X4 de chasseur s'arrête devant nous. Il est à la recherche de son chien qui suit un "gros". Comprenez un sanglier. A l'aide d'une petite antenne, il cherche dans quelle direction le chien est parti. Lorsqu'il nous quitte pour aller plus loin, nous entendons la clochette d'un chien qui se rapproche de nous, de plus en plus près. Va t'il nous ramener le sanglier ? Bruno dit : " J'ai déjà repéré un arbre pour me mettre à l'abri".
Mais le chien déboulera finalement seul, pas très loin de Dominique, mais sans le sanglier.
Rapide fin de
repas- toujours la pluie qui menace - Bruno a zappé le fromage. Ensuite café et gingembre offert par la famille Duchêne. Et nous repartons jusqu'au Fond de Moutte où nous retrouvons un fort
groupe de chasseurs en train de se restaurer.
Finalement, ils n'ont pas tué le sanglier et ont perdu un chien.
Nous les laissons à leurs agapes car nous voulons absolument rentrer avant la pluie. Un nouveau 4x4 de chasseur s'arrête à notre hauteur :
"Avez-vous entendu les clochettes d'un chien" ? Oui peut-être, au fond du vallon, mais assez loin. L'un d'entre eux ressort son antenne et
Daniela se fait expliquer le fonctionnement de l'engin : ça lui servira certainement un jour ou l'autre !
Nous sommes maintenant au-dessus
du lac de Méault, avec son barrage de terre, où nous avons déjà randonné.
La rivière Endre dont la source ne se trouve pas très loin, au nord de Bagnols-en-Forêt, décrit une élégante boucle autour de la colline sur laquelle le côté sud du barrage prend
appui.
Un autre 4x4 est arrêté au bord de la route avec un superbe barbu qui casse la croûte sur le capot. Casse-croûte bien arrosé ainsi que le montre la photo. Nous lui demandons si lui aussi cherche son chien, le prenant pour un chasseur. "Non, le mien est avec les moutons en bas" nous répondit-il". C'était un berger !
Bruno nous offre la possibilité de prendre un raccourci mais nous refusons, nous les voulons nos 18 km
!
Enfin après une dernière boucle où nous pouvons admirer une forêt de chênes moussus, couverts de lichen, nous abordons la grande ligne droite qui nous conduit à la voiture.
Il est 14 h 50, nous avons bien marché. Il n'a pas plu, nous étions dans "la bonne fenêtre de tir" comme le dira Daniel, car dès notre retour au logis, la pluie a commencé.
Daniel nous ayant abandonné, nous nous retrouvons à 5 au Bar-PMU de la Bouverie pour consommer…cinq chocolats. C'est l'heure des courses et l'ambiance est chaude.
Merci Bruno pour cette randonnée facile mais très vivante et pour ces 18 km auquel nous tenions tant.
Merci au seul photographe présent, Jean-Marie, bien assisté par Daniela et Daniel.
La semaine prochaine, le Mercredi 30.12.09 à 8 H 00 : Le HAUT-SERMINIER Fondurane ( 83 ) avec Jean BOREL.
Pour la dernière randonnée de l'année, et à la veille de la soirée du réveillon, nous vous proposons un parcours facile qui ne mettra pas à mal vos mollets, sur des pistes surplombant le Lac de Sant-Cassien et offrant de belles vues .
Caractéristiques techniques : Longueur : 13 Kms 700 , Dénivelée : 370 ms , Durée : 4 H 00 . Niveau : Moyen Moderato .
Coût du trajet AR : 18 € par voiture.
Quelques image en bonus
Le Blavet au petit matin, ce n'était pas le jour pour marcher dans son lit.

La Colle ROUSSE à la même heure, c'est plus sympa.

Que d'eau ! Que d'eau !
ça ruisselle de partout.

Un café, l'addition et on fonce !

A qui est ce pantalon, déchiré par un rocher malveillant ?

Quel est le géant qui a laissé son empreinte ?
Les chênes moussus, on dirat du givre.
Ce ne sont que des lichens