GRIMAUD-La Quériulliere-17 mai 2012
GRIMAUD-La Quérillière
En ce jeudi de l’Ascension, vers quels sommets MIKAËL va-t-il nous guider ???
Pas mal pour commencer un blog et pourtant quelle inquiétude en abordant le village de Grimaud avec tous ces " marchands du temple " venus pour la Fête de la laine : allons-nous trouver un endroit pour garer les voitures ? Et c’est finalement sur le parking du cimetière, comme d’habitude, que les 19 marcheurs et marcheuses se retrouveront.
Il fait un très beau temps, un peu frais, certes, mais la journée s’annonce superbe. D’autant plus que Mikaël nous annonce qu’il a supprimé la dernière montée de la rando, celle du Mt Roux,
et l’accès final à La
Quérillière soit environ 160 m en tout. Nous devrions faire environ 14 km et 475 m de dénivelée.
Avant de partir Mikaël, dans le cadre de l’année de la femme va demander une volontaire comme serre-file. C’est Daniella qui s’y colle, assistée de Maurice. Et nous partons en direction du Pont des Fées. Avant de descendre vers la rivière La Garde, il nous explique : " En fait, il s’agit d’un aqueduc placé au fond d’une vallée. L’eau descend du versant du Mont Roux et remonte par effet siphon vers la fontaine du village ".
Descente sans difficulté qui nous conduit au bord de la petite rivière dont nous longeons la rive jusqu’au fameux pont. Le site est très joli et les restes du
pont permettent de rassembler tous les randonneurs pour la 1ère photo de groupe. Selon la légende cet aqueduc porte ce nom car personne ne croyait à son
bon fonctionnement et devant le résultat positif obtenu, certains y virent l’intervention des fées.
Nous poursuivons le long de la rivière et Mikaël nous fait remarquer un immense palmier poussant tout seul au milieu de la forêt : comment est-il arrivé ici,
encore un coup des fées !
Nous avons rejoint la route, toujours le long de la rivière et les bas-côtés sont couverts de coquelicots. Qui a dit qu’avec les bleuets, ils avaient disparu. Croisant un autochtone promenant deux labradors, Mikaël lui déclare, " Ce n’est pas aujourd’hui
qu’on se fera morde " et le promeneur de lui répondre, " Ils préfèrent la chair fraîche !!! "
Derrière nous le château, perché sur son rocher. Mikaël nous a promis une visite en fin de rando. Nous en reparlerons donc.
Tout à coup, nous nous rendons compte que nous nous sommes complètement égarés, deux superbes lamas nous observent dans un champ près de la route : Pérou ou
Bolivie ? Pourtant le château de Grimaud est toujours là, derrière nous. Non tout va bien nous sommes bien sur notre rando.
Nous commençons à monter et la température fait de même. Il est temps de faire " la pause banane " à l’intersection d’une voie privée que nous
devrions emprunter. Une voiture ralentit avant de s’engager vers la dite voie. C’est la propriétaire des lieux. Sollicitée par Mikaël, gentiment, elle nous donnera l’autorisation
d’utiliser son chemin : merci Madame.
Maintenant les choses sérieuses commencent, la montée est rude et le soleil tape fort. Nous sommes entourés de buissons de cistes de Montpellier, superbes. De temps en temps, par des trouées dans la
végétation, on aperçoit le golfe de St.Tropez qui flambe sous le ciel bleu.
Regroupement à la bifurcation, au pied du pylône haute tension. C’est là que Daniel va découvrir la
fameuse cytinelle ou cytinet (Cytinus hypocistis), parasite du ciste de Montpellier qui abonde par ici.
Nous obliquons plein ouest sur le chemin du sommet de La Quérillière mais nous nous arrêtons très vite sur une petite plateforme avec une très belle vue sur Grimaud
et sur la vallée. Pour la photo de groupe, Jean-Marie enverra les randonneurs dans les
broussailles alors qu’il s’installera confortablement sur un rocher : l’orientation par rapport au soleil allèguera t’il ! Lors de la
reconnaissance, Mikaël et Beps n’avaient pas pu atteindre le sommet très proche pourtant : 150m en distance et 30 m de dénivelée; chemin disparu, absorbé par la végétation très dense. Nous
n’essaierons pas de faire mieux qu’eux et retournons sur la piste principale pour terminer la montée.
Il fait toujours très beau mais le vent commence à se faire sentir. Nous longeons une très jeune vigne, immense tas de cailloux. On dit qu’ils gardent bien la chaleur mais on se demande comment cette vigne pourra être exploitée si on n’y fait pas un peu le ménage.
A la cote 287, sous le hameau des Vernades et à côté d’un très ancien oratoire, Mikaël décide à 12 h qu’il est temps de pique-niquer. Et chacun de s’installer au mieux, au soleil où à l’ombre, cette dernière s’avérant un peu fraîche à cause du vent. Aujourd’hui pas de rosé, il n’ ya ici que de vrais sportifs.
Que les autres se reconnaissent…
Notre guide en profite pour nous parler de Grimaud et du château que nous visiterons tout à l’heure.
« La présence de l'homme remonte aux alentours de 5000 avant J.C. C'est au moyen âge que se produit l'essor de la région appelé alors le Freinet( ou
Fraxinet),après la fuite des sarrasins vers le Xème siècle.
On vit notamment de nombreuses chapelles et églises édifiées (ND de la Queste, chapelles des pénitents, St. Roch, églises ST. Michel et St. Pons.
Guillaume 1er, comte de Provence et vainqueur des Sarrasins, donna au héros local Gibelin Grimaldi (descendant de la branche cadette des Grimaldi de Monaco d'origine
génoise)les terres qui entourent le golfe et décida de les fortifier. C’est à cette époque que furent érigé le château (flanqué de 4 tours à 3 étages).
Vers le XIII ème siècle le château passe aux mains des Ponteves (suite à un échange de domaines entre le comte de Provence Raimond BERANGE V et les Garilmaldi). En deux ou trois siècle le
bourg devint le plus important du Freinet, la proximité de la mer et de l'Italie profita au commerce.
Au XVème siècle Jean de Rossa décide de l'embellissement du château, mais le village commence à souffrir du port de St. Tropez.
Les guerres de religions ravagent la région sans épargner le château.
Il fut reconstruit au XVIIème devint marquisat, puis passa aux mains des Castellane avant que le roi ne leur ordonna de le démanteler.
Heureusement la pierre est plus so lide que la folie des hommes et la destruction due au temps
ce qui nous permet d'imaginer encore aujourd'hui la splendeur de l'édifice, et de son triple m ur d'enceinte. Le village est classé (comme beaucoup) parmi les plus beaux de France. »
A 13 h signal du départ. La descente est rapide mais facile. Que de vignes, même sur des terrains accidentés.
Tout à coup le groupe s’arrête et se fige en silence. Un superbe gros lézard vert se chauffe au soleil sur une souche. Mais au moment où le photographe appuya
sur le déclencheur, la bête disparut dans la souche : raté !
Délaissant le chemin du Mt. Roux, nous poursuivons sur la route jusqu’au pied du château et par des petits chemins très agréables, nous regagnons le
parking.
Après un changement de chaussures, nous suivons Mikaël dans la montée conduisant au château, encore une, pas prise en compte dans la dénivelée.
Franchie la muraille parfaitement conservée on se trouve très vite au milieu
des restes du donjon et des tours. L’encadrement des fenêtres a été restauré en
serpentine, pierre verte qu’on retrouve dans le vieux Fréjus et à la Chartreuse de la Verne. Mais le vert est moins intense ce qui est du à l’origine de la pierre dont la
carrière locale est épuisée, dixit Jean-Marie.
Le point de vue est fabuleux, aussi bien vers le golfe de St.Tropez que vers la montagne, les toits de Grimaud, le clocher de l’Eglise St.Michel et le moulin
à vent datant du XVIIème siècle et restauré récemment.
Petit tour dans le village aux rues bien pavées et visite de l’église, très belle construction romane du XIème.
Délaissant les « marchands du Temple », nous retournons à nos voitures pour gagner le bar « Le Passage » pour notre pot habituel.
Merci Mikaël pour nous avoir conduits sur cette belle rando et pour cet accompagnement touristique dans le village.
Merci aussi à notre serre-file Daniella qui a parfaitement assumé son rôle. Attention Daniel et Jacky, vous allez perdre votre job avec une telle concurrence.
Quelques photos en bonus :
Pont des Fées
Sur la route, pas très disciplinés.
Sous le signe du coquelicot.
Super la banane !!
Courage les randonneuses.
Un photographe bien installé.
L'oratoire des Vernèdes.
Là, vous auriez du voir un superbe lézard vert.
Le Château.
Rue aux arcades.Hommage à notre serre-file qui a bien mérité son café;
La semaine prochaine :
Jeudi 24 Mai à 7 H 00 : ILE de PORQUEROLLES ( 83 ) – Secteur EST
Magie des îles d’Or qui mêle falaises sauvages refuge des oiseaux, longues plages alanguies et pinèdes odorantes
L : 15 Km 455 . Dh : 342 m . D : 6 H 00 – Niveau : Moyen Médio – Repas et boisson tirés du sac .
Bateau : remettre avant le 17 Mai chèque 15 € 60 ( Ordre : Cercle de Boulouris ) à J. Durand ou J. Borel .
Parking : prévoir de la monnaie ( 5 Euros environ ) pour le stationnement des véhicules à la Tour Fondue .
Animateur : Jean B- 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction AIX, puis l’autoroute A 57 direction Toulon , puis l’autoroute A 570 direction HYERES . Juste après le feux tricolore, tourner à droite direction GIENS –LES ILES .
Par la D 559 et la D97 rejoindre la Presqu’ile de GIENS . 2 Kms après LA CAPTE, au grand rond-point, suivre La Tour Fondue à 2 Kms .
Stationner sur l’un des PARKINGS payants .
Rejoindre l’embarcadère pour Porquerolles à 8 H 45 . ( départ du bateau : 9 Heures )
Coût du trajet A R : 220 Kms x 0.25 = 55 € + 17 € = 72 Euros