Le col de Valdingarde : 8 mars 2012
Roquebrune : Col de Valdingarde
Aujourd’hui, Camille nous emmène randonner dans le massif des Maures.
Nous avons rendez-vous au-dessus de Roquebrune-sur-Argens, sur
la petite route touristique des Cavalières.
« Serrez les véhicules car le parking est exigu » nous a-t-on conseillé. Une dizaine de voitures parvient quand même à stationner sur l’aire du Tout Olivier.
Il en descend 42 randonneuses !! Quel beau groupe !
(NdB : Aujourd’hui, Journée Mondiale de la Femme, le féminin l’emporte sur le masculin).
Camille et Jean nous présentent chacun leur randonnée, car nous allons nous répartir en deux groupes : 21 randonneuses dans
chacun.
« Tout le monde ira au sommet de la Flûte » nous
explique Jean. « Et nous pique-niquerons ensemble au col de
Valdingarde ».
Camille nous montre le profil de sa rando : « Après une descente et une montée, nous aurons une descente et une montée. Et ainsi de suite… ». Ce qui nous fera à l’arrivée un dénivelé de 820 m.
Laissons les « Petites Jambes » partir de leur côté, sous la conduite de Jean. Nous les suivrons grâce aux photos de Claude.
Nous attaquons la première descente avec Camille. Il nous prévient : « Ça commence en douceur. Ce sera plus raide vers la fin ». (NdB : C’est souvent le cas).
A mi-descente, Camille nous montre le sommet qui se profile devant nous. « En face de nous, c’est la Flûte ! » Flûte alors, ça va grimper !
Puis nous poursuivons notre descente, caillouteuse et de plus en plus raide.
Arrivés en bas, nous profitons de quelques instants de répit : le terrain est plat.
Ce matin, l’air est frisquet et le ciel est bien nuageux. Par bonheur, voici des mimosas en fleurs, qui illuminent de leurs
bouquets d’or la grisaille ambiante.
Et puis comme prévu, après la descente, nous attaquons la côte. Qui a dit : « Celui qui arrive le premier gagne un saucisson » ? N’est-ce pas Daniel ? Aussitôt Joël se porte en tête.
Derrière, Daniel tente de s’accrocher. Mais c’est sans espoir, Joël caracole en tête.
Puis vient le gros du peloton. Le photographe réclame un sourire. Jean-Marie lui répond : « Tu n’auras qu’un rictus ».
Nous atteignons un faux plat. « On est à 284 mètres. On n’est pas encore au sommet » nous dit Camille.
Puis la côte se fait encore plus raide. Nous traversons un sous-bois, avant d’atteindre enfin le sommet de la Flûte (alt. 340 m).
Bien exigu, le sommet. Tout le monde se bouscule pour l’atteindre. Seul Joël y parvient.
Mais il fait frisquet et nous ne nous attardons pas.
Quelques minutes plus tard nous croisons nos amies des « Petites Jambes » emmenées par Jean.
A voir leurs sourires, elles ne semblent guère éprouvées par la côte raide.
Nous poursuivons notre chemin quelques instants.
Soudain un rayon de soleil apparaît. Camille nous invite à faire la pause casse-croûte.
Puis il nous montre les sommets qui se dressent en face de nous. « Nous allons passer de l’autre côté de la colline ».
Nous poursuivons notre descente jusqu’au fond du vallon de la Vernède. Notre chemin est bordé à nouveau de mimosas en
fleurs.
Finie la descente, nous attaquons la remontée.
« On arrive derrière la colline » nous dit Camille, en atteignant un embranchement. Nous prenons la piste de gauche.
« Le GPS est-il d’accord avec moi ? » demande Camille à Jean-Marie.
Qui lui répond : « En principe, oui. On va voir… »
Cent mètres plus loin, on a vu. Ce n’est pas la bonne piste. Revenons sur nos pas.
Nous prenons une nouvelle piste (la bonne). Elle monte puis redescend, puis remonte à nouveau.
Nous grimpons parmi les chênes-lièges jusqu’à des ruines. « Ce sont les ruines de Saint Daumas » nous dit Camille.
Jean-Marie réclame une photo du groupe, avec en arrière-plan les ruines.
Puis il ajoute : « Venez avec moi, Mesdames ! ». Et il entraîne ces dames à l’écart.
Où les emmène-t-il ? Devant d’autres ruines.
Et pourquoi donc ? Pour réaliser des photos (de charme bien sûr), dont celle-ci.
Une fois la séance photos terminée, Camille nous parle du châtaignier et de ses fruits : « Il est facile de faire la différence entre
châtaigne et marron. L’enveloppe de la châtaigne, la bogue, est cloisonnée et contient deux ou trois fruits. Le marron égoïste, mûrit seul dans sa bogue ».
« Pourquoi nous parles-tu de marrons ? » s’étonne Monique. « Il n’y en a pas ici ».
Mais Camille, imperturbable, poursuit : « Le label " Marron du Var " s‘applique à une variété de marron. La production varoise est d’environ 400 tonnes, soit 4 % de la production française. Le " marron du Luc " et celui de Collobrières doivent paraît-t-il leur réputation à un petit confiseur qui, sous le règne du Roi-Soleil, eut l’idée géniale d’inventer la recette de " marron glacé " ».
Il est près de midi. Le vent fraîchit. Nous reprenons notre route. « Il nous reste encore deux kilomètres jusqu’au col » annonce Camille.
Nous attaquons une nouvelle grimpette, bien raide.
Décidément nous l’aurons mérité, notre pique-nique !
Enfin nous atteignons le point culminant de la rando (alt. 518 m).
A présent nous dominons le rocher de Roquebrune et la vue s’étend sur la vallée de l’Argens.
Après la grimpette, voici la descente, très raide, sur piste caillouteuse et glissante.
Nous descendons, les yeux rivés vers le sol, sans un sourire pour le photographe.
Et voici le col de Valdingarde (alt. 392 m) où nous attend le groupe des « Petites Jambes ».
Nous ont-ils attendus pour pique-niquer ? Mais non ! A l’exception d’Yvette qui, fort gentiment attendait Jean-Marie …
et surtout son pique-nique.
Après tous ces efforts, nous apprécions notre déjeuner.
Mais l’air est frisquet et le deuxième groupe est pressé de repartir.
Avant de nous quitter, Jean nous appelle pour la photo des deux groupes réunis.
Les « Petites Jambes » s’en vont. Le calme revient.
Mais à notre tour nous levons le camp. Nous voici sur une large piste qui descend gentiment.
Le groupe avance à bonne allure, sans trop regarder le paysage.
Pourtant, après un virage, Gérard demande à Camille : « Il y a deux chemins en face. Lequel va-t-on prendre ? ».
Question pertinente … qui n’intéresse personne ! Le groupe poursuit sa route, à un rythme soutenu.
Camille, resté seul avec Gérard, consulte attentivement sa carte. Puis, revenant quelques pas en arrière, conclut :
« C’est ici qu’il faut descendre ».
Mais le groupe a disparu. Camille donne un coup de sifflet. Pas de réponse !
Gérard sort son portable et appelle Cathy : « Arrêtez-vous et revenez ! »
Cinq minutes plus tard, voici le groupe qui rapplique. (Moralité :
ne jamais dépasser le chef !)
Nous voici repartis dans une descente bien raide et caillouteuse … comme on les aime !
Après la descente, devinez quoi ! Nous attaquons à nouveau une montée bien raide, dans un petit sentier bien
caillouteux.
Puis nous voici sur une piste qui grimpe à travers un bois de chênes. On voit même quelques châtaigniers, … mais pas de
marrons.
Puis voici à nouveau des mimosas en fleurs qui, de leurs bouquets d’or nous font comme une haie d’honneur.
Nous regagnons nos voitures, où nous retrouvons les « Petites Jambes » qui nous attendent patiemment.
Et pour terminer cette belle journée, nous allons prendre un pot bien mérité à roquebrune-sur-Argens.
(NdB : Merci Jean-Marie pour cette photo très originale).
Merci Camille, pour cette très belle randonnée, un brin sportive.
Et merci à Jean pour avoir pris soin de ses « Petites Jambes ».
Merci aux photographes : Claude, Gérard, Jean-Marie.
Et pour finir, voici quelques photos des « Petites Jambes » :
Couleurs pastel : Mado est de retour
Petite grimpette
Arrivée au sommet
Qu’elles sont belles !
Prochaine rando : Jeudi 15 Mars à 8 H 00 : COMPS sur ARTUBY (83). Le Bois du Fayet
Au départ de Comps, agréable parcours sans difficulté, dans le Bois du Fayet, en limite du camp de Canjuers.
L : 13 Km 257. Dh : 420 m. D : 4 H 00. Niveau : Moyen Médio - Repas et boisson tirés du sac.
Animateur : Jean Borel – 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62 Boulouris N° 676
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction Aix – Quitter l’autoroute à la sortie n° 36 (Le Muy) – Suivre N 555 direction Draguignan – A 3 kms 500 tourner à droite D 54 direction Gorges du Verdon puis D 955 jusqu’à COMPS-sur ARTUBY . Dans le centre du village, en face le Grand Hôtel, tourner à gauche et stationner dans le parking au dessus.
Coût du trajet A R : 140 Kms x 0.25 = 35 € + 5 € = 40 Euros.