Castellar- Orméa et Carpano-1er mars 2012
Castellar : Roc d'Orméa et Mont Carpano
Retour dans les Alpes Maritimes, à la frontière italienne. 34 marcheuses
et marcheurs se retrouvent près du cimetière de Castellar pour cette journée "frontalière". Espérons qu'il n'y aura pas d'enterrement aujourd'hui car nous avons monopolisé le parking…
Jean nous présente le programme qu'il nous a préparé: "No us avions déjà fait cette rando le 22 février 2007 sur un tracé,
somme des deux parcours d'aujourd'hui. Au vu de la difficulté du tracé de 2007 et afin de faire participer le maximum de randonneurs, j'ai coupé le circuit en deux, sous la forme d'une sorte de 8
avec un premier parcours de 10.6 km et 860 m de dénivelée, avec moi, et un second
parcours de 8.5 km et 506 m de dénivelée, avec Camille. Les deux groupes
tourneront en sens inverse et se retrouveront pour le pique-nique à la cote 716. En 2007, nous n'étions que 14 dont 5 dames".
Après avoir présenté les profils, du classique, comme d'habitude une montée et une descente, Jean donne
le signal du départ : 14 marcheurs, comme en 2007, dont 4 dames pour le premier groupe et 20 pour le second.
Il ne fait pas trop froid, encore que nous soyons présentement à l'ombre mais la brume n'est pas très
épaisse et on commence à apercevoir des traces de bleu dans le ciel. La pointe de Siricocca où nous étions il y a deux semaines est dans les nuages. Probabilité nulle de voir la Corse
aujourd'hui.
Le premier groupe attaque la montée. C'est Jean (un autre que le chef) qui sera serre-file. Le panneau
classi que avertissant de
la présence des troupeaux est doublé d'une affiche mettant en garde contre la présence des loups. C'est la première fois que nous voyons
cela.
En 2007, le blogeur avait écrit : "Et c'est parti sur une piste cimentée très
pentue, qui ne nous laisse pas le temps de nous échauffer, avec en perspective la pointe de la PENNA qui fait déjà rêver Jean pour un futur supplice. Tout ce coteau sud a été équipé de nombreuses
restanques (appelées ici "faisses"), assez hautes vu la pente mais en mauvais état comme l'habitat résiduel. Pourtant ce n'est pas le désert, un ferme-auberge, puis plus haut, une bergerie, sont
toujours en activité. On aperçoit la petite chapelle St Bernard, notre premier objectif. En trois quart d'heure nous avons déjà grimpé de 350 m à la vitesse moyenne de 500 m/heure !!! Pour un
démarrage, pas trop mal non ?"
Il n'y a rien à retoucher si ce n'est que les restanques ont été bien restaurées, elles sont superbes.
Petit arrêt devant le petit édicule construit à la mémoire du berger assassiné en 1991.
Pierre Leschiera: Le 17 août 1991, à l'aube, vers 6 heures, ce berger connu pour son opposition résolue à la chasse et ses démêlés avec les chasseurs des environs, est abattu d'une balle dans le dos puis tué d'une balle dans la tête sur la piste de St Bernard, le menant à sa bergerie.
Il avait au fil des ans constitué un troupeau de plus de 900 bêtes. Malgré un contexte local déterminant dans cette affaire, cet homicide volontaire n'a jamais été résolu.
Voir aussi
- Faites entrer l'accusé : Qui a tué le berger de Castellar ?
- L'énigme du berger de Castellar : reportage de France 2
- Affaires criminelles : L'assassinat du berger de Castellar.
(Cf Wikipédia)
Joli point de vue sur le village de Castellar dont nous parlerons plus tard. Les nuages s'effilochent de plus en plus. Jolie image printanière avec ce bel amandier en fleurs, sur fond de nuages.
La chapelle est en vue, au col St.Bernard, à 789 m d'altitude. Extérieurement, elle n'est pas très intéressante, accolée à un ancien bâtiment en cours de restauration. D'origine médiévale, elle marquait le chemin
qu'empruntait Bernard de Clairvaux pour prêcher les croisades et conseiller les rois et les papes.( Cf Wikipédia)
Les randonneurs préfèreront faire la photo du groupe devant le mont Razet plutôt que devant la chapelle.
Le photographe respectera leur souhait.
Pendant ce temps, les 19 "Petites Jambes" accompagnées de Camille sont
parties direction sud remarquant au passage la chapelle St Roch où l'on bénit les animaux le 15 août. Au bout de 1.5 km, la route devient une large piste en légère montée sur 2 km environ.
La brume se lève, la température s'adoucit et conduit à quelques "effeuillages".
Le long du chemin nous observons les premiers
"Orchis de Robert" en fleur.
Vers 10 h, à la cote 446, Camille propose la "Pause banane" sur une esplanade aménagée
de rondins. Jolie vue sur Menton, hélas brouillée par la brume.
Dix minutes plus tard, nous attaquons une montée très raide et caillouteuse. Le soleil chauffe et la file s'allonge.
Pour le premier groupe, il est 10 h 05, quand nous repartons pour
la prochaine étape, le col du Berceau à 1050 m. Nouvelles restanques en
bon état. Nous nous dirigeons vers la bergerie et Jean nous alerte. "Attention, nous allons rencontrer des troupeaux de moutons, restez bien groupés, gare aux patous
! D'autre part, sur votre droite, vous pouvez apercevoir les ruines du Vieux Castellar."
Effectivement nous entendons les cloches d'un troupeau que nous ne voyons pas encore. Passés les sources
du Rau de Merle, nous les rencontrons enfin, juste en dessous du vieux village. Bien qu'il soit tôt dans la saison, une brebis a
déjà mis bas et Jean réussira cette très belle photo.
Arrêt en dessous du vieux village. Jean propose de grimper dans les ruines en prévenant que l'accès est
difficile. En fait, la moitié du groupe s'y risquera et Jean améliorera sa traditionnelle photo du trou en y incorporant des personnages !!!
Le nom de Castellar apparaît pour la première fois le 19 janvier 1258 dans un acte de cession du territoire du comte de Vintimille au comte de Provence, Charles Ier d'Anjou.En 1261, le comte Guillaume-Pierre de Vintimille se maria avec Eudoxie Lascaris, de la famille impériale de Byzance. Les descendants portent alors le nom de Lascaris.Le château est cité en 1302 et aurait été construit par le municipe de Peille. Le comté de Nice passe sous le contrôle des comtes puis ducs de Savoie.
Les menaces d'agressions par les Sarrasins ayant diminué, une convention est passée le 30 septembre 1435 entre Louis et Henrion Lascaris, seigneurs de Gorbio et du Castellar avec les habitants indiquant : Il est permis à ces derniers de transporter le village à un endroit plus commode sur la colline de Saint-Sébastien et d'y bâtir à leur frais, dans l'espace de cinq années, vingt-neuf maisons de même hauteur et largeur, de les fortifier par une enceinte extérieure et de les habiter avec leurs familles en hommes liges et féaux sujets.
Cette fondation du nouveau Castellar explique la disposition régulière du village le long de rues droites et parallèles.
Les seigneurs de Castellar appartiennent tous à la famille Vintimille-Lascaris.
(Cf Wikipédia)
Voici tout le troupeau de moutons qui se déploie sur le coteau. Mais il semble
manquer quelques brebis dont s'inquiète la bergère qui regarde passer l'autre troupeau, celui de Jean. Ce n'est pas là qu'elle retrouvera ses brebis perdues, encore que … Il nous reste encore environ 200 m à monter.
Il fait maintenant très beau et nous avons déjà allégé nos tenues depuis la chapelle. Mais nous montons
maintenant à l'ombre, et Jean, en blaguant nous lance : "Sortez vos crampons, nous allons rencontrer les premiers névés". Effectivement nous allons traverser
une petite zone où la neige a résisté.
La fin de la montée se fait en lacets sous les arbres et nous sommes heureux de déboucher au col. Pour
Jean, c'est la parfaite définition d'un col entre deux sommets, le Roc d'Orméa à l'ouest et la cime de Restaud à l'est. La frontière italienne passe au sommet de ce dernier, à 150 m du col.
Encore 50 m de montée pour atteindre le sommet du Roc d'Orméa mais la brume limite la visibilité sur
Menton. Par contre tous les sommets qui nous entourent sont bien visibles et nous offrent un spectacle de choix. Les dames auront
droit à une photo spéciale.
Le groupe n° 2 est arrivé au plan de Leuz, en dessous du mont Carpano à la cote 729.
Nous y laissons deux de nos amis un peu essoufflés avec Daniel, notre serre-file. Ils garderont les sacs pendant que nous
grimperons jusqu'au sommet à 772 m où nous ferons la photo de groupe. La vue sur l'Italie est limitée par la brume, dommage !
Il ne nous reste plus qu'à redescendre vers le Plan de Lion pour rejoindre l'autre
groupe. Nous voyons parfaitement le terrain sur lequel ils vont s'engager mais pour l'instant, aucun signe de vie sur ce
secteur. Nous nous installons confortablement en attendant de les apercevoir.
Vers 12 h20, nous commençons à les distinguer et à 12 h 40, Jean et Joël arrivent
les premiers.
Retour au 1er groupe et au col où Jean propose de monter à la Cime de
Restaud. Sept courageux vont l'accompagner dont les quatre dames.
Maintenant il ne reste plus qu'à descendre rejoindre les petites jambes au Plan de Lion. Un
kilomètre de descente mais 400 m de dénivelée. Et quelle descente…ça roule sous nos pieds et Gérard déclarera trois "contacts fessiers" à l'arrivée.
Alors que Jean et Joël, en tête, dévalent allègrement la pente, en queue de peloton la descente est plus
prudente avec Maryse, Gérard, Jean( un des trois homonymes), Jean-Marie. Ecart entre les premiers et les derniers 20 minutes !
Il est 12 h 50 lorsque les deux groupes se rejoignent pour le pique-nique. Un coup d'œil sur la descente
que nous venons de faire, impressionnant. Sur cette grande aire plate, pas de problèmes
d'installation et les grandes herbes sèches sont bien agréables…pour la sieste.
Maintenant il fait carrément chaud et Nicole va
avoir beaucoup de difficultés à trouver un coin d'ombre.
Il y avait longtemps que nous n'avions pas vu les joueurs de cartes. C'est bon signe car cela signifie
le retour des pique-niques… tempérés. Daniel semble avoir bien du mal avec ses partenaires féminines !
Il nous reste environ 2 km et 350 m de descente pour rejoindre le village. De larges lacets permettent une progression facile et Jean régule bien la vitesse de
progression.
Petit arrêt pour la photo de groupe avec les 34 marcheuses et marcheurs.
Une fois les chaussures, les sacs et les bâtons rangés dans les coffres, nous partons à la découverte du village. Un petit tour dans l'église, sans grand intérêt.
Ce que nous recherchons surtout, c'est le "troquet" ouvert. Jean nous conduit à l'extrémité du village
où se trouve un grand café avec une terrasse et vue imprenable mais…il est fermé. Retour vers les voitures, dépités. Passant en dessous du Bar-restaurant de Lascaris, Maurice aura le courage de
grimper une centaine de marches pour voir si le café est ouvert. Bingo ! Nous grimpons donc à notre tour - Françoise demandera de rajouter cette ascension au bilan de la journée
- et nous envahissons… En attendant nos consommations, une autochtone vient nous photographier ??? Elle s'adresse ensuite à Jean pour inviter le groupe à visiter, gracieusement, le musée situé
dans le Palais LASCARIS.
L'origine du palais remonte au début du XVe siècle, quand le village de Castellar a été transféré sur le site actuel. On peut encore voir le blason des comtes de Vintimille sur le porche. Le palais était construit de part et d'autre de la rue. Il subsiste une partie du palais des comtes de Vintimille face à l'église, l'ancien "Turris", où est né Jean-Paul Lascaris (1560-1657).
Un tremblement de terre en 1564 l'avait partiellement détruit. Il s'ouvre par une tour-porche. La tour-porche est surmontée d'un dôme avec une chambre au deuxième étage conservant un décor en stuc avec des motifs caractéristiques du baroque niçois.
(Cf Wikipédia)
C'est donc Mme Monika WOLPERT du service culturel qui va nous ouvrir les portes de ce musée qui renferme des collections de minéraux, de squelettes et de divers objets retrouvés dans
des fouilles locales. Merci à elle.
Merci Jean pour cette superbe rando et pour cette organisation qui a permis à un maximum de randonneurs de participer. Merci aussi à Camille pour avoir guidé le second groupe.
Remerciements pour les photos à Claude, Gérard, deux des trois Jean, Jean-Marie. Merci aussi à Yvette pour son texte relatif au 2ème groupe.
Quelques photos en Bonus.
Les deux chefsPetites jambes en rangs serrés
Le premier groupe en action
Camille et Daniel, son serre-file
En haut du vieux village
Une nouvelle bergère ?
Pique-niqueurs
Détente
Sieste au soleil : c'est super !
Petit rafraichissement
Dans l'église de Castellar
Rue de Castellar
Evocation de la "Fête des citrons"La semaine prochaine
Jeudi 08 Mars à 8 H 00 : ROQUEBRUNE sur ARGENS ( 83 ) . Le Col de Valdingarde
2 circuits concentriques dans le Massif des Maures sur pistes et sentiers . Quelques passages aux pentes raides .
N°1 : L : 16 Km 542 . Dh : 792 m . D : 5 H 30 . Moyen Alto . Animateur : Camille – 06.81.79.89.39
N°2 : L : 11 Km 745 . Dh : 592 m . D : 4 H 00 . Moyen Médio . Animateur : Jean – 06.68.98.13.62
Repas et boisson tirés du sac et pris en commun pour les 2 groupes au Col de Valdingarde .
Itinéraire d’accès : Emprunter la N 7 en direction d’Aix en Provence. Au giratoire des quatre routes, obliquer à gauche et poursuivre sur la D 7 via Roquebrune-surArgens. A l’entrée du village tourner à droite et monter pour atteindre le cimetière. Prendre, alors, à gauche de la chapelle la petite route touristique des Cavalières et parcourir 3 km 400, pour rallier l’aire de TOUT OLIVIER ( cote 194 m – citerne). Serrer les véhicules car le Parking est exigu .
Coût du trajet A R : 42 Kms x 0.25 = 10 Euros 50