Thiery- Les Petites Jambes
19 Avril 2010 , Rédigé par Jean-Marie Publié dans #Loisirs
THIERY- Ne nous oubliez pas!
(dixit "Les petites Jambes")
Pendant que les
12 randonneurs du 1ergroupe commencent à s’élever, les 15 marcheuses et marcheurs restant vont à la découverte
de la chapelle de la Madone un ancien prieuré de Saint-Honorat-de-Lérin. Elle fut complètement reconstruite au XVII° siècle. La façade Ouest est assez mal restaurée. Par contre le bâtiment
agricole voisin conserve, surtout les façades orientales, des appareillages et des encadrements d‘ouvertures de très belles qualité et qui peuvent remonter au XIV° siècle. C’est
un des exemples les plus intéressants d’ermitage médiéval dans la montagne niçoise. C’est un lieu de pèlerinage.
Après cela, nous commençons à mettre nos pas dans
ceux de nos amis qui nous précèdent. Le soleil est présent et nous faisons une première halte pour un
effeuillage. A hauteur
du « Clos » nouvel arrêt pour se reposer et boire. La montée continue à se faire tranquillement. Les langues vont bon train.
Nous passons devant les ruines Ribaudas pour atteindre une fontaine et les ruines de la Villa Souberre.
Certains profitent de cette eau claire, mais fraîche, pour se laver les mains. Nous décidons que cette aire dégagée et ensoleillée est impeccable pour faire la pause
« banane ».
Nous abandonnons la piste pour prendre un chemin (GR 510) descendant en sous-bois. Nous rencontrons plusieurs petits névés et les premières primevères.
La température se rafraîchit. Il faut se couvrir à nouveau. Nous poursuivons en descente pour venir buter sur une source captée. Là, nous retrouvons une belle piste et cheminons en
surplomb du ruisseau « le Roudiquié » Le parcours change de direction. Les pentes de chaque coté de la piste sont raides et couvertes de forêts difficilement exploitables dans ces lieux
aussi accidentés.
Le talus gauche de cette piste est haut et pierreux. Nous évitons de marcher de ce coté car de nombreux cailloux en tombent et jonchent le sol. En contrebas
coule la rivière de « l’Arsilane ». Nous progressons toujours en descente, tantôt au soleil, tantôt à l’ombre.
Elle nous ménage de magnifiques points de vue, notamment sur
le Grand Palier… Notre photographe, Claude, s’en donne à cœur joie.
Nous apercevons les premières maisons de Thiéry et les planches proches du village, terrains cultivables,
réservés aux céréales et à quelques pâturages. Actuellement, sauf quelques rares parcelles, les planches sont abandonnées et couvertes de ronces. A hauteur de la chapelle Saint Roch,
nous croisons une belle ânesse provençale et son fils bien poussiéreux, menés par des enfants au pâturage. Claude ! Claude une photo et tout le monde de caresser ces bonnes bêtes.
Deux cents mètres plus loin nous butons sur l’auberge, il est 11 h 30. Une charmante « thiéroise » nous informe, que la veille encore, Thiéry était sous
la neige.
Nous laissons nos sacs et avant d’arpenter rues
étroites en pentes, escaliers tournants, passages voûtés et hautes maisons anciennes avec séchoir dans les combles, nous jetons un coup d’œil aux ruines du château qui fut le siège et le berceau de la famille de Beuil, et séjour très apprécié des Grimaldi. Celui-ci fut en grande partie détruit sur ordre de Charles EmmanuelIII. « Le
maire de 1945 a détruit les derniers vestiges malgré tout ce que l’on a pu dire, pour en faire une aire de détournement » (aire d’atterrissage d’hélicoptère). Il reste un rectangle de 20
mètres sur 30, cerné de murs épais qui affleurent. Un pan a conservé son gros appareil sur le rocher au dessus de la route, ainsi que la base de la tour circulaire du nord/est.
Après la visite à la table d’orientation nous remontons sur l’esplanade de l’auberge.
Certains joueront aux cartes, d’autres, installés au soleil,
commenceront à discuter … en attendant le reste de la troupe ... ça rappelle Gouyette !!! (note de Jean-Marie)
Nous te remercions, Jean, pour cette agréable et belle sortie.
Merci aussi à Bruno qui, avec brio a entraîné les petites jambes, bien nombreuses aujourd'hui semble-t'il , et de plus a assuré la rédaction de cet article.