2026-05-21-611-4-Port Cros Est-G2
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Et encore un départ très matinal. Il est six heures lorsque dix voitures quittent le Manoir pour le port du Lavandou et deux randonnées sur l’île de Port-Cros, journée à l’initiative de Patrick qui malheureusement ne pourra être présent.
Le trajet s’est déroulé sans encombre ni bouchons. Joël qui mènera les G1 et Thierry les G2 s’assurent que 39 randonneurs soient bien présents à l’embarquement sur le Corsaire 1, la navette qui doit nous mener à l’île de Port Cros.
La traversée durera une bonne heure en faisant escale à l’ile du Levant pour y débarquer embarquer passagers et marchandises.
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Ce sera l’occasion d’admirer plusieurs forts vus depuis mer avant de les revoir du côté terre.
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Après une heure de traversée nous retrouvons un couple de randonneurs qui a passé la nuit sur l’ile. Nous serons 41 dont une non-randonneuse qui profitera des joies de la baignade et de la plage.
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Joel et Thierry séparent les groupes, ce qui n’est pas forcément facile et procèdent au comptage : 21 en G1 et 19 en G2.
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Il est temps de se mettre en route et déjà Thierry décide de changer l’itinéraire. Au lieu du chemin de la Vigie, il préfère prendre la Route du Barrage d’où un peu de cafouillage au départ.
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Il n’est pas encore 10 heures et la température est idéale pour l’instant.
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Dans notre dos, le port avec notre navette, le Fort du Moulin et en arrière-plan, l’ile de Bagaud
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Ce changement d’itinéraire permet de passer devant le premier point d’intérêt, la chapelle Saint Tropez (photo source Web)
"Cette chapelle dédiée à Saint-Tropez a été aménagée au XIXe siècle (1866) à partir d'un ancien bâtiment militaire de génie. Elle se trouve un peu en arrière du port. Ce bâtiment est devenu un dispensaire pour accueillir les soldats provenant de la guerre du Tonkin (1883-1885). Par la suite, ce dispensaire a été découpé en deux : une partie est devenue l'école qui a fermé ses portes il y a quelques années, l'autre partie est devenue la seule chapelle de l'île. Cette chapelle est située en arrière du port. Elle est de plan rectangulaire et se termine par un chevet plat. La façade d'entrée est constituée d'un clocher porche à trois niveaux d'élévation ; le premier niveau est percé d'un portail rectangulaire, le second d'un oculus surmonté d'un clocher de base carrée à quatre ouvertures campanaires. Les murs gouttereaux sont percés de fines baies rectangulaires. Une génoise court le long de la partie supérieure de ces murs.
La nef est à unique vaisseau et est couverte d'une voute à berceau brisé. La charpente en bois est apparente et est formée de trois fermes à contrefiches. Les murs extérieurs sont en moellons de schiste non enduits. Les chaines d'angle sont en calcaire. Le clocher et le décor de la façade sont en brique. Le linteau du porche est en bois".
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Après avoir passé l’Hôtel du Manoir, (Construit entre 1830 et 1840, Le Manoir fut pendant près d’un siècle un domaine de chasse et d’exploitation agricole. Acquise dans les années vingt par ses propriétaires actuels, cette belle demeure provençale, aux façades blanches à tourelles, a été progressivement aménagée en hôtel (juillet 1948), en respectant la nature environnante et la noblesse des lieux.) avec l’autorisation du personnel, nous continuons vers le fond de la baie, passons le ruisseau de la Solitude et la frange marécageuse où poussent cannes de Provence et tamaris.
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Il fait très bon sous les frondaisons qui protègent le chemin de la chaleur.
Rapidement nous atteignons le barrage et le lac, bien vide, pour nous engager dans le Vallon de la Solitude à l’ambiance si caractéristique. Il part sur la trace de gens simples et pleins de sagesse, paysans et pêcheurs, qui ont contribué en leur temps à façonner et enrichir ces paysages…
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Arrivés à la Maison aux Vaches la pente commence à augmenter progressivement pour devenir forte.
Nous rejoignons enfin le PR qui fait le tour de l’ile et un petit aller-retour nous permet d’arriver à un point de vue magnifique et lieu d’observation des oiseaux au-dessus de la baie de la Grande Vaire.
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Ce sera le moment d’une pause « banane » bien méritée.
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Après avoir repris des forces nous repartons vers l’est et un nouvel aller-retour conduit le groupe à une hélistation qui offre une très belle vue sur l’ilot de la Gabinière où la navigation et le mouillage sont interdits afin de protéger la reproduction des cormorans de Desmaret. Le lieu est d’ailleurs très riche en oiseaux marins : faucons pèlerin / crécelle, fauvettes, huppes, puffins etc…
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Une belle piste nous mène au fort de la Vigie, pont culminant de l’ile à 199mètres.
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"Le Fortin de la Vigie ou fort de la Vigie est un ouvrage militaire français situé sur l'île de Port-Cros édifié en 1810. Sa conception est attribuée à François Nicolas Benoît Haxo.
Le fort est utilisé actuellement par la DGA Essais de missiles comme base de mesure des trajectoires de ces derniers lors des lancements à partir de l'île du Levant.
Dans les années 1920 et au moins jusqu'à la dernière guerre, il fut loué à une société en participation au nom de la NRF, La Nouvelle Revue française, grâce aux efforts de Jean Paulhan. Port-Cros devint alors un des hauts lieux de la NRF.
Le fortin est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 12 février 1947.
La Nouvelle Revue française (souvent abrégée par le sigle NRF) est une revue littéraire et de critique française, à l'origine mensuelle et aujourd'hui bimestrielle, fondée en novembre 1908, sur l'initiative de Charles-Louis Philippe, avec une poignée de jeunes gens passionnés parmi lesquels Jean Schlumberger, Marcel Drouin, Jacques Copeau, André Ruyters, Henri Ghéon et André Gide. Ses directeurs furent de prestigieuses personnalités au service de la littérature comme Jacques Rivière ou Jean Paulhan. Depuis 2008, c'est un département des éditions Gallimard".
Une longue descente via la Sardinière sur une belle piste permet d’allonger la foulée. A l’aplomb d’un discret sentier Thierry arrête le groupe et propose de poser les sacs pour un aller-retour vers la Pointe du Tuf. Comme la descente, et à fortiori la remontée, est raide et escarpée, cet aller-retour est facultatif.
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C’est une partie du groupe qui s’élance pour 300mètres de descente et 70 mètres de dénivelé. Certains et certaines s’arrêteront à un point de vue intermédiaire tandis que quelques-uns iront jusqu’au bout, au bord de la calanque de Nertassier. L’envie de s’y baigner est forte mais nous nous abstiendrons.
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"Pointe du Tuf. Le grès éolien très peu cimenté et consolidé de la pointe du Tuf à Port Cros s’est formé au cours de la dernière glaciation du Würm (-100000 à -12000ans env.). Le climat beaucoup plus froid et sec a permis la formation de dunes de sables. A la fin de la glaciation ces dunes de sables ont été partiellement cimentées en grès. La cimentation reste néanmoins faible et les grès sont fragiles et facilement érodables. Elles ont été désignées sous le terme de "tufs" mais n’ont rien à voir ni avec un tuf travertin calcaire ou un tuf volcanique".
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Toujours sur le PR nous rejoignons la baie de Port Man et sa belle plage où nous déjeunerons.
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Comme nous arrivons les premiers, nous aurons le privilège de choisir nos emplacements, de préférence à l’ombre.
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Rejoints par les G1 qui auront aussi choisi ce leu pour leur pause, nous leur laisserons le ponton.
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Ce sera aussi le moment de la prise de la photo de groupe.
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Après le repas le sentier longe le littoral au plus près et devient beaucoup plus escarpé mais la vue sur la baie de Port Man et son eau turquoise émerveille tout le monde.
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Parfois le sentier devient incertain et nous obligera à quelques recherches dans la broussaille. Les deux groupes vont même se mélanger.
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Nous arrivons à la Calanque Longue et à la Pointe de la Galère avec son éperon rocheux faisant penser aux rostres des navires.
C’est un lieu de plongée renommé ou foisonnent les congres, mostelles, langoustes, chapons et mérous bruns.
La marche continue pour l’avant-dernière montée, heureusement à l’ombre du sous-bois car il commence à faire très chaud.
La Pointe de Marma est passée et les G1 nous quittent quand apparaît la pointe du Palud puis le rocher du Rascas
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Un escalier taillé dans la roche nous permet de rejoindre la plage du Palud.
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Cette petite plage de sable grossier, ombragée de tamaris et bordée d’une roselière est le cadre du sentier sous-marin pendant la saison estivale. Des ganivelles partagent l’espace entre vacanciers et zones végétales protégées.
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Une dernière montée conduit le groupe au pied du Fort de l’Estissac. Thierry propose une petite boucle qui ne changera pas le kilométrage afin de voir le fort de près, mais la fatigue se faisant sentir, les randonneurs préfèrent se contenter de quelques explications :
"Construit sur l'île de Port-Cros sous Richelieu en 1635, le Fort de l'Estissac a été édifié pour faire face à la menace espagnole qui régnait alors sur les côtes provençales. Inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, ce fort se composait à l'origine d'une tour à canon s’élevant sur 2 niveaux voutés. Il est caractérisé par son enceinte dessinant une étoile à 5 branches. Occupé par les Anglais pendant la Révolution française, ils détruiront la moitié de la tour au moment de leur départ en 1793. Celle-ci sera reconstruite et agrandie sous l'Empire et un corps d'habitation à base rectangulaire y sera accolé. Situé sur la crête principale qui domine tout le nord de l’île de Port-Cros, cet ouvrage laisse découvrir un panorama magnifique sur l’ensemble de la rade d’Hyères. Restauré au 20ème siècle, il est affecté au Parc national de Port-Cros qui en a fait un lieu d’exposition".
C’est la dernière descente en passant par la Pointe du Grand Père (ou du Miladou), le cimetière marin de enfin la Pointe du Moulin à vent et le Fort du Moulin.
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"Le fort du Moulin est un ouvrage militaire. Il fut édifié au XVIe siècle et transformé à plusieurs reprises par la suite.
Un édifice médiéval existait dès 1580. Il fut remanié par le Cardinal de Richelieu en 1635 en même temps que les forts de l’Estissac, de l’Éminence et de Port-Man afin de constituer un ensemble défensif homogène. À cette époque le fort était habité en permanence ; il servait de logement pour le commandant et les soldats et de magasin pour l’artillerie et les vivres. Il y avait même une boulangerie pour la garnison.
Le fort fut impliqué dans le combat de la flûte du roi La Baleine contre les vaisseaux britanniques en 1710. Il fut pris par les Britanniques en 1793 qui le firent sauter. Le bâtiment central fut détruit ainsi que le front nord-ouest de l’enceinte. Après la reprise, quelques bâtiments furent remis en état, on aménagea une batterie de côte au pied de l’ouvrage.
En 1814 la batterie basse fut armée de 2 canons de 36, de 2 canons de 24, de 3 canons de 18 et d’un mortier de 12. Quinze canonniers et vingt-cinq fantassins occupaient les lieux.
Vers 1815 la chute de l’Empire entraîna la mise en sommeil du fort. En 1841, après une proposition de la commission mixte d’Armement des Côtes, on dota la batterie basse de 3 obusiers de 30, 3 obusiers de 22 et un mortier de 32. L’édifice fut rétabli en 1863 mais en 1885 on déclassa la batterie basse au profit du fort de l’Eminence.
Le bâtiment a été définitivement affecté au Parc national de Port-Cros en 1988".
Thierry cherchera le moulin à vent cité sur internet mais il se trouve en fait à Sainte Agathe sur l’ile de Porquerolles.
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Une petite descente nous mène au port où nous retrouvons les G1 pour une boisson fraiche bien méritée dans l’attente du bateau du retour.
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Nous lèverons nos verres au bon rétablissement de notre ami Patrick qui est à l’origine de cette belle journée.
Photos : Isabelle C, Dominique G, Michel B, Corinne M et Thierry P.
Texte : Thierry
Montage du blog : Claudette et Jacques