2026-06-04-561-1-Caussols-Cipières-Plateau de Calern-G1
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Le plateau de Calern semble apprécié par l’animateur du jour car c’est la quatrième fois qu’il y emmène un groupe. Cette fois ci ce sont treize G1 qui se sont joints à lui pour une boucle de 15,2 kilomètres… environ et 520 mètres de dénivelé... environ. Boucle qui doit les mener à Cipières.
Aucun des randonneurs présents n’avait participé aux précédentes éditions et Thierry leur annonce dès le départ qu’ils bénéficieront d’une petite nouveauté en supplément.
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A 1260 mètres d’altitude la température est idéale et le groupe se met rapidement en marche. C’est le moment de parler un peu du Centre de recherches en géodynamique et astrométrie (Cerga) associé à l'observatoire de la Côte d'Azur où nous nous trouvons. Dominique, l’autre animateur présent, partagera ses connaissances sur le sujet.
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"Dissous en janvier 2004 à la suite d'une réorganisation des départements scientifiques de l'observatoire, au début des années 2020, la société Acri-ST, laboratoire privé de réception et de traitement des données satellitaires, s'installe dans les anciens locaux du CERGA, en conservant le nom du site.
Ses thématiques scientifiques comprenaient : l’astrométrie, la cosmologie et analyse de données, la géodésie spatiale, la télémétrie laser et métrologie du temps, la mécanique céleste et l’histoire des sciences.
Il est crédité pour la découverte de 24 astéroïdes numérotés par le Centre des planètes mineures (MPC), entre 1984 et 1998. De nombreux autres astéroïdes y ont été découverts mais ils sont attribués à des chercheurs individuels".
Nous observerons pour notre part des vautours venus du Verdon mais pas la rarissime vipère d'Orsini, dont le plateau de Calern constitue un des derniers bastions en France.
Un très beau panorama sur le plateau de Caussols est l’occasion de rappeler l’usage aéronautique de la grosse boule installée à son sommet.
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Arrivée à la borne 116, au lieu de s’engager sur le GR4 c’est sur le chemin de Notre Dame qui rejoint Caussols que le groupe s’engage. Le but est de découvrir la chapelle Notre Dame de Calern.
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"Notre Dame de Calern a été aménagée entièrement à l’intérieur d’une grotte, sur les pentes sud de la montagne du même nom qui domine le petit village de Caussols. De ce fait, elle n’apparaît pas dans le paysage et il n’est pas facile de la trouver. La grotte s’ouvre une trentaine de mètres au-dessus du sentier, au N.O. de celui-ci, après des rochers caractéristiques, et environ 300 m avant d’arriver sur le plateau de Calern. Son orifice, à ras du sol est surmonté d’une petite croix blanche en fer que l’on n’aperçoit que lorsqu’on y arrive".
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"Une tranchée a vraisemblablement été creusée devant l’orifice pour permettre de mieux y accéder.
On a alors un porche de 3m de large pour 1,6 m de haut, où deux murs laissent un passage d’un mètre de large. On accède alors à une galerie de 11 m de long, d’une largeur moyenne de 3m et haute de 1,6 à 2 m. Le fond est fermé par une grille en fer. On débouche alors dans une salle de 7m de diamètre, éclairée par un orifice grillagé qui s’ouvre dans le plafond à 7 m de hauteur. C’est dans cette salle qu’a été aménagée la chapelle. Quelques bancs, un autel de maçonnerie rustique, au-dessus duquel trône une belle statue taille humaine de Notre-Dame de Calhern (avec un h). Devant l’autel, sur la dalle cimentée formant le chœur, une petite table plus pratique fait maintenant office d’autel".
Après cet aller-retour le groupe débute la boucle par le GR4 (qui va de Royan à Grasse, soit 1470 km). Calern est un plateau karstique mais la marche est très aisée sur un étroit chemin fait de pelouse sèche agréable pour les pieds. Les dolines et les vieilles bergeries se succèdent.
A un moment Thierry quitte le sentier pour traverser une doline et rejoindre une borie en ruine et un puits à eau. La piste n’est plus que la marque des chaussures des randonneurs précédents.
A proximité de bosquets ce sera la pause banane traditionnelle.
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Peu après débute la descente de 250 mètres en sous-bois sur un chemin toujours très confortable. Au sortir du bois nous entrons dans un monde minéral fait de restanques et de clapiers.
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C’est à croire qu’ici seules les pierres poussent.
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La vue sur le Gros Pounch est magnifique avec le Cheiron en arrière-plan.
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Arrivés au fond du vallon des Pesses c’est désormais une piste caillouteuse fort désagréable qu’il faut prendre.
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Thierry met en garde les randonneurs d’un risque de glissade, une randonneuse s’était bien abimé un genou il y a quelques années à cet endroit.
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Heureusement la fin de la descente, jusqu’ à une station de pompage très taguée, se fait via un sentier pédestre.
A présent c’est un nouvel aller-retour qui nous conduit jusqu’au village de Cipières. A cet endroit les GR4 et GR51 se rejoignent sur 500 mètres. D’un coup, le village apparait dans toutes sa splendeur, dominé par son château.
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Au loin, le village de Gréolières et le massif du Cheiron. On distingue parfaitement les sentiers empruntés lors de la dernière randonnée restaurant et la vallée du Loup.
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"Cipières est un village perché à 780 mètres d'altitude, faisant face au village de Gréolières situé de l'autre côté du Loup, face également à la montagne du Cheiron. Le village de Cipières est un village un peu isolé car il est situé sur une petite route parallèle à la route des gorges du Loup qui relie Gourdon à Gréolières ou Coursegoules. Cipières constitue néanmoins un de ces nombreux villages de l'arrière-pays des Alpes-Maritimes qui possède beaucoup de charme et où il est toujours très agréable de s'y arrêter. Cipières est un lieu de séjour idéal pour toutes les personnes qui recherchent calme et quiétude, loin des sites les plus courus des Alpes-Maritimes.
Cipières possède beaucoup de charmes avec ses ruelles et le panorama qui s'ouvre sur la vallée du Loup. Le patrimoine culturel de Cipières est principalement constitué par :
- la chapelle Saint-Claude (XVII° siècle), avec un cœur de style baroque et son beau portail en fer forgé. Cette chapelle est située à la sortie du village, en direction de Gourdon.
- l'église Saint-Mayeul (XVI° et XVII° siècle).
- le château, reconstruit à la fin de l'époque moderne. Cet imposant château est visible uniquement depuis l'extérieur (pas de visite).
- la fontaine, sur la place du village.
- le lavoir de la fontaine, aménagé depuis le 17° siècle"
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Après le tour du village c’est à sa sortie que le déjeuner sera pris sous un grand tilleul avec table et bancs.
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Ceci fait, il va falloir remonter sur le plateau. Le chemin du retour au pied du Bau d’Aussel permet de réchauffer les muscles avant d’attaquer la montée de quatre kilomètres toujours par le GR4.
Dernier petit coup d'œil sur Cipières.
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L’arrivée au vallon du Pas de l’Estrugue sera l’occasion de prendre la photo de groupe.
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La piste est à nouveau plus facile et les genêts en fleur foisonnent entre les lapiès.
Un peu plus loin, petit arrêt au puits où l'eau bien fraîche est très accessible.
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Plus haut nous passerons près de la grotte du tombeau qui ne présente pas d’intérêt particulier.
Au loin, à la Clapaud, une magnifique ferme bien restaurée mais très isolée. C’est à ce moment que nous apercevons une biche qui a dû être effrayée par nos voix.
L’endroit est également parsemé d’avens. A la cote 1246 m, voici l’Aven des Baudillouns. Bien connu des spéléologues, son puits d’entrée est cerné par un grillage, afin de protéger bêtes et hommes d’un abîme de plus de 80 m. Au-delà de ce point un réseau complexe de méandres et de galeries amène le spéléologue à une profondeur de - 433 mètres !
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A présent le dernier kilomètre qui ramène tout le groupe aux voitures se fait à nouveau sur de la pelouse sèche.
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Finalement la distance et le dénivelé annoncés auront été respectés.
Le restaurant de Caussols étant fermé c’est la terrasse habituelle de Saint Vallier de Thiey qui accueillera cette équipe pour une boisson rafraichissante et bien méritée.
Photos : Frédérique L – Annick T
Texte : Thierry P
La semaine prochaine :
Lundi 8 juin :
- GL1-GL2-201-Lac Aubert menée par Thierry
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Jeudi 11 juin :
- G1-580-St Vallier les Sept Tunnels de l'Aqueduc de Belletrud par Joël
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- G2-715-2-Ampuis par Thierry