St.Vallier-L'Oppidum de la Malle
St.Vallier- L'oppidum de la Malle
Dernier jour d'Octobre sur le parking de St.Vallier de Thiey, Jean Bo a rassemblé 29 marcheuses et marcheurs du cercle de Boulouris pour son premier briefing de la journée.
"Bonjour à tous, je vois que vous avez tous reçu mon message sinon vous ne seriez pas là. Mikaël qui devait conduire une randonnée à St Cassien des Bois a du, pour raisons personnelles, se désister. Il y avait plusieurs solutions, annuler la rando d'aujourd'hui, du jamais vu, ou bien conduire la rando à sa place mais j'ai préféré lui laisser sa rando qu'il avait reconnue et de la reporter à une autre date, ou bien, solution retenue, vous conduire sur un autre parcours. Nous irons donc à l'oppidum de la Malle, rando déjà faite en juin 2009 et Septembre 2012. Cet oppidum est très intéressant car c'est le seul oppidum de la protohistoire qui a conservé des murs dressés.
C'est une rando de 15 km avec une dénivelée de 570 m. Elle est très simple comme le montre le profil : on monte jusqu'au sommet au-dessus de l'oppidum et de là, on redescend. Ensuite nous aurons une partie plate en passant par la Croix de Cabris où nous sommes souvent passés. Pour ceux qui souhaiteraient réduire la rando, un retour direct par la route sera possible. Bon, je vous parle tout de suite de l'oppidum, ce sera fait.
« Oppidum signifie "forteresse", mais en provençal, on dit le "Castellaras de la Malle". La forteresse de la Malle se distingue par la taille de ses blocs (certains font plus d’un mètre cube), soigneusement ajustés et empilés les uns sur les autres. Ses dimensions sont tout aussi surprenantes. La muraille est longue de 110 mètres, pour une hauteur de 5 mètres et une épaisseur frôlant les 4 mètres. Deux fausses portes permettaient de pièger les envahisseurs. On n'y trouve ni cave à vin ni silos à blés comme sur toutes ces constructions à vocation militaire.
Cet ouvrage défensif fut édifié entre le V° et le IV° siècle avant notre ère par un peuple celto-ligure. L’oppidum servait uniquement de poste de guet et de lieu de refuge. En temps de paix, les populations celto-ligures habitaient plutôt les plateaux fertiles du Ferrier et de la Malle ».
Nous voici donc partis, en file indienne sur la DN 85 puis sur la D5 que nous quittons très vite pour aborder le chemin empierré qui la double et qu'elle a remplacé. C'était certainement à l'époque un chemin parfaitement caladé, a voir les murs de soutènement. Mais le temps et les intempéries l'ont bien dégradé par endroits.
Un petit bulletin météo : il fait beau, la température est agréable, un peu fraîche à l'ombre, mais on se réchauffe en montant… Les prévisions pour la journée sont bonnes avec un vent d'Est assez soutenu.
A la traversée de la D5, regroupement car le "peloton" s'est un peu distendu dans la montée.
Nous retrouvons le joli petit pont, abandonné depuis longtemps et dont l'état s'est dégradé : il y a un trou en plein milieu. Un autre chemin le contourne et c'est là que nous ferons notre "pause banane" comme lors des précédentes montées.
Nous somme déjà à 1000m et sortis de la combe, nous commençons à profiter d'un beau panorama.
Encore un petit effort dans les cailloux et nous arrivons au col du Ferrier.
Sortis de la forêt depuis la pause nous traversons une zone plus aride sur un chemin facile en pente douce, les fameux faux-plats montants de Jean Bo.
Jolie borie bien restaurée sur notre droite. Les ramasseurs de champignons croisés un peu plus tôt se désolent de leur maigre récolte, pourtant il a plu comme le témoigne le chemin.
Maintenant il faut être vigilant car l'embranchement du petit sentier qui conduit à l'oppidum est très discret. Heureusement, des cailloux ont été rassemblés dessinant un flèche qui nous indique la bonne direction.
Dans un replat, nous nous regroupons autour de Jean Bo qui nous précisera : " Nous sommes dans une dolline, légère excavation due à un effondrement souterrain, caractéristique des plateaux karstiques. Plus humide que le reste du plateau, c'est une zone plus fertile."
Très belle vue sur le château de la Malle.
Et là, très vite nous atteignons les contreforts del'oppidum mais nous n'en avons qu'une vue partielle de sa géométrie, sa taille et surtout sa forme.
Quel univers minéral!
Nous profitons d'un talus pour la photographie de groupe.
Le sommet est à 20 mètres plus haut et il est atteint
très rapidement. Et il y en a qui ont bien soif...
Contrairement aux prévisions de la météo il y a peu de vent, le soleil brille mais le paysages est estompé par la brume et c'est un peu dommage.
Le plateau de Caussols vers l'est est bien dégagé; côté mer, la baie de Cannes et les iles de Lérins sont voilées et plein ouest, le lac de St Cassien subit le même sort. Mais c'est surtout l'oppidum en contrebas qui est superbe. C'est de là qu'on découvre vraiment sa forme.
Après ce tour d'horizon, Jean Bo nous montre le chemin
que nous allons emprunter pour la descente :" Nous allons d'abord suivre la crête (pas possible, il a oublié l'arête sommitale.NDLR), en légère descente, direction nord-ouest. Attention, nous allons progresser sur des
lapiaz, ces pierres verticales très découpées que nous avons déjà rencontrées à la Sainte Baume. Puis, nous attaquerons la grande descente jusqu'à la route."
Parmi les fameux lapiaz la lavande, la sarriette et le thym ont réussi à pousser et en juillet, toute l'arête doit-être bleu…lavande.
Brusque changement de direction et arrêt pour le pique-nique : bien abrité du vent, des pierres pour s'assoir, il n'y manque rien, même pas le verre de rosé offert par Michel.
Joël a fait de jolies trouvailles : une corne de chevreuil
qui revenait de droit à Jean Bo (rappel des aventures de notre chef en reconnaissance à Thorenc) et une pierre avec une trace de fossile.
Quelques gros nuages viennent masquer notre soleil au moment de la sieste, dommage.
Alain va beaucoup s'intéresser à une mante religieuse qui s'était installée sur son dos : attention, Alain, elle est carnivore (de l'ordre des Mantophasmatodea rattaché à la famille des blattes- cf. Wikipédia).
Nous repartons pour la grande descente de près de 300 m de dénivelée. Comme d'habitude, des cailloux qui roulent vont entraîner deux chutes sans gravité. Jolis sous-bois bien éclairés par le soleil qui est revenu.
Un bâtiment en ruine va attirer l'attention des plus curieux. On y découvre au rez-de-chaussée une ancienne bergerie avec une superbe voute.
Quelques chauves- souris, dérangées par notre intrusion s'envolent.
Jean arrête le groupe à la hauteur du domaine de Fontmichel pour nous raconter ce qui s'était passé à cet endroit lors de notre dernier passage. Reprenons le récit qu'en faisait Gérard dans le blog.
" Nous poursuivons notre chemin à travers bois, longeant à présent une vaste propriété. Un homme s’approche. Non, ce n’est pas le propriétaire, mais le gardien.
Jean s’arrête pour bavarder. L’homme est intarissable sur la région qu’il connaît comme sa poche. Les derniers n’étant pas encore là, Jean propose au gardien de leur faire une blague.
Voici qu’arrivent Mikael, notre serre-file, en compagnie de Marie-France et Beps.
Le gardien leur explique : « C’est une propriété privée. Vous ne pouvez pas passer. Il vous faut remonter ».
A voir leurs mines déconfites, vous comprendrez que la blague a marché."
Jean-Marie fait remarquer que " maintenant, toutes les générations de marcheurs du Cercle de Boulouris auront droit à cette histoire en descendant de l'oppidum de la Malle…"
Nous arrivons à la route. 9 randonneurs décident de rentrer directement alors que les 21 autres poursuivent la rando vers la Croix de Cabris. La cadence est devenue très rapide, Jean Bo a lâché la bride à Joël et à Willy…
Il faudra un regroupement à l'entrée de St Vallier pour récupérer les attardés. Une brave automobiliste perdue nous demande la route de St.cézaire ce que fera très aimablement Jean Bo. Mais un randonneur anonyme (non, non, je ne cafterai pas !) proposa à la jeune et jolie conductrice de l'accompagner…
C'est à notre troquet habituel que nous allons retrouver nos neufs ami(e)s qui ont déjà pris leur pot.
Merci Jean pour cette belle rando.
Merci à Claude, Gérard et Jean-Marie pour les photos.
Quelques photos en bonus :Tiens ! ça monte !
Quels sourires !
Sur l'oppidum
En route pour la descente dans les lapiaz.
Merci à nos deux serre-fils. Mais qu'ils sont petits devant ce paysage grandiose !
Depuis le temps que nous venons à St.Vallier, il n' y avait jamais eu de photo de l'église. Merci Claude d'avoir pris le temps de combler ce vide.
La semaine prochaine,
Jeudi 07 Novembre à 7 H 00 : La SAINTE – VICTOIRE ( 13 ) – La Croix de Provence
Au départ du barrage de Bimont, cette randonnée nous conduira sur le sentier des crêtes de La Sainte-Victoire
jusqu’à La Croix de Provence (946 m) . Panorama circulaire spectaculaire. Retour par la forêt de Roques-Hautes
Parcours n°1 : L : 14 Km . Dh : 682 m . D : 5 H . Niveau : Moyen Alto . Animateur : Jean Bo 06.68.98.13.62
Parcours n°2 : L : 12 Km . Dh : 490 m . D : 4 H . Niveau : Moyen médio . ( Arrêt avant le sommet ) .
Repas et boisson tirés du sac, pris en commun pour les deux groupes au Pas de L’Escalette .
Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A8 direction AIX-MARSEILLE . Sortir à Pourrières ( N° 33) .
Suivre RN7 et D 423 direction Pourrières, puis D 23 et D 10 direction Vauvenargues et Barrage de Bimont .
Stationner sur le PARKING du Barrage de BIMONT .
Coût du trajet A R : 240 Kms x 0 € 25 = 60 € 00 + 18 € 00 = 78 Euros Jean Bo: 06.68.98.13.62