Callian - Le vallon de la Camiole - Circuit petites jambes _ jeudi 9 juin 2016
CALLIAN - Vallon de la Camiole - jeudi 9 juin 2016
Nous sommes 17 à nous retrouver aujourd’hui à Callian, pour une randonnée conduite par Joël.
a météo est beaucoup plus clémente qu’annoncée et le thermomètre affiche déjà plus de 20 degrés.

« La randonnée a déjà été mise au programme en 2008 et 2010. Aujourd’hui elle sera un peu écourtée. La longueur prévue est de 11kms300 et le dénivelé de 338 m. La principale difficulté est au début : une descente pentue sur route goudronnée pour quitter le village.»

Nous cheminons tout d’abord au milieu des ruelles étroites 

où nous pouvons admirer les maisons aux façades fleuries






puis passons devant un lavoir : pas de torchons pendus cette fois.
avant d’emprunter la descente annoncée.




Une vue dégagée sur la plaine s’offre à nous.

D’étranges plantes dont personne ne connait le nom bordent la route.

C’est devant un majestueux tilleul que nous faisons les photos du groupe.


De l’autre côté de la route de magnifiques catalpas sont fleuris.

Nous voilà maintenant arrivés à La Camiole. Nous traversons le gué où il y a peu d’eau en ce moment,

puis passons devant un ancien moulin à huile.

Nous abandonnons alors le bitume
et commençons à grimper. Quelques efforts sont nécessaires. Un bon raidillon face à nous va nous conduire non loin des vestiges de Velnasque,

jusqu’auxquels nous n’irons pas, le chemin y accèdant étant étroit et raide et ceux-ci n’étant pas accessibles pas mesure de sécurité.
C’est, arrivés sur une piste plus large, que nous nous arrêtons pour la pause banane.


Des buissons épineux de salsepareille bordent le chemin.

La groupe repart mais petit à petit la chaleur se faisant sentir et la piste s'élevant, celui-ci s’étire.




Nous voilà sur la piste TALENT, dont le nom est celui d’un médecin : nous allons rapidement l'apprendre en passant devant une fontaine, qui fonctionne, ce qui est très rare sur les chemins de randonnée,
la fontaine étant elle-même devant un réservoir d’eau protégé par une clôture qui n’a pas empêché « un taggeur » d’y laisser sa trace.
A gauche de notre chemin, nous découvrons une magnifique propriété, puis une autre et encore d'autres, bien isolées et perdues dans la végétation. Il s'agit du hameau de Lavagne.

Nous retraversons la Camiole à sec cette fois, après que Joël nous ait dit : "Sur notre gauche, il y a un petit lac, le lac de Giraud, que nous ne voyons pas et que nous ne pouvons atteindre depuis cette piste. Il n'y a pas de chemin de ce côté"

Nous entrons dans la forêt domaniale de Tourettes. Claude nous sert de garde-barrière.


C'est un peu plus loin que nous trouvons un coin agréable, ombragé avec des pierres pour déjeuner.
Comme à l'accoutumée, nous commençons par un vin d'orange avec un petit pâté croûte, puis arrivent les vins rouge et rosé, gingembre confit, cake, café... Sommes-nous là pour randonner ou pour les agapes?




Petite sieste ou belote et il temps de repartir. Joël de dire: "départ dans 10 minutes, puis 5 minutes et enfin 3 minutes."

Nous nous engageons sur la piste PICHOT quand nous entendons les cloches d'un troupeau de vaches, ce qui est assez inattendu.


Le soleil joue à cache-cache. Y aura-t-il orage ou non? Eh bien non. Jean-Marie nous dit que nous sommes sur l'acqueduc souterrain de la Siagnole.
"L'aqueduc de Mons à Fréjus est un aqueduc romain qui alimentait Fréjus depuis Mons et Montauroux. L'aqueduc est classé Monument historique depuis 1886.
À sa mise en service, la longueur totale de l'aqueduc est de 26 km.
Au début de son utilisation, l'aqueduc est alimenté par la Foux de Montauroux. Environ 20 ans plus tard, une seconde source, la Siagnole, ou Neissoun vient compléter l'alimentation de l'aqueduc. L'aqueduc, alimenté par deux sources différentes est alors qualifié de « bicéphale ». Au départ de l'aqueduc, l'altitude est de 516 m et la température moyenne de l'eau est de 10,5 °C. L'aqueduc suit son cours pour atteindre Fréjus, situé à une altitude de 34 m en suivant une pente moyenne de 1,1 %. L'eau met environ 17 heures à parcourir la totalité de l'aqueduc, à la vitesse moyenne de 2,4 km/h. Le débit moyen est estimé à 34 litres par seconde, soit un débit journalier d'environ 26 000 mètres cubes. Les dimensions internes de l'aqueduc sont d'1,6 mètres de haut pour 70 centimètres de large.
L'aqueduc franchit un grand nombre de vallons où il se trouve assailli par le résultat des précipitations méditerranéennes et réchauffé par le soleil, ce qui accentue les dépôts carbonatés. Le trajet est en majeure partie souterrain, sauf à l'approche de Fréjus. L 5 à 7 premiers kilomètres sont encore utilisés de nos jours." (wikipédia)
Le chemin devient plus étroit. Quelques embuches ralentissent le groupe. Des options différentes s'offrent aux randonneurs : passer dessous, dessus, debout ou assis ou contournement.




Marinette mettant le pied sur un bout de bois le mécontente fortement et celui-ci par répression se dresse et la blesse à la jambe. Rien de grave. L"infirmière" Joël est là.

Le chemin redevient vite agréable.

Devant l'entrée donnant accès au domaine de Font Bouillen Claude refait une photo de groupe tandis qu'il se tient fièrement devant une borne à incendie rutilante.


Nous voilà maintenant sur le macadam. Aux hameaux des Graous et de la Gache nous voyons de nouveau de belles propriétés avec pour certaines de magnifiques oliviers.


Le retour à Callian se fait par une forte descente.

A un virage nous avons une magnifique vue sur le Château.


" Le château s'inscrit dans une histoire séculaire, jalonnée d'une multitude de seigneurs. Une histoire qui débute avec un certain Ugo, prince de Callian, seigneur de la région vers 1038. En 1249, Callian figure comme castrum, siège d'une importante seigneurie. Les tours nord-est et sud-est sont datées des XIIe & XIIIe siècles.
En 1391, Callian est incendié par Raymond de Turenne au cours de la guerre de succession entre les Duras et la Maison d'Anjou. La famille de Grasse, présente sur ces terres de 1374 jusqu'à 1645, donnera au château sa physionomie actuelle. En 1510, Louis Antoine de Grasse construit sa façade sud-est dans un style Renaissance provençale.
En 1585 Joseph de Rafélis acquiert également une partie des terres de Callian. Puis en 1679 le château passe partiellement aux mains de la famille de Lyle Taulane, Gabrielle de Rafélis épousant Antoine de Lyle. L'autre moitié reste au frère de Gabrielle, Jean de Rafélis de Broves. En 1751, Marie Gabrielle, fille de Jean de Rafélis de Broves, vend la partie nord-est du château à la ville de Callian, la communauté villageoise y construira une mairie.
Fin 1792, Joseph-Ignace de Lyle Tazulane doit quitter le château de Callian, qui est pillé peu après, et incendié.
En 1873, les ruines abandonnées de la partie Lyle Taulane passent par mariage à la famille de Jerphanion. Les lieux ne sont toutefois plus habités et annoncent la transformation future de ces ruines en carrière de pierres et en terrain de jeux pour les enfants.
Au début du XXe siècle, tous les murs du château tiennent encore debout. Mais après le 1ère guerre mondiale, une partie du mur ouest s'effondrera. Henry Brifaut né à Bruxelles, découvre en 1958 les ruines du château, abandonnées depuis près de 170 ans. En 1966, il achète le château de Callian & à l'age de 61 ans, il relève le pari de reconstruire la demeure. Après une dizaine d'années de travail, l'édifice retrouvera son allure d'antan... Château de Callian 83440 Callian, propriété privée, ne se visite pas, visible de l'extérieur uniquement." (office de tourisme)
Arrivés au parking, nous nous dirigeons vers la place Bourguignon, avec



"L'Église inaugurée en 1685 remarquable par son clocher quadrangulaire en tuiles vernissées de style bourguignon, exécuté en 1703 par les compagnons du devoir. L’église contient des retables sur les bas-côtés et les reliques de la patronne du village de Sainte-Maxime. Son abside est ornée d’un maitre autel monumental éclairé par des vitraux anciens, fidèlement restaurés." (office de tourisme)






Les photos sont de Claude,Gérard, Jean-Marie et Rolande.