2020-01-23-Vallon de la Petite Maurette-855-2- G2
Ravin de la Petite Maurette-G2

Anne-Marie avait préparé pour le G2 une rando dans le massif des Maures aux portes de Roquebrune sur Argens. Sur le parking du cimetière de Roquebrune elle fait donc une brève présentation du programme du jour.
"Le circuit, créé à l’origine en sens inverse (départ par le sentier botanique), a été réaménagé dans l’autre sens pour éviter d’être bloqué au gué de la petite Maurette, ce qui aurait nécessité de revenir en arrière et de faire 2 kms supplémentaires.
Autre avantage : les points de vue dans le ravin de la petite Maurette et sur le sentier botanique sont plus beaux dans ce sens.
Pas d’inconvénient particulier sur le circuit dans ce sens. La première montée, vers le Monastère, est soutenue, mais ne dure pas longtemps
Quelques descentes pierreuses après le lac des Clos.
Le vallon des Enfers est un endroit pittoresque, même si le sentier n’est pas toujours facile à emprunter.
Le nouveau circuit est un peu plus long avec une dénivelée sans changement:
13.2 km et 375 m."
Le serre-fil sera Jack. Merci à lui de veiller sur notre sécurité.
La météo ne prévoit pas de pluie mais un temps couvert avec quelques alternances de soleil. Pas l'idéal pour les photographes.
Nous attaquons donc la montée vers le Monastère de Notre-Dame de Pitié. Très vite le groupe se scinde en deux. Le photographe s'est placé à mi-distance.
Cette situation se reproduira en permanence tout au long de la journée.
Nous arrivons au Monastère.
C'est là, qu'en 2018, les gendarmes sont venus chercher, en vain, Xavier Dupont de Ligonnes, assassin présumé de toute sa famille..
Ce monastère fait partie de la Congrégation Province d’Avignon Aquitaine de l’ordre des Carmes Déchaux.
Près de soixante-dix ans que les frères Carmes se sont installés sur les hauteurs de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var dans une imposante bâtisse flanquée d’une chapelle du XVIIe siècle et protégée des regards des randonneurs par un haut mur.
Derrière, sept ermitages, des maisonnettes spartiates, avec dans chacune un oratoire, et une autre cellule se trouvant à l’extérieur située dans la colline voisine.

Les journées de ces frères, appartenant à l’ordre des Carmes déchaux, sont rythmées par cinq offices. Dès 6 h par les laudes. Et, à 20 h, c’est le dernier, par les complies, un office où les frères doivent faire un examen de conscience. Avant de psalmodier : « En paix, je me couche, aussitôt je m’endors… »
Entre les offices, les frères sont « invités à équilibrer leur vie par le travail manuel ». Principalement « le nettoyage et l’entretien » de la vaste propriété. Ménage, débroussaillage pour éviter les incendies qui peuvent embraser la garrigue qui encercle le monastère. D’autres se prêtent aussi au « travail d’iconographie ».
L'imposante bâtisse est flanquée d’une chapelle du XVIIe siècle.
La communauté est, malgré tout, dévouée à la contemplation. Contrairement aux dix autres couvents français de la congrégation, elle n’a pas pour mission de propager la foi. Ce qui fait du monastère Notre-Dame de Pitié de Roquebrune un Saint-Désert, selon la dénomination des Carmes déchaux. Un lieu, c’est très rare dans cet ordre, où les laïcs ne sont pas admis en retraite. Seuls des religieux et des prêtres et séminaristes peuvent venir s’y retirer. Ainsi que des postulants
Cf. https://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-de-ligonnes/affaire-dupont-de-ligonnes-ce-monastere-de-roquebrune-ou-l-fait-voeu-de-silence-5489708.

Pas besoin de gendarmes pour nous, nous allons pouvoir visiter la chapelle qui comporte un ensemble important d'ex-voto provençaux.

A la sortie, petit briefing autour de la carte puis en route en direction de la Maurette. Pendant ce temps nous admirons ce petit oratoire bien pourvu en saintes statuettes.

Et premier coup d'œil sur le Rocher. Ce sera un peu notre fil rouge de la journée car nous allons pouvoir l'observer sous différents angles, à tel point que certain ne le reconnaîtrons pas.
Regroupement avant une grande descente caillouteuse. Depuis le monastère nous n'avons pas été gâtés par l'état des sentiers.
Les grosses chutes de pluie récentes dans ce secteur ont bien raviné mettant le rocher à nu.
Nous arrivons à la Maurette puis à son confluent avec la Petite Maurette que nous retrouverons en fin de journée.
Ses rives bien encombrées de végétaux divers montrent bien l'intensité de ses débordements récents. Par contre dans certains passages très accidentés, le rocher a été bien "lavé".

Peu de mimosa dans ce secteur mais Anne-Marie en trouvera quand même pour décorer son vêtement.
Encore un coup d’œil sur le Rocher, très particulier avec le sommet 4.
Petit détour pour rejoindre les ruines du Moulin de Font Blanche dont on aperçoit l'aqueduc dans la végétation.
C'est là que nous ferons la "pause banane".
Nous reprenons la grande piste qui monte vers les Clots ce qui permet au photographe de faire une revue de la troupe.
Mais que fait Anne-Marie en queue de peloton ? Y a t'il un pilote ou sommes-nous en automatique ?
Bel exemple d'érosion.
Nouveau point de vue sur le Rocher.
Alors que notre animatrice s'engage avec le plus gros de l'effectif sur une traverse menant au lac des Clots, six participants ont préféré le confort de la grande piste.

Tout le monde se retrouve au bord du lac sur la rive occidentale, les deux autres côtés étant envahis de roseaux.
Nous venons ici systématiquement à cette saison car c'est un secteur proche de Saint Raphaël et à chaque fois nous y retrouvons un fort vent frisquet. C'est là que nous nous installons pour le pique-nique.
Ces cinq là ont trouvé un coin à l'abri.
Pas de sieste aujourd'hui vu les conditions et c'est très vite que les randonneurs, café avalé, ont remis le sac sur le dos afin de reprendre la route. La route, enfin c'est plutôt un chemin inondé qui
nous attend puis une courte montée bien raide mais courte nous conduisant à la cote maxi de la rando, 265 m.
C'est là que nous allons faire la photo de groupe.
Puis nous abordons une grande descente toute droite, bien pierreuse.
Elle nous conduit à l'entrée du Vallon des Enfers qui longe un affluent de la Petite Maurette.
Passage du gué sans difficulté, l'eau est basse et quelques pierres ont été judicieusement placées.
Maintenant nous surplombons le Ravin de la Petite Maurette et nous retrouvons à nouveau le Rocher sous une face différente.
Nous progressons maintenant nord-est sur un sentier en corniche ne présentant pas de difficulté puis nous nous écartons du ravin pour gagner le site des 25 Ponts
(rappel, ils n'ont pas été construits par les romains c'est en fait un aqueduc datant du 18ème siècle qui alimentait la première fontaine du Village).
Un magnifique Pyracantha étonne certains par sa fructification. Nous avons l'habitude de voir cette plante en haie défensive bien taillée. Quand elle est laissée libre, sa floraison et donc sa fructification est intense.
Quelques participants finiront par la route alors que le reste du groupe empruntera le sentier botanique.
Le pot de l'amitié sera pris sur la place des Artichauts, comme d'habitude. Nous avons occupé toutes les tables du café !!!


Merci Anne-Marie, de nous avoir fait découvrir ce secteur des Maures, les sentiers étaient rendus inconfortables par les intempéries mais tu n'y pouvais rien.
Merci pour les photos de Nicole et Jean-Marie et une pensée pour Nelli dont nous n'avons pas pu utiliser, pour des raisons techniques, ses superbes photos.
La semaine prochaine, randos de la Galette des Rois.