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2023-11-16 : 531-1 St Vallier - Foret de Briasq - G1

17 Novembre 2023 , Rédigé par Véronique

2023-11-16 : 531-1 St Vallier - Foret de Briasq - G1

 

Avant toute chose il faut s'équiper,

le 1er geste du parfait randonneur!

La température de 12° est un peu fraîche et le soleil encore un peu timide sur le parking de la croix point de départ de cette randonnée qui n'avait pas été faite depuis 2012.

Nous sommes 17 randonneurs un nombre inespéré pour Thierry qui nous présente le tracé de la journée qui nous emmènera sur les pas de Napoléon 1er en remontant la haute vallée de la Siagne jusqu'au plateau de Briasq avec de belles pistes et une belle descente au démarrage que nous devrons remonter au retour.

A la fin de la journée, nous aurons parcourus  14,59 kms avec un dénivelé constaté de 653m.

9h34 le départ est donné,

Denis sera notre serre file du jour.

Nous nous engageons dans la première descente de la journée.

Nous descendons 100 mètres sur 500 mètres soit une pente à 20%,

c'est un bon début pour se mettre en jambe!

Avec quelques cailloux, il faut faire attention où l'on met ses pieds

Nous arrivons en bas,  

au loin en face se cache l'arche de Ponadieu 

Nous rejoignons le GR510 avec en contrebas la Siagne.

Nous longeons le canal, à travers quelques regards on peut constater le débit de l'eau et l'entendre.

L'automne est bien là et les couleurs mordorées sont partout autour de nous.

Nous faisons un petit détour afin de voir la chapelle St Jean.

Mais attention où je pose mon pied, il faut enjamber le ruisseau,

avant d'y arriver.

La partie devant appelé "enfeu" constituerai un abri idéal en cas de pluie.

Thierry nous relate la page d'histoire qui marque cette randonnée,

nous sommes tous attentifs:

" Il faut imaginer ce qu'a dû être cette marche sur le chemin même là où nous sommes. La colonne s'allonge. Il y a de la boue, de la neige fondue cet après-midi du 2 mars 1815. Les cavaliers ont mis pied à terre. Ils sont embarrassés dans leurs bottes et avec leurs sabres. L'Empereur marche à pied parmi ses hommes, parfois en tête, pas toujours. Il porte sa légendaire tenue de campagne : Habit vert des chasseurs de la garde, col à parements rouges, épaulettes d'or, gilet barré du grand cordon de la légion d'honneur, culotte de casimir blanc, beau bicorne à cocarde. Il a retroussé les pans de sa redingote et s'est muni d'un bâton. Tous trébuchent sur le mauvais dallage. On entend les grognards souffler dans la rude montée. Ils sont chargés de leur « barda » et les couvertures roulées sur le havresac se mouillent et s'alourdissent.

Le «petit tondu» est là-bas devant avec son chapeau. Une telle expédition ne pouvait s'envisager sans argent. Depuis le départ d'Elbe c'est Peyrusse le grand argentier de l'affaire qui veille sur le trésor. C'est deux cents millions d'or en pièces jaunes qu'il faut transporter à dos de mulets. On dit que cet argent avait été économisé sur la liste civile de Napoléon tant qu'il était en exil.

Ce précieux chargement va connaître des avatars. A peu près là où nous sommes (APRES la borne 91), le chemin présente des à-pics. Là, un mulet glissa et tomba dans le ravin avec un coffre chargé de pièces d'or.

Toujours harcelé par la nécessité de ne pas traîner en route, les hommes ne prennent pas le temps de récupérer le chargement tombé dans un endroit difficile d'accès. Un paysan nommé Réal récupérera le contenu. »

Nous revenons sur nos pas et partons en direction du vieux pont où nous ferons la pause banane.

Pour nous ce fut plus cool, d'abord il ne pleut pas ou simplement quelques gouttes qui nous ont obligées à nous couvrir,

notre barda lui est plus léger, et nous n'avons pas de canon à tirer, 

nous savons où nous allons alors que les "grognards" ne savaient pas à quelle sauce ils allaient être mangés.

Le chemin est bordé de grosses pierres, les chasse-roues, destinées à éviter aux chariots de basculer dans le ravin. 

Entre Saint-Vallier et Escragnolles, les troupes napoléoniennes découvrent une chapelle dans le désert de pierres et profitent de l’endroit pour faire une halte.

 La construction de cette chapelle daterait de la fin du XIème siècle. C'est du roman primitif. Elle aurait été rénovée au XVIIème siècle. En 1904, elle est définitivement abandonnée comme lieu de culte. Elle était restée sans toiture, avec des murs lézardés.

Constituée d’une nef unique et d’une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, cet édifice est le résultat de campagnes successives de reconstruction et de restauration.

Son architecture n’a donc plus rien de médiévale. Pourtant, c’est bien à cette époque qu’elle apparaît, à l’emplacement du village fortifié – le Castrum d’Esclangolo ou d’Escajola – qui sera déserté à la fin du Moyen Âge. Lors du repeuplement du terroir au seizième siècle, l’église reste paroissiale, bien que les autorités la jugent « vieille et antique » et ordonnent la construction d’une église neuve au centre du territoire. Ce n’est qu’en 1612, alors qu’elle est en ruine, qu’elle perd définitivement son statut de paroisse. Pour autant, elle ne sera jamais abandonnée. Le seigneur Robert permet en effet sa reconstruction au 17e siècle. Quant à sa dernière restauration, elle remonte au début du 21e siècle.

L'endroit est idéal pour faire notre traditionnelle photo de groupe 

Nous continuons à monter

 à travers une forêt de pins et de feuillus

Il est 12h40 lorsque nous arrivons au point culminant de la journée à 1085m, nous trouverons un endroit abrité du vent pour poser les sacs et sortir le repas.

Le vent un peu glacé nous pousse à repartir assez rapidement sur une belle piste. 

Thierry nous avait averti.

Maintenant prêts pour la descente ? 

C'est par là, juste derrière moi!

Et c'est parti

Revoir la descente dans la forêt

Nous récupérons le chemin pris à l'aller

et longeons de nouveau le canal en sous bois.

 En file indienne nous avançons

avec sur notre droite de magnifiques vues.

Encore un petit effort quelques pas 

avant d'arriver au bas de la descente de ce matin,

maintenant il s'agit de la remonter.

Une petite pause est nécessaire avant de repartir et chacun à son rythme.

Revivez la dernière montée avant l'arrivée

 

Si Napoléon 1er a immortalisé son passage au pied de cet arbre à Saint Vallier de Thiey en mars 1815, Bernard fait de même en novembre 2023 !

Il est temps de chercher un café pouvant nous accueillir afin de prendre le pot de l'amitié. 

Un grand merci à Thierry pour nous avoir emmené sur les traces des Grognards de Napoléon sans grogner!

Les photos sont de Véronique et Claude.

La semaine prochaine :

- Lundi 20 novembre : 

GL1 : 066 Grotte Chapelle de la Sainte Beaume menée par Anne Marie

GL2 : 209 Col de l'Evêque-Balcons du Cap Roux menée par Alain P.

 

- Jeudi 23 novembre : 

G1 : 770 Roquebrune sommets 1 & 4 menée par Joël

G2 : 871 Figanières - Malmont menée par Thierry

 

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