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2025-03-06-921-Les Mayons-La-plaine sauvage-G2

8 Mars 2025 , Rédigé par Claudette et Jacques

2025-03-06-921-Les Mayons-La plaine sauvage-G2

 

Ciel légèrement couvert et une température de 10 degrés.

Nous sommes 18 dont 10 randonneuses sur le parking situé en bordure de la route des Mayons pour écouter Dominique nous présenter cette randonnée de 13,9 km et une Dh de seulement 125 m, classée moyen x :

"Randonnée facile vers le Lac des Escarcets, à la découverte de la Réserve naturelle de la Plaine des Maures (Natura 2000) en partant du Val Rouvier et la Grande Pinède. En chemin beaux points de vue sur les Préalpes du Haut Var".

Denis sera notre serre-file.

 

 

Nous nous mettons en route un peu avant 10 heures sous une belle luminosité, en suivant un sentier parallèle à la piste des Aurèdes à travers le maquis.

 

 

 

Une première pause mise à profit par Dominique pour évoquer le grave incendie survenu en août 2021 dans la Plaine des Maures.

Le premier "mega feu" de France, qualifié ainsi à cause de sa puissance exceptionnelle provoquant une chaleur extrême, et de sa vitesse surprenante, dépassant les vitesses théoriques, alimentée par un vent violent. 

Dominique reviendra à plusieurs reprises sur cet incendie au cours de cette randonnée pour nous donner des précisions sur ses causes et commenter son impact sur la faune et la flore de cette réserve naturelle.

 

 

Les traces de l'incendie sont visibles très rapidement. Peu d'arbres ont résisté en dehors des chênes-lièges, grâce à la protection naturelle apportée par l'épaisseur de leur écorce.

Mais certains espaces ont été préservés, comme on le voit ici, du fait même de la violence du vent qui a provoqué de longues sautes de feu, parfois supérieures à 1 km, dûes à de nombreuses projections incandescentes.

 

 

Par ailleurs certaines plantes du maquis, qui avaient été affectées, ont commencé leur régénération. Nous pourrons observer notamment, tout au long de notre marche, la forte présence des cistes à feuilles de sauge, des genévriers, des bruyères et des arbousiers.

Seulement 125 m de dénivelée, vous êtes sûrs ?

 

 

 

La piste que nous empruntons maintenant, en direction du nord, est large et confortable.

 

 

Un arrêt de temps en temps pour profiter, en nous retournant, de belles vues en direction des sommets des Maures, et pour observer les larges cercles décrits au dessus de nous par un rapace que nous aurons tout d'abord du mal à identifier, mais qui, selon Dominique et Frédérique, pourrait bien être un aigle de Bonelli, un habitué des garrigues et maquis méditerranéens. Il nous accompagnera une bonne partie de la matinée, une présence plus agréable et silencieuse que celle des hélicoptères en manœuvre qui avaient un peu perturbé la randonnée de Joël en juin 2024.

 

 

Le groupe, bien homogène, avance d'un bon pas, entrainé par le dynamisme et l'enthousiasme de Dominique, qui peuvent se manifester, de temps à autre, comme c'est le cas ici, par l'exécution de quelque figure de style.

 

 

Nous nous apprêtons, en arrivant au Vallon de Rouré Trouca, à enjamber un premier ruisseau, pour cette fois au moyen d'un pont.

Ce ne sera pas toujours le cas et nous aurons, au cours de la journée, à négocier plusieurs passages de gués pour traverser les nombreux petits cours d'eau qui sillonnent la plaine.

 

 

 

 

Nous quitterons peu après, et provisoirement, la Piste des Aurèdes pour prendre un sentier sur la gauche qui nous permettra de traverser une des rares zones de forêt du parcours

 

 

 

 

pour déboucher bientôt à proximité du petit lac de la réserve des Aurèdes.

 

 

Nous nous accorderons un moment de pause pour  contempler sa beauté sauvage sous un ciel magnifique,

 

 

mise en valeur par sa ceinture de joncs.

 

 

Nous nous poserons quelques minutes à proximité pour faire la pause banane.

 

 

En quittant ce lieu calme et apaisant nous aurons le loisir d'admirer différentes variétés de fleurs, iris jaunes, blancs, violets, pâquerettes, ficaires, lavandes papillon pas encore tout à fait en fleurs, bruyères arborescentes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

avant de reprendre la large piste des Aurèdes

 

 

en direction du Lac des Escarcets.

 

 

La nature est belle à l'approche du lac,

 

 

que nous apercevons bientôt avec les sommets des Maures en perspective.

Le Lac des Escarcets "est une retenue d'eau de 15 ha créée en 1971 pour lutter contre les incendies. Il est aujourd'hui le lieu le plus visité de la Réserve. Il est au coeur de nombreuses activités humaines comme la pêche, la chasse, les randonnées...ou les observations naturalistes. C'est une réserve d'eau importante, toujours utilisée aujourd'hui lors des feux...C'est l'un des rares points d'eau permanents de la plaine. Il abrite les plus grandes roselières de la Réserve, ce qui permet la présence de certaines espèces dépendantes des milieux humides".

Dominique rappelle que sur le site de cette Réserve la société Michelin, propriétaire d'une partie de la zone avait projeté l'implantation d'une piste d'essai. De fortes mobilisations ont permis la mise en place d'une procédure d'intérêt général et conduit, en 2009, à la création de la Réserve Naturelle Nationale.

Malgré les ravages causés par le grand incendie 190 espèces animales protégées et 60 espèces végétales protégées ont encore été recensées dans la Réserve en 2024.

 

 

Nous ferons quelques pas sur ses bords

 

 

avant de nous en écarter pour en faire le tour en prenant au large car l'accès au barrage est interdit.

 

 

Certains passages sont bien ravinés, témoignages des fortes précipitations de ces derniers mois.

 

 

 

Le sentier que nous suivons nous amène aux abords du Vallon des Escarcets et de celui de Saint-Doumas dont les ruisseaux alimentent le lac. La retenue d'eau est en outre alimentée par un réseau complexe de ruisseaux qui s'assèche en été.

La Réserve Nationale de la Plaine des Maures a pour spécificité de compter une exceptionnelle richesse environnementale.

L' importance de ce réseau de rivières bordées d'arbres (les ripisylves) "facilite la reproduction de nombreuses espèces aquatiques "comme la cistude d'Europe, le barbeau méridional ou l'anguille, et favorise de véritables axes de déplacements pour les espèces mobiles qui y trouvent un repère lors de leurs trajets territoriaux ou migratoires".

C'est également aux abords du lac que nous trouverons, en suivant le sentier de la résilience, de nombreuses zones protégées de régénération de la végétation.

 

 

Il y a encore beaucoup d'eau aujourd'hui dans le ruisseau des Escarcets, suffisamment pour nous empêcher de traverser à gué.

 

 

Nous ne trouverons pas de passage avant le Pont des Escarcets, situé sur la D558.

 

 

 

Nous devrons l'emprunter pour enjamber les deux vallons, et revenir sur nos pas afin de poursuivre notre tour du lac.

 

 

Au passage nous notons la présence de nombreuses fleurs, dont des iris de différentes couleurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un premier exercice de passage de gué. Il y en aura d'autres...

 

 

A l'approche du lac, les Vallons de Saint-Daumas et des Escarcets proposent de jolies vues.

 

 

 

Le lac est bordé de joncs et de roseaux. Ici quelques massettes (Typha), une espèce de roseaux typique des étangs, qui sert de refuge aux nombreux oiseaux qui peuplent la plaine. 

La pêche y est ouverte toute l'année, sauf pour le brochet et le sandre, dans sa partie nord, au pied du barrage, la partie sud constituant une réserve de pêche plus strictement règlementée.

 

 

C'est en bordure du lac, confortablement installés sur des roches, au soleil et abrités du vent, que nous ferons notre pause pique-nique,  

 

 

et c'est à proximité que nous ferons notre photo de groupe.

 

 

Nous avons accompli plus de la moitié du parcours. Après notre pause l'ardeur du groupe est intacte.

 

 

Envie d'une autre photo de groupe à la hauteur de la Péguière ?  Pourquoi pas !

 

 

En abordant le Vallon des Mines c'est un paysage différent qui s'offre à nous, avec des successions de pierres plates et moussues, dont certaines peuvent évoquer des animaux, comme ici un crocodile,

 

 

 

et parcourues de parterres d'iris jaunes.

 

 

D'autres iris, violets cette fois, réunis en bouquets, se cachent discrètement à l'abri de ces spectaculaires blocs de pierre.

 

 

Le Vallon des Mines offre un cadre agréable avec son cours d'eau ponctué de petites cascades.

 

 

 

 

En poursuivant notre chemin nous rencontrerons à nouveau le Vallon Saint-Doumas, que nous pourrons cette fois traverser à gué

 

 

avant de longer cette immense parcelle de vignes. Nous ferons un arrêt à cette hauteur qui sera l'occasion pour Dominique de nous redire quelques mots du grand incendie de 2021.

"Près de 7000 hectares ont été ravagés par les flammes, deux morts, une trentaine de blessés et plus de 1200 pompiers sur le terrain pour combattre ce feu pendant plus d'une semaine".

Le point de départ ? Un mégot de cigarette jeté par un automobiliste en marge d'une aire d'autoroute.

L'incendie a eu des conséquences importantes pour les 241 espèces animales qui occupaient la zone, notamment pour la tortue d'Hermann dont la population était estimée 37000 individus avant l'incendie, la plus importante de France continentale, une espèce protégée qui n'est plus présente que dans trois lieux : la Corse, une partie des Pyrénées Orientales et la côte varoise. 

 

 

Nous parcourons les quelques kilomètres restants en appréciant l'absence de dénivelée et le confort des sentiers. Dominique renchérit en rappelant que, quelques 400 millions d'années plus tôt, nous nous trouverions au sommet de la chaîne hercynienne à des altitudes pouvant atteindre 6000 mètres, évidemment beaucoup moins propices à la randonnée.

Un dernier gué à franchir, décidément nous aurons vu de l'eau aujourd'hui, 

 

 

et nous retrouverons nos véhicules pour aller prendre le pot de l'amitié sur la Place de la Gare au Cannet-des-Maures.

 

 

Un grand merci à Dominique pour avoir remis au programme cette très belle randonnée, facile, mais intéressante par la diversité de ses paysages et les informations qu'elle procure sur la faune et la flore protégées.

Merci également à Denis, notre serre-file.

(les photos sont de Claudette et Jacques)

 

La semaine prochaine :

lundi 10 mars :

GL1-Vallon des Replats-177 par Thierry

 

 

GL2-ND de Pitié-226 par Dominique

 

 

jeudi 13 mars :

G1-Mont Gaussier-560-1 par Joël

 

 

G2-Glanum-Rocher des 2 trous-Lac du Peirou-560-2 par Denis

 

 

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